Base bibliographique

Rôle de la chimiothérapie dans la prise en charge du cancer de la vessie
The role of chemotherapy in the management of bladder cancer
2011
- Article de revue
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 6, 369-382

Le cancer de la vessie représente le deuxième cancer urogénital chez l’homme après le cancer de la prostate. Le carcinome urothélial est le type histologique le plus prédominant. Dans plus de 70 % des cas, la tumeur est diagnostiquée à un stade localisé, n’infiltrant pas le muscle (Ta-T1). Dans cette situation, le traitement repose sur la résection transurétrale de vessie plus ou moins associé à un traitement complémentaire intravésicale (BCG, Amiticyne). En situation métastatique, le traitement repose essentiellement sur une chimiothérapie palliative à base de cisplatine type MVAC (méthotrexate, vinblastine, doxorubicine et cisplatine) ou gemcitabine-cisplatine. Le traitement standard des tumeurs infiltrant le muscle (T2-T3-T4) est chez l’homme la cystoprostatectomie radicale associée à une dérivation urinaire et chez la femme à une pelvectomie antérieure. Cependant, plus de 50 % de ces patients récidivent à distance au cours de leur évolution, c’est la raison pour laquelle les investigateurs ces dix dernières années ont évalué l’intérêt d’une chimiothérapie néoadjuvante dans leur prise en charge. En effet, la chimiothérapie néoadjuvante est actuellement reconnue comme un « standard » par de nombreuses institutions américaines et européennes. Cependant, la chimiothérapie adjuvante reste toujours un sujet de controverse même pour les patients ayant une atteinte ganglionnaire. L’objectif de cette revue de la littérature est de mettre en évidence le rôle de la chimiothérapie dans la prise en charge du carcinome urothélial de vessie localisé infiltrant le muscle et métastatique. Le rôle des thérapies ciblées en monothérapie, en association avec la chimiothérapie, et en maintenance, est en cours d’évaluation.

Bladder cancer represents for man the second genitourinary cancer after prostate cancer. Urothelial carcinoma is the most predominant histological type. In up to 70% of the cases, the diagnosis of bladder cancer is performed at early stages (Ta-T1). In this situation, the treatment of the disease is the transurethral resection with or without intravesical treatment (BCG, Amiticyne). In advanced disease, treatment is essentially palliative with chemotherapy based on cisplatin type MVAC (methotrexate, vinblastine, doxorubicin, and cisplatin) or gemcitabine-cisplatin. In invasive stages (T2-T3-T4), the radical cystoprostatectomy combined with urinary diversion for man, and the pelvectomy for woman are the gold standard. However, over 50% of these patients experienced metastatic recurrence during their evolution, which prompted investigators last 10 years to assess the value of néoadjuvant chemotherapy in their management. Indeed, neoadjuvant chemotherapy is now recognized as a standard by numerous American and European institutions. However, adjuvant chemotherapy remains controversial even for patients with lymph node involvement. The purpose of this literature review is to highlight the role of chemotherapy in the management of urothelial carcinoma of bladder with locally advanced and metastatic disease. The role of targeted therapies alone, in combination with chemotherapy, and in maintenance, is being evaluated.

Mots clés:
Cancer de vessie / carcinome urothélial / Chimiotherapie / Cisplatine
Mots-clés:
Bladder cancer / Urothelial carcinoma / Chemotherapy / Cisplatin
Intérêt du contrôle échographique endorectal en temps réel dans le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate par vaporisation Laser Greenlight® XPS (180 W)
Usefulness of real time transrectal ultrasonography to monitor the Greenlight XPS<sup>®</sup> (180 W) laser prostatectomy
2011
- Mise au point
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 6, 383-386

Nous rapportons une amélioration technique de la vaporisation prostatique par laser Greenlight® XPS, par l’utilisation d’un contrôle échographique endorectal en temps réel lors de la procédure. La sonde d’échographie est mise en place sur un support flexible mobilisable par l’opérateur pendant l’intervention. Un écran à double affichage échographique et endoscopique est placé en face de l’opérateur et permet un double contrôle pendant la procédure. Le front de vaporisation, qui se déplace vers la profondeur jusqu’à la limite de la zone de transition, est suivi facilement. Ce contrôle échographique permet de s’assurer du caractère complet de la vaporisation et réduit le risque de perforation capsulaire parfois hémorragique. Aucun matériel supplémentaire n’est nécessaire puisque l’échographe est celui dont sont équipés les urologues pour les biopsies prostatiques. Cette technique de navigation échographique est très utile pour faciliter l’apprentissage, s’assurer du caractère complet de la vaporisation et réduire le risque de perforation capsulaire.

