Base bibliographique

Sommaire :

Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Editorial
2006
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1205, suppl. 1

Il est à l'honneur de notre spécialité que les urologues ne soient pas uniquement des chirurgiens, même si c'est déjà beaucoup. Notre ami et notre maître Dominique Chopin a élargi encore les limites de notre spécialité, non seulement en nous incitant à avoir une culture d'oncologie médicale, mais encore à devenir des partenaires crédibles pour le monde de la recherche.

Hommage au Pr Dominique CHOPIN - En mémoire du Pr Dominique Chopin
2006
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1207, suppl. 1

Dominique CHOPIN a marqué sa génération par son implication de haut niveau dans la recherche clinique et fondamentale en Urologie, tout particulièrement sur les tumeurs de la vessie. Son action a conduit à de très nombreuses publications scientifiques dans la plupart des revues internationales phares de notre spécialité, et la rédaction du rapport 2001 du congrès de l'Association Française d'Urologie sur les tumeurs superficielles de la vessie. Il a donc largement contribué au rayonnement de l'Urologie en France et hors de nos frontières.

Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Voici les quelques mots que j'adresse à Dominique
2006
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1208-1209, suppl. 1

Dominique tu avais tout juste 53 ans et tu nous as quitté.

Quelle tache, mais aussi quel triste privilège, au dessus de tout, que de te transmettre la peine et la désolation de tout l'Hôpital Henri Mondor où tu as tant travaillé et particulièrement de l'équipe paramédicale et médicale d'Urologie!

Ta terrible souffrance, nous l'avons vécue. Ton impressionnante volonté de vivre pour poursuivre ton oeuvre, nous l'avons admirée tout comme le philosophe qui disait que " se vaincre soit même c'est la meilleure victoire ".

Hommage au Pr Dominique CHOPIN - The vision that a true academic urologist should dedicate his career not only to education and patient care but also to research
2006
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1210, suppl. 1

Dominique Chopin had a vision that the true academic urologist should dedicate his career not only to education and patient care but also to research. He felt strongly that a skilled clinician had a special opportunity to apply basic research to the diseases that he diagnosed and treated daily. It was this concept that prompted him to come to UCLA in 1982. During his research fellowship, he was known for his kindness, collegiality, intelligence, and hard work. He formed alliances between the clinical departments and the basic immunology research laboratories.

Hommage au Pr Dominique CHOPIN - L'urologie européenne a perdu un confrère attachant, un chercheur de base unique et moi un de mes amis les plus fidèles
2006
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1211, suppl. 1

Nous étions les deux "research fellows" de Jean de Kernion, à l'époque jeune associate professor sous la direction de Joe Kaufmann. Alors que je travaillais sur des anticorps non spécifiques sériques dans l'idée de développer un marqueur pour les tumeurs rénales et vésicales, Dominique avait choisi un abord beaucoup plus sophistiqué, cherchant non seulement à détecter, mais également à caractériser spécifiquement les divers types de tumeur de vessie au moyen d'anticorps monoclonaux.

Hommage au Pr Dominique CHOPIN - In Memory of Dominique Chopin
2006
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1212, suppl. 1

While I extend my deepest sympathies to the family and colleagues of Dominique Chopin, my own grief on hearing of his passing was as for the loss of a brother. From our first meeting over 17 years ago at a meeting of the American Association for Cancer Research, I was privileged to Dominique's friendship, his warm hospitality and his driving enthusiasm to better understand the genetic basis for urogenital tract tumors.

Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Dominique Chopin : Modèle du Clinicien Chercheur
2006
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1213-1214, suppl. 1

Ma rencontre avec Dominique CHOPIN a été décisive. Interne en 7éme semestre, j'ai fait le choix volontaire d'aller vers lui et de faire un DEA dans son laboratoire. Ce choix s'est fait parce que j'avais lu ses publications de l'époque sur les anticorps monoclonaux [2-4], que j'étais impressionné par ce chirurgien qui faisait de la recherche et par la modernité à beaucoup d'égards de l'équipe de Mondor.

Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Il était mon Maître, j'aurais aimé être son Ami
2006
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1215, suppl. 1

Lorsque je suis venu le voir en 1990, ignorant de tout, pour prendre son avis sur un éventuel sujet de DEA, il m'a tout de suite orienté vers l'étude des facteurs moléculaires pronostiques des tumeurs vésicales. De son expérience américaine à l'UCLA, il avait acquis la certitude que cette thématique était d'avenir, en particulier concernant certains antigènes d'expression membranaire, associés aux tumeurs (T138, T43, 19A211).

