Base bibliographique

Sommaire :

Place de l'endoscopie dans la prise en charge des tumeurs de la voie excrétrice supérieure
Place of endoscopy in the management of upper urinary tract tumours.
2007
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 537-541

Les carcinomes urothéliaux de la voie excrétrice supérieure sont des tumeurs rares qui représentent environ 5% des tumeurs urothéliales. Le traitement de référence est actuellement la néphro-urétérectomie en chirurgie ouverte. Les tumeurs de la voie excrétrice superficielle ou de bas grade ont une évolution favorable proche de celle des tumeurs non invasives de la vessie (80% de survie spécifique à 5 ans). La prise en charge chirurgicale des tumeurs de la voie excrétrice supérieure évolue progressivement vers la préservation de l'intégrité de la voie excrétrice supérieure et du parenchyme rénal, lorsque les conditions locales le permettent. Les bons résultats carcinologiques des traitements endoscopiques conservateurs (urétéroscopie, traitement percutané) en font une alternative possible à la néphrourétérectomie pour la prise en charge des tumeurs de bon pronostic. Le coût du matériel d'endoscopie et des consommables est actuellement un facteur limitant leur diffusion.

Transitional cell carcinomas of the upper urinary tract are rare tumours that represent about 5% of all transitional cell carcinomas. The reference treatment is currently open nephroureterectomy. Low-grade or superficial urinary tract tumours have a good prognosis, similar to that of noninvasive bladder tumours (80% 5-year specific survival). The surgical management of upper urinary tract tumours is gradually evolving towards complete preservation of the upper urinary tract and renal parenchyma, when compatible with local conditions. Conservative endoscopic treatments (ureteroscopy, percutaneous treatment) provide good oncological results and constitute a possible alternative to nephroureterectomy for the systematic management of good prognosis tumours. The cost of endoscopy equipment and consumable items is currently a limiting factor to the widespread use of these techniques.

Mots clés:
Urétéroscopie / Uretère / carcinome transitionnel / Endoscopie / rein.
Mots-clés:
ureteroscopy / ureter / transitional cell carcinoma / endoscopy / kidney.
Recherche de facteurs lithogènes par le bilan biologique simplifiéde première intention chez le lithiasique, en urologie
Identification of lithogenic factors by a simplified first-line laboratory assessment in stone patients in urology.
2007
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 542-545

Introduction : Un bilan biologique simplifié de première intention est recommandé par le Comité de la Lithiase de l'Association Française d'Urologie (CLAFU), dès le premier épisode lithiasique pour dépister les facteurs de risque lithogène. Cette étude avait pour but d'évaluer la faisabilité de ce bilan en urologie, de préciser la fréquence des facteurs de risque et de comparer les résultats entre primo lithiasiques et récidivistes.
Matériel et Méthodes : Pouvaient être inclus dans cette étude prospective les patients ayant un premier calcul ou une récidive, sans bilan antérieur. Les lithiases secondaires connues étaient exclues. Le calcul ou ses fragments devaient être analysés par spectrophotométrie infra rouge (SPIR). En complément du bilan habituel, le bilan biologique de première intention était effectué deux à trois mois après l'épisode aigu, avec une prise de sang (calcium, phosphore, acide urique et créatinine), le recueil des urines de 24 heures (volume, calcium, acide urique, urée, créatinine, sodium) et de la première miction du matin (pH, densité, cristaux).
Résultats : Les résultats portent sur 115 des 204 patients inclus (69 premiers calculs, 46 récidives). La réalisation du bilan et sa lecture n'ont pas posé de difficulté, sauf pour le recueil des fragments de calcul. L'analyse SPIR n'a été effectuée que chez 49 patients. La whewellite était la structure cristalline la plus fréquente. Il n'y avait pas d'hyperparathyroidie ni d'insuffisance rénale. Dans 69% des cas, le bilan urinaire montrait un ou plusieurs facteurs de risque, avec un défaut de diurèse (42%), une hyper calciurie (29%), une hyper natriurie (41%), une urée urinaire élevée (29%), une hyper uricurie (20%). 25% n'avaient qu'une anomalie, 20% en avaient deux, l'association la plus fréquente étant hypercalciurie-hypernatriurie et 11% avaient 4 anomalies ou plus. La comparaison primo-lithiasique contre récidivistes n'a pas montré de différence dans la fréquence des facteurs de risque lithogène.
Conclusion : Le bilan, facile à réaliser, a permis de trouver dans de nombreux cas des facteurs de risque lithogène, tant chez les récidivistes qu'après un premier calcul, susceptibles d'orienter la prévention des récidives.

Introduction : A simplified first-line laboratory assessment is recommended by the Stones Committee of the Association Française d'Urologie (CLAFU) right from the first episode of renal stones to detect any lithogenic risk factors. This study was designed to evaluate the feasibility of this assessment in urology, to specify the frequency of risk factors and to compare the results between first stone formers and recurrent stone formers.

Material and Methods : This prospective study included patients with a first stone or recurrent stones with no previous laboratory assessment. Known cases of secondary stones were excluded. The stone or fragments had to be analysed by infrared spectrophotometry. In addition to the usual assessment, the first-line laboratory assessment was performed two to three months after the acute episode with a blood test (calcium, phosphorus, uric acid and creatinine), 24-hour urine collection (volume, calcium, uric acid, urea, creatinine, sodium) and first morning urine sample (pH, density, crystals).

Results : The results are based on 115 of the 204 patients included (69 first stones, 46 recurrent stones). The assessment was performed and interpreted easily, except for collection of stone fragments. Infrared spectrophotometry was performed in only 49 patients. Whewellite was the most frequent crystalline structure. No patients presented hyperparathyroidism or renal failure. In 69% of cases, the urinary assessment identified one or several risk factors, with insufficient diuresis (42%), hypercalciuria (29%), hypernatriuria (41%), high urinary urea (29%), and hyperuricuria (20%). 25% of patients had a single abnormality, 20% had two abnormalities, the most frequent combination being hypercalciuria-hypernatriuria, and 11% had 4 or more abnormalities. Comparison of first stone formers and recurrent stone formers did not reveal any difference in the frequency of lithogenic risk factors.

Conclusion : This easy to perform assessment identified lithogenic risk factors in many cases, in both first stone formers and recurrent stone formers, that can guide the prevention of recurrent stones.

Mots clés:
Calculs urinaires / oxalate de calcium / hypercalciurie / niveau de preuve : 3
Mots-clés:
Urinary calculi / calcium oxalate / hypercalciuria / recurrent stone formers.
Néphrectomies partielles laparoscopiques à propos de 17 cas
Laparoscopic partial nephrectomy: a series of 17 cases.
2007
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 546-549

But : L'objectif a été d'évaluer la faisabilité, la morbidité et les résultats carcinologiques de la néphrectomie partielle réalisée par laparoscopie rétropéritonéale.
Matériel et Méthodes : Entre août 2001 et décembre 2005, 17 néphrectomies partielles ont été réalisées sous laparoscopie, les patients étaient âgés en moyenne de 59,2 ans. Pour chaque patient ont été étudiés les complications post opératoires, le taux de conversion, les durées opératoires, de clampage artériel, d'hospitalisation ainsi que les résultats carcinologiques.
Résultats : La durée opératoire moyenne était de 190 mn, la durée moyenne du clampage artériel était de 30mn et la durée moyenne d'hospitalisation de 6,3 jours. Il y a eu 2 complications, un hématome post opératoire nécessitant une ré intervention chirurgicale pour drainage et le repositionnement d'une endoprothèse pour une fuite urinaire. Deux conversions ont du être réalisées au début d'expérience. Une récidive tumorale 2 ans après l'intervention initiale a nécessité une néphrectomie totale.
Conclusion : La morbidité est proche de celle de la chirurgie ouverte. Le taux de récidive parait légèrement supérieur à celui des néphrectomies partielles à ciel ouvert. La néphrectomie partielle lomboscopique demeure une intervention difficile nécessitant une courbe d'apprentissage même pour un service pratiquant régulièrement la chirurgie coelioscopique.

