Base bibliographique

L'urètre surnuméraire épispade chez le garçon
Epispadiac urethral duplication in boys
2008
- Mise au point
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 9, 570-574

L’urètre surnuméraire, dit aussi duplication urétrale est une malformation rare intéressant essentiellement le garçon. Elle se définit par la juxtaposition de deux ou plusieurs canaux à structure musculaire avec un revêtement muqueux de type éxcréto-urinaire. Divers aspects peuvent se voir en fonction du siège de l’urètre en excès et de son caractère complet ou incomplet. Dans ce présent travail, nous nous sommes intéressés à un aspect particulier de cette malformation, qui est la forme épispade.

Urethral duplication, also called supernumerary urethra, is a rare malformation essentially affecting the boys. It is defined by juxtaposition of two or more muscular channels with urinary tract mucosal lining. Various features may be observed depending on the site of the extra urethra and its incomplete or complete nature. In this study, the authors examined a particular aspect of this malformation, the epispadiac form.

Mots clés:
Malformation urétrale / Urètre surnuméraire / Urètre épispade / Sinus prépubien
Mots-clés:
Urethral malformation / Urethral duplication / Epispadiac urethra / Prepubic sinus
Intérêt pronostique du sous-typage morphologique des tumeurs tubulopapillaires du rein et expression de MUC1
Prognostic value of morphologic subdivision of papillary renal cell carcinoma and MUC1 expression
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 9, 575-579

Objectif : L’objectif de notre étude a été de montrer l’intérêt pronostique de la subdivision morphologique du carcinome papillaire rénal et de comparer l’expression de MUC1 dans les deux types histologiques.
Matériels et méthodes : Notre étude a porté sur 30 cas de carcinomes papillaires rénal. Une relecture des lames a été réalisée en précisant le type histologique, le grade de Führman et le stade pTNM. Une étude immunohistochimique a été pratiquée dans 22 cas en utilisant l’anticorps MUC1.
Résultats : Il s’agissait de 23 hommes et sept femmes avec un âge moyen de 59,6 ans. Onze tumeurs sont de type 1 et 19 de type 2. Les tumeurs de type 2 ont été significativement associées à un plus haut grade de Führman que le type 1 (p = 0,0002). Nous avons montré une expression différentielle de MUC1 qui est exprimée fréquemment dans le type 1. Deux patients ont développé une récidive rénale et une métastase pulmonaire et ont été porteurs de type 2. La survie sans récidive ni métastase a été de 100 % pour le type 1. Elle a été de 79 % à 12 mois et de 59 % à 24 mois pour le type 2. L’expression de MUC1 a été corrélée à la survie.
Conclusion : Le carcinome papillaire de type 2 a été associé à un haut grade; l’expression de MUC1 est plus fréquente dans le type 1 et elle a été corrélée à la survie.

Objective: The purpose of our study was to demonstrate the prognostic value of morphologic subdivision of papillary renal cell carcinoma and compare MUC1 expression in two types.
Materials and methods: The present retrospective study included 30 cases of papillary renal cell carcinoma based on review of histology slides. The histologic type, Führman grade and stage pTNM were specified. Immunohistochemistry was performed in 22 cases using antibody MUC1.
Results: Patients were 23 men and seven women with a mean age of 59.6 years. Eleven tumors were type 1 and 19 were type 2. Type 2 tumors were significantly associated with a higher Führman grade (p = 0.0002). We showed a differential expression of MUC1, which is frequently expressed in the type 1. A local recurrence occurred in one case, lung metastasis in the second one and both tumors were type 2. The survival rate without recurrence and metastasis was 100 % in the type 1. It was 79 % at 12 months and 59 % at 24 months in the type 2. MUC1 expression was correlated with the outcome.
Conclusion: Type 2 tumors are associated with a higher Führman grade than type 1 and MUC1 expression is more frequent in type 1 and correlated with outcome.