We report a technical improvement of the Greenlight® XPS prostatectomy by using real time transrectal ultrasonography (TRUS) during the procedure. The TRUS probe lays on a flexible support fastened to the operative table. A wide screen with double display allows the surgeon to control the progress of the procedure with simultaneous ultrasonographic and endoscopic views. The depth of vaporization clearly appears as an hyperechogenic line together with an enlargement of the vaporization area. Real time TRUS monitoring during photovaporization of BPH decreases the learning curve, the risk of prostatic capsule perforation and bleeding, and allows to check the completeness of the procedure.

Mots clés:
HBP / Photovaporisation / Échographie endorectale / Laser
Mots-clés:
benign prostatic hyperplasia (BPH) / Photoselective vaporization / Transrectal ultrasonography (TRUS)
Quand faut-il arrêter une photovaporisation prostatique par laser greenlight ?
When do we have to stop a prostatic photovaporization with the greenlight laser?
2011
- Commentaire à…
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 6, 387-388
Les auteurs rapportent l’utilisation de l’échographie endorectale contemporaine d’une photovaporisation laser afin de faciliter le repérage de la capsule lors de la vaporisation. Une sonde d’échographie standard endorectale est placée et fixée à un arceau mobile, fixée à la table, ce qui permet pendant l’intervention au chirurgien de voir le tissu prostatique se vaporiser pour laisser place progressivement à un chenal qui permettra probablement des mictions satisfaisantes.
Sténoses urétérales après transplantation rénale : facteurs de risque et impact sur la survie
Ureteral stenosis after renal transplantation: Risk factors and impact on survival
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 6, 389-396

Objectifs : Identifier les facteurs de risques de sténoses urétérales après transplantation rénale et évaluer leur impact sur la survie du transplant et du patient.
Patients et méthodes : Cette étude rétrospective a concerné 789 transplantations rénales réalisées au CHU de Tours entre 1995 et 2007. Les paramètres étudiés incluaient les caractéristiques du donneur, du receveur, du transplant, les données chirurgicales et les éléments du suivi.
Résultats : Le taux de sténoses urétérales après transplantation rénale était de 6,5 %, localisées préférentiellement à la jonction urétéro-vésicale (68 %). En analyse univariée, cette complication était significativement associée à un âge du donneur plus élevé (p = 0,01), à une anomalie de recoloration du transplant (p = 0,032) et au DGF (Delay Graft Function) (p = 0,05). En analyse multivariée, seul l’âge du donneur (p = 0,001) et une anomalie de recoloration du transplant (p = 0,035) constituaient des facteurs de risques indépendants de sténoses urétérales après transplantation rénale. En cas de sténose urétérale traitée, l’analyse des courbes de survie selon la méthode de Kaplan-Meier ne mettait pas en évidence une différence significative pour la survie du transplant (p = 0,518) ni pour la survie globale du patient (p = 0,614) par rapport au groupe témoin.
Conclusions : Dans notre étude, l’âge du donneur et les anomalies de revascularisation du transplant étaient des facteurs de risque indépendants de sténoses urétérales après transplantation rénale. Ces résultats étaient en faveur d’une composante ischémique dans la survenue de cette complication et doivent aider le praticien à identifier les patients à risque de développer une sténose urétérale en postopératoire.

Objectives: To identify the risk factors for ureteral stenosis after renal transplantation and to evaluate their impact on both graft and patient survival.
Patients and methods: This retrospective study included 789 kidney transplants among 782 patients performed at our institution between 1995 and 2007. The parameters studied included the characteristics of the donor, recipient and transplant, the surgical variables, the elements of the monitoring process and a graft and patient survival.
Results: The ureteral stenosis rate after renal transplantation was found to be 6.5%, and the ureterovesical junction was the most common location (68%). A univariate analysis showed that this complication was significantly associated with a higher donor age (P = 0.01), abnormal graft revascularisation (P = 0.032) and DGF (Delay Graft Function) (P = 0.05). In multivariate analysis, only donor age (P = 0.001) and abnormal graft revascularisation (P = 0.035) were independent risk factors for ureteral stenosis after renal transplantation. When ureteral stenosis was treated, an analysis of the survival curves according to the Kaplan-Meier method did not reveal significant differences either in graft survival (P = 0.518) or overall survival of the patients (P = 0.614) as compared to the control group.
Conclusions: In the present study, donor age and abnormal graft revascularisation were independent risk factors for ureteral stenosis after renal transplantation. This result is a strong argument for an ischemic component in the genesis of ureteral stenosis after renal transplantation, which should help to identify patients at risk.

