Base bibliographique

Sommaire :

Gangrène des organes génitaux externes.
Gangrene of the external genital organs.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 911-924

Le terme de gangrène des organes génitaux externes (OGE) de l'homme regroupe deux entités différentes. La gangrène primitive des OGE (5% des cas) appelée maladie de Fournier décrite en 1883 : gangrène des téguments des OGE sans cause loco-régionale, de mécanisme inconnu et d'évolution inéluctable vers une nécrose de topographie déterminée quel que soit le traitement. La gangrène "secondaire" des OGE (95% des cas) liée à une cause loco-régionale, cutanée, urogénitale ou digestive, dont l'évolution peut être modifiée par la précocité et le type du traitement. La précocité du diagnostic est essentielle, dans la vraie maladie de Fournier, pour éviter les complications générales de cette nécrose, dans la gangrène secondaire pour limiter l'extension loco-régionale et prévenir les complications générales. Compte tenu de l'évolution galopante de la maladie et dans un but de diagnostic ultra-rapide, de nombreux auteurs préconisent : ponction locale, biopsie ou recherche de gaz sous-cutané par méthode radiologique ou ultrasonique. Le traitement comporte : 1) une antibiothérapie, bi ou tri-thérapie permettant de couvrir la flore bactérienne habituellement mixte (Cocci gram positifs, bacilles gram négatifs et anaérobies). 2) un débridement chirurgical à la demande, éventuellement répété pour exciser les zones nécrosées, drainer les collections et mettre en place une irrigation des cavités, 3) une oxygénothérapie hyperbare, 4) éventuellement une dérivation urinaire (cystostomie) ou digestive (colostomie) si l'un des deux appareils est en cause ou si la dérivation facilite la gestion des soins, 5) la reconstruction chirurgicale (greffe ou lambeaux) si besoin.La mortalité reste lourde, de l'ordre de 20% : 50% s'il est âgé, s'il existe des tares, un retard de diagnostic et de traitement.

The term gangrene of the male external genital organs is applied to two different entities. Primary gangrene of the external genital organs (5% of cases), also called Fournier's disease, first described in 1883 : gangrene of the integument of the external genital organs in the absence of a local cause, according to an unknown mechanism and with inevitable progression towards a specific distribution of necrosis, regardless of treatment. "Secondary" gangrene of the external genital organns (95% of cases) related to a local, cutaneous, urogenital or gastrointestinal cause, whose course can be modified by early application of approrpiate treatment. An early diagnosis is essential : in true Fournier's disease to avoid the systemic complications of this necrosis, and in secondary gangrene to limit the local extension and to prevent systemic complications. In view of the galloping course of the disease and in order to very rapidly reach the diagnosis, many authors recommend : local aspiration, biopsy or search for subcutaneous gas by ultrasound or radiology. Treatment consists of : 1) antibiotic therapy using two or three antibiotics to cover the usually mixed bacterial flora (Gram positive cocci, Gram negattive bacilly and anaerobes). 2) surgical debridement as required, possibly repeated to excise necrotic zones, to drain collections and for irrigation of cavities. 3) hyperbaric oxygen therapy. 4) urinary diversion (cystostomy) or gastrointestinal diversion (colostomy) may be required when either of these two tracts are responsiblee for the infection, or when diversion facilitates management. 5) surgical reconstruction (grafts or flaps) as required. The mortality is high, of the order of 20% : 50% in elderly patients with other concomitant diseases, when diagnosis and treatment are delayed.

Mots clés:
Infection / gangrène de Fournier.
Mots-clés:
infection / Fournier's gangrene
Cryopréservation d'organes : Etat actuel des recherches développées à Grenoble.
Organ cryopreservation : current state of research conducted in Grenoble.
2001
- Recherche - Physiologie
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 927-932

Après avoir posé le problème de la cryopréservation des organes, et cité les résultats connus sur ce sujet, le projet Grenoblois est présenté. Aux études physiques et biologiques est associée une expérimentation d'auto- transplantation sur le rein de lapin qui permet d'évaluer la valeur fonctionnelle de l'organe regreffé après traitement et refroidissement. Durant la perfusion du rein avec la solution cryoprotectrice, les résistances rénales sont mesurées. Afin de vérifier l'homogénéité de la concentration du cryoprotecteur dans l'organe, une expérience d'imagerie spectrale RMN a été développée Grâce a une nouvelle méthode d'imagerie rapide, il est possible de suivre l'évolution en temps réel de la concentration pendant la perfusion. En plus de la concentration et de l'homogénéité, l'analyse des spectres locaux a permis d'accéder à la température locale du rein.

After discussing the problem of organ cryopreservation and reviewing the current data available on this subject, the Grenoble project is presented. Physical and biological studies have been combined with experimentation of autologous renal transplantation in rabbits to assess the functional value of the retransplanted organ after treatment and cooling. Renal resistances are measured during perfusion of the kidney with the cryoprotective solution. In order to verify the homogeneity of the cryoprotector concentration in the organ, an NMR spectral imaging test has been developed. A new rapid imaging method now allows real time monitoring of concentration variations during perfusion. In addition to concentration and homogeneity, analysis of local spectra also provides information about the local temperature de the kidney.

