Base bibliographique

Sommaire :

Abcès prostatiques : quelles thérapeutiques proposer ?
Prostatic abscess: What treatments can be proposed ?
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 767-771

Les micro-abcès de la prostate (inférieurs à 1 cm) sont habituellement traités par des antibiotiques à bonne diffusion prostatique comme les fluoroquinolones pendant 4 à 6 semaines minimum. Pour les abcès plus volumineux ou en cas d'évolution défavorable, la plupart nécessitent un drainage chirurgical complémentaire. Dans la littérature, les principaux points de discussion sont le type de drainage à réaliser et la voie d'abord à proposer. Autrefois, les abcès de la prostate étaient drainés par des incisions périnéales mais avec une mortalité élevée. L'utilisation d'antibiotiques efficaces a amélioré de façon significative la morbidité des abcès prostatiques. Actuellement, le drainage percutané (périnéal ou transrectal) sous contrôle scanographique ou plus fréquemment sous échographie endo-rectale, permet une évacuation rapide et correcte des abcès, tout en évitant une anesthésie générale. La voie périnéale permet de laisser en place un cathéter simple J quelques jours afin d'assurer un drainage complet. Son intérêt n'est pas reconnu par tous. La mise à plat par voie transurétrale est indiquée pour les abcès prostatiques situés en para-urétral.

Microscopic abscesses of the prostate (

Mots clés:
prostate / abcès / échographie endo-rectale
Mots-clés:
prostate / Abscess / transrectal ultrasonography
Actualisation de la morbidité de la prostatectomie radicale rétropubienne : analyse rétrospective de 100 interventions consécutives pendant la période 1996-1997.
Up-date of the morbidity of radical retropubic prostatectomy. Retrospective analysis of 100 consecutive operations for the period 1996-1997.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 662-667

BUTS : Evaluer de façon rétrospective la morbidité de la prostatectomie radicale, à l'exception des complications sexuelles, en se fondant sur une série monocentrique récente. MATÉRIEL ET MÉTHODE : De janvier 1996 à janvier 1998, la morbidité de 100 patients consécutifs opérés par une prostatectomie radicale rétro-pubienne a été comparée à la morbidité des 150 premiers patients opérés selon la même technique dans notre département pendant la période 1983-1993. La morbidité péri-opératoire a été étudiée de façon rétrospective sur dossier tandis que la continence a été évaluée chez les 50 derniers patients par un auto-questionnaire. Les complications sexuelles n'ont pas pu être évaluées objectivement pour des raisons méthodologiques et ne font pas l'objet de ce travail.
RÉSULTATS : L'unique complication opératoire a été une plaie rectale (1%). Le taux de transfusion a été de 31%. Le taux de complications précoces a été de 23% avec un taux de complications majeures de 5% (quatre complications thrombo-emboliques et une hémorragie digestive). Les complications mineures (18%) les plus fréquentes ont été les abcès de paroi (5%). Le taux de réintervention a été de 3%. La durée moyenne de sondage vésical a été de 7 jours (extrêmes : 4-30) et la durée moyenne de l'hospitalisation a été de 8 jours (extrêmes 5-30).Avec un suivi moyen de 14 mois, 73% des patients sont parfaitement continents, sans le port d'aucune garniture, tandis que 15% des patients nécessitent le port d'une garniture "par précaution". L'incontinence de deux patients a justifié l'implantation d'un sphincter artificiel (2%). Un seul patient a présenté une sténose de l'anastomose nécessitant une urétrotomie interne.La diminution de la morbidité chez ces 100 opérés récents par rapport aux 150 premiers opérés a concerné le taux de transfusion (respectivement 31% contre 65%), le taux de réintervention (respectivement 3% contre 8%) et le taux de complications mineures (respectivement 18% contre 32%). La diminution de la morbidité opératoire explique en partie la réduction de la durée moyenne du sondage vésical (respectivement 7 jours contre 15 jours), et de l'hospitalisation (respectivement 8 jours contre 18 jours). D'autre part, le taux de sténose anastomotique a diminué de 17,3 à 1%.
CONCLUSION : Cette étude confirme la diminution de la morbidité globale de la prostatectomie radicale rétropubienne. Cette amélioration est probablement multifactorielle : augmentation de l1expérience opératoire et meilleure prise en charge post-opératoire des patients. Ces données rétrospectives doivent être prises en compte dans la décision diagnostique et thérapeutique du cancer de la prostate localisé.

OBJECTIVE : To retrospectively evaluate the morbidity of radical prostatectomy, with the exception of sexual complications, based on a recent single-centre series. MATERIAL AND METHOD : From January 1996 to January 1998, the morbidity of 100 consecutive patients undergoing radical retropubic prostatectomy was compared to the morbidity of the first 150 patients operated by the same technique in our department for the period 1983-1993. The perioperative morbidity was studied retrospectively on case files, while continence was evaluated in the last 50 patients by a self-administered questionnaire. Sexual complications could not be evaluated objectively for methodological reasons and were not addressed in this study. RESULTS : The single operative complication was a rectal injury (1%). The transfusion rate was 31%. The early complication rate was 23% with a major complication rate of 5% (four thromboembolic complications and one gastrointestinal haemorrhage). The most frequent minor complications (18%) were wound abscess (5%). The reoperation rate was 3%. The mean duration of vesical catheterization was 7 days (range: 4-30) and the mean hospital stay was 8 days (range : 5-30).With a mean follow-up of 14 months, 73% of patients are perfectly continent, with no incontinence pads, while 15% of the patients required incontinence pads as a precaution. Incontinence required implantation of an artificial sphincter in 2 patients (2%). Only one patient developed stenosis of the anastomosis requiring internal urethrotomy. The reduction of morbidity in these 100 recently operated patients compared to the first 150 operated patient concerned the transfusion rate (31% versus 65%), the reoperation rate (3% versus 8%) and the minor complication rate (18% versus 32%). The reduction of operative morbidity partly explains the reduction of mean duration of vesical catheterization (7 days versus 15 days), and hospital stay (8 days versus 18 days) ; the anastomotic stenosis rate was also decreased from 17.3% to 1%.
CONCLUSION : This study confirms the reduction of overall morbidity of retropubic radical prostatectomy. This improvement is probably multifactorial : increased operative experience and better postoperative management. These retrospective data must be taken into account in the diagnostic and therapeutic decisions concerning localized prostate cancer.

Mots clés:
prostate / Tumeur / prostatectomie radicale / voie d'abord rétro-pubienne / complication iatrogène
Mots-clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / retropubic approach / iatrogenic complication
Analyse génétique du cancer de la prostate familial : localisation d'un gène prédisposant au cancer de la prostate (PCaP) sur le chromosome 1q 42.2-43
Genetic analysis of familial prostate cancer : Identification of a gene predisposing to prostate cancer (PCaP) on chromosome 1q 42.2 43.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 680-688

BUTS : Réaliser une analyse de liaison génétique afin de localiser les gènes de prédisposition au cancer de la prostate (CaP) héréditaire. En effet, différentes études épidémiologiques ont mis en évidence une agrégation familiale dans 15 à 25 % des cas, et la survenue de formes héréditaires dans 5 à 10 % des CaP. MÉTHODES : Une étude génétique portant sur 47 familles Françaises et Allemandes, a été réalisée, incluant 122 patients et 72 sujets considérés comme sains après dosage du PSA. Cette étude a été conduite par analyse de liaison portant sur 364 marqueurs microsatellites répartis sur tout le génome (en moyenne tous les 10 cM.).
RÉSULTATS : Les analyses de liaison paramétriques et non paramétriques ont permis l'identification d'un locus sur le chromosome 1q 42.2-43, qui pourrait être porteur d'un gène prédisposant au CaP (bâptisé PCaP). La localisation primaire a été confirmée par plusieurs marqueurs, en utilisant 3 modèles génétiques différents. Le LOD score maximum (probabilité de liaison entre le locus et la maladie) en analyse bi-point atteignait 2.7 pour le marqueur D1 S2785. L'analyse multipoint paramétrique et non paramétrique a permis d'obtenir un HLOD score et un NPL score respectivement de 2.2 et 3.1 (avec P=0.001). L'analyse d'hétérogénéité avec calculs de LOD scores en analyse multi-point a permis d'estimer jusqu'à 50 % la proportion de CaP héréditaires en rapport avec ce locus, avec une probabilité d'hétérogénéité de 157/1. De plus, l'étude d'un sous-groupe de 9/47 familles caractérisées par un CaP à début précoce (avant l'âge de 60 ans), a confirmé la très forte probabilité de localisation d'un gène de prédisposition sur le locus 1q42.2-43 pour ces familles (LOD score multi-point et un NPL score respectivement de 3.31 et 3.32 avec P=0.001).
CONCLUSION : La localisation de gènes de prédisposition permet d'envisager à moyen terme, l'identification au sein des familles des sujets ayant hérité de l'anomalie génétique et donc à haut risque de CaP. Il sera alors possible de réaliser un dépistage ciblé du CaP afin de réaliser un diagnostic le plus précoce possible.