Mots clés:
Sténose urétérale / Transplantation rénale / facteurs de risque / Survie du greffon
Mots-clés:
ureteral stenosis / renal transplantation / Risk factors / Graft survival
Les endoprothèses métalliques spiralées thermoformables dans le traitement des sténoses urétérales localisées : une alternative aux sondes double J ? Étude prospective multicentrique
The thermoformable spiral metallic stents in the treatment of localized ureteral stenosis: An alternative to JJ stent? Prospective multicenter study
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 6, 397-404

Objectifs : Évaluation de l’efficacité et de la tolérance des endoprothèses métalliques spiralées thermoformables Memokath® 051 (Bard, Pnn Medical) dans le traitement des sténoses urétérales suspendues chez des patients inopérables ou fragiles et relevant d’une endoprothèse urétérale longue durée.
Matériel et méthodes : Étude prospective descriptive, multicentrique de patients avec sténoses urétérales suspendues traités par endoprothèses urétérales métalliques Memokath® 051. Pour mesurer les critères de jugement (récidive sténotique, perméabilité, tolérance), le suivi a consisté en une évaluation complète par examen clinique, biologique et radiologique à un mois, puis tous les trois mois.
Résultats : Quinze endoprothèses (longueur moyenne : 9,15 cm, extrêmes : 6–15 cm) ont été implantées chez 14 patients (âge moyen : 55 ans, extrêmes : 38–72 ans) ayant une sténose urétérale suspendue secondaire sur une période de deux ans dans deux centres. Le recul moyen était de 11 mois (extrêmes : 6–24 mois). Deux échecs de pose ont été constatés. Les endoprothèses étaient encore en place chez quatre patients. La sténose a récidivé chez quatre patients par progression spontanée de la sténose mais sans envahissement tissulaire endoprothétique. Deux migrations et trois expulsions spontanées ont été observées. Deux infections urinaires basses et une haute sont survenues, résolutives sous antibiothérapie, aucune incrustation ou hématurie, aucune douleur (EVA moyenne = 3/10) ni troubles urinaires du bas-appareil n’ont été relevés.
Conclusion : D’après notre expérience, la tolérance des endoprothèses Memokath® 051 a été très bonne et il nous semble que ces stents peuvent se positionner comme une alternative intéressante à la pose de sonde JJ chez certains patients fragiles. L’affinement des contre-indications devrait permettre d’améliorer l’efficacité de ces stents et de diminuer les risques de migration et d’expulsion.

Introduction: Evaluation of the effectiveness and tolerance of thermoformable metallic spiral stents Memokath® 051 (Bard, Pnn Medical) in the treatment of localized ureteral stenosis in non-operable patients who have JJ ureteral stents.
Material and method: Prospective, descriptive and multicenter study of patients with ureteral strictures treated with metallic ureteral stents Memokath® 051. Assessment criteria (recurrent stenotic, permeability, tolerance) were measured by clinical, biological and radiological examination at 1 month, and then every 3 months.
Results: Fifteen stents (average length: 9.15 cm, range 6–15 cm) were implanted in 14 patients (mean age: 55 years, range: 38–72 years) with secondary suspended ureteral stenosis during 2 years in two centers. The median follow-up was 11 months (range 6 to 24 months). Technical difficulty was observed with two patients. Stents are still up in four patients. The stenosis recurred in four patients with spontaneous progression of stenosis but without endoprosthetics tissue invasion. Two and three migration were observed with spontaneous expulsions. Two lower urinary infections and one high occurred, resolved on antibiotic therapy, no inlay or hematuria, no pain (mean VAS score = 3/10) or urinary disorders of the lower unit have been identified.
Conclusion: Stents Memokath® 051 are well tolered and seem to position themselves as an interesting alternative to JJ ureteral stent in some frails patients. The refinement of contraindication should help to improve the stent's efficacity and to reduce the risk of migration and expulsion.

Mots clés:
Sténose urétérale / Endoprothèse urétérale / Endoprothèse métallique
Mots-clés:
ureteral stenosis / Ureteral stent / Metallic stent
Influence des expositions professionnelles dans les cancers n’infiltrant pas le muscle détrusor. Résultats préliminaires d’une étude prospective d’octobre 2005 à février 2009
Influence of occupational exposures in nonmuscle infiltration bladder cancer. Preliminary results of a prospective study from October 2005 to February 2009
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 6, 405-411

