Base bibliographique

La taille tumorale limite-t-elle encore les indications de la néphrectomie partielle en 2008 ?
Does tumour diameter still limit the indications for partial nephrectomy in 2008?
2008
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 8, 487-492

Les indications de néphrectomie partielle ou élargie pour tumeur rénale reposent sur la taille tumorale et sur le seuil de 4 cm. La taille tumorale a été démontrée comme étant une variable pronostique continue, qui devrait au mieux, être intégrée dans des modèles pronostiques multivariés. Le seuil de 4 cm est un seuil raisonnable, mais a été établi de manière pragmatique, à partir de séries avec biais de sélection. Au moins six séries remettent maintenant en cause la validité de ce seuil, dont certaines ont démontré que la néphrectomie partielle et la néphrectomie élargie étaient équivalentes en terme de contrôle oncologique pour les tumeur pT1b. De plus, le surcroît de mortalité induit par l’élargissement des indications de la néphrectomie partielle semble acceptable. Cela semble plaider pour que la faisabilité d’une néphrectomie partielle soit envisagée quelle que soit la taille de la tumeur avant de poser une indication de néphrectomie élargie.

The indications for partial or radical nephrectomy of a kidney tumour are based on tumour diameter with a cut-off of 4 cm. Tumour diameter has been demonstrated to be a continuous prognostic parameter which, ideally, should be integrated into multivariate prognostic models. The 4 cm cut-off is reasonable, but was established pragmatically on the basis of series comprising selection biases. At least six series now question the validity of this cut-off, and some of them have demonstrated that partial nephrectomy and radical nephrectomy are equivalent in terms of cancer control for pT1b tumours. Furthermore, the excess mortality induced by broader indications for partial nephrectomy appears to be acceptable. These data appear to suggest that the feasibility of partial nephrectomy should be considered regardless of tumour diameter before proposing the indication for radical nephrectomy.

Mots clés:
Rein / Cancer / Néphrectomie / Néphrectomie partielle
Mots-clés:
Kidney / Cancer / nephrectomy / Partial nephrectomy
Incontinence urinaire d'effort et obésité
Stress urinary incontinence and obesity
2008
- Mise au point
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 8, 493-498

La prévalence de l’incontinence urinaire (IU) chez la femme, tous types confondus, est de l’ordre de 44 % en France. L’obésité, définie par un index de masse corporelle (IMC) supérieur à 30 kg/m2, est un facteur de risque reconnu d’incontinence urinaire d’effort (IUE). L’odds ratio (OR) varie entre 1,7 et 2,4, selon les études. Chez ces patientes, l’IU peut être également liée à des urgenturies (IUU) ou être mixte (IUM). L’épidémiologie de l’IUE chez les obèses est mal connue. La perte de poids, par mesures diététiques et d’activité physique ou par chirurgie bariatrique, améliore nettement les symptômes d’IUE, d’IUU ou d’IUM. Les résultats fonctionnels des traitements chirurgicaux de l’IUE ne paraissent pas influencés par l’obésité. En particulier, les résultats fonctionnels et la morbidité liés à la bandelette tension-free vaginal tape (TVT) ne semblent pas varier du fait de l’IMC.

In France, the prevalence of urinary incontinence is about 44%. Obesity, defined by a Body Mass Index (BMI) above 30 kg/m2, is well established as a risk factor of stress urinary incontinence. Odds ratio (OR) varies between 1.7 and 2.4. Urge or mixed incontinence also occurs in obesity. Urinary incontinence epidemiology is not well-known in obese women. Weight loss, obtained by a weight reduction diet program or bariatric surgery, improves urinary symptoms of stress, urge or mixed incontinence. Functional outcome of urge incontinence surgery is not influenced by obesity. Typically, functional outcome and morbidity of tension-free vaginal tape are not influenced by BMI variations.

