Base bibliographique

Apport de l’embolisation curative et préventive pour la prise en charge des angiomyolipomes rénaux
Contribution of curative and preventive embolization for renal angiomyolipomas treatment
2010
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 9, 627-632

But : L’objectif de cette étude a été de présenter le rôle de l’embolisation dans le traitement des angiomyolipomes (AML) rénaux, à visée préventive ou en cas d’hémorragie.
Patients et méthode : De mars 1995 à mars 2007, 22 AML chez 21 patients (16 femmes et cinq hommes, d’âge moyen 38 ans) ont été embolisés : cinq AML ont été traités en urgence pour choc hémorragique et 16 ont été des embolisations préventives. Huit AML étaient de découverte fortuite et neuf des patients présentaient des douleurs ou une hématurie macroscopique. La taille moyenne des AML était de 70 mm (20 à 130 mm). L’embolisation a été réalisée avec des coils ou des embosphères.
Résultats : Trois patients n’ont pu être embolisés par échec de cathétérisme rénal. L’embolisation a été efficace dans 100 % des cas chez les patients traités en urgence. Les six patients pris en charge pour hématurie macroscopique et les six patients présentant des douleurs étaient asymptomatiques après embolisation. La réduction tumorale moyenne a été de 32 % avec un recul moyen de 53,2 mois (cinq à 101 mois). Trois patients (14 %) au total ont bénéficié d’un geste chirurgical à distance.
Conclusion : L’embolisation est la technique de choix pour traiter les hémorragies secondaires aux AML. En traitement préventif ou symptomatique, l’embolisation des AML est un traitement à proposer avant d’envisager un geste chirurgical.

Objective: The purpose of this study was to present the role of embolization in the treatment of kidney angiomyolipomas (AML), for preventive care or in case of bleeding.
Methods: From March 1995 to March 2007, 22 AML in 21 patients (16 women and five men, mean age 38 years) were embolized: five AML were treated for hemorrhagic shock emergency and 16 were preventive embolization. Eight AML were discovered incidentally and nine patients had pain or hematuria. The average size of AML was 70 mm (20 to 130 mm). The embolization was performed with coils or embospheres.
Results: Three patients have not been embolized because of renal failure catheterization. The embolization was effective in 100% of patients treated in emergency. The six patients cared for gross hematuria and pain were asymptomatic after embolization. The average tumor size reduction was 32% with a mean time of 53.2 months (five to 101 months). Three patients (14%) have benefited from surgery remotely.
Conclusion: Embolization is the best technique for treating bleeding secondary to AML. In preventive treatment or symptomatic, AML embolization is a treatment to offer before considering surgery.

Mots clés:
Angiomyolipome / Embolisation
Mots-clés:
Angiomyolipomas / Embolization
Évaluation des réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) en cancérologie dans la région Rhône-Alpes : une enquête de terrain
Assessment of cancer RCP meetings in Rhône-Alpes: A survey on the ground
2010
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 9, 651-656

La mise en place avec le plan cancer 2002–2007 du caractère systématique des réunions de concertation pluridisciplinaire en cancérologie est considéré dans le rapport de l’Inspection générale des Affaires sociales publié en juin 2009 comme l’une des mesures les plus avancées de ce plan.
But de cette enquête : Nous avons voulu évaluer « le vécu » des réunions de concertation pluridisciplinaire en urologie au niveau de la région Rhône-Alpes.
Patients et méthode : Nous avons adressé une enquête « déclarative » à nos collègues oncologues, radiothérapeutes et urologues, du secteur public et du secteur privé qui a évalué les modalités de réalisation de ces réunions de concertation et l’intérêt de ces réunions pour le patient et pour le praticien. Cent cinquante questionnaires sous format Excel ont été envoyés ; chaque questionnaire comportait 39 questions, évaluant l’organisation pratique des réunions de concertation, les éléments présentés dans chaque dossier, la question posée en RCP, les supports d’enregistrement des dossiers, les raisons de présentation d’un dossier (enregistrement systématique ou dossier complexe), l’organisation de la mise en application de la décision de la RCP, et « l’intérêt » de cette RCP, évalué de manière subjective par le praticien.
Résultats : Le taux de réponse au questionnaire a été de 65 % avec la participation de 73 urologues. Les urologues présentaient plus de dix dossiers par RCP dans 80 % des cas. La préparation des dossiers avec création d’un nouveau support était réalisée huit fois sur dix. Le référentiel du Comité cancérologie de l’Association française d’urologie était largement utilisé par les urologues les radiothérapeutes et les oncologues. Les difficultés en rapport avec le caractère chronophage de ces réunions étaient soulignées, en particulier pour les dossiers « simples » relevant d’une décision thérapeutique clairement établie dans le référentiel. Tous ces résultats ont été discutés lors d’une réunion régionale multidisciplinaire très interactive qui a permis de finaliser un annuaire régional des RCP qui sera proposé sous format papier et électronique sur le site Urofrance de l’Association française d’urologie et sur le site du réseau régional.
Conclusion : L’intérêt majeur des RCP repose sur la mise en commun de compétences individuelles au sein d’une réunion pluridisciplinaire lors de la discussion de dossiers complexes ; il paraît moins net pour les patients relevant de conduites à tenir simples et bien établies par les référentiels édités par les sociétés savantes.

