Base bibliographique

Sommaire :

Cancer de l'urèthre féminin.A propos de deux nouvelles observations
Female urethral cancer : two case reports.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1217-1219

L'épithélioma primitif de l'urètre féminin est rare et représente moins de 0.02% des néoformations malignes des voies génito-urinaire de la femme. La rareté de ce cancer rend difficile sa prise en charge adéquate. Le pronostic du cancer de l'urètre dépend surtout du stade de la maladie au moment du diagnostic, le type histologique intervient peu. Le contrôle local de la maladie ainsi que la survie sans récidive peuvent être obtenu grâce à un traitement bien mené radio-chirurgical.

Female urethral cancer is a rare urologic malignancy, it is about 0.02% of genito urinary cancer in woman. Prognosis remains poor and it depends of staging of disease. Applying combinated modality treatement ( radiation and surgery) may produce local control and increase the survival.

Mots clés:
Carcinome primitif / Urètre / Femme
Mots-clés:
Carcinoma / Urethra / Woman
Cancer épidermoïde du bassinet
Squamous cell carcinoma of the renal pelvis.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1200-1203

Le carcinome épidermoïde du bassinet est une tumeur rare. Elle survient principalement chez des patients âgés, porteurs de calculs pyélo-caliciels négligés et surinfectés. Le pronostic est défavorable. Nous rapportons l'observation d'un homme de 74 ans présentant un rein détruit et douloureux, contenant un calcul coralliforme depuis 30 ans. Le diagnostic préopératoire évoquait une pyonéphrose. La néphrectomie motivée par les symptômes a concerné un rein envahi par un carcinome épidermoïde du bassinet ayant infiltré le psoas. Le patient est décédé 1 mois après l'intervention. Le traitement reste d'abord préventif par l'ablation des calculs coralliformes et la prise en charge des infections urinaires chroniques.

Squamous cell carcinoma of the renal pelvis is a rare tumour, mainly occurring in elderly patients with neglected and secondarily infected pyelocaliceal stones.It has a poor prognosis.The authors report the case of a 74-year old man with a destroyed and painful kidney containing a staghorn calculus for 30 years.The preoperative diagnosis was pyonephrosis, but nephrectomy, justified by the symptoms, showed that the kidney was invaded by a squamous cell carcinoma of the renal pelvis invading the psoas.The patient died 1 month after the operation.Treatment is essentially preventive by removal of staghorn calculi and management of chronic urinary tract infections.

Mots clés:
carcinome épidermoïde / calcul coralliforme / Bassinet
Mots-clés:
Squamous cell carcinome / staghorn calculus / Renal pelvis
Evaluation du risque hémorragique des adénomectomies transvésicales avec cerclage du col
Evaluation of the bleeding risk of transvesical prostatectomy with bladder neck cerclage.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1177-1183

But : Evaluation des pertes sanguines et des facteurs prédictifs de complications hémorragiques des adénomectomies prostatiques trans-vésicales.
Matériel et Méthodes : De janvier 1994 à décembre 1998, 202 patients d'âge moyen 70,5 ± 7,4 ans (46,6 - 89,3 ans), ont été opérés d'un adénome prostatique d'un poids moyen de 86 ± 33 g. L'adénomectomie trans-vésicale a été réalisée avec cerclage du col et aspiration de la loge maintenus pendant 48 heures. En pré-opératoire, 107 patients ont donné du sang (2,8 ± 0,7 culots en moyenne) dans l'éventualité d'une autotransfusion. Les pertes sanguines ont été évaluées : par calcul sur les chiffres d'hématocrite durant l'hospitalisation, par la quantité de sang recueilli en per-opératoire et par la présence d'un accident hémorragique postopératoire entraînant éventuellement une reprise.
Résultats : Les pertes sanguines globales calculées étaient de 435 ± 306 ml de GR, soit 1783 ml à 30% d'hématocrite. Un score ASA élevé était significativement lié à une perte plus importante, ainsi qu'un traitement anticoagulant en pré-opératoire. Aucun facteur prédictif pour le saignement peropératoire, qui était en moyenne de 518 ± 327 ml, n'était retrouvé. L'absence de lobe médian et le score ASA élevé étaient également des facteurs prédictifs de saignement postopératoire. L'âge, la durée d'intervention, le poids de la prostate, une infection urinaire récente, un drainage en préopératoire, l'hématocrite préopératoire, le don de sang pré-opératoire (autotransfusion) n'influençaient pas significativement l'importance des pertes sanguines.
Conclusion : En dehors du score ASA, aucun critère prédictif du caractère hémorragique de l'adénomectomie transvésicale n'a permis d'invidualiser un groupe de patient à risque de saignement important.

Objective : Evaluation of blood loss and predictive factors of haemorrhagic complications of transvesical prostatectomy.
Material and Methods : From January 1994 to December 1998, 202 patients with a mean age of 70.5 ± 7.4 years (range : 46.6-89.3 years) were operated for benign prostatic hyperplasia with a mean prostate weight of 86 ± 33 g.Transvesical prostatectomy was performed with bladder neck cerclage and suction drainage of the prostatectomy site for 48 hours.107 patients donated blood preoperatively (mean : 2.8 ± 0.7 units) to allow possible autotransfusion.Blood losses were evaluated by determining haematocrit during hospitalisation, the quantity of blood collected intraoperatively and the presence of postoperative bleeding possibly requiring surgical revision.
Results : The calculated overall blood loss was 435 ± 306 ml of RBC, i.e. 1783 ml for an haematocrit of 30%.A high ASA score was significantly related with higher blood loss and preoperative anticoagulant treatment.No predictive factor for intraoperative bleeding (mean : 519 ± 327 ml) was identified.Absence of the median lobe and a high ASA score were also predictive factors of postoperative bleeding.Age, operating time, prostate weight, recent urinary tract infection, preoperative drainage, preoperative haematocrit, and preoperative blood donation (autotransfusion) did not significantly influence the volume of blood loss.
Conclusion : Apart from the ASA score, no predictive factor for the severity of bleeding associated with transvesical prostatectomy was defined in order to identify a group of patients at higher risk of severe bleeding.

Mots clés:
hypertrophie bénigne de la prostate / Chirurgie / hémorragie / calcul du saignement / transfusion
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / surgery / haemorrhage / calculation of blood loss / transfusion
Fistules vésico-utérines.A propos de dix observations
Vesico-uterine fistulas : a report of ten cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1173-1176

Buts : Etudier les aspects étiopathogéniques, diagnostiques et thérapeutiques des fistules vésico-utérines.
Matériels et Méthodes : 10 cas de fistules vésico-utérines (FVU) ont été observés sur une période de 10 ans. L'âge moyen des patients était de 32 ans(30-40). Les fistules étaient secondaires à une césarienne dans 6 cas et à un accouchement dystocique dans 4 cas.
Le motif de consultation était une fuite d'urine par le vagin dans 6 cas, une hématurie cyclique isolée dans 3 cas et l'association des deux signes dans un cas.
Le diagnostic a été posé par l'examen clinique dans 8 cas.
L'urographie intraveineuse (UIV) a été réalisée chez toutes nos patientes et n'a visualisé la cavité utérine que dans 8 cas. Dans les deux cas restants le diagnostic a été posé par l'urétrocystographie rétrograde et mictionnelle (UCRM).
Le traitement a été chirurgical pour 9 patientes. Une patiente ayant une meno-urie a refusé l'intervention.
Résultats : Le diagnostic des FVU est le plus souvent posé par la clinique mais nécessite le plus souvent le recours aux examens complémentaires surtout dans les formes meno-uriques. L'UIV quoique ne permettant pas de poser le diagnostic dans tous les cas est un examen indispensable car permet de rechercher une lésion urétérale associée. Avec un recul moyen d'un an le résultat jugé sur la disparition des signes cliniques a été bon chez toutes les patientes.
Conclusion : Les FVU sont le plus souvent secondaires à une césarienne ou à un accouchement dystocique. Leur traitement est chirurgical mais est avant tout préventif en améliorant le prise en charge obstétricale et en évitant les lésions vésicales au cours des césariennes.

Objective : To study the aetiopathogenics, diagnostic and therapeutic aspects of this pathology.
Materials and Methods : The autors report a series of 10 vesico-uterine fistulas observed over à 10 years period. The mean age was 32 years(30-40). The fistulas were secondary to cesarian section in 6 cases and to abnormal delivery in 4 cases.
The symptomatology was an urinary leakage from the vagina in 6 cases, an isolated cyclic hematuria in 3 cases and the association of the two signs in one case.
The diagnostic was established on clinical examination in 8 cases.
Intraveinous urography was performed in all the patients and visualised the uterine cavity in only 8 cases. In the 2 remaining cases a retrograd cystography was performed and demonstrated the opacification of the uterine cavity.
The treatment was surgical in 9 cases. One patient who had a menuria has refused the operation.
Results : The diagnostic of the vesico-uterine fistulas is often based on clinic examination but often necessitate recourse to complementary examinations mostly in the menouria forms.
The intraveinous urography does not establish the diagnostic in all the cases but is an indispensable complementary investigation because it permits searching for an associated ureteral injury .
With a mean recoil of one year the results judged on the disappearance of the clinic signs was good in all the patients.
Conclusion : The vesico-uterine fistulas are often secondary to cesarian section or abnormal delivery. Their treatment is surgical but is above all preventive by the improvement of the obstetric taking care and avoiding the vesical injuries in the course of the cesarian section.