Hommage au Pr Dominique CHOPIN - La réussite suprême du médecin enseignant chercheur
2006
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1216, suppl. 1

Il y a 10 ans j'étais loin de penser que l'approche thérapeutique individualisée par le BCG, dans le traitement des tumeurs superficielles de vessie, scellerait notre destin. J'ai rencontré mon maître en 1995, le hasard de la vie. L'époque était pleine de jeunes internes (dont je faisais partie) avec un avenir incertain et qui cherchaient à faire la différence pour assurer la fin de leur formation. Très vite le premier rendez-vous, les premiers choix aussi (le DEA) et la charge de collecter les urines et les tissus des patients traités pour tumeur de vessie.

Hommage au Pr Dominique CHOPIN - A Mr le Pr Dominique Chopin
2006
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1217-1218, suppl. 1

Tout hommage à un vrai chercheur se doit de souligner sa capacité à créer, à innover, mais aussi à susciter des vocations et à animer une équipe pour mettre d'autres en mesure de poursuivre le chemin. C'est aussi, de la part d'un enseignant hospitalo-universitaire, le courage d'explorer d'autres voies que la voie clinique et de forger les instruments, les savoirs (et les étudiants) pour approfondir connaissance et maîtrise du domaine.

Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Au Pr Dominique Chopin
2006
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1219, suppl. 1

Difficile de parler d'un homme que je n'ai connu que malade. En effet, j'ai intégré l'équipe du Centre de Recherche le jour où l'on célébrait une victoire (acceptation du label INSERM) alors que le diagnostic venait juste de tomber. Si je ne devais retenir qu'une seule image du Pr Chopin, c'est celle qu'il a donnée ce jour-là : une abnégation et un dévouement total à son travail, à son équipe. C'était un homme infatigable, présent et accessible.

Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Analyse des tumeurs de vessie par l'analyse du transcriptome, une aventure partagée avec Dominique Chopin
2006
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1221-1224, suppl. 1

Dominique était gravement malade depuis plusieurs mois mais je ne pouvais pas envisager sa disparition. Après sa première opération, il avait repris rapidement son travail et n'avait en fait interrompu son activité de recherche que très peu de temps. Je croyais et espérais qu'il en serait de même la seconde fois, tant sa volonté et son courage étaient forts.

Mots clés:
recherche / Tumeur de vessie
Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Apotpose et traitements du cancer de prostate : du concept aux applications, de l'hypothèse à la raison
2006
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1225-1226, suppl. 1

C'est en 1989 que notre Maître Dominique CHOPIN a abordé le sujet de l'apoptose androgéno-dépendante comme un concept primordial pour la compréhension des mécanismes de réponse et de résistance au traitement hormonal. Depuis, nous avons fait beaucoup de chemin ensemble, de la conceptualisation sur le modèle animal au développement de nouveaux types de traitements.

Mots clés:
recherche / cancer de prostate
Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Prélèvement rénal coelioscopique chez les donneurs vivants ­ les premiers quatre cas en République de Macédoine
2006
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1227-1228, suppl. 1

Introduction : Les avantages de la voie laparoscopique dans le prélèvement rénal chez les donneurs vivants sont bien documentés. Cette nouvelle méthode est d'importance primordiale particulièrement dans les pays qui ont essentiellement recours au donneur vivant pour la transplantation rénale. Nous présentons les résultats de nos premiers cas.
Matériel et méthode : Depuis 2002 nous avons utilisé le prélèvement laparoscopique pour l'obtention de reins de donneurs vivants par la voie rétroperitoneale (2 cas) et trans-péritoneale (2 cas). Dans tous les cas le rein gauche a été prélevé. L' âge moyen des donneurs était de 54 ans (extrêmes:38 ­ 62) et des receveurs de 25.4 ans (18-40). Le temps moyen d'ischémie chaude était de 7±2 min. Les reins étaient préservés par la solution standardisée de type "Eurocollins". Le temps d'ischémie froide était en moyenne de 2.8 heures.
Résultats : La durée de chaque intervention était inférieure à 250 minutes (moyenne : 220 ± 29).Les pertes sanguines étaient inférieures à 300 ml. Aucune complication majeure a été observé pendant l'intervention. La fonction retardée du greffon était évidente dans les deux cas nécessitant une ou deux séances d'hémodialyse. Les donneurs ont quitté l'hôpital au 4-ème ou 5-ème jour. La créatininémie actuelle moyenne chez les receveurs est de 1.4 ± 4 mg, 12 ­24 mois après la transplantation rénale. Aucun épisode de rejet a été noté. Tous les receveurs ont été traités en induction avec daclizumab suivant par la CsA, MMF et stéroïdes.
Conclusions : les auteurs recommandent la néphrectomie coelioscopique comme une méthode valide qui pourrait encourager le don d'organes chez les donneurs potentiels vivants apparentés et non-apparentés.