Mots clés:
Transplantation rénale / conservation d'organe
Mots-clés:
renal transplantation / organ preservation
Etude urodynamique de l'obstruction induite par une chirurgie du reflux vésico-urétéral par avancement sous-muqueux chez la chienne Beagle.
Urodynamic study of obstruction induced by submucosal advancement vesicoureteric reflux surgery in female Beagle dogs.
2001
- Recherche - Physiologie
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 933-941

Le traitement du reflux vésico-urétéral par avancement sous muqueux est efficace en clinique humaine, sur les uretères refluants non dilatés, au prix d'une faible morbidité. En revanche, les résultats de cette technique en cas de pathologie associée comme le méga-uretère semblent moins bons et pourrait être le fait d'une obstruction induite par la chirurgie du reflux. Le but de ce travait était d'évaluer les modifications urodynamiques de la réimplantation urétéro-vésicale chez 10 chiennes "beagle". Une réimplantation urétéro-vésicale gauche par avancement urétéral sous-muqueux a été réalisée chez chaque animal qui était son propre témoin. L'évaluation morphologique a été appréciée par une urographie intraveineuse et une cystographie rétrograde. L'étude urodynamique a nécessité une nouvelle intervention chirurgicale effectuée en moyenne vers la 18ème semaine post-opératoire. Une sonde 2 voies 6 Charrière a été mise en place dans chaque uretère : pendant qu'une pompe délivrait, dans un canal, un débit de perfusion constant (2 puis 5 ml/mn), la pression urétérale était mesurée par l'autre canal. La pression vésicale était enregistrée par un cathéter vésical. Pour chaque débit de perfusion, l'augmentation des pressions dans l'uretère réimplanté a été comparée à celle mesurée dans l'uretère témoin, en fonction de la pression vésicale. L'évaluation morphologique à distance a permis de constater l'absence de retentissement sur le haut appareil urinaire ainsi que l'absence de reflux vésico-uretéral et de diverticule para-uretéral. Une augmentation initiale de la pression urétérale basale est apparue au début de la perfusion et a été significativement plus élevée dans l'uretère opéré que dans l'uretère témoin (pour un débit de perfusion de 2 puis 5 ml/mn, p = 0,0008 et 0,0029 respectivement). Les pressions urétérales moyennes ont augmenté de façon parallèle mais celles enregistrées dans l'uretère réimplanté ont été significativement plus élevées que celles enregistrées dans l'uretère témoin ( p

The treatment of vesicoureteric reflux by submucosal advancement is effective in human clinical practice on nondilated refluxing ureters, with a low morbidity. In contrast, the results of this technique in the presence of concomitant disease such as megaureter appear to be less favourable and could be due to obstruction induced by the reflux surgery. The objective of this study was to evaluate the urodynamic modifications of ureterovesical reimplantation in 10 female Beagle dogs. Left ureterovesical reimplantation by submucosal ureteric advancement was performed in each animal which constituted its own control. The morphological results were assessed by intravenous urography and retrograde cystography. The urodynamic study was conducted during another surgical operation performed, on average, around the 18th postoperative week. A 6F two-channel probe was inserted on each ureter: while a pump delivered a constant infusion (2 then 5 ml/min) into one channel, the ureteric pressure was measured by the other channel. The bladder pressure was recorded by a bladder catheter. For each infusion rate, the increased pressure in the reimplanted ureter was compared to that measured in the control ureter, as a function of the bladder pressure. The subsequent morphological evaluation demonstrated the absence of any repercussions on the upper urinary tract and the absence of vesicoureteric reflux and paraureteric diverticulum. An initial increase in the basal ureteric pressure was observed at the beginning of the infusion and was significantly higher in the operated ureter than in the control ureter (for an infusion rate of 2 then 5 ml/min, p=0.0008 and 0.00029, respectively). The mean ureteric pressures increased in parallel, but those recorded in the reimplanted ureter were significantly higher than those recorded in the control ureter (p

Mots clés:
Reflux vésico-urétéral / opération anti-reflux / expérimentation animale
Mots-clés:
vesicoureteral reflux / antireflux procedure / animal experiment
Facteur étiologiques de la lithiase urinaire de l'enfant en Tunisie
Aetiological factors of urinary stones in Tunisian children.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 942-945

Cinquante-cinq enfants lithiasiques tunisiens, âgés de 8 mois à 15 ans, ont bénéficié d'une analyse morphologique et spectrophotométrique infrarouge de leur calcul. Cette étude a permis une approche du profil étiologique de la lithiase de l'enfant en Tunisie. Le noyau des calculs était composé d'urate acide d'ammonium dans 48% des cas avec une morphologie orientant vers une carence phosphorée associée à des antécédents de diarrhée. Dans 24% des cas, le noyau contenait de la struvite orientant vers une cause infectieuse urinaire à germes uréasiques. Les principaux facteurs de croissance de la lithiase étaient l'hyperoxalurie et l'infection de l'arbre urinaire. Dans 5 cas, la lithiase était due à une maladie métabolique lithogène héréditaire, une cystinurie dans 1 cas et une hyperoxalurie primaire dans 4 cas.