Le cancer de vessie est une affection fréquente dans les pays industrialisés. Si le tabac demeure le facteur de risque principal de ce cancer, les expositions professionnelles cancérigènes ne doivent pas être sous-estimées.
But : L’importante surmortalité du cancer de vessie dans la région nord, riche en industries susceptibles d’avoir exposés les salariés à des cancérigènes vésicaux, nous a conduit à étudier l’influence de ces expositions dans l’histoire naturelle de ce cancer.
Patients et méthode : À partir d’un questionnaire élaboré par le service de maladie professionnelle et d’une base de données, permettant l’enregistrement des données cliniques, radiologiques, histologiques, thérapeutiques des cancers de vessie pris en charge au CHRU de Lille, nous avons réalisé une étude de cohorte, prospective à partir d’octobre 2005, comparant un groupe d’exposés à des cancérigènes d’origine professionnelle à un groupe témoin.
Résultats : De octobre 2005 à février 2009, 69 patients ont été inclus dans l’étude, 37 exposés professionnels contre 32 témoins. L’âge moyen dans les deux groupes était 61,6 ans vs 61,8 ans et le sex-ratio d’une femme pour 7,33 hommes vs une femme pour trois hommes. L’âge moyen des patients exposés aux HAP était de 59,7 ans. Parmi les patients, 86,5 % étaient fumeurs chez les exposés et 87,5 % dans le groupe non exposé. La durée du suivi était respectivement de 38,4 et de 32,9 mois. Les tumeurs n’infiltrant pas le muscle détrusor (TVNIM) étaient plus fréquentes (p = 0,019) dans le groupe exposé (84,4 %) que dans le groupe non exposé (67,8 %) y compris après ajustement au tabac (p = 0,0142). Le type histologique, le grade, la présence du Cis, la récidive précoce à trois mois, le nombre de lésions au diagnostic ne différaient pas dans les deux groupes même après ajustement au tabac ou après analyse par sous-groupe d’exposition, les plus fréquentes. Les exposition aux HAP (62 %) et aux amines aromatiques (37,8 %) étaient les plus représentées. Sur 37 patients, 13 (35 %) ont fait une déclaration en maladie professionnelle (huit selon le Tableau 15 ter, deux selon le Tableau 16 bis et deux présentés devant le CRRMP). Un seul patient à ce jour est reconnu en maladie professionnelle.
Conclusion : Nous n’avons pas constaté d’aggravation du pronostic des cancers de vessie suite à une exposition cancérigène professionnelle excepté pour l’âge moyen au diagnostic. Le faible effectif de la population étudiée, l’importance du tabagisme associé, ont rendu difficile l’analyse de ces expositions professionnelles, dont l’étude ne peut être séparée de la notion de polymorphisme génétique.

Bladder cancer is a common condition in industrialized countries. If tobacco is still the main risk factor in lung cancer, occupational exposures carcinogens should not be underestimated.
Goal: The significant excess of bladder cancer in the north part of France, with high manufacture concentration likely to have employees exposed to bladder carcinogens, has led us to study the influence of these exposures in the natural history of bladder cancer.
Patients and methods: We prospectively conducted a descriptive case-control study. A questionnaire was developed by the department of occupational disease and clinical, radiological, histological, therapeutic data were registered at the University Hospital of Lille. From October 2005 to February 2009, 69 patients were included in the study, 37 exposed to occupational carcinogens and 32 in the control group.
Results: Mean age was 61.6 years vs. 61.8 years and the sex ratio of 7.33 men to one woman vs. one woman for three men respectively in the two groups. The average age of patients exposed to polycyclic aromatic hydrocarbons was 59.7 years. Smokers were 86.5% and 87.5% respectively. Follow-up was 38.4 and 32.9 months respectively. Nonmuscle invasive bladder cancer were more frequent (P = 0.019) in the exposed group (84.4%) than in the unexposed group (67.8%) even after adjustment for smoking (P = 0.0142). The histological type, grade, presence of CIS, the early recurrence at 3 months, the number of lesions at diagnosis does not differ in the two groups even after adjustment for smoking or after subgroup analysis of the most frequent exposure. The exposure to polycyclic aromatic hydrocarbons (62%) and aromatic amines (37.8%) were the most represented. Of 37 patients, 13 (35%) were making a statement as an occupational disease (eight according to Table 15 ter, two according to Table 16 bis and two presented to IRB). To date one single patient is recognized as an occupational disease.
Conclusion: We did not observe any worsening of the prognosis of bladder cancer following occupational carcinogen exposure except for the mean age at diagnosis. The small size of the population studied and the importance of smoking partner have hampered the analysis of occupational exposures.