Mots clés:
Carcinome tubulopapillaire du rein / grade de Führman / MUC1 / Pronostic
Mots-clés:
Papillary renal cell carcinoma / Führman grade / MUC1 / prognosis
Élévation du PSA après irradiation prostatique : rebond ou récidive biologique ?
Elevation of PSA after prostate radiotherapy: Rebound or biochemical recurrence?
2008
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 9, 557-561

La réflexion sur les outils de surveillance après irradiation des cancers de prostate localisés a pris de l’ampleur ces dernières années depuis que les techniques de radiothérapie externe (RTE) et de curiethérapie (CT) sont considérées comme curatives. La problématique porte autant sur le diagnostic de récidive, annoncé précocement par l’élévation du prostate-specific antigen (PSA) à un stade le plus souvent infraclinique, que sur la validité des critères de récidive biologique nécessaires à la comparaison des études. La notion de rebond du prostate-specific antigen (PSA), décrite aussi bien après radiothérapie externe (RTE) qu’après curiethérapie (CT), appelle à une certaine prudence dans l’interprétation des élévations du PSA dans le cadre du suivi systématique dont bénéficient les patients. Ce phénomène correspond, en effet, à une élévation transitoire du PSA, d’une amplitude moyenne variant de 0,1 à 0,8 ng/ml, suivie d’une décroissance spontanée. Les critères de Phoenix ont ainsi redéfini la récidive biologique après RTE ou CT (avec ou sans hormonothérapie [HT]), comme une ascension du PSA d’au moins 2 ng/ml, en plus du nadir. Cette définition permet de mieux tenir compte du phénomène de rebond.

The fact that external beam radiotherapy and brachytherapy are now considered to be curative techniques has led to major review of the modalities of follow-up after radiotherapy for prostate cancer. The problem concerns both the diagnosis of recurrence, rapidly announced by elevation of prostatic-specific antigen (PSA), usually at a subclinical stage, and the validity of criteria of biochemical recurrence to allow comparison of various study. Physicians involved in follow-up should be aware of the potential of bounce in PSA follow-up after external beam radiotherapy or brachytherapy. The PSA bounce phenomemon was defined by a rise of PSA values (+ 0.1 −0.8 ng/ml) with a subsequent fall. Biochemical failure after external beam radiotherapy or brachytherapy (with or without hormonotherapy) was defined by Phoenix criteria by a rise of 2 ng/ml above an initial PSA nadir. This definition was more correlated to PSA bounce phenomenon.

Mots clés:
Curiethérapie / cancer de prostate / PSA / Rebond / Revue
Mots-clés:
Brachytherapy / Prostate cancer / Bounce / Review
La tomodensitométrie en double énergie : une avancée dans l'identification radiologique des lithiases uriques
Dual energy x-ray absorptiometry: Progress in the radiological identification of uric acid stones
2008
- Communication brève
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 9, 562-565

La perspective d’un traitement par lyse chimique et l’opportunité d’une prophylaxie efficace sont les enjeux de la reconnaissance précoce de la lithiase urique qui compte jusqu’à 10 % des lithiases. À ce jour, elle n’était possible qu’à posteriori, par l’analyse chimique d’une lithiase expulsée. Ni la biologie ni la radiologie n’apportaient une contribution valable à ce sujet. La tomodensitométrie en « double énergie » semble combler cette lacune. Ce concept, connu depuis les années 1970, accède maintenant à la routine clinique grâce à la commercialisation du scanner bitube.

The prospect for a treatment by chemical lysis and the effective disease prevention appropriateness are the purposes of the early recognition of the uric acid stones, which counts up to 10% of all kidney stones. Until now, this characterization was possible only afterwards by the chemical analysis of an expelled stone. Neither biology nor radiology contributed as a valid share on this subject. CT with “dual energy” mode seems to fill this gap. This concept, known since the seventies, reaches the clinical routine now thanks for the use of a “dual source CT”.

Mots clés:
Tomodensitométrie double énergie / Lithiase urique / Diagnostic
Mots-clés:
Dual energy CT / Uric acid kidney stones / Diagnosis
Prise en charge de l'éjaculation prématurée chez le sujet adulte
Management of premature ejaculation in adults
2008
- Mise au point
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 9, 566-569

L’éjaculation prématurée est une dysfonction sexuelle très fréquente caractérisée par la perte de contrôle des éjaculations, entraînant une anxiété de performance et, par conséquent, une altération de la qualité de vie des patients et de leurs partenaires. La physiopathologie de ce symptôme est souvent à la fois psychogène et organique. Les causes organiques sont diverses et nécessitent une recherche systématique. Plusieurs traitements médicamenteux sont utilisés avec des taux d’efficacité variables et des effets secondaires à prendre en compte lors du choix de la molécule. La prise en charge psychologique est un complément incontournable à ces traitements.