Mots clés:
transplantation rénale a partir d'un donneur vivant / néphrectomie coelioscopique
Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Thérapeutiques ciblées anti-ErbB et tumeurs urothéliales
2006
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1229-1235, suppl. 1

La meilleure compréhension de la biologie moléculaire des tumeurs urothéliales aide à définir de nouveaux marqueurs moléculaires qui pourraient aussi servir de cibles thérapeutiques. Ici, nous avons choisi de nous intéresser aux membres de la famille ErbB. L'activation des récepteurs ErbB a été identifiée comme étant un évènement clé initiant une cascade d'évènements intra cellulaires conduisant à la prolifération cellulaire, la survie cellulaire, l'angiogenèse et la formation de métastases. L'implication de ces récepteurs dans la carcinogenèse urothéliale et le succès du développement de molécules les inhibant dans d'autres pathologies tumorales en font un sujet d'actualité tant au niveau fondamental et clinique.
Le cancer de vessie représente la cinquième cause de cancer en France. Il a vu son incidence croître, de plus de 25 % chez l'homme et de plus de 9 % chez la femme ces 20 dernières années [19]. Le pronostic des tumeurs de vessie est largement corrélé à leur degré de différenciation [35] et à leur stade [21].
Il est généralement admis que 70 % des nouveaux cas de tumeur de vessie sont diagnostiqués au stade superficiel (50 % pTa, 20 % pT1). La majorité (80 %) des tumeurs superficielles est bien différenciée (G1 ou G2). Le pronostic des tumeurs de bas grade et de faible stade reste favorable, avec un risque de décès spécifique à 10 ans de 5 % à 12 %. Les tumeurs de haut grade (G3) et de stade élevé (pT1), ou le pTis, sont de mauvais pronostic. Leur risque de progression à 5 ans est 40 % et le risque de décès spécifique à 10 ans est de 36 %. Les tumeurs infiltrantes, représentant 30% des nouveaux cas, sont métastatiques d'emblée dans 7 % des cas et peuvent être de mauvais pronostic malgré un traitement radical (cystectomie), avec une survie à 5 ans dans 80 % des cas si la tumeur ne dépasse pas le plan musculaire (≤ pT2b) [27, 60]. Ce taux chute à moins de 50 % dès que la tumeur atteint la graisse péri-vésicale (≥ pT3a), et est de moins de 20 % pour les N+ et < 5 % pour les tumeurs métastatiques d'emblée [46]. Les traitements chimiothérapiques adjuvants des tumeurs infiltrantes de mauvais pronostic (≥ pT3) ou métastatiques ne permettent actuellement que d'obtenir des taux de réponse inférieurs à 30 % avec des survies comprises entre 12 et 28 mois. Cependant, le pronostic très différent de patients ayant une tumeur de même stade et de même grade plaide pour la mise en évidence de nouveaux marqueurs moléculaires qui pourraient aussi servir de cibles thérapeutiques. Ici, nous avons choisi de nous intéresser aux membres de la famille ErbB.

Mots clés:
Tumeurs Urothéliales / récepteurs tyrosine kinase / ErbB / Thérapeutiques ciblées
Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Prostatectomie totale pour cancer de prostate localisé chez le transplanté rénal
2006
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1236-1239, suppl. 1

Introduction : L'augmentation de l'espérance de vie des insuffisants rénaux obtenue grâce à la transplantation rénale conduit à observer un nombre important de cancers, notamment de cancers de la prostate. La prostatectomie totale représente le traitement de référence lorsque la lésion est limitée à l'organe et l'espérance de vie du patient supérieure à dix ans. Le but de ce travail est de préciser les particularités de cette prise en charge chez les greffés rénaux.
Matériel et méthode : Analyse rétrospective de 6 patients transplantés rénaux présentant un cancer prostatique cliniquement localisé traité par prostatectomie totale. Age moyen au moment du diagnostic 60 ans (51 ­ 67 ans). Délai moyen de découverte du cancer par rapport à la greffe de 10 ans (5 à 15 ans), taux moyen de PSA total de 6,48 ng/ml (4,67 à 11,2 ng/ml). Ces patients ont tous subi une prostatectomie totale sans curage ganglionnaire (5 par voie rétro pubienne et 1 par voie périnéale).
Résultats : La présence du greffon rénal n'a pas entraîné de difficulté particulière lors de la prostatectomie. Résultats de l'examen anatomopathologique de la pièce : Stade pT2a : 1 cas, stade pT2b : 2 cas, stade pT2c : 3 cas. Score 6 de Gleason (3+3) : 5 cas, score 7 de Gleason (3+4) : 1 cas. Après un recul moyen de 23 mois (13 à 48 mois), 5 patients ont un taux de PSA inférieur à 0,1 ng/ml. Pour le dernier patient, ce taux est à 0,16 ng/ml, stable.
Conclusion : Le dosage de PSA total chez les transplantés rénaux âgés de plus de 50 ans permet de détecter à un stade précoce le cancer de prostate. Ces patients doivent bénéficier de la même prise en charge que les patients non transplantés.

