NUMÉRO 30 - Mardi 2 mai 2017

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HIGHLIGHTS DU COMITÉ DE CANCÉROLOGIE

 

L'IRM MULTIPARAMÉTRIQUE PERMET-ELLE D'ÉVALUER LE CARACTÈRE INFILTRANT DU CANCER DE LA VESSIE ?

D’après une étude italienne publiée récemment dans European Radiology, l’IRM multiparamétrique pourrait permettre d’identifier précocement les tumeurs de la vessie infiltrant le muscle. La protocolisation de cette technique et son utilisation en standard pourraient permettre d’améliorer la prise en charge en évitant des résections endoscopiques inutiles.

Ce mois-ci, nous vous présentons un article publié dans European Radiology par l’équipe d’imagerie génito-urinaire de Rome. [1] Cette étude, réalisée sur 76 patients, a consisté à réaliser une IRM « multiparamétrique » IRM-mp (pondérée T2, en diffusion DWI, en perfusion PWI) de vessie afin de déterminer si une lecture consensuelle des images par deux lecteurs pouvait permettre de prédire le caractère infiltrant ou non des tumeurs de vessie (TVNIM vs TVIM) avant résection. L’étude a également cherché à déterminer la « recette » idéale en imagerie pour y parvenir : T2+DWI ; T2+PWI ; T2+DWI+PWI, ou encore T2+DWI+PWI+DTI, qui combine aux séquences précédentes une séquence en « tenseur de diffusion » (DTI), une technique d’analyse de l’imagerie de diffusion émergente.

L’article reprend les descriptions sémiologiques existantes dans chaque séquence pour différencier les TVNIM et les TVIM. La suspicion d’envahissement a été cotée sur une échelle de type Likert (de 1 à 5). Au total, 92 lésions ont été réséquées, dont 54 lésions uniques : 23 de grade pTa/pT1 (soit 43%), 25 pT2 (46%), 5 pT3 (9%) et 1 pT4 (2%). La concordance entre les lecteurs était excellente (0,904 ≤ κ ≤ 0,955). La précision moyenne (AUC) était de 0,94 en utilisant les 4 séquences, mais les 3 protocoles incluant DWI obtenaient une AUC entre 0,90 et 1. Sans la diffusion (DWI), le protocole T2+PWI obtenait une AUC comprise entre 0,6 et 0,81.

Vers l’IRM-mp en standard ?

La discussion rappelle que l’IRM pelvienne se positionne actuellement comme un examen plus performant que l’uroscanner pour le diagnostic et le staging des tumeurs vésicales. Nous vous conseillons spécifiquement sur cette question un autre article récent, de Lee et al. [2]. Mais en France comme ailleurs, cet examen est encore demandé de façon sporadique, et les protocoles sont encore très variables d’un centre à l’autre. Comme dans le domaine de la prostate, une standardisation des indications, des protocoles, de la lecture et du scoring – un BLI-RADS pour BLadder Imaging-Reporting And Data System à l’image du PI-RADS – pourraient permettre, comme le suggèrent les auteurs, de préconiser l’IRM-mp de vessie pour tout cancer de vessie avant de discuter la résection endoscopique. Elle pourrait permettre d’éviter la résection en cas de lésion clairement invasive, afin d’accélérer le passage à une prise en charge adaptée.

Par le Pr Philippe Puech (CHRU Lille), pour le comité de cancérologie de l’AFU

Références

  1. Panebianco et al., An evaluation of morphological and functional multi-parametric MRI sequences in classifying non-muscle and muscle invasive bladder cancer, European Radiology, 2017.
  2. Lee et al., Role of Imaging in the Local Staging of Urothelial Carcinoma of the Bladder, American Journal of Roentgenology, 2017.

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