Base bibliographique

Sommaire :

La ponction biopsie de prostate.
Prostatic needle biopsy.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 507-518

Le diagnostic actuel d'adénocarcinome prostatique repose dans 90% des cas sur la ponction biopsie prostatique. La ponction biopsie de prostate est classiquement indiquée lorsqu'il existe une suspicion clinique d'adénocarcinome (toucher rectal, PSA, échographie). Mais elle peut être indiquée en réévaluation d'une première biopsie négative ou des stades T1a-b, en cas de néoplasie prostatique intra-épithéliale, ou en cas de PSA détectable après une prostatectomie radicale. Elle doit être échoguidée, en sextant avec biopsie de la zone suspecte. Sa morbidité est réduite et de faible gravité. L'analyse des carottes biopsiques doit fournir les paramètres qui permettent l'estimation du volume tumoral et la stadification tumorale. Cependant, malgré tous ces avantages, le taux de détection de la ponction biopsie prostatique ne permet pas de diagnostiquer tous les adénocarcinomes prostatiques et de négliger les adénocarcinomes non significatifs.

At the present time, the diagnosis of prostatic cancer is based on prostatic needle biopsy in 90% of cases. Prostatic needle biopsy is classically indicated in the presence of a clinical suspicion of prostatic cancer (digital rectal examination, PSA, ultrasonography, but it can also be indicated for re-evaluation of a first negative biopsy or for stages T1a-b, in the case of prostatic intra-epithelial neoplasia, or in the case of detectable PSA after radical prostatectomy. It must be ultrasound-guided with a sextant, biopsying the suspicious zone. It is associated with a low incidence of minor morbidity. Analysis of the biopsy cores should provide information allowing estimation of the tumour volume and stage. However, despite all of these advantages, the detection rate of prostatic needle biopsy does not ensure detection of all prostatic cancers and cannot distinguish non-significant carcinomas.

Mots clés:
prostate / Tumeur / Biopsie / dépistage
Mots-clés:
prostate / tumor / biopsy / Screening
Transplantation rénale à partir de donneurs vivants apparentés (DVA) : expérience d'un centre.
Living related donor (LRD) renal transplantation : one centre's experience.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 521-528

La transplantation rénale à partir de donneurs vivants apparentés (DVA) est restée peu développée en France jusqu'à présent. La diminution du nombre de greffons disponibles et surtout la supériorité des résultats de la greffe à partir de DVA nous ont conduits récemment à développer ce type de transplantation. Nous présentons l'analyse rétrospective de notre expérience portant sur 63 cas de mars 1973 à juin 1995. La survie actuarielle des greffons est de 91% à 1 an et de 87% à 3, 5 et 10 ans. La survie à 5 et 10 ans des greffons HLA identiques (n = 17) est de 100%. La morbidité chez les donneurs a été minime (2 suppurations pariétales, 1 atélectasie pulmonaire). Ces résultats soulignent la supériorité de la greffe à partir de DVA qui présente en outre l'avantage de pouvoir greffer des patients hyperimmunisés pour lesquels l'attente du rein d'un donneur en état de mort cérébrale est longue et aléatoire.

Living related donor (LRD) renal transplantation has remained underdeveloped in France up until now. The reduction of the number of available grafts and especially the superiority of the results of LRD transplants recently led us to develop this type of transplantation. We present the retrospective analysis of our experience of 63 cases from March 1973 to June 1995. The actuarial graft survival rate was 91% at 1 year and 87% at 3, 5 and 10 years. The 5- and 10-year survival rates of HLS-identical transplants (n = 17) was 100%. The donor morbidity was minimal (2 cases of parietal suppuration, 1 pulmonary atelectasis). These results emphasize the superiority of LRD transplantation, which also has the advantage of allowing transplantation of hyperimmunized patients in whom the waiting time for a brain-dead donor kidney is long and unpredictable.

