Base bibliographique

Stratégies thérapeutiques innovantes pour l’administration médicamenteuse intravésicale
Innovative therapeutic strategies for intravesical drug administration
2011
- Article de revue
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 6, 369-377

Introduction : Les perspectives pharmaceutiques innovantes pour l’administration intravésicale de molécules ou d’agents pharmacologiques sont présentées sous la forme d’une revue réalisée depuis une analyse bibliographique récente.
Matériel et méthodes : Une revue de la littérature en langue française et anglaise, effectuée en 2012, à l’aide des bases de données Pubmed et ScienceDirect et d’une vingtaine de mots clés a permis de retenir 34 articles. Le nombre d’articles référencés sur ScienceDirect s’est accru ces dernières années, soulignant l’intérêt des scientifiques sur la thématique de l’administration médicamenteuse par voie intravésicale et le souhait d’améliorer ces techniques et d’innover dans le domaine.
Résultats : Différents modes d’administration intravésicale faisant appel à des techniques physiques (ex., iontophorèse, électroporation) ou chimiques (ex., enzyme, solvant, nanoparticules, liposomes, hydrogels) basés sur de nouveaux procédés de formulation sont en cours d’étude fondamentale. Enfin, l’essor des biomédicaments (ex., bacille de Calmette-Guérin, interféron α) et des thérapies géniques est également présenté et analysé dans cette revue.
Conclusion : Le travail réalisé permet d’appréhender synthétiquement les stratégies d’administration intravésicale émergentes en urologie, mettant en lumière des perspectives d’avenir nombreuses et intéressantes. La connaissance de l’ensemble de ces thérapeutiques permet aux praticiens de proposer une prise en charge spécifique et adaptée à chaque patient en limitant les effets indésirables systémiques.

Introduction: Perspectives for innovative pharmaceutical molecules and intravesical administration of pharmacological agents are presented in the present review carried out from a recent literature.
Materials and methods: This review of the literature was built by using the PubMed and ScienceDirect databases running 20 keywords revealing 34 publications between 1983 and 2012. The number of referenced articles on ScienceDirect has increased in recent years, highlighting the interest of scientists for intravesical drug administration and the relevance of innovating drug delivery systems.
Results: Different modalities of intravesical administration using physical (e.g., iontophoresis, electroporation) or chemical techniques (e.g., enzyme, solvent, nanoparticles, liposomes, hydrogels) based on novel formulation methods are reported. Finally, the development of biopharmaceuticals (e.g., bacillus Calmette-Guérin, interferon α) and gene therapies is also presented and analyzed in this review.
Conclusion: The present review exhibits new development in the pipeline for emerging intravesical drug administration strategies. Knowledge of all these therapies allows practitioners to propose a specific and tailored treatment to each patient with limiting systemic side effects.

Mots clés:
Vessie / Administration médicamenteuse / Biodisponibilité vésicale / Ciblage médicamenteux physicochimique
Mots-clés:
bladder / Drug delivery / Vesical bioavailability / Physical and chemical drug targeting
Curiethérapie exclusive du cancer de la prostate par implants permanents : indications et résultats. Revue du CC-AFU
Prostate brachytherapy: Indications and outcomes
2011
- Article de revue
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 6, 378-385

Introduction : Mise au point sur les indications et résultats actuels de la curiethérapie prostatique à bas débit de dose par implants permanents.
Méthodes : Revue bibliographique à partir de PubMed de 1995 à 2012 avec comme mots clés : cancer de prostate et curiethérapie.
Résultats : L’indication préférentielle de la curiethérapie de prostate est le carcinome prostatique du groupe à faible risque de progression. Elle peut être proposée chez certains patients du groupe intermédiaire ayant un taux de PSA inférieur ou égale à 15 ng/mL ou un score de Gleason 7 (3 + 4) sous couvert d’une IRM ne mettant pas en évidence de franchissement capsulaire. Elle donne des résultats carcinologiques identiques à la chirurgie et à la radiothérapie externe, avec un taux de contrôle biochimique à dix ans avoisinant 90 %. Sa principale toxicité est urinaire avec un syndrome irritatif parfois sévère dans les suites immédiates de l’implantation et un risque de blocage urinaire de 5 à 15 % selon les séries. Cette toxicité urinaire survient préférentiellement chez les patients ayant un volume prostatique initial supérieur à 50 cc ou bien un score initial d’obstruction (IPSS) élevé : ces anomalies constituent des contre-indications à la technique. La curiethérapie permet de préserver la fonction sexuelle chez plus de 60 % des patients.
Conclusion : La curiethérapie est une option thérapeutique qui doit être proposée aux patients, à côté de la surveillance active, de la chirurgie et de la radiothérapie externe.