The results of a local survey sent to urologists, oncologists and radiotherapeutists working in Rhône-Alpes have been reported to assess the value of multidisciplinary oncological meetings (RCP) in Urology. The results of this short study have been analyzed and compared to the national results published by the Inspection Générale des Affaires Sociales report. Meanwhile, we have created a professional electronic directory collecting all RCP of Rhône-Alpes, which will be accessible soon.

Mots clés:
Reunion concertation multidisciplinaire / Enquête / Annuaire / Rhône-Alpes
Mots-clés:
RCP / Survey / Directory / Rhône-Alpes
Évaluation prospective monocentrique du ciblage diagnostique par hexaminolevulinate (Hexvix®) des tumeurs urothéliales de vessie : étude préliminaire
Prospective monocentric evaluation of bladder tumor targeting by Hexvix<sup>®</sup> fluorescence: Preliminary results
2010
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 9, 644-650

Objectifs : Évaluer l’impact de la technique Hexvix® sur la fréquence de détection des tumeurs urothéliales, et préciser le profil des tumeurs plus particulièrement concernées par le ciblage Hexvix®.
Patient et méthodes : Entre septembre 2008 et septembre 2009, un total de 28 patients (92 prélèvements) avec une lésion vésicale papillaire typique ou une lésion suspecte ont été identifiées en cystoscopie. Une résection endoscopique était réalisée après identification des lésions vésicales en lumière blanche et en lumière bleue (Hexvix®). Pour chaque patient étaient colligés les éléments anatomocliniques, le groupe de risque CCAFU ou EORTC.
Résultats : Parmi les 28 patients étudiés, 14 patients avaient une tumeur urothéliale et 90 prélèvements avaient une fluorescence positive en lumière bleue. Quatre localisations tumorales supplémentaires ont été diagnostiquées (p = NS) : deux cis, une tumeur à faible potentiel de malignité (LMP), une pTa de bas grade. Le taux de faux positifs en Hexvix® était de 65,5 % contre 58,5 % en lumière blanche. Parmi les facteurs cliniques et pathologiques étudiés, seuls les scores EORTC étaient statistiquement associés aux chances d’avoir un diagnostic tumoral supplémentaire après Hexvix® (p < 0,05). Les diagnostics complémentaires n’ont eu aucun impact sur la suite de la prise en charge thérapeutique.
Conclusion : Dans notre expérience, le ciblage par Hexvix® des tumeurs de vessie permettait d’augmenter les prélèvements positifs (13 %) chez 10,7 % des patients étudiés (p = NS). Cette technique était associée à de nombreux faux positifs (65,5 %). Les scores EORTC de récidive ou de progression, étudiés dans une plus large cohorte, devraient permettre de valider des groupes d’intérêt et de préciser l’indication du ciblage par Hexvix®.

