Base bibliographique

Sommaire :

Apport de la détection cytologique dans les tumeurs kystiques du rein
Non-radiological investigation of cystic renal tumours.
2004
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1402-1405

Les tumeurs kystiques de rein représentent 5% des tumeurs rénales. 1% d'entre elles sont malignes. L'exploration non radiologique des tumeurs kystiques du rein reste l'objet de discussions, ce qui parait naturel en raison de la rareté de ces tumeurs. Si les tumeurs de classes I et IV de Bosniak ne présentent en théorie pas de difficultés diagnostiques, il est difficile d'affirmer ou d'infirmer la malignité des tumeurs de classe II et III au moment de leur découverte.
Les prélèvements per-cutanés histologiques ou cytologiques sont sources de nombreux faux négatifs et restent difficiles à interpréter mais leur répétition permettrait d'éviter une exploration chirurgicale dans un cas sur deux. D'autres sont plus interventionnistes en raison de la faible rentabilité de ces examens et du risque d'engagement du pronostic vital lié à la tumeur. La difficulté de l'examen extemporané tient dans le fait qu'il doit préciser la nature de la lésion et non la marge chirurgicale avec un risque non négligeable de faux négatifs surtout si la tumeur est limitée dans le kyste ou si elle est nécrosée.
Une des voies de recherche se situe peut être dans l'analyse de la composition du liquide intra-kystique mais la solution la plus proche semble résider dans une adaptation de la classification de Bosniak permettant d'améliorer sa reproductibilité entre observateurs et donc de réduire le recours aux examens invasifs.

Cystic renal tumours represent 5% of all renal tumours. 1% of them are malignant. Non-radiological investigation of cystic renal tumours is still a controversial issue, essentially due to the rarity of these tumours. Although Bosniak class I and IV tumours theoretically do not present any diagnostic difficulties, it is difficult to confirm or exclude the malignancy of class II and III tumours at the time of their discovery. Percutaneous histological or cytological samples give a high rate of false-negative results and are difficult to interpret, but repeated specimens may avoid surgical exploration in one half of cases. Some authors adopt a more invasive approach due to the low yield of these examinations and the life-threatening risk related to the tumour. The difficulty of frozen section examination is due to the fact that it must specify the nature of the lesion and not the surgical margin with a considerable risk of false-negative results, especially when the tumour is confined to the cyst or when it is necrotic. One possible line of research could be analysis of the composition of cyst fluid, but a more readily available solution would consist of adaptation of Bosniak's classification in order to improve its inter-observer reproducibility and therefore reduce the need for invasive examinations.

Mots clés:
Rein / Cancer / kyste.
Mots-clés:
Kidney / Cancer / cyst.
Tolérance en transplantation : apport potentiel de la greffe hématopoiétique et de la thérapie cellulaire
Tolerance in transplantation: potential contribution of haematopoietic transplantation and cell therapy.
2004
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1406-1414

L'objectif ultime en transplantation d'organe est l'obtention d'un état de tolérance, c'est-à-dire l'acceptation à long terme du greffon sans traitement immunosuppresseur. Ainsi, les complications de ces traitements (infections virales, tumeurs...) pourraient être limitées. Les différents mécanismes immunologiques permettant un état de tolérance seront décrits dans cette revue. Parmi ces différentes stratégies expérimentales, la greffe combinée de moelle osseuse (ou cellules hématopoiétiques) et d'organe, permise grâce au développement de conditionnements non-myéloablatifs ou allégés, semble l'une des voies de recherche les plus intéressantes. Cette approche aboutit à la colonisation du receveur par les cellules du donneur. Cet état est connu sous le terme "macro-chimérisme" et permet l'obtention d'un véritable état de tolérance (de type central) vis-à-vis d'un organe provenant du donneur de moelle osseuse.
Nous avons montré récemment que l'injection intraveineuse de cellules apoptotiques conjointement aux cellules médullaires allogéniques favorise la prise du greffon médullaire. Ces cellules apoptotiques permettent, dans un modèle de greffe combinée moelle osseuse/organe solide, d'induire une tolérance restreinte aux antigènes du donneur de cellules médullaires sans entraïner d'immunisation vis-à-vis d'elles-mêmes ou de processus auto-immunes.
Nous proposons donc une nouvelle approche de thérapie cellulaire (utilisant les propriétés immuno-modulatrices des cellules apoptotiques) pour favoriser la prise du greffon hématopoiétique. Cette approche peut représenter un intérêt majeur dans la greffe combinée de cellules hématopoiétiques et d'organe afin d'instaurer un état de macro-chimérisme.

The ultimate objective of organ transplantation is to obtain a state of tolerance, i.e. long-term acceptance of the graft without immunosuppressive therapy in order to limit the complications of these treatments (viral infections, tumours, etc.). The various immunological mechanisms allowing a state of tolerance will be described in this review. Among these various experimental strategies, combined bone marrow (or haematopoietic stem cell) transplantation and organ transplantation, made possible by the development of non-myeloablative or less intensive conditioning, appears to be one of the most promising lines of research. This approach leads to colonization of the recipient by donor cells. This state is described as 'macro-chimerism' and achieves a real state of central tolerance in relation to an organ derived from the bone marrow donor. We have shown recently that intravenous injection of apoptotic cells in combination with allogeneic bone marrow cells increases the success rate of bone marrow transplantation. In a model of combined bone marrow/solid organ transplantation, these apoptotic cells induce tolerance limited to the donor's bone marrow cell antigens without inducing auto-immunization. We therefore propose a new approach to cell-based therapy (using the immunomodulating properties of apoptotic cells) to promote the success of haematopoietic stem cell transplantation. This approach can be particularly useful in combined haematopoietic stem cell and organ transplantation in order to induce a state of macro-chimerism.

Mots clés:
Transplantation / tolérance / cellules apoptotiques / cellules hématopoiétiques.
Mots-clés:
transplantation / Tolerance / Apoptotic cells / Haematopoietic stem cells
Le traitement des tumeurs infiltrantes de vessie
Treatments in invasive bladder cancer.
2004
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1415-1427

Cet article est la synthèse du rapport de l'Association Française d'Urologie (AFU) 2002 sur les traitements des tumeurs infiltrantes de vessie. Les éléments importants retenus concernent l'anatomopathologie, le bilan pré-thérapeutique de la maladie et du patient, les modalités et les résultats de la cystectomie, la place de la chimiothérapie et des alternatives conservatrices du réservoir vésical, les récidives néoplasiques parès traitement chirurgical.

This article is a summary of the 2002 French Urological Association (AFU) report on treatments in invasive bladder cancer. Major topics include histopathological patterns, evaluation of the tumor and patient before treatment, modalités and results of surgery, place of the chemotherapy, conservative treatments of the bladder, and recurrence after surgical treatment.

Mots clés:
Cancer de la vessie / tumeur infiltrante / Cystectomie / Chimiotherapie / radiothérapie.
Mots-clés:
Invasive bladder cancer / Cystectomy / Chemotherapy / radiotherapy / French Urological Association.
Traitement par HIFU du cancer de la prostate : revue de la littérature et indications de traitement
Treatment by HIFU of prostate cancer : survey of literature and treatment indications.
2004
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1428-1456

La littérature concernant l'efficacité et la sécurité du traitement par HIFU des cancers localisés de la prostate comporte peu d'articles. Les principaux travaux publiés proviennent essentiellement de quatre équipes utilisant l'appareil disponible en Europe. Bien que le suivi soit actuellement trop court pour permettre une évaluation significative de l'efficacité de l'HIFU en terme de guérison d'un cancer localisé de la prostate, les résultats récemment présentés, tant dans l'étude multicentrique européenne que dans l'étude de Gelet sur 242 patients ayant plus d'un an de suivi, font apparaïtre le traitement par HIFU comme une alternative valable pour les cancers localisés bien et moyennement différenciés avec une valeur initiale de PSA Pour les patients présentant une tumeur localisée avec un risque faible ou intermédiaire de récidive, les résultats préliminaires de l'HIFU sont comparables aux autres options thérapeutiques. Les patients présentant un haut risque de récidive ne relèvent pas d'un traitement en monothérapie par HIFU, mais probablement d'un traitement combiné dans lequel l'HIFU pourrait être l'une des armes.
La place de l'HIFU en traitement de seconde ligne d'une tumeur localisée après échec de radiothérapie semble prometteuse.
La pratique de la technique devant être évaluée de façon prospective, les urologues devront bénéficier d'une formation et inclure l'ensemble de leurs patients dans la base de données de suivi longitudinal de l'Association Française d'Urologie. Cette étude d'évaluation de l'AFU devra préciser la place du traitement par HIFU par rapport aux autres modalités de traitement du cancer de prostate localisé, ses indications par rapport à une simple surveillance pour les patients âgés, confirmer la faible morbidité associée en terme de séquelles urinaires et sexuelles. Les situations cliniques hors recommandations standards feront l'objet d'une analyse particulière et/ou de protocoles spécifiques.
Les hommes jeunes (espérance de vie > 15 ans) doivent être informés très clairement que le traitement de référence des cancers localisés de la prostate reste la prostatectomie totale ou la radiothérapie et que l'HIFU n'est pas une alternative actuellement validée dans ces circonstances.
La procédure est désormais standardisée. La courbe d'apprentissage de la technique est courte (environ 10 à 15 patients) pour les urologues ayant la pratique de l'échographie.
Les avantages principaux du traitement par HIFU restent sa faible morbidité et la possibilité de traitement itératif, la possibilité de traiter en cas d'antécédent de résection, le contrôle local précoce vérifié par des biopsies et la possibilité, en cas d'échec, d'un traitement de seconde ligne par radiothérapie éventuellement, sans augmenter les complications.