OBJECTIVES : To conduct genetic linkage analysis in order to localize predisposition genes for hereditary prostate cancer (CaP), as various epidemiological studies have demonstrated a family aggregation in 15 to 25% of cases, and the development of hereditary forms in 5 to 10% of cases of CaP. MATERIAL AND METHODS : A genetic study on 47 French and German families included 122 patients and 72 subjects considered to be healthy after PSA assay. This study was conducted by linkage analysis of 364 microsatellite markers distributed throughout the genome (on average every 10 cM). RESULTS : Parametric and nonparametric linkage analysis identified a locus on chromosome 1q 42.2-43, which could be with a gene predisposing to CaP (called PCaP). The primary site was confirmed by several markers, using 3 different genetic models. The maximum LOD score (probability of linkage between the locus and the disease) on two-point analysis was 2.7 for the D1S2785 marker. Parametric and nonparametric multipoint analysis provided an HLOD score and an NPL score of 2.2 and 3.1, respectively (with P=0.001). Heterogeneity analysis with calculations of LOD scores by multipoint analysis estimated that up to 50% of hereditary CaPs were related to this locus, with a heterogeneity probability of 157/1. Analysis of a subgroup of 9/47 families characterized by early onset CaP (before the age of 60 years) confirmed the very high probability of localization of a predisposition gene at locus 1q42.2-43 for these families (multipoint LOD score and NPL score of 3.31 and 3.32, respectively; with P=0.001).
CONCLUSION : The identification of predisposition genes will eventually allow identification within certain families of those subjects who have inherited the genetic abnormality and who therefore present a high risk of CaP. It will then be possible to perform targeted screening of CaP in order to diagnose CaP as early as possible.

Mots clés:
prostate / Tumeur / génétique / Épidémiologie
Mots-clés:
prostate / tumor / genetics / epidemiology
Aspiration microchirurgicale des spermatozoïdes épididymaires (MESA), biopsie testiculaire et injection intra-cytoplasmique du spermatozoïde (ICSI) dans le traitement de l'infertilité masculine
Microsurgical epididymal sperm aspiration (MESA), testicular biopsy and intracytoplasmic sperm injection (ICSI) in the management of male infertility.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 696-702

OBJECTIF : Evaluer l'efficacité de l'ICSI couplée aux prélèvements des spermatozoïdes épididymaires ou testiculaires dans le traitement des couples avec un facteur masculin de stérilité.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 56 couples souffrant d'infertilité d'origine masculine ont bénéficié d'un traitement par 88 cycles d'ICSI, en association avec l'aspiration micro-chirurgicale du sperme épididymaire (MESA) : 62 cycles, ou d'un prélèvement des spermatozoïdes testiculaires : 26 cycles.
RÉSULTATS : Le taux de fécondation global était de 63% par ovocyte mature injecté. Dans le groupe MESA, le taux de fécondation était de 64% comparé à 61% dans le groupe spermatozoïdes testiculaires (p> 0,05). Le taux de grossesse global était de 26% par cycle d'ICSI. Les taux de grossesse étaient identiques dans les 2 groupes (p> 0,05) : 24% pour MESA et 32% pour les spermatozoïdes d'origine testiculaire. 9 grossesses (41%) ont été obtenues à partir des spermatozoïdes congelés épididymaires (6 cas) ou testiculaires (3 cas).
CONCLUSION : L'ICSI utilisant les spermatozoïdes épididymaires ou testiculaires offre des taux élevés de fécondation et de grossesse. Elle représente une alternative efficace dans le traitement des azoospermies sécrétoires ou excrétoires.

OBJECTIVE : To assess if ICSI using epididymal or testicular spermatozoa is effective in the treatment of couples with male factor infertility. MATERIAL AND METHODS : 56 couples suffering from male infertility underwent a total of 88 treatment cycles of ICSI, in combination with microsurgical epididymal sperm aspiration (MESA): 62 cycles, or testicular sperm retrieval : 26 cycles. RESULTS : Overall, fertilization rate was 63% per injected metaphase II oocyte. In MESA group, fertilization rate was 64% compared to 61% embryos in testicular sperm aspiration. The overall pregnancy rate was 26% per started ICSI cycle. Pregnancy rates were also similar in both group: 24% for MESA and 32 % for testicular sperm extraction. 9 pregnancy (41%) were obtained using cyopreserved epididymal sperm (6 cases) or testicular sperm (3 cases).
CONCLUSION : ICSI combined with epididymal or testicular sperm achieved a high fertilizaton and pregnancy rate. It constitutes an efficient alternative in the treatment of men suffering of testicular failure or azoospermia not amenable to surgical reconstruction.

Mots clés:
andrologie / infertilité / Azoospermie / traitement de l'infertilité / fécondation artificielle
Mots-clés:
andrology / Infertility / Azoospermia / infertility treatment / artificial fertilization
Chirurgie de la varicocèle : résultats sur la mobilité et la morphologie des spermatozoïdes.
Results of varicocele surgery on sperm mobility and morphology.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 703-706

BUTS : Etude des modifications engendrées par le traitement chirurgical de la varicocèle, tant au niveau des caractéristiques classiques du spermogramme qu'au niveau du spermocytogramme en utilisant la classification de Kruger.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Chez 159 patients infertiles porteurs d'une varicocèle gauche clinique, suspectée être le seul facteur étiologique de l'infertilité, l'analyse comparative de la concentration, de la mobilité et de la morphologie de la tête du spermatozoïde, a été réalisée sur le spermogramme avant et 6 mois après chirurgie.
RÉSULTATS : La mobilité et le pourcentage de spermatozoïdes avec une morphologie normale de la tête ont été significativement augmentés après traitement. Le pourcentage de spermatozoïdes avec une morphologie normale n'a été que faiblement amélioré, du fait de l'absence d1amélioration des anomalies du flagelle et de la pièce intermédiaire. Le nombre de grossesses menées à terme après traitement a été de 59, intéressant 41,1% des patients traités.
CONCLUSION : En cas d'infertilité, le traitement d'une varicocèle permet d'améliorer les paramètres du spermogramme et du spermocytogramme, en particulier les anomalies de la tête selon les critères stricts de Kruger. Le nombre de grossesses observées doit inciter à proposer le traitement de cette varicocèle, si celle-ci représente le seul élément clinique étiologique de l'infertilité.

STUDY
OBJECTIVE : This study evaluated the changes induced by surgical treatment of varicocele on the classical parameter of the sperm count as well as the parameters of Kruger1s classification. MATERIAL AND METHODS : Comparative analysis of sperm concentration, mobility and head morphology was performed on the sperm counts obtained before and 6 months after surgery in 159 infertile patients with clinical left varicocele, suspected of being the only aetiological factor for infertility. RESULTS : Sperm mobility and the percentage of spermatozoa with normal head morphology were significantly increased after treatment. The percentage of spermatozoa with normal morphology was only slightly improved, due to the absence of improvement of flagellar and intermediate segment abnormalities. Fifty-nine term pregnancies were obtained after treatment, corresponding to 41.1% of treated patients.
CONCLUSION : Treatment of varicocele in infertile patients can improve sperm count and morphology parameters, particularly abnormalities of the head according to Kruger1s strict criteria. The number of pregnancies observed argues in favour of the treatment of varicocele, when it constitutes the only aetiological factor for infertility.

Mots clés:
andrologie / varicocèle / infertilité / spermogramme
Mots-clés:
andrology / hydrocele / Infertility / spermiogram
Comparaison de la qualité de vie des patients traités pour cancer épidermoïde de la verge par chirurgie ou radiothérapie.
Quality of life in patients who have undergone surgical or radiotherapeutic treatment for squamous cancer of the penis.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 715-720

BUTS : Le but de ce travail a été d1étudier l'influence de la chirurgie (partielle ou radicale) et de la radiothérapie sur la qualité de vie des patients atteints d'un carcinome épidermoïde de verge. Quel impact doit avoir cette variation de qualité de vie sur le choix thérapeutique?
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Nous avons interrogé 17 patients vivants et indemnes de récidive (moyenne de suivi 69,43 mois) après traitement chirurgical ou radiothérapie pour cancer de la verge (émasculation : 2, amputation totale de la verge : 2, pénectomie partielle : 11, radiothérapie : 2).Tests utilisés : Questionnaire de Santé Générale (QSG - 12 par D. Goldberg); Echelle de Dépression et d1Anxiété (E.D.A.); Questionnaire des Problèmes Sociaux (QPS) et Questionnaire de Sexualité (Q.S.): Questionnaire APGAR Familial (QAF) et enfin le Questionnaire de Performance Status (ECOG).
RÉSULTATS : Trente cinq pour cent des patients présentaient une limitation de leur état de santé associée à des problèmes sociaux. Une anxiété excessive a été retrouvée chez 29,5% des patients et un syndrome dépressif chez 6%. La fonction sexuelle globale était altérée chez 76,5% des patients.
CONCLUSION : Il a été mis en évidence une altération de la qualité de vie chez les patients ayant subi une chirurgie radicale. La fonction sexuelle a été la composante la plus altérée, l'impact de la pathologie et de son traitement sur les autres domaines de qualité de vie sont moins significatifs.