Mots clés:
Transplantation rénale / Donneur vivant
Mots-clés:
renal transplantation / Living donor
Traitement endoscopique des urétérocèles de diagnostic anténatal.
Endoscopic treatment of antenatally diagnosed ureteroceles.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 529-534

INTRODUCTION : Les auteurs rapportent une série de 16 enfants ayant présenté une urétérocèle diagnostiquée en période anté-natale et traités d'emblée, en période néo-natale, par incision endoscopique . Le but de ce traitement est d'assurer une décompression efficace de l'urétérocèle.
MATERIEL ET METHODES : Le bilan post-natal immédiat a recensé 17 urétérocèles dont 7 étaient intra-vésicales (avec une forme bilatérale) et 10 étaient ectopiques. L'ouverture endoscopique a permis l'affaissement de toutes les urétérocèles et, le plus souvent, l'amélioration de la fonction rénale. Un reflux vésico-urétéral est apparu secondairement chez 7 enfants ayant présenté une forme ectopique de la pathologie, il existait d'emblée chez deux autres.
RESULTATS : Chez les patients porteurs d'une forme intra-vésicale, le traitement endoscopique s'est avéré efficace à lui seul et aucun geste complémentaire n'a été nécessaire. En revanche, dans les formes ectopiques, un deuxième temps opératoire s'est imposé dans 9 cas: l'existence d'un reflux vésico-urétéral (8 cas) a nécessité une résection de l'urétérocèle avec reconstruction vésicale et réimplantation urétérale selon Cohen. Dans un cas, une urétéronéphrectomie totale a été réalisée du fait de l'absence complète de fonction du rein concerné.
CONCLUSION : L'ouverture endoscopique, pratiquée précocement peut être considérée comme le traitement de première intention des urétérocèles de diagnostic anté-natal. Sa principale complication reste l'apparition secondaire d'un reflux vésico-urétéral. Une surveillance radiologique apparaît donc indispensable.

INTRODUCTION : The authors report a series of 16 infants presenting with an antenatally diagnosed ureterocele, treated immediately, during the neonatal period, by endoscopic incision. The objective of this treatment is to ensure effective decompression of the ureterocele. MATERIAL AND METHODS : The immediate postnatal assessment revealed 17 ureteroceles, including 7 intravesical ureteroceles (with one bilateral form) and 10 ectopic ureteroceles. Endoscopic opening allowed collapse of all of the ureteroceles and usually ensured improvement of renal function. Vesicoureteric reflux was observed secondarily in 7 infants with an ectopic form of the disease, and was present primarily in two other patients. RESULTS : In patients with an intravesical form, endoscopic treatment was found to be effective on its own and no complementary procedure was required. In contrast, in ectopic forms, a second operation was required in 9 cases : presence of vesicoureteric reflux (8 cases) required resection of the ureterocele with vesical reconstruction and ureteric reimplantation according to Cohen's technique. In one case, total ureteronephrectomy was performed due to complete absence of function of the kidney concerned.
CONCLUSION : Endoscopic opening, performed soon after birth, can be considered to be the first-line treatment of antenatally diagnosed ureteroceles. Its main complication remains the secondary development of vesicoureteric reflux. Radiological surveillance therefore appears to be essential.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire supérieure / urétérocèle / dépistage anté-natal / chirurgie endoscopique
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / Ureterocele / antenatal screening / endoscopic surgery
Urétéroscopie versus lithotripsie par onde de choc extracorporelle in situ dans le traitement des calculs du tiers distal de l'uretère.
Ureteroscopy versus lithotripsy by extracorporeal shock wave in situ in the treatment of distal ureteral calculi.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 535-538

Nous avons procédé à une étude rétrospective dans le but de comparer l'efficacité de l'urétéroscopie et de la lithotripsie par onde de choc extracorporelle (LEC) in situ dans le traitement des calculs urétéraux du tiers inférieur. Quatre-vingt-huit patients consécutifs ont été traités par LEC et ont été comparés à un groupe de 94 patients traités par urétéroscopie au cours de la même période. Le taux de succès de la LEC a été de 58% tandis que celui de l'urétéroscopie a été de 84%, ce qui représente une différence statistiquement significative. Le taux de succès a été influencé par le volume du calcul dans le groupe traité par LEC, mais non chez le groupe traité par urétéroscopie. L'étude suggère que, pour le calcul de 6 mm et moins, les deux modalités de traitement sont équivalentes tandis que pour les calculs de plus de 6 mm le taux de succès de l'urétéroscopie est supérieur.