Mots clés:
Cancer de vessie / Exposition professionnelle / Facteurs pronostiques
Mots-clés:
Bladder cancer / Professional exposure / Aromatic amines / Polycyclic aromatic hydrocarbons / Pronostic
Variation du PCA3 urinaire après biopsie de prostate transrectale échoguidée
Variation of urinary PCA3 following transrectal ultrasound-guided prostate biopsy
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 6, 412-416

Introduction : Le taux d’antigène spécifique de prostate (PSA) augmente légèrement dans les suites d’un toucher rectal, et de manière importante et prolongée immédiatement après des biopsies de prostate. Le but de cette étude est d’évaluer la stabilité du score PCA3 urinaire après biopsies.
Patients et méthode : Chez 15 hommes consécutifs candidats à la réalisation d’une biopsie de prostate échoguidée par voie transrectale, le score PCA3 urinaire a été dosé deux fois. Le premier dosage a été fait suite à une consultation où un échantillon urinaire a été recueilli après la réalisation d’un toucher rectal appuyé, et une deuxième fois dans les deux heures qui suivaient la réalisation de la biopsie. L’intervalle moyen entre les deux dosages était de 14 jours (médiane 15 jours). La mesure du PCA3 a été réalisée par le même biologiste. Au moins 12 carottes ont été prélevées par biopsie avec un pistolet à aiguille de 18 Gauge. Les résultats ont été comparés par un test des signes pour séries appariées.
Résultats : Les patients avaient un âge moyen de 67,3 ans (59–79). Le PSA total moyen et le rapport moyen du PSA libre/total (médiane) étaient respectivement de 6,6 ng/mL (5,7) et 15,8 % (15,5). Le volume prostatique moyen était de 43,6 cm3. Sept patients avaient des troubles urinaires modérés du bas appareil urinaire. Le toucher rectal était suspect chez huit patients. Six (40 %) avaient un cancer de prostate sur les biopsies, tous à un stade cliniquement localisé. Le score de Gleason médian était de 6 (6–7). Le score moyen de PCA3 (extrêmes) avant et après biopsies était respectivement de 36 (9–287) et 27 (5–287) sans différence significative (p > 0,5 ; test des signes pour séries appariées). La variation médiane entre les deux dosages était de −18 %. En considérant un seuil de PCA3 à 35, deux patients ont changé de catégories : un est passé de 51 avant à 31 après biopsies (PSA 4,6 ; biopsie négative), l’autre est passé de 36 à 27 (PSA 5,6, cancer de prostate à bas risque). En considérant les six patients présentant un cancer de prostate, le score PCA3 médian (moyenne) avant et après biopsies était respectivement de 51,5 (60,8) et 44,5 (54,8) sans différence significative. La variation médiane avant et après biopsie était de −1,5 %.
Conclusion : La réalisation de biopsies prostatiques ne modifiait pas de façon significative le score PCA3. Cette étude a confirmé ce qui était théoriquement attendu.

Introduction: Serum PSA is known to rise slightly following an attentive digital rectal examination (DRE) and dramatically following prostatic biopsy. The aim of this study was to evaluate the PCA3 response in these situations.
Patients and methods: In 15 consecutive men undergoing transrectal ultrasound-guided needle biopsy of the prostate and who gave their informed consent, urinary PCA3 was determined twice: at a first consultation, urine being sampled immediately after an attentive DRE and second within 2 hours after the biopsy. The mean interval between the two samplings was 14 days (median 15). PCA3 measurements were centralized and performed by the same biologist. At least twelve cores were taken using a biopsy gun with an 18-gauge needle. Changes in PCA3 levels were studied.
Results: Mean age of the 15 men was 67.3 years (range 50.9–79.1). Mean (median) pre-biopsy total and %free PSA were respectively 6.6 ng/ml (5.7) and 15.8% (15.5). Mean prostate volume was 43.6 cm3. Seven patients complained of mild LUTS. DRE was suspicious in eight patients. Of the 15 men, 6 (40%) had adenocarcinoma on biopsy (all clinically confined to the prostate). Median (range) Gleason score was 6 (6–7). Median PCA3 score (range) before and after prostatic biopsy were respectively 36 (9–287) and 27 (5–287) with no significant difference between the two groups (sign test for matched series p > 0.05). The median variation between pre- and post-biopsy PCA3 was −18%. When considering a PCA3 cut-off of 35, two patients changed group: one patient had 51 before and 31 after (PSA 4.6; no cancer on prostate biopsy) and the second had 36 before and 27 after (PSA 5.6; low-risk PCa). The figure represents the PCA3 values for each case (squares for the pre-biopsy and diamonds for the post-biopsy). When considering only the six patients with PCA, median (mean) PCA3 score before and after prostatic biopsy were respectively 51.5 (60.8) and 44.5 (54.8) with no significant difference between the two groups (sign test for matched series p > 0.5) and a median variation between pre- and post-biopsy PCA3 of 1.5%.
Conclusions: Prostate biopsy did not alter significantly urinary PCA3 value. This confirms what was theoretically expected.