Fifty-five Tunisian children with urinary stones, between the ages of 8 months and 15 years, underwent morphological and infrared spectrophotometric analysis of their stones. This study provides an approach to the aetiological profile of urinary stones in Tunisian children. The nucleus of the stones was composed of acidic ammonium urate in 48% of cases with a morphology suggestive of phosphorus deficiency associated with a history of diarrhoea. In 24% of cases, the nucleus contained struvite indicating the presence of urinary tract infection by urease-positive bacteria. The main growth factors of urinary stones were hyperoxaluria and urinary tract infection. In 5 cases, the stones were due to a hereditary lithogenic metabolic disease : cystinuria in 1 case and primary hyperoxaluria in 4 cases.

Mots clés:
Lithiase / Enfant / lithogénèse / Épidémiologie
Mots-clés:
stones / child / stone formation / epidemiology
Syndrome de la jonction pyélo-urétérale congénital de l'adulte traité par coeliochirurgie.
Laparoscopic treatment of congenital ureteropelvic junction syndrome in adults.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 946-950

BUTS : Réaliser par coeliochirurgie la pyéloplastie selon Anderson, Hynes et Küss pour traiter le syndrome de la jonction pyélo-urétérale (SJPU). PATIENTS ET METHODES : Nous avons proposé, aux patients pour lesquels l'indication d'un traitement pour SJPU était retenu, une pyéloplastie sous coeliochirurgie par une voie d'abord trans-abdomino-péritonéale. Les jonctions pyélo-urétérales ont été abordées après décollement colique et réséquées. Les sutures ont été réalisées par trois surjets de fil vicryl 4/0 : deux pour l'anastomose pyélo-urétérale et un pour le manche de la raquette pyélique. Les vaisseaux polaires inférieurs ont été transposés en arrière de la voie excrétrice et toutes les anastomoses protégées par une endoprothèse posée préalablement. Les durées d'intervention et d'hospitalisation post-opératoire, le volume des pertes sanguines ont été relevés. A trois mois, cinq patients sont évaluables d'un point de vue clinique et radiologique par comparaison des urographies pré et post-opératoires.
RESULTATS : De mai 1994 à mai 1995, sept patients consécutifs (âge moyen 33,4 ans, 17-65 ans) présentaient un SJPU congénital symptomatique. Trois patients avaient une artère polaire inférieure croisant la face antérieure de la jonction, et deux un bassinet géant. La durée moyenne d'intervention a été de 120 minutes (maximum : 147 mn; minimum : 90 mn). La perte sanguine a été constamment inférieure à 50 ml. La durée moyenne de séjour hors complication (1 cas) a été de trois jours (maximum 4 jours - minimum 1,5 jours). Notre complication est due à une fistule post-opératoire en raison d'une erreur technique nécessitant quinze jours d'hospitalisation. Les cinq patients évaluables sont asymptomatiques. Les résultats radiologiques montrent une amélioration franche dans quatre cas sur cinq, dans l'autre cas l'aspect dynamique est amélioré.
CONCLUSION : Le SJPU peut être traité sous coeliochirurgie selon des principes chirurgicaux qui ont fait leurs preuves, à condition de réunir dans un bloc opératoire parfaitement équipé un chirurgien et une équipe rompus à ce type de chirurgie. Ainsi, la pyéloplastie sous coeliochirurgie est une alternative aux traitements par chirurgie ouverte et par endopyélotomie dans la mesure où les patients bénéficient des avantages de la coeliochirurgie sans rien concéder à la méthode de traitement du SJPU.

OBJECTIVES : To perform pyeloplasty as described by Andrson, Hynes and Küss by laparoscopic surgery for the treatment of ureteropelvic junction syndrome (UPJS). METHODS : In patients with an indication for treatment for UPJS, we proposed laparoscopic pyeloplasty via a trans-abdomino-retroperitoneal incision. The ureteroplevic junctions were exposed after detachment of the colon and were resected. Three Vicryl 4/0 running sutures were performed : two for the ureteropelvic anastomosis and one for the pelvic racket handle. The lower pole vessels were transposed posteriorly to the urinary tract and all anastomoses were protected by a previously inserted stent. Operating times and postoperative hospital stays, and volume of blood loss were recorded. At three months, five patients are evaluable clinically and radiologically by comparison of pre- and postoperative urographies. RESULTS : From May 1994 to May 1995, seven consecutive patients (mean age : 33.4 years, range : 17-65 years) presented with symptomatic congenital UPJS. Three patients had a lkower pole artery crossing the anterior surface of the junction, and two had a giant renal pelvis. The mean operating time was 120 minutes (max : 147 min; min. : 90 min). The blood loss was always less than 50 ml. The mean hospital stay in the absence of complications (1 case) was three days (max. : 4 days, min. : 1.5 days). This one complication was due to a postoperative fistula resulting from a technical error requiring an additional fortnight in hospital. The five evaluable patients are asymptomatic. Radiological results showed frank improvement in four out of five cases, while the dynamic appearance was improved in the other case. CONCLUSIONS : UPJS can be treated by laparoscopic surgery according to proven surgical principles, provided it is performed in a perfectly equipped operating room, by a surgeon and operating team experienced in this type of surgery. Laparoscopic pyeloplasty therefore constitutes an alternative to open surgery and endopyelotomy, as the patients benefit from the advantages of laparoscopic surgery without impairing the efficacy of treatment of UPJS.