Objective: The objective of this study was to evaluate the Feasibility, the morbidity and the carcinologic results of laparoscopic partial nephrectomy.

Material and Methods: Between August 2001 and December 2005, 17 partial nephrectomies were performed by laparoscopy in patients with a mean age of 59.2 years. Postoperative complications, the conversion rate, operating time, arterial clamping time, length of hospital stay and oncological results were studied for each patient.

Results: The mean operating time was 190 min, the mean arterial clamping time was 30 min and the mean hospital stay was 6.3 days. There were 2 complications including one postoperative haematoma requiring surgical revision for drainage and repositioning of a stent for urine leak. Two conversions had to be performed early in our experience. A tumour recurrence 2 years after the initial operation was treated by total nephrectomy.

Conclusion: Our results in terms of morbidity are similar to those reported for open surgery, but the recurrence rate appears to be slightly higher than that observed with open partial nephrectomy. Laparoscopic partial nephrectomy remains a difficult operation requiring a learning curve even for a department that regularly performs laparoscopic surgery.

Mots clés:
Néphrectomie partielle / lomboscopie / Tumeur / cancer du rein / récidive.Niveau de preuve : 5
Mots-clés:
Partial nephrectomy / retroperitoneal laparoscopy / tumour / Cancer / kidney.
Faut-il faire un examen extemporané systématique lors d'une chirurgie conservatrice pour carcinome à cellules rénales?
2007
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 550-553

Objectif : Evaluer de façon prospective l'utilité de l'examen extemporané lors d'interventions conservatrices pour carcinome à cellules rénales (RCC) dans des indications exclusivement électives et évaluer la réalité des marges de sécurité.
Matériel et Méthodes : De 1997 à 2001, 220 chirurgies conservatrices pour RCC ont été réalisées dans notre service :104 étaient des tumorectomies d'indication élective dont 61 ont été étudiées prospectivement. L'âge moyen des 61 patients était de 59,4 ans (34,2 à 78,5). La taille moyenne des tumeurs était de 32 mm (12 à 50). Elles étaient périphériques dans 51 cas et en position juxta-hilaire dans 10 cas. Les marges étaient évaluées macroscopiquement par le chirurgien, puis la pièce était systématiquement adressée en extemporané. Les marges incomplètes, (négatives mais sans marge de sécurité), étaient distinguées des marges positives sur l'analyse histologique définitive. L'épaisseur des marges de sécurité était mesurée au niveau des extrémités corticales et profondes de la pièce opératoire. Le suivi moyen était de 78,5 mois (52 à 101).
Résultats : Les types histologiques de RCC étaient conventionnels à cellules claires (n=42), tubulo-papillaires (n=17) et chromophobes (n=2), de stade pT1 (n=57) et pT2 (n=4), et de grade 1 (n=16), 2 (n=35) et 3 (n=10). Aucune marge n'était positive. L'épaisseur moyenne de la marge de sécurité était de 7mm en périphérie et de 2mm en profondeur sans corrélation entre ces deux valeurs. Les chirurgiens ont conclu à la présence de 51 marges complètes et 10 marges incomplètes contre respectivement 53 et 8 en examen histologique. L'examen extemporané n'a jamais modifié le cours de l'intervention. Tous les patients étaient vivants et indemnes de récidive au dernier contrôle.
Conclusion : L'évaluation macroscopique des marges par le chirurgien est précise et permet le plus souvent d'éviter une analyse extemporanée inutile. Néanmoins, en cas de marges jugées incomplètes par le chirurgien, l'examen extemporané est impératif afin d'éviter les marges positives, ce qui doit rester le principal objectif de la chirurgie conservatrice.

Objective: To prospectively assess the value of frozen section examination during conservative surgery for renal cell carcinoma (RCC) in exclusively elective indications and to evaluate the reality of safety margins.

Material and Methods: From 1997 to 2001, 220 conservative procedures for RCC were performed in our department, including 104 elective lumpectomies, 61 of which were studied prospectively. The mean age of these 61 patients was 59.4 years (range: 34.2 to 78.5). The mean tumour diameter was 32 mm (range: 12 to 50). Tumours were peripheral in 51 cases and in a juxtahilar position in 10 cases. Resection margins were evaluated macroscopically by the surgeon, and the specimen was systematically sent for frozen section examination. Incomplete margins, i.e. negative but with no safety margin, were distinguished from positive margins on the final histological examination. The thickness of the safety margins was measured on the cortical and deep extremities of the operative specimen. The mean follow-up was 78.5 months (range: 52 to 101).

Results: Histological types of RCC comprised conventional clear cell (n=42), tubulopapillary (n=17) and chromophobe (n=2), stage pT1 (n=57) and pT2 (n=4), and grade 1 (n=16), 2 (n=35) and 3 (n=10). No positive margins were detected. The mean thickness of the safety margin was 7 mm peripherally and 2 mm in depth with no correlation between these two values. Surgeons concluded on the presence of 51 complete margins and 10 incomplete margins versus 53 and 8 on histological examination, respectively. Frozen section examination never modified the course of the operation. All patients were alive and recurrence-free at last follow-up.

Conclusion: Macroscopic evaluation of resection margins by the surgeon is precise and usually avoids the need for frozen section. However, when the margins are considered to be incomplete by the surgeon, frozen section examination is mandatory to avoid positive margins, which must remain the main objective of conservative surgery.

Mots clés:
chirurgie conservatrice / Rein / Cancer / examen extemporané / néphrectomie.Niveau de preuve : 3
Mots-clés:
Nephron-sparing surgery / Kidney / Cancer / frozen section examination / nephrectomy.
Prothèses vasculaires et transplantations rénales
Vascular prostheses and renal transplantation.
2007
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 554-558

Objectif : Evaluer les complications, la morbidité et la mortalité de la transplantation rénale chez les patients ayant une prothèse vasculaire posée antérieurement ou simultanément à la transplantation.
Patients et Méthode : Entre janvier 2001 et janvier 2006, six transplantations rénales ont été réalisées chez des patients porteurs de prothèse vasculaire artérielle ou ayant nécessité la pose conjointe d'une prothèse vasculaire lors de la greffe rénale. La moyenne d'âge est de 58 ans [47-69]. Dans chaque cas, nous avons évalué les difficultés opératoires, les complications et les suites chirurgicales (morbidité, mortalité), le résultat fonctionnel rénal.
Résultats : La durée moyenne d'intervention a été de 230 minutes [130-380] avec des pertes sanguines moyennes de 390 ml [175-750]. Trois patients ont nécessité une nouvelle intervention chirurgicale concernant une thrombose fémorale, une thrombose ilio-fémorale ainsi qu'un hématome compressif. La médiane de durée d'hospitalisation a été de 21 jours [9-78]. Le fonctionnement du greffon a été immédiat chez les six patients, et un cas de perte de greffon a été observé. La morbidité est supérieure à celle habituellement observée après transplantation rénale. Avec un recul moyen de 26 mois, les résultats sont satisfaisants tant sur le plan vasculaire que rénal.
Conclusion : La transplantation rénale chez les patients aux antécédents de prothèse vasculaire et le remplacement vasculaire prothétique simultané à la greffe reste réalisable avec des résultats satisfaisants mais au prix une morbidité accrue. Le traitement vasculaire doit s'intégrer dans une stratégie pluri-disciplinaire dans la perspective de la transplantation.

Objective: To evaluate the complications, the morbidity and mortality of renal transplantation in patients with a vascular prosthesis inserted either prior to or at the same time as renal transplantation.

Patients and Method: Between January 2001 and January 2006, six renal transplantations were performed in patients with arterial vascular prostheses or requiring concomitant insertion of a vascular prosthesis during renal transplantation. The mean age was 58 years [range: 47-69 years]. In each case, we evaluated operative difficulties, complications and postoperative course (morbidity, mortality) and the renal functional result.