Purpose: Prospective evaluation of bladder tumor targeting by Hexvix® fluorescence.
Patient and methods: From September 2008 to September 2009, 28 patients have been evaluated using Hexvix® technique (blue light) for typically papillary bladder tumor or suspected bladder tumor. Clinical and pathological data have been collected and patients have been classified using EORTC score.
Results: From the 28 patients, 14 have been identified with bladder cancer (31 tumors) and 90 samples have shown positive fluorescence in blue light. Compared to white light, four additional tumors have been diagnosed by Hexvix® for three patients (p = NS): two cis, one LMP, one pTa low grade. The false positive rate for Hexvix® was 65.5 versus 58.5 % for white light. EORTC score for bladder cancer was associated with better bladder cancer targeting by Hexvix® (p < 0.05).
Conclusion: In our experience, Hexvix® targeting was associated with better diagnosis for bladder cancer. Thirteen percent of new positive samples have been found for 10,7 % of patients. In our study false positive rate is a critical point (65.5 %). EORTC score for recurrence and progression might allow to select patients to be targeted by Hexvix®.

Mots clés:
Tumeur de vessie / Hexvix® / Ciblage diagnostique
Mots-clés:
Bladder cancer / Hexvix® / Diagnosis / Targeting
Impact de la tomodensitométrie faible dose sur le diagnostic et la prise en charge des coliques néphrétiques aux urgences
Impact of low-dose CT in the diagnosis and treatment of renal colic in emergency department
2010
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 9, 633-637

Objectif : Évaluer les performances diagnostiques et le bénéfice en terme de prise en charge de la tomodensitométrie (TDM) faible dose pour le bilan d’imagerie de la colique néphrétique (CN) aux urgences.
Patients et méthodes : Deux cent quatre-vingt-onze patients admis aux urgences pour CN ont été inclus dans cette étude. Quatre-vingt-sept ont eu une TDM faible dose et 40 un abdomen sans préparation (ASP) et une échographie (ASPE). Différents paramètres évaluant la performance diagnostique et l’efficacité de la prise en charge ont été comparés entre les deux groupes. Les variables quantitatives et qualitatives ont été comparées par le test t de Student et le test de χ2, respectivement.
Résultats : La TDM et l’ASPE ont confirmé le diagnostic de CN chez 76 % et 54 % des patients, respectivement (p = 0,013). Les durées moyennes de séjour étaient de 408 minutes versus 520 (p = 0,013) dans les groupes TDM et ASPE, respectivement. La TDM était obtenu plus rapidement (139 minutes versus 224, p = 0,002). Il y avait plus de demandes d’avis spécialisé (30 % versus 20 %, p = 0,18) et de gestes endo-urologiques (9,5 % versus 5 %, p = 0,31) dans le groupe TDM par rapport au groupe ASPE. Enfin, les patients du groupe TDM ont eu moins de récidives douloureuses (6 % versus 12,5 %, p = 0,18) et moins d’examens d’imagerie de seconde intention (0 % versus 30 %, p < 0,001).
Conclusion : La TDM faible dose a été plus performante que le couple ASPE pour diagnostiquer une CN. Elle a optimisé la prise en charge des patients aux urgences en diminuant leur durée de séjour, leur temps d’attente et le taux de deuxièmes consultations.

Objective: To evaluate the diagnostic performance and the benefit in terms of management of low-dose CT for the imaging assessment of renal colic (CN) emergencies.
Patients and methods: Two hundred and ninety-one patients admitted to emergency for CN were included in this study. Eighty-seven had a low-dose CT and 40 an ASP and an ultrasound (ASPE). Different parameters evaluating the diagnostic performance and efficiency of care were compared between the two groups. The quantitative and qualitative variables were compared by Student t test and χ2 test, respectively.
Results: CT and ASPE confirmed the diagnosis of CN in 76% and 54% of patients, respectively (p = 0.013). The average lengths of stay were 408 minutes versus 520 (p = 0.013) in group scanner and ASPE, respectively. The scan was obtained more rapidly (139 min versus 224, p = 0.002). There were more requests for expert advice (30% versus 20%, p = 0.18) and gestures endo-urology (9.5% versus 5%, p = 0.31) in the CT group compared to the group ASPE. Finally, the patients in the scanner have less painful recurrences (6% versus 12.5%, p = 0.18) and fewer imaging examinations of second-line (0% versus 30%, p < 0.001).
Conclusion: The low dose CT has been more efficient than the couple ASPE for a CN diagnosis. It optimizes the management of emergency patients by reducing their length of stay, waiting time and the rate of second consultation.

