Base bibliographique

Sommaire :

Amylose pseudo-tumorale de la vessie. A propos d'une observation
Pseudo-tumoral amylosis of the bladder : a one case presentation
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 565-568

Nous rapportons un cas d'amylose pseudo-tumorale localisée de la vessie chez un patient de 57 ans sans antécédent, révélée par des épisodes d'hématurie macroscopique. Le traitement a consisté en une simple résection des lésions. L'évolution a été marquée par deux récidives survenant à 4 ans et à 6 ans, traitées de la même manière. Le bilan clinique n'a pas révélé d'autre localisation de la maladie; l'immunoélectrophorèse des protéines sériques était normale. L'amylose pseudo-tumorale des voies excrétrices urinaires est une affection rare, de bon pronostic. Elle se manifeste le plus souvent par des épisodes d'hématurie macroscopique. L'examen endoscopique révèle la présence de masses pseudo-tumorales plurifocales sous-muqueuses jaunâtres, qui peuvent être biopsiées sans risque d'hémorragie cataclysmique. Un bilan clinique et biologique doit être réalisé de principe à la recherche d'une maladie générale ou d'une affection lymphoïde maligne. L'évolution est bonne, malgré la survenue fréquente de récidives. Le traitement doit être conservateur.

A 57 year-old patient with localized pseudo-tumoral amyloidosis of bladder is described. There was no past medical history. Hematuria was the main symptom. The treatment consisted in transurethral resection. Two recurrences occured at 4 and at 6 years which were also treated by resections. Clinical and biological evaluation was normal. Localized pseudo-tumoral amyloidosis of the urinary tract is a rare affection of good prognosis. Lesions present as pseudo-tumoral masses which can be biopsied without any risk of hematuria. Investigations are required to eliminate a generalized amyloidosis or a malignant lymphoproliferation. Treatment should be as conservative as possible.

Mots clés:
Vessie / tumeur rare / amylose / hématurie
Mots-clés:
bladder / rare tumor / amyloidosis / hematuria
Biopsies transrectales de prostate et infection. Antibiothérapie ou antibioprophylaxie?
2001
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 578-578
Mots clés:
prostate / Biopsie / complication iatrogène / infection génitale / antibiothérapie prophylactique
Mots-clés:
prostate / biopsy / iatrogenic complication / genital infection / Antibiotic prophylaxis
Colposuspension percutanée avec fixation au fibreux sus-pubien
Percutaneous colposuspension with fixation to the suprapubic fibrous tissue.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 524-528

BUTS : Les auteurs ont évalué, à long terme, une modification de la technique de l'intervention de Pereyra-Raz par création d'un point fixe au niveau du fibreux sus-pubien.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Nous rapportons une série de 38 patientes qui, malgré une rééducation pelvi-périnéale, présentaient une incontinence urinaire d'effort corrigée par la manoeuvre de Bonney. Le traitement a consisté en une colposuspension percutanée de type Peyrera-Raz modifiée par un amarrage supérieur des fils au plan fibreux sus-pubien. Le bilan pré-opératoire comportait un examen clinique et urodynamique. En post-opératoire, les patientes ont été revues régulièrement en consultation et une évaluation à long terme des résultats a été réalisée au moyen d'un questionnaire téléphonique.
RÉSULTATS : La modification technique n'a fait l'objet d'aucune difficulté particulière lors de sa réalisation et n'a entraîné aucune morbidité spécifique, qu'elle soit infectieuse ou douloureuse. Des autosondages postopératoires, d'une durée moyenne de 14 jours, ont été nécessaires chez 6 patientes. 9/38 (24%) ont présenté une récidive de leur incontinence dans les 6 premiers mois; une réintervention par fronde sous-uréthrale a permis la correction définitive des troubles. 29/38 (76%) étaient satisfaites ou très satisfaites du résultat de leur intervention avec un recul moyen de 3,2 ans, même si 6 d'entre elles présentaient des fuites minimes aux efforts très importants inhabituels.
CONCLUSION : La colposuspension percutanée modifiée par amarrage supérieur des fils au fibreux sus-pubien permet, tout en limitant la morbidité, un traitement efficace de l'incontinence urinaire d'effort dans 3/4 des cas, avec un recul moyen supérieur à 3 ans.

OBJECTIVES : The authors conducted a long-term evaluation of a modification of the Peyrera-Raz procedure by creation of a fixed point in the suprapubic fibrous tissue. MATERIAL AND METHODS : The authors report a series of 38 patients who, despite pelvi-perineal rehabilitation, presented urinary stress incontinence corrected by Bonney's manoeuvre. Treatment consisted of Peyrera-Raz percutaneous colposuspension modified by superior anchoring of the sutures to the suprapubic fibrous plane. Preoperative assessment consisted of clinical and urodynamic examination. Postoperatively, patients were regularly reviewed in the outpatients department and long-term evaluation of the results was performed by means of a telephone questionnaire. RESULTS : The technical modification did not introduce any particular practical difficulty or any specific infectious or painful morbidity. Postoperative self-catheterizations, for an average of 14 days, were required in 6 patients. 9/38 (24%) presented recurrence of their incontinence within the first 6 months; reoperation by a suburethral sling allowed definitive correction of the disorders. 29/38 (76%) were satisfied or very satisfied with the result of their operation with a mean follow-up of 3.2 years, although 6 of them presented minimal incontinence on very intense, unusual efforts.
CONCLUSION : Percutaneous colposuspension, modified by superior anchoring of the sutures to the suprapubic fibrous tissue, allows effective treatment of urinary stress incontinence with limited morbidity in 3/4 of cases, with a mean follow-up of more than 3 years.