Mots clés:
prostate / Cancer / Transplantation rénale / traitement chirurgical
Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Dépistage du cancer de la prostate : les obstacles à sa généralisation
2006
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1240-1250, suppl. 1

Urologues et médecins de santé publique s'opposent depuis longtemps sur l'utilité de généraliser le dépistage du cancer de prostate. Le dosage du PSA comme outil de sélection des patients à biopser est validé malgré des performances modestes. De nombreux biais théoriques expliquent que le programme idéal de dépistage et son organisation ne soient pas parfaitement définis.
Le risque de surdiagnostic et donc de traitements inutiles, morbides et coûteux semble sous-estimé d'après les épidémiologistes et économes de santé alors que les praticiens soignants le considèrent mineur. Il n'est pas certain que les deux grandes études randomisées, ERSPC et PIVOT amènent dans quelques années des réponses indiscutables. L'émergence de traitements efficaces, moins coûteux et dénués de séquelles pourrait apporter un terrain d'entente.

Mots clés:
prostate cancer / Screening / epidemiology / cost
Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Bases carcinologiques et anatomiques de la conservation de l'urèthre dans les cystectomies avec remplacement chez la femme
2006
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1251-1255, suppl. 1

Le traitement d'une tumeur de la vessie chez la femme est le plus souvent la pelvectomie antérieure. Cette intervention oblige à une dérivation urinaire. Récemment, une intervention a été proposée pour tenter de rétablir la continuité urinaire en créant un réservoir continent impliquant la conservation de l'urèthre.
Les études carcinologiques et anatomiques actuelles permettent de l'envisager sous certaines conditions : réalisation de biopsies froides de l'urèthre, étude anatomopathologique extemporanée de la recoupe uréthrale, conservation d'une longueur maximale d'urèthre, respect de la vascularisation et de l'innervation uréthrales et conservation de ses éléments de soutien. En procédant ainsi, la patiente bénéficie du maximum de chance de conserver un appareil sphinctérien permettant une continence satisfaisante de sa néovessie et carcinologiquement fiable nécessitant cependant, comme chez l'homme, d'une surveillance endoscopique régulière de l'urèthre.

Mots clés:
Vessie / Cancer / Urèthre / Cystectomie / Dérivation urinaire
Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Cancer de la prostate à haut risque de rechute. Résultats d'une RT-HT de 12 mois
2006
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1256-1261, suppl. 1

But : Evaluer le risque de progression après traitement par radiothérapie conformationnelle associée à une hormonothérapie adjuvante de 12 mois sur une série de patients ayant un adénocarcinome prostatique classé à haut risque de progression.
Matériel et méthodes : Entre janvier 1997 et décembre 2001, 63 patients consécutifs classés à haut risque selon la classification de d'Amico ont été traités par une association hormonoradiothérapie. Tous les patients avaient au moins un facteur du groupe à haut risque de la classification de d'Amico : un stade TNM 92 T2c, T3, T4, ou un score de Gleason > à 8, ou un PSA initial > 20 ng/ml. Tous les patients ont eu une hormono-radiothérapie avec un traitement hormonal concomitant de 2 mois et adjuvant de 10 mois. La progression biologique a été définie selon les critères de l'ASTRO. Le suivi médian a été de 36 mois.
Résultats : La survie sans récidive biologique à 3 ans et à 5 ans a été de 78%. Il y avait une absence de rechute locale dans 94 % des cas et une absence de survenue de métastases chez 93% des patients. En analyse univariée, seul un PSA initial supérieur à 22 ng/ml a été retrouvé comme facteur prédictif de récidive biologique précoce. La survie sans récidive biochimique à 3 ans a été de 96% pour les patients ayant un taux initial de PSA < à 22 ng/ml et 56% pour un taux < à 22 ng/ml (p=0,0017).
Conclusions : Les résultats précoces d'une hormono-radiothérapie de 12 mois proposée à des patients à haut risque sont, dans notre série, comparables à ceux de la littérature. Seul le taux de PSA initial élevé est prédictif d'une rechute biochimique précoce. Ainsi le traitement hormonal adjuvant (hormonothérapie longue, intermittente ...) pourrait être modulé en fonction du taux initial du PSA.