In a retrospective study from a unique center (St. Luc Hospital, Montreal) stone clearance of 88 consecutive distal ureteral calculi (below pelvic brim) treated by extracorporeal shock wave lithotripsy in situ were compared to a group of 94 distal ureteral calculi treated by ureteroscopy during the same period. Our results show 84% success rate for ureteroscopy which is clearly superior than 58% stone clearance rate at 3 month follow-up for ESWL. Sucess rate was influenced by stone size in the ESWL group but not in the ureteroscopy group. This study reveals similar success rate for calculi smaller than 6 mm but for larger calculi, success rate of ureteroscopy is significantly superior.

Mots clés:
Lithiase / Uretère / Calcul / Urétéroscopie / lithotripsie extra-corporelle
Mots-clés:
stones / ureter / calculus / ureteroscopy / extracorporeal lithotripsy
La lithotritie extra-corporelle piézo-électrique des calculs de l'uretère moyen (EDAP LT 02).
Piezoelectric extracorporeal lithotripsy of stones of the middle part of the ureter (EDAP LT 02).
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 539-542

OBJECTIF : Evaluer les performances de la lithotritie extra-corporelle (LEC) piézo-électrique in situ au niveau de l'uretère moyen.
MATERIEL ET METHODES : 36 patients consécutifs présentant une lithiase de l'uretère moyen ont été traités par LEC piézo-électrique in situ (EDAP LT 02). La mensuration maximale des calculs variait de 5 à 14 mm (m = 7,8). Une urétéro-hydronéphrose modérée ou sévère était présente dans 19 cas (53%) et une sonde en JJ avait été préalablement implantée dans 6 cas (17%). Les séances ont été réalisées en decubitus ventral sans aucune anesthésie ni prémédication systématique mais une injection IM de 100 mg de péthidine a été pratiquée au cours des traitements mal tolérés.
RESULTATS : La localisation lithiasique a été facile dans 23 cas (64%) et plus difficile dans 13 cas (36%), une injection intra-veineuse per-opératoire de produit de contraste étant pratiquée dans 6 cas (17%). Le nombre de séances par patient a varié de 1 à 2 (m = 1,16). Le taux de succès complets a été de 75% dont 64% après une seule séance de LEC. Les performances ont été statistiquement indépendantes des mensurations lithiasiques ou du degré d'obstruction de la voie excrétrice urinaire. L'incidence des complications a été de 5,5% mais aucun traitement ancillaire, endoscopique ou percutané, n'a été nécessaire.
CONCLUSION : La LEC piézo-électrique in situ permet une prise en charge performante de la plupart des lithiases de l'uretère moyen. Le traitement des calculs de mensuration maximale ? 5 mm, a fortiori peu radio-opaques, peut cependant poser des problèmes de localisation. Les pierres volumineuses ou impactées, notamment compliquées d'infection urinaire, relèvent plutôt de l'urétéroscopie de première intention.

OBJECTIVE : To evaluate the performance of in situ piezoelectric extracorporeal shock-wave lithotripsy (ESWL) in the middle part of the ureter. MATERIAL AND METHODS : 36 consecutive patients presenting with stones of the middle part of the ureter were treated by in situ piezoelectric ESWL (EDAP LT 02). The maximal dimensions of the stones ranged from 5 to 14 mm (m = 7.8). Moderate or severe ureterohydronephrosis was present in 19 cases (53%) and a double J stent had been previously implanted in 6 cases (17%). The ESWL sessions were performed in the ventral supine position without any anaesthesia or systematic premedication, but an IM injection of 100 mg of pethidine was administered during poorly tolerated treatments. RESULTS : The stone was located easily in 23 cases (64%) and with greater difficulty in 13 cases (36%), as an intraoperative intravenous injection of contrast agent was performed in 6 cases (17%). The number of sessions per patient ranged from 1 to 2 (m = 1.16). The complete sucess rate was 75%, with a 64% success rate after a single ESWL session. The performances were statistically independent of stone dimensions and the degree of obstruction of the urinary tract. The complication rate was 5.5%, but no ancillary endoscopic or percutaneous treatment was required.
CONCLUSION : In situ piezoelectric ESWL allows effective management of most stones of the middle part of the ureter. However, the treatment of stones with a maximal diameter

Mots clés:
Lithiase / Uretère / Calcul / lithotripsie extra-corporelle
Mots-clés:
stones / ureter / calculus / extracorporeal lithotripsy
Place de la sclérothérapie alcoolique par ponction percutanée dans le traitement des kystes rénaux symptomatiques.
Place of percutaneous alcohol sclerotherapy in the treatment of symptomatic renal cysts.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 543-547