OBJECTIVE : The purpose of our work is to examine how partially or totally radical surgery and radiotherapy can weigh on quality of life in patients with squamous carcinoma of the penis, considering whether quality of life can be a good criterion in treatment options. MATERIAL AND METHODS : We have interviewed 17 patients alive and disease-free (average follow-up 69.43 months) after surgical treatment or radiotherapy for cancer of the penis (emasculation, 2; total amputation of the penis, 2; partial penectomy, 11; radiotherapy, 2).Tests used : General Health Questionnaire (G.H.Q. - 12 by D. Goldberg); Hospital Anxiety and Depression Scale (H.A.D.S.); Social Problem Questionnaire (S.P.Q.); Overall Sexual Functioning Questionnaire (O.S.F.Q.); Family APGAR Questionnaire (F.A.Q.); Performance Status ECOG. RESULTS : Thirty-five per cent of the patients presented limitations in their state of health and social problems. Anxiety was evident in 29.5% of the patients and depression in 6%. The global sexual function was compromised in 76.5%.
CONCLUSION : The profile of quality of life resulted compromised in the patients who had undergone radical surgical treatment. The sexual function was the most altered component. The impact of the pathology and its treatment on the other domains of quality of life proved less significant.

Mots clés:
Pénis / Tumeur / amputation de verge / radiothérapie / Qualité de vie
Mots-clés:
penis / tumor / penile amputation / radiotherapy / Quality of life
Comparaison des propriétés biomécaniques de l'ancrage vaginal dans les suspensions du col vésical selon la technique de Burch et une technique percutanée.
Comparison of the biomechanical properties of vaginal fixation in bladder neck suspensions according to the Burch technique and a percutaneous technique.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 727-730

La suspension du col vésical ou colpopexie peut être réalisée par voie rétropubienne ou par voie percutanée transvaginale. Le taux de succès est plus élevé pour les interventions effectuées par voie rétropubienne. Une des hypothèses avancée mais non vérifiée est que la voie rétropubienne permet un ancrage vaginal de meilleur qualité que la voie percutanée. BUT : Le but de cette étude a été de comparer les propriétés biomécaniques de l'ancrage vaginal selon la technique de Burch et une technique percutanée (Vésica(r), Boston Scientific).
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Nous avons réalisé sur 6 cadavres non fixés (âge moyen 85 ans), avec le même fil, une suspension du col vésical selon Burch (2 points) à gauche et selon la technique percutanée Vésica(r) à droite. Les ancrages vaginaux ont été prélevés. L'épaisseur de pénétration des fils dans le vagin a été mesurée et un test de traction sur système informatisé (Lloyd Instruments, France) a été effectué sur les ancrages. La force de traction maximale avant rupture a été mesurée.
RÉSULTATS : Aucune différence significative n'a été mise en évidence pour l'ensemble des mesures.
CONCLUSION : Les ancrages vaginaux des suspensions du col vésical effectués selon la technique de Burch ou une technique percutanée (Vésica(r)) ont des propriétés biomécaniques équivalentes.

Bladder neck suspension or colposuspension can be performed via retropubic or percutaneous transvaginal approaches. A higher success rate is observed for retropubic procedures. One of the hypotheses proposed, but not yet verified, is that the retropubic approach allows better quality vaginal fixation than the percutaneous approach.
OBJECTIVE : The objective of this study was to compare the biomechanical properties of vaginal fixation according to the Burch procedure and according to a percutaneous technique (Vesica(r); Boston Scientific). MATERIAL AND METHODS : We performed bladder neck suspension according to the Burch technique (2 points) on the left and according to the Vesica(r) percutaneous technique on the right, on 6 fresh cadavres (mean age 8-5 years), using the same suture material. Vaginal fixations were subsquently excised. The depth of penetration into the vagina was measured and a computerized traction test (Lloyd Instruments, France) was performed on these fixations. The maximum force of traction before rupture was measured. RESULTS : No significant difference was demonstrated for any of the measurements.
CONCLUSION : Vaginal fixation of bladder neck suspension performed according to the Burch technique or via a percutaneous technique (Vesica(r)) present equivalent biomechanical properties.

Mots clés:
incontinence urinaire / chirurgie de l'incontinence urinaire / colposuspension / chirurgie à ciel ouvert / chirurgie laparoscopique
Mots-clés:
Urinary incontinence / urinary incontinence surgery / bladder neck suspension / open surgery / laparoscopic surgery
Corrélations entre cristalluries et composition des calculs.
Correlations between crystalluria and composition of calculi.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 633-641

La fragmentation des calculs par les méthodes de lithotritie endo ou extracorporelle dépend en partie de la nature du calcul. Les complications qui peuvent résulter d'une mauvaise fragmentation justifient que l'on essaie de préciser la composition du calcul avant de le traiter. Les explorations radiologiques peuvent orienter vers sa nature chimique mais restent souvent insuffisantes. BUTS : Vérifier si la cristallurie peut aider à prédire la composition du calcul pour orienter le choix du traitement urologique.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Nous avons étudié les urines du réveil de 75 patients non traités recueillies 72 heures avant traitement chirurgical de leur calcul et comparé la composition de celui-ci, déterminé par spectrophotométrie infrarouge, aux phases cristallines identifiées dans les urines après conservation à +4°C pendant 48 heures.
RÉSULTATS : Les résultats ont montré que la fréquence de cristallurie était très élevée (97,3%). L'espèce cristalline la plus fréquente était la weddellite, suivie de la carbapatite (33,1%) et de la whewellite (23,1%). La comparaison des cristalluries et des calculs a montré que la weddellite était majoritaire ou présente en fortes proportions dans 68% des calculs lorsque la cristallurie était pure ou majoritaire en weddellite. Inversement, en présence de cristaux de whewellite dans les urines, on observait des calculs majoritaires en whewellite dans 88,9% des cas. De même, les calculs contenant de la struvite s'accompagnaient d'une cristallurie de struvite et de carbapatite dans 85,7% des cas.
CONCLUSION : Ces résultats montrent que l'étude de la cristallurie, réalisée avant le traitement urologique, peut aider le clinicien à prédire la nature cristalline du calcul à traiter et peut donc être utile pour orienter le choix thérapeutique.

The successful fragmentation of kidney stones by means of extracorporeal shock wave lithotripsy partly depends on stone composition. In case of incomplete or coarse fragmentation, multiple urological procedures following ESWL may be necessary for removal of obstructive fragments.It is difficult to be sure that a given stone will be successfully destroyed. X-ray examinations before treatment are useful to classify calculi as calcium stones or not. Nevertheless, such investigations are often not sufficient to identify the main crystalline phases which form the stone and that can make it either resistant or friable to ESWL.Objective : The aim of this study was to compare crystalluria and stone composition in patients with kidney calculi.Material and Methods : Seventy-five untreated patients (54 males, 21 females) were included. Their first morning urine was collected three days before surgical removal of the stone. Urine samples were kept at 4°C during 48 hours before examination.Results : Crystalluria occurred in 97.3% of urine specimens. Weddellite was the most frequent crystalline species found in urine (66.2%), followed by carbapatite (33.1%) and whewellite (23.1%). When compared to stone composition, crystalluria was mainly made of weddellite in urines from 68% of patients with weddellite-rich calculi. Stones from patients presenting with whewellite crystals in urine were mainly composed of whewellite in 88.9% of cases. Struvite stones were associated with struvite and carbapatite crystalluria in 85.7% of cases.Conclusion : Crystalluria studies could be of clinical interest to predict the main crystalline phase of calcium-containing stones in order to define the best procedures for stone removal.

Mots clés:
Lithiase / composition chimique du calcul
Mots-clés:
stones / chemical composition of calculus
Endométriose pelvienne avec atteinte urologique. Principes thérapeutiques : à propos de 2 cas.
Pelvic endometriosis with urological involvement. Therapeutic principles based on 2 cases.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 750-755

Nous rapportons deux cas cliniques d'endométriose vésico-pelvienne. Les signes fonctionnels urinaires et l'aspect radiologique de l'endométriose localisée à la vessie sont peu spécifiques, l'examen anatomo-pathologique de la pièce fait le diagnostic. Nous préciserons l'approche thérapeutique avec l'enjeu d'une prise en charge chirurgicale radicale afin d'éradiquer l'endométriose, la plus conservatrice possible afin de permettre une nouvelle grossesse, la place de la chirurgie urologique associée à un traitement médical par analogue LH-RH.

The authors report 2 clinical cases of vesicopelvic endometriosis. The urinary symptoms and the radiological appearance of endometriosis of the bladder are nonspecific. The diagnosis was established by histological examination of the resection specimen. The authors describe the therapeutic approach based on radical surgery designed to eradicate the endometriosis, while remaining as conservative as possible in order to allow subsequent pregnancy, and the place of urological surgery combined with medical treatment with LHRH analogue.