Mots clés:
incontinence urinaire d'effort / Obésité / Bandelette sous-urétrale TVT / Chirurgie / Complications
Mots-clés:
Stress urinary incontinence / Obesity / Tension-free Vaginal Tape / surgery / Complications
Chirurgie conservatrice du rein pour cancer : indications et résultats. À propos d'une revue de 40 patients
Conservative surgery for kidney cancer: Indications and results based on a review of 40 patients
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 8, 499-506

Objectifs : Évaluer les résultats carcinologiques et fonctionnels de patients ayant subi une chirurgie conservatrice du rein pour tumeur et en étudier la morbidité per- et postopératoire.
Matériel et méthodes : Étude rétrospective, monocentrique, concernant 40 patients consécutifs ayant subi une chirurgie conservatrice pour tumeur rénale, entre mars 1997 et juillet 2006. L’âge moyen des patients était de 60 ans (26 à 81 ans) et l’indication chirurgicale était élective dans 75 % des cas (n = 30) et de nécessité dans 25 % des cas (n = 10). La créatininémie et la clairance de la créatinine préopératoires moyennes étaient, respectivement, de 101 μmol/l (53 à 237 μmol/l) et de 80 ml/min (35 à 147 ml/min). Les tumeurs se répartissaient selon la classification TNM 2002 en stade T1a (75 %), T1b (20 %) et T2 (5 %). Une ponction-biopsie rénale était réalisée de manière orientée chez 80 % des patients. Les critères d’évaluation principaux étaient l’existence de marges chirurgicales positives, de récidives locorégionales, de complications peropératoires et l’étude de la fonction rénale postopératoire. Les critères d’évaluation secondaires étaient la survenue de complications postopératoires, la nécessité d’une transfusion sanguine, d’une reprise chirurgicale, la durée opératoire et d’hospitalisation, l’apparition de métastases et la survie globale et spécifique. L’étude statistique a été réalisée à l’aide du logiciel SPSS 13.0.1.
Résultats : Après un suivi moyen de 44 mois (15 à 134 mois), un patient (2,5 %) a eu une récidive locale. Le taux de marges chirurgicales positives était de 5 % et les survies globale et spécifique étaient de 97,5 %. Aucune évolution métastatique n’a été notée. La créatininémie était augmentée et la clairance diminuée de manière significative (p < 0,05) après l’intervention sans qu’il y ait de corrélation clinique. Le taux de fistule urinaire était de 5 %, la nécessité de transfusion et de reprise chirurgicale respectivement de 5 %, la durée opératoire moyenne de 128 minutes et la durée moyenne d’hospitalisation de 8,1 jours.
Conclusion : La chirurgie rénale conservatrice, dans ses indications de nécessité, relatives ou électives, a eu des résultats carcinologiques et fonctionnels au moins équivalents à la néphrectomie élargie, avec l’avantage d’une épargne néphronique. Elle doit être évoquée en première intention, dès que cela est possible et même si le rein controlatéral est sain.

Objectives: To evaluate the oncological and functional results in patients treated by conservative surgery for kidney cancer and to study the intraoperative and postoperative morbidity.
Material and methods: Retrospective, single-centre study based on 40 consecutive patients undergoing a conservative surgery for kidney cancer between March 1997 and July 2006. Patients had a mean age of 60 years (range: 26–81 years) and the surgical indication was elective in 75% of cases (n = 30) and mandatory in 25% of cases (n = 10). Preoperative mean creatinine and creatinine clearance were 101 mol/l (53–237 mol/l) and 80 ml/min (35–147 ml/min), respectively. Tumours were classified according to the TNM 2002 classification as stage T1a (75%), T1b (20%) and T2 (5%). Guided kidney aspiration biopsy was performed in 80% of patients. The main endpoints were positive surgical margins, local recurrence, intraoperative complications and postoperative renal function. Secondary endpoints were postoperative complications, need for blood transfusion, surgical revision, operating time and hospital stay, metastatic disease and overall and specific survival. Statistical analysis was performed with SPSS 13.0.1 software.
Results: With a mean follow-up of 44 months (range: 15–134 months), one patient (2.5%) presented local recurrence. The positive surgical margin rate was 5% and overall and specific survivals were 97.5%. No metastases have been observed. Serum creatinine was increased and creatinine clearance was significantly decreased (P < 0.05) after the operation, with no clinical consequences. The urinary fistula rate was 5%, blood transfusion and surgical revision were required in 5% of cases respectively, the mean operating time was 128 minutes and the mean hospital stay was 8.1 days.
Conclusion: Mandatory, relative or elective conservative kidney surgery gives functional and oncological results at least equivalent to those of radical nephrectomy, with the advantage of nephron-sparing surgery. It should be suggested as first-line procedure whenever possible, even when the contralateral kidney is healthy.