Results: The mean operating time was 230 minutes [range: 130-380 minutes] with a mean blood loss of 390 ml [175-750 ml]. Three patients required another surgical operation for femoral thrombosis, iliofemoral thrombosis and compressive haematoma. The median length of hospital stay was 21 days [range: 9-78 days]. Graft function was restored immediately in all six patients, and one case of graft loss was observed. The morbidity was higher than that usually observed after renal transplantation. With a mean follow-up of 26 months, the vascular and renal results are satisfactory.

Conclusion: Renal transplantation in patients with a history of vascular prosthesis or requiring replacement of the vascular prosthesis at the same time as renal transplantation can be performed with satisfactory results but with an increased morbidity. The vascular treatment must be part of a multidisciplinary strategy in the context of transplantation.

Mots clés:
Transplantation / Rein / artériopathie / prothèse vasculaire.Niveau de preuve : 5
Mots-clés:
transplantation / Kidney / arterial disease / vascular prosthesis.
Pratiques des médecins généralistes de Loire-Atlantique et connaissances de leurs patients sur le dépistage du cancer de la prostate
Practices of general practitioners in the Loire-Atlantique region and their patients' knowledge about prostate cancer screening.
2007
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 559-563

Objectif: Le but de notre étude a été d'analyser les pratiques des médecins généralistes de Loire-Atlantique et les connaissances de leurs patients pour le dépistage du cancer de la prostate.
Matériel et Méthodes: Un questionnaire "médecin" axé sur les pratiques de dépistage du cancer de la prostate a été envoyé par la poste aux 1086 médecins généralistes de Loire-Atlantique. Il a été joint des questionnaires "patient" à faire remplir par 5 patients consécutifs de sexe masculin âgés de plus de 50 ans.
Résultats: Le taux de participation des médecins a été de 4,7%. Le dépistage du cancer de la prostate a été pratiqué par 98% des médecins. Cependant, 63% des médecins ont réalisé le toucher rectal et le PSA une fois par an dont seulement 27% dans la tranche d'âge précise de 50 à 75 ans. Le questionnaire "patient" a été renseigné dans 233 cas. Le taux de patients informés sur le dépistage du cancer de la prostate a été de 88% essentiellement par leur médecin ou les médias. Pour la réalisation du dépistage du cancer de la prostate, 33% des patients ont cités le toucher rectal et 23% le PSA. Seulement 33% des patients ont estimés connaïtre un des traitements du cancer de la prostate citant dans 78% la chirurgie et dans 32% la radiothérapie.
Conclusion: Les médecins ayant répondu ont réalisé le dépistage du cancer de la prostate mais seulement dans 1/3 des cas selon les recommandations de l'AFU. La majorité des patients ont pensé être informés sur le dépistage mais avec encore beaucoup d'imperfections.

Objective: The objective of this study was to analyse the practices of general practitioners in the Loire-Atlantique region and their patients' knowledge about prostate cancer screening.

Material and Methods: A "doctor" questionnaire focussing on prostate cancer screening practices was sent by mail to 1,086 general practitioners of the Loire-Atlantique region. "Patient" questionnaires were enclosed to be completed by 5 consecutive male patients over the age of 50.

Results: The doctor participation rate was 4.7%. Prostate cancer screening was performed by 98% of doctors. However, 63% of doctors performed digital rectal examination and PSA annually, but only 27% in the specific age-group from 50 to 75 years. The "patient" questionnaire was completed in 233 cases. 88% of patients were informed about prostate cancer screening, essentially by their doctor or the media. 33% of patients indicated digital rectal examination and 23% indicated PSA as prostate cancer screening methods. Only 33% of patients declared to know one of the treatments for prostate cancer, reporting surgery in 78% of cases and radiotherapy in 32% of cases.

Conclusion: General practitioners answering the questionnaire performed prostate cancer screening, but according to AFU guidelines only in 1/3 of cases. The majority of patients considered that they had been informed about prostate cancer screening, but with many imperfections.

Mots clés:
prostate / Cancer / dépistage / PSA.Niveau de preuve : 4
Mots-clés:
prostate / Cancer / Screening / prostate-specific antigen.
L'IRM endorectale avant prostatectomie radicale modifie-t-elle la technique opératoire pour diminuer le taux de marges positives ?
2007
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 564-567

Objectif: Evaluer l'intérêt de l'Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) pour la prise en charge chirurgicale des patients atteints d'un cancer de la prostate.
Patients et Méthodes : 159 patients ayant un cancer de la prostate ont eu une IRM endorectale avant prostatectomie radicale (PR) rétropubienne. Les patients opérés en dépit d'une suspicion d'extension extraprostatique en IRM ont eu une technique chirurgicale modifiée sans conserver les bandelettes vasculo-nerveuses. Les paramètres anatomopathologiques post-opératoires ont été comparés aux données de l'IRM.
Résultats: 34/159 patients (21,4%) avaient une suspicion d'extension extraprostatique en IRM. Le taux de pT3 sur pièce de PR était significativement plus élevé pour les patients ayant une IRM anormale que pour ceux ayant une IRM normale (61% versus 39%, p=0,02). Parmi les patients pT3, le taux de marges chirurgicales positives était significativement moins élevé dans le groupe ayant une IRM anormale que dans celui ayant une IRM normale (24% versus 51%, p=0,035).
Conclusions: Parmi les patients ayant un stade pT3 sur pièce de PR, ceux dont l'extension extraprostatique avait été suspectée sur une IRM ont pu bénéficier d'une technique chirurgicale adaptée qui a conduit à réduire le taux de marges chirurgicales positives.

Does transrectal MRI before radical prostatectomy modify the operative technique to decrease the positive margin rate?
Objective
: To determine the value of magnetic resonance imaging (MRI) in the surgical management of prostate cancer patients.

Patients and Methods: 159 patients with prostate cancer underwent transrectal MRI before retropubic radical prostatectomy (RP). Patients operated despite a suspicion of extraprostatic extension on MRI had a modified non-nerve-sparing surgical technique. Postoperative histological findings were compared to MRI data.

Results: 34/159 patients (21.4%) had suspected extraprostatic extension in MRI. The pT3 rate on the RP specimen was significantly higher for patients with abnormal MRI than for patients with normal MRI (61% versus 39%, p=0.02). Among pT3 patients, the positive surgical margin rate was significantly lower in the group with abnormal MRI than in the group with normal MRI (24% versus 51%, p=0.035).

Conclusions: Among patients with stage pT3 on the RP specimen, those in whom extraprostatic extension was suspected on MRI were treated by a modified surgical technique resulting in a lower positive surgical margin rate.

Mots clés:
IRM / Cancer / prostate / prostatectomie radicale / diagnostic.Niveau de preuve : 4
Mots-clés:
MRI / Cancer / prostate / radical prostatectomy / diagnosis.
Comment pondérer directement l'IPSS par la fréquence de la gêne induite par chacun des 7 symptômes ? (Etude du CTMH-AFU)
How can the IPSS be directly weighted by the frequency of disability induced by each of the 7 symptoms ? (CTMH-AFU study)
2007
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 5, 568-571