Mots clés:
bassin / Vessie / endométriose
Mots-clés:
pelvis / bladder / endometriosis
Epidémiologie du cancer de la prostate familial : bilan à 4 ans des études françaises.
Epidemiology of familial prostate cancer: 4-year assessment of French studies.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 672-679

BUTS : (1) Déterminer la fréquence des formes familiales de cancer de la prostate (CaP) (au moins 2 cas) et héréditaires, (2) préciser les résultats en fonction de l'âge au diagnostic des patients. En effet différentes études épidémiologiques ont mis en évidence une possible agrégation familiale du CaP dans environ 15 à 25% des cas. L'étude de ségrégation familiale de Carter (P.N.A.S. 1992, 89, 3367-71) a montré qu'une prédisposition génétique, à transmission autosomique dominante, pourrait être à l'orgine de 9% de l'ensemble des cancers de la prostate.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Nous avons effectué une étude systématique des généalogies de patients atteints de CaP nouvellement diagnostiqués ou suivis pour des CaP connus dans 3 centres urologiques français, à partir de questionnaires remplis par les patients. Par extension, une collecte nationale de familles avec au moins 2 CaP a permis d'identifier les familles à forme héréditaire. Ont été considérés comme héréditaires les cas pour lesquels il existait au moins : un CaP chez 3 parents du 1er degré, ou encore 3 cas sur 3 générations dans la même branche familiale (paternelle ou maternelle), ou enfin 2 cas précoces avant 55 ans. L'analyse statistique a été réalisée en utilisant le test de régression logistique univariée entre le statut familial et le centre médical ou l'âge au diagnostic du patient.
RÉSULTATS : A partir de juillet 1994, nous avons inclus dans l'étude systématique : 801 patients (tous stades confondus), 110 patients (13,7%) ont été exclus (refus de participation, âge avancé). Pour les 691 familles étudiées (Brest : 225, Nancy : 249, Paris-Saint Louis : 217), nous avons respectivement observé : 32 (14,2%), 29 (11,6%), 37 (17,1%) formes familiales au total (moyenne : 14,2%) et 11 (4,9%), 6 (2,4%), 8 (3,7%) formes héréditaires (moyenne : 3,6%) (différences entre les centres non significatives). De plus, l'analyse des résultats en fonction de l'âge au diagnostic du CaP a montré une fréquence de formes familiales (différence significative) et héréditaires (limite de significativité) plus élevée pour les CaP survenant à un plus jeune âge (avant 65 ans). La collection nationale a permis de collecter un total de 624 formes familiales de CaP dont 236 (37,8%) de formes héréditaires, 115 familles étant informatives pour étude de liaison génétique.
CONCLUSION : Ces résultats confirment les données d'études antérieures observant environ 15 à 25% de formes familiales de CaP, et 5 à 10% de formes héréditaires. De même, l'étude systématique a confirmé la survenue plus précoce des CaP à prédisposition génétique. Ces données incitent donc à rechercher systématiquement les antécédents familiaux de CaP afin de proposer dans les familles concernées un dépistage ciblé des sujets à risque et d'intensifier l'identification des formes héréditaires pour rechercher les gènes impliqués.

OBJECTIVES : (1) To determine the frequency of familial (at least 2 cases) and hereditary forms of prostate cancer (CaP), (2) to define the results according to the patient's age at diagnosis, as various epidemiological studies have demonstrated a possible familial aggregation of CaP in about 15 to 25% of cases. Carter's familial segregation study (P.N.A.S. 1992, 89, 3367-71) showed that a genetic predisposition, with autosomal dominant transmission, could be responsible for 9% of all cases of prostate cancer. MATERIAL AND METHODS : We conducted a systematic genealogy study of patients suffering from newly diagnosed CaP or followed for known CaP in 3 French urological centres, by means of questionnaires completed by the patients. Subsequently, a national collection of families with at least 2 cases of CaP identified families with hereditary forms of CaP. Hereditary cases were considered to be those presenting at least: one CaP in three 1st degree relatives, or 3 cases over 3 generations in the same branch of the family (paternal or maternal), or finally 2 early cases before the age of 55 years. Statistical analysis used the univariate logistic regression test between family status and the medical centre or the patient's age at diagnosis. RESULTS : From July 1994 onwards, we included 801 patients (all stages combined) in the systematic study and 110 patients (13.7%) were excluded (refusal to participate, advanced age). For 691 of the families studied (Brest: 225, Nancy: 249, Paris St Louis: 217), we observed 32 (14.2%), 29 (11.6%), 37 (17.1%) of familial forms (mean: 14.2%) and 11 (4.9%), 6 (2.4%), 8 (3.7%) of hereditary forms (mean: 3.6%), respectively (no significant differences between centres). Analysis of the results according to age at diagnosis of CaP also showed a higher incidence of familial (significant difference) and hereditary forms (limit of significance) for CaP occurring at a younger age (before 65 years). The national collection collected a total of 624 familial forms of CaP, including 236 (37.8%) cases of hereditary forms; 115 families were informative for the genetic linkage study.
CONCLUSION : These results confirm the data of earlier studies, revealing about 15 to 25% of familial forms of CaP and 5 to 10% of hereditary forms. Similarly, the systematic study confirmed the earlier onset of CaP in patients with a genetic predisposition. These data therefore encourage systematic questioning of patients for a family history of CaP in order to propose targeted screening of high-risk subjects in the families concerned and to intensify identification of hereditary forms in order to investigate the genes involved.

Mots clés:
prostate / Tumeur / génétique / Épidémiologie
Mots-clés:
prostate / tumor / genetics / epidemiology
Etude de l'immuno-marquage des adénocarcinomes rénaux, avec et sans thrombose de la veine rénale, par l'anticorps Ki67.
Study of monoclonal antibody Ki67 immunolabelling of renal cell carcinomas with and without renal vein thrombosis.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 649-654

BUTS : Ce travail a pour but de comparer l'index de prolifération (immunomarquage par l'anticorps monoclonal Ki67 MIB-1) des adénocarcinomes rénaux à cellules claires en fonction de la présence ou non d'un thrombus veineux rénal. L'analyse du nombre de noyaux Ki67 positifs permet d'évaluer l'agressivité tumorale des populations cellulaires de ces différents carcinomes (tumeur sans thrombus, tumeur avec thrombus et thrombus tumoral).
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Vingt trois adénocarcinomes rénaux à cellules claires avec thrombus de la veine rénale ont été appariés, en fonction du grade de Furhman (1er degré), de la taille de la tumeur (2ème degré) et de l'âge du patient (3ème degré), à 23 adénocarcinomes rénaux qui ne présentaient pas d'embol vasculaire à l'histologie. Un immuno-marquage par l'anticorps monoclonal MIB-1 a été réalisé sur les 69 pièces inclues en paraffine : 23 tumeurs avec thrombose, 23 thrombus tumoraux correspondant et 23 tumeurs sans embol vasculaire.
RÉSULTATS : Une corrélation entre le grade de Furhman et le pourcentage de noyaux immuno-marqués a été retrouvée (moyenne : 2,67% pour les tumeurs de bas grade et 14,34% pour les tumeurs de haut grade). Il n'existe pas de différence de marquage entre les deux populations de tumeur primitive (avec thrombus/sans embol). Les tumeurs primitives ont un marquage au Ki67 significativement inférieur à leur thrombus tumoral propre (2,47% en moyenne contre 10,3%, p CONCLUSION : Cette étude montre qu'il n'existe pas de différence d'indice de prolifération entre les tumeurs présentant un thrombus veineux tumoral et celles n'ayant aucun embol vasculaire histologique. Il apparaît par contre une différence de prolifération entre la tumeur primitive et son propre thrombus qui présente, en effet, un immuno-marquage statistiquement plus élevé. Cette constatation laisse supposer que le thrombus possède plus de cellules en division que la tumeur primitive, c'est-à-dire a un temps de doublement inférieur.

OBJECTIVES : The objective of this study was to compare the proliferation index (immunolabelling by monoclonal antibody Ki67 - MIB-1) of renal cell carcinomas as a function of the presence or absence of renal vein thrombus. Analysis of the numbers of Ki67-positive nuclei can be used to assess the degree of aggressiveness of the cell populations of these various carcinomas (tumour without thrombus, tumour with thrombus and neoplastic thrombus). METHODS : Twenty three renal cell carcinomas with renal vein thrombus were matched for Furhman grade (1st degree), tumour volume (2nd degree) and the patient's age (3rd degree) with 23 renal cell carcinomas not presenting any vascular embolus on histology. Monoclonal antibody MIB-1 immunolabelling was performed on 69 paraffin-embedded specimens: 23 tumours with thrombosis, the 23 corresponding neoplastic thrombi and 23 tumours without vascular embolus. RESULTS : A correlation between Furhman grade and the percentage of immunolabelled nuclei was observed (mean: 2.67% for low-grade tumours and 14.34% for high-grade tumours). No labelling difference was observed between the two populations of primary tumours (with thrombus/without embolus). Primary tumours presented significantly weaker Ki67 labelling than their corresponding neoplastic thrombus (mean of 2.47% versus 10.3%, pCONCLUSION : This study shows that ther is no difference of the proliferation index between tumours with neoplastic venous thrombus and those with no histological vascular embolus. However, a difference of proliferation index was observed between the primary tumour and its corresponding thrombus, which presented a statistically higher immunolabelling. This finding suggests that the thrombus possesses more dividing cells than the primary tumour, i.e. has a shorter doubling time.