Mots clés:
cancer du rein / Épargne néphronique / Néphrectomie partielle / Multifocalité / Impact pathologique
Mots-clés:
Renal cancer / Nephron sparing surgery / Partial nephrectomy / Multifocality / Pathological outcome
La taille tumorale : critère prédictif des variations hémodynamiques peropératoires dans la chirurgie du phéochromocytome surrénalien
Tumour diameter: Predictive criterion of intraoperative haemodynamic variations in adrenal phaeochromocytoma surgery
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 8, 507-511

Objectif : Évaluer à partir d’une série de 15 phéochromocytomes surrénaliens opérés, la corrélation entre la taille de la masse tumorale et la survenue peropératoire des variations hémodynamiques au cours de la surrénalectomie.
Matériel et méthodes : Dix-sept surrénalectomies pour phéochromocytomes surrénaliens réalisées entre janvier 1997 et mars 2007. Deux surrénalectomies par voie cœlioscopique ont été exclues pour garder l’homogénéité de notre série. La moyenne d’âge était de 39 ans (29–75). La notion de pic hypertensif a été définie selon les recommandations de la Société européenne d’hypertension (pression artérielle supérieure à 140/90 mmHg). La pression artérielle peropératoire a été mesurée et colligée toutes les dix minutes pendant l’intervention.
Résultats : Dans les formes unilatérales, la taille tumorale médiane était de 6 cm (3–11), Pour les formes bilatérales (deux cas), la taille était inférieure à 6 cm. Le temps opératoire moyen a été de 135 minutes (120–170) pour les tumeurs supérieures ou égales à 6 cm, versus 105 minutes (90–145) pour les tumeurs inférieures à 6 cm. On a enregistré une augmentation du temps opératoire de 30 minutes en moyenne pour les tumeurs supérieures ou égales à 6 cm. Des pics d’hypertension artérielle (HTA) ont été enregistrés dans sept sur huit cas (87,5 %) de phéochromocytomes surrénaliens supérieurs ou égaux à 6 cm et dans trois sur sept cas (29 %) de phéochromocytomes surrénaliens inférieurs à 6 cm (p = 0,04).
Conclusion : La taille tumorale a semblé être un facteur prédictif et déterminant dans les variations hémodynamiques peropératoires dans la chirurgie du phéochromocytome surrénalien.

Objective: To evaluate the correlation between tumour diameter and intraoperative haemodynamic variations during adrenalectomy based on a series of 15 operated cases of adrenal phaeochromocytoma.
Material and methods: Seventeen adrenalectomies for adrenal phaeochromocytomas were performed between January 1997 and March 2007. Two laparoscopic adrenalectomies were excluded to ensure a homogeneous series. The mean age of the patients was 39 years (range: 29–75). The hypertensive peak was defined according to the recommendations of the European Society of Hypertension (blood pressure greater than 140/90 mmHg). Intraoperative blood pressure was measured and recorded every 10 minutes during the operation.
Results: The median diameter of unilateral tumours was 6 cm (range: 3–11) and the median diameter of bilateral tumours (two cases) was less than 6 cm. The mean operating time was 135 minutes (range: 120–170) for tumours greater than or equal to 6 cm versus 105 minutes (range: 90–145) for tumours less than 6 cm. Operating time was increased by an average of 30 minutes for tumours greater than or equal to 6 cm. Hypertensive peaks were recorded in seven out of eight cases (87.5%) for adrenal phaeochromocytomas greater than or equal to 6 cm, and in three out of seven cases (29%) for adrenal phaeochromocytomas less than 6 cm (P = 0.04).
Conclusion: Tumour diameter is a decisive predictive factor of intraoperative haemodynamic variations in adrenal phaeochromocytoma surgery.

Mots clés:
Phéochromocytome surrénalien / Pic hypertensif / HTA
Mots-clés:
Adrenal phaeochromocytoma / hypertensive peak / HT
Étude de dépistage du cancer de la prostate au sein d'une population d'employés d'une entreprise de Kinshasa en république démocratique du Congo. Taux de détection et facteurs de risques nutritionnels et géographiques
Study of prostate cancer screening in a population of employees of a Kinshasa company in the Democratic Republic of Congo. Detection rate and nutritional and geographical risk factors
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 8, 512-518