Introduction: To summarize the indications and outcomes of low dose-rate prostate brachytherapy with permanent implants.
Methods: Bibliographic database PubMed was searched with prostate cancer and brachytherapy as keywords from 1995 to 2012.
Results: The main indication of prostate brachytherapy is the favorable group, but it could be proposed to patients with an intermediate prognostic group if the PSA is ≤ 15 ng/mL or if the Gleason score is 7 (3 + 4), under cover of a prostate MRI without any extra-capsular extension. Oncologic results are similar to those of surgery or external beam irradiation (EBRT), with a 10-yr biochemical control rate approaching 90%. Urinary toxicity is common during the year following the implant, mainly irritative symptoms; 5 to 15% of patients experienced acute urinary retention. A prostate volume higher than 50 cc or an initial high international prostatic symptom score (IPSS) are predictive of toxicity and are recognized as relative contraindications of the technique. Sexual activity is maintained in 60% of patients.
Conclusion: Brachytherapy must be proposed as a validated option beside active surveillance, surgery and EBRT.

Mots clés:
Cancer de la prostate / Curiethérapie
Mots-clés:
Brachytherapy / Prostate cancer
Désobstruction prostatique à la phase avancée du cancer de prostate
Treatment of bladder outlet obstruction in locally advanced prostate cancer
2011
- Mise au point
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 6, 386-388

L’obstruction de la filière cervico-prostatique est une complication du cancer de prostate localement avancé. Si son impact sur le pronostic de la pathologie reste modeste et controversé, son impact sur la qualité de vie du patient est majeur. Nous avons effectué une recherche bibliographique sur les obstructions de l’appareil urinaire dans les cancers de prostate au stade avancé sur le moteur de recherche Medline ainsi qu’une mise au point sur les différentes stratégies thérapeutiques pouvant aboutir à la désobstruction de la filière cervico-prostatique.

Bladder outlet obstruction (BOO) is one of the major complication of the locally advanced prostate cancer. Its impact on prostate cancer prognosis is low and remains controversial but its impact on patient quality of life is real. We performed a systematic search to find relevant publications from Medline and wrote a mini-review on the different therapeutic approaches to relieve obstructive symptoms.

Mots clés:
Obstruction cervico-prostatique / cancer de prostate / Cancer de prostate localement avancé
Mots-clés:
Bladder outlet obstruction / Prostate cancer / Locally advanced prostate cancer
Approche mini-invasive de l’autotransplantation rénale dans la prise en charge du loin pain hematuria syndrome
A mini-invasive approach to renal autotransplantation in the management of loin pain hematuria syndrome
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 6, 389-393