Mots clés:
Rein / Tumeur / veine cave / thrombus / marqueur tumoral
Mots-clés:
Kidney / tumor / vena cava / thrombus / tumor marker
Evolution des indications et des résultats histologiques et biologiques de la prostatectomie radicale.
Changing indications and histological and laboratory results of radical prostatectomy.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 668-671

BUTS : Comparer dans deux groupes de patients opérés avant et après mai 1994, 1) l'incidence des marges positives après prostatectomie radicale, 2) l'incidence de l'élévation secondaire du PSA.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Nous avons recueilli et comparé des variables préopératoires (PSA, score Gleason sur les biopsies, biopsies positives de localisation apicale) et post-opératoires (nombre et localisation des marges positives, élévation secondaire du PSA) dans deux cohortes historiques de 115 et 67 patients ayant bénéficié d'une prostatectomie radicale par voie rétro-pubienne.
RÉSULTATS : Nous intervenons actuellement sur des tumeurs caractérisées par de moindres valeurs de PSA et une moindre proportion de biopsies apicales positives. A l'inverse la proportion de scores de Gleason élevés apparaît plus importante, bien que n'atteignant pas le seuil de signification statistique.La diminution par rapport à notre série initiale de l'incidence de marges chirurgicales et du taux d1échec biologique témoigne de l'amélioration des résultats carcinologiques. La place respective de l'amélioration des techniques et de l'évolution des indications reste à définir.
CONCLUSION : Nous montrons dans cette étude l'évolution dans le temps des indications opératoires et des résultats histologiques et biologiques. L'amélioration documentée des résultats carcinologiques est en partie liée à l'évolution des indications opératoires.

OBJECTIVES : To compare : 1) the incidence of positive resection margins after radical prostatectomy, 2) the incidence of secondary elevation of PSA, in two groups of patients operated before and after May 1994. METHODS : We collected and compared preoperative (PSA, Gleason score on biopsies, positive apical biopsies) and postoperative variables (number and site of positive margins, secondary elevation of PSA) in two historical cohorts of 115 and 67 patients undergoing retropubic radical prostatectomy. RESULTS : We currently operate on tumours characterized by lower PSA values with a smaller proportion of positive apical biopsies. Inversely, the proportion of high Gleason scores appears to be greater, although the difference is not statistically significant.The decreased incidence of positive resection margins and PSA failure rate compared to our initial series reflects the improvement of the oncological results. The respective place of improvement of techniques and changing indications has yet to be defined.
CONCLUSION : This study demonstrates the changing operative indications and histological and laboratory results over time. The documented improvement of oncological results is partly related to the progress in surgical indications.

Mots clés:
prostate / Tumeur / prostatectomie radicale / histo-pronostic
Mots-clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / histoprognosis
Exceptions à la règle de ne pas opérer les dysplasies rénales multikystiques de l'enfant.
Exceptions to the rule concerning conservative management of polycystic renal dysplasia in children.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 734-738

Nous rapportons trois observations de dysplasies rénales multikystiques (DMK) de diagnostic anténatal, associées à des anomalies urétérales et déférentielles homolatérales ayant nécessité une exploration chirurgicale. Le diagnostic ante et postnatal d'une dysplasie multikystique rénale relève de l'échographie. La recherche du reflux vésico-urétéral associé est recommandée et impose une cystographie rétrograde. L'involution naturelle des DMK a encouragé une approche conservatrice .Les auteurs insistent sur la nécessité d'une analyse échographique plus précise en période antenatale et en postnatale du bas appareil urinaire et génital, afin d'identifier un abouchement urétéral anormal, qui constitue la cause de la dysplasie. La dysplasie étant prédominante et seule reconnue en antenatal, il est probable que des anomalies du bas appareil qui lui sont associées, puissent ne pas être identifiées à la naissance. La meilleure connaissance et la découverte néonatale des malformations associées du bas appareil sont à notre sens de nature à réviser, dans un certain nombre de cas, l'attitude systématique non interventionniste actuelle.

The authors report three cases of antenatally diagnosed polycystic renal dysplasia (PRD) associated with homolateral anomalies of the ureter and vas deferens requiring surgical exploration. The antenatal and postnatal diagnosis of polycystic renal dysplasia is based on ultrasound. It is recommended to look for associated vesicoureteric reflux by retrograde cystography. Conservative management is advised due to the natural involution of PRD. The authors emphasize the need for a more detailed ultrasound analysis of the lower genitourinary tract during the antenatal and postnatal period in order to identify an abnormal ureteric orifice, constituting the cause of the dysplasia. As dysplasia is predominant and the only anomaly detected on the antenatal examination, the associated lower tract anomalies will probably only be identified at birth. A better understanding and neonatal detection of associated lower urinary tract malformations probably justify a review of the current, systematic conservative approach, in a certain number of cases.

Mots clés:
malformation rénale / multikystose / malformation de la voie urinaire supérieure / Enfant
Mots-clés:
renal malformation / polycystic disease / upper urinary tract malformation / child
Fistules artérioveineuses rénales intraparenchymateuses congénitales.
Congenital intraparenchymal renal arteriovenous fistulas.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 742-746

Nous rapportons un cas de FAV (fistule artérioveineuse) rénale congénitale survenant chez un adulte jeune et se révélant par une hématurie massive.Cette pathologie rare nécessite une collaboration entre l'urologue et le radiologue pour la prise en charge diagnostique et thérapeutique. L'examen clé est l'artériographie rénale permettant une embolisation sélective de la lésion. La place de la chirurgie conventionnelle est réduite aux échecs de l'embolisation.

The authors report a new case of congenital renal arteriovenous fistula (AVF) in a young adult, who presented with gross haematuria. The diagnosis and treatent of this rare disease required collaboration between the urologist and radiologist. The key examination is renal arteriography, allowing selective embolization of the lesion. Conventional surgery now has a usually limited place, following failure of embolization.

Mots clés:
malformation rénale / Fistule artério-veineuse / Embolisation
Mots-clés:
renal malformation / Arteriovenous fistula / Embolization
Forme familiale d'urétérocèle sur duplicité : deux soeurs et leur père.
Familial form of ureterocele with double ureter : two sisters and their father.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 747-749

La duplicité urétérale est une malformation congénitale fréquente et la présence d'une urétérocèle sur l'uretère du pyélon supérieur est une association qui n'est pas exceptionnelle. L'anomalie est habituellement diagnostiquée chez l'enfant par urographie intraveineuse ou échographie. Qu'une telle lésion soit retrouvée parmi différents membres d'une même famille est rarissime puisque seuls quelques cas ont été publiés dans la littérature. Notre observation tire son intérêt du fait que trois membres de la famille présentent l'anomalie et que c'est le père qui en est atteint et non pas la mère, comme ce fut le cas dans deux autres publications.

Double ureter is a frequent congenital malformation and the presend of a ureterocele on the ureter draining the superior renal pelvis is a not exceptional association. The abnormality is usually diagnosed in children by intravenous urography or ultrasound. It is extremely rare to find such a lesion in different members of the same family, as only a few cases have been published in the literature. Our case is original in that three members of the family presented the abnormality and it was the father who was affected, rather than the mother, as in the cases reported in the other two publications.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire supérieure / urétérocèle / génétique
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / Ureterocele / genetics
Gangrène de Fournier étendue à la totalité du scrotum : traitement par excisions chirurgicales itératives multiples, colostomie de dérivation, triple antibiothérapie et réanimation post-opératoire.
Fournier's gangrene involving all of the scrotum : treatment by multiple repeated surgical excisions, diversion colostomy, triple combination antibiotic therapy and postoperative intensive care.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 721-726

BUTS : Décrire et analyser les modalités thérapeutiques proposées pour traiter les patients atteints de gangrène de Fournier étendue à la totalité du scrotum.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Quatre patients ayant des lésions macroscopiquement identiques de gangrène de Fournier étendue à la totalité du scrotum ont été pris en charge par débridement chirurgical large, colostomie de dérivation, triple antibiothérapie, transfert en réanimation chirurgicale, réinterventions itératives multiples sous anesthésie pour excision des tissus atones puis greffe de peau en filet. La colostomie était refermée à 4 mois.
RÉSULTATS : Tous les patients étaient vivants après la couverture cutanée. Trois d'entre eux ont été revus 2 mois après le rétablissement de continuité digestive en bon état général avec un résultat esthétique satisfaisant. Le quatrième est perdu de vue. Le nombre moyen de réintervention a été de 6,5 par patient. La durée moyenne de séjour en réanimation a été de 9,5 semaines.
CONCLUSION : Le choix d'un traitement lourd dépend de l'étendue des lésions. En cas d'atteinte de la totalité du scrotum, les excisions chirurgicales répétées et la colostomie systématique, associées aux autres éléments du traitement, nous semblent nécessaires à la prise en charge de cette maladie dont le pronostic reste grave.