Objectif : Détecter le cancer de la prostate (CaP) chez les employés d’une entreprise de Kinshasa, et identifier les caractères sociodémographiques et cliniques de la population atteinte.
Matériel et méthodes : De septembre 2004 à décembre 2005, une étude prospective transversale de dépistage du CaP, par le PSA, le toucher rectal et l’échographie transrectale a été menée chez 162 hommes de 40 à 70 ans. La limite supérieure normale du PSA était de 2,5 ng/ml. Seuls les sujets suspects (n = 38) ont subi une biopsie prostatique digitoguidée. L’analyse histologique a été réalisée au Department of defense of armed forces, institutes of pathology, à l’hôpital universitaire de Brugmann et aux cliniques universitaires de Kinshasa.
Résultats : Ont été découverts quatre adénocarcinomes, deux PIN II et deux PIN III, soit un taux de détection de CaP de 2,5 %. Le CaP n’était détecté que parmi les ressortissants de trois provinces sur huit. Parmi les hommes atteints de CaP, deux avaient un régime riche en graisses animales, deux un antécédent héréditaire de CaP. Dans ce lot, le taux moyen de PSA était élevé (17,37 ± 8,56 ng/ml) comparé à celui des hommes sans CaP (2,7 ± 4,2 ng/ml).
Discussion : Le taux de détection CaP de 2,5 %, sous-évalué, avoisine celui de 2,6 à 3,2 % des Caucasiens d’Europe et d’Amérique, mais est inférieur à celui de 5,1 % de la population noire américaine. Cette étude offre une base de données sur le CaP en République démocratique du Congo.

Objective: To detect prostate cancer in the employees of a Kinshasa company and to identify sociodemographic and clinical characteristics of men with prostate cancer.
Material and methods: From September 2004 to December 2005, a cross-sectional, prospective prostate cancer screening study by PSA, digital rectal examination and transrectal ultrasound was conducted in 162 men aged 40 to 70 years. The upper limit of normal for PSA was 2.5 ng/ml. Finger-guided prostatic biopsy was only performed in subjects with suspicious findings (n = 38). Histological examination was performed in the Department of Defense of Armed Forces, Institute of Pathology, at Brugmann teaching hospital and the Kinshasa University Clinics.
Results: Four adenocarcinomas, two PIN II and two PIN III were detected, that is a prostate cancer detection rate of 2.5%. Prostate cancer was only detected among men from three of the eight provinces. Two of the men with prostate cancer had a diet rich in animal fats and two had a family history of prostate cancer. The mean PSA in men with prostate cancer was high (17.37 ± 8.56 ng/ml) compared to men without prostate cancer (2.7 ± 4.2 ng/ml).
Discussion: The underestimated prostate cancer detection rate of 2.5% is close to that of 2.6 to 3.2% for Caucasians in Europe and America but less than that of 5.1% for the black American population. This study provides a database on prostate cancer in the Democratic Republic of Congo.

Mots clés:
prostate / Lésion précancéreuse / Cancer / prévalence / PIN
Mots-clés:
prostate / Precancerous lesion / Cancer / prevalence / PIN
Comparaison de l'IPSS et de l'ICS male SF dans le bilan initial des troubles urinaires
Comparison of IPSS and ICS male SF in the initial assessment of urinary disorders
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 8, 519-526

L’IPSS est considéré comme le questionnaire standard dans l’évaluation des troubles mictionnels du bas appareil chez l’homme souffrant d’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). Cependant l’absence de questions concernant les fuites d’urines peut-être considérée comme une faiblesse de cet outil compte tenu du profil symptomatique de ces patients. L’ICS male SF, qui comprend un domaine supplémentaire d’incontinence urinaire, a été comparé à l’IPSS dans le cadre du bilan initial des hommes souffrant d’HBP.
Méthodes : Cent cinquante-huit patients souffrants de troubles mictionnels, associés à une HBP, ont répondu aux deux questionnaires à deux reprises et ce à 15 jours d’intervalle.
Résultats : La prévalence des symptômes d’incontinence urinaire a été très faible (3,7 %) et ces symptômes n’étaient pas indépendants des symptômes du domaine de la pollakiurie.
Conclusion : Malgré l’addition d’un domaine concernant l’incontinence urinaire, l’ICS male SF n’a pas apporté un avantage décisif par rapport à l’IPSS dans l’évaluation initiale des troubles urinaire liés à l’HBP.