Objectif : À travers une revue rétrospective de quatre cas, nous rapportons notre expérience sur l’approche cœlioscopique de l’autotransplantation rénale à partir d’une seule incision iliaque dans la prise en charge du syndrome des hématuries récidivantes douloureuses (loin pain hematuria syndrome, ou syndrome LPH).
Matériel et méthodes : Quatre patientes âgées de 23 à 36 ans (âge moyen 29,5 ans) ont subi une néphrectomie cœlioscopique et une autotransplantation rénale en utilisant une seule incision iliaque afin de prélever le rein et le transplanter. Pour deux interventions, nous avons utilisé une assistance manuelle avant le clampage du pédicule rénal. Les quatre patientes nécessitaient avant l’opération un traitement antalgique à base de morphine.
Résultats : La durée opératoire moyenne était de 4,1 heures. Le temps opératoire moyen concernant la néphrectomie cœlioscopique était de 1,9 heures. La durée d’ischémie chaude était en moyenne de cinq minutes, le temps d’ischémie froide moyen de 58 minutes. La durée moyenne d’hospitalisation était de six jours. La fonction rénale n’a pas été modifiée. Après l’opération, trois patientes ont eu des douleurs de la fosse iliaque au niveau de la cicatrice. Deux patientes sur quatre ont pu être sevrées en morphine. Pour les deux autres, les doses de morphine ont pu être réduites de manière significative. Aucune des patientes opérées n’a nécessité de néphrectomie par la suite. (Suivi moyen : neuf mois).
Conclusion : L’approche cœlioscopique de l’autotransplantation rénale est un traitement moins invasif comparée à la technique classique par voie ouverte. Cette technique peut être étendue à d’autres pathologies urologiques pour lesquelles l’autotransplantation est indiquée.

Objective: To review retrospectively our experience with laparoscopic approach to renal autotransplantation in four patients using a single iliac incision in the management of loin pain hematuria (LPH) syndrome.
Methods: Four patients with LPH (all women, mean age 29.5 years, range 23–36 years) underwent four technically successful laparoscopic nephrectomies with renal autotransplantation, using a single iliac incision to both harvest and transplant the kidney. Hand assistance was used in two patients immediately before clamping the renal pedicle. All patients required narcotic analgesics preoperatively.
Results: Mean total surgical time was 4.1 hours. For laparoscopic donor nephrectomy phase, mean operative time was 1.9 hours. The warm ischemia time was 5 minutes. The cold ischemia time was 58 minutes. The hospital stay was 6 days. None of the patients had abnormal renal function postoperatively. Three of four patients had episodes of iliac fossa pain with effort at the level of the transplantation incision. Two of four patients became Morphine-free. The other two required a significantly reduced dose of oral narcotics. None of these patients required nephrectomy. (Median follow-up 9 months).
Conclusion: Laparoscopic approach to renal autotransplantaion using a single extended iliac incision in the management of LPH syndrome can be considered as a less invasive treatment compared to open renal autotransplantation in selected patients. This technique may be extended to patients having other conditions requiring autotransplantation.

Mots clés:
Syndrome LPH / hématurie / Douleurs lombaires / Transplantation autologue / Néphrectomie
Mots-clés:
LPH syndrome / Loin pain / hematuria / Autotransplantation / Laparoscopic nephrectomy
La néphrectomie laparoscopique pour rein polykystique est faisable et reproductible
The laparoscopic nephrectomy for polycystic kidney is feasible and reproducible
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 6, 394-398

But : L’objectif de notre étude était de rapporter notre expérience de néphrectomie laparoscopique chez des patients atteints de polykystose rénale.
Patients : Entre décembre 2007 et février 2012, nous avons réalisé consécutivement 39 néphrectomies laparoscopiques pour rein polykystique. Tous les patients ont été opérés par voie transpéritonéale par trois chirurgiens.
Résultats : Les patients étaient âgés en moyenne de 55 ans avec un IMC moyen de 25 kg/m2. Quatre-vingt-sept pour cent étaient ASA III et 77 % étaient dialysés. L’indication concernait en grande majorité des patients candidats à la transplantation pour faire de l’espace en vue de l’implantation du greffon. La durée opératoire était de 167 minutes avec des pertes sanguines moyennes de 200 mL. Deux conversions ont été nécessaires (une plaie splénique et une difficulté de dissection du pédicule rénal). Quinze pour cent des patients ont été transfusés. Il y a eu 11 complications (28 %) dont cinq majeures (Clavien ≥ 3). La durée de séjour était de 5,2 jours.
Conclusion : Notre étude a mis en évidence que la néphrectomie laparoscopique pour rein polykystique était faisable et reproductible. Nous la proposons maintenant systématiquement dans cette indication.