Mots clés:
Colique néphrétique / Urgence / TDM faible dose / Prise en charge
Mots-clés:
Renal colic / Emergency / Low dose computed tomography / Patient management
Le robot améliore-t-il la prostatectomie totale laparoscopique dans les cas complexes ?
Is robotic improve laparoscopic radical prostatectomy in complex surgical cases?
2010
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 9, 638-643

La prostatectomie totale est le traitement de référence du cancer de prostate de l’homme jeune. Mais dans les cas difficiles, les patients peuvent être orientés vers une autre option thérapeutique.
Objectif : Évaluation de la qualité de l’anastomose dans les cas complexes de chirurgie comparant la voie laparoscopique PTL à la voie laparoscopique assistée du robot PTLR.
Matériel : Trois cent quatre-vingt dix-sept patients ont été opérés de mars 2004 à août 2009, 176 PTL et 221 PTLR de manière consécutive par un même chirurgien. Les antécédents pouvant compliquer le geste chirurgical ont été analysés : volume prostatique supérieur à 80 cc, antécédent de cure de hernie inguinale avec prothèse, antécédent de chirurgie pelvienne, indice de masse corporel supérieur à 30, antécédent de résection endoscopique de prostate.
Résultats : Il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes en préopératoire. L’analyse multivariée sur la qualité de l’anastomose mettait en évidence un avantage du robot sur la cœlioscopie (OR = 2,56 [95 % CI : 1,28–5,25]) et plus particulièrement dans les cas difficiles (OR = 7,736 [95 % CI : 2,689–22,254]).
Conclusion : La qualité de l’anatomose urétrovésicale était améliorée grâce à la robotique chez les patients pouvant poser des difficultés techniques.
Niveau de preuve : 4.

The radical prostatectomy is the main treatment prostate cancer in young men. However in difficult cases, another therapeutic option is often suggested.
Objective: Evaluation of the quality of the anastomosis in complex surgical cases by comparing laparoscopic radical prostatectomy (LRP) to robotic assisted radical prostatectomy (RLRP).
Material: From March 2004 to August 2009, 397 patients underwent radical prostatectomy: 176 LRP and 221 RLRP consecutively by the same surgeon. Antecedents that might have complicated dissection were analyzed: prostatic volume over 80 cc, previous inguinal hernia repair with mesh, previous pelvic surgery, body mass index over 30 and previous trans-uretral resection of prostate.
Results: In a preoperative mode, there was no significant difference between the two groups. A multivariable analysis of the quality of the anastomosis turned to the advantage of the robot (OR = 2.56 [95 %CI: 1.28–5.25]), specifically for difficult cases (Odd Ratio = 7.736 [95 %CI: 2.689–22.254]).
Conclusion: The use of the robot improved the quality of the anastomosis for patients that might have raised technical issues.

Mots clés:
cancer de prostate / Prostatectomie / Robotique chirurgicale / Anastomose / Difficultés techniques
Mots-clés:
Prostate cancer / Prostatectomy / Surgical robotic / Anastomosis
Schwannome kystique pelvien évoquant une tumeur de la vésicule séminale droite
Pelvic kystic schwannoma evoking a tumor of the right seminal vesicle
2010
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 9, 660-664

Nous rapportons le cas d’un schwannome pelvien, découvert fortuitement dans le cadre d’un bilan de prostatite chez un homme de 36 ans à la suite d’une prostatite aiguë. Les examens tomodensitométriques et par résonance magnétique ont révélé une tumeur kystique de 8 cm, au contact de la vésicule séminale droite. Une prolifération nerveuse périphérique avec atypies nucléaires a été constatée sur une biopsie par voie transrectale échoguidée. Une exérèse de la tumeur a été réalisée par laparotomie. L’analyse anatomopathologique de la pièce opératoire a porté le diagnostic de schwannome kystique bénin remanié. On n’a constaté aucune récidive clinique et radiologique à 12 mois.

We present the case of a pelvic schwannoma in a 36 years old man. It was discovered by chance during the medical assessment of a prostatitis. A computed tomography scan and magnetic resonance imaging revealed a 8 centimeters cystic pelvic tumor, closed to the right seminal vesicle. The patient underwent a transrectal ultrasound-guided biopsy, which showed a proliferation of neural peripheric cells with nuclear abnormalities. A tumorectomy was performed by laparotomy. The histological study diagnosed a benign cystic schwannoma. The patient was free of disease 12 months postoperatively.