Mots clés:
Fistule vésico-uterine / césarienne
Mots-clés:
Vesico-uterine fistula / cesarian section
Hydroposturothérapie et lithiase résiduelle après lithotripsie
Hydroposturotherapy and residual stones after lithotripsy. Assessment of 417 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1152-1155

But : Rapporter les résultats de l'hydroposturothérapie vis-à-vis des fragments lithiasiques restants après lithotripsie extracorporelle.
Matériel et Méthode : 417 sujets porteurs de fragments lithiasiques résiduels après une ou plusieurs séances de lithotripsie, n'ayant éliminé aucun fragment dans une période de 3 à 6 mois, voire 12 mois, avant la mise en route du traitement, sont soumis à une cure hydrique intensive, et à une hydrothérapie quotidienne appropriée. Les soins hydrothérapiques sont adaptés à chaque cas, et lorsqu'il s'agit de lithiase résiduelle calicielle inférieure, les sujets sont mis en position verticale, tête en bas, pieds en l'air, pour faciliter la migration des fragments de calculs. Les sujets surveillent leurs urines à chaque miction, et recueillent les fragments expulsés.
Résultats : Sur 417 sujets ainsi traités pendant trois semaines, l'expulsion partielle ou totale a été obtenue 282 fois, soit dans 67,6% des cas. Sur 305 cas de lithiase résiduelle calicielle inférieure, l'expulsion a été obtenue 218 fois, soit dans 71,5% des cas, et, sur 112 cas de lithiase calicielle supérieure ou moyenne, l'expulsion a été obtenue 64 fois, soit dans 57,1% des cas.
L'expulsion, quand elle se produit, commence le plus souvent dès le premier, le deuxième ou le troisième jour de traitement.
Conclusion : Cette étude montre que l'hydroposturothérapie est susceptible d'améliorer les résultats de la lithotripsie extracorporelle quand celle-ci laisse des fragments résiduels.

Objective: The authors report the results of hydroposturotherapy on elimination of residual stone fragments after extracorporeal lithotripsy.
Materials and Methods: 417 subjects with residual stone fragments after one or several lithotripsy sessions, who failed to eliminate any fragments over a period of 3 to 6 months, or even 12 months, before starting treatment, were submitted to intensive water intake and appropriate daily hydrotherapy. Hydrotherapy was adapted to each case and, in the case of residual lower caliceal stones, the subjects were placed in the vertical position, head downwards with the feet in the air, to facilitate migration of stone fragments.
Results: The subjects examined their urine at each micturition and collected any fragments expelled. Overall, in the population of 417 subjects treated in this way for three weeks, partial or complete expulsion was obtained in 282 cases (67.6%). Stone expulsion was obtained in 218 of the 305 cases (71.5%) of residual lower caliceal stones and 64 of the 112 cases (57.1%) of middle or upper caliceal stones.
Stone expulsion, when obtained, usually started by the first, second or third day of treatment.
Conclusion: This study shows that hydroposturotherapy can improve the elimination of residual stone fragments following extracorporeal lithotripsy.

Mots clés:
Hydroposturothérapie / Lithotripsie / lithiases résiduelles
Mots-clés:
Hydroposturotherapy. Lithotripsy. Residual stone fragments
Indication et stratégie de nouvelles biopsies après diagnostic de néoplasie intra-épithéliale prostatique
Indication and strategy for further biopsies following the diagnosis of Prostatic Intraepithelial Neoplasia.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1267-1270

Les lésions de Néoplasie Intra-épithéliale Prostatique (PIN) sont caractérisées par une prolifération des cellules épithéliales bordant les canaux et les acini prostatiques. Seules les lésions de PIN de haut grade (grades 2 et 3) doivent être signalées sur les compte rendus histologiques des prélèvements biopsiques.
L'importance clinique de la mise en évidence de lésions de PIN isolées sur des biopsies prostatiques est basée sur le risque élevé de cancer invasif associé présent dans la glande prostatique dans 22 à 100% des cas, le plus souvent à proximité de la zone montrant des lésions de PIN. Ce risque est d'autant plus élevé que la lésion est de haut grade, qu'il existe une suspicion clinique (toucher rectal anormal) ou biologique (élévation du PSA > 10 ng/ml), ou que l'âge est élevé.
L'identification du diagnostic de PIN de haut grade ne doit pas entraîner de décision thérapeutique. Il n'est pas nécessaire de refaire un dosage du PSA. Une nouvelle série de biopsie est recommandée dans les trois mois. La stratégie optimale du choix du site des nouvelles biopsies n'est pas définie. En cas de première série de biopsies en sextant, une nouvelle série de biopsies est recommandée, associant des biopsies dirigées sur le site où il existait des lésions de PIN (3 biopsies au niveau du site de PIN, 2 biopsies adjacentes au site) à des biopsies systématisées du même côté. En cas de première série de biopsies non systématisées, une nouvelle série de biopsie systématisées est recommandée.

Prostatic Intraepithelial Neoplasia (PIN) lesions are characterized by proliferation of the epithelial cells lining prostatic ducts and acini.Only high grade PIN lesions (grades 2 and 3) should be reported on biopsy histology reports. The authors present a review of the literature.
The clinical importance of demonstration of isolated PIN lesions on prostatic biopsies is based on the high risk of associated invasive cancer present in the prostatic gland in 22% to 100% of cases, usually adjacent to the zone presenting PIN lesions.This risk increases as the grade of the PIN lesion increases, when there is a clinical (abnormal digital rectal examination) or laboratory suspicion (elevation PSA > 10 ng/ml), or in elderly patients.
Identification of a high grade PIN does not require any immediate treatment decision.PSA assays do not need to be repeated.A new series of biopsies is recommended after three months.The optimal strategy for the choice of the new biopsy sites has not been defined.In the case of a first series of sextant biopsies, a new series of biopsies is recommended, combining biopsies directed towards the site of PIN lesions (3 biopsies in the site of PIN lesions, 2 biopsies adjacent to this site) and systematized biopsies of the same side.In the case of a first series of non-systematized biopsies, a new series of systematized biopsies is recommended.

Mots clés:
Néoplasie prostatique / Biopsie / néoplasie intraépithéliale prostatique
Mots-clés:
Prostate neoplasms / biopsy / prostatic intraepithelial neoplasia
La laparotomie horizontale courte selon Pfannenstiel dans la prostatectomie radicale rétropubienne
Pfannenstiel short horizontal laparotomy in retropubic radical prostatectomy
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1169-1172

Objectif : Evaluer la faisabilité de la laparotomie horizontale courte selon Pfannnestiel pour réaliser la prostatectomie radicale rétropubienne et ses conséquences sur la consommation d'antalgiques post-opératoires.
Matériels et Méthodes : De décembre 1998 à février 2000, 62 prostatectomies radicales ont été réalisées par une voie d'abord horizontale sus-pubienne courte. L'incision dans le pli inférieur de l'abdomen avait une longueur moyenne de 10,2 cm (8 à 14 cm). La durée moyenne de la prostatectomie radicale était de 130 minutes (90 ? 210). Un double drainage (prévésical et sous-aponévrotique) a été systématique pendant 48 heures en moyenne. La consommation post-opératoire d'antalgiques morphiniques, les modalités et la durée de prescription ont été comparées entre 30 patients opérés avec cette technique et 30 patients opérés préalablement avec une incision médiane sous-ombilicale.
Résultats : La durée d'ouverture et de fermeture de la paroi abdominale était d'environ 20 minutes. L'intervention a toujours été réalisée par cette voie autorisant une excellente exposition des aires lymphonodales et de la prostate. Les complications post-opératoires liées à cette incision se résument à un hématome sous-aponévrotique qui n'a pas été drainé. La consommation moyenne d'antalgiques post-opératoires a diminué de 44% en durée et en posologie par rapport au groupe de référence. Le contrôle post-opératoire de la paroi a montré une quasi-disparition de la cicatrice à 3 mois et l'absence de déhiscence pariétale secondaire.
Conclusion : La laparotomie horizontale courte selon Pfannenstiel est une technique simple et reproductible applicable à la prostatectomie radicale rétropubienne. Cette étude de faisabilité s'accompagne d'une diminution de la consommation d'antalgiques postopératoires dans le groupe étudié.

Objective: To evaluate the feasibility of the Pfannenstiel short horizontal laparotomy to perform retropubic radical prostatectomy and its consequences on postoperative analgesic consumption.
Materials and Methods: From December 1998 to February 2000, 62 radical prostatectomies were performed via a short horizontal suprapubic incision. The mean length of the incision in the lower abdominal fold was 10.2 cm (range: 8 to 14 cm). The mean duration of radical prostatectomy was 130 minutes (range: 90 to 210 min). Double drainage (retropubic and subaponeurotic) was systematically maintained for an average of 48 hours. Postoperative narcotic analgesic consumption, and the modalities and duration of prescription were compared between 30 patients operated by this technique and 30 patients previously operated via a midline infraumbilical incision.
Results: The abdominal wall opening and closing time was about 20 minutes. The operation was always performed via this incision, allowing excellent exposure of lymph node areas and the prostate. Postoperative complications related to this incision consisted of a single subaponeurotic haematoma, which was not drained. The mean dosage and duration of postoperative analgesic consumption decreased by 44% compared to the reference group. Postoperative assessment of the abdominal wall showed almost complete disappearance of the scar at 3 months and no secondary wound dehiscence.
Conclusion: The Pfannenstiel short horizontal laparotomy is a simple and reproducible technique for retropubic radical prostatectomy. This feasibility study was accompanied by a reduction of postoperative analgesic consumption in the study group.