Purpose: The aim of our study was to report our experience of laparoscopic nephrectomy in patients with polycystic kidney disease.
Material: Between December 2007 and February 2012, we performed 39 consecutive laparoscopic nephrectomies in patients with polycystic kidneys. All patients were operated by a transperitoneal approach.
Results: Patients had a mean age of 55 with an average BMI of 25 kg/m2. Eighty-seven percent were ASA III and 77% were on dialysis. In most of the cases, the indication concerned patients who were candidates to a renal transplantation to make space for graft implantation. Operative time was 167 minutes with a mean blood loss of 200 mL. Two open conversions were necessary (splenic injury and difficulty of dissection of the renal pedicle). Fifteen percent of patients were transfused. There were 11 complications (28%) among which five were major (Clavien ≥ 3). Mean length of stay was 5.2 days.
Conclusion: Our study showed that laparoscopic nephrectomy for polycystic kidney is feasible and reproducible. We systematically offer it when indicated.

Mots clés:
Transplantation / Insuffisance rénale chronique / Rein polykystique / Néphrectomie / laparoscopie
Mots-clés:
transplantation / chronic renal failure / polycystic kidney / nephrectomy / Laparoscopic
Impact pronostique de la localisation urétérale dans les tumeurs de la voie excrétrice supérieure
Pronostic value of ureteral location of upper tract urinary carcinoma
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 6, 399-404

Objectif : L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact pronostique de la localisation urétérale dans les tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure (TVEUS).
Patients et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique incluant 161 patients pris en charge pour une TVEUS dans notre service entre janvier 1998 et décembre 2007. Les tumeurs étaient localisées au niveau des cavités pyélocalicielles dans 51 % des cas, au niveau de l’uretère dans 34 % des cas et au niveau des deux localisations dans 15 % des cas. Une néphro-urétérectomie (NU) a été réalisée dans 79,5 % des cas (128/161) alors qu’un traitement conservateur a été réalisé dans 20,5 % des cas (33/161).
Résultats : Dans notre série, 29,8 % des patients avaient un antécédent de cancer de vessie et 14,3 % avaient une tumeur vésicale synchrone. Après un suivi médian de 42,5 mois, 38,6 % des patients ont eu une récidive vésicale et 4,8 % ont eu une tumeur controlatérale du haut appareil urinaire. En analyse multivariée, la localisation urétérale et l’existence d’une tumeur vésicale synchrone étaient des facteurs de risque indépendants de récidive vésicale (p = 0,009 et p = 0,025 respectivement). Le stade T et la localisation urétérale étaient des facteurs pronostiques indépendants en termes de survie globale et de survie sans récidive (p = 0,002 et p = 0,0008 respectivement, pour la localisation urétérale).
Conclusion : La localisation urétérale était un facteur de risque indépendant de récidive vésicale et était associée à un mauvais pronostic en termes de survie globale et sans récidive.

Objectives: The aim of this study was to evaluate the prognostic significance of the ureteral location of the upper tract urinary carcinoma (UTUC).
Patients and methods: Between January 1998 and December 2007, 161 patients with UTUC were operated in our center. Tumors were located on renal pelvis in 51% of cases, on the ureter in 34% of cases and in both locations in 15% of cases. Nephroureterectomy was performed in 79.5% of cases (128/161) whereas a conservative treatment was performed in 20.5% of cases (33/161).
Results: In our series, 29.8% of patients had primary bladder cancer and 14.3% had synchronous bladder tumor. At a median follow-up of 42.5 months, 38.6% of patients developed bladder recurrence and 4.8% developed controlateral upper tract tumor. In multivariate analysis, ureteral location and existence of synchronous bladder tumor were independent prognostic factors of bladder recurrence (P = 0.009 and P = 0.025, respectively). Multivariate analysis retained T-stage and ureteral location as independent prognostic factors in both overall and disease-free survival (P = 0.002 and P = 0.0008 respectively for ureteral location).
Conclusion: Ureteral location was an independent prognostic factor of bladder recurrence and was associated with a poorer prognosis.