The literature regarding the efficacy and the morbidity of the HIFU treatment for localized prostate cancer is poor. The main published studies were carried out by 4 teams using the device available in Europe. Despite a follow-up too short to allow a relevant assessment of the HIFU efficacy in terms of definitive cure of localized prostate cancer, the last published results from the European Multicentric Study and from Gelet may consider the HIFU treatment as a valuable alternative option for well and moderately differentiated tumors, with an initial PSA ¾ 15 ng/ml, in men with a life expectancy between 5 and 15 years.
When considering patients presenting a localized cancer with a low or intermediate risk for disease recurrence, the HIFU preliminary results are similar to those reported for the other therapeutic options. The high risk patients should not be considered for HIFU treatment as a monotherapy, but for a combined treatment which might include HIFU.
The role of the HIFU treatment as a salvage therapy for local recurrence after radiotherapy looks promising.
In the context of a prospective evaluation of the HIFU practice in this indication, the urologists using this technology will receive an appropriate training, and will include all their patient data in a dedicated database hold by the Association Française d'Urologie for a longitudinal study. This AFU evaluation will conclude on the positioning of the HIFU treatment among the other treatment options for localized prostate cancer, its indications versus watchful waiting in elderly and confirm the low HIFU-related morbidity, mainly focusing on the impact on the urinary symptoms and the sexual function. In clinical cases which do not match with the standard recommendations, separate analysis or specific protocols will be considered.
For the young patients (life expectancy over 15 years), appropriate information must be delivered, explaining that the reference treatment of localized prostate cancer is the radical prostatectomy or the external beam radiation therapy, and that HIFU is not currently validated for them.
The HIFU procedure is now standardized. The learning curve is short (approximately 10 to 15 patients) for urologists with skills in ultrasound imaging.
The main advantages of the HIFU treatment are its low morbidity, the option for repeated HIFU treatment, the possible treatment of patients who previously underwent prostate resection, the early local control with biopsies and, if needed, a radiotherapy may be performed after HIFU, without increased morbidity.

Mots clés:
Cancer / prostate / Traitement / HIFU / Ablatherm
Mots-clés:
Prostate cancer / treatment / HIFU / Ablatherm / High intensity focused ultrasound.
Tumeur fibreuse solitaire du rein et autres localisations à l'appareil urogénital : caractéristiques morphologiques et immunohistochimiques
Solitary fibrous tumour of the kidney and other sites in the urogenital tract: morphological and immunohistochemical characteristics.
2004
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1397-1401

Les tumeurs fibreuses solitaires sont des néoplasies à cellules fusiformes initialement décrites dans la plèvre mais qui peuvent survenir dans un grand nombre d'autres sites.
Nous rapportons un cas de tumeur fibreuse solitaire intéressant le rein et proposons une revue rapide des principales localisations actuellement décrites à l'appareil urogénital ainsi que des éléments les plus caractéristiques du diagnostic en matière d'analyse histologique et immunohistochimique susceptibles d'améliorer leur reconnaissance ultérieure au sein d'une large varitété de tumeurs à cellules fusiformes.

Solitary fibrous tumours are spindle cell tumours initially described in the pleura, but which can also occur in a large number of other sites. The authors report a case of solitary fibrous tumour involving the kidney and present a brief review of the main sites currently described in the urogenital tract and the most characteristic elements of the diagnosis based on histological and immunohistochemical examination designed to improve their subsequent recognition within the wide range of spindle cell tumours.

Mots clés:
Néoplasies / Rein / tissus mous et conjonctifs / système urogénital / néphrectomie.
Mots-clés:
Neoplasms / Kidney / soft and connective tissues / urogenital system / nephrectomy.
Le réalignement endoscopique dans la rupture post-traumatique de l'urètre postérieur
Endoscopie realignment for post-traumatic rupture of posterior urethra.
2004
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1345-1350

Buts : Analyser les résultats à long terme du traitement des ruptures post-traumatiques de l'urètre postérieur par réalignement endoscopique, et apprécier l'efficacité, la simplicité et le bénéfice de cette technique.
Matériel et Méthodes : Entre 1989 et 2001, Trente six patients ont eu un réalignement endoscopique pour rupture post-traumatique de l'urètre postérieur. L'analyse des résultats a pris en considération la qualité de la miction, la continence et la fonction érectile.
Résultats : Avec un recul moyen de trente quatre mois (12 à 72 mois), les 36 patients ayant bénéficié d'un réalignement endoscopique sont continents et urinent avec un jet satisfaisant. Chez 13 patients (36,1%) ce résultat était obtenu au prix d'une urétrotomie interne, et chez deux patients grâce à une uréthroplastie par voie périnéale. Seuls 7 patients (19,4%) ont rapporté des troubles de l'érection.
Conclusion : Le réalignement endoscopique peut être envisagé comme traitement initial de toute rupture post-traumatique de l'urètre postérieur. Cette technique simple et peu agressive, ne compromet pas le recours à un autre type de traitement ultérieur et donne une faible morbidité. Les sténoses urétrales secondaires sont courtes et accessibles à une urétrotomie endoscopique.

Purpose: to analyse the long-term results of treatment of posterior urethral disruptions with endoscopic realignment, and to assess the efficacy, simplicity and benefit of this technique.
Material and Methods: Between 1989 and 2001, thirty six patients were treated by endoscopic realignment for traumatic rupture of the posterior urethra. The analysis of the results took in consideration the quality of urinary stream, the continence and the erectile function.
Results: With a mean follow-up of thirty four months (12 to 72 months), the 36 patients treated by endoscopic realignment are continent and urinate with a satisfactory urine output. This result was obtained after internal urethrotomy in 13 patients (36,1%), and after transperineal urethroplasty in two patients. Only 7 patients (19,4%) developed an impotence.
Conclusion: The endoscopic realignment can be considered like initial treatment of all post-traumatic rupture of the posterior urethra. This simple and little aggressive technique, doesn't compromise the recourse to another type of ulterior treatment and resulted in negligible morbidity. The secondary urethral strictures are short and accessible to an endoscopic urethrotomy.

Mots clés:
Urètre postérieur / rupture traumatique / fracture du bassin / endoscopie.
Mots-clés:
Posterior urethra / traumatic rupture / pelvic fracture / endoscopic treatment
Place de la cystoscopie dans le bilan d'extension du cancer du col utérin
Place of cystoscopy in the staging of cervical cancer
2004
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1351-1353

Objectif : Evaluer la pertinence de la cystoscopie dans le bilan d'extension du cancer du col utérin, alors que la TDM et l'échographie pelvienne sont utilisées de façon concomitante.
Matériel et Méthode : 71 patientes investiguées et/ou traitées à l'Hôtel-Dieu-de-Québec entre le 1er juillet 2000 et 1er mai 2002 ont été incluses dans l'étude. Les résultats obtenus par échographie pelvienne ou par TDM ont été comparés avec ceux obtenus par cystoscopie.
Résultats : 58 patientes (81,69%) présentaient un carcinome malpighien et 13 (18.31%) un adénocarcinome. 25 (35,21%) avaient un cancer de stade I, 22 (30,99%) de stade II, 18 (25,35%) de stade III et 6 (8,45%) de stade IV. Toutes les patientes ont eu une cystoscopie ; 28 (39,44%) seulement une TDM, 13 (18,31%) seulement une échographie pelvienne, et 30 (42,25%) les 2 examens. Pour les stades I, II et III, la VPN de la TDM et de l'échographie pelvienne étaient de 100%. La VPP de la TDM était de 25% pour les stades III. Pour le stade IV, la VPN de la TDM était de 100%, la VPP de la TDM et de l'échographie pelvienne étaient 100%.
Conclusion : La cystoscopie s'avère inutile dans le bilan d'extension du cancer du col de stade I. Pour les stades II, III et IV, la cystoscopie n'est pas nécessaire devant un résultat négatif à la TDM ou à l'échographie pelvienne. Elle devient un outil diagnostique essentiel en présence d'un résultat positif ou douteux à la TDM ou à l'échographie pelvienne.

Objective: To evaluate the relevance of cystoscopy in the staging of cervical cancer, when CT and pelvic ultrasound are performed concomitantly.
Material and Method: Seventy one patients investigated and/or treated at Hôtel Dieu hospital in Quebec between 1st July 2000 and 1st May 2002 were included in the study. The results obtained by pelvic ultrasound or CT were compared with those obtained by cystoscopy.
Results: Fifty eight patients (81.69%) presented a squamous carcinoma and 13 (18.31%) presented an adenocarcinoma. 25 patients (35.21%) had stage I cancer, 22 (30.99%) had stage II, 18 (25.35%) had stage III and 6 (8.45%) had stage IV. All patients were investigated by cystoscopy; 28 (39.44%) only had CT, 13 (18.3 1%) only had pelvic ultrasound, and 30 (42.25%) were investigated by both examinations. For stage I, II and III cervical cancer, CT and pelvic ultrasound had a NPV of 100%, while CT had a PPV of 25% for stage III cancer. For stage IV, CT had an NPV of 100%, and CT and pelvic ultrasound had a PPV of 100%.
Conclusion: Cystoscopy is not useful in the staging of stage I cervical cancer. For stages II, III and IV, cystoscopy is unnecessary in the case of negative CT or pelvic ultrasound. It becomes an essential diagnostic tool in the presence of a doubtful or positive result on CT or pelvic ultrasound.