Introduction : L'évaluation d'un patient ayant des troubles mictionnels liés à une hyperplasie bénigne de la prostate est théoriquement réalisée par le biais du score IPSS qui n'intègre qu'une question globale sur la qualité de vie. Cette étude avait pour but d'évaluer par un questionnaire la fréquence de la gêne induite par chacun des symptômes de l'IPSS dans un échantillon représentatif de la population française puis de proposer une pondération du score IPSS par le poids statistique de la gêne de chaque symptôme sans avoir à augmenter le nombre de questions.
Méthodes : Une enquête sur le comportement mictionnel des français avait été réalisée par TNS Sofres Healthcare par questionnaire entre le 18/4/03 et le 27/5/03 à un panel de 3877 hommes âgés de 50 à 80 ans représentant la population française. Cette enquête comportait des questions démographiques et sociologiques ainsi que le score IPSS. Pour chacun des 7 symptômes, une question spécifique sur la gêne induite par ce symptôme ("cela vous ennuie beaucoup, assez, un peu, pas du tout ?") avait été ajoutée.
Résultats : Chaque symptômes entraînait une gêne différente : la principale gêne était induite par les mictions impérieuses et les pollakiuries alors que la miction fractionnée n'avait que peu d'impact. Par modélisation statistique, il avait été possible d'obtenir pour chaque niveau de fréquence du symptôme, un coefficient intégrant directement le poids statistique théorique de la gêne spécifique. Par cette méthode statistique, chacune des fréquences des 7 symptômes était pondérée par un coefficient allant de 0,00 à 1,54 selon le trouble et sa fréquence. Au total, 35 coefficients étaient nécessaires pour construire le score en fonction des fréquences de troubles des 7 symptômes. Cette méthode permettait de hiérarchiser les troubles en fonction de la gêne : le plus gênant étant la miction impérieuse (de 0 à 1,54), puis en 2ème le fait de pousser pour uriner (de 0 à 1,17), puis chacun des 5 autres troubles.
Conclusion : Ce nouveau score avait pour originalité d'intégrer directement la fréquence et la gêne spécifique théorique de chacun des 7 symptômes du score IPSS. Une validation dans un essai clinique prospectif est cependant nécessaire.

Introduction: Evaluation of a patient with voiding disorders related to benign prostatic hyperplasia is theoretically performed by means of the IPSS score, which comprises only one global quality of life question. This study used a questionnaire to evaluate the frequency of disability induced by each of the symptoms of the IPSS in a representative sample of the French population and then proposed a weighting of the IPSS score by the statistical weight of disability of each symptom without having to increase the number of questions.
Methods: A survey on the voiding behaviour of French men was performed by TNS Sofres Healthcare by questionnaire between 18/4/03 and 27/5/03 in a panel of 3877 men aged 50 to 80 years representative of the French population. This survey comprised demographic and sociological questions as well as the IPSS score. A specific question concerning the disability induced by each of the 7 symptoms ("Does it bother you enormously, a lot, slightly, not at all?") was added.
Results: Each symptom induced a different type of disability: the most marked disability was induced by urgent micturition and urinary frequency, while interrupted stream only had a minor impact. Statistical modelling was performed to obtain a coefficient for each level of frequency of the symptom, directly integrating the theoretical statistical weight of the specific disability. With this statistical method, the frequency of each of the 7 symptoms was weighted by a coefficient from 0.00 to 1.54 according to the disorder and its frequency. A total of 35 coefficients were necessary to construct the score as a function of the frequencies of disability of the 7 symptoms. This method was used to classify disorders according to the degree of disability that they induced, the most disabling being urgency (from 0 to 1.54), followed by straining to urinate (0 to 1.17), and then each of the other 5 symptoms.
Conclusion: The original feature of this new score is that it directly integrates the frequency and theoretical specific disability of each of the 7 symptoms of the IPSS score. However, it needs to be validated by a prospective clinical trial.

Mots clés:
IPSS / HBP / Qualité de vie
Mots-clés:
IPSS / BPH / Quality of life
Les troubles urinaires du bas appareil sont faiblement associés à la dysfonction érectile
Lower urinary tract symptoms are poorly correlated with erectile dysfunction.
2007
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 572-577

Objectif : Estimer, la corrélation entre la fréquence des troubles urinaires du bas appareil (TUBA) associés à une HBP et la qualité de la sexualité des patients.
Méthodes : Les questionnaires IPSS, IIEF, BSIA et SPI ont été proposés à 930 patients présentant des troubles mictionnels. Les coefficients de corrélation entre ces scores ont été déterminés à l'inclusion ainsi qu'en terme d'évolution après 18 et 36 mois de suivi.
Résultats : Les corrélations entre l'IPSS et les scores IIEF sont faibles. Les corrélations de l'évolution de ces scores confirme le faible degré de dépendance entre IPSS et IIEF. L'ajustement sur l'âge modifie peu cette relation.
Conclusion : Les TUBA ne sont pas un facteur prédictif principal de la sexualité du patient et de son évolution. Toutefois, compte tenu de la fréquence des troubles sexuels dans cette tranche d'âge, il demeure important d'évaluer l'impact des traitements de l'HBP sur la sexualité du patient.

Objective: To estimate the correlation between the frequency of lower urinary tract symptoms (LUTS) associated with BPH and the quality of the patient's sexuality.

Methods: The IPSS IIEF, BSIA and SPI questionnaires were proposed to 930 patients with voiding disorders. Correlation coefficients between these scores were determined on inclusion and after 18 and 36 months of follow-up.

Results: Poor correlations were demonstrated between the IPSS and IIEF scores. Correlations of the variations of these scores confirmed the low degree of dependence between IPSS and IIEF. Adjustment for age had little impact on this relationship.

Conclusion: LUTS are not a major predictive factor of the patient's sexuality and prognosis. However, in view of the frequency of sexual disorders in this age-group, it is to evaluate the impact of treatments of BPH on the patient's sexuality.

Mots clés:
Symptômes des troubles urinaires du bas appareil / sexualité / hypertrophie prostatique bénigne / Troubles urinaires / Qualité de vie
Mots-clés:
lower urinary tract symptom / Sexuality / Benign prostatic hyperplasia / Urinary disorders / Quality of life
Dérivation urinaire continente de type Mitrofanoff : point de vue de 57 patients
Mitrofanoff continent urinary diversions : the opinion of 57 patients
2007
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 578-583

But : Evaluer le retentissement psychologique et le degré d'adaptation dans la vie courante des patients qui ont eu une dérivation urinaire externe continente de type Mitrofanoff.
Patients et Méthode : Cinquante sept patients ont été interrogés à propos de leurs dérivations urinaires continentes de type MITROFANOFF. Cette étude a été réalisée à l'aide d'un questionnaire traduit en langue arabe parlé.
Résultats : L'âge moyen était de 29 ans (10 à 72 ans). L'indication de la dérivation était une étiologie neurologique dans 91% des cas. La continence a été obtenue dans tous les cas dont 3 après révision chirurgicale. L'auto sondage a été jugé facile et non contraignant dans 49 cas (86%). Les contraintes des activités quotidiennes et de loisir imputées à la dérivation ont été occasionnelles et modérées. Elles ont été estimées entre 3,5 et 17,5%.
Seize patients (94%) ont repris leurs activités professionnelles et quinze autres (79%) ont repris leur scolarité avec succès.
Dix-neuf patients (83%) sexuellement actifs en pré opératoire, ont dit être satisfaits de leur sexualité après l'intervention. Enfin, cette intervention a été très appréciée par les patients dans 96,5% des cas pour des raisons hygiéniques et psychologiques.
Conclusion : La dérivation de type MITROFANOFF permet une réinsertion socioprofessionnelle et familiale satisfaisante à la condition d'une bonne adaptation à la prise en charge de la dérivation.

Objective: To evaluate the psychological repercussions and degree of adaptation in daily living of patients with a Mitrofanoff continent external urinary diversion.

Patients and Method: Fifty seven patients were questioned about their Mitrofanoff continent urinary diversions, using a questionnaire translated into their spoken language (Arabic).

Results: The mean age was 29 years (range: 10 to 72 years). The indication for the diversion was a neurological cause in 91% of cases. Continence was achieved in every case, but after surgical revision in 3 cases. Self-catheterization was considered to be easy and not especially bothersome in 49 cases (86%). The diversion had occasional and moderate repercussions on activities of daily living, estimated between 3.5 and 17.5%. Sixteen patients (94%) returned to work and another fifteen (79%) successfully resumed their schooling. Nineteen patients (83%) who were sexually active preoperatively reported a satisfactory sex life after the operation. Finally, this operation was highly appreciated by the patients in 96.5% of cases for hygienic and psychological reasons.