Mots clés:
hydronéphrose congénitale / adulte / chirurgie laparoscopique / Pyéloplastie
Mots-clés:
ureteropelvic junction syndrome / adult / laparoscopic surgery / pyeloplasty
Bilan d'extension TDM et IRM des tumeurs du rein : corrélations anatomo-radiologiques chez 46 patients.
CT and MRI staging of renal tumours: anatomo-radiological correlation in 46 patients.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 951-960

BUT: Evaluer comparativement TDM et IRM dans le bilan d'extension pré-opératoire des tumeurs du rein.METHODES: 46 patients affectés d'une tumeur solide du rein ont été explorés en pré-opératoire par TDM (n=43) et IRM (n=46), dont les résultats ont été confrontés aux données anatomo-pathologiques. RESULTATS: L'IRM a apprécié le franchissement capsulaire avec une sensibilité et une spécificité de 95,6 et 52,1%, contre 95,2 et 40% en TDM. Les 3 cas d'extension para-rénale ont été reconnus en IRM. Pour la mise en évidence d'adénopathies, la sensibilité de l'IRM était supérieure à celle de la TDM (71,4%) contre 57,1%) avec des spécificités respectives de 92,3 et 88,8%. Dans 14 cas existait une extension tumorale dans la veine rénale proximale, dont 12 se prolongeaient dans le segment distal de cette veine, 6 dans la veine cave inférieure et 2 jusqu'à l'oreillette droite. Vis-à-vis des segments veineux d'intérêt chirurgical, les performances de l'IRM étaient constamment supérieures à celles de la TDM (sensibilités respectives: veine rénale distale: 70% et 83,33%; veine cave inférieure: 66,6% et 83,33%; spécificités respectives, veine rénale distale: 84,8% et 97%; veine cave inférieure: 91,8% et 97,5%), à condition d'apprécier conjointement les résultats des séquences en écho de spin pondérées T1 et en écho de gradient FLASH. CONCLUSION: Ces résultats nous font préférer aujourd'hui l'IRM plutôt que la TDM pour le bilan d'extension pré-opératoire des cancers du rein en cas de contre-indication à l'injection de produit de contraste iodé, de tumeur volumineuse, et chaque fois qu'une extension veineuse est suspectée en échographie.

OBJECTIVE: To comparatively evaluate CT scan and MRI in the preoperative staging of renal tumours. METHODS: 46 patients with a solid renal tumour were investigated preoperatively by CT scan (n = 43) and MRI (n = 46), the results of which were compared with pathological data. RESULTS: MRI assessed capsular effraction with a sensitivity of 95.6% and a specificity of 52.1%, versus 95.2 and 40%, respectively, for CT scan. Three cases of perirenal extension were detected by MRI. The sensitivity of MRI was higher than that of CT scan for the demonstration of adenopathy (71.4% versus 57.1%) with specificities of 92.3 and 88.8%, respectively. Fourteen cases were associated with tumour extension into the proximal renal vein, which extended into the distal segment of this vein in 12 cases, into the inferior vena cava in 6 cases and as far as the right atrium in 2 cases. The performance of MRI was always better than that of CT scan in relation to venous segments of surgical interest (respective sensitivities of 70% and 83.33% in the distal renal vein and 66.6% and 83.33% in the inferior vena cava; and respective specificities of 84.8% and 97% in the distal renal vein and 91.8% and 97.5% in the inferior vena cava), provided the results of T1-weighted spin echo sequences and FLASH gradient echo sequences were assessed conjointly. CONCLUSION: These results lead us to now prefer MRI to CT scan for the preoperative staging of renal cancer, in the presence of a contraindication to iodinated contrast agent injection, very large tumours, and whenever venous extension is suspected on ultrasonography.

Mots clés:
Rein / Tumeur / imagerie par résonance magnétique nucléaire / scanner / bilan d'extension tumorale
Mots-clés:
Kidney / tumor / magnetic resonance imaging / CT scan / staging
La surrénalectomie ipsilatérale dans le traitement chirurgical du carcinome rénal.
Ipsilateral adrenalectomy in the surgical treatment of renal cell carcinoma.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 961-964