Mots clés:
échographie / tomodensitométrie / cystoscopie / cancer col utérin / néoplasie col utérin.
Mots-clés:
Ultrasound / computed tomography / Cystoscopy / Cervical cancer / neoplasm
Apport de l'échographie endovaginale pour expliquer les troubles mictionnels après TVT® (Tension free Vaginal Tape)
Value of endovaginal ultrasound to explain voiding disorders after TVT (Tension-free Vaginal Tape).
2004
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1354-1357

Objectif : Evaluer l'échographie endovaginale pour expliquer les troubles mictionnels observés dans les suites du TVT® (Tension free Vaginal Tape).
Matériels et méthodes : Cinquante et une patientes ont bénéficié d'une échographie endovaginale 3 mois après TVT avec mesure de la taille de la bandelette et de sa distance par rapport au col vésical. Parallèlement, la guérison (groupe 1), l'existence de troubles mictionnels à type de dysurie (groupe 2) et l'existence d'impériosités (groupe 3) sont évaluées par un auto-questionnaire et un examen clinique. Les analyses statistiques utilisent le test de comparaison de variances (ANOVA).
Résultats : L'analyse des mesures de la distance bandelette- col vésical montre une différence significative entre les groupes 1 et 2 : 13,2 vs 7,6 mm et entre les groupes 1 et 3 : 13,2 vs 18,5 mm. De même, il apparaït une différence significative dans l'analyse des tailles de bandelettes entre les groupe 1 et 2 : 8,8 vs 6,6 mm mais pas entre les groupes 1 et 3. L'analyse des distances bandelette-col vésical dans les groupes 2 et 3 montre une différence significative : 7,6 vs 18,5 mm. Par contre, la taille de la bandelette n'est pas significativement différente entre ces 2 groupes.
Conclusion : Ces résultats montrent une corrélation entre les différents troubles mictionnels observés à distance du TVT et la mesure échographique par voie endovaginale de la distance entre la bandelette et le col vésical.

Objective: To assess the role of endovaginal ultrasound to explain voiding disorders observed after TVT (Tension-free Vaginal Tape).
Materials and Methods: Fifty one patients were investigated by an endovaginal ultrasound 3 months after TVT to measure the length of the tape and its distance from the bladder neck. In parallel, cure (group 1), the presence of voiding disorders such as dysuria (group 2) and the presence of urge incontinence (group 3) were evaluated by self-administered questionnaire and clinical examination. Statistical analysis was based on analysis of variance (ANOVA).
Results: Analysis of measurements of the TVT-bladder neck distance showed a significant difference between groups 1 and 2: 13.2 vs 7.6 mm, and between groups 1 and 3: 13.2 vs 18.5 mm. Similarly, a significant difference was observed for the TVT length between groups 1 and 2: 8.8 vs 6.6 mm, but not between groups 1 and 3. Analysis of TVT-bladder neck distance in groups 2 and 3 revealed a significant difference: 7.6 vs 18.5 mm, but the length of the TVT was not significantly different between these 2 groups.
Conclusion: These results demonstrate a correlation between the various voiding disorders observed after TVT and endovaginal ultrasound measurement of the distance between the TVT and the bladder neck.

Mots clés:
TVT / échographie endovaginale / troubles mictionnels.
Mots-clés:
TVT / endovaginal ultrasound / voiding disorders.
Complications et résultats fonctionnels à moyen terme du TVT dans l'incontinence urinaire d'effort
Complications and medium-term functional results of TVT in stress urinary incontinence.
2004
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1358-1364

Introduction : La technique TVT a profondément modifié l'approche du traitement chirurgical de l'incontinence urinaire d'effort (IUE). Les résultats publiés sont excellents et semblent stables à long terme. Nous avons souhaité connaïtre l'avis des patientes par un questionnaire postal.
Matériel et Méthodes : 235 patientes présentant une incontinence urinaire d'effort, dont 79 étaient opérées simultanément pour prolapsus génital, ont été traitées par la mise en place d'une bandelette sous-urétrale TVT entre novembre 1998 et décembre 2000. Nous avons étudié les complications et adressé à chaque patiente un questionnaire inspiré de l'échelle Ditrovie et de la mesure du handicap urinaire (MHU).
Résultats : Trente et une complications opératoires ont été répertoriées (13,2%) avec 26 passages vésicaux (11%), 4 hémorragies (1,7%) sans nécessité de transfusion et 1 plaie digestive (0,4%). 89,8% des patientes se déclaraient guéries à la consultation post-opératoire.
159 patientes ont répondu au questionnaire (67,6%). Les réponses montrent que, avec un recul moyen de 18 mois, seules 75,4% des femmes se disent totalement sèches. Les patientes présentant une insuffisance sphinctérienne ou traitées pour prolapsus génital dans le même temps ont des résultats similaires (84,2% et 73,2%). Seules les patientes présentant une IUE récidivée ont des résultats plus médiocres (71,4%). L'impériosité induite semble rare, alors que 50% des impériosités préexistantes disparaissent après l'intervention. Plus de 80% des femmes déclarent avoir une qualité de vie excellente ou bonne, mais 30% présentent des douleurs pouvant altérer la qualité de vie.
Conclusion : Le TVT, est efficace sur l'incontinence urinaire d'effort. Les réponses au questionnaire postal donnent une vue plus réaliste des résultats fonctionnels, laissant apparaïtre pour certaines femmes des résultats incomplets et des douleurs qui justifient la poursuite d'études basées sur des questionnaires validés.

Introduction: The TVT technique has transformed the surgical management of stress urinary incontinence. The published results are excellent and appear to be maintained in the long term. We decided to obtain the patients' opinion by postal questionnaire.
Material and Methods: 235 women with stress urinary incontinence, 79 of whom were simultaneously operated for genital prolapse, were treated by suburethral TVT between November 1998 and December 2000. We studied the complications and sent a questionnaire based on the Ditrovie scale and the urinary disability scale to each patient.
Results: Thirty one operative complications were reported (13.2%) with 26 bladder perforations (11%), 4 haemorrhages (1.7%) not requiring transfusion and 1 gastrointestinal injury (0.4%). 89.8% of patients reported cure of their incontinence at the postoperative visit.
159 patients completed the questionnaire (67.6%). The answers showed that, with a mean follow-up of 18 months, only 75.4% of women were completely dry. Women with sphincter incompetence or simultaneously treated for genital prolapse obtained similar results (84.2% and 73.2%). Only patients with recurrence of SUI obtained poorer results (71.4%). De novo urgency appeared to be rare, while pre-existing urgency resolved after the operation in 50% of cases. More than 80% of women reported a good or excellent quality of life, but 30% experienced pain that impaired quality of life.
Conclusion: TVT is an effective technique for the treatment of stress urinary incontinence. Answers to a postal questionnaire provide a more realistic view of the functional results, revealing incomplete results and pain for some women, which justify further studies based on validated questionnaires.

Mots clés:
incontinence urinaire / TVT / questionnaire / qualité de vie.
Mots-clés:
Urinary incontinence / TVT / Quality of life questionnaire
Traitement de l'incontinence urinaire par impériosité par neuromodulation sacrée chez deux patientes porteuses de sphincters artificiels
Treatment of urge incontinence by sacral neuromodulation in two patients with artificial sphincters.
2004
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1365-1367

Les patientes ayant une incontinence urinaire d'effort par insuffisance sphinctérienne majeure sont parfois traitées avec un sphincter artificiel urinaire (SAU). Quelques patientes, porteuses d'un SAU, développent des impériosités mictionnelles réfractaires aux traitements pharmacologiques. Le traitement par neuromodulation sacré peut être alors une alternative thérapeutique. Nous rapportons, avec 24 mois de recul, les cas de deux patientes traitées par l'utilisation combinée de ces deux implants. L'efficacité de la neuromodulation sacrée dans cette indication semble adaptée. La présence du SAU ne modifie apparemment pas l'action du neuromodulateur.

Patients with stress urinary incontinence due to major sphincter incompetence are sometimes treated by artificial urinary sphincter (AUS). Some patients with AUS subsequently develop urge incontinence that is refractory to pharmacological treatments. Sacral neuromodulation could constitute an alternative treatment in these cases. The authors report two patients treated by the combined use of these two implants with a follow-up of 24 months. The efficacy of sacral neuromodulation in this indication appears to be satisfactory. The presence of the AUS does not appear to modify the action of the neuromodulator.