OBJECTIVES : To describe and analyse the proposed therapeutic modalities to treat a series of patients suffering from Fournier's gangrene involving the entire scrotum. MATERIAL AND METHODS : Four patients with macroscopically identical lesions of Fournier's gangrene involving the entire scrotum were managed by wide surgical debridement, diversion colostomy, triple combination antibiotic therapy, transfer to surgical intensive care, multiple repeated operations under general anaesthesia for excision of atonic tissues and mesh skin grafts. The colostomy was closed after 4 months. RESULTS : All patients survived after skin cover. Three of them were reviewed 2 months after restoration of gastrointestinal continuity and presented a good general status with a satisfactory esthetic result. The fourth patient was lost to follow-up. The mean reoperation rate was 6.5 per patient. The mean intensive care stay was 9.5 weeks.
CONCLUSION : The choice of intensive treatment depends on the extent of the lesions. When the entire scrotum is involved, repeated surgical excisions and systematic colostomy, combined with the other treatment modalities appear to be necessary to manage this disease, which still has a serious prognosis.

Mots clés:
Infection / scrotum / gangrène de Fournier
Mots-clés:
infection / Scrotum / Fournier's gangrene
Instillations intravésicales de capsaïcine en urologie. Des principes pharmacologiques aux applications thérapeutiques.
Intravesical instillations of capsaicin in urology : from pharmacological principles to therapeutic applications.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 615-632

La capsaïcine est un neurotoxique spécifique des fibres afférentes vésicales amyéliniques de type C, impliquées dans la transmission des influx douloureux et la réorganisation des réflexes mictionnels en pathologie. L'existence d'afférents sensibles aux substances vanilloïdes dans la vessie humaine suggère l'intérêt potentiel des instillations intravésicales de capsaïcine chez les patients présentant une symptomatologie d'hypersensibilité vésicale ou d'hyperactivité vésicale.Dix études cliniques documentent l'efficacité et la tolérance d'un protocole d'instillation vésicale de capsaïcine chez 200 patients présentant des troubles du bas appareil urinaire d'origine neurologique ou non. L'objectif de cette revue est d'analyser ces différentes publications afin de préciser les indications et les conditions pratiques d'utilisation intravésicale de capsaïcine.L'intérêt de la capsaïcine intravésicale lors d'hyperactivité vésicale neurologique est clairement démontré. Dans les indications non neurologiques, la diversité des protocoles d'instillation et l'hétérogénéité des données d'évaluation grèvent l'analyse des résultats. La capsaïcine itérative à faible dose semble intéressante dans l'hypersensibilité vésicale mais le bénéfice de la capsaïcine se révèle incertain lors d'instabilité vésicale idiopathique. Des effets secondaires transitoires surviennent quasi-systématiquement après capsaïcine intravésicale. La tolérance histologique locale s'avère satisfaisante à court et moyen terme mais nécessite d'être documentée à long terme.

Capsaicin is a specific neurotoxin for type C nonmyelinated vesical afferent fibres involved in the transmission of nociceptive stimuli and reorganization of voiding reflexes in disease. The presence of afferents sensitive to vanilloid substances in the human bladder suggests the potential value of intravesical instillations of capsaicin in patients with symptoms of bladder hypersensitivity or bladder hyperactivity. Ten clinical trials document the efficacy and safety of vesical instillation of capsaicin in 200 patients with neurological or non-neurological lower urinary tract symptoms. The objective of this review is to analyse these various publications in order to define the indications and practical conditions of intravesical instillation of capsaicin. The value of intravesical capsaicin in neurogenic bladder hyperactivity has been clearly demonstrated. In non-neurological indications, the diversity of instillation protocols and the heterogeneity of the evaluation parameters complicate analysis of the results. Repeated low-dose capsaicin appears to be useful in bladder hyperactivity, but the value of capsaicin is uncertain in idiopathic detrusor instability. Transient adverse effects are almost systematically observed after intravesical capsaicin. The short-term and medium-term local histological safety appears to be satisfactory, but needs to be documented in the long-term.

Mots clés:
Neuro-urologie / vessie neurologique / instabilité / capsaïcine
Mots-clés:
neurourology / Neurogenic bladder / instability / capsaicin
L'adénocarcinome rénal avec thrombus cave rétro-hépatique : place de la circulation extra-corporelle sur une série rétrospective de 10 cas.
Renal cell carcinoma with retrohepatic inferior vena caval thrombus : place of cardiopulmonary bypass based on a retrospective series of 10 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 642-648

INTRODUCTION : L'adénocarcinome rénal s'accompagne d'une extension thrombotique à la veine cave inférieure (VCI) dans 4 à 10% des cas. Depuis l'utilisation de la circulation extra-corporelle (CEC), la chirurgie du thrombus étendu est améliorée par la réduction des pertes sanguines, facilitant l'exérèse complète du rein, du thrombus et l'éventuelle réparation de la veine cave inférieure. OBJECTIFS : Analyser une série rétrospective de 10 cas et comparer les complications de la CEC et de la chirurgie conventionnelle par clampage direct.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : De Février 1985 à Décembre 1997, 413 patients ont été opérés d'un cancer du rein, dont 23 (5,6%) avaient un thrombus étendu à la veine cave. Dix de ces 23 thrombus caves étaient en situation rétro-hépatique. Le groupe I (5 patients) a été opéré sous CEC et hypothermie profonde à 16° (moyenne de l'arrêt : 30 minutes). Le groupe II (5 patients) a été opéré par chirurgie conventionnelle (CC) (moyenne du clampage : 12 minutes).
RÉSULTATS : Aucune différence sur les complications per-opératoires n'a été notée entre les deux groupes, mais 2 décès sont à déplorer dans le groupe II par décompensation respiratoire à 1 et 2 semaines post-opératoires.
CONCLUSION : Le niveau du thrombus dans la veine cave inférieure conditionne le mode de prise en charge vasculaire. L'existence d'un envahissement de la paroi cave reste difficile à prévoir en raison du manque de sensibilité des examens radiologiques. La CEC n'a pas entraîné dans cette série une majoration de la morbidité. Son utilisation dans les cancers du rein avec thrombus rétro-hépatique facilite le geste d'exérèse et permet une reconstruction cave en milieu exsangue.

INTRODUCTION : Renal cell carcinoma is accompanied by tumour thrombus in the inferior vena cava (IVC) in 4 to 10% of cases. Since the use of cardiopulmonary bypass (CPB), surgery for extensive thrombus has been improved by reduction of blood loss, facilitating complete resection of the kidney and thrombus and possible repair of the inferior vena cava. OBJECTIVES : To analyse a retrospective series of 10 cases and to compare the complications of CPB and conventional surgery by direct clamping. MATERIAL AND METHODS : From February 1985 to December 1997, 413 patients were operated for renal cancer, including 23 (5.6%) patients with tumour thrombus in the inferior vena cava. Ten of these 23 cases of inferior vena caval thrombus were retrohepatic. Group I (5 patients) was operated under CPB and profound hypothermia at 16°C (mean duration of bypass: 30 min). Group II (5 patients) was operated by conventional surgery (CS) (mean clamp time: 12 min). RESULTS : No difference in terms of intraoperative complications was observed between the two groups, but 2 deaths occurred in group II due to respiratory decompensation, 1 and 2 weeks postoperatively.
CONCLUSION : The level of the thrombus in the inferior vena cava determines the mode of vascular management. The presence of invasion of the inferior vena cava wall is difficult to predict because of the poor sensitivity of radiological examinations. CPB did not induce any excess morbidity in this series. The use of CPB in renal cancers with retrohepatic thrombus facilitates the resection procedure and allows inferior vena cava reconstruction in a bloodless environment.