BUT : Le but de cette étude a été l'évaluation prospective des résultats de la ponction alcoolisation percutanée des kystes rénaux symptomatiques de l'adulte.
MATERIEL ET METHODES : Nous rapportons une série de 13 patients, d'âge moyen 69 ans (47-75 ans). L'indication opératoire a été : la douleur (9 cas), la compression des voies excrétrices (3 cas), la taille volumineuse (1 fois). Le bilan pré-opératoire (taille et localisation du kyste) a toujours comporté une échographie (diamètre moyen de 75 mm). Un examen tomodensitométrique, à visée morphologique, a été réalisé dans 10 cas. La technique que nous proposons, consiste en un repérage échographique per-opératoire puis une ponction du kyste (sous anesthésie locale ou générale). La mise en place d'une sonde, type Malécot, permet d'une part la vidange du kyste avec prélèvements bactériologiques et cytologiques, d'autre part une opacification puis l'instillation d'une solution alcoolique (98% d'éthanol) correspondant à la moitié du volume kystique, avec un clampage de 20 minutes. La surveillance post opératoire repose sur la clinique et l'échographie (2 mois, 6 mois, 1 an).
RESULTATS : La tolérance a été excellente dans tous les cas, avec un drainage externe de 48 heures. La régression clinique et échographique a été complète dans 90% des cas, avec un recul moyen de 15 mois (4-40 mois). Deux fois, la régression échographique a été incomplète (diamètre de moins de 20 mm) mais les patients restent asymptomatiques.
CONCLUSION : Nos résultats sont concordants avec la plupart des études de la littérature et cette méthode apparaît donc comme une technique de choix pour le traitement de tels kystes.

OBJECTIVE : The objective of this study was to prospectively evaluate the results of percutaneous alcohol sclerotherapy of symptomatic renal cysts in adults. MATERIAL AND METHODS : We report a series of 13 patients with a mean age 69 years (47-75 years). The operative indication was : pain (9 cases), urinary tract compression (3 cases), very large cyst (1 case). The preoperative assessment (site and dimensions of the cyst) always included ultrasonography (mean diameter : 75 mm). CT scan, for morphological assessment, was performed in 10 cases. The proposed technique consists of intraoperative ultrasound detection followed by puncture of the cyst (under local or general anaesthesia). Insertion of a Malécot tube allows drainage of the cyst with collection of bacteriological and cytological samples and opacification and instillation of an alcoholic solution (98% ethanol) corresponding to one half of the cyst volume, with clamping for 20 minutes. Postoperative surveillance is based on clinical examination and ultrasonography (2 months, 6 months, 1 year).

Mots clés:
Rein / Kyste / ponction / injection sclérosante
Mots-clés:
Kidney / Cyst / puncture / sclerosing injection
Les tumeurs germinales extragonadiques rétropéritonéales : à propos de 4 observations. Intérêt de la recherche d'une lésion testiculaire occulte.
Extragonadal retroperitoneal germ cell tumours : 4 case reports. Value of investigation in detection of an occult testicular lesion.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 548-551

Le caractère primitif d'une tumeur germinale extra-gonadique de localisation rétropéritonéale est souvent retenu en l'absence de tumeur testiculaire palpable. Cette notion doit être reconsidérée devant la découverte parfois tardive de l'origine testiculaire de ces lésions. L'utilité de l'échographie dans la mise en évidence des lésions testiculaires infra-cliniques est maintenant bien établie. Parallèlement les biopsies testiculaires peuvent apporter la notion de carcinome in situ dont les relations avec la tumeur germinale rétropéritonéale doivent être précisées.Les quatre observations rapportées permettent de souligner la gravité de cette affection souvent diagnostiquée tardivement. Le traitement spécifique de la lésion testiculaire, lorsqu'elle est mise en évidence, s'avère indispensable.

In the absence of palpable testicular tumor one often retains the primitive character of an extragonadal germ-cell tumor with retroperitoneal localization.This motion must be reconsidered in front of the occasionally late discovery of the scrotal origin of those lesions. The usefulness of testicular sonography in the revelation of infra clinical lesions is now perfectly well admitted. Concurrently, testicular biopsies can provide the notion of carcinoma in situ and its links with the retroperitoneal germ-cell tumor must be indicated precisely. The four related observations allow us to stress on the seriousness of this affection which often remains tardily diagnosed. The specific treatment of the testicular lesion, when it is put into evidence, turns out to be absolutely necessary.