BUTS : Evaluer la pertinence de la surrénalectomie ipsilatérale lors d'une néphrectomie radicale dans le traitement de l'adénocarcinome rénal en fonction des résultats de la tomodensitométrie obtenus en période pré-opératoire. METHODES : Entre mai 1985 et juin 1994, 194 patients ont subi une néphrectomie radicale dans le traitement de l'adénocarcinome rénal en fonction des résultats de la tomodensitométrie obtenus en période pré-opératoire.
RESULTATS : 148 patients ont eu une tomodensitométrie abdominale avant l'intervention chirurgicale. On retrouve 94 surrénalectomies dans ce groupe de patients. Aucun des 77 patients ayant une tomodensitométrie indiquant une surrénale normale n'avait de métastase surrénalienne à l'examen histologique définitif. Dix-sept patients avaient une masse surrénalienne à la tomodensitométrie dont 3 se sont avérées néoplasiques. Nous avons obtenu une sensibilité de 100%, une spécificité de 82%, une valeur prédictive positive de 18% et une valeur prédictive négative de 100%. Des 185 dossiers révisés, on retrouve 114 surrénalectomies, incluant 4 surrénales envahies par l'adénocarcinome rénal (3,5%). Dans ces 4 cas, le plus petit diamètre de la tumeur rénale était de 4 cm et le stade pathologique minimum était T3. CONCLUSIONS : Il apparaît donc qu'en présence d'une tumeur rénale et d'une tomodensitométrie surrénalienne négative, il est justifié de ne pas pratiquer de surrénalectomie lors de la néphrectomie radicale.

OBJECTIVES : To assess the value of ipsilateral adrenalectomy during radical nephrectomy for the treatment of renal cell carcinoma as a function of preoperative computed tomography findings. METHODS : Between May 1985 and June 1994, 194 patients underwent radical nephrectomy for renal cell carcinoma in our institution. Preoperative radiological reports and postoperative pathological reports were reviewed for 185 patients. RESULTS : 148 patients underwent abdominal computed tomography before surgery. 94 adrenalectomies were performed in this group of patients. None of the 77 patients in whom computed tomography showed a normal adrenal gland had adrenal metastatis on the definitive histological examination. 17 patients had an adrenal mass on computed tomography, 3 of which proved to be neoplastic. Preoperative CT had a sensitivity of 100%, a specificity of 82%, a positive predictive value of 18% and a negative predictive value of 100%. The 185 files reviewed included 114 adrenalectomies, including 4 adrenal glands invaded by renal cell carcinoma (3.5%). In these 4 cases, the smallest diameter of the renal tumour was 4 cm and the minimum pathological stage was T3. CONCLUSIONS : It therefore appears justified not to perform adrenalectomy during nephrectomy, in the presence of a renal tumour and negative adrenal computed tomography.

Mots clés:
Rein / Tumeur / Néphrectomie élargie / Surrénalectomie
Mots-clés:
Kidney / tumor / Radical nephrectomy / Adrenalectomy
Obstruction urétérale par métastases rétropéritonéales du carcinome gastrique.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 965-967

Entre 1989 à 1993, 9 patients ont présenté une obstruction urétérale secondaire à l'extension rétropéritonéale d'un carcinome gastrique. Le premier symptôme de la maladie s'est présenté sous forme de douleurs lombaires et de dilatation des cavités découvertes par échographie. Malgré une imagerie avec scanner rétropéritonéal, le diagnostic dans trois cas n'a été établi qu'après l'autopsie. Les tumeurs rétropéritonéales étaient des métastases de tumeur gastrique le plus souvent de type adénocarcinome à cellules en bague à chaton. La survie des malades se limite à quelques mois en raison de la progression de la maladie. La dérivation palliative des urines est seule justifiée.

Ureteric obstructions caused by retroperitoneal metastases of cancer of the stomach.

Mots clés:
obstruction de la voie urinaire supérieure / Métastase / rétro-péritoine
Mots-clés:
upper urinary tract obstruction / Metastasis / retroperitoneum
Réévaluation anatomopathologique des tumeurs prostatiques confinées à l'organe avec progression biologique et étude de survie des patients prostatectomisés en fonction des caractéristiques histologiques de leur tumeur.
Histological review of organ-confined prostatic tumours with laboratory signs of progression and study of the survival of prostatectomized patients as a function of the histological features of their tumour.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 968-973

BUTS : La coexistence de tumeurs prostatiques confinées à l'organe et d'une progression biologique est surprenante sauf si l'on admet la possibilité d'erreurs de l'examen anatomopathologique. De plus, le fort taux de progression biologique après prostatectomie radicale doit faire s'interroger sur la nature des caractères histologiques les plus péjoratifs afin de mieux sélectionner les malades.
MATERIEL ET METHODES : 129 pièces de prostatectomie radicale sont étudiées. 8 des 129 patients, présentant une élévation d'emblée ou secondaire du PSA alors que l'examen anatomo-pathologique diagnostiquait un cancer intracapsulaire pT2, ont été réévalués par relecture des lames et recoupes des blocs de prostate inclus en paraffine. Les courbes actuarialisées de survie sont analysées dans 4 groupes de patients, répartis selon différentes caractéristiques anatomo- pathologiques de leur tumeur.
RESULTATS : La relecture des lames a permis le diagnostic de 2 franchissements capsulaires focaux et 1 envahissement d'une vésicule séminale. Les recoupes des blocs paraffinés ont permis le diagnostic de 2 franchissements capsulaires focaux et d'une marge d'exérèse positive. Les différences entre les 4 courbes de survie sans progression biologique (PSA CONCLUSION : Au total, la réalisation de recoupes rectifie 2,3% des stadifications anatomopathologiques et l'analyse globale des facteurs de mauvais pronostic peut guider l'urologue dans sa décision de traitement adjuvant.