Mots clés:
incontinence urinaire / chirurgie de l'incontinence urinaire / colposuspension / voie d'abord vaginale
Mots-clés:
Urinary incontinence / urinary incontinence surgery / bladder neck suspension / vaginal approach
Conduite à tenir devant une petite tumeur du rein asymptomatique de découverte fortuite
Management of an asymptomatic incidental small renal tumour.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 511-516

BUTS : La découverte fortuite des tumeurs rénales est de plus en plus fréquente. Toute petite tumeur du rein n'est pas obligatoirement un cancer. Le but de notre étude est de confronter les données radiologiques aux données anatomo-pathologiques et d'établir une démarche diagnostique et thérapeutique devant la découverte fortuite d'une petite tumeur rénale.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Etude rétrospective de 22 tumeurs rénales asymptomatiques, découvertes fortuitement, et mesurant moins de 5 cm de grand axe sur pièce d'anatomopathologie.
RÉSULTATS : La découverte de la tumeur est échographique dans 68% des cas. Tous nos malades ont été opérés permettant un examen anatomopathologique de la pièce opératoire. Il s'agit de 14 cancers, 4 angiomyolipomes, 2 adénomes et 2 kystes hémorragiques (à contenu épais). L'échographie met en évidence une tumeur hypoéchogène dans 13 cas, 11 parmi eux sont des cancers, et hyper-échogène dans les 7 autres cas, dont 4 angiomyolipomes, 2 cancers, et 1 adénome. La tomodensitométrie montre une tumeur hétérogène dans 12 cas; tous, sauf un, sont des cancers. Dans les 10 autres cas, dont 4 cancers, la tumeur est homogène. L'artériographie montre une tumeur hypervascularisée dans 3 cas, tous des cancers, et hypovascularisée dans 7 cas : 2 cancers, 2 adénomes, 2 angiomyolipomes de très petits volumes et un kyste hémorragique.
CONCLUSION : Malgré le développement de l'imagerie médicale, d'autres progrès sont à espérer pour résoudre les problèmes diagnostiques posés par certaines tumeurs rénales asymptomatiques découvertes fortuitement, en particulier pour les tumeurs homogènes au scanner et hypovascularisées à l'artériographie.

OBJECTIVE : The incidental discovery of renal tumours is increasingly frequent. All small renal tumours are not inevitably cancers. The objective of our study was to compare radiological and histological data and to establish a diagnostic and therapeutic approach to the incidental discovery of a small renal tumour. MATERIAL AND METHODS : Retrospective study of 22 incidentally discovered asymptomatic renal tumours, with a long axis of less than 5 cm on the pathology specimen. RESULTS : The tumour was discovered on ultrasound in 68% of cases. All patients were operated, allowing histological examination of the operative specimen, revealing 14 cancers, 4 angiomyolipomas, 2 adenomas and 2 haemorrhagic cysts (with thick contents). Ultrasound demonstrated a hypoechoic tumour in 13 cases, 11 of which were cancers, and a hyperechoic tumour in the other 7 cases, corresponding to 4 angiomyolipomas, 2 cancers, and 1 adenoma. Computed tomography showed a heterogeneous tumour in 12 cases, corresponding to a cancer in all but one case. The tumour was homogeneous in the other 10 cases, including 4 cancers. Arteriography showed a hypervascular tumour in 3 cases, all cancers, and a hypovascular tumour in 7 cases : 2 cancers, 2 adenomas, 2 very small angiomyolipomas and 1 haemorrhagic cyst.
CONCLUSION : Despite the development of medical imaging, further progress is required to resolve the diagnostic problems raised by certain incidentally discovered asymptomatic renal tumours, particularly tumours with a homogeneous appearance on CT scan and a hypovascular appearance on arteriography.

Mots clés:
Rein / Tumeur / diagnostic fortuit / imagerie / scanner
Mots-clés:
Kidney / tumor / incidental diagnosis / imaging / CT scan
Dysérection secondaire à une hyperprolactinémie. A propos de 13 cas
Erectile dysfunction secondary to hyperprolactinaemia. Report of 13 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 537-541

BUTS : Savoir quand et pour qui il faut doser la prolactinémie, quelle est la corrélation entre hyperprolactinémie et adénome hypophysaire, quelle est l'efficacité du traitement.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : De 1989 à 1996, 13 patients ont consulté pour troubles de l'érection associés à une hyperprolactinémie.
RÉSULTATS : L'âge moyen était de 47,5 ans. 10 patients se plaignaient d'une baisse de la libido. 3 patients avaient une gynécomastie. La prolactinémie s'échelonnait de 31,3 ng/ml à 1300 ng/ml. 7 patients avaient une testostéronémie inférieure à 4 ng/ml. 7 patients présentaient un micro ou macroadénome de la selle turcique découvert à l'IRM. Après traitement médicamenteux par la bromocriptine, la prolactinémie s'était normalisée chez tous les patients pour qui celle-ci a été dosée. 6 patients ont jugé que leur fonction érectile s'était rétablie. 5 des 6 patients n'ayant pas eu d'amélioration de leur fonction sexuelle avaient une pathologie associée pouvant expliquer l'impuissance.
CONCLUSION : L'hyperprolactinémie est une cause rare de dysérection mais qui doit être évoquée devant tout patient présentant une dysérection idiopathique associée à une baisse de la libido, une gynécomastie ou une baisse de la testostéronémie. Son traitement médicamenteux est efficace et l'IRM de la selle turcique recherchera un adénome hypophysaire.