Mots clés:
Sphincter urinaire artificiel / neuromodulation sacrée / incontinence urinaire.
Mots-clés:
Artificial urinary sphincter / Sacral neuromodulation / Urinary incontinence
Traitement endoscopique des reflux vésico-urétéraux (RVU) de l'enfant: résultats de 9 ans d'utilisation du Macroplastique® (polydiméthylsiloxane)
Endoscopic treatment of vesicoureteric reflux (VUR) in children: results of 9 years of use of Macroplastique® (polydimethylsiloxane)
2004
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1368-1371

But : Le Macroplastique® (polydiméthylsiloxane) est l'implant que nous utilisons depuis 1993 dans le traitement endoscopique des reflux vésico-urétéraux (RVU) de l'enfant en remplacement du Téflon® (polytétrafluoroéthylène). Nous exposons nos résultats après 9 ans d'utilisation du Macroplastique® et analysons nos échecs.
Matériel et Méthodes : 477 enfants représentant 669 uretères refluants repartis en 96 reflux de grade I (14%) , 435 de grade II (65%), 125 de grade III (19%), 13 de grade IV (2%), ont été traités au CHU de Tours par le même chirurgien, par injection de 0,1 à 0,5 ml ( moyenne : 0,3 ml) de Macroplastique®. 189 reflux unilatéraux (66% ) ont fait l'objet d'une bilatéralisation en raison des constatations endoscopiques.
L'efficacité du traitement a été jugée sur l'absence d'infection urinaire clinique et bactériologique et l'absence de reflux à la cystographie sur toute la période de l'étude.
Résultats : 354 enfants (74% ) sur 477 et 514 uretères refluants (77%) sur 669 dont 167 RVU bilatéraux (65%) et 180 RVU unilatéraux (35%) traités ont été guéris.
Il existe une différence significative entre le pourcentage de guérison des reflux bilatéraux et celui des reflux unilatéraux (pLes échecs sur les reflux grades I et II étaient significativement plus importants que ceux sur les grades III et IV (pL'apparition de reflux controlatéral n'était pas statistiquement liée à l'injection uni ou bilatérale dans le traitement des reflux unilatéraux.
Conclusion : Les auteurs pensent que les pourcentages d'échec des reflux grades I et II pourraient s'expliquer par l'association d'une dyssynergie vésico-sphinctérienne non recherchée de façon systématique en préopératoire et que les reflux grades III et IV vraisemblablement plus malformatifs donnent de meilleurs résultats après correction endoscopique des lésions anatomiques.

Objective : Since 1993, the authors have used a Macroplastique® (polydimethylsiloxane) implant for the endoscopic treatment of vesicoureteric reflux (VUR) in children instead of Teflon (polytetrafluoroethylene). They report their results after 9 years of use of Macroplastique® and analyse their failures.
Matérial and Methods : 477 children with 669 refluxing ureters, classified as grade I reflux in 96 cases (14%), grade II reflux in 435 cases (65%), grade III reflux in 125 cases (19%), and grade IV reflux in 13 cases (2%), were treated at Tours University Hospital by the same surgeon, by injection of 0.1 to 0.5 ml (mean: 0.3 ml) of Macroplastique®. 189 cases of unilateral reflux (66%) required a bilateral procedure on the basis of the endoscopic findings.
The efficacy of treatment was evaluated on the absence of clinical and bacteriological signs of urinary tract infection and the absence of reflux on cystography during the study period.
Results : 354 of the 477 children (74%) and 514 of the 669 refluxing ureters (77%), including 167 cases of bilateral VUR (65%) and 180 cases of unilateral VUR (35%) were cured.
A significant difference was observed between the cure rate for bilateral reflux and unilateral reflux (pThe failure rate in cases of grade I and II reflux was significantly higher than in grade III and IV (pThe development of de novo contralateral reflux was not statistically related to unilateral or bilateral injection for the treatment of unilateral reflux.
Conclusion : The authors believe that the failure rate for grade I and II reflux could be explained by the concomitant presence of detrusor-sphincter dyssynergia that was not systematically investigated preoperatively and by the fact that endoscopic correction of anatomical lesions gives better results in the case of probably more malformative grade III and IV reflux.

Mots clés:
Enfant / polydiméthylsiloxane / Reflux vésico-urétéral / traitement endoscopique.
Mots-clés:
child / polydimethylsiloxane / vesicoureteric reflux / endoscopic treatment.
Abcès du psoas chez l'enfant. A propos de 18 observations
Psoas abscess in children based on a series of 18 cases.
2004
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1372-1375

But : L'abcès du psoas est très rare chez l'enfant et pose des problèmes de diagnostic clinique et étiologique. Le but de notre travail est de rapporter les particularités de cette pathologie rare tout en insistant sur l'apport de l'imagerie dans la démarche diagnostique et dans la prise en charge thérapeutique.
Matériel et Méthodes : Nous rapportons une série de 18 cas chez des enfants âgés de 11 mois à 13 ans qui ont été traités entre 1988 et 2000 au service de chirurgie pédiatrique de Monastir. Le délai du diagnostic a varié de 4 jours à 1 mois.
Résultats : Le tableau clinique a associé une fièvre, une douleur abdominale et une impotence fonctionnelle du membre inférieur homolatéral dans 17 cas. L'échographie demandée systématiquement a posé le diagnostic dans 17 cas. La tomodensitométrie pratiquée dans 13 cas a confirmé le diagnostic et a retrouvé une étiologie dans 3 cas. Le germe a été isolé dans 16 cas (staphylocoque aureus dans 13 cas). Une étiologie a été retrouvée dans 4 cas : Appendicite aiguë, mal de Pott, sacro-ileite et abcès périnéphrétique. Le traitement a comporté une antibiothérapie systématique associée à un drainage de l'abcès dans 16 cas qui a été réalisé par voie chirurgicale dans 4 cas et par voie percutanée dans 12 cas.
Conclusion : Le pronostic de l'abcès du psoas chez l'enfant est généralement favorable. Le drainage percutané sous contrôle tomodensitométrique ou échographie est une alternative élégante à la chirurgie qui doit être réservée aux cas d'échec du drainage percutané.

Objective: Psoas abscess is very rare in children and raises problems concerning the clinical and aetiological diagnosis. The authors describe the characteristics of this rare disease and emphasize the role of imaging in the diagnostic approach and therapeutic management.
Material and Method: The authors report a series of 18 cases children aged 11 months to 13 years treated between 1988 and 2000 in the Monastir department of paediatric surgery. The time to diagnosis ranged from 4 days to 1 month. The clinical features comprised fever, abdominal pain and functional impairment of the homolateral lower limb in 17 cases.
Results: Ultrasound was performed systematically and established the diagnosis in 17 cases. Computed tomography, performed in 13 cases, confirmed the diagnosis and demonstrated the aetiology in 3 cases. The micro-organism was isolated in 16 cases (Staphylococcus aureus in 13 cases). An aetiology was identified in 4 cases: acute appendicitis, Pott's disease, sacro-iliitis and perirenal abscess. Treatment comprised systematic antibiotic therapy combined with drainage of the abscess in 16 cases, which was performed surgically in 4 cases and percutaneously in 12 cases.
Conclusion: The prognosis of psoas abscess in children is generally favourable. CT- or ultrasound-guided percutaneous drainage is a valuable alternative to surgery, which must be reserved for cases of failure of percutaneous drainage.

Mots clés:
Psoas / abcès / Enfant / traitement.
Mots-clés:
Psoas / Abscess / child / Treatment.
Pyélonéphrite xanthogranulomateuse. Difficultés diagnostiques et thérapeutiques. A propos de 3 cas pédiatriques
Xanthogranulomatous pyelonephritis. Diagnostic and therapeutic problems. Report of three paediatric cases.
2004
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1376-1380

La pyélonéphrite xanthogranulomateuse (PXG) est une forme particulière de suppuration rénale chronique chez l'enfant, dont la pathogénie paraït être multifactorielle. Elle est le plus souvent diffuse, mais peut parfois rester localisée à une partie du rein et prendre un aspect pseudo-tumoral trompeur posant un problème de diagnostic avec les autres masses rénales, en particulier le néphroblastome.
Notre étude consiste en une analyse rétrospective de trois observations de PXG colligées au service de chirurgie pédiatrique de Monastir. Le diagnostic pré opératoire a été celui de pyonéphrose avec abcès péri-rénal dans 2 cas et de néphroblastome dans le troisième cas. Le diagnostic de PXG n'a été porté qu'après examen anatomo-pathologique des pièces opératoires.
Le but de ce travail est d'insister sur les difficultés diagnostiques de cette affection entraïnant, souvent dans les formes focales, un traitement inapproprié à la gravité de la maladie et d'établir un schéma thérapeutique pour cette pathologie rare.

Xanthogranulomatous pyelonephritis (XGP) is an unusual and rare form of chronic renal suppuration in children, which appear to have a multifactorial pathogenesis. It is usually diffuse, but can remain localized to one part of the kidney, resulting in a misleading pseudoneoplastic appearance raising a problem of differential diagnosis with the other renal masses, particularly Wilms tumour.
The authors present a retrospective analysis of three cases of XGP observed in the Monastir department of paediatric surgery. The preoperative diagnosis was pyonephrosis with perirenal abscess in two cases and Wilms tumour in the third case. The diagnosis of XGP was established on histological examination of the operative specimens.
The aim of this study is to emphasize the diagnostic difficulties of this disease that, in localized forms, often lead to inappropriate treatment and to establish a treatment regimen for this rare disease.

Mots clés:
pyélonéphrite xanthogranulomateuse / Néphrectomie / enfant.
Mots-clés:
xanthogranulomatous pyelonephritis / nephrectomy / child
Prise en charge chirurgicale de l'hyperplasie congénitale des surrénales (HCS) chez la fille
Surgical management of congenital adrenal hyperplasia in young girls.
2004
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1381-1391

L'hyperplasie congénitale des surrénales (HCS) est la cause la plus fréquente de virilisation chez l'enfant génétiquement féminin. Même si il n'existe pas de consensus concernant les indications, la prise en charge chirurgicale de ces patientes à considérablement évoluée au cours de ces vingt dernières années.
Nous décrivons les principales techniques de génitoplasties actuellement utilisées et nous en rapportons les résultats même si leur interprétation est difficile compte tenu du faible nombre de séries publiées.