Mots clés:
Cancer de la prostate / prostatectomie radicale rétropubienne / technique chirurgicale
Mots-clés:
Prostate cancer / retropubic radical prostatectomy / surgical technique
La lithotritie extra-corporelle chez l'enfant
Extracorporeal lithotripsy in children.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1245-1254

La lithotritie extra-corporelle (LEC) représente le traitement de référence des calculs du rein et de l'uretère chez l'adulte. Chez l'enfant, son utilisation et son développement se sont accompagnés d'une certaine prudence et de quelques réticences. Depuis 1986, de nombreuses séries pédiatriques ont été publiées confirmant son efficacité et son caractère peu invasif. La modification de la nature des ondes de choc et la commercialisation d'appareils de deuxième puis de troisième génération ont simplifié la prise en charge des calculs de l'enfant. Il persiste cependant des incertitudes quant au nombre d'impacts à ne pas dépasser, à l'intervalle à respecter entre deux séances et sur les effets à long terme des ondes de choc sur un parenchyme rénal en pleine croissance.
Le but de ce travail a été de faire le point sur la LEC chez l'enfant à partir de l'analyse de la littérature, du rapport du GEUP et de notre activité.

Extracorporeal shock-wave lithotripsy (ESWL) constitutes the reference treatment for renal and ureteric stones in adults, but its use and development in children have been accompanied by a certain degree of caution and reticence. A large number of paediatric series have been published since 1986, confirming the efficacy and minimally invasive nature of this technique. Modification of the nature of the shock waves and release onto the market of second and third generation apparatuses have simplified the management of urinary stones in children. However, several questions persist concerning the maximum number of impacts, the recommended interval between two sessions and the long-term effects of shock waves on the growing renal parenchyma. The objective of this study was to review the current state of ESWL in children based on a review of the literature, the GEUP report and our own experience.

Mots clés:
Lithotritie / Lithiase urinaire / Rein / Enfant / scintigraphie rénale
Mots-clés:
Lithotripsy / Urinary lithiasis / Kidney / child / renal scintigraphy
Les matériaux utilisables dans le traitement de l'incontinence urinaire d'effort par bandelette sous-uréthro-cervicale
Materials used in the treatment of stress urinary incontinence by suburethral sling.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1238-1244

Les bandelettes sous uréthro-cervicales sont un type de cure chirurgicale classique de l'incontinence urinaire d'effort (IUE) de la femme. Initialement dévolues à l'IUE par insuffisance sphinctérienne, leurs indications semblent s'élargir aux autres types d'IUE.
Les matériaux utilisés dans les séries publiées sont nombreux tant organiques que synthétiques.
Les résultats fonctionnels à long terme rapportés dans la littérature varient, tous matériaux confondus, entre 65 et 98%.
Parmi les complications, certaines sont spécifiques du type de matériel.
Il semble que les bandelettes synthétiques dans leur ensemble aient un taux de complications plus élevées. Il est trop tôt, compte-tenu des données de la littérature, pour statuer sur la bandelette de Prolène (TVT).

Suburethral sling is a classical method of surgical repair of femal stress urinary incontinence (SUI).Initially reserved for SUI due to sphincter incompetence, this method now appears to be indicated for other types of SUI.
A large number of organic and synthetic materials have been used in published series.
The long-term functional results reported in the literature vary between 65 and 98%, regardless of the materials used.
Some of the complications observed are specific to the type of material.Synthetic slings appear to be associated with a higher complication rate.It is too early, based on data of the literature, to determine the real role of Prolene tape (TVT).

Mots clés:
incontinence urinaire d'effort / Chirurgie / prothèse / Bandelette / insuffisance sphinctérienne
Mots-clés:
Urinary stress incontinence / surgery / prosthesis / sling / Sphincter incompetence
Progression des tumeurs germinales non séminomateuses de stade I sous surveillance. Place de la tomographie à émission de positons
Progression of stage 1 non-seminomatous germ cell tumours during surveillance. A case report. Place of positron emission tomography.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1224-1227

La surveillance est une des options proposées dans la prise en charge des tumeurs germinales non séminomateuses du testicule de stade I lorsqu'il n'existe qu'un faible risque de progression. Les modalités de cette surveillance ne font pas actuellement l'objet d'un consensus, avec la co-existence de plusieurs protocoles dont celui proposé par le CCAFU.
La présence de rechutes dans cette population à faible risque de progression, estimées à 5%, explique la constante recherche de facteurs prédictifs plus précis de métastases occultes. Si quelques études semblent pouvoir accorder une valeur prédictive intéressante à certains d'entre eux, leur application en pratique courante semble malheureusement encore difficile.
L'imagerie métabolique en TEP (Tomographie à émissions de positons) pourrait constituer une nouvelle voie d'approche dans le bilan d'extension de ces tumeurs, permettant la détection des sites tumoraux grâce à l'augmentation du métabolisme glucidique des cellules malignes. Mais aucune étude à l'heure actuelle ne permet encore d'en définir la place réelle.

Surveillance is one of the options proposed in the management of stage 1 non-seminomatous germ cell tumours when there is only a low risk of progression. No consensus has yet been reached concerning the modalities of this surveillance and several protocols are available, including the CCAFU protocol.
The presence of recurrences in this population at low risk of progression, estimated to be 5%, accounts for the continuing research for more precise predictive factors of occult metastases. Although several studies appear to indicate a useful predictive value for some of these factors, their application in clinical practice still appears to be difficult.
PET metabolic imaging (positron emission tomography) could constitute a new approach to staging of these tumours, allowing the detection of tumour sites by an increase of carbohydrate metabolism of malignant cells. However, no study is yet available to define the real place of this technique.

Mots clés:
Cancer du testicule / Surveillance / facteurs histopronostiques / tomographie à émission de positons
Mots-clés:
Testicular cancer / Surveillance / Histoprognostic factors / Positron emission tomograph
Rhabdomyosarcome paratesticulaire
Paratesticular rhabdomyosarcoma. A case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1232-1234

Nous rapportons une observation d'un rhabdomyosarcome paratesticulaire de type embryonnaire chez un enfant âgé de 9 ans dont nous discutons les modalités thérapeutiques à partir des données de la littérature.

The authors report a case of embryonal paratesticular rhabdomyosarcoma in a 9-year-old child and discuss the treatment modalities in the light of data from the literature.

Mots clés:
Rhabdomyosarcome / tumeur paratesticulaire / tumeur embryonnaire
Mots-clés:
Rhabdomyosarcoma / paratesticular tumour / embryonal tumour
Biopsies prostatiques : modalités techniques et conditions de l'examen
Prostate biopsies: technical modalities and examination conditions.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1271-1276

L'examen anatomo-pathologique de biopsies prostatiques est nécessaire pour le diagnostic du cancer de prostate. Les modalités techniques et les conditions de l'examen de biopsies prostatiques ont été évaluées par analyse de la littérature et les conclusions sont présentées sous forme de standards, d'options et de recommandations.
Standards : Le protocole de 6 biopsies en sextant modifié ou non, appliqué en première intention à tous les cas en cas de stade T1c ou T2 est un standard et reste une méthode reproductible, efficace pour le diagnostic et la stadification et bien tolérée.
Une préparation rectale par lavement et une antibioprophylaxie avant l'examen diminuent le risque de complications infectieuses.
Dans sa modalité habituelle utilisée pour la majorité des patients, les biopsies sont réalisées en consultation ou en ambulatoire, avec ou sans anesthésie locale, de façon échoguidée et par voie transrectale, avec une aiguille de 18 Gauge (code couleur rose), montée sur un pistolet de tir à déclenchement automatique, et prélevant surtout la zone postérieure et latérale. Une information écrite expliquant les risques et la prise en charge des complications éventuelles au décours de cet examen est donnée au patient.
Options : Une anesthésie loco-régionale ou générale peut être nécessaire dans un nombre de cas minoritaires, soit en cas de protocole de biopsies systématisées extensif (plus de 10 biopsies), soit en cas de répétition de l'examen, soit du fait de préférences liées au patient.
Les protocoles modifiés extensifs (en sextant plus zones postéro-latérales ou en sextant plus zones antérieures) appliqués à tous les cas en première intention est une option d'autant plus utile que : 1) une première série de biopsies était négative 2) le PSA est à 10 ng/ml et le toucher rectal est normal (sextant plus zones postéro-latérales) 3) la glande prostatique a un volume de plus de 50 cm3 (sextant plus zones antérieures).
La voie périnéale, moins performante pour la détection et la stadification, est utilisée en cas de contre indications de la voie trans-rectale. Lorsqu'un traitement à visée curative n'est pas envisagé (espérance de vie inférieure à 10 ans, choix du patient, stade T3/T4) le nombre de biopsies peut être réduit. La résection prostatique trans-urétrale n'est pas préconisée en première intention pour le diagnostic de cancer.
Recommandations : Une information écrite remise au patient au décours de la consultation préalable à la biopsie dans le but d'expliquer l'objectif et les modalités pratiques et les risques des biopsies permet d'améliorer la coopération du patient lors de l'examen et augmente sa tolérance.