Hyperprolactinemia is the cause of erectile dysfunction in less than 1% of cases. From 1989 to 1996, 13 patients consulted for erectile disorders associated with hyperprolactinemia. The mean age was 47.5 years. 10 patients complained of decreased libido. 3 patients had gynecomastia. Plasma prolactin levels ranged from 31.3 ng/ml to 1,300 ng/ml. 7 patients had a plasma testosterone less than 4 ml/ng. 7 patients had a micro- or macroadenoma of the sella turcica visualized by MRI. After drug treatment, plasma prolactin levels returned to normal in all patients in whom assays were performed. 6 patients considered that their erectile function was restored. 5 of the 6 patients with no improvement of their sexual function had a concomitant disease able to explain the impotence. Hyperprolactinemia is a rare cause of erectile dysfunction, but it must be considered in any patient presenting with idiopathic erectile dysfunction associated with decreased libido, gynecomastia, and decreased plasma testosterone. Drug treatment is effective and MRI of the sella turcica should be performed looking for a pituitary adenoma.

Mots clés:
andrologie / dysérection
Mots-clés:
andrology / Erectile dysfunction
Evaluation à long terme par la scintigraphie au DMSA-Tc 99 m des atteintes parenchymateuses rénales chez l'enfant après lithotritie extra-corporelle par ondes de choc
Long-term evaluation by DMSA-Tc 99m scintigraphy of renal parenchymal lesions in children after extracorporeal shock wave lithotripsy.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 502-506

BUTS : Cette étude évalue les effets à long terme de la lithotritie extra-corporelle par ondes de choc (LECOC) sur le parenchyme rénal chez l'enfant grâce à la scintigraphie au DMSA-Tc 99-m.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Entre novembre 1989 et avril 1997 vingt-trois enfants ont été traités pour calculs rénaux avec un lithotriteur SONOLITH 3000 (TECHNOMED Corp.). L'évaluation du traitement et de ses conséquences a reposé sur l'examen clinique, l'imagerie conventionnelle et sur la comparaison de scintigraphies rénales au DMSA-Tc-99 m faites la veille et au moins 6 mois après le traitement.
RÉSULTATS : Le taux de succès (calcul fragmenté et éliminé) a été de 90% à 6 mois. A long terme, au cours du suivi, aucune modification de la pression artérielle et de la fonction rénale n'a été observée. Les examens scintigraphiques n'ont pas mis en évidence de lésion parenchymateuse significative imputable au traitement.
CONCLUSION : La lithotritie extra-corporelle par ondes de choc est efficace chez l'adulte et le jeune enfant. Son innocuité sur le parenchyme rénal a été démontrée pour cette étude. L'évaluation de plus grandes séries avec l'utilisation d'autres lithotriteurs reste cependant nécessaire avant de conclure définitivement.

OBJECTIVES : This study evaluated the long-term effects of extracorporeal shock-wave lithotripsy (ESWL) on the renal parenchy ma of children using DMSA-Tc 99m scintigraphy. MATERIAL AND METHODS : Between November 1989 and April 1997, twenty-three children wee treated for renal stones using a SONOLITH 3000 lithotriptor (Technomed-Corp. Evaluation of treatment and its consequences was based on clinical examination, conventional imaging and comparison with DMSA-TC 99m renal scintigraphy performed the day before and at least 6 months after treatment. RESULTS : The sucess rate (fragmented and eliminated stones) was 90% at 6 months. Long-term follow-up did not reveal any alteration of blood pressure or renal function. Scintigraphic examinations did not demonstrate any significant parenchymal lesions atributable to treatment.
CONCLUSION : Extracorporeal shock wave lithotripsy is effective in adults and young children. Its safety on the renal parenchyma was demonstrated during this study. However, evaluation of larger series with the use of other lithotriptors is necessary before reaching any definitive conclusions.

Mots clés:
lithotripsie extra-corporelle / Enfant / complication iatrogène / lésion traumatique / scintigraphie rénale
Mots-clés:
extracorporeal lithotripsy / child / iatrogenic complication / traumatic lesion / radionuclide renography
Henri IV le Grand (1553-1610) et ses maladies urogénitales
Henri IV the Great (1553-1610) and his urogenital diseases.
2001
- Histoire
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 593-598

Dans cet article, est esquissé le portrait pathologique du roi Henri IV le Grand, tout en mettant l'accent sur ses maladies urogénitales, sa fécondité et sa sexualité débridée.

In the following article we sketch the pathological portrait of king Henry IV the Great, underlining his urogenital diseases, his fecundity and his unbridled sexuality.