Congenital adrenal hyperplasia (CAH) is the commonest cause of virilization in genetically female children. Although no consensus has been reached concerning the indications, surgical management of these patients has improved considerably over the last twenty years. The authors describe the main genitoplasty techniques currently used and report their results, although they are difficult to interpret in view of the small number of published series.

Mots clés:
Hyperplasie congénitale des surrénales / ambiguité génitale / sinus uro-génital / féminisation / chirurgie.
Mots-clés:
Congenital adrenal hyperplasia / genital ambiguity / urogenital sinus / feminization / surgery.
Forme pseudo-tumorale de l'orchi-épididymite à chlamydiae trachomatis
Pseudoneoplastic form of Chlamydia trachomatis epididymo-orchitis: a case report.
2004
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1392-1393

L'orchi-épididymite pseudo-tumorale à Chlamydiae trachomatis est une présentation clinique rare. Le diagnostic différentiel avec une tumeur maligne du testicule reste délicat et il est souvent difficile d'éviter une exploration chirurgicale avec orchidectomie. La recherche en urgence de Chlamydiae trachomatis par PCR dans les urines, le sperme et dans le prélèvement urétral permet de faire le diagnostic et de débuter le traitement antibiotique plutôt qu'une exploration chirurgicale

Pseudoneoplastic Chlamydia trachomatis epididymo-orchitis is a rare clinical entity. The differential diagnosis with malignant tumour of the testis remains difficult and surgical exploration with orchidectomy is often difficult to avoid. Urgent testing for Chlamydia trachomatis by PCR in urine, semen and a urethral swab confirms the diagnosis and allows introduction of antibiotic therapy rather than surgical exploration.

Mots clés:
Chlamydiae trachomatis / orchi-épididymite / tumeur testiculaire.
Mots-clés:
Chlamydia trachomatis / epididymo-orchitis / testicular tumour.
Neuromodulation bilatérale : à propos de deux cas
Two indications for bilateral neuromodulation.
2004
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1394-1396

Nous rapportons deux cas de patientes présentant des troubles mictionnels complexes pour lesquelles une neuromodulation bilatérale a été proposée avec succès. Pour la première patiente, l'indication de neuromodulation bilatérale (S2 Gauche et S3 droit) s'est imposée après l'échec d'une première tentative de neuromodulation classique. Dans le second cas, l'électrode complémentaire en plus de S3 a été mise en place en S1 pour traiter des douleurs radiculaires concomitantes aux symptômes urinaires. Les éléments du bilan pré et post-opératoire sont détaillés, ainsi que l'évolution et les possibles explications du succès de ce choix thérapeutique.

The authors report two cases of patients presenting with complex voiding disorders treated successfully by bilateral neuromodulation. In the first patient, bilateral neuromodulation (left S2 and right S3) was indicated after failure of a first trial of conventional neuromodulation. In the second case, a complementary electrode in addition to the S3 electrode was placed at S1 to treat nerve root pain associated with urinary symptoms. The preoperative and postoperative findings are reported together with the course and possible explanations for the success of this treatment modality.

Mots clés:
neuromodulation / rétention urinaire / Syndrome de Fowler / vessie neurologique.
Mots-clés:
Neuromodulation / Urinary retention / Fowler's syndrome / Neurogenic bladder
Cystectomie avec conservation prostatique dans le traitement des tumeurs de vessie : bases anatomiques, techniques chirurgicales,indications et résultats
Cystectomy with preservation of the prostate in the treatment of bladder tumours: Anatomical basis, surgical techniques, indications and results.
2004
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1279-1285

Objectif : Evaluer la cystectomie avec conservation prostatique dans le traitement des tumeurs de vessie.
Matériel et Méthodes : Une revue de la littérature (Medline, mots-clés: cancer, vessie, cystectomie, prostate, incontinence urinaire, impuissance sexuelle) a été réalisée. Trois techniques de cystectomie avec conservation prostatique ont été récemment décrites, dont les bases anatomiques, les techniques chirurgicales et les indications ont été rapportées. Leur morbidité et leurs résultats carcinologiques et fonctionnels ont été ensuite étudiés et comparés à des séries contemporaines de cystectomie totale.
Résultats : La morbidité n'est pas aggravée. Les résultats fonctionnels ont été globalement améliorés, notamment sur la fonction érectile. Sur le plan carcinologique, les récidives locales ne sont pas plus fréquentes mais le taux de récidives métastatiques apparaït augmenté.
Conclusion : Comparée à la cystectomie totale, la cystectomie avec conservation prostatique n'est pas plus morbide, améliore les résultats fonctionnels mais ne permettrait pas un contrôle carcinologique équivalent.

Objective: To evaluate cystectomy with preservation of the prostate in the treatment of bladder tumours.
Material and Methods: A review of the literature (Medline, key words: cancer, bladder, cystectomy, prostate, urinary incontinence, sexual impotence) was performed. Three cystectomy techniques with preservation of the prostate were recently described; their anatomical basis, surgical techniques and indications are reported. Their morbidity and oncological and functional results were then studied and compared to contemporary total cystectomy series.

Results: The morbidity is not worsened. The functional results were globally improved, especially in terms of erectile function. In terms of cancer control, local recurrences were not more frequent, but metastatic recurrence rates appeared to be higher.

Conclusion: Compared to total cystectomy, cystectomy with preservation of the prostate is not associated with increased morbidity, improves functional results, but does not appear to ensure an equivalent level of cancer control.

Mots clés:
Tumeurs de vessie / Cystectomie / prostate / incontinence urinaire / impuissance.
Mots-clés:
Bladder neoplasms / Cystectomy / prostate / Urinary incontinence / impotence.
Association néoplasie vésicale et néoplasie prostatique : conduite à tenir
Management of bladder cancer associated with prostate cancer.
2004
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1286-1289

La décision thérapeutique lors de la survenue simultanée d'un cancer de vessie et d'un cancer de prostate est basée sur les facteurs pronostiques des deux tumeurs, l'espérance de vie, et les complications thérapeutiques influençant le suivi des patients. Cet article sur base de la littérature existante semble confirmer une incidence du cancer prostatique plus élevée chez les patients atteints d'une tumeur de vessie. Les options diagnostiques et thérapeutiques sont évoquées pour chaque situations mais les données publiées ne permettent pas de faire des recommandations reposant sur des preuves scientifiques.

The treatment decision in patients with simultaneous development of bladder cancer and prostate cancer is based on the prognostic factors of the two tumours, the life expectancy, and the complications of treatment influencing patient follow-up. This review of the literature tends to confirm a higher incidence of prostate cancer in patients with bladder cancer. The diagnostic and treatment options are proposed for each situation, but evidence-based recommendations cannot be proposed on the basis of the published data.

Mots clés:
Simultané / Cancer de vessie / cancer de prostate
Mots-clés:
Simultaneous / Bladder cancer / cancer prostate / unsuspected.
Vitamine C et risque lithiasique
Vitamin C and stone risk. Review of the literature.
2004
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1290-1294

La popularité de la vitamine C est liée à Linus Pauling qui, dans les années 70, a recommandé son utilisation pour la prévention de la grippe. Depuis, la prise de vitamine C s'est généralisée et elle est largement utilisée dans diverses pathologies.
L'acide ascorbique (vitamine C) a été impliqué comme facteur de risque de la lithiase oxalo-calcique en raison de sa conversion enzymatique en oxalate. Cette responsabilité lithogène n'a cependant jamais été clairement établie. Les études évaluant l'effet de l'acide ascorbique sur la lithogénèse ont produit des résultats contradictoires. L'acide ascorbique a également été largement utilisé comme acidifiant des urines pour le traitement des infections urinaires chroniques ou récidivantes. Là encore, les données de la littérature sont contradictoires.
Le but de cet article a été de faire le point sur les effets de l'acide ascorbique sur la lithogénèse et le pH urinaires à partir d'une revue de la littérature.

The popularity of vitamin C can be attributed to Linus Pauling who, in the 1970s, recommended the use of vitamin C for the prevention of influenza. Vitamin C has subsequently been used extensively in a wide range of diseases. Ascorbic acid (vitamin C) has been incriminated as a possible risk factor for calcium oxalate stones due to its enzymatic conversion into oxalate. However, this lithogenic role has never been clearly established. Studies evaluating the effect of ascorbic acid on lithogenesis have reported contradictory results. Ascorbic acid has also been extensively used as an urine acidifier for the treatment of chronic or recurrent urinary tract infection. Once again, the data of the literature are contradictory.
The purpose of this article was to review the effects of ascorbic acid on lithogenesis and urinary pH based on a review of the literature.