Premature ejaculation is a very frequent form of sexual dysfunction characterized by loss of control of ejaculation, inducing performance anxiety and, consequently, impaired quality of life of patients and their partners. The pathophysiology of this symptom is often both psychogenic and organic. The various organic causes must be systematically investigated. Several drug treatments are used with varying degrees of efficacy and their adverse effects must be taken into account when choosing a molecule. Psychological management is an essential complement to drug treatment.

Mots clés:
Éjaculation prématurée / Dysfonction sexuelle / érection / Éjaculation / dysfonction érectile
Mots-clés:
Premature ejaculation / Sexual dysfunction / Erection / Ejaculation / Erectile dysfunction
L'urétéroscopie rigide bilatérale au cours de la même séance opératoire
One-stage bilateral rigid ureteroscopy
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 9, 580-585

But : Évaluer les résultats de l’urétéroscopie rigide bilatérale au cours de la même séance opératoire pour le traitement des calculs urétéraux bilatéraux et identifier les facteurs prédictifs d’échec.
Matériels et méthodes : De janvier 1995 à juin 2006, 61 patients ont été hospitalisés pour calculs urétéraux bilatéraux. Cinquante patients soit 100 unités rénales ont eu une urétéroscopie rigide bilatérale de première intention au cours de la même séance opératoire. Nous avons utilisé un urétéroscope rigide 8 CH et un lithotripteur balistique. Nous avons réalisé une étude analytique complète (étude bivariée complétée par une étude multivariée) pour identifier des facteurs prédictifs de l’échec peropératoire.
Résultats : Le taux de succès global par patient (succès au moins d’un côté) a été de 92 % (dont 70 % de succès bilatéral). Notre étude analytique a révélé une différence statistiquement significative entre les deux groupes échec/succès concernant la taille moyenne des calculs (p < 0,1 %), le siège (p = 0,6 %) et le degré de dilatation des cavités (p = 4 %). De même, il a existé une forte corrélation statistique entre ces variables et l’apparition d’échec peropératoire. Le taux de complications peropératoires a été de 4 % (deux patients). Le taux de complications postopératoires a été de 16 %, il s’agissait dans tous les cas de complications mineures (douleurs lombaires, fièvre) ne nécessitant aucun geste supplémentaire.
Conclusion : L’urétéroscopie rigide bilatérale au cours de la même séance opératoire a permis d’avoir des résultats satisfaisants semblables à l’urétéroscopie unilatérale. Les facteurs prédictifs d’échec ont été : la taille du calcul (supérieure à 15 mm), le siége urétéral lombaire et la dilatation importante des cavités.

Objective: To evaluate the results of one-stage bilateral rigid ureteroscopy for the treatment of bilateral ureteric stones and to identify predictive factors of failure.
Materials and methods: From January 1995 to June 2006, 61 patients were hospitalised for bilateral ureteric stones. Fifty patients, that is, 100 renal units were treated by first-line one-stage bilateral rigid ureteroscopy using an 8 F rigid ureteroscope and a ballistic lithotriptor. A complete statistical analysis (bivariate analysis completed by multivariate analysis) was performed to identify predictive factors of intraoperative failure.
Results: The overall success rate per patient (success on at least one side) was 92% (with bilateral success in 70% of cases). Statistical analysis revealed a statistically significant difference between the two failure/success groups for mean stone diameter (p < 0.1%), site (p = 0.6%) and degree of cavity dilatation (p = 4%). Similarly, a strong statistical correlation was observed between these variables and intraoperative failure. The intraoperative complication rate was 4% (two patients) and the postoperative complication rate was 16%, corresponding to minor complications in every case (low back pain, fever) not requiring a supplementary procedure.
Conclusion: One-stage bilateral rigid ureteroscopy achieved satisfactory results similar to those of unilateral ureteroscopy. Predictive factors of failure were: stone diameter (greater than 15 mm), stones in the lumbar ureter and marked cavity dilatation.