Conclusion: The Mitrofanoff urinary diversion allows satisfactory social, work and family rehabilitation provided the patient adapts to diversion management.

Mots clés:
Dérivation urinaire / appendicovésicostomie / qualité de vie.Niveau de preuve : 5
Mots-clés:
urinary diversion / appendicovesicostomy / quality of life.
Destruction chimique des racines sacrées par injection d'alcoolpour le traitement de l'hyperactivité vésicale
Chemical destruction of sacral nerve roots by alcohol injection for the treatment of overactive bladder.
2007
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 584-587

Introduction : Le but de ce travail a été d'analyser, de façon rétrospective, l'intérêt de l'alcoolisation des racines sacrées, après test à la lidocaine dans deux indications : syndrome d'instabilité vésicale avec hyperactivité détrusorienne et cystalgies.
Matériel et Méthodes : Il s'agit d'une étude rétrospective monocentrique faite sur la période de janvier 1992 à mars 2003. Vingt-huit patients (1 homme, 27 femmes) ont été hospitalisés dans le service d'urologie pour test par injection de lidocaine. L'indication était dans 24 cas une hyperactivité détrusorienne (idiopathique = 13, neurologique = 11), et dans 4 autres cas des cystalgies.
Résultats : Après test à la lidocaine, une infiltration des racines sacrées (S3 bilatéral) par de l'alcool à 70° a été faite dans 24/28 cas. Effet thérapeutique à 1 mois : 14 patients sur 24 se sont déclarés globalement améliorés par l'injection d'alcool. Durée moyenne de l'effet thérapeutique : 3,8 mois. Au final, un seul patient sur les 14 améliorés n'a pas eu de dégradation de sa symptomatologie (suivie depuis 8 mois). Une seconde alcoolisation a été faite chez 5/28 patients, avec un résultat positif chez un seul (4%).
Complications : 6/24 (25%) douleurs des membres inférieures régressive en 2 à 3 mois ; 3/24 (12%) rétention urinaire en post-opératoire immédiat (une rétention urinaire définitive) ; 1/24 (4%) incontinence anale séquellaire.
Conclusion : L'alcoolisation des racines sacrées est une technique simple et peu coûteuse lors du traitement, mais morbide, qui a des effets inconstants et peu durables dans le temps. Elle ne peut se discuter que de façon exceptionnelle dans des cas très sélectionnés chez des patients ne pouvant bénéficier de traitements plus efficaces, comme l'injection de toxine botulique ou la neuromodulation des racines sacrées.

Introduction: This study retrospectively reviewed the value of alcohol injection of sacral nerve roots after a lidocaine test in two indications: detrusor instability-detrusor hyperactivity syndrome and cystalgia.

Material and Methods: Single-centre retrospective study from January 1992 to March 2003. Twenty-eight patients (1 man, 27 women) were admitted to the urology department for lidocaine test injection because of detrusor hyperactivity 24 cases (idiopathic = 13, neurological = 11), and cystalgia in another 4 cases.

Results: After the lidocaine test, infiltration of the sacral nerve roots (bilateral S3) by 70% alcohol was performed in 24/28 cases. The therapeutic effect was assessed at 1 month: 14 out of 24 patients reported that they were globally improved by the alcohol injection. The mean duration of the therapeutic effect was 3.8 months. In the longer term, only one of the 14 patients initially improved did not subsequently experience deterioration of the clinical features (with a follow-up of 8 months). A second alcohol injection was performed in 5/28 patients, with a positive result in only one case (4%).

Complications: 6/24 (25%) patients developed lower limb pain that resolved over 2 to 3 months; 3/24 (12%) presented immediate postoperative urinary retention (that persisted in the long term in 1 case); 1/24 (4%) presented cicatricial anal incontinence.

Conclusion: Alcohol injection of sacral nerve roots is a simple and inexpensive technique, but is associated with morbidity, and has inconstant and only transient effects. It can only be considered exceptionally in highly selected cases when no more effective treatments are available, such as botulinum toxin injection or sacral nerve root neuromodulation.

Mots clés:
Vessie / hyperactivité / racines sacrées / alcoolisation.Niveau de preuve : 4
Mots-clés:
bladder / hyperactivity / sacral blockade. alcohol injection.
Atteinte urétérale et vésicale de l'endométriose pelvienne profonde. Intérêt de la prise en charge chirurgicale multidisciplinaire
Ureteric and bladder involvement of deep pelvic endometriosis. Value of multidisciplinary surgical management.
2007
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 588-593

Objectifs : Evaluer la symptomatologie clinique, la stadification par imagerie, la stratégie et les résultats du traitement chirurgical de l'endométriose pelvienne profonde avec atteinte vésicale et/ou urétérale.
Matériels et Méthodes : 18 cas d'endométriose pelvienne profonde (EPP) urétérale et/ou vésicale ont été traités dans notre centre entre 1996 et 2004. Les informations analysées concernaient les données pré-opératoires (symptomatologie fonctionnelle, imagerie par IRM), les données per-opératoires (gestes d'exérèse et de dérivation sur l'appareil urinaire, gestes associés sur l'appareil génital et digestif), les données post-opératoires (résultats anatomopathologiques, complications, suivi anatomique par imagerie et fonctionnel).
Résultats : Il existait une symptomatologie urinaire dans 55% des cas, génitale dans 83% des cas et digestive dans 46%. A l'imagerie, des lésions associées gynécologiques et digestives existaient dans 82% des cas. Le recul moyen depuis l'intervention était de 16 mois (extrêmes 6-86). Une endométriose antérieure vésicale concernait 6 patientes. Dans ces cas la sensibilité et la spécificité de l'IRM étaient de 100%. Six cystectomies partielles ont été réalisées. Toutes correspondaient à des lésions endométriosiques à l'examen anatomo-pathologique. Il n'y a eu aucune récidive d'endométriose vésicale. Une endométriose postérieure avec atteinte urétérale concernait 13 patientes (dont une avec endométriose vésicale). L'atteinte urétérale était asymptomatique dans 8 cas sur 13 (61%). La sensibilité diagnostique de l'IRM était de 92% pour les nodules postérieurs identifiant 4 nodules latéraux paramétriaux et 8 médians rétrocervicaux. Trois patientes avec des nodules latéraux paramétriaux avaient une urétéro-hydronéphrose et 8 patientes avec des nodules médians rétrocervicaux avaient une urétérohydronéphrose, bilatérale pour 3 patientes soit 14 unités rénales dilatées. Il a été réalisé 2 résections urétérales avec anastomose termino-terminale, 3 réimplantations vésicales sur vessie psoique, 9 urétérolyses (8 patientes). Deux patientes sur 13 (15%) avec lésions urétérales traitées par urétérolyse ont eu une récidive de la sténose urétérale avec une dilatation du haut appareil liée à une récidive du nodule latéral. Pour 14 patientes, des exérèses génitales et/ou digestives ont été associées au geste urinaire.
Conclusion : L'évaluation pré-opératoire de l'ensemble des lésions d'EPP est basée sur l'IRM avec images de reconstruction de l'uretère en cas d'atteinte urinaire. La mise en place systématique d'une endoprothèse urétérale avant la dissection chirurgicale de la paroi pelvienne est recommandée en cas de nodules postérieurs et en cas de cystectomie partielle pour nodules antérieurs lorsque les méats urétéraux sont à proximité de la lésion. Une réimplantation urétérale sur vessie psoique doit être réalisée si la lésion d'EPP est étendue et incomplètement réséquée ou infiltre la paroi urétérale. La fréquence des lésions associées (urinaires, gynécologiques, digestives) justifie une approche chirurgicale multidisciplinaire.





Objectives: To evaluate the clinical features, staging by medical imaging, treatment strategy and results of surgical management of deep pelvic endometriosis with bladder and/or ureteric involvement.