Mots clés:
Tumeur de la voie excrétrice urinaire supérieure / Récidive / Survie / Facteur pronostique
Mots-clés:
upper urinary tract / Urothelial carcinoma / recurrence / Survival / Prognostic factor
Impact pronostique des tumeurs localisées à l’apex prostatique
Prognostic impact of tumors localized at the prostatic apex
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 6, 405-409

Objectif : L’apex est une région particulière de la prostate dans sa dissection chirurgicale et son analyse anatomopathologique. Nous avons voulu étudier la valeur pronostique de la localisation apicale des tumeurs de prostate.
Méthode : De 1988 à 2010, les données pré- (âge, stade clinique, taux de PSA préopératoires, score de Gleason des biopsies) et postopératoires (poids de la prostate, stade pathologique TNM 2010, score de Gleason, statut des marges) de 2765 prostatectomies totales ont été collectées prospectivement. Ces données ont été comparées selon l’existence ou l’absence de tumeur à l’apex. L’impact pronostic des tumeurs à l’apex sur la survie sans récidive biologique (PSA > 0,2 ng/mL) a été étudié dans des modèles uni- et multivariés.
Résultats : Mille huit cent dix-sept tumeurs avaient une localisation à l’apex (65,7 %). En analyse univariée, il y avait une différence significative pour le stade clinique, le score de Gleason biopsique et pathologique, le résultat du curage, le stade pathologique et le statut des marges entre les tumeurs de l’apex et les autres. Avec un recul médian de 23,9 mois, 502 patients ont eu une récidive biologique (18,1 %). La survie sans récidive à dix ans était de 60,7 % en cas de tumeur à l’apex versus 65,9 % dans les autres cas. La localisation à l’apex était significativement associée à la récidive biologique en analyse univariée (p = 0,01). Après ajustement sur le stade clinique et pathologique, le taux de PSA, le score de Gleason et les marges chirurgicales, l’apex n’était plus un facteur prédictif péjoratif indépendant (p = 0,0087).
Conclusion : L’existence de tumeur à l’apex prostatique était associée à des critères tumoraux plus agressifs et était un facteur prédictif péjoratif indépendant sur la survie sans récidive biologique à dix ans en analyse univariée. La localisation apicale pourrait être un argument supplémentaire dans la décision de traitement adjuvant après prostatectomie.

Objective: The apex is a particular region of the prostate in its surgical dissection and pathological analysis. We sought to evaluate the prognostic value of the apical localization of prostate tumors.
Method: From 1988 to 2010, data pre- (age, clinical stage, preoperative PSA, biopsy Gleason score) and postoperative (prostate weight, pathologic stage TNM 2010, Gleason score, margin status) of 2765 total prostatectomies were collected prospectively. These data were compared according to existence or absence of tumor at the apex. The prognostic impact of tumor at the apex on biochemical recurrence-free survival (PSA > 0.2 ng/mL) has been studied in univariate and multivariate models.
Results: One thousand eight hundred seventeen tumors had a location at the apex (65.7%). In univariate analysis, there was a significant difference in the clinical stage, the biopsy and pathological Gleason score, the result of curage, the pathological stage and the margin status between apical tumors and others. With a mean decline of 34.6 months, 502 patients had a biochemical recurrence (18.1%). Disease-free survival at 10 years was 60.7% for tumor at the apex versus 65.9% in other cases. The location at the apex was significantly associated with biochemical recurrence on univariate analysis (P = 0.01). After adjustment for clinical and pathological stage, PSA level, Gleason score and surgical margins, the apex was not anymore a pejorative independent predictor (P = 0.0087).
Conclusion: The existence of tumor in the prostatic apex was associated with more aggressive tumoral criteria and was an independent and pejorative predictor of biochemical recurrence-free survival at 10 years in univariate analysis. The apical localization could be an additional argument in the decision of adjuvant therapy after prostatectomy.