Histological examination of prostate biopsies is necessary for the diagnosis of prostate cancer. The technical modalities and examination conditions of prostate biopsies were evaluated in the light of a review of the literature and the conclusions are presented in the form of standards, options and recommendations.
Standards : The standard or modified protocol of 6 sextant biopsies, applied as first-line investigation in all cases of stage T1c or T2 prostate cancer is a standard procedure and remains a reproducible, effective and well tolerated method for diagnosis and staging.
Rectal preparation by enema and prophylactic antibiotics before the examination decrease the risk of infectious complications.
In its usual modality used for the majority of patients, biopsies are performed as an outpatient procedure, with or without local anaesthesia, with ultrasound guidance via a transrectal approach using an 18 Gauge needle (pink colour code), mounted on an automatic biopsy gun and especially sampling the posterior and lateral zone. The patient must be given written information explaining the risks and management of possible complications following this examination.
Options : Local, regional or general anaesthesia may be necessary in a minority of cases, either in the context of a protocol of extensive systematized biopsies (more than 10 biopsies), or in the case of repeated examination, or when preferred by the patient.
Modified extensive protocols (sextant plus posterolateral zones or sextant plus anterior zones) applied to all cases as first-line procedure is a useful option, particularly when: 1) a first series of biopsies was negative 2) PSA is ? 10 ng/ml and digital rectal examination is normal (sextant plus posterolateral zones) 3) the prostate is larger than 50 cm3 (sextant plus anterior zones).
The transperineal approach is less reliable for detection and staging, and is used when the transrectal approach is contraindicated. When curative treatment is not considered (life expectancy < 10 years, patient's choice, stage T3, T4), the number of biopsies can be decreased. Transurethral resection of the prostate is not recommended as first-line procedure for the diagnosis of prostate cancer.
Recommendations : Written information given to the patient during the visit prior to biopsy to explain the objectives, practical modalities and risks of prostate biopsies facilitates the patient's cooperation during the examination and increases its tolerance.

Mots clés:
Cancer de la prostate / Biopsie / ultrasons / Diagnostic
Mots-clés:
Prostate cancer / biopsy / Ultrasound / diagnosi
Etude in vitro de la modulation du tonus urétéral humain par le monoxyde d'azote et un inhibiteur des phosphodiestérases, le zaprinast
Role of nitric oxide and Zaprinast a phosphodiesterase inhibitior in the modulation of human ureteral smooth muscle tone in vitro
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1161-1168

But : Etudier la modulation de la contractilité de la fibre musculaire lisse (fml) de l'uretère humain in vitro par les substances activant ou inhibant la voie du NO/GMPc.
Méthode : Des anneaux d'uretère proximal de l'homme sont suspendus dans des chambres d'organes et précontractés avec du KCl (120µmol). Un donneur de NO (nitroprussiate de sodium, SNP, et linsidomine, SIN-1) et un inhibiteur de la phosphodiestérase (zaprinast,),sont administrés à doses croissantes (10-8 à 10-4 M). Des stimulations électriques sont appliqués sur des anneaux préincubés ou non par un inhibiteur de la NO Synthase.
Résultats : Le SNP et le SIN-1 provoquent une relaxation dépendante de la dose, plus marquée pour le SNP (47± 4% contre 19 ± 4%, p< 0,05). Le zaprinast entraîne une relaxation de12% ± 5% à 10-5M et semble potentialiser l'action du SNP. L'amplitude des contractions induites par la stimulation électrique est plus importante sur les anneaux préincubés par le L-NA (122 ± 3% contre 107 ± 4%, p< 0,001), et le SNP provoque une relaxation plus importante sur les anneaux non traités par le L-NA (72 ± 6% contre 94 ± 9%, p< 0.05).
Conclusion : La guanylyl cyclase soluble stimulée par le NO exogène provoque une relaxation importante et dépendante de la dose. L'action d'un inhibiteur de la phosphodiestérase de type V majore l'action du NO exogène mais semble sans action directe sur la relaxation de la fml urétérale. En l'absence de NO, la guanylyl cyclase soluble devient plus sensible, ce qui explique la diminution significative par le NO exogène de l'amplitude des contractions induites par les stimulations électriques après traitement par le L-NA.

Aim of the study : To assess the role of nitric oxide (NO) and its second messenger, cGMP, on the mechanisms underlying human ureteral smooth muscle relaxation.
Methods : Proximal segments of ureter were dissected from nephrectomy, then cut into rings and suspended in organ chambers. Isometric tone was recorded at baseline and after preincubation with KCl (120µmol). The Increasing concentration (10-8 - 10-4 M ) of NO donors, Sodium nitroprusside,(SNP) and molsidomine (SIN-1) and a type V phosphodiesterase inhibitor, Zaprinast were added to the organ chambers and a dose response curve was constructed from each experiment.
Results : Dose-dependent relaxation was seen with all compounds. This was, however, more pronounced with SNP as compared with SIN-1. Zaprinast alone had marginal relaxant effect but markedly potentiated the relaxing effect of the NO donor SNP (p < 0.05). Inhibition of NO synthesis by the arginine analogue L-NA increased electrical-induced contraction (98 ± 4% vs 122±3%, p < 0.001).
Conclusion : Activation of the soluble guanylate cyclase by NO donnors markedly relaxed significantly human ureteral smooth muscle but inhibition of phosphodiesterase did not affect the in vitro relaxation. Our results suggest that cGMP is an important second messenger in the transduction signalling pathway leading to relaxation of human ureteral smooth muscle. By contrast, basal activity of phosphodiesterase seems to be marginal under physiological condition.

Mots clés:
Monoxyde d'azote / Uretère / phosphodiestérase / NO synthases
Mots-clés:
Nitric oxide / ureter / nitric oxide synthase / phosphodiesterase
La dilatation pariéto rénale au ballonnet dans la chirurgie percutanée du rein
Balloon catheter parieto-renal dilatation in percutaneous renal surgery
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1131-1134

But : Comparer les deux techniques de dilatation pariéto rénale pour chirurgie percutanée: aux dilatateurs d'Alken et au ballonnet.
Matériel et Méthodes : Il s'agit d'une étude prospective non randomisée réalisée entre juillet 1999 et avril 2000 concernant 20 patients ayant subi une chirurgie percutanée du rein. 10 patients ont été dilatés à la sonde à ballonnet (NephroMaxTM? laboratoiresBoston scientific) et 10 autres aux dilatateurs métalliques d'Alken. Le test statistique de Mann Whitney a été utilisé.
Résultats : Le temps de dilatation et le temps d'exposition aux rayons X est plus court lors de la dilatation par ballonnet (différence statistiquement significative). La morbidité des deux techniques est comparable.
Conclusion : La dilatation pariéto rénale au ballonnet permet de diminuer de façon significative le temps de dilatation et d'exposition aux rayons X et simplifie de façon très importante ce temps opératoire essentiel aux succès de la chirurgie percutanée.

Objective: To compare two techniques of parieto-renal dilatation for percutaneous surgery: Alken dilators and balloon catheter.
Material and Methods: This prospective, non-randomized study was conducted between July 1999 and April 2000 in 20 patients undergoing percutaneous renal surgery. 10 patients were dilated with a balloon catheter (NephroMax, Boston Scientific) and the other 10 patients were dilated with Alken metal dilators. Statistical analysis was performed with the Mann-Whitney test.
Result: The dilatation time and x-ray exposure time were shorter during balloon catheter dilatation (statistically significant difference) and the two techniques were associated with a comparable morbidity.
Conclusion: Balloon catheter parieto-renal dilatation significantly decrease dilatation and x-ray exposure times and very considerably simplifies this operative step, essential to the success of percutaneous surgery.

Mots clés:
Chirurgie percutanée / dilatation / ballonnet de dilatation / dilatateurs d'Alken
Mots-clés:
Percutaneous surgery. Dilatation. Dilatation balloon catheter. Alken dilators
Le lymphome primitif de la vessie
Primary lymphoma of the bladder.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1208-1211

Nous rapportons deux cas de lymphome malin non hodgkinien primitif de la vessie. Contrairement aux localisations secondaires qui ne sont pas rares, les localisations primitives de lymphome malin dans la paroi vésicale sont exceptionnelles. Les symptômes urinaires sont variés et non spécifiques. L'aspect radiologique de ces tumeurs tout comme l'aspect endoscopiques ne permettent pas de les différencier des autres tumeurs de vessie. Seule l'histologie donne le diagnostic. Les hypothèses physiopathologiques sont discutées. Le traitement est basé principalement sur la chimiothérapie. Le recours à des gestes endoscopiques de drainage s'avère parfois utile comme dans un des cas rapportés.