Mots clés:
personnage célèbre / Henri IV / infection génitale / sexualité / fertilite
Mots-clés:
celebrity / Henri IV / genital infection / Sexuality / fertility
Hypothèses embryologiques de l'ectopie prostatique : à propos d'un cas
Embryologic hypotheses for prostate ectopia : a one case observation.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 573-577

Les évènements impliqués dans la morphonogénèse et la différenciation de la prostate sont déterminants pour expliquer la physiopathologie prostatique. La description de l'anatomie zonale de Mc Neal est un acquis essentiel et trouve ses bases dans les origines embryologiques de la prostate caudale (zone périphérique) et céphalique (zones centrale, périuréthrale et de transition). Nous décrivons une observation portant sur un cas de prostate ectopique latéro-rectale mise en évidence lors d'un bilan pour cancer de prostate localisé, et dont l'analyse histologique a montré qu'il s'agissait de tissu prostatique hyperplasique. Plusieurs cas de prostates ectopiques ont été décrits dans la littérature, les résultats histologiques et leur évolution pathologique montrent que l'on peut en distinguer deux types selon que le tissu ectopique se développe à proximité du sinus urogénital (prostate caudale) ou plus à distance le long des canaux mésonéphrotiques (prostate céphalique).

Events implicated in the development and the differentiation of the prostate gland are determinant to understand the pathology. Mc Neal's zonal anatomy is essential, the basis of which are found in the differences of embryonic origins. We describe a case of prostate ectopia, localized on the lateral aspect of the rectum. Final pathology report showed prostate adenoma. Different types of prostate ectopia have been described in the literature. Histological results showed that we can distinguish two types of ectopia : one which develops from the uro-genital sinus and the other from the mesonephrotic structures.

Mots clés:
prostate / anatomie / embryologie / malformation génitale / ectopie
Mots-clés:
prostate / anatomy / embryology / genital malformation / ectopy
Information du patient et responsabilité médicale
Patient information and medical responsibility.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 487-491

Le devoir d'information envers son client, qui pèse sur tout médecin, devoir dont la méconnaissance est source de responsabilité, peut être essentiellement envisagé sous les quatre angles suivants : 1) un devoir d'information : pourquoi?, 2) un devoir d'information : quel devoir? 3) un devoir d'information : comment?, 4) un devoir d'information : pour qui?

The duty of every physician to inform his patient, the failure of which can engage his responsibility, can be essentially considered from the following four angles : 1) a duty to inform : why?, 2) a duty to inform : what duty?, 3) duty to inform : how?, 4) a duty to inform : for whom?

Mots clés:
réglementation professionnelle / déontologie / information au patient
Mots-clés:
professional rules / Ethics / patient information
La cystite glandulaire floride : étude de trois cas et revue de la littérature
Florid cystitis glandularis : report of three cases and review of the literature.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 561-564

Nous rapportons trois cas de cystite glandulaire floride et récidivante chez des hommes de race blanche entraînant une dilatation du haut appareil par envahissement des méats urétéraux. Le traitement a consisté en une cystectomie, respectant la coque prostatique, ce qui a permis la conservation de la continence et de la puissance sexuelle. La cystite glandulaire est une métaplasie bénigne, rare, généralement asymptomatique; elle est favorisée par une irritation chronique et est parfois associée à une lipomatose pelvienne. Sa transformation en adénocarcinome est exceptionnelle et surviendrait en cas de persistance du facteur favorisant. Une surveillance annuelle par cystoscopie avec biopsies vésicales est cependant nécessaire. La forme floride est beaucoup plus rare et plus invalidante. Elle impose habituellement l'exérèse large des lésions.

The authors report three cases of florid, recurrent cystitis glandularis in white men, inducing dilatation of the upper urinary tract due to invasion of the ureteric meatus. Treatment consisted of cystectomy, with preservation of the prostatic capsule, allowing preservation of continence and sexual potency. Cystitis glandularis is a rare, generally asymptomatic, benign metaplasia; it is favoured by chronic irritation and is sometimes associated with pelvic lipomatosis. Its transformation into adenocarcinoma is exceptional and occurs in the case of persistence of the predisposing factor. However, annual surveillance by cystoscopy with bladder biopsies is necessary. The florid form is much rarer and more disabling and usually requires wide resection of the lesions.

Mots clés:
Vessie / cystite / métaplasie
Mots-clés:
bladder / Cystitis / Metaplasia
La rupture traumatique du corps caverneux
The traumatic rupture of the corpus cavernosum.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 548-552

La rupture traumatique du corps caverneux est relativement fréquente dans notre contexte. A travers l'étude d'une série de 80 cas et d'une revue de la littérature, les auteurs analysent les aspects diagnostique, thérapeutique et évolutif de cette affection. Nos patients sont âgés en moyenne de 30 ans. L'interrogatoire minutieux et dans l'intimité relève que le mécanisme est le plus souvent une manipulation forcée de la verge en érection (68%). L'examen clinique permet de localiser le siège de la fracture (proximal : 57%, distal 43%). La fracture est unilatérale (78 cas), rarement bilatérale (2 cas) et associée à une rupture complète de l'urèthre (1 cas). Le traitement est chirurgical chez 79 malades. L'incision est hémi-circonférencielle latérale (45 cas) en cas de rupture proximale unilatérale et circonférencielle distale (34 cas) en cas de rupture bilatérale, de siège distal et en cas de lésion uréthrale associé. L'évolution est favorable dans 86% des cas. Cependant, nous notons 9 complications post-opératoires (12,5%) (6 cas de plaques de fibrose, 3 cas de coudure de la verge) liées soit à l'importance de l'hématome, soit au retard thérapeutique. La RTCC est une affection de l'adulte jeune qui nécessite un traitement chirurgical précoce avec un abord adapté au type des lésions.