Mots clés:
Calcul / Uretère / Urétéroscopie bilatérale
Mots-clés:
Calculi / ureter / Bilateral ureteroscopy
Cancer de la prostate de stade pT3 après prostatectomie totale : étude rétrospective de 246 cas
Pathological stage T3 prostate cancer after radical prostatectomy: A retrospective study of 246 cases
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 9, 586-594

Objectif : Déterminer la survie et les critères pronostiques prédictifs des tumeurs pT3NxM0 (TMN 2002) après prostatectomie totale rétropubienne (PT).
Matériels et méthode : Entre 1988 et 2000, 606 PT consécutives ont été effectuées pour des tumeurs T1-3 clinique, dont 246 (40,6 %) ont été classées pT3, suivies dans 53 cas d’une radiothérapie adjuvante, et dans 71 cas d’une radiothérapie de rattrapage. Cinquante-cinq patients ont eu une hormonothérapie complémentaire. La récidive biologique a été définie par deux valeurs consécutives du PSA supérieur à 0,2 ng/ml.
Résultats : L’âge médian était de 65 ans, le suivi moyen de 91,4 mois, le PSA préopératoire médian de 12,8 ng/ml. La population était composée de 170 pT3a (69,1 %) et 76 pT3b (30,9 %). À dix ans, les survies sans récidive biologique, sans métastase, spécifique et globale étaient respectivement de 54, 86, 92 et 75 %. Les facteurs pronostiques statistiquement associés à la récidive biologique étaient l’envahissement ganglionnaire, le score de Gleason, le PSA préopératoire, l’atteinte des vésicules séminales, le statut des marges chirurgicales et l’absence de radiothérapie adjuvante.
Conclusion : Cette étude montre que les tumeurs pT3, traitées par des associations thérapeutiques comprenant une prostatectomie totale présentent une excellente survie spécifique à dix ans. La détermination des facteurs de mauvais pronostic devrait aider à la sélection des patients nécessitant un traitement complémentaire à la chirurgie.

Objective: To determine the survival and prognosis criteria of pT3NxM0 prostate tumours (TNM 2002) after radical retropubic prostatectomy (RRP).
Material and methods: Between 1988 and 2000, 606 consecutive RRP were performed for T1-3 tumours, whose 246 (40.6%) specimens were classified pT3, followed in 53 cases by adjuvant radiotherapy and in 71 cases by salvage radiotherapy. Fifty-five patients received postoperative hormonotherapy at the time of biochemical recurrence. Biochemical recurrence was determined by two PSA values greater than 0.2 ng/ml.
Results: Mean age of this group was 65 years at surgery. Mean follow-up was 91.4 months. Mean preoperative PSA was 12.8 ng/ml. Distribution of cases was 170 pT3a (69.1%) and 76 (30,9%). At 10 years, the biochemical progression-free, metastasis-free, specific and overall survival was 54, 86, 92 and 75% respectively. Worse biochemical prognostic factors were lymph node extension, high Gleason score, high preoperative PSA, seminal vesicles involvement, positive surgical margins and adjuvant radiotherapy absence.
Conclusion: This study shows that pT3 tumours treated with therapeutic associations including RRP presents an excellent specific survival at 10 years. The determination of biochemical recurrence prognostic factors could help to select patients who need complementary treatments after surgery.

Mots clés:
Cancer de la prostate / Prostatectomie / Survie
Mots-clés:
Prostate neoplasm / Prostatectomy / Survival
Prévalence et sévérité de la dysfonction érectile dans une population d'insuffisants coronariens : étude monocentrique
Prevalence and severity of erectile dysfunction in a population with coronary insufficiency: Monocentric study
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 9, 595-600