The authors report two cases of primary non-Hodgkin's malignant lymphoma of the bladder. In contra with secondary site, which are not rare, primary malignant lymphomas of the bladder wall are exceptional. Urinary symptoms are varied and nonspecific. These tumours cannot be distinguished from other bladder tumours on the basis of their radiological or endoscopic appearance. Only histology provides the diagnosis. The pathophysiological hypotheses are discussed. Treatment is mainly based on chemotherapy. Endoscopic drainage procedures are sometimes useful, as in one of the reported cases.

Mots clés:
lymphome / Vessie / Chimiotherapie
Mots-clés:
Lymphoma / bladder / Chemotherapy
Mécanismes d'action du BCG : vers une approche thérapeutique individualisée (ATI)?
Mechanisms of action of BCG: towards an individualized therapeutic approach?
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1118-1126

La connaissance de l'immunité anti-tumorale et des mécanismes permettant à la tumeur de s'affranchir de la surveillance immunitaire de l'hôte, a permis de progresser dans la compréhension des mécanismes d'action du Bacille Calmette-Guérin (BCG). En effet, la réponse immunitaire locale endo-vésicale est intimement liée à l'interaction de trois systèmes : l'hôte (le malade), le BCG (les mycobactéries) et la tumeur. De cette interaction va naître une cascade d'évènements immunologiques, dont certains seront indispensables à l'action protectrice du BCG contre la récidive et la progression tumorale. On considère actuellement qu'il existe trois phases dans la réponse immunitaire au BCG. Tout d'abord, le BCG adhère à l'urothélium puis est phagocyté par des cellules présentatrices d'antigènes. A cette phase correspond la libération précoce de cytokines dites inflammatoires (l'IL1, l'IL6, l'IL8). Ces cytokines pourraient être en cause dans certains effets indésirables mais elles pourraient également participer aux phénomènes cytotoxiques.
La deuxième phase est la reconnaissance des antigènes bactériens par des lymphocytes auxiliaires CD4, qui libèrent principalement de l'IL2 et de l'IFNg (réponse Th1). Cette activation cellulaire va aboutir à la troisième phase qui est l'amplification de populations cytotoxiques capables de tuer les cellules tumorales: CD8, lymphocytes gd, macrophages, NK, LAK, BAK. Toutes ces cellules produisent elles aussi des cytokines qui participent à la régulation de la réponse immunitaire.
La compréhension de ces mécanismes d'action, le dosage des cytokines urinaires, une meilleure définition des cellules cytotoxiques et de leur rôle, l'évaluation moléculaire de la tumeur et probablement certaines caractéristiques génétiques de l'hôte permettront de proposer des protocoles d'immunisation plus efficaces en définissant une approche thérapeutique individualisée (ATI).

A better knowledge of antitumour immunity and the mechanisms allowing the tumour to overcome the host's immune surveillance has led to progress in the understanding of the mechanisms of action of Bacille Calmette-Guérin (BCG), as the local intravesical immune response is intimately related to the interaction of three systems: the host (the patient), the BCG (mycobacteria) and the tumour. This interaction gives rise to a cascade of immunological events, some of which are essential to the protective action of BCG against relapse and tumour progression. The immune response to BCG is currently considered to comprise three phases. First of all, the BCG adheres to the urothelium and is then phagocytosed by antigen-presenting cells. This phase corresponds to early release of so-called inflammatory cytokines (IL1, IL6, IL8). These cytokines could be responsible for certain adverse effects, but could also participate in cytotoxic phenomena.
The second phase consists of recognition of bacterial antigens by helper CD4 lymphocytes, which mainly release IL2 and IFNg (Th1 response). This cellular activation leads to the third phase: amplification of cytotoxic populations capable of killing tumour cells: CD8, gd lymphocytes, macrophages, NK, LAK, BAK cells. All these cells also produce cytokines, which participate in regulation of the immune response.
The understanding of these mechanisms of action, urinary cytokine assays, a better definition of cytotoxic cells and their role, molecular analysis of the tumour and probably certain genetic characteristics of the host will allow the elaboration of more effective immunization protocols by defining an individualized therapeutic approach.

Mots clés:
Cancer de vessie / vaccin BCG / Immunothérapie
Mots-clés:
Cancer / BCG vaccine / Immunotherapy
Prélèvement de rein chez le donneur vivant par laparoscopie assistée manuellement : technique et résultats
Manually assisted laparoscopic live donor kidney harvesting: technique and results.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1127-1130

Objectif : Evaluer la faisabilité et les complications du prélèvement rénal par coelioscopie manuellement assistée chez le donneur vivant.
Matériel et Méthode : Depuis juin 1999, tous les prélèvements rénaux chez le donneur vivant apparenté ont été effectués par laparoscopie manuellement assistée.Le patient est placé en position de lombotomie.Une incision médiane périombilicale de 8 cm est faite.La main de l'aide est introduite au travers d'une manchette étanche (HandPort®).Trois trocarts sont utilisés.L'aide présente les éléments à disséquer et contrôle l'uretère.L'artère est clippée et la veine agrafée ou clippée en fonction de son diamètre.Le rein est extrait par l'incision médiane et lavé.
Résultat : Cinq prélèvements ont été réalisés, trois prélèvements de reins droits et deux prélèvements de reins gauches.La durée de l'intervention a été de 220 ± 30 minutes.Dans un cas, une conversion a été nécessaire en raison de la découverte per-opératoire de deux veines rénales droites.L'ischémie chaude a duré 5 minutes pour le premier patient et de une à deux minutes pour les quatre autres patients non convertis. Les pertes sanguines ont été minimes.La durée d'antalgiques majeurs a été de 2,4 jours et la durée d'hospitalisation de 7,2 jours.Les complications ont été : une bactériurie dans 2 cas et une lymphorrée prolongée dans 1 cas/Un rein a dû être détransplanté en raison d'une thrombose immédiate de l'artère iliaque du receveur.
Avec un recul moyen de 6 mois (1 à 12 mois), les 4 reins transplantés évaluables n'ont eu aucune complication veineuse ni urétérale.
Conclusion : La main intra-abdominale au cours d'un prélèvement de rein par laparoscopie chez le donneur vivant simplifie les temps de dissection, assure une sécurité per-opératoire et permet l'extraction rapide du rein.

Objective: To evaluate the feasibility and complications of manually assisted laparoscopic live donor kidney harvesting.
Material and Method: Since June 1999, all related live donor kidney harvests have been performed by manually assisted laparoscopy. The patient is placed in the lumbotomy position and an 8 cm midline periumbilical incision is made. The assistant's hand is introduced through a watertight port (HandPort®). Three trocars are used. The assistant presents the structures to be dissected and controls the ureter. The artery is clipped and the vein is stapled or clipped, depending on its diameter. The kidney is extracted via the midline incision and washed.
Results: Five kidney harvests were performed (three right kidneys and two left kidneys) with a mean operating time of 220 ± 30 minutes. Conversion was necessary in one case following the intraoperative discovery of two right renal veins. Warm ischaemia lasted 5 minutes for the first patient and one to two minutes for the other four non-converted patients. Blood losses were minimal The mean duration of major analgesia was 2.4 days and the mean length of hospital stay was 7.2 days. Complications were: bacteriuria in 2 cases and prolonged lymphorrhoea in 1 case. One transplanted kidney had to be removed because of immediate thrombosis of the recipient iliac artery.
With a mean follow-up of 6 months (1 to 12 months), no ureteric or venous complications have been observed in the 4 evaluable transplanted kidneys.
Conclusion: An intra-abdominal hand during laparoscopic live donor kidney harvesting simplifies dissection, ensures intraoperative security and allows rapid extraction of the kidney.

Mots clés:
laparoscopie / Néphrectomie / Transplantation rénale
Mots-clés:
Laparoscopy / nephrectomy / renal transplantation
Rupture de l'urèthre féminin au cours des fractures du bassin : à propos de deux observations
Rupture of the female urethra in pelvic fractures. Report of two cases.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1212-1216

La lésion de l'urèthre après fracture du bassin est rarement rencontrée chez la femme. Cela s'explique par la mobilité et la brièveté de l'urèthre qui est alors mieux protégé en cas de traumatisme que l'urèthre masculin. Le contact intime de l'urèthre et du vagin fait qu'une plaie vaginale est parfois associée. Un examen pelvi-périnéal doit être systématiquement réalisé lors de tout traumatisme du bassin chez la femme afin d'éviter la morbidité consécutive à un diagnostic tardif d'une lésion uréthrale. L'intervention chirurgicale précoce permet une réparation précise des lésions garant d'un bon résultat fonctionnel.

Urethral trauma after fracture of the pelvis is rare in women due to the mobility and short length of the urethra, which is consequently better protected in the case of trauma than the male urethra. Vaginal trauma is sometimes associated due to the intimate contact between the urethra and vagina. A pelvic and perineal examination must be systematically performed in all women presenting with pelvic trauma to avoid the morbidity resulting from late diagnosis of urethral trauma. Early surgical operation allows precise repair of the lesions, ensuring a good functional result.