OBJECTIVES : The coexistence of tumours confined to the prostate and laboratory signs of progression is surprising unless we accept the possibility of errors of the pathological examination. In view of the high incidence of laboratory signs of progression after radical prostatectomy, it is important to define the most pejorative histological features in order to improve patient selection. METHODS : 129 radical prostatectomy specimens were studied, 8 out of 129 patients, with an immediate or secondary elevation of PSA while histological examination diagnosed a pT2 intracapsular cancer, were re-evaluated by reviewing the slides and resection of paraffin embedded blocks of prostate. The actuarial survival curves were analysed in 4 groups of patients, defined according to the various pathological characteristics of their tumour. RESULTS : Review of the slides led to the diagnosis of 2 cases of focal capsular effraction and 1 case of seminal vesicle invasion. Resection of paraffin blocks led to the diagnosis of 2 cases of focal capsular effraction and one positive resection margin. The differences between the 4 survival curves with no laboratory signs of progression (PSA CONCLUSION : Overall, resection of the blocks corrected the pathological staging in 2.3% of cases and global analysis of factors of poor prognosis can guide the urologist in his decision to administer adjuvant treatment.

Mots clés:
prostate / Tumeur / PSA / Anatomopathologie / histo-pronostic
Mots-clés:
prostate / tumor / PSA / Pathology / histoprognosis
Etude comparative des traitements de l'adénome de prostate : photocoagulation laser versus résection endoscopique.
Comparative study of treatments for benign prostatic hyperplasia : laser photocoagulation versus endoscopic resection.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 974-979

BUTS : La résection de prostate au LASER avec une source Nd YAG a pour but de détruire l'adénome de prostate responsable d'obstruction vésicale. Cette technique est actuellement en cours d'investigation.
Matériel et Méthodes : Un total de 56 patients, avec un recul minimal de 6 mois et ayant les indications de résection endoscopique pour adénome ont été traités par coagulation laser de type TULIP [22] ou VLAP [34]. Les résultats fonctionnels objectifs et subjectifs ont été comparés à un groupe de patients [30] traités dans la même période de temps par résection endoscopique. Les résultats sont exprimés selon le pourcentage de patient ayant répondu au traitement en terme de réponse objective (débit max.>l5 ml/s avec amélioration > 30% ou entre 12 et 15ml mais amélioration > 50%) et subjective (IPSS30% ou entre 7 et 10 mais amélioration >50%).
RESULTATS : Avec un recul minimal de 6 mois, le taux de réponse objective est de 55.5% (TULIP), 84,6% (VLAP) et de 83,2% (RTUP). Le taux de réponse subjective est de 55,5% (TULIP), 92,3% (VLAP) et de 83,3% (RTUP). Les durées d'hospitalisation étaient significativement réduites dans les groupes laser (2.1 VLAP et 3.3 TULIP; 4,93 RTUP). Dans le groupe TULIP, 3 patients étaient incontinents et 4 avaient une prostatite chronique. A 6 mois, 4 patients dans le groupe VLAP et 6 dans le groupe TULIP ont du avoir une RTU complémentaire.
CONCLUSION : Ces résultats indiquent que la photocoagulation LASER est efficace dans le traitement de l'adénome de prostate. La technique VLAP semble la mieux adaptée dans cette indication. Le bénéfice du VLAP sera mis en évidence au mieux par l'étude randomisée qui est en cours, à condition de tenir compte de la durée d'hospitalisation, des complications postopératoires et du rapport coût-efficacité. A l'inverse, le système TULIP expose à de nombreuses complications qui nous paraissent inacceptables.

OBJECTIVE : Resection of the prostate using a Nd YAG laser is designed to destroy benign prostatic hyperplasia responsible for bladder neck obstruction. This technique is currently under investigation. PATIENTS AND TECHNIQUE : A total of 56 patients, with a minimal follow-up of 6 months and presenting indications for endoscopic resection of the prostate were treated by TULIP [22] or VLAP [34] laser coagulation. The objective and subjective results were compared to a group of patients [30] treated by endoscopic resection during the same period. Results are expressed as the percentage of patient responding to treatment in terms of objective (peak flow rate > 15 ml/s with improvement > 30% or between 12 and 15 ml, but improvement > 50%) and subjective parameters (IPSS 30% or between 7 and 10, but improvement > 50%). RESULTS : With a minimal follow-up of 6 months, the objective response rates were 55.5% (TULIP), 84.6% (VLAP) and 83.2% (TURP), while the subjective response rates were 55.5% (TULIP), 92.3% (VLAP) and 83.3% (TURP). The hospital stay was significantly shorter in the laser group (2.1 VLAP and 3.3 TULIP; 4.93 TURP). In the TULIP group, 3 patients were incontinent and 4 developed chronic prostatitis. At 6 months, 4 patients in the VLAP group and 6 patients in the TULIP group had to undergo a complementary TURP.
CONCLUSION : These results indicate that laser photocoagulation is effective in the treatment of benign prostatic hyperplasia. The VLAP technique appears to be better adapted to this indication. The benefit of VLAP will be more clearly demonstrated by the randomized study currently underway, provided the length of hospital stay, postoperative complications and cost-effectiveness ratio are taken into account. In contrast, the TULIP system is associated with numerous complications which appear to be unacceptable.