But : Étudier la prévalence et la sévérité de la dysfonction érectile (DE) dans une population de patients pris en charge en urgence pour une coronaropathie avérée.
Matériel : Les dossiers de 200 patients ayant eu une coronarographie pour syndrome coronarien aigu avant le 1er janvier 2007 ont été revus rétrospectivement. Les données épidémiologiques et le détail des lésions coronaires ont été relevés. Ont été exclus les patients de plus de 65 ans, en cas d’antécédents de chirurgie ou d’irradiation prostatique. Le questionnaire international index of erectile function (IIEF-5) a été adressé par courrier. Les patients ont été classés en quatre groupes en fonction de leur DE : « pas de DE » entre 21 et 25 inclus, « DE légère » inférieure à 21, « DE modérée » inférieure à 17 et « DE sévère » inférieure à dix.
Résultats : Au total, 78 patients ont été inclus dont l’âge médian était de 58 ans. La prévalence de la DE était de 0,82 et la durée médiane d’évolution de la DE avant le syndrome coronarien était de neuf mois. Quarante-neuf patients (62,8 %) avaient une DE modérée à sévère. La DE était associée avec le groupe des patients fumant plus de dix paquets-années (P/A) (n = 44 ; p = 0,01) et avec le groupe des patients de plus de 60 ans (n = 38 ; p = 0,02). Il existait une association entre l’atteinte coronarienne sévère et une DE modérée à sévère (p = 0,03).
Conclusion : Notre étude confirme l’existence d’un lien épidémiologique fort entre la DE et la dysfonction coronarienne, notamment chez les sujets de moins de 65 ans. Il semble, par ailleurs, que la sévérité de la DE soit en relation avec la sévérité « anatomique » de l’atteinte coronarienne.

Purpose: To study prevalence and severity of erectile dysfunction (ED) in a population of men treated in emergency for a coronaropathy.
Material: The files of 200 patients who underwent a coronarography in urgency before the 1st of January 2007 were reviewed retrospectively. The following data were collated: epidemiological data and detailed breakdown of affected coronary arteries. The following patients were excluded from the current study: age over 65, past history of prostate surgery or pelvic external beam radiation therapy. The international index of erectile function (IIEF-5) questionnaire was sent by regular mail. Patients were classified according to the severity of ED: “no ED” between 21 and 25 inclusive, “mild ED” less than 21, “moderate ED” less than 17 and “strong ED” less than 10.
Results: Overall, 78 patients were included with a median age of 58 years. Prevalence of DE was 0.82 and median length of evolution was 9 months before coronary syndrome. Forty-nine patients (62.8%) had an ED classified between moderate and strong. ED was significantly associated with the group of patients smoking more than 20 cigarettes a day for at least 10 years (N = 44; P = 0.01) and with the group of patients older than 60 years (N = 38; P = 0.02). There was an association between the severity of the coronary disease and an ED classified between moderate and strong (P = 0.03).
Conclusion: This study corroborates the existence of a strong link between ED and coronary disease, notably in patients under 65 years of age. In addition, it seems that the severity of ED is directly related with the anatomical severity of coronary disease.

Mots clés:
impuissance / dysfonction érectile / Maladie cardiovasculaire / Coronaropathie asymptomatique
Mots-clés:
impotence / Erectile dysfunction / cardiovascular disease / Asymptomatic coronaropathy
Opinion des urologues français sur le syndrome de déficit en testostérone : enquête du comité d'andrologie de l'Afu
French urologist's opinion on testosterone deficiency syndrome: Afu's andrology committee survey
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 9, 601-607

Introduction : La connaissance des pratiques professionnelles est nécessaire pour définir les besoins de formation. Le thème retenu était le syndrome de déficit en testostérone.
Matériel et méthodes : Une enquête d’opinion a été réalisée chez les urologues membres de l’Association française d’urologie (Afu) via le site Urofrance. Deux cent trente-six urologues ont rempli un questionnaire explorant la perception du concept, les éléments du diagnostic clinique et biologique, enfin les modalités et finalités de la prise en charge.
Résultats : Les résultats faisaient ressortir la variété d’appellation pour un concept unique et la forte prédominance des symptômes sexuels ou fonctionnels. La difficulté du diagnostic biologique semblait liée aux différentes fractions circulantes de la testostérone sérique, avec un recours probablement excessif au dosage de testostérone biodisponible en première intention. La décision de traiter, après avoir éliminé les contre-indications, dépendait essentiellement de l’altération de la qualité de vie, de la présence de troubles sexuels et de la demande du patient. Les trois quarts des urologues conseillaient des mesures d’hygiène de vie et huit sur dix prenaient eux-mêmes en charge le traitement par testostérone.
Conclusion : Globalement, les urologues français montraient une bonne connaissance du syndrome de déficit en testostérone et une volonté forte de prise en charge personnalisée centrée sur l’efficacité symptomatique.