Mots clés:
Adénocarcinome de prostate / radiothérapie / Hormonothérapie / classification de d'Amico
Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Découverte fortuite d'un cancer de prostate sur la pièce de cystoprostatectomie totale pour tumeur infiltrante de vessie
2006
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1262-1265, suppl. 1

L'incidence de l'adénocarcinome de prostate et/ou de la néoplasie intra-épithéliale (PIN) de haut grade, sur la pièce de cystoprostatectomie totale pour tumeur infiltrante de vessie, a été de 2.8 à 70% dans plusieurs séries de la littérature [9, 15, 22, 24].

L'adénocarcinome de prostate :

(Tableau I)

Mots clés:
cancer de prostate
Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Etude prospective des résultats à 2 ans d'un ou deux cycles d'instillations endovésicales de bcg dans les tumeurs urothéliales de vessie pt1g3 après résection transuréthrale complété.
2006
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1266-1270, suppl. 1

Objectifs : Evaluer les résultats d'un traitement d'induction par BCG sur une série homogène de patients porteurs d'un carcinome urothélial de vessie pT1G3, avec un recul supérieur à 2 ans.
Matériel et méthodes : 61 patients, d'âge médian 67 ans (42-84), ayant bénéficié d'une résection transurétrale vésicale (RTUV) complète pour carcinome urothélial pT1G3 ont été traités dans 9 services d'urologie différents, par un ou deux cycles d'instillations endovésicales de BCG après résection transuréthrale complète. Les lames ont été revues par 4 anatomopathologistes de référence. Tous les patients ont eu une biopsie de contrôle négative (hors CIS) avant mise en route de l'immunothérapie. Tous ont eu un cycle complet de BCG. Une réévaluation a été effectuée 1, 3, 6, 9, 12, 18 et 24 mois après le premier ou éventuellement après un deuxième cycle (6 instillations).
Résultats : 9 patients ont été exclus, 6 pour défaut de consensus anatomopathologique et 3 pour manque de données. Pour les 52 patients restant avec un suivi minimum de 24 mois, la réponse carcinologique à la BCGthérapie a été complète dans 24 cas (46,3 %) et partielle dans 16 cas (30,2 %). 3 patients (6 %) n'ont pas répondu au traitement, et 8 patients (15,5 %) ont progressé, respectivement à 3, 6, 6, 9, 9, 12, 18 et 18 mois. 3 décès spécifiques (6,5 %), respectivement à 12, 12 et 18 mois. 1 patient a été perdu de vue. 9 cystectomies ont été pratiquées, 8 pour progression et une pour non-réponse à neuf mois. Il existe une différence significative (p<0.01) au regard du risque de progression selon le statut T1a (aucune progression) ou T1b (35 % de progression).
Conclusion : ces résultats confirment que le traitement conservateur initial par RTUV + BCG des carcinomes urothéliaux de vessie pT1 G3 est justifié pour la très grande majorité des patients (76,5 %) avec un recul d'au moins deux ans. Ils confirment également le risque de progression et donc la nécessité d'une surveillance rigoureuse à long terme.

Mots clés:
Cancer / Vessie / BCG / instillation
Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Complications chirurgicales de la transplantation rénale : Incidence et facteurs pronostiques
2006
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1271-1285, suppl. 1

Objectif : Le but de l'étude est de recenser les complications chirurgicales de la transplantation rénale et de retenir quels ont été les facteurs statistiquement associés à la survenue de ces complications afin d'établir des facteurs pronostiques.
Matériel et méthodes : Entre 1991 et 2001, 654 transplantations rénales consécutives ont été effectuées au CHU de Grenoble. Les caractéristiques propres au receveur, au prélèvement, au greffon ainsi qu'à la technique chirurgicale ont été établies. Les complications chirurgicales ont été colligées. La moyenne d'âge était de 44 ans, 32,9% des patients étaient en surpoids. Le délai moyen entre le début de dialyse et la greffe était de 40 mois. Une diurèse résiduelle était retrouvée chez 49,4% des patients.
Résultats : Dans la population étudiée, 191 complications chirurgicales ont été recensées (29%). Il a été retrouvé un reflux vésico-urétéral dans 4,2% des cas, une sténose urétérale dans 3,6% des cas, une fistule urinaire chez 2,5% des patients, une thrombose artérielle dans 0,9% des cas, une thrombose veineuse dans 0,7% des cas, un saignement dans 7% des cas, une lymphocèle dans 0,9% des cas, une éventration dans 2,5% des cas et une complication crurale chez 2,9 % des patients. Il y a eu 7 transplantectomies réalisées pour une complication chirurgicale (1%). Parmi la population étudiée, il y a eu 3 décès des suites des complications chirurgicales (0,5%).
Parmi les facteurs pronostiques retrouvés, le surpoids et l'artériopathie étaient statistiquement associés à la survenue d'un saignement (p= 0,01 et 0,01). L'absence de diurèse résiduelle et le délai entre la dialyse et la greffe étaient associés à la survenue d'une fistule urinaire (p=0,007 et 0,003). L'age du donneur et la durée opératoire semblaient également être des facteurs pronostiques de l'apparition d'une complication chirurgicale (p=0,002 et 0,042).
Seules les complications vasculaires, digestives et hémorragiques ont mis en jeu le pronostic vital. L'apparition d'une complication urologique n'a pas semblé altérer la fonction du rein.
Conclusion : Les complications chirurgicales de la transplantation rénale sont fréquentes et dominées par les complications urologiques (sténose, fistule et reflux). Les complications urologiques ne semblent pas mettre en jeu la fonction rénale. Les complications vasculaires ont un mauvais pronostic. L'absence de diurèse résiduelle, l'âge, l'obésité et l'artériopathie sont des facteurs associés à l'apparition d'une complication chirurgicale.