Mots clés:
Acide ascorbique / vitamine C / lithiase rénale / Calcul / oxalate.
Mots-clés:
ascorbic acid / vitamin C / Renal calculi / Urolithiasis / oxalate.
Carcinomes à cellules rénales héréditaires : résultats de la chirurgie conservatrice conventionnelle
Hereditary renal cell carcinoma: results and place of conventional conservative surgery
2004
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1295-1299

Objectifs : Rapporter les résultats de la chirurgie conservatrice pour le traitement des carcinomes à cellules rénales (CCR) héréditaires. Définir sa place parmi les nouvelles alternatives thérapeutiques moins invasives.
Matériel et Méthode : Pendant 14 ans, 30 femmes et 26 hommes ont été opérés d'un ou plusieurs CCR héréditaires. La chirurgie était soit une néphrectomie élargie, soit une tumorectomie, par lombotomie ou par voie sous-costale, lorsque le diamètre d'un CCR au moins était supérieur à 2,5 cm.
Résultats : Il y a eu 92 interventions: 62 tumorectomies et 30 néphrectomies. Le stade TNM était : 75 pT1 ; 14 pT2 ; 3 pT3b ; 4 N+ ; 3 M+. 26 patients (46%) ont été opérés 2 fois ou plus. A 43 reprises (47%), 2 CCR ou plus, ont été retirés. Concernant la chirurgie conservatrice: perte sanguine 175 ± 231,7cc (50-1300) ; clampage pédiculaire (97%) pour 32 ± 10,4 mn (10-50) ; créatinine pré-opératoire 85 ±18 µmol/l (52-150) et post-opératoire 105 ±80 µmol/l (59-576) ; taux calculé de récidive tumorale : 24% à 5 ans et 80% à 8 ans; survie globale 100% à 5 ans et 67% à 10 ans. La médiane de suivi était 55,9 mois.
Conclusion : Lorsque le CCR héréditaire est compris entre 2,5 cm et 6 cm, la chirurgie conservatrice est le traitement de référence. L'imagerie moderne et la génétique promettent une découverte précoce de CCR de plus en plus petits. Pour les CCR inférieurs à 2 cm, les alternatives thérapeutiques moins invasives pourraient, à l'avenir, remplacer la surveillance et réduire, à terme, les indications de la tumorectomie.

Objectives: To report the results of conservative surgery for the treatment of hereditary renal cell carcinoma (RCC) and to define its place with respect to new less invasive treatment options.
Material and Method: Over a period of 14 years, 30 women and 26 men were operated for one or several hereditary RCC, either by radical nephrectomy or nephron-sparing excision, via a lumbar or subcostal incision, when the diameter of at least one RCC was greater than 2.5 cm.
Results: 92 operations were performed: 62 local excisions and 30 nephrectomies. The TNM stage was: 75 pT1, 14 pT2, 3 pT3b; 4 N+; 3 M+. 26 patients (46%) were operated at least twice. Two or more RCC were resected in 43 cases (47%). In the case of nephron-sparing surgery, mean blood loss was 175 ± 231.7 cc (range: 50-1300 cc); mean pedicle clamping time (97% of cases) was 32 ± 10.4 min (range: 10-50 min); mean preoperative serum creatinine was 85 ± 18 µmol/L (range: 52-150 µmol/L) and mean postoperative serum creatinine was 105 ± 80 µmol/L (range: 59-576 µmol/L); the calculated tumour recurrence rate was 24% at 5 years and 80% at 8 years; overall 5-year survival was 100% and overall 10-year survival was 67%. The median follow-up was 55.9 months.
Conclusion: When hereditary RCCs are situated between 2.5 cm and 6 cm in diameter, nephron-sparing surgery is the reference treatment. Modern imaging and genetic screening should allow early detection of increasingly smaller RCCs. In the future, less invasive treatment options could replace surveillance for RCCs less than 2 cm and eventually reduce the indications for local excision.

Mots clés:
hérédité / Carcinome à cellule rénale / tumorectomie.
Mots-clés:
Heredity / Renal cell carcinoma / partial nephrectomy.
Etude de la valeur pronostique de l'ADN-ploidie et de l'index de prolifération (Ki-67) dans la tumorogenèse du cancer du rein avec thrombus veineux
Study of the prognostic value of DNA ploidy and proliferation index (Ki-67) in renal cell carcinoma with venous thrombus
2004
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1300-1306

Introduction : Les tumeurs malignes du parenchyme rénal s'accompagnent d'une extension à la veine cave dans 4 à 10% des cas. Le but de cette étude était de comparer la ploidie et l'index de prolifération des adénocarcinomes à cellules claires (ADKCC) avec thrombus de la veine rénale (VR) et des ADKCC avec thrombus de la veine cave (VC) d'une part, de rechercher une corrélation de ces marqueurs avec le grade de Fürhman et la survie chez ces patients d'autre part.
Matériel et Méthodes : Une étude rétrospective a été réalisée pour 58 ADKCC avec thrombus veineux (40 dans VR et 18 dans VCI). Une étude par cytométrie de flux (CMF), ainsi qu'un immunomarquage par l'anticorps MIB1 (index de Ki-67) ont été réalisés sur le parenchyme sain, la tumeur rénale et l'embole veineux. Dix huit tumeurs avec thrombus cave ont été comparées à 40 tumeurs avec thrombus de la veine rénale. Le grade de Fürhman, l'existence d'une rupture capsulaire, d'une atteinte de la graisse péri-rénale, la présence d'une inflexion sarcomatoide ont fait l'objet d'une corrélation avec la survie.
Résultats : Il n'existe pas de différence d'expression de l'antigène Ki-67 entre les deux populations de tumeurs avec thrombus (VR/VCI) ; par contre il existait pour les deux types d'embols pConclusion : L'index de prolifération n'est pas un facteur pronostique. L'étude de la ploidie paraït plus intéressante, de part sa corrélation avec le grade de Fürhman et le niveau d'extension du thrombus (VR/VCI). L'index de prolifération ainsi que la ploidie semblent impliqués dans les processus de tumorogénèse et la constitution du thrombus veineux.

Introduction: Malignant tumours of the renal parenchyma are accompanied by extension to the inferior vena cava in 4% to 10% of cases. The objective of this study was to compare DNA ploidy and proliferation index of renal cell carcinoma (RCC) with renal vein (RV) thrombus and RCC with inferior vena cava (IVC) thrombus and to investigate a correlation between these markers and Fuhrman grade and patient survival.
Material and Methods: A retrospective study was conducted in 58 patients with RCC and venous thrombus (40 in the RV and 18 in the IVC). Flow cytometry (FCM) and MiB1 antibody immunolabelling (Ki-67 index) were performed on the healthy parenchyma, the renal tumour and the venous thrombus. Eighteen tumours with inferior vena cava thrombus were compared to 40 tumours with renal vein thrombus. Fuhrman grade, the presence of capsular rupture, invasion of the perirenal fat, and the presence of sarcomatoid transformation were investigated for a possible correlation with survival.
Results: No difference of expression of Ki-67 antigen expression was observed between the two populations of renal tumours with thrombus (RV/IVC), but a significant difference was observed for the two types of thrombus (RV/IVC). A difference in ploidy index was observed was also observed between tumours with RV and IVC thrombus (pConclusion: The proliferation index is not a prognostic factor, but DNA ploidy appears to be more useful because of its correlation with Fuhrman grade and the level of extension of the thrombus (RV/IVC). The proliferation index and ploidy appear to be involved in the process of carcinogenesis and venous thrombus.

Mots clés:
Ki-67 / ADN ploidie / thrombus veineux.
Mots-clés:
DNA ploidy / Venous extension.
Intérêt du rééchantillonage par "bootstrapping" pour les petites séries de patients : application à l'étude de la survie pour 26 patients suivis pour carcinomes à cellules rénales sporadiques bilatéraux
Value of bootstrapping for small series of patients: application to survival analysis for 26 patients followed for bilateral sporadic renal cell carcinoma.
2004
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1307-1310

Objectif : Utiliser le rééchantillonage par Bootstrapping pour estimer la survie Kaplan-Meier des formes sporadiques de carcinomes à cellules rénales (CCR) bilatéraux.
Patients et Méthodes : Pendant 13 ans, 759 patients ont été opérés d'un CCR. 26 patients ont eu des CCR sporadiques bilatéraux (3,4%). Parmi eux, 23 ont été suivi avec un délai médian de 50 mois (7,8-143,4). L'estimation de l'intervalle de confiance (IC 95%) de la survie Kaplan-Meier a été faite selon la méthode normalisée de Greenwood (Gw) et par percentile Bootstrap (B*) avec B=1000.
Résultats : Les taux de survie globale à 1 an et 5 ans étaient 95.8% (IC 95% Gw :[87,6-100] et B*: [92,1-96,4]) et 73.6% (IC 95% Gw :[54,9-92,15] et B*: [72,3-86,5%]) respectivement.
Conclusion : Pour les maladies à faible incidence, le Bootstrapping peut améliorer la précision de l'estimation Kaplan-Meier, en offrant un IC plus étroit. Cette technique statistique permet au clinicien d'obtenir des résultats plus précis lorsqu'il est limité dans son étude par un petit nombre de patients.

Objective : To use Bootstrapping to estimate the Kaplan-Meier survival of sporadic forms of bilateral renal cell carcinoma (RCC).
Patients and Methods : Over a period of 13 years, 759 patients were operated for RCC. 26 patients had bilateral sporadic RCC (3.4%) and 23 of them were reviewed with a median follow-up of 50 months (range: 7.8 to 143.4). The 95% confidence interval (95% CI) of Kaplan-Meier survival was estimated according to the Greenwood (Gw) normalized method and by Bootstrap percentile (B*) with B = 1000.
Results: The overall 1-year and 5-year survival rates were 95.8% (95% CI Gw: [87.6-100] and B*: [92.1-96.4]) and 73.6% (95% CI Gw: [54.9-92.15] and B*: [72.3-86.5%]), respectively. Conclusion: For diseases with a low incidence, Bootstrapping can improve the precision of the Kaplan-Meier survival estimate, by providing a narrower CI. This statistical technique provides the clinician with more precise results in a study limited by a small number of patients.