Introduction: The knowledge of professional practices is necessary for defining educational needs. The topic to explore was testosterone deficiency syndrome.
Material and methods: An opinion survey on testosterone deficiency syndrome was conducted on the internet among urologists members of the French Urological Association. Two hundred and thirty-six urologists filled in a questionnaire exploring the perception of the concept, the clinical and biological components of diagnosis, and finally the means and aim of management.
Results: The variety of denominations for a single disease and the predominance of sexual and functional symptoms were highlighted. Difficulties in biochemical diagnosis seemed to be linked to the different circulating fractions of serum testosterone, with bioavailable testosterone being too much prescribed as a first line test. Decision to treat, after contraindications have been ruled out, was mainly based on a decreased quality of life, on sexual dysfunction and patient request. Three urologists out of four gave recommendations for life hygiene and eight out of ten managed themselves testosterone replacement treatment.
Conclusion: Overall, French urologists showed a fairly good knowledge of testosterone deficiency syndrome and a strong will for a treatment tailored to patients requirements and symptomatic efficiency.

Mots clés:
Testostérone / Déficit / Hypogonadisme / Enquête / urologie
Mots-clés:
Testosterone / Deficiency / Hypogonadism / Survey / Urology
Évaluation et critères de choix des supports pédagogiques d'urologie utilisés par les étudiants hospitaliers pour préparer l'examen classant national
Evaluation and criteria of choice of urology teaching material used by hospital students to prepare for the national entrance examination
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 9, 608-612

Introduction et objectifs : La préparation de l’examen classant national (ECN) est une préoccupation majeure des étudiants hospitaliers (EH). Il existe de nombreux supports pédagogiques pour préparer le module d’urologie : polycopiés de la faculté et ouvrages d’urologie communément appelés « poly d’uro ». Le but de cette étude a été de déterminer les critères de sélection des EH pour choisir leur support pédagogique en urologie pour préparer l’ECN.
Matériel et méthode : Un questionnaire a été distribué à 200 EH (DCEM3 et 4) préparant l’ECN. Ce questionnaire comprenait trois parties : (1) les informations sur l’étudiant (faculté d’origine, assiduité aux cours, participation à des conférences d’internat) ; (2) le degré de satisfaction de l’étudiant vis-à-vis des supports pédagogiques mis à sa disposition ; (3) les critères de choix (18 items) du polycopié utilisé.
Résultats : Parmi les 200 étudiants interrogés, seuls 32 % travaillaient sur les supports pédagogiques fournis par l’université et 22 % affirmaient que leur faculté ne leur fournissait pas de support en urologie. Concernant ce support, 59 % pensaient qu’il était « moyennement » à « pas du tout adapté » au programme de l’ECN et 70 % pensaient qu’ils étaient « moyennement » à « pas du tout » préparés à l’ECN. On notait que 83,5  % des étudiants pensaient que les conférences d’internat étaient « utiles » à « très utiles » pour préparer l’ECN en urologie et 85 % d’entres eux pensaient qu’un polycopié était « utile » à « très utile » pour préparer l’ECN. Le polycopié du Collège d’urologie était le support le plus utilisé : 38 % des étudiants interrogés. Les quatre critères de choix les plus importants étaient « l’avis de leur entourage », « le style de présentation et de rédaction » et « les conseils de leurs aînés internes ». « L’auteur » et « le prix » étaient des considérations qui n’arrivaient qu’en onzième et douzième position.
Conclusion : Dans notre étude, les étudiants semblent juger insuffisante et inadaptée l’offre de la faculté pour les préparer à l’épreuve de l’ECN en urologie. En revanche, le polycopié du Collège d’urologie leur apparaît comme un outil de travail satisfaisant en termes de présentation et de rédaction.