Mots clés:
Rein / Tumeur / veine cave / thrombus / Néphrectomie élargie
Mots-clés:
Kidney / tumor / vena cava / thrombus / Radical nephrectomy
La microchirurgie vasculaire dans le traitement de l'insuffisance érectile d'étiologie vasculaire : expérience clinique à propos de 115 interventions effectuées selon deux techniques chirurgicales différentes
Vascular microsurgery in the treatment of vascular erectile insufficiency : clinical experience based on 115 operations performed according to two different surgical techniques.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 707-714

BUTS : Le traitement de l'insuffisance érectile vasculaire peut faire appel à la chirurgie en raison de la fréquente inefficacité des injections intra-caverneuses. La mise en place de prothèses péniennes est une solution définitive qui peut être évitée pour certains patients sélectionnés chez qui une chirurgie vasculaire peut être proposée. Toutefois, ce type de traitement reste controversé quant à ses modalités et à ses résultats. Nous avons donc évalué les résultats selon deux techniques distinctes.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Du 1er janvier 1985 au 31 décembre 1995, 114 patients ont été opérés, en raison d'une impuissance par incompétence veino-caverneuse pure dans 23 cas (20%) associée à une artériopathie dans 38 cas (46%) ou artérielle pure dans 39 cas (34%). L'âge moyen était de 47,5 ± 11 ans (extrêmes : 20 à 74). Ces patients étaient insuffisants érectiles depuis 3,3 ± 3 ans. Dans seulement 6 cas les tests d'érection pharmacologique avaient permis d'obtenir une érection rigide.Deux techniques ont été utilisées : le pontage termino-terminal entre l'artère épigastrique et l'artère dorsale de la verge (ADV), 44 cas, et l'artérialisation de la veine dorsale profonde de la verge (VDP), 71 cas.
RÉSULTATS : Les résultats globaux font état de 54 bons résultats (48%) définis par un retour à des érections normales permettant des rapports sexuels satisfaisants sans traitement complémentaire, 15 améliorations (14%) et 45 échecs (38%) avec un recul moyen de 18 mois (extrêmes : 3 à 120). Ces résultats sont équivalents en cas d'incompétence veino-caverneuse pure (65% de bons résultats) ou de pathologie artérielle associée (52% de bons résultats). Les résultats restent médiocres (31% de bons résultats) en cas de pathologie artérielle pure. Les résultats ne sont pas statistiquement influencés par l'âge ou par l1existence d'un diabète, d'un tabagisme ou d'une HTA. Dans les 3 types d'insuffisance érectile, artérielle, veino-caverneuse ou mixte, l'artérialisation de la VDP donne de meilleurs résultats que le pontage artério-artériel. Cependant cette différence n'est statistiquement significative que dans les incompétences veino-caverneuses pures. La morbidité de l'artérialisation de la VDP est marquée par un risque de syndrome d'hyperdébit de 21% (n=15) qui a imposé une reprise chirurgicale dans 77% des cas (n=11). Il est intéressant de noter que dans ce sous groupe 85% de bons résultats sur la fonction érectile ont été obtenus.
CONCLUSION : Les résultats obtenus dans cette série d'impuissance érectile d'origine vasculaire sont en faveur, quelle que soit l'étiologie de l'insuffisance érectile, d'une meilleure efficacité de l'artérialisation de la VDP par rapport au pontage artériel. Les mécanismes biologiques sous tendant ce meilleur résultat restent à préciser. Cette chirurgie devrait être de préférence réservée aux échecs des injections intra-caverneuses.

OBJECTIVES : The treatment of vascular erectile insufficiency may require surgery because of the high failure rate of intracavernous injections. Implantation of penile prostheses is a last resort which can be avoided in certain selected patients in whom vascular surgery can be proposed. However, the modalities and results of this type of treatment remain controversial. We therefore evaluated the results of two different techniques. MATERIAL AND METHODS : From 1st January, 1985 to 31st December, 1995, 114 patients were operated for impotence due to pure veno-cavernous incompetence in 23 cases (20%), associated with arterial disease in 38 cases (46%) or purely arterial insufficiency in 39 cases (34%). The mean age was 47.5 ± 11 years (range : 20 to 74). These patients had suffered from erectile insufficiency for an average of 33.3 ± 3 years. Pharmacological erection tests achieved rigid erection in only 6 cases. Two surgical techniques were used : end-to-end bypass graft between the epigastric artery and the dorsal artery of the penis (DAP) in 44 cases and arterialisation of the deep dorsal vein of the penis (DVP) in 71 cases. RESULTS : Overall, there were 54 good results (48%), defined by return of normal erections allowing satisfactory sexual intercourse without any complementary treatment, 15 improvements (14%) and 45 failures (38%) with a mean follow-up of 18 months (range : 3 to 120). These results were equivalent in the case of pure veno-cavernous incompetence (65% of good results) or associated arterial disease (52% of good results), but poorer results (31% of good results) were obtained in the case of pure arterial disease. The results were not statistically influenced by age or the presence of graft in all 3 types of erectile insufficiency, arterial, veno-cavernous or mixed. However, this difference was only statistically significant for pure veno-cavernous incompetence. The morbidity of arterialisation of the DVP was marked by high-flow syndrome in 21% of cases (n = 15), requiring surgical revision in 77% of cases (n = 11). Interestingly, 85% of good results on erectile function were obtained in this subgroup.
CONCLUSION : The results obtained in this series of vascular erectile impotence, regardless of the aetiology of erectile insufficiency, are in favour of the better efficacy of arterialisation of the DVP compared to arterial bypass graft. The biological mechanisms underlying this better result need to be elucidated.

Mots clés:
andrologie / dysérection / chirurgie vasculaire / micro-chirurgie
Mots-clés:
andrology / Erectile dysfunction / vascular surgery / microsurgery
La pyélonéphrite emphysémateuse : à propos d'un cas et revue de la littérature
Emphysematous pyelonephritis. Case report and review of the literature.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 739-741

A propos d'une observation et d'une revue de la littérature, les auteurs rappellent les caractères particuliers de la pyélonéphrite emphysémateuse. Cette affection rare et de pronostic fâcheux est d'un diagnostic clinique difficile. Le diagnostic positif repose sur la tomodensitométrie faite dans un contexte d'urgence. Le traitement de référence est la néphrectomie en urgence encadrée par une brève réanimation.

Based on a case report and a review of the literature, the authors describe the features of emphysematous pyelonephritis. This rare disease with a poor prognosis constitutes a difficult clinical diagnosis. The positive diagnosis is based on urgent computed tomography. The reference treatment is emergency nephrectomy in an intensive care context.

Mots clés:
Infection / Rein / Pyélonéphrite emphysémateuse
Mots-clés:
infection / Kidney / Emphysematous pyelonephritis
Les tumeurs calcifiées à grandes cellules de Sertoli : à propos d'un cas et revue de la littérature.
Large-cell calcifying Sertoli cell tumor : case report and review of the literature.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 756-759

Nous rapportons le cas d'un jeune homme de 22 ans présentant une tumeur du pôle inférieur du testicule gauche, évoluant depuis 4 mois, qui s'est révélée être une tumeur calcifiée à grandes cellules de Sertoli. Il s'agit d'un groupe rarissime de tumeurs des cordons sexuels du testicule présentant des particularités cliniques et anatomopathologiques propres.Ces tumeurs sont habituellement bénignes, surviennent dans les deux premières décades de la vie et peuvent être associées à des complexes dysplasiques ou à des endocrinopathies (complexe de Carney, syndrome de Peutz-Jeghers). Elles se présentent soit sous forme de tumeurs bilatérales et multifocales dans le cadre d'une association pathologique, soit sous forme unilatérale, sans association. Quelques formes malignes avec métastases ont été décrites.Le traitement classique est l'orchidectomie radicale par voie inguinale.

The authors report the case of a 22-year-old man presenting with a tumour of the lower pole of the left testis, present for 4 months, which proved to be a calcified Sertoli large cell tumour, an extremely rare group of sex cord tumours of the testis presenting specific clinical and histological features. These tumours are usually benign, occur during the first two decades of life and can be associated with dysplastic complexes or endocrinopathies (Carney's complex, Peutz-Jeghers syndrome). They present either in the form of bilateral, multifocal tumours in the context of a pathological association, or in the unilateral form, without association. Several malignant forms with metastases have been described. Conventional treatment is transinguinal radical orchidectomy.

Mots clés:
testicule / tumeur non germinale / tumeur rare
Mots-clés:
Testis / non germ cell tumor / rare tumor
Physiopathologie et évaluation de l'incontinence urinaire de la personne âgée non institutionnalisée.
Pathophysiology and evaluation of urinary incontinence in non-institutionalised elderly patients.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 760-766

La prévalence de l'incontinence urinaire augmente avec l'âge avec une prédominance de l'incontinence par instabilité vésicale. D'un point de vue physiopathologique, la survenue de l'incontinence chez la personne âgée peut s'expliquer par l'apparition de modifications histologiques et fonctionnelles de la vessie liées au vieillissement, par une augmentation de la diurèse nocturne au détriment de la diurèse diurne et enfin chez la femme par une diminution des pressions uréthrales. L'évaluation initiale est essentiellement clinique et doit comporter notamment une évaluation des pathologies associées et des prises médicamenteuses pouvant favoriser la survenue de l'incontinence, un calendrier mictionnel et une appréciation du volume résiduel post mictionnel.Parmi les examens complémentaires, seule la recherche d'une infection des urines par bandelette ou examen cytobactériologique des urines est indispensable en première intention, l'examen urodynamique étant réservé aux situations les plus complexes.

The prevalence of urinary incontinence increases with age, with a predominance of incontinence due to detrusor instability. The development of incontinence in an elderly person can be explained pathophysiologically by the development of age-related histological and functional alterations of the bladder, by increased nocturnal diuresis at the expense of diurnal diuresis and finally, in women, by a reduction of urethral pressure. The initial assessment is essentially clinical and must comprise evaluation of concomitant diseases and drugs likely to favour the development of incontinence, a voiding diary and assessment of the post-voiding residual volume. Only a test for urinary tract infection by dipsticks or urine culture constitutes an essential first-line complementary investigation, as urodynamic studies can be reserved for more complex situations.