Mots clés:
Carcinomes à cellules rénales / Analyse de survie / intervalle de confiance / bootstrapping.
Mots-clés:
Renal cell carcinoma / Survival analysis / confidence interval / bootstrapping.
Evaluation de la précision du scanner à quatre détecteurs dans l'exploration de la vascularisation artérielle rénale
Evaluation of the accuracy of four-channel multidetector CT for investigation of the renal arterial blood supply
2004
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1311-1315

Objectif : Evaluer la précision du scanner à quatre détecteurs dans l'exploration de la vascularisation artérielle rénale proximale et distale.
Matériel et Méthode : 51 patients ont eu un scanner à quatre détecteurs en pré opératoire d'une néphrectomie (3 binéphrectomies). L'anatomie du pédicule rénal était décrite en per opératoire et il était réalisé une artériographie de la pièce de néphrectomie en post opératoire immédiat. Les données du scanner pré opératoire ont été comparées à la fois aux données de l'anatomie per opératoire et à celles de l'artériographie des 54 pièces de néphrectomie. L'analyse de la concordance (mesure du coefficient de kappa) a été faite pour 4 critères : le nombre d'artères rénales, la position de l'artère par rapport à la veine, la situation intra ou extra sinusale de la division de l'artère et le nombre de branches de premier ordre.
Résultats : La concordance entre le scanner et les données de l'anatomie per opératoire était bonne pour le nombre d'artères rénales (kappa=0,78) et moyenne pour la position de l'artère par rapport à la veine (kappa=0,65). La concordance entre le scanner et les données de l'artériographie était médiocre que ce soit pour la situation intra ou extra sinusale de la division de l'artère rénale (kappa=0,5), ou pour le nombre de branches de division de premier ordre de l'artère rénale (kappa=0,41).
Conclusion :Le scanner à quatre détecteurs décrit avec précision la vascularisation artérielle rénale proximale mais reste moins performant que l'artériographie pour l'exploration de la vascularisation artérielle distale.

Objective: To evaluate the accuracy of four-channel multidetector CT for investigation of the proximal and distal renal arterial blood supply.
Material and Method: Four-channel multidetector CT was performed in 51 patients prior to nephrectomy (3 bilateral nephrectomies). The anatomy of the renal pedicle was described intraoperatively and arteriography of the nephrectomy specimen was performed immediately postoperative. Preoperative CT data were compared to intraoperative anatomical findings and arteriography findings on 54 nephrectomy specimens. Concordance analysis (determination of the kappa coefficient) was based on 4 criteria: number of renal arteries, position of the artery with respect to the vein, the intra-sinus or extra-sinus situation of the division of the artery and the number of first order branches.
Results: The concordance between CT and intraoperative anatomical findings was good for number of renal arteries (kappa = 0.78) and moderate for the position of the artery with respect to the vein (kappa = 0.65). The concordance between CT and arteriography was poor for the intra-sinus or extra-sinus situation of the division of the renal artery (kappa = 0.5) and for the number of first order branches of the renal artery (kappa = 0.41).
Conclusion: Four-channel multidetector CT precisely visualizes the proximal renal arterial blood supply, but remains less accurate than arteriography for investigation of the distal arterial blood supply.

Mots clés:
Rein / artère / imagerie / scanner multicoupe.
Mots-clés:
Kidney / artery / imaging / multi-slice CT.
Etude prospective des temps passés du prélèvement à la greffe. Proposition d'organisation
Prospective study of harvest-to-transplant time: proposed organization.
2004
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1316-1319

Introduction : La durée de conservation en ischémie froide des reins avant greffe, a un effet négatif sur le risque de nécrose tubulaire aigue et la survie des greffons. On peut réduire cette ischémie froide en organisant différemment les prélèvements, la répartition des organes et les greffes.
Matériel et Méthode : Soixante dix-neuf dossiers de donneurs d'organes d'un même hôpital ont été étudiés de l'accueil du donneur à la greffe. 135 greffes de reins dont 60 reins et 14 greffes rein-pancréas ont été réalisées sur le site à partir de ces donneurs prélevés.
Résultats : Les différents temps nécessaires au prélèvement ont été étudiés : 30h ont été nécessaires pour accueillir et réanimer le malade, 11h pour faire le diagnostic de mort encéphalique, l'information des familles et l'entrée du donneur au bloc opératoire pour le prélèvement. La durée d'ischémie froide est de 6h lorsqu'une greffe de rein pancréas a été réalisée et de 22h30 pour une greffe de rein seul en local. Le facteur discriminatif est le temps nécessaire à l'obtention du groupage HLA qui n'est réalisé que lors du prélèvement pour les greffes de rein isolé. La réalisation des typages HLA et le prélèvement des ganglions en réanimation permet de gagner 7h.
Conclusion : Les auteurs recommandent de faire les typages HLA et prélever des ganglions pour cross-matchs en réanimation afin de réduire la durée d'ischémie froide.

Introduction: The cold ischaemia time of a kidney before transplantation has a negative impact on the risk of acute tubular necrosis and graft survival. This cold ischaemia time can be reduced by a different organization of harvesting, organ distribution and transplantation.
Material and Methods: Seventy nine organ donor case files from the same hospital were reviewed from reception of the donor until transplantation. 135 renal transplantations, including 60 kidneys and 14 kidney-pancreas transplants were performed on site with organs harvested from these donors. The various phases of harvesting were studied: reception and resuscitation of the patient took 30 hours, and the diagnosis of brain death, information of the families and transfer of the donor to the operating room for harvesting took 11 hours.
Results: The mean cold ischaemia time was 6 hours when kidney-pancreas transplantation was performed and 22 hours 30 minutes for isolated local renal transplantation. The decisive factor is the time required to obtain HLA typing, which is only performed during organ harvesting for isolated renal transplantation. HLA typing and lymph node sampling in the intensive care unit would save 7 hours.
Conclusion: The authors recommend that HLA typing and lymph node sampling for cross matches be performed in the intensive care unit in order to reduce the cold ischaemia time.

Mots clés:
Transplantation rénale / prélèvement d'organe / ischémie froide / nécrose tubulaire aiguë.
Mots-clés:
renal transplantation / Organ harvesting / Cold ischaemia / Acute tubular necrosis.
Lithiases et anomalies des voies urinaires : la composition des calculs est-elle indépendante de l'anomalie anatomique?
Urinary stones and urinary tract abnormalities. Is the stone composition independent of the anatomical abnormality?
2004
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1320-1329

Introduction : Plus d'un calcul sur dix est associé à une anomalie de l'arbre urinaire. Pour vérifier si la malformation influence leur composition, nous avons étudié la nature des calculs dans quinze anomalies urologiques.
Matériel et Méthode : L'étude porte sur 1461 calculs analysés en infrarouge qui étaient associés à une malformation clairement définie. Ont été ajoutés 402 calculs vésicaux d'hommes présentant une hypertrophie prostatique.
Résultats : Sur 1863 anomalies, 732 (39,3%) concernaient le rein, 561 (30,1%) l'uretère et 570 (30,6%) le bas appareil. La whewellite prédominait dans toutes les anomalies rénales à l'exception des kystes, principalement associés à l'acide urique. Les principales différences portaient sur le second constituant: weddellite dans les reins en fer à cheval, carbapatite dans la maladie de Cacchi-Ricci et les anomalies calicielles. La struvite était peu fréquente (Conclusion : Les différences significatives de composition des calculs en fonction des anomalies anatomiques traduisent le fait que certaines anomalies ajoutent des facteurs de risque métaboliques ou infectieux aux facteurs anatomiques.

Introduction: More than ten per cent of stones are associated with a urinary tract abnormality. To verify whether the malformation influences stone composition, we studied the composition of stones observed in fifteen urological abnormalities.
Material and Method: This study is based on 1,461 stones associated with a clearly defined malformation analysed by infrared spectroscopy plus 402 bladder stones in men with benign prostatic hyperplasia.
Results: In this series of 1,863 abnormalities, 732 (39.3%) involved the kidney, 561 (30.1%) involved the ureter and 570 (30.6%) involved the lower tract. Whewellite stones were predominant in all renal abnormalities with the exception of cysts, which were mainly associated with uric acid. The main differences concerned the second constituent: weddellite in horseshoe kidneys, carbapatite in Cacchi-Ricci disease and caliceal abnormalities. Struvite was uncommon (Conclusion: Significant differences in stone composition were observed as a function of anatomical abnormalities reflecting the fact that some abnormalities add infectious or metabolic risk factors to anatomical factors.