Introduction and objectives: Preparation for the national entrance examination is a major concern for hospital medical students. Many teaching materials are available to prepare for the urology module: faculty photocopies and general urology texts. The objective of this study was to determine the selection criteria used by medical students to choose their urology teaching materials, in preparation for the national entrance examination.
Material and method: A questionnaire was distributed to 200 medical students (4th and 6th year students) preparing for the national entrance examination. This questionnaire comprised three parts: (1) information about the student (medical school, attendance of lectures, participation in intern conferences); (2) student's level of satisfaction with the teaching material provided;(3) criteria of choice (18 items) of the photocopies used.
Results: Out of the 200 students completing the questionnaire, only 32% used teaching material provided by the university and 22% reported that their medical school did not provide Urology teaching material. Fifty-nine percent of students thought that this teaching material was “moderately” to “not at all adapted” to the national entrance examination programme and 70% considered that they were “moderately” to “not at all” prepared for the national entrance examination. We noted that 83.5% of students thought that intern conferences were “useful” to “very useful” to prepare the urology module of the national entrance examination and 85% thought that photocopies were “useful” to “very useful” to prepare the national entrance examination. The College of urology photocopies were the most widely used teaching material: 38% of students. The four most important criteria of choices were “their peers’ opinion”, “the style of presentation and writing” and “advice from interns”. “The author” and “price” were only rated in 11th and 12th positions.
Conclusion: In this study, students appeared to consider that the material provided by medical schools was insufficient and poorly adapted to prepare for the national entrance examination in Urology. In contrast, College of urology photocopies appeared to be a satisfactory study tool, in terms of presentation and writing.

Mots clés:
Épreuve nationale classante / Polycopié du Collège d'urologie
Mots-clés:
National entrance examination / College of urology photocopies
Le cystadénome mucineux du rein
Mucinous cystadenoma of the kidney
2008
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 9, 613-616

Les tumeurs mucineuses du rein sont extrêmement rares. Leur pathogénie demeure controversée. Nous rapportons l’observation d’une jeune femme de 31 ans qui consultait pour des lombalgies droites et hématurie. L’échographie et la tomodensitométrie objectivaient une tumeur kystique multiloculaire du rein droit. Une néphrectomie totale a été réalisée. L’examen anatomopathologique a conclu à un cystadénome mucineux du rein droit. Le cystadénome mucineux du rein dans sa présentation multiloculaire n’a pas été rapporté auparavant. Nous présentons dans ce travail les différentes hypothèses pathogéniques ainsi que les moyens de traitement de cette entité exceptionnelle.

Mucinous tumors of the kidney are rare. The pathogenesis of these lesions is controversial. We report the observation of a 31-year-old woman presented with right-flank pain and hematuria. Abdominal ultrasonography and computed tomography revealed a multicystic mass of the right kidney. A total nephrectomy was performed. The pathological exam concluded on a mucinous cystadenoma of the right kidney. Mucinous cystadenoma of the kidney with a multicystic presentation has not been previously reported. In this work, we present the different pathogenic hypothesis and the means of treatment of this rare entity.

Mots clés:
Cystadénome mucineux / Rein / Pathogénie
Mots-clés:
Mucinous cystadenoma / Kidney / Pathogenesis
Fractures « fermées » de la verge : à propos de deux cas
Closed "penile" fractures: About two cases
2008
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 9, 617-619

Les fractures « fermées » de la verge (sans rupture de l’albuginée et sans hématome) semblent fréquentes mais rarement reconnues. Dans la plupart des cas, devant le peu de signes cliniques, les patients banalisent l’épisode traumatique algique. Elles provoquent secondairement une fibrose intracaverneuse à l’origine des troubles érectiles pour lesquelles les patients consultent. Le bilan radiologique peut mettre en évidence une fibrose des corps caverneux. Le diagnostic est alors réalisé de manière rétrospective sur les données de l’anamnèse.

Closed penile fractures without hematoma and without rupture of the albuginea, though frequent, are not well documented. In most cases, faced with no or few symptoms, the patient makes little case of this painful episode. These fractures are secondarily responsible for a fibrotic response of the corpus cavernosum, which bring patients later on to the clinic. Radiological investigations show the fibrotic reaction. A diagnosis is made retrospectively, based on the patient's history.

Mots clés:
Fracture de la verge / dysfonction érectile
Mots-clés:
Penile fracture / Erectile dysfunction