Mots clés:
prostate / HBP / chirurgie endoscopique / résection transuréthrale / Laser
Mots-clés:
prostate / BPH / endoscopic surgery / transurethral resection / Laser
Fiabilité des mesures de pressions obtenues par les sondes utilisées pour la réalisation du profil de pression uréthral par la méthode perfusionnelle.
Reliability of pressure measurements obtained by catheters used to determine urethral pressure profiles by the perfusion method.
2001
- Recherche - Physiologie
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 980-985

Le but de l'étude était d'évaluer la fiabilité des mesures de pression avec les principales sondes utilisées pour la réalisation du profil uréthral par la méthode perfusionnelle. Cette évaluation, réalisée sur un banc d'essai, permettait de comparer la pression de référence régnant dans une cuve remplie d'eau à celle mesurée par la sonde testée. La fiabilité de la mesure variait d'une sonde à l'autre. Cette disparité était due, d'une part, aux différences de pertes de charges qui induisent une surestimation de la mesure (de 2 à 17 centimètres d'eau) devant être corrigée par un réglage du zéro pression avec un cathéter perfusé. D'autre part, on observait des différences importantes de rapidité de la réponse (de zéro à cinq secondes) qui semble être liée aux propriétés élastiques de la sonde. Cette étude ne prétend pas vérifier globalement la fiabilité de la méthode perfusionnelle mais uniquement la fiabilité d'une mesure de pression.

The objective of this study was to evaluate the reliability of pressure measurements by the main catheters used to determine urethral profiles by the perfusion method. This evaluation, performed on a test bench, compared the reference pressure in a tank filled with water to that measured by the catheter tested. The reliability of the measurement varied from one catheter to another. This disparity was due to differences of load losses, leading to an overestimation of the measurement (by 2 to 17 centimetres of water), which must be corrected by adjustment of the zero pressure with a perfused catheter. Major differences in the rapidity of response (from zero to five seconds) were also observed, which appear to be related to ealstic properties of the catheter. This study does not pretend to globally verify the reliability of the perfusion method, but only the reliability of pressure measurements.

Mots clés:
Urodynamique / profil de pression uréthrale / uréthromanométrie / recherche
Mots-clés:
urodynamics / urethral pressure profile / urethrometry / research
Efficacité et tolérance du moxisylyte en injections intracaverneuses chez des patients ayant une dysérection : étude en double aveugle contrôlée par placebo.
Efficacy and safety of moxisylyte by intracavernous injections in patients with erectile dysfunction : double-blind placebo-controlled study.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 985-991

BUTS : Evaluer l'efficacité du moxisylyte intracaverneux comparativement à un placebo, chez des patients ayant un dysfonctionnement érectile d'origine variée. Apprécier la tolérance locale et générale du moxisylyte administré par autoinjection. METHODES : Étude multicentrique, comportant deux phases de traitement : la première phase, conduite en double aveugle sur deux groupes parallèles de patients randomisés, s'est déroulée sur une période de 1 mois (1 injection par semaine) au cabinet de l'investigateur; la deuxième phase a été conduite en ouvert au domicile du patient, sur une période de 3 à 11 mois. Les autoinjections (1 à 2 par semaine) ont été pratiquées à l'aide d'une seringue pré-remplie contenant 10 mg de moxisylyte.
RESULTATS : Sur les 307 patients évalués dans la première phase, la supériorité des réponses érectiles induites par le moxisylyte par rapport au placebo a été vérifiée aux plans quantitatif et qualitatif (pCONCLUSION : Cette étude confirme la possibilité d'obtenir une réponse érectile par injection intracaverneuse de 10 mg de moxisylyte avec une très faible incidence d'effets indésirables, au plan local et général. Elle tend également à vérifier une efficacité plus importante du moxisylyte lors d'autoinjections à domicile que par injection au cabinet médical.

OBJECTIVE : To evaluate the efficacy of intracavernous moxisylyte versus placebo in patients with erectile dysfunction of various origins. To assess the local tolerance and systemic safety of moxisylyte by self-administered injection. METHODS : Multicentre study, comprising two treatment phases: the first, double-blind phase, was conducted in two parallel groups of randomized patients, over a 1-month period (1 injection per week) in the investigator's office; the second phase was conducted under open conditions in he patient's home, over a peiod of 3 to 11 months. Self-administered injections (1 to 2 per week) were performed using a prefilled synringe containing 10 mg of moxisylyte. RESULTS : Out of 307 patients evaluated during the first phase, the qualitative and quantitative superiority of erectile response induced by moxisylyte compared to placebo was confirmed (p CONCLUSION : This study confirms the possibility of obtaining an erectile response by intracavernous injection of 10 mg of moxisylyte with a very low incidence of local and systemic adverse effects. It also tends to confirm the superior efficacy of moxisylyte by self-administered injections at home than by injection in the doctor's office.