Mots clés:
incontinence urinaire / physio-pathologie / personne âgée
Mots-clés:
Urinary incontinence / pathophysiology / elderly person
Risque de deuxième cancer non germinal après traitement d'un séminome testiculaire de stade I-II.
Risk of second non-germ-cell cancer after treatment of a stage I-II testicular seminoma.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 689-695

BUT : Mesurer l'incidence des seconds cancers d'origine non germinale (SCNG) chez les patients traités pour un séminome testiculaire de stade l-ll.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : L'étude porte sur 131 patients évaluables traités à l'lnstitut Claudius Regaud entre 1970 et 1990. Les modalités thérapeutiques, incluant le traitement de rattrapage de 6 patients ayant présenté une rechute, sont les suivantes : irradiation sous-diaphragmatique (IsousD) seule dans 55 cas, irradiation sous et susdiaphragmatique (IsousD+lsusD) dans 64 cas, irradiation et chimiothérapie (IC) dans 12 cas. Cinq patients ont été perdus de vue 4 mois à 14 ans après le primo-traitement (suivi moyen : 11 ans). L'incidence cumulative des SCNG a été comparée à l'incidence globale des cancers dans la population masculine du même âge établie grâce au Registre des Cancers du Tarn. Le risque relatif a été exprimé en Rapport d'lncidence Standardisé (SIR).
RÉSULTATS : L'incidence cumulée des SCNG est de 10,7% (14/131 patients). Le SIR est égal à 2,81 (pCONCLUSION : Le risque de SCNG est augmenté après IsousD+lsusD. Après IsousD seule, le risque de SCNG n'est pas majoré au terme d'un suivi médian de 6 ans, mais ce délai est trop court pour pouvoir tirer une conclusion définitive. Le risque de SCNG et particulièrement d'hémopathie semble augmenté par l'association de radiothérapie et de chimiothérapie

OBJECTIVE : To determine the incidence of second non-germ-cell cancers (SNGC) in patients treated for stage I-II testicular seminoma. MATERIAL AND METHODS : This study is based on 131 evaluable patients treated at the Institut Claudius Regaud between 1970 and 1990. Treatment modalities, including salvage therapy for 6 patients developing recurrence, were as follows: infradiaphragmatic irradiation (infraDI) only in 55 cases, infra- and supradiaphragmatic irradiation (infraDI+supraDI) in 64 cases, and irradiation and chemotherapy (IC) in 12 cases. Five patients were lost to follow-up 4 months to 14 years after primary treatment (mean follow-up: 11 years). The cumulative incidence of SNGC was compared to the overall cancer incidence in the age-matched male population reported in the Tarn Cancer Registry. The relative risk was expressed as the Standardized Incidence Ratio (SIR).Results : The cumulative incidence of SNGC was 10.7% (14/131 patients). SIR was equal to 2.81 (pCONCLUSION : The risk of SNGC is increased after infra DI+supraDI. The risck of SNGC after infraDI only is not increased with a median follow-up of 6 years, but this follow-up is too short to allow any definitive conclusions. The risk of SNGC and particularly haematological malignancy appears to be increased by the combination of radiothérapy and chemotherapy.

Mots clés:
testicule / tumeur germinale séminomateuse / radiothérapie / Chimiotherapie / Récidive
Mots-clés:
Testis / seminomatous germ cell tumor / radiotherapy / Chemotherapy / recurrence
Rôle des mini-urétéroscopes flexibles dans la pathologie du haut appareil urinaire.
Role of flexible mini ureteroscopes in upper urinary tract disease.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 655-661

BUTS : La prise en charge des pathologies du haut appareil urinaire a bénéficié de la miniaturisation des endoscopes. Notre but a été d'évaluer l'intérêt des mini urétéroscopes flexibles à visée diagnostique ou thérapeutique pour les lésions du haut appareil urinaire. PATIENTS ET MÉTHODES : 33 patients consécutifs (âge moyen: 49 ± 16 ans) ont eu en première intention une urétéroscopie flexible pour une pathologie du haut appareil urinaire. Il y avait 23 hommes. La lésion était : calcul : 21, lacune : 6, sténose : 3, hématurie : 2, cytologie urinaire positive : 1. Le siège était : rein et bassinet: 14, uretère : 19. Pour les 21 calculs, le siège était : calice : 5, bassinet: 1, lombaire: 8, iliaque : 3, pelvien : 4. Leur taille moyenne était 9,7 ± 4 x 5,3 ± 2,3 mm. 13 calculs avaient eu un échec d'un traitement précédent. 3 urétéroscopes flexibles de 7,5 Ch de marques différentes ont été utilisés.
RÉSULTATS : Tous les patients ont eu une anesthésie générale. 2 patients ont eu une urétéroscopie antégrade. La progression a été jugée difficile dans 5 cas dont les 2 cas antégrades. 13 calculs ont été fragmentés aux ondes hydro-électriques. La durée d'urétéroscopie a été 40 ±15 mn. La durée d'hospitalisation a été 2,8 ± 1 jour. Il n'y a pas eu de morbidité per et péri-opératoire. L'urétéroscopie a été considérée comme un succès dans 27 cas (82%) et un échec dans 6 cas (fragmentation : 3 cas et progression : 3 cas). 15 patients ont été revus à plus d' 1 mois (3 ± 2 mois), sans morbidité.
CONCLUSION : L'urétéroscopie avec les miniurétéroscopes souples est une technique diagnostique et thérapeutique efficace, reproductible et peu traumatique. Elle s'applique particulièrement aux lésions situées au dessus des vaisseaux iliaques. Ses indications sont les bilans diagnostiques, les calculs mais aussi les malformations et les sténoses du haut appareil.

INTRODUCTION : The management of upper urinary tract disease has been improved by miniaturization of endoscopes. Our objective was to assess the value of flexible mini-ureteroscopes for the diagnosis and treatment of upper urinary tract lesions. PATIENTS AND METHODS : 33 consecutive patients (mean age: 49±16 years; 23 men) underwent first-line flexible ureteroscopy for upper urinary tract disease, consisting of: stones: 21, filling defect: 6, stenosis: 3, haematuria: 2, positive cytology: 1 and situated in the kidney + renal pelvis: 14 or ureter: 19. The 21 stones were situated in: the calyx: 5, renal pelvis: 1, lumbar ureter: 8, iliac ureter: 3, pelvic ureter: 4. Their mean dimensions were 9.7±4 x 5.3±2.3 mm. Previous treatment had failed for 13 stones. There 7.5 F flexible ureteroscopes of various brands were used. RESULTS : All patients were operated under general anaesthesia. Antegrade ureteroscopy was performed in 2 patients. Advancement of the ureteroscope was considered to be difficult in 5 cases, including the 2 antegrade cases. 13 stones were fragmented by hydroelectric waves. The mean duration of ureteroscopy was 40±15 min. The mean hospital stay was 2.8±1 days. There was no intraoperative or perioperative morbidity. Ureteroscopy was considered to be successful in 27 cases (82%) and a failure in 6 cases: fragmentation: 3 and progression: 3. Fifteen patients were reviewed after more than one month (3±2 months) with no morbidity.
CONCLUSION : Ureteroscopy with flexible mini-ureteroscopes is an effective, reproducible and minimally traumatic diagnostic and therapeutic technique. It is particularly useful for lesions situated above the iliac vessels and is indicated for diagnostic assessment and stones, but also upper tract malformations and strictures.

Mots clés:
Rein / Uretère / examen endoscopique / Urétéroscopie / chirurgie endoscopique
Mots-clés:
Kidney / ureter / endoscopic examination / ureteroscopy / endoscopic surgery
Un cas de néphroblastome métastasé chez l'adulte d'évolution favorable sous cisplatyl, étoposide.
A case of adult Wilm's tumor with favorable evolution treated by cisplatyl, etoposide.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 731-733

Le néphroblastome est une tumeur exceptionnelle chez l'adulte. Son traitement associe la néphrectomie élargie, la polychimiothérapie et la radiothérapie. Le pronostic est péjoratif en raison d'un diagnostic tardif et d'une moindre efficacité de la chimiothérapie par rapport à l'enfant. Les différents protocoles de chimiothérapie et les indications de radiothérapie ne sont pas codifiés précisément en raison du peu de cas recensés. Nous rapportons un cas de néphroblastome chez l'adulte d1évolution favorable à 4 ans malgré une histologie défavorable, la présence de métastases pulmonaires et une rechute après une première chimiothérapie.

Wilm's tumor is exceptional in adulthood. Its treatment is based on radical nephrectomy, adjuvant chemotherapy and radiotherapy. The prognosis is poorer compared with children because adults present more frequently with advanced stages and chemotherapy has a moderate efficacy. The various protocols of chemotherapy and the indications of radiotherapy are not defined with precision, mainly due to the rarity of the disease. The authors report a case of adult Wilm1s tumor with a favorable evolution followed 4 years in spite of an unfavorable histology, lung metastases and a relapse after a first chemotherapy.

Mots clés:
Rein / tumeur rare / adulte / Chimiotherapie
Mots-clés:
Kidney / rare tumor / adult / Chemotherapy