Mots clés:
prostate / Cancer / Apex / Pronostique
Mots-clés:
prostate / Cancer / Apex / Prognostic
Mise au point sur la prise en charge des traumatismes de l’urètre antérieur de l’enfant
Pediatric anterior urethral injuries: Time to take stock
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 6, 410-414

Introduction : Les traumatismes de l’urètre antérieur sont une entité rare dans la pratique pédiatrique et les données de la littérature sont peu nombreuses. Le but de ce travail était de faire le point sur la prise en charge initiale de cette affection.
Patients et méthode : Une revue de la littérature ainsi qu’une étude rétrospective des patients pris en charge pour traumatisme de l’urètre dans notre unité entre 2000 et 2011 ont été réalisées. Les données cliniques et débitmétriques des patients ayant eu un traumatisme de l’urètre antérieur ont été analysées.
Résultats : Parmi les 13 patients pris en charge pour traumatisme de l’urètre, sept avaient un traumatisme de l’urètre antérieur. Le mode de révélation était une rétention aiguë d’urine (RAU) dans trois cas (43 %) et une urétrorragie dans six cas (85 %). Tous les patients ayant une RAU ont été traités en urgence par réalignement sur sonde sous contrôle endoscopique et dérivation urinaire par cathéter sus-pubien. Les patients n’ayant qu’une hématurie isolée ont été traités par paracétamol et anti-inflammatoires non stéroïdiens. Tous les patients ont été revus en consultation, et ont eu un contrôle débitmétrique dans un délai de deux mois. Avec un suivi moyen de 507 jours (332–893), aucun n’avait de dysurie, et aucune sténose post-traumatique n’a été mise en évidence à la débitmétrie.
Conclusion : Selon notre expérience, les traumatismes de l’urètre antérieur de l’enfant ont évolué de façon favorable sous couvert d’une prise en charge précoce adaptée. Néanmoins, un suivi clinique et débitmétrique est nécessaire.

Introduction: Anterior urethral injuries are a rare entity in the pediatric age group. Data of the literature are limited to the injuries of the posterior urethra. The aim of this study was to take stock of the initial management of this disease, from our experience and data of the literature.
Patients and methods: A literature review and a retrospective study were conducted. We used our department database to find all the patients treated for anterior urethral injuries at the Children's Hospital of Toulouse between 2000 and 2011. Data on patients with trauma of the anterior urethra were analysed.
Results: Among the 13 patients treated for urethral injuries, seven patients had trauma to the anterior urethra. The initial symptom was an acute retention of urine in three cases (43%) and urethral bleeding in six cases (85%). All patients with acute retention of urine had emergency management consisting in endoscopic realignment and urinary diversion by suprapubic catheter. Patients with hematuria were treated with paracetamol and non-steroidal anti-inflammatory. After a mean follow-up of 507 days (332–893), none had dysuria and no posttraumatic stenosis has been demonstrated in uroflowmetry.
Conclusion: In our experience, the trauma of the anterior urethra of the child had a satisfactory development through appropriate management. Clinical and uroflometry follow-up is necessary.

Mots clés:
traumatisme / Urètre antérieur / Enfants / Traitement
Mots-clés:
Traumatic / Anterior urethra / Injury / children / treatment
Traitement de l’incontinence urinaire par sphincters urinaires artificiels chez la femme : efficacité, complications et survie
Treatment of women urinary incontinence by artificial urinary sphincter: Efficacy, complications and survival
2011
- Urologie de la femme
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 6, 415-420