Mots clés:
Urèthre féminin / traumatisme / fracture du bassin
Mots-clés:
Female urethra / trauma / fracture of the pelvis
Atteinte urétérale après chirurgie du carrefour aortique. A propos de 6 cas
Ureteric lesions after surgery of the aortic bifurcation. Report of 6 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1156-1160

But : Le but de cette étude est d'évaluer la prise en charge et les possibilités thérapeutiques actuelles des complications urétérales après chirurgie vasculaire;
Patients et Méthode : 6 patients ont été pris en charge entre 1990 et 1998 (âge moyen: 64,7 ans) pour complication urétérale après chirurgie du carrefour aortique. Le délai moyen entre la chirurgie vasculaire et la prise en charge urologique était de 11,6 ans (± 4,04). Tous les patients ont eu une urographie intraveineuse (UIV), et 4 patients une tomodensitométrie (TDM) abdominale. Ces complications étaient : 2 sténoses urétérales, 1 péri-urétérite inflammatoire, 2 péri-urétérites chroniques et une compression par un pseudo-anévrisme. Le siège était iliaque dans tous les cas.
Résultats : le traitement a été une pose de sonde JJ provisoire (n=1), une urétérolyse (n=1), une endo-dilatation (n=1), une reconstruction par vessie psoïque (n=1) et une corticothérapie (n=2). Il y a eu 4 succès, un échec (corticothérapie), et un décès pour une autre cause.
Conclusion : L'atteinte urétérale après chirurgie vasculaire est une affection rare de découverte souvent fortuite. L'atteinte iliaque est prédominante. L'UIV et la TDM sont les examens paracliniques de référence. Les possibilités thérapeutiques dépendent en premier lieu de l'état général du patient.

Objective: The objective of this study was to evaluate the management and current treatment options for ureteric complications after vascular surgery based on a series of 6 cases.
Patients and Method::6 patients were treated between 1990 and 1998 (mean age: 64.7 years) for ureteric complications after aortic bifurcation surgery. The mean interval between vascular surgery and urological management was 11.6 years (± 4.04). All patients were assessed by intravenous urography (IVU), and 4 patients were assessed by abdominal computed tomography (CT). These complications consisted of: 2 cases of ureteric stenosis, 1 case of inflammatory peri-ureteritis, 2 cases of chronic peri-ureteritis and 1 case of compression by a false aneurysm. The lesion was situated in the iliac ureter in every case.
Results: Treatment consisted of temporary double J stenting (n=1), ureter release (n=1), endoscopic dilatation (n=1), psoas bladder reconstruction (n=1) and corticosteroid therapy (n=2), with 4 successes, 1 failure (corticosteroid therapy), and 1 death from another cause.
Conclusion: Ureteric lesion after vascular surgery is a rare complication, often discovered incidentally. The iliac ureter is predominantly affected. IVU and CT are the reference examinations. Treatment options primarily depend on the patient's general state.

Mots clés:
Sténose urétérale / chirurgie vasculaire / Complications / Traitement
Mots-clés:
Ureteric stenosis / vascular surgery / Complications / treatment
Coup d'oeil critique sur les échelles de qualité de vie
Critical review of quality of life scales.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1258-1266

A l'occasion de la recherche d'échelle(s) de qualité de vie appliquées à l'infectiologie urinaire, les méthodes d'élaboration et les qualités attendues de tels outils sont passées en revue.
L'objectif de saisir le vécu et la subjectivité de patient(e)s, le souci d'obtenir un instrument de mesure simple, la volonté d'une élaboration rigoureuse de l'outil, sont bien sur des impératifs mal compatibles.
Ainsi, bien que d'apparition déjà assez anciennes, bien que largement diffusées, dans nombre de spécialités, urologie comprise, les évaluations de la qualité de vie ne semblent pas arrivées à maturité et ne sont pas toujours consensuelles.
Si elles prêtent à critique d'une part, elles fournissent d'autre part des renseignements précieux et sont d'ores et déjà irremplaçables dans certains domaines.
A ce jour, les échelles de qualité de vie n'existent pas dans le domaine de l'infectiologie urinaire.

Methods of construction and required metrologic properties of quality of life scales are reviewed while looking for such tools in the field of urinary tract infections.
To capture the subjectivity of patients, to reach a simple measure scale, to build a reliable tool, are conflicting aims.
Although they appeared several years ago and are broadly spread in all medical fields, including urology, quality of life scales are still in early ages and are not always widely admitted. Quality of life scales can be critized, but they capture specific data and are very useful in some fields.
Today, there are no quality of life scales in the field of urinary infectiology.

Mots clés:
Echelles de qualité de vie / élaboration / qualités métrologiques / infectiologie urinaire
Mots-clés:
Quality of life scales / construction / metrologic qualities / urinary tract infections
Evaluation prospective, multicentrique, ouverte et contrôlée de l'efficacité du Prostatron 2.5 dans le traitement de l'hypertrophie bénigne de la prostate : résultats à 1 an
Multicentre, open, controlled, prospective evaluation of the efficacy of the Prostatron 2.5 in the treatment of benign prostatic hyperplasia: one-year results.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1184-1189

But : Evaluation à 1 an de l'efficacité du Prostatron 2.5 dans le traitement des HBP de plus de 40 grammes.
Matériel et Méthodes : 46 patients âgés de plus de 50 ans présentant une HBP de plus de 40 grammes responsable d'un D.m.m. (Débit mictionnel maximum) moyen de 9 ml/s et un score IPSS moyen de 18 ont été inclus, de manière prospective non randomisée, dans 5 Centres Urologiques Français.
Ces patients ont été revus à 3, 6 et 12 mois. Critère d'efficacité principal : D.m.m.; critères secondaires : score de Madsen et IPSS.
Résultats : Il n'y a pas eu de complications importantes. La durée moyenne de sondage après traitement a été de 10 jours, entraînant une gêne évaluée à 5 (moyenne) par les patients (échelle visuelle de 0 à 10). Le débit mictionnel maximum a été de 13,4 ml/s à 3 mois, 13,4 ml/s à 6 mois, 14,7 ml/s à un an. L'IPSS a été amélioré de 75%.
Conclusion : Le traitement par Prostatron 2.5 entraîne une amélioration du D.m.m. et de la qualité de vie des patients qui se maintient au moins 1 an après le traitement.

Objective: Evaluation of the efficacy at 1 year of the Prostatron 2.5 in the treatment of BPH weighing more than 40 grams.
Material and Methods: 46 patients over the age of 50 years presenting with BPH > 40 grams responsible for a maximum flow rate (MFR) < 9 ml/s and a mean IPSS score of 18 were prospectively included without randomization, by 5 French Urological Centres.
These patients were reviewed at 3, 6 and 12 months. Primary endpoint: MFR; secondary endpoints: Madsen score and IPSS.
Results: No major complications were observed. The mean postoperative catheterization time was 10 days, causing discomfort with a mean score of 5 on a visual analogue scale from 0 to 10.. Maximum flow rate waas 13.4 ML/s at 3 months, 13.4 ml/s at 6 months and 14.7 ml/s at 12 months. The IPSS was improved by 75%
Conclusion: Treatment by Prostatron 2.5 improves the MFR and the patient's quality of life, which is maintained for at least 1 year after treatment.

Mots clés:
HBP / prostate / thermothérapie
Mots-clés:
NPH / prostate / thermotherapy
L'intention de traiter
Intent to treat.
2001
- Didactique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1255-1257

L'intention de traiter consiste à garder tous les patients inclus, dans leur groupe initial en cas de randomisation, pour effectuer l'analyse finale d'une étude. Cette attitude se justifie au plan méthodologique puisqu'elle permet de préserver la validité du raisonnement statistique et au plan clinique puisqu'elle permet de se rapprocher des conditions réelles de prescription. Cette mise au point a pour but de montrer, à partir d'un exemple classique, quelques situations cliniques où le problème de l'intention de traiter peut se poser

Intent to treat methodology consists of keeping all patients included, in their initial group in the case of randomization, to perform final analysis of a study. This attitude is justified methodologically, as it preserves the validity of the statistical rationale, and clinically, as it more closely reproduces real prescribing conditions. In the light of a classical example, this review illustrates several clinical situations raising the problem of intent to treat.

Mots clés:
Statistiques / Méthodologie / intention de traiter
Mots-clés:
Statistics / methodology
La varicocèle de l'adolescent
Varicocele in adolescents.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1099-1107

La varicocèle est une affection fréquente chez l'adolescent (15%). Elle a un effet délétère sur la croissance du testicule et la spermatogenèse qui s'aggrave avec le temps d'exposition à la varicocèle. Cependant seuls 15 à 20% des adultes porteurs d'une varicocèle présentent une infertilité.
Il est actuellement impossible de prédire, parmi les adolescents porteurs d'une varicocèle, ceux qui présenteront ultérieurement une infertilité. L'hypotrophie testiculaire est le témoin d'une atteinte testiculaire. Sa corrélation avec une infertilité ultérieure est actuellement inconnue. Néanmoins, le traitement de la varicocèle permet de corriger l'hypotrophie testiculaire. Aussi, bien que les arguments soient encore spéculatifs, l'hypotrophie testiculaire représente avec la varicocèle symptomatique et/ou de grade III une indication logique du traitement de la varicocèle chez l'adolescent. De nombreuses techniques peuvent être utilisées pour occlure la varicocèle chez l'adolescent. La voie rétro péritonéale par chirurgie ouverte est actuellement la méthode de référence.