Mots clés:
cancer de prostate / PCA3 / Biopsies prostatiques
Mots-clés:
Prostate cancer / PCA3 / Prostate biopsy
Traitement de l’hyperplasie bénigne de prostate par Prostiva® : à propos d’une série de 76 patients
Treatment of benign prostatic hyperplasia by Prostiva<sup>®</sup>: About a series of 76 cases
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 6, 417-425

But : Évaluer l’efficacité et la morbidité du traitement de l’hyperplasie bénigne de prostate (HBP) par radiofréquence dans la population générale et tenter de mettre en évidence des facteurs de bon pronostic pour cette technique.
Méthode : Cette étude rétrospective a étudié 76 patients consécutifs d’âge moyen 68,9 ans ayant une HBP symptomatique en échec du traitement médical et traités au CHU de Caen entre avril 2004 et octobre 2008. Le statut mictionnel a été évalué avant et après traitement par radiofréquence par le score international symptomatique de la prostate (IPSS), le score de qualité de vie (QDV) lié aux symptômes urinaires, la mesure du débit urinaire maximal (Qmax) et du résidu postmictionnel (RPM). La fonction érectile a été évaluée par l’index international de la fonction érectile (IIEF-5). Le critère de jugement principal a été l’échec du traitement par radiofréquence considéré dès la réintroduction d’un traitement médical ou par la nécessité d’un traitement chirurgical. Les critères de jugement secondaires ont été l’amélioration des scores IPSS et de QDV, du Qmax et du RPM. La morbidité per- et postopératoire a également été évaluée.
Résultats : Dans la population générale, une amélioration significative du statut mictionnel a été observée avec un score IPSS moyen passant de 24,7 à 15,1 (p < 0,0001), et un score de QDV passant de 5,2 à 2,9 (p < 0,0001). Le Qmax et le RPM ont été significativement améliorés passant de 8,6 à 13,1 mL/s (p < 0,0001) et de 177 à 100 mL (p = 0,0002) respectivement. Le score IIEF-5 a été amélioré passant de 9,04 à 9,97 (p = 0,0164). Vingt cinq pour cent de RAU, 7,9 % d’hématuries et 1,3 % de prostatites ont été observés en postopératoire. Le taux de retraitement global a été de 46 % après 14,6 mois de suivi moyen. Après stratification en groupes, les patients présentant les critères d’inclusion à ce traitement ont présenté un taux de retraitement de 34,8 % après 16,2 mois de suivi moyen contre 51 % après 13,8 mois de suivi chez les patients hors critères d’inclusion. Sans noter de différence significative entre les rétentionnistes et non rétentionnistes concernant l’amélioration des paramètres subjectifs et objectifs, le taux de retraitement a été plus important pour les patients rétentionnistes (51,2 % après 11,8 mois de suivi moyen contre 39,4 % après 18,4 mois) avec une différence significative selon la courbe actuarielle de survie cumulée sans retraitement. Il n’a pas été retrouvé de différence significative chez les patients ayant un lobe médian. L’amélioration du Qmax a été significativement plus importante dans le groupe ayant des prostates de moins de 60 g sans pouvoir mettre en évidence de différence significative concernant les autres paramètres. Le taux de retraitement dans ce groupe a été de 44,4 % après 14,7 mois de suivi contre 53,8 % après 13,8 mois chez les patients ayant une prostate de plus de 60 g. La composante irritative a présenté une meilleure réponse initiale à ce traitement avec une nécessité de retraitement qui a été retardée par rapport au groupe de patients ayant un syndrome obstructif pur sans noter de différence significative en termes d’amélioration des paramètres objectifs et subjectifs. Le taux de retraitement a été de 63,6 % après 16,4 mois de suivi moyen contre 51,6 % après 11,2 mois dans le groupe « obstructif ».
Conclusion : Le respect des critères d’inclusion pour le traitement par radiofréquence de l’HBP est important au risque de voir des taux élevés de retraitement.