The IPSS is considered to be the standard questionnaire for evaluation of lower urinary tract voiding disorders in men with benign prostatic hyperplasia (BPH). However, the absence of questions concerning urinary incontinence can be considered to be a weakness of this tool in view of the symptom profile of these patients. The ICS male SF, which comprises a supplementary domain of urinary incontinence, was compared to the IPSS in the context of the initial assessment of men with BPH.
Methods: One hundred and fifty-eight patients with voiding disorders associated with BPH completed the two questionnaires on two occasions at an interval of two weeks.
Results: The prevalence of urinary incontinence symptoms was very low (3.7%) and these symptoms were not independent of the symptoms of the urinary frequency domain.
Conclusion: Despite the addition of a urinary incontinence domain, the ICS male SF does not provide any decisive advantage compared to the IPSS for the initial assessment of urinary disorders related to BPH.

Mots clés:
IPSS / ICS male SF / Troubles urinaires / Questionnaires
Mots-clés:
IPSS / ICS male SF / Urinary disorders / Questionnaires
Analyse de la sexualité féminine dans une population féminine témoin française
Analysis of a French female sexuality reference population
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 8, 527-535

Objectifs : Constituer et étudier les bases de données d’une population témoin sur la sexualité féminine à travers l’autoquestionnaire BISF-W.
Matériels et méthodes : Étude rétrospective par l’autoquestionnaire BISF-W, traduit et validé en langue française, auprès de cent femmes normandes.
Résultats : Cent femmes âgées de 25 à 70 ans ont répondu à l’autoquestionnaire BISF-W. L’analyse de ses résultats ont montré que les douleurs du dos et ou des hanches, l’âge, la ménopause, avaient une influence sur certains domaines de la sexualité. Nos résultats n’ont pas confirmé l’influence du tabac, de l’HTA, ou de la parité sur la sexualité féminine.
Conclusion : Les résultats de notre population témoin sont concordants avec ceux retrouvés dans la littérature. Notre base de données a permis d’évaluer l’impact d’une technique chirurgicale et/ou l’utilisation de matériaux prothétiques sur la sexualité féminine par l’intermédiaire de l’autoquestionnaire BISF-W de qualité de vie et de la comparer à d’autres populations de référence.

Objectives: To constitute and study a French female sexuality reference population database by means of the BISF-W self-administered questionnaire.
Materials and methods: Retrospective study using the BISF-W self-administered questionnaire translated and validated in French, in a sample of one hundred women from Normandy.
Results: One hundred women aged 25 to 70 years answered the BISF-W self-administered questionnaire. Analysis of the results of this questionnaire showed that back and/or hip pain, age, and menopause influenced certain domains of sexuality. This study did not confirm the influence of smoking, HT, or parity on female sexuality.
Conclusion: The results of this reference population are concordant with those reported in the literature. This database can be used to evaluate the impact of a surgical technique and/or the use of prosthetic materials on female sexuality by means of the BISF-W self-administered quality of life questionnaire, and compare it to other reference populations.

Mots clés:
Sexualité féminine / BISF-W / Qualité de vie / Population témoin
Mots-clés:
Female sexuality / BISF-W / Quality of life / Reference population
Impact des propriétés pharmacocinétiques des IPDE5 sur l'intervalle prise du traitement/rapport sexuel
Impact of the pharmacokinetic properties of PDE5 inhibitors on the dose/sexual intercourse interval
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 8, 536-542

But : Étudier l’impact des différences de pharmacocinétique des IPDE5 sur l’intervalle entre prise du traitement et rapport sexuel.
Matériel : Étude observationnelle, prospective, réalisée sur un an auprès de 916 médecins généralistes dont 462 ont recruté au moins un patient répondant aux critères d’inclusion : patients souffrant de dysfonction érectile (DE), traités par IPDE5 depuis au moins trois mois et suivis pendant deux mois.
Résultats : Mille quatre cent deux patients analysés, 939 (67 %) traités par sildénafil, 116 (8,3 %) par vardénafil, 347 (24,8 %) par tadalafil, avec en moyenne, un âge de 57,9 ans, une DE depuis 1,8 ans, traités depuis 11,1 mois. La dose la plus faible, la dose initiale recommandée et la dose la plus forte ont été respectivement 25, 50 et 100 mg pour le sildénafil, 5, 10 et 20 mg pour le vardénafil et 5, 10 et 20 mg pour le tadalafil. Le sildénafil était pris à la dose initiale recommandée dans 77 % des cas, contre respectivement 55 et 23 % pour le vardénafil et le tadalafil qui nécessitaient plus fréquemment que le sildénafil des doses supérieures à la dose initiale recommandée pour être efficaces. Sur la période d’étude, les données de 5842 rapports sexuels de 780 patients ont été analysées. La médiane [IC : 95 %] de l’intervalle de temps entre prise du traitement et rapport sexuel était notamment : 1,0 heure [1,0–1,0] pour le sildénafil, 1,0 heure [1,0–1,0] pour le vardénafil et 1,5 heures [1,3–1,5] pour le tadalafil. Les scores de qualité de vie et de satisfaction du traitement ne montraient pas de différence selon l’IPDE5.
Conclusion : Cette étude réalisée dans un contexte de pratique médicale non spécialisé suggère qu’en dépit de profils pharmacocinétiques différents, la planification de la prise du traitement en vue d’un rapport sexuel reste en pratique semblable avec les différents IPDE5.