Traumatic rupture of the corpus cavernosum is relatively frequent in the authors' experience. Based on the study of a series of 80 cases and a review of the literature, the authors analyse the diagnostic and therapeutic aspects and outcome of this disease. The patients in this series had a mean age of 30 years. Meticulous and intimate clinical interview demonstrated that the commonest mechanism is forced manipulation of the erect penis (68%). Clinical examination localized the site of the fracture (proximal : 57%, distal 43%). The fracture was unilateral (78 cases), rarely bilateral (2 cases) and associated with complete rupture of the urethra (1 case). Treatment was surgical in 79 patients. A distal semicircumferential incision was used in the case of bilateral rupture, distal rupture and associated urethral lesion (34 cases). A favourable course was observed in 86% of cases. However, 9 postoperative complications (12.5%) were observed (6 cases of fibrous plaques, 3 cases of chordee of the penis), due either to the extent of the haematoma or to the delay in treatment. Traumatic rupture of the corpus cavernosum is a disease of young adults, which requires early surgical treatment with an approach adapted to the type of lesions.

Mots clés:
Pénis / corps caverneux / fracture / lésion traumatique / chirurgie réparatrice
Mots-clés:
penis / corpus cavernosum / fracture / traumatic lesion / reconstructive surgery
Le chondrosarcome rénal primitif : à propos d'un cas
Primary renal chondrosarcoma. A case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 553-556

Nous rapportons l'observation un cas de chondrosarcome primitif rénal associé à un hématome sous-capsulaire du rein. Une revue de la littérature a permis de sélectionner les quatre séries les plus importantes concernant les sarcomes rénaux. Nous proposons une analyse des différentes caractéristiques cliniques, para-cliniques et thérapeutiques de cette forme exceptionnelle de sarcome rénal.

The authors report a case of primary renal chondrosardoma associated with subcapsular renal haematoma. The authors reviewed the four largest series of renal sarcomas reported in the literature and propose an analysis of the various clinical characteristics, complementary investigations and treatment modalities of this exceptional form of renal sarcoma.

Mots clés:
Rein / tumeur rare
Mots-clés:
Kidney / rare tumor
Le kyste hydatique rétrovésical. A propos de six cas
Retrovesical hydatid cyst. Report of six cases.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 557-560

La localisation rétrovésicale du kyste hydatique est très rare. Nous en avons dénombré six cas sur une période de 12 ans. Le diagnostic se fait souvent tardivement. La clinique est dominée par les manifestations douloureuses et la compression des organes de voisinage. L'examen découvre parfois une masse hypogastrique. Le diagnostic de localisation se fait au moyen de l'échographie et de l'UIV. Le traitement est chirurgical : kysto-périkystectomie par voie sous-péritonéale. L'évolution est souvent favorable.

The retrovesical hydatid cyst is a very rare site. The authors have observed six cases over a 12-year period. The diagnosis is often delayed. The clinical features are dominated by pain and compression of adjacent organs. Clinical examination sometimes reveals a hypogastric mass. The topographic diagnosis is based on ultrasonography and IVU. Treatment is surgical : retroperitoneal cystopericystectomy. The course is often favourable.

Mots clés:
rétro-péritoine / parasitose / échinococcose
Mots-clés:
retroperitoneum / parasitic infection / echinococcosis
Le traitement des fistules colo-vésicales en un seul temps opératoire
One-stage surgical treatment of colo-vesical fistulas.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 507-510

BUTS : Evaluer les résultats des fistules colo-vésicales traitées en un seul temps opératoire. MATÉRIELS ET MÉTHODES : 24 patients dont 16 hommes et 8 femmes ont été traités pour fistule colo-vésicale en un seul temps opératoire. La maladie diverticulaire du sigmoïde représentait l'étiologie la plus fréquente. Dans notre étude la cystoscopie fut le moyen le plus utile pour diagnostiquer la fistule
RÉSULTATS : Aucun décès n'est survenu et aucune fistule n'a récidivé. Néanmoins une péritonite secondaire à la désunion de l'anastomose colo-colique chez un patient atteint de la maladie de Crohn et deux abcès de paroi chez des patients diabétiques sont apparus.
CONCLUSION : Le taux de morbidité et de mortalité après traitement des fistules colo-vésicales en un seul temps est peu élevé. Cette méthode non seulement donne une meilleure qualité de vie au patient, mais permet aussi une économie d'argent en évitant une deuxième hospitalisation. Elle peut être proposée de première intention.

OBJECTIVES : To evaluate the results of one-stage surgical treatment of colo-vesical fistulas. MATERIAL AND METHODS : 24 patients (16 males and 8 females) were treated for colo-vesical fistula by this technique. Sigmoid diverticulosis represented the commonest aetiology. In our study, cystoscopy was the most useful modality for the diagnosis of fistula. RESULTS : No deaths and no recurrent fistulas were observed. However, one case of peritonitis secondary to dehiscence of the colo-colonic anastomosis in a patient suffering from Crohn's disease and two wall abscesses in diabetic patients were observed.
CONCLUSION : The morbidity and mortality rates after one-stage treatment of colo-vesical fistulas were low. This method not only improves the patient's quality of life, but is also less expensive, by avoiding a second hospitalisation and can be proposed as first-line treatment.