Purpose: To evaluate the efficacy and morbidity of BPH treatment by radiofrequency in the general population and attempt to identify factors of prognostic value for this technique.
Methods: This retrospective study examined 76 consecutive patients of mean age 68.9 years with symptomatic BPH in failure of medical treatment and treated at University Hospital of Caen between April 2004 and October 2008. Urine status was assessed before and after treatment with radiofrequency by the international prostate symptom score (IPSS), the quality of life (QOL) score related to urinary symptoms, the measurement of maximum urinary flow (Qmax) and residual postvoid volume (RPV). Erectile function was assessed by the International Index of Erectile Function (IIEF-5). The primary endpoint was treatment failure by radiofrequency regarded as the reintroduction of medical treatment or the need for surgical treatment. The secondary endpoints were the improvement of IPSS and QOL score, Qmax and RPV. Morbidity per and post-operative was also evaluated.
Results: A significant improvement in voiding status was observed with an average IPSS score from 24.7 to 15.1 (P < 0.0001), and a QOL score from 5.2 to 2.9 (P < 0,0001) in all patients. The Qmax and the RPV were significantly improved from 8.6 to 13.1 ml/s (P < 0.0001) and 177 to 100 ml (P = 0.0002) respectively. The IIEF-5 score was improved from 9.04 to 9.97 (P = 0.0164). Twenty-five percent of acute urinary retention, 7.9% of haematuria and 1.3% of prostatitis were observed postoperatively. The overall retreatment rate was 46% after 14.6 months mean follow-up. When stratified into groups, patients with the inclusion criteria to this treatment showed a treatment rates of 34.8% after 16.2 months mean follow-up against 51% after 13.8 months of monitoring patients outside the inclusion criteria. Without showing significant difference between retentionist and no retentionist concerning subjective and objective parameters, the rate of retreat was more important for retentionist (51.2% after 11.8 months of mean follow against 39.4% after 18.4 months) with a significant difference on the actuarial cumulative survival curve without reprocessing. There was no significant difference found in patients with a median lobe. The results showed an improvement in Qmax significantly greater in the group with prostates less than 60 g without being able to demonstrate significant differences in other parameters. The retreatment rates in this group was 44.4% after 14.7 months of follow-up against 53.8% after 13.8 months of follow-up in the group of patients with prostate over 60 g. Moreover, the irritative component made a better initial response to treatment with a need for retreatment delayed compared to the group of patients with obstructive symptom, without noting significant differences in terms of improvement of objective and subjective parameters. The rate of retreatment was 63.6% after 16.4 months of mean follow and 51.6% after 11.2 months in the “obstructive” group.
Conclusion: High rates of reprocessing are observed in the treatment of BPH by radiofrequency if inclusion criteria are not respected.

Mots clés:
Hyperplasie bénigne de prostate / Traitement / Radiofréquence
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / treatment / Radiofrequency
Résultats anatomiques et fonctionnels des promontofixations par cœlioscopie en fonction de la position des prothèses
Laparoscopic sacrocolpopexy results contingent on mesh position
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 6, 426-431

Objectif : Le nombre et la position des prothèses dans les promontofixations par cœlioscopie pour prolapsus génital, modifient-ils les résultats anatomiques et fonctionnels postopératoires ?
Patients et méthodes : Quatre-vingt-dix patientes ont été traitées par promontofixation cœlioscopique pour un prolapsus vaginal entre janvier 1998 et 2007. Onze ont eu une prothèse antérieure seule, 36 une postérieure seule et 43 une prothèse double.
Résultats : Quatre patientes ont eu des complications postopératoires tardives ayant nécessité une reprise chirurgicale. Trois sur les quatre avaient une prothèse double. Treize récidives anatomiques (14 %) ont été recensées. Onze récidives avaient une prothèse postérieure seule, dont huit ont été reprises chirurgicalement. Les deux autres récidives avaient une prothèse double. Une seule a été réopérée. Aucune récidive n’a été relevée dans le groupe prothèse antérieure seule. Les taux de troubles fonctionnels postopératoires ont été respectivement dans les groupes prothèse antérieure seule, postérieure seule et double : constipation 18 %/64 %/35 %, incontinence anale 0 %/14 %/2 %, symptômes urinaires irritatifs 0 %/8 %/12 %, incontinence urinaire d’effort 27 %/14 %/30 %.
Conclusion : L’utilisation d’une prothèse double a réduit le risque de récidive anatomique, mais a augmenté les complications chirurgicales et les troubles urinaires fonctionnels postopératoires.

Objectives: Do the number and the position of meshes in laparoscopic sacrocolpopexy influence anatomical or functional postoperative results in genital prolapse treatment?
Patients and methods: Ninety patients were treated for genital prolapse by laparoscopic sacrocolpopexy between January 1998 and 2007. Eleven had an anterior single mesh, 36 a single posterior mesh and 43 a double mesh.
Results: Four patients with late postoperative complications needed a new surgical procedure. Three of them had a double mesh. Thirteen anatomical recurrences (14 %) were found. Eleven recurrences had a single posterior mesh and eight needed a new surgical procedure. Two other recurrences had a double mesh. Only one needed a new surgical procedure. No recurrence was noticed in the anterior single mesh group. The observed pelvic floor dysfunction rates were respectively for the single anterior mesh group, posterior single mesh group and double mesh group: constipation 20 %/64 %/35 %, anal incontinence 0 %/14 %/2 %, urgency 0 %/8 %/12 %, stress urinary incontinence 27 %/14 %/31 %.
Conclusion: Double mesh reduced anatomical recurrence, but increased surgical complications and postoperative dysfunctions.