Mots clés:
Complications / Transplantation / Sténose urétérale / Reflux vésico-urétéral / greffe rénale
Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Analyse des mutations des gènes cibles de l'instabilité microsatellite dans les tumeurs urothéliales du haut appareil urinaire
2006
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1286-1292, suppl. 1

Un certain nombre de tumeurs urothéliales du haut appareil urinaire (UUC pour urothelial cell carcinoma), sporadiques ou qui se développent dans le cadre du syndrome du cancer colorectal héréditaire sans polypose (HNPCC pour hereditary non polyposis colorectal cancer), présentent une instabilité des microsatellites (MSI pour microsatellite instability). Cette instabilité des microsatellites est le reflet d'un défaut du système de réparation des mésappariements de bases de l'ADN (MMR pour mismatch repair). Ainsi, les tumeurs MSI accumulent des mutations dans de nombreux gènes qui comportent dans leurs séquences codantes des séquences répétées ; ces mutations conduisent à un décalage du cadre de lecture et sont responsables de la synthèse d'une protéine tronquée. Après avoir évalué l'incidence du phénotype MSI dans 58 UUC à l'aide des deux panels de marqueurs recommandés par le National Cancer Institute, nous avons étudié la distribution intra-tumorale des mutations secondaires de la mutagenèse MSI dans 13 gènes cibles potentielles.
Parmi les 58 UUC évaluées, 4 (7%) présentaient un phénotype MSI. Deux patients étaient atteints d'un syndrome HNPCC. Trois des 4 tumeurs comportaient des mutations de MSH3, BAX, MRE11 et RAD50. Des mutations d'autres gènes, impliqués dans des voies cellulaires clés (ATR, DNA-PKcs, MBD4, TCF-4, MSH6 et BLM), ont été aussi détectées. Les mutations de BAX et de MRE11 étaient présentes de façon homogène au sein des 3 tumeurs. Une analyse immunohistochimique a confirmé la perte d'expression d'une des protéines du système MMR dans chaque tumeur (MLH1, MSH2 et MSH6). Elle a aussi montré qu'une mutation de MRE11 ou de RAD50 induit la perte d'expression conjointe des deux protéines, qui font partie d'un même complexe protéique (MRE11/RAD50/NBS1).
Les UUC avec un phénotype MSI sont rares et les mutations de RAD50 et de MRE11 y sont fréquentes et probablement précoces, suggérant leurs rôles clés dans la genèse de ces tumeurs.

Mots clés:
Tumeur urothéliale / haut appareil urinaire / syndrome HNPCC / instabilité des microsatellites / gènes cibles
Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Mise au point de la thérapie cellulaire de l'insuffisance sphinctérienne urétrale
2006
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1293, suppl. 1

L'incontinence urinaire est un problème de santé publique qui peut être lié à une baisse du tonus urétral basal exercé par le sphincter strié urétral. Cette affection est caractérisée par une perte de fibres musculaires sphinctériennes et une dénervation chronique. Un programme de recherche, développé à l'hôpital Henri Mondor depuis 1998 sous la direction du Professeur Dominique Chopin, a eu pour objectif de mettre au point les bases anatomiques et biologiques du traitement de l'insuffisance sphinctérienne par greffe de cellules souches musculaires.