Materials and Methods: Eighteen cases of ureteric and/or bladder deep pelvic endometriosis (DPE) were treated in our centre between 1996 and 2004. Preoperative data (clinical symptoms, MR imaging), intraoperative data (resection and urinary tract diversion procedures, associated procedures on the genital and gastrointestinal tracts), and postoperative data (histological results, complications, anatomical follow-up by imaging and functional assessment) were reviewed.

Results: Urinary symptoms were present in 55% of cases, genital symptoms were present in 83% of cases and gastrointestinal symptoms were present in 46% of cases. A combination of gynaecological and gastrointestinal lesions was demonstrated on imaging in 82% of cases. The mean postoperative follow-up was 16 months (range: 6-36 months). Six patients presented anterior vesical endometriosis. In these cases, the sensitivity and specificity of MRI were 100%. Six partial cystectomies were performed. All corresponded to endometriotic lesions on histological examination. No cases of recurrence of vesical endometriosis were observed. Posterior endometriosis with ureteric involvement was observed in 13 patients (including one with vesical endometriosis). The ureteric lesion was asymptomatic in 8 out of 13 cases (61%). The diagnostic sensitivity of MRI was 92% for posterior nodules, identifying 4 lateral parametrial nodules and 8 median retrocervical nodules. Ureterohydronephrosis was observed in 3 patients with lateral parametrial nodules and 8 patients with median retrocervical nodules, and was bilateral for 3 patients, i.e. 14 dilated renal units. Surgical management consisted of 2 ureteric resections with end-to-end anastomosis, 3 psoas bladder reimplantations, and 9 ureterolyses (8 patients). Two out of 13 patients (15%) with ureteric lesions treated by ureterolysis developed recurrence of the ureteric stricture with upper tract dilatation related to recurrence of the lateral nodule. In 14 patients, genital and/or gastrointestinal resections were associated with the urinary tract procedure.

Conclusion: Preoperative evaluation of all DPE lesions is based on MRI with reconstruction images of the ureter in the presence of urinary tract lesions. Systematic ureteric stenting prior to surgical dissection of the pelvic wall is recommended in patients with posterior nodules and in the case of partial cystectomy for anterior nodules when the ureteric meati are adjacent to the lesion. Ureteric reimplantation onto a psoas hitch bladder must be performed when the DPE lesions are extensive and partly resected or invade the ureteric wall. The frequency of associated lesions (urinary, gynaecological gastrointestinal) justifies a multidisciplinary surgical approach.

Mots clés:
Endométriose urinaire / Uretère / sténose / niveau de preuve 5
Mots-clés:
Urinary endometriosis / ureteric stricture / ureteric surgery / ureterovesical reimplantation / partial cystectomy.
Traitement par lithotritie extracorporelle des calculs du haut appareil urinaire de l'enfant
Extracorporeal lithotripsy of upper urinary tract stones in children.
2007
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 594-597

But : Le but de ce travail a été d'évaluer l'efficacité de la lithotritie pour le traitement de la lithiase urinaire chez l'enfant.
Matériel et Méthodes : De Novembre 2002 à Novembre 2004, 34 enfants du service d'urologie pédiatrique de l'hôpital d'enfants de Rabat, âgés de 3 à 15 ans (âge moyen : 6 ans), dont 15 enfants âgés de moins de 6 ans, ont été traités pour calculs urinaires symptomatiques au centre de lithotritie extracorporelle, avec un lithotriteur Lithostar Multiline adapté aussi bien au traitement des adultes qu'aux enfants même les plus jeunes. L'ensemble des 34 enfants, au moment du traitement, avait obligatoirement, une pression artérielle normale, des taux d'urée et de créatinine sanguins normaux, une coagulation sanguine normale, des urines stériles et des voies urinaires libres. Tous les enfants de moins de 6 ans ont été traités sous sédation à la kétamine.
Résultats : Le traitement a nécessité un nombre de séances variable de 1 à 3 (moyenne de 1.5), ayant concerné 38 calculs ; 30 calculs rénaux dont 6 coralliformes et 8 calculs urétéraux. Le nombre d'impacts délivrés par séance a varié de 1500 à 3500 pour les calculs rénaux (moyenne de 2500 impacts), et jusqu'à 5000 impacts pour les calculs urétéraux (moyenne de 3250 impacts). A trois mois de la dernière séance de lithotritie, 30 patients étaient sans fragment. Aucune lésion du rein traité ou des organes du voisinage n'a été mise en évidence sur les données des échographies de contrôle faites 3 à 6 mois après traitement.
Conclusion : L'évaluation des résultats confirme l'efficacité de la lithotritie pour le traitement des calculs urinaires même volumineux chez l'enfant, même très jeune. La lithotritie extracorporelle est aujourd'hui le traitement de première intention des calculs urinaires de l'enfant.
Niveau de preuve : 5

Objective: The objective of this study was to evaluate the efficacy of extracorporeal lithotripsy for the treatment of urinary stones in children.

Material and Methods: From November 2002 to November 2004, 34 children from the department of paediatric urology of Rabat children's hospital, aged 3 to 15 years (mean age: 6 years), including 15 children under the age of 6 years, were treated for symptomatic urinary stones in the extracorporeal lithotripsy centre with a Lithostar Multiline lithotriptor adapted to the treatment of adults as well as children, even very young children. At the time of treatment, all 34 children had normal blood pressure, normal blood urea and creatinine, normal clotting parameters, sterile urine and no urinary tract obstruction. All children under the age of 6 years were treated under ketamine sedation.

Results: Treatment required a variable number of sessions from 1 to 3 (mean: 1.5) and concerned 38 stones: 30 renal stones including 6 staghorn and 8 ureteric stones. The number of impacts delivered per session ranged from 1,500 to 3,500 for renal stones (mean: 2,500 impacts), with a maximum of 5,000 impacts for ureteric stones (mean: 3,250 impacts). Three months after the last lithotripsy session, 30 patients presented no fragments. No lesion of the treated kidney or adjacent organs was demonstrated on follow-up ultrasound performed 3 to 6 months after treatment.

Conclusion: Evaluation of the results confirms the efficacy of extracorporeal lithotripsy for the treatment of even very large urinary stones in children, even in very young children. Extracorporeal lithotripsy is now the first-line treatment for urinary stones in children.


Mots clés:
Lithotritie extra corporelle / Enfant / Calcul / Rein / urètre.
Mots-clés:
extracorporeal lithotripsy / child / stone / renal / ureteric.
Débitmétrie de l'enfant : étude prospective des paramètres normaux
Uroflowmetry in children: prospective study of normal parameters.
2007
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 598-601

Introduction : La débitmètrie est le test urodynamique le plus simple pour explorer le bas appareil urinaire. Les paramètres de la débitmètrie, surtout le débit maximum sont importants, mais le manque de données sur la débitmètrie chez l'enfant rend son interprétation difficile.
But : L'objectif de cette étude clinique prospective est d'évaluer les paramètres débitmétriques de l'enfant normal sur une série prospective de 202 débitmétries d'enfants d'âge variant de 5 à 15 ans.
Matériel et Méthodes : Nous avons étudié de façon prospective la débitmètrie d'une série de 202 enfants d'âge variant de 5 à 15 ans. Nous avons exclu les enfants qui avaient des troubles mictionnels, une atteinte neurologique ou psychiatrique. Les variables suivantes ont été analysés : âge, surface corporelle (SC-m)), débit maximum (Qmax (ml/s), volume uriné (VU-ml) et le temps du débit maximum (TQmax (s)).
Résultats : Le Qmax augmentait avec l'âge, le VU et la SC dans les deux sexes et il est plus important chez les filles. En effet pour ces dernières, entre 5 et 6 ans le Qmax moyen était de 15,8 pour un VU moyen de 173 et une SC inférieure à 1,06 et entre 13 et 15 ans le Qmax moyen était de 26,2 pour un VU moyen de 327 et une SC supérieure à 1,06.
Le TQmax augmente avec l'âge, le VU et la SC et il est plus important chez les garçons. Ainsi, entre 5 et 6 ans le TQmax moyen de ces derniers était de 6,5 pour un VU moyen de 174 et une SC inférieure à 1,6 et entre 13 et 15 ans le TQmax moyen était de 7,4 pour un VU moyen de 332 et une SC supérieure à 1,6.
Une corrélation positive entre l'âge et les paramètres de la débitmètrie a été notée dont la plus significative était entre l'âge et le Qmax dans les deux sexes.
Conclusion : Cette étude sur les valeurs de la débitmètrie chez l'enfant n'ayant pas de troubles mictionnels nous a permis de mettre en évidence une différence significative entre le Qmax d'une part et le TQmax d'autre part dans les deux sexes par rapport à l'âge, le VU et la SC. Cette étude peut être utile dans le diagnostic des obstructions infra vésicales.
Niveau de preuve : 3