Mots clés:
Promontofixation cœlioscopique / prothèse / Résultats
Mots-clés:
Laparoscopic sacrocolpopexy / MeSH / results
Fistule réno-pleurale après radiofréquence d’une tumeur rénale chez une patiente avec un VHL
Renal-pleural fistula after radiofrequency ablation of renal tumor in VHL patient
2011
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 6, 432-436

La radiofréquence est une technique mini-invasive permettant par l’application de moyens physiques au centre de la lésion, la destruction de la tumeur. Il existe une indication pour les techniques de destruction in situ dans le cadre du carcinome rénal héréditaire déjà opéré comme le cas de la maladie de Von Hippel-Lindau (VHL). Nous rapportons un cas clinique de fistule réno-pleurale survenue après destruction par radiofréquence (RF) percutanée d’une tumeur du pôle supérieur du rein gauche chez un patient avec un VHL. Il s’agit d’une patiente suivie depuis l’âge de 20 ans pour des kystes rénaux dans le cadre d’une maladie de VHL familial. À l’âge de 30 ans, devant l’apparition d’une composante solide au sein d’un kyste rénal gauche, la patiente a eu une néphrectomie partielle (tumorectomie). La surveillance radiologique était marquée par l’apparition de trois lésions rénales gauches. Un traitement par RF percutanée (en deux séances) a été réalisé sur ces lésions rénales. L’imagerie de contrôle après RF percutanée avait mis en évidence une persistance tumorale sur une des trois lésions. Un traitement complémentaire par RF a été réalisé, compliqué par l’apparition d’une fistule réno-pleurale. Cette fistule a été traitée de façon conservative, par restriction hydrique et drainage urétéral. Trois semaines de drainage étaient nécessaires pour permettre une disparition complète de la fistule.

Radiofrequency is a minimally invasive therapy allowing tumor destruction by applying physical means to the core of the lesion. There is a particular indication for the hereditary already surgically treated renal carcinomas like Von Hippel-Lindau's disease. We present a case of renal-pleural fistula developed after a percutaneous radiofrequency ablation under computed tomography (CT) guidance of a renal tumor in a VHL female patient with a renal cell carcinoma of the upper pole of the left kidney. The kidney manifestations begin at 20-year-old with the appearance of cystic lesion at the lower pole of the left kidney. At 30-year-old, a computed tomography study revealed a solid lesion arising from a cyst. The patient underwent a partial nephrectomy by flank incision. Follow-up studies discovered three solid lesions of the upper pole of the left kidney. The patient undertook a radiofrequency ablation of these lesions. Follow-up control showed a contrast enhancement of one of the three lesions treated. Under this condition another course of RF was performed, complicated by a renal-pleural fistula. A conservative management of this iatrogenic fistula was attempted combining a water restriction and the insertion of a ureteral catheter. Three weeks were necessary until the fistula completely regress.

Mots clés:
Carcinome rénal / Radiofréquence / complication / Fistule / VHL
Mots-clés:
Renal carcinoma / Radiofrequency / Complication / Fistula / VHL
Nodule rénal spontanément hyperdense
Hyperattenuating renal mass
2011
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 6, 437-440

Le léiomyome est une tumeur très fréquemment retrouvée au niveau de l’utérus. Sa localisation au niveau du tractus urinaire est plus rare rendant son diagnostic iconographique difficile. L’exérèse est donc souvent réalisée, permettant la confirmation histologique. Le léiomyome rénal est de bon pronostic. Chez notre patiente âgée de 48 ans, il s’agissait de la découverte scannographique d’un nodule rénal hyperdense spontanément, se rehaussant après injection de produits de contraste. L’IRM révélait notamment un hyposignal T2. Du fait de sa localisation capsulaire, la possibilité d’un léiomyome rénal avait été envisagée sans pouvoir éliminer une lésion maligne. L’exérèse a confirmé l’hypothèse la plus rassurante. Pour conclure, le léiomyome est une tumeur rarement rénale, d’excellent pronostic. Les progrès de l’imagerie permettent aujourd’hui la caractérisation de ces lésions et pourraient, peut-être, dans un futur proche, être une alternative à l’exérèse.

Leiomyoma is a frequently uterine tumour. Its location on the urinary tract is rare, making its iconographic diagnosis difficult. The ablation is often realized, allowing the histological confirmation. Renal leiomyoma have good prognosis. In our patient, the CT scan discovered a spontaneously hyperattenuating renal mass, raising after injection of contrast, at a 48-year-old patient. MRI revealed in particular a hyposignal T2. Because of its capsular location, the possibility of a renal leiomyoma had been envisaged without being able to eliminate a malignant lesion. The histological exam confirms this benign hypothesis. So leiomyoma is a rarely renal tumour, of excellent prognosis. The progress of the imaging allows the characterization of these hurts today and could, can be, in a near future, be an alternative at surgery.

Mots clés:
léiomyome / Rein / Tumeur
Mots-clés:
leiomyoma / Kidney / tumour