Introduction: Phosphodiesterase type 5 inhibitors (PDE5I) for the treatment of erectile dysfunction (ED) have the same pharmacological target but their dissimilar chemical structures lead to different pharmacokinetic profiles and consequently possible different uses.
Objectives: To study the impact of the pharmacokinetic differences of PDE5I on the time interval between drug intake and subsequent sexual intercourse.
Method: Observational study, prospective conducted with a sample of 462 French general practitioners over one year. The physicians included patients with ED treated since at least three months by PDE5I. The patients were followed for two months.
Results: One thousand four hundred and two patients (mean age 57.9 years) with ED (mean duration 1.8 years) were analyzed; they were treated since 11.1 months: 939 (67%) by sildenafil, 116 (8.3%) by vardenafil and 347 (24.8%) by tadalafil. Sildenafil was taken at the recommended starting dose in 77% of cases versus 55% and 23% for vardenafil and tadalafil, respectively, that required more frequently higher doses than the recommended starting dose to be efficient. During the observational period, data from 5842 sexual intercourses (from 780 patients) were available. The median [CI: 95%] of the time interval between drug intake and sexual intercourses was 1.0 h [1.0–1.0] for sildenafil, 1.0 h [1.0–1.0] for vardenafil and 1.5 h [1.3–1.5] for tadalafil. Questionnaires for sexual life quality and treatment satisfaction did not evidence differences between the treatments.
Conclusion: This observational study performed in a nonspecialized medical practice indicates that despite their different pharmacokinetic profiles, the different uses of PDE5I remain fairly similar.

Mots clés:
dysfonction érectile / Survie des patients / Traitement oral / Préférence / Demi-vie
Mots-clés:
Erectile dysfunction / Patients survey / Oral treatment / Preference / Half-life
IPDE5 et satisfaction des patients ayant une dysfonction érectile
PDE5 inhibitors and satisfaction of patients with erectile dysfunction
2008
- Commentaire à…
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 8, 542
L’étude de Giuliano et al. confirme la faible prise en charge de la dysfonction érectile par les médecins généralistes (16 % des médecins contactés, ayant inclus au moins un patient) ou du moins l’intérêt très modéré qu’ils y portent . Cette étude soulève deux questions :
  • l’hyper-information des patients sur les différences pharmacocinétiques des trois IPDE5 entraîne-t-elle une modification de leur « rythme » sexuel ?
Le traitement chirurgical de la varicocèle améliore la fertilité et aide à la procréation médicalement assistée
Surgical treatment of varicocele improves fertility and facilitates medically assisted procreation
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 8, 543-549

Objectifs : Évaluer les résultats du traitement chirurgical de la varicocèle, en terme d’amélioration de la qualité du sperme et de la procréation, ainsi que l’apport de ce traitement chez les couples candidats à la procréation médicalement assistée (PMA).
Matériels et méthodes : Notre étude était rétrospective, portant sur 164 hommes infertiles, ayant une varicocèle associée à des anomalies du spermogramme. Nous avons réparti nos patients en quatre groupes, en fonction du nombre total de spermatozoïdes mobiles (TMC). Groupe 1 comprenait 21 patients azoospermiques, groupe 2 (TMC < 1,5 × 106) comprenait 62 patients, groupe 3 (TMC entre 1,5 et 5 × 106) comprenait 22 patients et groupe 4 (TMC > 5 × 106) comprenait 59 patients. Tous les patients ont eu un traitement chirurgical ou par embolisation de leur varicocèle.
Résultats : Après traitement, nous avons noté une augmentation significative des moyennes des concentrations et des pourcentages des spermatozoïdes motiles, passant respectivement de 24,8 à 29,2 × 106 spermatozoïdes par millilitre et de 14,4 à 23,2 % et la survenue d’une grossesse spontanée ou hors AMP chez 59 couples (35,9 %). Concernant les couples qui n’ont pas eu de grossesses, 51 (soit 48,5 %) ont pu avoir une augmentation du TMC leur permettant de changer la technique de la PMA prévue en préopératoire par une autre plus simple.
Conclusion : Le traitement chirurgical de la varicocèle a permis d’améliorer significativement les paramètres spermatiques chez les patients infertiles et d’augmenter les chances de procréer chez le couple. Il a permis aussi aux couples qui n’ont pas eu de grossesses, d’accéder à une technique de PMA plus simple que celle prévue en préopératoire.