Mots clés:
andrologie / traitement des dysérections / Injection intra-caverneuse / alpha-bloquant
Mots-clés:
andrology / erectile dysfunction treatment / intracavernous injection / alpha-adrenergic antagonist
Malformation du système veineux rénal et cave caudal révélée par des hématuries récidivantes.
Malformation of the renal venous system and caudal inferior vena cava presenting in the form of recurrent haematuria.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 992-996

Les auteurs rapportent un cas d'hématurie révélatrice de varices urétérales (V.U.) par malformation veineuse complexe. Après avoir écarté la pathologie tumorale et infectieuse, cette cause rare d'hématurie doit être évoquée dans les hématuries d'origine haute unilatérale. Dans ce cas clinique, le diagnostic a été porté à l'âge adulte. Il a été suspecté par l'urographie intra-veineuse et confirmé par la tomodensitométrie.

The authors report a case of haematuria secondary to ureteric varices due to a complex venous malformation. After excluding a neoplastic and infectious cause, this rare cause of haematuria must be considered in patients presenting with unilateral upper tract haematuria. In this case, the diagnosis was made during adulthood. It was suspected on intravenous urography and confirmed by computed tomography.

Mots clés:
symptôme / hématurie / pathologie vasculaire / Uretère / varice
Mots-clés:
symptom / hematuria / vascular disease / ureter / varix
Thrombi néoplasiques intracaves d'un adénocarcinome à cellules claires du rein intéressant la veine rénale et la veine gonadique droites. A propos d'un cas.
Intracaval tumour thrombi from renal cell carcinoma, clear cell type, involving the right renal and spermatic veins. A case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 997-1000

Les auteurs rapportent l'observation d'un patient porteur d'un adénocarcinome du rein droit présentant deux bourgeons néoplasiques intracaves: l'un aux dépens de la veine rénale, le second isolé, naissant de la veine spermatique. Ils discutent les investigations complémentaires et proposent une explication physiopathologique de cette extension néoplasique rare à la veine spermatique.

The authors report the case of a patient with right renal cell carcinoma with two intracaval tumour nodules, one arising in the renal vein and the other arising in the spermatic vein. They discuss the complementary investigations and propose a pathophysiological explanation for this rare neoplastic extension to the spermatic vein.

Mots clés:
Rein / Tumeur / veine cave / veine spermatique / thrombus
Mots-clés:
Kidney / tumor / vena cava / spermatic vein / thrombus
Métastases péniennes à propos d'un cas. Revue de la littérature.
Penile metastases. Case report and review of the literature.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 1009-1011

Les métastases péniennes sont rares. Elles surviennent dans un délai moyen de 2 ans et accompagnent très souvent une dissémination métastatique. Le traitement est plus souvent palliatif que curatif et permet une survie de 2 ans. Les auteurs rapportent un cas de métastase pénienne, secondaire à un cancer rectal, découvert 29 mois après le traitement du site primitif. La survie avec un traitement par chimiothérapie a été de 15 mois.

Penile metastases are rare. They occur an average of 2 years after diagnosis of the primary tumour and are frequently associated with disseminated metastases. Treatment is more often palliative than curative, allowing a survival of 2 years. The authors report a case of penile metastasis secondary to a rectal cancer, discovered 29 months after treatment of the primary site. Survival with chemotherapy was 15 months.

Mots clés:
Pénis / Tumeur / métastase viscérale
Mots-clés:
penis / tumor / Metastasis
La voie vaginale dans le traitement de l'incontinence urinaire d'effort.
Transvaginal treatment of female stress incontinence.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 1012-1021

L'incontinence urinaire d'effort chez la femme peut toujours être traitée par voie vaginale. Elle s'associe souvent à un prolapsus génital dont la cure doit être contemporaine de celle de l'incontinence. Les patientes peuvent être classées en 4 groupes tenant compte de la position du col vésical, de la valeur sphinctérienne et du prolapsus génital associé. A chacun de ces groupes sont rapprochées des techniques opératoires capables de contrôler à la fois l'incontinence et le prolapsus génital. La pratique de la voie vaginale doit être aussi familière à l'urologue pour traiter l'incontinence urinaire d'effort et les troubles de la statique pelvienne que l'urodynamique et la cystoscopie le sont aujourd'hui au gynécologue chirurgical.

Female stress incontinence can always be treated by a transvaginal approach. It is often associated with genital prolapse which must be treated at the same time as the incontinence. Patients can be classified into 4 groups according to the position of the bladder neck, the degree of sphincter function and the associated genital prolapse. Operative techniques designed to simuiltaneously control incontinence and genital prolapse are indicated for each of these groups. Urologists should be just as familiar with the transvaginal treatment of female stress incontinence and disorders of pelvic tone as gynaecologists now are with urodynamics and cystocopy.

Mots clés:
incontinence urinaire / prolapsus vaginal / chirurgie de l'incontinence urinaire / voie d'abord vaginale.
Mots-clés:
Urinary incontinence / Vaginal prolapse / urinary incontinence surgery / vaginal approach