Mots clés:
polykystose / maladie de Cacchi-Ricci / Rein en fer à cheval / Syndrome de jonction / méga-uretère
Mots-clés:
polycystic disease / medulary sponge kidney / Horseshoe kidney / junction syndrome / megaureter
Métastases caverneuses de tumeurs de vessie après cystoprostatectomie
Cavernosal metastases from bladder tumour after cystoprostatectomy.
2004
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1330-1333

Objectif : Evaluer les paramètres prédictifs de métastases caverneuses après cystoprostatectomie pour cancer de vessie à cellules transitionnelles.
Matériel et Méthode : Entre février 1998 et janvier 2002, 61 hommes ont été traités par cystectomie pour un cancer de vessie à cellules transitionnelles (56 cystoprostatectomies totales et 5 cystectomies partielles). Cinq patients (5/61= 8%) ont secondairement présenté une métastase caverneuse. Les critères d'évaluation sont répartis en trois catégories : les données d'anamnèse, les données histologiques de la pièce opératoire et les données du suivi.
Résultats : La métastase apparaissait en moyenne 8,4 mois (3-17) après la cystoprostatectomie. Trois patients sur 5 ont eu un geste endo-uréthral dans le même temps qu'une résection de tumeur vésicale infiltrante de haut grade histo-pronostique dans leur histoire : on notait alors l'existence d'une récidive urétrale concomitante à la métastase pénienne. Dans 4 cas sur 5, la tumeur vésicale était multifocale, atteignant le col, étendue et de haut grade histo-pronostique ( >=pT3 G3). Dans 4 cas on notait l'existence d'embols vasculaires néoplasiques sur la pièce de cystoprostatectomie. Toutes les recoupes urétrales faites lors de la cystectomie étaient négatives. Les 5 patients sont décédés avec une survie moyenne de 7 mois (1-21)
Conclusion : L'apparition de métastases péniennes après cystectomie semble volontiers associée à l'existence sur la pièce opératoire d'une tumeur étendue ( >=pT3) atteignant le col vésical, de haut grade histo-pronostique et avec présence d'embols vasculaires. Il faut proscrire tout geste endo-uréthral dans le même temps que la résection d'une tumeur de vessie manifestement infiltrante. Les recoupes urétrales saines n'éliminent pas le risque de métastases péniennes.

Objective: To evaluate the predictive factors for cavernosal metastases after cystoprostatectomy for transitional cell bladder cancer.
Material and Method: Between February 1998 and January 2002, 61 men were treated by cystectomy for transitional cell bladder cancer (56 total cystoprostatectomies and 5 partial cystectomies). Five patients (8%) subsequently developed cavernosal metastases. The assessment criteria were classified into three categories: clinical history, histological findings on the operative specimen and follow-up data.
Results: The metastasis was observed an average of 8.4 months (range: 3-17) after cystoprostatectomy. Three of the 5 patients had a history of transurethral procedure at the same time as resection of a high-grade invasive bladder tumour: a urethral recurrence concomitant with the penile metastasis was observed in these cases. In 4 out of 5 cases, the bladder tumour was multifocal, involving the bladder neck, extensive and high-grade (>= pT3 G3). Vascular tumour emboli were detected on the cystoprostatectomy specimen in 4 cases. All urethral sections performed during cystectomy were negative. All 5 patients died with a mean survival of 7 months (range: 1 to 21 months).
Conclusion: The development of penile metastases after cystectomy appears to be frequently associated with the presence of extensive tumour (>= pT3) on the operative specimen, involving the bladder neck, with a high histoprognostic grade and with the presence of tumour embolus. No transurethral procedures should be performed at the same time as resection of an obviously invasive bladder tumour. Health urethral sections do not exclude the risk of penile metastases.

Mots clés:
Cancer de vessie / Métastases / corps caverneux / cystectomie.
Mots-clés:
Bladder cancer / Metastases / Corpora cavernosa / cystectomy.
Incidence et mortalité du cancer de prostate en France : tendances évolutives entre 1978 et 2000
Incidence and mortality of prostate cancer in France: trends between 1978 and 2000.
2004
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1334-1339

Objectif : Décrire les tendances évolutives de l'incidence et de la mortalité du cancer de la prostate en France depuis 20 ans.
Matériel et Méthodes : Les données d'incidence provenaient des 9 registres de cancer recensant systématiquement les tumeurs urologiques. Les données de mortalité ont étés fournies par le service commun de l'Inserm traitant les certificats de décès (CépiDc).
Résultats : En France en 2000, il y avait 40 309 nouveaux cas de cancer de prostate et 10 004 décès. Le risque net d'être atteint d'un cancer de prostate avant 75 ans pour les patients nés en 1943 a été multiplié par 3 par rapport à ceux nés en 1928, alors que le risque d'en mourir diminuait légèrement. Le taux standardisé d'incidence était 3 fois plus élevé en 2000 qu'en 1980, le taux de mortalité est stable ou en baisse depuis 1990. Des comparaisons entre départements et entre pays européens sont présentées.
Conclusion : Bien que l'incidence du cancer de prostate continue d'augmenter en France, la mortalité qui lui est associée est en légère baisse. Les études en population sont cependant insuffisantes pour attribuer cette baisse au seul dépistage.

Objective: To describe the prostate cancer incidence and mortality trends in France over the last 20 years.
Material and Methods: Incidence data were obtained from 9 cancer registries, systematically recording urological tumours. Mortality data were provided by the INSERM joint department analysing death certificates (CépiDc).
Results: There were 40,309 new cases of prostate cancer and 10,004 deaths in France in 2000. The net risk of developing prostate cancer before the age of 75 years for a patient born in 1943 was multiplied by 3 compared to those born in 1928, while the risk of death from prostate cancer slightly decreased. The standardized incidence rate was threefold higher in 2000 than in 1980, while the mortality rate has remained stable or has decreased since 1990. Comparisons between French departments and between European countries are presented.
Conclusion: Although the incidence of prostate cancer is continuing to increase in France, the associated mortality is slightly decreasing. However, population studies are insufficient to attribute this decreased mortality to detection alone.

Mots clés:
cancer de prostate / registre de cancer / Incidence / mortalité.
Mots-clés:
Prostate cancer / cancer registry / Incidence / mortality
Cancer neuroendocrine de la prostate. A propos de 6 cas
Neuroendocrine cancer of the prostate. A series of 6 cases.
2004
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1340-1344

Introduction : Le cancer neuroendocrine de la prostate (CNEP) représente une entité rare. Son dépistage, qui n'est pas fait de manière systématique, a pourtant des implications thérapeutiques. Nous avons évalué rétrospectivement 6 cas de CNEP observés dans le service entre septembre 1998 et mai 2002.
Matériel et Méthodes : Le diagnostic était basé sur l'analyse immuno-histochimique des fragments biopsiques avec présence d'une différentiation neuroendocrine forte (minimum 50%). Une positivité pour les anticorps anti-Neuron-Specific Enolase (NSE) et anti-Chromogranine A était notée dans 5 et 6 cas respectivement alors que le marquage par anticorps anti-PSA était toujours négatif.
Résultats : Les CNEP représentaient 2,1% des cancers de la prostate diagnostiqués dans le service sur la même période. Le toucher rectal était anormal dans tous les cas avec un PSA médian de 9,75 ng/ml (0.25-19.6). Trois patients étaient métastatiques d'emblée. Quatre des 6 patients ont été hospitalisés en urgence pour une symptomatologie aiguë. Des douleurs abdominales paroxystiques sont apparues au cours de l'évolution dans tous les cas avec une médiane de 52 jours (22-198) et étaient initialement présentes dans 2 cas. Une chimiothérapie a pu être réalisée dans 3 cas et un traitement palliatif dans les autres cas. Une différence de survie a été notée chez les patients ayant pu bénéficier d'une chimiothérapie (13 mois contre 4,7). La médiane de survie était de 9 mois et 14 jours, le décès survenant au décours d'une altération rapide de l'état général et de la fonction rénale.
Conclusion : Les CNEP ont un pronostique sombre. Des éléments cliniques et paracliniques orientent le diagnostic qui sera confirmé par l'analyse immuno-histochimique. Ceci permettra une prise en charge précoce basée sur la chimiothérapie.

Introduction: Neuroendocrine cancer of the prostate (NECP) is a rare entity. Screening for this tumour, although not systematic, may have therapeutic implications. The authors retrospectively evaluated 6 cases of NECP observed in the department between September 1998 and May 2002.
Material and Methods: The diagnosis was based on immunohistochemical analysis of biopsy fragments with the presence of marked neuroendocrine differentiation (minimum 50%). Positive staining for anti-Neuron-Specific Enolase (NSE) and anti-Chromogranin A antibodies was observed in 5 and 6 cases, respectively, while anti-PSA antibody labelling was always negative
Results: NECP represented 2.1% of all prostate cancers diagnosed in the department over the same period. Digital rectal examination was abnormal in every case with a median PSA of 9.75 ng/ml (range: 0.25-19.6). Three patients presented metastatic disease at the time of the diagnosis. Four of the 6 patients were urgently admitted to hospital because of acute clinical features. Paroxysmal abdominal pain occurred during the course of the disease in every case with a median of 52 days (range: 22-198) and was initially present in 2 cases. Chemotherapy was performed in 3 cases and palliative therapy was administered in the other cases. A survival difference was observed for patients treated by chemotherapy (13 months versus 4.7). The median survival was 9 months and 14 days. Death occurred in a context of rapid alteration of the general state and renal function.
Conclusion: NECP has a poor prognosis. Clinical and complementary features guide the diagnosis, which can be confirmed by immunohistochemical analysis, allowing early management based on chemotherapy.

Mots clés:
Cancer prostatique / cancer à petites cellules / tumeurs neuroendocrine / traitement.
Mots-clés:
Prostate cancer / small cell carcinoma / neuroendocrine tumours / therapy