Introduction: Uroflowmetry is the simplest urodynamic test to study the lower urinary tract. Uroflowmetry parameters, especially maximum flow rate, are important, but are difficult to interpret due to the lack of normal uroflowmetry data in children.
Objective: The objective of this prospective clinical study was to evaluate normal uroflowmetry parameters in a prospective series of 202 children between the ages of 5 and 15 years.
Materials and methods: We prospectively studied uroflowmetry in a series of 202 children between the ages of 5 and 15 years. Children with voiding disorders, or a psychiatric or neurological illness were excluded. The following variables were determined: age, body surface area (BSA (m2)), maximum flow rate (Qmax (ml/s)), voided volume (V (ml)) and maximum flow time (TQmax (s)).
Results: Qmax increased with age, V and BSA in both sexes and was greater in girls. In girls between the ages of 5 and 6 years, mean Qmax was 15.8 for a mean V of 173 and BSA less than 1.06 and, in girls between the ages of 13 and 15 years, mean Qmax was 26.2 for a mean V of 327 and BSA greater than 1.06.
TQmax also increased with age, V and BSA and was greater in boys. In boys between the ages of 5 and 6 years, mean TQmax was 6.5 for a mean V of 174 and BSA less than 1.6 and, in boys between the ages of 13 and 15 years, mean TQmax was 7.4 for a mean V of 332 and BSA greater than 1.6. A positive correlation was demonstrated between age and uroflowmetry parameters and the most significant correlation was observed between age and Qmax in both sexes.
Conclusion: This study on normal uroflowmetry parameters in children not presenting any voiding disorders demonstrated a significant difference, in both sexes, between Qmax and TQmax in relation to age, V and BSA. Uroflowmetry could therefore be useful in the diagnosis of infravesical obstruction.

Mots clés:
Enfant / débitmétrie / obstruction.
Mots-clés:
children / Uroflowmetry / obstruction.
Biphosphonates et ostéonécrose
C. Migliorati et coll : Bisphosphonate-associated osteonecrosis: a long-term complication of bisphosphonate treatment. Lancet Oncol 2006; 7: 508’Äì14
2007
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 602-602
Une image à retenir Figure 1 : Biphosphonated-associated osteonecrosis (arrow) in a patient with multiple myeloma receiving pamidronate.


Mots clés:
Biphosphate / ostéonécrose
Mots-clés:
Bisphosphonate / osteonecrosis
Apparition secondaire d'un carcinome sur vessie native exclue : à propos de trois cas
Secondary appearance of a carcinoma in an excluded native bladder: report of three cases.
2007
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 603-606

Introduction : La prise en charge des malformations urologiques congénitales est parfois complexe et peut nécessiter la réalisation d'une dérivation urinaire. Le plus souvent une cystectomie de propreté est réalisée, mais parfois l'existence d'un cloaque pelvien et la morbidité d'une telle chirurgie fait laisser la vessie en place.
Matériel : Nous rapportons les observations de trois patients traités par une dérivation urinaire pour une malformation congénitale sans exérèse initiale du réservoir vésical.
Résultats : En l'absence de toute complication infectieuse, le diagnostic de carcinome vésical sur vessie native exclue a été porté respectivement à 3 ans, 4 ans et 38 ans, le type histologique étant un carcinome urothélial dans deux cas et un adénocarcinome vésical de type digestif.
Conclusion : Le risque d'apparition secondaire d'un carcinome sur vessie exclue, lors de la prise en charge d'une malformation congénitale urologique, n'est pas négligeable. La réalisation d'une cystectomie de propreté initiale semble donc préférable. Lorsqu'il existe un cloaque pelvien rendant cette exérèse chirurgicale peu raisonnable, il nous paraït important d'éliminer de façon annuelle, par une échographie abdominale, la constitution d'un pyocyste. De même, nous préconisons la réalisation d'une cystoscopie, associée à des cytologies urinaires avec lavage, afin de dépister une dégénérescence de la muqueuse vésicale.

Introduction: The management of congenital urological malformations is sometimes complex and may require urinary diversion. Cystectomy is usually performed, but sometimes the bladder is left in place due to the presence of a pelvic cloaca and the morbidity related to this type of surgery.

Material: The authors report three cases of patients treated by urinary diversion for a congenital malformation without primary resection of the bladder.

Results: In the absence of any infectious complications, bladder carcinoma on an excluded native bladder was diagnosed at the age of 3 years, 4 years and 38 years, respectively. Histological examination showed transitional cell carcinoma in two cases and gastrointestinal-type adenocarcinoma of the bladder in 1 case.

Conclusion: The risk of secondary development of carcinoma in an excluded bladder during management of congenital urological malformations is not negligible. Primary cystectomy therefore appears to be preferable. In the presence of a pelvic cloaca making this surgical resection unreasonable, it appears important to exclude the formation of a pyocyst by annual abdominal ultrasound. The authors also recommend cystoscopy and urine cytology with lavage to detect degeneration of the bladder mucosa.

Mots clés:
Carcinome vésical / Dérivation urinaire / malformation congénitale.
Mots-clés:
Bladder carcinoma / urinary diversion / congenital malformation.
Carcinome micropapillaire de la vessie
Micropapillary bladder carcinoma.
2007
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 607-609

Le carcinome micropapillaire de la vessie est une variante rare de carcinome urothélial de description récente, réputée pour son mauvais pronostic. Nous rapportons le cas d'un homme âgé de 59 ans ayant une tumeur vésicale infiltrante révélée par une hématurie. L'examen histologique des copeaux de résection a mis en évidence des aspects histologiques caractéristiques d'un carcinome micropapillaire de haut grade nucléaire avec une infiltration de la musculeuse et présence de nombreux emboles endolymphatiques. Nous discutons les particularités anatomocliniques, pathogéniques, évolutives et thérapeutiques de cette tumeur.

Micropapillary bladder carcinoma is a recently described, rare variant of urothelial carcinoma reputed for its poor prognosis. The authors report the case of a 59-year-old man with invasive bladder tumour presenting with haematuria. Histological examination of resection chips revealed the typical histological features of high nuclear grade micropapillary carcinoma with invasion of the musculosa and the presence of numerous endolymphatic emboli. The authors discuss the clinicopathological and pathogenic features, treatment and clinical course of this tumour.

Mots clés:
Carcinome micropapillaire / Cancer / vessie.
Mots-clés:
Micropapillary carcinoma / Urothelial carcinoma / bladder.
Carcinome neuro-endocrine à grandes cellules primitif de la vessie
Primary large-cell neuro-endocrine carcinoma of the bladder.
2007
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 610-612

Le carcinome neuro-endocrine à grandes cellules primitif de la vessie est une tumeur rare, agressive et de mauvais pronostic. Les auteurs rapportent l'observation d'un patient âgé de 78 ans ayant développé un carcinome neuro-endocrine à grandes cellules primitif de la vessie et discutent, à travers une revue de la littérature, les aspects anatomopathologiques, thérapeutiques et évolutifs de cette tumeur.