Mots clés:
Neurilemmoma / vésicule séminale / Tumeurs pelviennes
Mots-clés:
Neurilemmoma / seminal vesicle / Pelvic neoplasms
Single-port en urologie
Single-port in urology
2010
- Article de revue
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 9, 609-615

Récemment, la chirurgie laparoscopique par trocart unique (single-port) trans-ombilicale est apparue, avec pour objectif d’améliorer à la fois l’aspect esthétique et la morbidité de la chirurgie mini-invasive. Rapidement, plusieurs cas cliniques ont été publiés dans la littérature. Cette technique étant en fort développement, il est important de faire la synthèse des avancées et du matériel spécifique disponible. Nous avons revu et résumé l’histoire du single-port en urologie. Cet article se concentre plus particulièrement sur la nomenclature, les techniques, l’instrumentation et les résultats opératoires. Pour cela, une revue de la littérature a été réalisée sur les 40 dernières années en utilisant la base de données de la National Library of Medicine. Les mots clés utilisés étaient : scarless, scar free, single-port/trocar/incision, laparoendoscopic single site surgery, intraumbilical, et transumbilical. À travers les articles obtenus, de nouvelles sources ont été incluses. Les techniques et résultats retrouvés dans la littérature ont été résumés par ordre chronologique. En conclusion, l’apparition de la technique du single-port vient renouveler la chirurgie laparoscopique. Des améliorations des techniques et des instruments sont nécessaires pour une plus grande diffusion de cette approche.

Single-port transumbilical laparoscopy has emerged as an attempt to further enhance cosmetic benefits and reduce morbidity of minimally invasive surgery. Within a short span, several clinical reports have emerged in the urologic literature. As this field is poised to move forward, a complete understanding of its evolution and current status seems imperative. We have summarized and reviewed the history of Single-Port across surgical disciplines. This review emphasizes nomenclature, surgical technique, instrumentation, and perioperative outcomes.
Evidence acquisition: Using the National Library of Medicine database, the English language literature was reviewed for the past 40 years. Keyword searches included scarless, scar free, single-port/trocar/incision, laparoendoscopic single site surgery intraumbilical, and transumbilical. Within the bibliography of selected references, additional sources were retrieved.
Evidence synthesis: The major findings and surgical techniques described in these papers, are summarized in a chronological and subject-grouped manner.
Conclusions: Single-port has made its initial forays into laparoscopic surgery. Ongoing refinement in technique and instrumentation is likely to expand its future role.

Mots clés:
laparoscopie / Single-port / NOTES / Trans-ombilical / Laparoendoscopic single site surgery
Mots-clés:
Laparoscopy / Single-port / NOTES / Transumbilical / Laparoendoscopic single site surgery
Torsion du cordon spermatique : faut-il faire confiance à un antécédent d’orchidopexie ? À propos d’un cas ayant entraîné la perte d’un testicule unique avec conséquences médicolégales
Torsion of spermatic cord: Can we trust a previous orchidopexy? A case report with loss of a single testis with medico-legal issue
2010
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 9, 657-659

Les auteurs rapportent le cas d’un patient de 27 ans qui a souffert d’une torsion testiculaire dix ans plus tôt, avec perte du testicule et fixation controlatérale. Une douleur sur le testicule restant est survenue dont l’évolution a abouti à une nécrose avec orchidectomie. Rétrospectivement, le défaut de prise en charge a été influencé par une confiance injustifiée dans l’antécédent de fixation testiculaire. Nous recommandons donc la même attitude, avec une exploration chirurgicale urgente, devant une suspicion de torsion du cordon spermatique, même s’il existe un antécédent d’orchidopexie.

The authors report the case of a patient aged of 27 years who presented in the past a testicular torsion with loss of the ipsilateral testis and fixation of the contralateral one. Ten years later, he presented with pain on the remaining testis, which evolved to necrosis, and led to a second orchidectomy. In retrospective, it appears that the assumption that the testis had been adequately fixed ten years earlier led to the loss of the remaining testis. We thus recommend an urgent surgical exploration when facing a suspicion of spermatic cord torsion, regardless of previous history of orchidopexy.