Mots clés:
lésion / fistule uro-digestive / chirurgie réparatrice
Mots-clés:
lesion / urodigestive fistula / reconstructive surgery
Les fractures du pénis : à propos de 56 cas
Fracture of the penis : 55 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 542-547

BUTS : Revoir les aspects diagnostiques, épidémiologiques et surtout montrer l'intérêt d'un traitement chirurgical urgent.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 56 fractures du pénis chez 55 patients ont bénéficié d'une réparation chirurgicale dès leur admission aux urgences. L'incision cutanée était souvent élective et longitudinale, après évacuation de l'hématome, les sutures de la fracture ont été réalisées au fil à résorption lente. Une lésion uréthrale concomitante est recherchée systématiquement pour une éventuelle réparation dans le même temps.
RÉSULTATS : L'âge moyen a été de 30 ans, les célibataires ont représenté 72,75% des patients. La durée moyenne de l'intervention a été de 40 mn et la durée moyenne de séjour de 1,5 jour. Les suites immédiates étaient toujours favorables. Chez les 36 patients évaluables à long terme, l'activité sexuelle était reprise sans difficulté d'érection ni d'intromission. Aucun cas de coude du pénis n'a été noté. Deux patients ont présenté un nodule cicatriciel.
CONCLUSION : La fracture du pénis est une pathologie rare. Le diagnostic est clinique. Le traitement chirurgical urgent est le seul garant d'un bon pronostic fonctionnel.

OBJECTIVES : To review the diagnostic and epidemiological aspects and especially to demonstrate the value of emergency surgical treatment. PATIENTS AND METHODS : in 8 years (1989-1996), 56 fractures of the penis in 55 patients were surgically repaired as an emergency procedure immediately after admission. The skin incision was often elective and longitudinal. After evacuation of the haematoma, the fracture was sutured with slowly resorbed suture material. The presence of a concomitant urethral lesion was systematically investigated and repaired. RESULTS : The mean age was 30 years, and 72.75% of patients were unmarried men. The mean operating time was 40 min and the mean hospital stay was 1.5 days. The immediate postoperative course was always favourable. In 36 long-term evaluable patients, sexual activity was resumed with no difficulties of erection or intromission. No case of chordee of the penis was observed, but two patients presented a cicatricial nodule.
CONCLUSION : Fracture of the penis is a rare disease and is diagnosed clinically. Emergency surgical treatment is the only guarantee of a good functional prognosis.

Mots clés:
Pénis / corps caverneux / fracture / lésion traumatique / chirurgie réparatrice
Mots-clés:
penis / corpus cavernosum / fracture / traumatic lesion / reconstructive surgery
Localisation prostatique révélatrice d'une leucémie aiguë myéloïde. A propos d'un cas
Acute myeloid leukaemia presenting with prostatic involvement. A case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 569-572

Nous rapportons le cas original d'une leucémie aiguë myéloïde (LAM) à localisation prostatique révélée par une rétention aiguë d'urine, et confirmée par une biopsie prostatique, avec absence totale de symptomatologie extra urologique. Les localisations prostatiques des leucémies sont fréquentes et classiques, mais elles surviennent souvent au cours de l'évolution d'une leucémie connue, et sont rarement symptomatiques, justifiant des biopsies devant toute symptomatologie prostatique. Les immuno-marquages représentent la clef du diagnostic en présence de cellules indifférenciées mises en évidence au niveau des biopsies prostatiques. L'évolution fut fatale malgré une chimiothérapie précoce. Les aspects cliniques, évolutifs et thérapeutiques des localisations prostatiques des leucémies sont discutés.

The authors report an original case of acute myeloid leukaemia (AML) presenting in the form of acute urinary retention, confirmed by prostatic biopsy, with complete absence of any non-urological clinical features. Prostatic sites of leukaemia are frequent and classically reported, but often occur during the course of known leukaemia, and are rarely symptomatic, justifying biopsies in the presence of any prostatic symptoms. Immunolabelling represents the key to the diagnosis in the presence of undifferentiated cells demonstrated on prostatic biopsies. The outcome was fatal in this case, despite early chemotherapy. The clinical features, clinical course and therapeutic aspects of prostatic leukaemia are discussed.

Mots clés:
prostate / tumeur rare / hémopathie
Mots-clés:
prostate / rare tumor / blood disease
Mise au point sur l'utilisation du CO2 en coelio-chirurgie
Review of the use of CO2 in laparoscopic surgery.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 586-589

La chirurgie coelioscopique fait partie de l'arsenal thérapeutique de l'urologue. Les notions de physiologie concernant le CO2 et ses conséquences cliniques doivent être connues. Lors de l'insufflation, le CO2 est absorbé, responsable d'une hypercapnie avec un état d'équilibre dès la 20ème minute. La pression d'insufflation doit être comprise entre 10 et 14 mm de mercure. La surveillance peropératoire repose sur la saturation en oxygène (oxymètre de pouls) et la capnographie qui mesure la concentration en CO2 de l'air expiré. Les causes d'hypercapnie doivent être prévenues : réveil intempestif, dissection extrapéritonéale, hyperpression abdominale. Si une hypercapnie survient, il faut exsuffler et attendre avant de reprendre l'intervention. En respectant les règles de sécurité et en maintenant la surveillance pendant le réveil, les complications spécifiques de la coelioscopie (embolie gazeuse, troubles du rythme, pneumothorax) sont évitées, tout comme les douleurs d'irritation péritonéale au niveau du diaphragme sont diminuées par une exsufflation complète.