Mots clés:
incontinence urinaire / Thérapie cellulaire
Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Découverte de la protocadhérine-PC et de son implication dans la progression du cancer de la prostate
2006
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1294-1302, suppl. 1
Introduction
Mots clés:
Marqueur / cancer de prostate
Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Cancer-testis antigen expression in bladder cancer
2006
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1303-1313, suppl. 1

But : Afin d'évaluer le potentiel des antigènes testiculaires du cancer (CTA) comme cibles immunothérapeutiques dans le cancer de la vessie, nous avons analysé l'expression de 9 des ces antigènes ou familles d'antigènes dans des tissus humains de vessie. Comme leur expression est contrôlée par des mécanismes épigénétiques, nous avons aussi analysé l'effet d'inhibiteurs des méthylases de l'ADN et des désacétylases des histones sur l'expression des CTA dans des lignées de cancer de vessie.
Matériel et méthodes : L'expression de NY-ESO-1/LAGE-1, MAGE-A, MAGE-C1, BAGE, HOM-TES-85, SCP-1, SSX-1, SSX-2 et SSX-4 a été analysée par RT-PCR semi-quantitativef dans 10 urothéliums normaux, 24 tumeurs superficielles, 22 tumeurs infiltrantes et dans 10 lignées vésicales traitées par 5-aza-2'-désoxycytidine (5-AZA-DC) et/ou Trichostatin A.
Résultats : L'expression de tous les gènes des CTA a été observée dans au moins une tumeur à l'exception de HOM-TES-85 qui n'a jamais été détecté. Les ARNm de MAGE-A, BAGE et NY-ESO-1/LAGE-1 ont été les plus fréquemment détectés, dans respectivement 67%, 21% et 8% des tumeurs superficielles et dans 64%, 41% et 27% des tumeurs infiltrantes. À l'exception de MAGE-A, les transcrits CTA ont rarement été détectés dans les lignées vésicales. Cependant, l'expression de tous les gènes des CTA sauf SCP-1, a été variablement induite par les drogues, 5-AZA-DC étant un inducteur beaucoup plus puissant que le TSA.
Conclusion : Ces données suggèrent que les CTA pourraient être utilisés comme cibles dans l'immunothérapie du cancer de la vessie, surtout ceux qui sont souvent exprimés comme MAGE-A, BAGE et NY-ESO-1/LAGE-1. De plus, l'induction de ces antigènes par des agents de chimiothérapie tel le 5-AZA-DC, offre la possibilité d'un pré-traitement augmentant l'immunogénicité des tumeurs.

Purpose: To evaluate the potential of cCancer-t/Testis antigens (CTAs) as targets for immunotherapy of bladder cancer, we evaluated the expression of 9 CTA genes or families of genes in normal urothelia, bladder tumours and bladder cancer human bladder tissuescell lines. As expression of most CTAs is controlled by epigenetic mechanisms, we also evaluated the effect of the DNA methylase inhibitor 5-aza-2'-deoxycytidine (5-AZA-DC), and/or theand histone deacetylase inhibitors Trichostatin A (TSA) on their expression in bladder cancer cell lines.
Material and Methods: Expression of NY-ESO-1/LAGE-1, MAGE-A, MAGE-C1, BAGE, HOM-TES-85, SCP-1, SSX-1, SSX-2 and SSX-4 was analyzed by semi-quantitative RT-PCR and Western blotting on 10 normal urothelia, 23 24 superficial and 223 invasive tumours and on 10 cell lines treated with 5-aza-2'-deoxycytidine (5-AZA-DC) and/or Trichostatin A (TSA).
Results: Expression of all CTA genes could be observed in at least 1 tumour except for HOM-TES-85 for which mRNA was never detected. MAGE-A, BAGE and NY-ESO-1/LAGE-1 mRNAs were the most frequently detected, respectively in 5677%, 212% and 89% of superficial and in 6461%, 4139% and 276% of invasive tumours. With the exception of MAGE-A, CTA transcripts were rarely detected in the cell lines. However, expression of all CTA genes, except SCP-1, could be induced at various levels by the drugs and 5-AZA-DC was a much more potent inducer than TSA.
Conclusion: These data suggest that immunotherapy of bladder cancer could target CTAs, especially those expressed at higher frequency such as MAGE-A, BAGE and NY-ESO-1/LAGE-1. Moreover, their induction by chemotherapeutic agents such as 5-AZA-DC, provides a potential pretreatment aimed at inducing the immunogenicity of the tumours.

Mots clés:
bladder cancer / cancer-testis antigens / MAGE / NY-ESO-1 / immunotherapy
Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Signature moléculaire de l'HBP
2006
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1314-1315, suppl. 1

L'hyperplasie bénigne de prostate (HBP) est l'affection la plus fréquente de l'homme âgé. Les mécanismes moléculaires impliqués dans le développement de cette hyperplasie stromale et épithéliale sont imparfaitement connus. Plusieurs facteurs ont été incriminés dont la testostérone, la dihydrotestostérone, les oestrogènes et les facteurs de croissance.