Varicocele is a frequent disease in adolescents (15%) and has a harmful effect on growth of the testis and spermatogenesis, which deteriorates with increasing exposure time to varicocele. However, only 15 to 20% of adults with varicocele are infertile. It is currently impossible to predict, among adolescents with a varicocele, those who will subsequently be infertile. Testicular hypotrophy reflects testicular repercussions, but its correlation with subsequent infertility is unknown at the present time. However, treatment of varicocele allows correction of testicular hypotrophy. Although the arguments are still only speculative, testicular hypotrophy, together with symptomatic and/or grade III varicocele, represents a logical indication for treatment of varicocele in adolescents. Many techniques can be used to occlude the varicocele in adolescents. Open retroperitoneal surgery is currently the reference method

Mots clés:
varicocèle / testicule / Adolescent
Mots-clés:
Varicocele / Testis / Adolescent
Le carcinome mucineux primitif de l'urètre féminin
Primary mucinous carcinoma of the female urethra
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1220-1223

Nous rapportons un nouveau cas de carcinome mucineux primitif localisé au niveau du méat urétral chez une patiente âgée de 66 ans. Une exérèse simple a été pratiquée. La patiente est en très bon état général un an après le diagnostic.
Même si le carcinome mucineux primitif de l'urètre chez la femme est très rare, il conviendra d'évoquer ce diagnostic devant tout polype urétral macroscopiquement suspect, après avoir éliminé une origine digestive, vésicale ou gynécologique. Seuls dix-sept cas ont été publiés dans la littérature. Contrairement à notre observation, la plupart des lésions sont étendues à la totalité de l'urètre au moment du diagnostic et présentent volontiers une extension péri-urétrale ou aux organes voisins. Malgré le traitement, qui repose sur la chirurgie et/ou la radiothérapie, le pronostic dans la littérature est très sombre.

The authors report a new case of primary mucinous carcinoma of the urethral meatus in a 66-year-old patient, treated by simple excision. The patient is in very good general health one year after the diagnosis.
Although primary mucinous carcinoma of the female urethra is very rare, this diagnosis should be considered in any case of macroscopically suspicious urethral polyp, after having eliminated a gastrointestinal, vesical or gynaecological origin. Only seventeen cases have been published in the literature. Unlike our case, most of the reported lesions involved all of the urethra at the time of diagnosis and frequently presented extension to periurethral tissues or adjacent organs. A very poor prognosis is reported in the literature, even despite treatment, based on surgery and/or radiotherapy.

Mots clés:
Carcinome mucineux / Urètre féminin / tumeurs de l'urètre
Mots-clés:
Mucinous carcinoma / Female urethra / Urethral tumours
Le législateur face aux perspectives de la recherche (à propos des xénogreffes et de la constitution de banques de cellules souches)
The legislator's position in relation to research perspectives (concerning xenografts and constitution of stem cell banks)
2001
- Réglementation
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1277-1281

En matière de xénotransplantation et de constitution de banques de cellules souches, l'analyse du droit fait apparaître une absence commune de statut à l'embryon et à l'animal. Ils n'ont pas de personnalité juridique, ils ne sont pas assimilés aux choses mais ils bénéficient de mesures protectrices.
La xénotransplantation est encadrée par des règles, la recherche sur l'embryon est actuellement interdite en France mais réglementée dans d'autres pays.
La législation bioéthique présente des difficultés liées à sa prématurité et à ses effets pervers. La réflexion préalable à la législation doit prendre en compte la dimension internationale et la nécessaire évolutivité de la recherche scientifique.

Analysis of the legislation concerning xenotransplantation and constitution of stem cell banks reveals an absence of status common to embryos and animals. They do not have any legal status, they are not assimilated to objects, but benefit from protective measures.
Xenotransplantation is regulated by a set of rules, while embryo research is currently prohibited in France, but is regulated in other countries.
Bioethical legislation raises difficulties related to the early stage of its development and its perverse effects. The consultation process prior to defining legislation must take into account the international dimension and the necessary progress of scientific research.

Mots clés:
xénotransplantation / embryon / recherche / Législation / droit
Mots-clés:
xenotransplantation / embryo / research / Legislation / Law
Les ultrasons focalisés de haute intensité (UFHI) en urologie
High Intensity Focused Ultrasound (HIFU) in Urology.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1108-1117

Introduction : Les ultrasons focalisés sont bien connus des urologues pour leur application validée dans la lithotritie extracorporelle. Les ultrasons focalisés de haute intensité (UFHI) représentent une arme thérapeutique potentielle de destruction tissulaire par leur très haute énergie et leur capacité à atteindre une cible avec précision dans un très court temps d'émission. Les auteurs revoient l'état des lieux actuel de l'utilisation des UFHI en urologie au moment où leur indication dans le cancer de prostate se précise.
Matériel et Méthode : Après un rappel des grands principes physiques des ultrasons et des principales données qui régissent la focalisation ultrasonore de haute énergie, les principales machines disponibles (recherche et clinique) sont décrites. La littérature clinique publiée relatant une action destructrice tissulaire en urologie est analysée.
Résultats : Les UFHI ont été utilisés en urologie dans les lésions rénales, vésicales, prostatiques (HBP et cancer), et les organes génitaux externes. Les machines extracorporelles pures semblent laisser la place aux procédés endocorporels et particulièrement endorectaux pour les lésions prostatiques. La qualité du repérage de la cible par échographie limite encore l'utilisation de ce procédé peu invasif. Les tissus traversés sont respectés avec une bonne efficacité thérapeutique sur la cible sous réserve de l'optimisation des constantes de tir.
Conclusion : Les UFHI ont montré leur potentiel thérapeutique pour le cancer de prostate et les travaux de plusieurs équipes ont permis de préciser la technique et l'efficacité. D'autres indications ont été essayées mais devront faire l'objet d'études cliniques ultérieures. La conception de machines adaptées à leur cible tissulaire semble être la voie d'avenir plus qu'une machine unique multidisciplinaire extracorporelle.

Introduction: Focused ultrasound is now well known to urologists in the context of its validated application in extracorporeal lithotripsy. High Intensity Focused Ultrasound (HIFU) represents a potential therapeutic modality for tissue destruction due to its very high energy and its capacity to precisely reach a target with a very short emission time. The authors review the current state of art of HIFU in urology at a time when its indication in prostate cancer is being defined.
Material and Method: After a brief description of the main physical principles of ultrasound and the main data determining focussing of high energy ultrasound, the main machines available (research and clinical) are described. The published clinical literature concerning the tissue destructive action in urology is reviewed.
Results: HIFU has been used in urology to treat renal, vesical, prostatic (BPH and cancer), and external genital organ lesions. Purely extracorporeal machines are gradually being replaced by intracorporeal procedures, especially transrectal techniques for prostatic lesions. The quality of ultrasound detection of the target still limits the use of this minimally invasive modality. The intervening tissues are spared with a good therapeutic efficacy on the target tissues, provided optimal firing parameters are used.
Conclusion: HIFU has a demonstrated potential in the treatment of prostate cancer and studies conducted by several teams have defined the technique and its efficacy. Other indications have been studied, but must be validated by further clinical trials. The future will probably see the design of machines adapted to a specific target tissue rather than a single multidisciplinary extracorporeal machine.

Mots clés:
ultrasons focalisés / cancer de prostate / urologie / agent physique / cancer du rein
Mots-clés:
focused ultrasound / Prostate cancer / Urology / physical agent / Renal cancer
Lithiase cystinique : enseignements de l'étude d'une série de 116 cas
Cystine stones: review of a series of 116 cases
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1135-1144

Etude : La lithiase cystinique est une pathologie rare, liée à une maladie métabolique génétique. Sa prise en charge doit à la fois traiter les calculs et leurs complications, et prévenir les récidives par le contrôle de la cystinurie.
But : L'objectif de ce travail est de préciser l'histoire naturelle de cette lithiase, de dégager des critères diagnostiques performants et de proposer un schéma thérapeutique simple.
Méthode : Les auteurs ont étudié les données cliniques, biochimiques et radiologiques d'une série rétrospective de 116 cas, suivis de 1953 à 1999 par le même praticien.
Résultats : La cystinurie est souvent diagnostiquée chez l'adulte jeune. Le diagnostic est fait par la biochimie des urines (réaction de Brand, dosage de la cystinurie) ou l'analyse spectrophotométrique des calculs ou des cristaux urinaires. Ce bilan, non réalisé en routine, doit être motivé par des antécédents familiaux, des récidives lithiasiques ou des échecs de lithotritie. L'aspect des calculs, macroscopiquement jaune cire, radiologiquement peu opaques, une pièce pyélique volumineuse associée à des petits calculs ronds caliciels sont évocateurs. Le bilan radiologique par l'UIV est généralement suffisant. Le traitement de la maladie est médico-chirurgical : mesures diététiques, alcalinisation des urines et éventuellement traitements médicamenteux, sont associés à la lithotritie extra-corporelle ou au traitement chirurgical. Il permet d'obtenir la disparition des calculs de cystine dans 70% des cas. La récidive survient dans 42% des cas suivis plus de 5 ans, liée principalement à la présence de fragments résiduels (60% de récidive).
La surveillance et les mesures diététiques doivent être poursuivies à vie. Elle repose sur le contrôle radiographique (ASP ± échographie) bi-annuel, qui permet de dépister et donc de traiter des calculs de petite taille. La recherche de la cystinurie doit être proposée aux collatéraux des patients atteints.
Conclusion : Cette pathologie présente un grand polymorphisme tant dans ses premières manifestations que dans son évolution. Elle peut mettre en jeu le pronostic rénal et doit donc être recherchée devant des signes cliniques ou des antécédents évocateurs afin de réduire le retard du diagnostic étiologique. Il existe en effet des mesures thérapeutiques qui diminuent la fréquence des récidives et qui peuvent potentialiser les traitements chirurgicaux ou par lithotritie. Il n'existe par contre pas de facteurs prédictifs de l'évolutivité de la maladie, et une surveillance bi-annuelle, à vie, doit permettre de dépister et de traiter des calculs de plus petite taille.