Laparoscopic surgery is one of the treatment modalities available to urologists, who must be familiar with the concepts of the physiology of CO2 and its clinical consequences. CO2 is absorbed during insufflation, leading to hypercapnia, reaching a steady-state from the 20th minute. The insufflation pressure must be between 10 and 14 mmHg. Intraoperative surveillance is based on oxygen saturation (pulse oxymeter) and capnography, which measures the CO2 concentration of expired air. The causes of hypercapnia must be prevented : untimely recovery, retroperitoneal dissection, excessive intra-abdominal pressure. If hypercapnia occurs, the patient must be exsufflated and the operation should be resumed after a certain interval. The specific complications of laparoscopy (gas embolism, arrhythmias, pneumothorax) can be avoided by respecting the rules of security and by maintaining surveillance during recovery. The pain due to diaphragmatic peritoneal irritation can also be decreased by complete exsufflation.

Mots clés:
chirurgie laparoscopique / complication iatrogène
Mots-clés:
laparoscopic surgery / iatrogenic complication
Place actuelle des staphylocoques à coagulase négative en urologie
A review of the current place of coagulase-negative staphylococci in urology.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 579-585

Considérés depuis des années comme des germes commensaux cutanés, les staphylocoques à coagulase négative (SCN) sont actuellement reconnus comme des agents majeurs d'infections nosocomiales. Des facteurs d'origine bactérienne (augmentation des résistances), des facteurs dûs à l'hôte (statut immunitaire) ainsi que la multiplication des portes d'entrée (présence d'un matériel étranger) ont contribué à l'augmentation des infections nosocomiales. L'importance du rôle des SCN en urologie est due à leur grande capacité à coloniser les différentes sondes ainsi que la plupart des prothèses mises en place. L'organisation particulière de ces bactéries en un conglomérat appelé biofilm est source d'infections prothétiques avec des conséquences sur la fonction rénale et parfois sur le pronostic vital du patient. Cette revue propose de faire le point sur l'augmentation actuelle du nombre de SCN isolés dans les services d'urologie et de décrire les différentes stratégies thérapeutiques à proposer face à ces germes.

Coagulase-negative Staphylococci (CNS), considered for many years to be commensal bacteria of the skin are now recognized as major agents of nosocomial infection. Bacterial factors (increased resistance), host factors (immune status) and multiplication of the portals of entry (presence of foreign material) have contributed to the increased incidence of nosocomial infections. The importance of the role of NCS in urology is due to their great capacity to colonize catheters and most prostheses. The particular organization of these bacteria into a conglomerate called biofilm is responsible for prosthetic infections, which can impair renal function and can sometimes be life-threatening. The authors review the current increase of the number of CNS isolated in urology departements and describe the various therapeutic strategies that can be proposed to eradicate these bacteria.

Mots clés:
infection urinaire / infection nosocomiale / prothèse
Mots-clés:
urinary tract infection / nosocomial infection / prosthesis
Pourquoi les auto-injections intra-caverneuses sont-elles abandonnées à long terme?
Why are self-administered intracavernous injections discontinued in the long-term?
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 529-536

BUTS : Les autoinjections intra-caverneuses sont proposées dans le traitement de l'impuissance mais posent la question de leur abandon à long terme. Le but de cette étude est d'étudier les causes d'arrêt du traitement.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Entre 1991 et 1996, 250 patients consultant pour impuissance et à qui ont été proposés les auto-injections ont reçu à domicile un questionnaire portant sur la fréquence d'utilisation, les durées d'érections et la tolérance des auto-injections, ainsi que les causes d'abandon du traitement. Un appel téléphonique a été réalisé afin de sensibiliser l'étude. Les résultats ont été analysés en fonction de l'étiologie de l'impuissance.
RÉSULTATS : 144 patients ont répondu au questionnaire soit 57,6%. Sur 106 patients n'ayant pas répondu, l'appel téléphonique a permis de dénombrer 66 patients ayant changé d'adresse, 36 n'ayant pas reçu le questionnaire et 4 ne désirant pas participer. Sur les 144, 35 n'ont pas poursuivi le traitement à domicile (groupe I soit 24,3%) car insatisfaits (22% des réponses), rencontrant des problèmes techniques (22%) et présentant à nouveau des érections spontanées (15%). Sur les 109 patients ayant poursuivi, 57 (groupe II, 57/144 soit 39,5%) ont abandonné le traitement après une durée moyenne d'utilisation de 6,9 mois, pour insatisfaction personnelle (33%), problème financier (20%), et érections insuffisantes pour avoir une pénétration (19.4%). Cinquante deux ont poursuivi (groupe III, 52/144 soit 36,2%). Le taux d'abandon a été équivalent quel que soit le produit utilisé. L'âge moyen n'a pas été différent entre les groupes. La répartition des causes d'impuissance a été sensiblement comparable dans les 3 groupes avec 35% de psychogènes, 40% de causes mixtes et 25% de causes organiques.
CONCLUSION : Les injections intra caverneuses semblent être une solution fiable et durable pour le traitement des impuissances érectiles nécessitant une sélection de couples motivés, suivis régulièrement en consultation et ayant totalement intégré le concept d'autoinjections intracaverneuses.