Mots clés:
hypertrophie bégnine de prostate / Marqueur
Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Le statut initial ou secondaire des tumeurs de vessie T1G3 : a-t-il un impact pronostique ?
2006
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1316-1321, suppl. 1

Objectif de l'étude : Nous avons évalué dans cette étude rétrospective le caractère pronostique du statut initial ou secondaire des tumeurs de vessie classées pT1G3.
Matériels et méthodes : Entre 1990 et 2000, 93 patients ont présenté une tumeur de vessie classée T1G3. Soixante quinze patients ­dont 54 T1G3 initiaux et 21 T1 G3 secondaires-, sans passé de tumeur infiltrante, ont été inclus dans l'étude. Soixante douze pour cent ont été traités par instillations de BCG. Aucun patient n'a bénéficié de traitement d'entretien. Le suivi médian était de 53 mois (2 à 265).
Résultats : En analyse univariée, une différence significative de survie globale a été constatée en faveur des tumeurs T1G3 secondaires comparée à celle des tumeurs T1G3 initiales (p < 0.003) alors qu'il n'y avait pas de différence quant à la récidive, la progression et la survie spécifique.
En analyse multivariée, cette différence n'était plus significative. En contrepartie, le traitement par BCG et le tabagisme étaient associés de façon significative aux risques de décès global et spécifique. Le BCG était également associé au risque de progression.
Conclusion : Les patients porteurs d'une tumeur T1G3 secondaire avaient une meilleure survie globale. Cette différence n'était plus significative lorsque les autres facteurs pronostiques étaient pris en considération.

Mots clés:
Vessie / Tumeur de vessie / carcinome à cellules transitionnelles / Cancer / T1G3
Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Epidémiologie de l'incontinence urinaire chez la femme
2006
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1322-1333, suppl. 1

La prévalence de l'incontinence urinaire dans la population féminine varie selon les données de la littérature de 4 à 57 %. En fait, l'estimation qui en est faite dépend de la définition que l'on en donne et de la population ciblée. La prévalence augmente avec l'âge associée à une augmentation de l'incontinence urinaire par urgence au fur et à mesure du vieillissement de la population. Parmi les facteurs de risques, la parité représente un élément déterminant.
La qualité de vie des femmes affectées par ce problème se trouve significativement altérée, en particulier les femmes âgées du fait de l'importance sur ce terrain de la composante vésicale de l'incontinence.
Les coûts générés par ce symptome urinaire sont élevés. Ils sont estimés à 2 % du budget de la santé dans les pays européens et nord-américains. Les perspectives laissent prévoir une forte augmentation du fait de l'évolution de la démographie féminine en fonction du vieillissement de la population. Il apparaît important que des études épidémiologiques soient entreprises à la recherche de relation de cause à effet avec certains facteurs de risques pour permettre une action dans le domaine de la prévention. D'autre part, des campagnes d'information doivent inciter les femmes à consulter et permettre ainsi de les faire bénéficier des possibilités thérapeutiques efficaces les plus adaptées. C'est à ce prix que l'on peut espérer diminuer les coûts de ce problème médico-social et économique.

Mots clés:
incontinence urinaire
Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Anatomie comparée des prolapsus pelviens chez l'homme et les mammiferes quadrupedes
Comparative anatomy of pelvic prolapses in humans and quadruped mammals
2006
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1334-1337, suppl. 1

Cet article décrit les particularités anatomiques et histologiques du plancher périnéal de l'homme et des mammifères quadrupèdes, puis passe en revue les principaux types de prolapsus pelviens connus.

This article describes the anatomical and morphological characteristics of the perineum in humans and mammal quadruped species and reviews the main types of pelvic prolapses.

Mots clés:
Prolapsus pelvien / muscle élévateur de l'anus / périnée
Mots-clés:
pelvic prolapse / levator ani muscle / Perineum
Hommage au Pr Dominique CHOPIN - Le Gène p53
2006
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6, 1338-1343, suppl. 1

Découvert en 1979 par Lane et Crawford, ce gène est le gardien du génome. Le gène p53 est localisé sur le bras court (p) du chromosome 17, au locus 17p13.1, une région sujette à des pertes alléliques et code pour la protéine p53 ou TP53 (Tumour Protein of 53 kilodaltons), une phosphoprotéine nucléaire de 393 acides aminés, qui est un facteur de transcription aux propriétés anti-oncogènes. Celle-ci a été identifiée du fait de son interaction avec des oncoprotéines virales (dont l'antigène du virus SV40, dont les propriétés oncogènes ont été découvertes secondairement).

Mots clés:
génomique / biologie moléculaire