stones and their complications, and prevent recurrences by controlling cystinuria.
Objective: The objective of this study was to define the natural history of cystine stones, identify reliable diagnostic criteria and propose a simple treatment regimen.
Material and Method: The authors studied the clinical, biochemical and radiological data of a retrospective series of 116 cases, treated by the same urologist between 1953 and 1999.
Results: Cystinuria is often diagnosed in young adults on the basis of urine biochemistry (Brand's reaction, urinary cystine assay) or spectrophotometric analysis of the stones or urinary crystals. This assessment, not performed routinely, must be guided by a family history, recurrent stones or following failure of lithotripsy. The appearance of the stones, macroscopically a waxy yellow, radiologically only slightly opaque with a large component in the renal pelvis associated with a small round caliceal stones, is highly suggestive. Radiological assessment by IVU is generally sufficient. Treatment of the disease is medical and surgical: dietary measures, alkalinization of the urine and possibly drug treatments, are associated with extracorporeal lithotripsy or surgical treatment. These modalities eliminate cystine stones in 70% of cases. Recurrent stones are observed in 42% of cases followed for more than 5 years, mainly due to the presence of residual fragments (60% of recurrences). Surveillance and dietary measures must be maintained for life. Surveillance is based on biannual radiographic follow-up (plain x-rays ± ultrasound) to detect and consequently treat small stones. A test for cystinuria must be proposed to all relatives of affected patients.
Conclusion: This disease presents very polymorphic clinical features and clinical course. It can be responsible for impaired renal function and must therefore be investigated in the presence of suggestive clinical signs or history to avoid a delayed diagnosis, as treatment modalities are available to decrease the frequency of recurrence and which can potentiate treatment by surgical or lithotripsy. However, there are no predictive factors of deterioration of the disease, and biannual surveillance, for life, is essential to detect and treat small stones.

Mots clés:
Lithiase urinaire / Cystinurie / Calculs urinaires / Chirurgie / lithotritie extra-corporelle
Mots-clés:
urinary stones / Cystinuria / Urinary calculi / surgery / extracorporeal lithotripsy
Lymphome malin non hodgkinien testiculaire du sujet jeune
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1235-1237

Nous rapportons une observation rare d'un lymphome malin non hodgkinien (LMNH) testiculaire chez un homme jeune de 21 ans d'évolution fatale.
A la lumière des données de la littérature, l'aspect clinique, évolutif et thérapeutique de cette atteinte lymphomateuse est analysé.

The authors report a rare case of testicular non-Hodgkin's malignant lymphoma (NHML) in a 21-year-old man with a fatal outcome. In the light of the literature, they analyse the clinical features, clinical course and treatment of this lymphoma.

Mots clés:
LMNH / testicule
Mots-clés:
NHML / Testis
Tomographie à émission de positons (T.E.P.) au fluorodéoxyglucose (F.D.G.) dans les tumeurs germinales testiculaires de l'adulte : première évaluation clinique française, mise au point sur la technique et ses applications cliniques
Fluorodeoxyglucose (FDG) positron emission tomography (PET) in testicular germ cell tumours in adults: preliminary French clinical evaluation, development of the technique and its clinical applications.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1190-1199

Buts : L'imagerie métabolique en tomographie à émission de positons (T.E.P.) est une modalité nouvelle de détection des sites tumoraux, qui permet grâce au fluorodéoxyglucose (F.D.G.) la mise en évidence de l'augmentation du métabolisme glucidique des cellules malignes.
La prise en charge des tumeurs germinales testiculaires de l'adulte pose trois problèmes cliniques mal résolus par les techniques conventionnelles d'imagerie :
- la localisation des récidives suspectées devant une élévation des marqueurs sériques circulants,
- le bilan initial d'extension après orchidectomie,
- l'évaluation de la réponse au traitement.
Matériel et Méthodes : Nous rapportons les données obtenues chez 16 patients (6 cas de séminome et 10 cas de tumeur germinale non séminomateuse [T.G.N.S.]), explorés au Service Hospitalier Frédéric-Joliot (S.H.F.J.) grâce à une caméra T.E.P. dédiée, 60 minutes après injection intraveineuse de 270 MBq de F.D.G.
Résultats : Dans 9 cas de bilan d'élévation des marqueurs sériques circulants sans site tumoral identifié par les examens habituels, la T.E.P. a mis en évidence des images pouvant correspondre à des sites tumoraux chez 7 patients (5 vrais positifs [V.P.] et 2 faux positifs [F.P.] par remaniements inflammatoires post-chirurgicaux). La T.E.P. était négative chez 2 patients sur 9, dont le suivi ultérieur a montré la normalisation spontanée et retardée des marqueurs.
- Dans 3 des 4 bilans d'extension initiaux de la maladie, la T.E.P. a exclu une extension suspectée par l'imagerie conventionnelle ; le 4ème cas est un F.P. de la T.E.P..
- Dans les 3 cas de bilan d'évaluation de la réponse au traitement, la T.E.P. a conclu à l'absence de masse tumorale résiduelle viable, avec un résultat faux négatif dans un cas.
Conclusions : Ces résultats sont en accord avec la littérature qui souligne les difficultés diagnostiques rencontrées dans cette pathologie. L'apport significatif de la T.E.P. au F.D.G. devrait être confirmé par l'accroissement des séries de patients explorés par cette modalité nouvelle.

Objectives: Metabolic positron emission tomography (PET) is a new imaging modality for the detection of tumours, which uses fluorodeoxyglucose (FDG) to demonstrate increased carbohydrate metabolism of malignant cells.
The management of testicular germ cell tumours in adults raises three clinical problems poorly resolved by conventional imaging techniques:
- identification of suspected recurrences in a context of elevated circulating serum markers,
- initial staging assessment after orchidectomy,
- evaluation of the response to treatment.
Material and Methods: The authors report the data obtained in 16 patients (6 cases of seminoma and 10 cases of non seminomatous germ cell tumour [NSGCT]), investigated in the Frédéric-Joliot Department using a dedicated PET camera, 60 minutes after intravenous injection of 270 MBq of FDG.
Results: In 9 cases of assessment of elevated serum markers with no tumour identified by conventional examinations, PET demonstrated images likely to correspond to tumour sites in 7 patients (5 true-positives [TP] and 2 false-positives [FP] due to postoperative inflammatory changes). PET was negative in 2 out of 9 patients, in whom subsequent follow-up showed spontaneous but delayed return to normal of tumour markers.
In 3 of the 4 cases of initial staging of the disease, PET excluded an extension suspected by conventional imaging and the 4th case was a FP for PET.
In 3 cases of evaluation of the response to treatment, PET concluded on the absence of viable residual tumour mass, with a false-negative result in one case.
Conclusions: These results are in line with those reported in the literature, which emphasize the diagnostic difficulties encountered in this disease. The significant contribution of FDG-PET should be confirmed by larger series of patients investigated by this new modality.

Mots clés:
tumeur germinale / fluorodéoxyglucose / tomographie à émission de positons / Cancer du testicule / ganglions lymphatiques métastatiques.
Mots-clés:
Germ cell tumour / fluorodeoxyglucose / positron emission tomography / Testicular cancer / metastatic lymph nodes.
Tumeur urothéliale et cancer colique dans le cadre d'un syndrome de prédisposition héréditaire au cancer colique HNPCC
Urothelial tumour and colonic cancer in the context of a syndrome of hereditary predisposition to HNPCC colon cancer.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 1204-1207

Nous rapportons l'association chez un patient d'une tumeur urétérale et de carcinomes coliques dans le cadre du syndrome de prédisposition héréditaire aux cancers coliques HNPCC (Hereditary Non Polyposis Colon Cancer).
Les critères de reconnaissance du syndrome HNPCC sont rappelés pour sensibiliser les urologues à l'intérêt d'orienter l'interrogatoire de leurs patients porteurs de tumeurs de la voie excrétrice supérieure vers les antécédents familiaux et vers la sphère digestive

The authors report the association of ureteric tumour and colon carcinomas in the context of hereditary predisposition to HNPCC colon cancer (hereditary non polyposis colon cancer).
The recall the diagnostic criteria of HNPCC syndrome and emphasize the importance of guiding the clinical interview of patients with upper urinary tract tumours in order to detect a family history and the presence of gastrointestinal tumours.

Mots clés:
Cancers colo-rectaux / héréditaires / Uretère / Tumeur urothéliale / syndrome de Lync
Mots-clés:
Colorectal cancers / hereditary / ureter / urothelial tumour / Lynch syndrome