OBJECTIVES : Self-administered intracavernous injections are proposed in the treatment of impotence, but are frequently discontinued in the long-term. The objective of this study was to assess the reasons for discontinuation of treatment.
MATERIALS AND METHODS : Between 1991 and 1996, 250 patients consulting for impotence, to whom self-administered injections were proposed, received a questionnaire at home concerning the frequency of use, duration of erections and acceptability of self-administered injections, as well as the reasons for discontinuation of treatment. The sensitivity of the study was increased by contacting the patient by telephone. The results were analysed according to the aetiology of impotence. RESULTS : 144 patients (57.6%) answered the questionnaire. Of the 106 patients who failed to answer the questionnaire, the telephone call revealed that 66 patients had changed address, 36 had not received the questionnaire and 4 did not wish to participate. Of the 144 patients answering the questionnaire, 35 did not continue treatment at home (group I, 24.3%) because they were dissatisfied (22% of answers), encountered technical problems (22%) or had regained spontaneous erections (15%). 57 of the remaining 109 patients (group II, 57/144 (39.5%)) subsequently discontinued treatment after a mean duration of 6.9 months, because of personal dissatisfaction (33%), financial problems (20%), and erections insufficient to allow penetration (19.4%). Fifty two patients continued treatment (group III, 52/144 (36.2%)). The discontinuation rate was equivalent regardless of the drug used. The three groups did not differ in terms of mean age. The distribution of the causes of impotence was essentially similar in the 3 groups with 35% of psychogenic causes, 40% of mixed causes and 25% of organic causes.
CONCLUSION : Intracavernous injections appear to be a reliable and lasting solution for the treatment of erectile impotence requiring selection of motivated couples, regularly reviewed in the outpatients department and having totally integrated the concept of self-administered intracavernous injection.

Mots clés:
andrologie / traitement des dysérections / Injection intra-caverneuse / complication iatrogène
Mots-clés:
andrology / erectile dysfunction treatment / intracavernous injection / iatrogenic complication
Quelle est la méthode d'imagerie la plus performante pour mettre en évidence des calculs rénaux résiduels?
What is the most accurate imaging modality to demonstrate residual renal stones?
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 493-501

BUTS : Comparer les résultats de la radiographie d'abdomen sans préparation (ASP), des tomographies, de l'échographie et de la tomodensitométrie à acquisition hélicoïdale sans injection (TDMH) dans la détection des fragments de calculs résiduels après lithotritie extracorporelle ou néphrolithotomie percutanée.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Etude prospective sur 31 patients et 40 unités rénales comparant les résultats fournis par l'ASP, les tomographies, l'échographie et la TDMH.
RÉSULTATS : Cette étude montre la supériorité de la TDMH sur les autres examens pour la détection des calculs (sensibilité de 100% pour la TDMH, 89,2% pour les tomographies, 82,1% pour l'ASP et 67,8% pour l'échographie), la détermination de leur nombre (n = 68, 58, 60 et 27 respectivement) et la mise en évidence des calculs millimétriques (100%, 69,4%, 67,8% et 2,7% respectivement).
CONCLUSION : La TDMH est la méthode d'imagerie des calculs rénaux qui permet d'en apporter le diagnostic de la manière la plus fiable, qu'il s'agisse de calculs radio-opaques ou non, de calculs centimétriques ou millimétriques, quelles que soient les conditions anatomiques locales.

OBJECTIVES : To compare the results of plain abdominal films, tomography, ultrasonography and spiral computed tomography in the detection of residual stone fragments after extracorporeal lithotripsy or percutaneous nephrolithotomy. MATERIAL AND METHODS : Prospective study on 31 patients and 40 renal units comparing the results obtained by plain abdominal films, tomography, ultrasonography and spiral CT. RESULTS : This study demonstrates the superiority of spiral CT over the other examinations for detection of renal stones (sensitivity of 100% for spiral CT, 89.2% for tomography, 82.1% for plain abdominal films and 67.8% for ultrasonography), determination of their number (n = 68, 58, 60 and 27, respectively) and demonstration of millimetric stones (100%, 69.4%, 67.8% and 2.7%, respectively).
CONCLUSION : Spiral CT is the method of renal stone imaging which provides the most reliable diagnosis of radiopaque, non radiopaque, millimetric or centimetric stones, regardless of local anatomical conditions.

Mots clés:
Lithiase / calcul résiduel / imagerie / échographie / scanner hélicoïdal
Mots-clés:
stones / residual calculus / imaging / ultrasonography / helical CT scan
Recommandations pour le diagnostic, le traitement et le suivi du cancer de vessie
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 590-592
Mots clés:
Vessie / tumeur urothéliale infiltrante
Mots-clés:
bladder / invasive transitional cell carcinoma