Mots clés:
torsion du testicule / orchidopexie / Médicolégal
Mots-clés:
Torsion testis / Orchidopexy / Medico-legal
Traitement des troubles du bas appareil urinaire liés à une hyperplasie bénigne de prostate par inhibiteur de la phosphodiestérase de type 5
Treatment of the lower urinary tract symptoms secondary to benign prostatic hyperplasia by phosphodiesterase type 5 inhibitors. Review article
2010
- Article de revue
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 9, 616-626

Contexte : Les troubles du bas appareil urinaire (TUBA) liés à l’hyperplasie bénigne de prostate (HBP) et la dysfonction érectile (DE) ont une prévalence élevée chez l’homme vieillissant et affectent de façon significative leur qualité de vie. Les TUBA représenteraient pour la DE un facteur de risque indépendant. Certains traitements des TUBA peuvent avoir des effets délétères sur la fonction érectile. Les inhibiteurs de phosphodiestérase de type 5 (IPDE 5) ont révolutionné la prise en charge de la DE. Plusieurs essais cliniques récents ont évalué l’effet du traitement quotidien par IPDE 5 sur les TUBA liés à l’HBP chez des patients souffrant ou non de DE.
Objectifs : Résumer les résultats des essais cliniques randomisés évaluant le traitement quotidien des TUBA liés à l’HBP par IPDE 5 et faire le point sur leurs mécanisme(s) d’action dans cette indication.
Matériels et méthodes : Une revue de la littérature internationale a été réalisée prenant en compte les articles originaux et les revues sur le sujet, sélectionnés par le moteur de recherche Pubmed. Les mots clés utilisés étaient : benign prostatic hyperplasia ; cyclic nucleotide phosphodiesterase type 5 ; lower urinray tract symptoms ; erectile dysfunction.
Résultats : En général, le traitement quotidien par IPDE 5 améliore les TUBA liés à l’HBP à la fois pour les symptômes liés à la phase de remplissage vésical et pour les symptômes relevant de la phase mictionnelle, avec un bénéfice également sur la qualité de vie et la fonction érectile. Il n’a pas été observé d’effet secondaire indésirable grave dans ce contexte.
Conclusion : Les premiers résultats de l’utilisation des IPDE 5 dans le traitement des TUBA liés à l’HBP semblent généralement prometteurs. La comparaison des IPDE 5 aux traitements médicaux de référence doit être désormais entreprise. Le(s) mécanisme(s) d’action de ces composés dans cette indication restent difficile à affirmer même si des hypothèses peuvent être formulées.

Context: In aging males, there is an increased prevalence of lower urinary tract symptoms (LUTS) related to benign prostatic hyperplasia (BPH) and erectile dysfunction (ED) whose affect significantly their quality of life. LUTS would represent for ED an independent risk factor. Some treatment of LUTS have indesirable effects on the erectile function. The phosphodiesterase type 5 inhibitors (IPDE 5) revolutionized the treatment of ED. Several recent clinical studies evaluated the effect daily treatment by IPDE 5 on the LUTS secondary to BPH among patients with or without ED.
Materials and methods: we searched Medline for the peer-reviewed articles in English published, pertraining to findings of potential interest supporting a role of IPDE5 in LUTS due to BHP. The keywords used were: benign prostatic hyperplasia; cyclic nucleotide phosphodiesterase type 5; lower urinray tract symptoms; erectile dysfunction.
Results: Generally, daily treatment with IPDE 5 improves the LUTS secondary to BPH as well as in both the storage and voiding domains of the international prostate symptom score (IPPS) and in quality of life questionnaire. It was not observed adverse events.
Conclusion: The first results of the use of IPDE 5 in the LUTS treatment secondary to the HBP seem promising. However, a direct comparison of efficacy of IPDE 5 and alpha-blockers or 5-alpha-reductase inhibitors is not yet available. The mechanism(s) of action(s) of these compounds in this indication remain difficult to affirm even if new hypotheses can be formulated.

Mots clés:
Revue de la littérature / Troubles du bas appareil urinaire / Hyperplasie bénigne de prostate / Inhibiteur de phosphodiestérase de type 5 / NO/cGMP
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Phosphodiesterase type 5 inhibitor / Lower urinray tract symptoms / Erectile dysfunction