Objectifs : Évaluer les résultats fonctionnels, les complications et la survie du sphincter urinaire artificiel (SUA) AMS 800™ (American Medical Systems, Minnetonka, MN, États-Unis) chez les femmes ayant une incontinence urinaire d’effort par insuffisance sphinctérienne.
Patientes et méthodes : Il s’agissait d’une étude de cohorte unicentrique prospective de 1987 à 2007. Seules les patientes avec manœuvre de soutènement urétrale négative et une faible pression de clôture urétrale, témoignant d’une insuffisance sphinctérienne sévère, ont été incluses. Les paramètres étudiés ont été la survie, les complications et la continence.
Résultats : Trois cent soixante seize SUA ont été inclus dans cette évaluation. Le suivi médian était de neuf ans (3–20 ans). L’âge médian à l’implantation était de 57 ans (18–93 ans). Les survies globales à trois ans, cinq ans et dix ans ont été respectivement de 92, 88,6 et 69,2 %. La survie globale moyenne était estimée à 156 mois et la survie mécanique moyenne était estimée à 176 mois. Deux facteurs de réduction de la survie globale ont été mis en évidence : la population de patientes neurologiques et des antécédents d’intervention pour incontinence urinaire (≥ 2). La continence était totale chez 85,64 %, les patientes avaient de rares fuites sans protection dans 8,78 % et des fuites avec au moins une protection par jour dans 5,58 % des cas.
Conclusion : L’étude a permis de montrer que l’implantation d’un sphincter urinaire chez la femme avec insuffisance sphinctérienne représente un procédé efficace, durable avec un taux de complication acceptable.

Objective: To analyze long-term results and mechanical survival of the artificial urinary sphincter (AUS) AMS 800™ (American Medical Systems, Minnetonka, MN, USA) in women with stress urinary incontinence (SUI) due to intrinsic sphincter deficiency (ISD).
Patients and methods: Data were collected prospectively from women treated for SUI at one university hospital between 1987 and 2007. Inclusion criteria was SUI with severe ISD defined by low urodynamic closure pressure and negative continence tests. Endpoints were survival, complications and continence.
Results: A total of 376 AUS were implanted in 344 patients with a median age of 57 years (18–93 years). The median follow-up was 9 years (3–20 years). The 3, 5, and 10 years global device survival were 92, 88.6, and 69.2% respectively. The mean mechanical survival was 176 months (14.7 years). The two main risk factors for decreased AUS survival were the number of previous incontinence surgeries and the presence of neurogenic bladder. The continence rates assessed as full (no leakage) in 85.64% patients, social (some drops but no pad) in 8.78% and incontinence (1 pad or more) in 5.58%.
Conclusions: The study has shown that in patients with ISD, the AUS represents an effective process, durable with an acceptable rate of complication.

Mots clés:
Sphincter urinaire artificiel / Incontinence urinaire d’effort / Survie mécanique / facteur de risque
Mots-clés:
Artificial urinary sphincter / Stress urinary incontinence / Mechanical survival / risk factor
Léiomyosarcome primitif de la surrénale chez une noire africaine : aspects diagnostiques et thérapeutiques
Primary leiomyosarcoma of adrenal gland, in black African woman: Diagnosis and therapeutically aspects
2011
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 6, 421-424

Nous rapportons le cas d’une volumineuse masse surrénalienne chez une patiente noire de 52 ans. Cette masse a été réséquée chirurgicalement. L’histologie de la pièce opératoire a confirmé un léiomyosarcome primitif de la surrénale. Avec un recul de plus de 12 mois, la patiente est toujours en bon état général, sans aucune métastase clinique ni radiologique.

We report a bulky adrenal gland in black woman of 52 years old. This patient was submitted to surgery for resection of the mass. The histopathologic exam found primary leiomyosarcoma of adrenal gland. Beyond twelve month after adrenalectomy, the patient was alive without metastasis.

Mots clés:
Femme noire africaine / léiomyosarcome / surrénale
Mots-clés:
African black woman / Leimyosarcoma / adrenal gland
Commentaire à la néphrectomie laparoscopique pour rein polykystique est faisable et reproductible
Comment to the laparoscopic nephrectomy for polycystic kidney is feasible and reproducible
2011
- Commentaire à…
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 6, 425-426
Les auteurs rapportent une large série de néphrectomie chez des patients atteints de polykystose rénale autosomique dominante ; cette étude, rétrospective et monocentrique, rapporte une expérience significative et fort intéressante du développement de l’abord laparoscopique dans cette indication. Les auteurs discutent aussi avec justesse de l’alternative très prometteuse de l’embolisation dont l’efficacité est encore en évaluation mais qui répond aux principes du mini-invasif.