Purpose: To assess the effect of varicocelectomy in sperm quality and natural pregnancy and to determine if it can change couple candidacy for assisted reproductive technology (ART) procedures.
Materials and methods: We performed a retrospective study about 164 infertile men with varicocele associated to sperm abnormalities. We divided our patients into four groups, according to the total motile sperm count (TMC). Group 1 includes 21 azoospermic men, group 2 includes 62 patients who had a TMC strictly less than 1.5 × 106, group 3 includes 22 patients who had a TMC between 1.5 and 5 × 106 and group 4 includes 59 patients who had a TMC strictly greater than 5 × 106. All patients underwent surgical or percutaneous embolisation to repair varicocele.
Results: After treatment, the mean spermatozoid concentration and motility were significantly increased, respectively from 24.8 to 29.2 × 106 spermatozoids per millilitre and 14.4 to 23.2%. Spontaneous pregnancy was observed in 59 couples (35.9%). Concerning the couples who had no pregnancies (105), 51 (48.5%) showed increase of the TMC, which allowed them to change the foreseen preoperative ART by an other one more simple.
Conclusion: Varicocelectomy has a significant potential not only to improve sperm quality and natural pregnancy, but also to downstage the level of ART needed to male infertility management.

Mots clés:
varicocèle / Infertilité masculine / andrologie / spermogramme / Procréation médicalement assistée
Mots-clés:
Varicocele / Varicocelectomy / Male infertility / Andrologie / Semen analyses
Hématome urétéral compliquant un traitement anticoagulant : à propos d'un cas
Anticoagulant therapy complicated by ureteric haematoma: A case report
2008
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 8, 550-552

L’hémorragie sous-muqueuse de la paroi urétérale lors d’un traitement par anticoagulant est une complication rare. Nous rapportons le cas d’une patiente de 57 ans ayant une hématurie macroscopique associée à des douleurs lombaires bilatérales dans le cadre d’un surdosage aux antivitamine K (AVK). Le TDM abdominopelvien a permis de faire le diagnostic rétrospectivement après un bilan urologique exhaustif négatif. L’évolution a été favorable après correction rapide des troubles de l’hémostase.

Bleeding of the ureteral wall during an anticoagulant treatment is a rare complication. We report the case of a 57-year-old white woman presented with macroscopic haematuria and lumbar pain with an overdose of anticoagulant treatment. Computed tomographic scan revealed the bleeding of the ureteral wall. Clinical improvement was excellent after correction of the haemostasis disorder.

Mots clés:
hématurie / Anticoagulant / Hémorragie sous-muqueuse
Mots-clés:
haematuria / Anticoagulant treatment / Bleeding of the ureteral wall
La gangrène gazeuse : une complication grave des implants de soutènement urétraux transobturateurs
Gas gangrene: A serious complication of transobturator suburethral slings
2008
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 8, 553-556

Nous rapportons le cas d’une gangrène gazeuse de la région obturatrice, survenue six mois après mise en place d’une bandelette de polypropylène monofilament macroporeux, sous-urétrale en position transobturatrice, chez une patiente de 39 ans. Cette complication a engagé de manière sévère le pronostic vital de la patiente, opérée pour incontinence urinaire d’effort. Comparativement aux quelques données disponibles de la littérature, nous discutons des facteurs possiblement prédictifs de la survenue de telles complications.

We report a case of a gaseous gangrene of the thigh, six months after setting a polypropylene monofilament suburethral sling on transobturator position. This rare complication has severely engaged the vital prognosis of a 39-years-old woman, operate for stress urinary incontinence. According to the available data, we discuss the predictive factors of such complications.

Mots clés:
Gangrène gazeuse / TOT / Bandelette de soutènement infra-urétrale
Mots-clés:
Gas gangrene / TOT / Suburethral sling