Primary large-cell neuro-endocrine carcinoma of the bladder is a rare aggressive tumour with a very poor prognosis. The authors report the case of 78-year-old male patient with primary large-cell neuro-endocrine carcinoma of the bladder and discuss the pathological and therapeutic aspects of this tumour in the light of a review of the literature.

Mots clés:
Vessie / carcinome neuroendocrine à grandes cellules / cancer.
Mots-clés:
bladder / large-cell neuro-endocrine carcinoma.
Les tumeurs sarcomateuses de prostate : à propos de deux cas
Prostatic sarcoma: report of two cases.
2007
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 613-616

Les sarcomes de la prostate sont des pathologies très rares et au pronostic redoutable. Leur association est possible avec un adénocarcinome prostatique, et le diagnostic n'est alors révélé que lors de l'examen anatomopathologique de la pièce opératoire avec l'analyse immunohistochimique qui permet de les caractériser. En raison de leur potentiel rapidement invasif, il est important de pouvoir les déceler précocement, en particulier chez les sujets jeunes. Certains signes cliniques comme une symptomatologie urinaire obstructive chez un homme jeune ou rectale chez un sujet âgé doivent en faire évoquer le diagnostic.
Nous rapportons dans cet article deux cas de sarcomes prostatiques traités chirurgicalement et nous faisons une revue de la littérature concernant cette pathologie.

Prostatic sarcomas are very rare tumours with a very poor prognosis. They may coexist with prostatic adenocarcinoma, in which case they are only diagnosed on histological examination of the operative specimen with identification of sarcoma on immunohistochemical analysis. Due to their rapidly invasive potential, they must be detect early in the course, particularly in young subjects. Certain clinical signs, such as obstructive urinary symptoms in a young man or rectal symptoms in an elderly man are suggestive of sarcoma. In this article, the authors report two cases of prostatic sarcoma surgically treated and present a review of the literature on this disease.

Mots clés:
prostate / sarcome / immunohistochimie.
Mots-clés:
Key Words : Prostate / Sarcoma / immunohistochemistry.
Place de l'imagerie des voies séminales profondes dans le diagnostic d'une agénésie déférentielle unilatérale : à propos d'un patient ayant des mutations du gène CFTR
Place of deep seminal tract imaging in the diagnosis of unilateral agenesis of vas deferens. Case report of a patient with CFTR gene mutation.
2007
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 617-619

Un patient de 35 ans consultait pour une infertilité primaire de 4 ans avec un examen clinique et des paramètres spermatiques normaux. Une imagerie des voies génitales profondes a mis en évidence une agénésie unilatérale isolée de la portion pelvienne du canal déférent gauche associée à des anomalies de la vésicule séminale homolatérale. La recherche de mutations du gène CFTR a révélé une hétérozygotie composite avec présence de la mutation DF508 et de la mutation V938G. La réalisation d'une échographie uro-génitale chez tout homme consultant pour infertilité est recommandée.

The authors report the cases of a 35-year-old man with a 4-year history of primary infertility with normal clinical examination and semen parameters. Deep genital tract imaging demonstrated isolated unilateral agenesis of the pelvic portion of the left vas deferens associated with abnormalities of the homolateral seminal vesicle. Molecular analysis of the CFTR gene demonstrated composite heterozygosity with the presence of DF508 / V938G mutations. In the light of this case, the authors recommend urogenital imaging for all men consulting for infertility.

Mots clés:
Infertilité masculine / agénésie déférentielle / CFTR mutations / imagerie.
Mots-clés:
Male infertility / agenesis of vas deferens / CFTR mutations / imaging.
Traitement d'une rupture traumatique isolée de la jonction pyélo-urétérale par laparoscopie rétro-péritonéale
Laparoscopic treatment of an isolated ureteropelvic junction disruption following blunt abdominal trauma.
2007
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 620-622

La rupture isolée de la jonction pyélo-urétérale par traumatisme fermé de l'abdomen est rare sans être exceptionnelle. Le diagnostic peut être retardé et repose sur la réalisation d'un scanner abdominal injecté avec clichés tardifs.
La réparation de la voie excrétrice peut être réalisée par une anastomose urétéro- pyélique.
Nous rapportons la première observation d'une rupture complète de la jonction pyélo-urétérale après traumatisme fermé de l'abdomen réparée en urgence par la réalisation d'une anastomose urétéro-pyélique par laparoscopie rétro-péritonéale.

Isolated disruption of the ureteropelvic junction following blunt abdominal trauma is rare, although not exceptional. The diagnosis may be delayed. CT-scan with excretory phase imaging is the usual mode of diagnosis.
The urinary tract can be repaired by an ureteropyelic anastomosis over a stent.
The authors report the first case of an isolated disruption of the ureteropelvic junction following blunt abdominal trauma repaired by retroperitoneal laparoscopy.

Mots clés:
Traumatisme abdominal / jonction pyélo-urétérale / laparoscopie rétro-péritonéale.
Mots-clés:
Key words: Abdominal trauma / ureteropelvic junction / laparoscopy.
Incarcération du pénis et du scrotum : la prise en charge thérapeutique
Treatment of incarceration of the penis and scrotum.
2007
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 623-624

Il s'agit d'un cas clinique d'incarcération des organes génitaux externes (OGE) dans un anneau métallique, traité par section de cet anneau.

The authors report a case of incarceration of the external genital organs by a metal ring, treated by section of this ring.

Mots clés:
Incarcération / organes génitaux externes / Pénis / scrotum / thérapeutique.
Mots-clés:
Incarceration / external genital organs / penis / Scrotum / Treatment.
QCM Progrès en Urologie - Novembre 2006
2007
- Enseignement, Pédagogie
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 5, 625
  • Apparition secondaire d'un carcinome sur vessie native exclue (P. 603)
    (1 réponse fausse)
  • Le risque d'apparition secondaire d'un carcinome sur vessie exclue, lors de la prise en charge d'une malformation congénitale n'est pas rare.
  • Le délai d'apparition de ce type de lésion maligne est toujours supérieur à 10 ans.
  • Mots clés:
    QCM / Évaluation / questions
    Place des endoprothèses prostatiques et de la thermothérapie micro-ondes transuréthrales dans le traitement des troubles mictionnels liés à l'HBP ? (Forum CTMH-AFU 2005)
    Place of prostatic stents and transurethral microwave thermotherapy in the treatment of voiding disorders related to BPH (CTMH-AFU forum 2005).
    2007
    - Article de revue
    - Réf : Prog Urol, 2006, 16, 5, 533-536

    L'endoprothèse prostatique et la thermothérapie par micro-ondes font partie des techniques mini-invasives pour le traitement des troubles urinaires liés à une hyperplasie bénigne de la prostate. Une revue de la littérature est proposée afin d'évaluer en 2006 la place de ces traitements. L'endoprothèse prostatique définititive est peu utilisée mais reste une approche thérapeutique pour les patients avec des troubles obstructifs et une contre-indication anesthésique formelle. L'endoprothèse provisoire peut être utilisée afin de prédire l'effet d'une résection chez des patients sélectionnés. Enfin la thermothérapie micro-ondes peu utilisée en France apporte une efficacité clinique intéressante et a une place entre le traitement médical et la chirurgie.

    Prostatic stents and microwave thermotherapy are minimally invasive techniques for the treatment of voiding disorders related to benign prostatic hyperplasia. A review of the literature evaluates the place of these treatments in 2006. Permanent prostatic stenting is rarely used, but remains a treatment option for patients with obstructive disorders and a formal anaesthetic contraindication. Temporary stenting can be used to predict the effect of resection in selected patients. Finally, microwave thermotherapy, not widely used in France, has a promising clinical efficacy and occupies a place between medical treatment and surgery.

    Mots clés:
    HBP / prothèses prostatiques / thermothérapie micro-ondes
    Mots-clés:
    BPH / prostatic stent / transurethral microwave thermotherapy