Mots clés:
tumeur germinale / rétro-péritoine
Mots-clés:
germ cell tumor / retroperitoneum
Evaluation détaillée de la fonction sexuelle après prostatectomie radicale : la satisfaction des patients est-elle corrélée à la qualité des érections ?
Detailed assessment of erectile function after radical retropubic prostatectomy : does potency equate with sexual satisfaction ?
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 552-557

INTRODUCTION : D'après les données des dossiers médicaux, jusqu'à 80% des patients auraient une fonction sexuelle normale après prostatectomie radicale. Cependant ces données sur la fonction sexuelle recueillies par les médecins peuvent ne pas être totalement représentatives de la fonction sexuelle réelle des patients après prostatectomie et plus particulièrement ne correspondent pas forcément au niveau de satisfaction des patients. Nous avons donc réalisé une étude prospective qui a mesuré la fonction sexuelle à la fois sur des données subjectives : dossier médical, entretien médical, réponse à un autoquestionnaire, et sur des mesures objectives de la qualité des érections. PATIENTS ET METHODES : Onze patients âgés en moyenne de 59 ans qui avaient subi une prostatectomie radicale avec préservation des bandelettes nerveuses ont été inclus dans cette étude. Tous les patients ont répondu à un entretien médical par téléphone portant sur leur fonction sexuelle. Les érections ont ensuite été étudiées de manière objective deux nuits consécutives à l'aide du Rigiscan. Finalement les patients ont rempli un questionnaire validé qui avait pour but d'apprécier et de mesurer quelle perception avaient les patients de leur fonction sexuelle.
RESULTATS : dans la première partie de l'étude, tous les patients ont répondu qu'ils avaient maintenu une activité sexuelle après la prostatectomie radicale. Cependant, parmi ces 11 patients, seuls 2 (18 %) se sont déclarés très satisfaits de leur vie sexuelle lorsqu'ils ont rempli le questionnaire de qualité de vie. L'évaluation par Rigiscan a montré que 8 des 11 patients avaient des érections nocturnes de qualité suffisante pour permettre une pénétration vaginale. Parmi les cinq patients qui avaient déclaré dans le questionnaire qu'ils étaient très mécontents de leur fonction sexuelle après l'intervention, 3 avaient pourtant des érections considérées comme normales lors du test par Rigiscan. Enfin, 3 des 4 patients qui avaient un degré de satisfaction "intermédiaire" concernant leur fonction sexuelle avaient pourtant des érections considérées comme normales lors du test objectif.
CONCLUSION : Bien qu'un patient puisse dire à son médecin après prostatectomie radicale qu'il a une activité sexuelle normale, ceci ne présage en rien de son degré de satisfaction. Réciproquement, nous avons observé que certains patients qui se déclaraient insatisfaits avaient pourtant une évaluation objective par Rigiscan normale ce qui tendrait à prouver qu'un certain pourcentage de patients qui ne seraient pas satisfaits de leur fonction sexuelle après prostatectomie pouvaient avoir une composante psychogène à l'origine de leur problème.

INTRODUCTION : Post radical prostatectomy potency rates, quantified on the basis of physician survey, have ranged up to 80%. Physician derived potency data, however, may not be representative of true post-prostatectomy potency rates or more importantly may not accurately portray patients' post-operative sexual satisfaction. We conducted a pilot study combining physician derived and patient derived subjective data with objective measures of erectile function.
MATERIALS AND METHODS : Eleven men, mean age of 59 years, who were treated with nerve sparing radical retropubic prostatectomy formed the study group. Initially, the patients responded to a physician directed telephone survey on sexual status. Potency was then objectively assessed utilizing Rigiscan testing on two consecutive evenings. Lastly, the patients completed a validated short questionnaire directed to obtain a patients' subjective perception of sexual function. RESULTS : All the patients responded to the first part of the study by informing the physician that they were sexually active or potent after radical prostatectomy. Of these 11 patients, however, only 2 (18%) were mostly satisfied with their sex life according to the quality of life questionnaire. Rigiscan testing revealed that 8 of the 11 patients had nocturnal erectins which were adequate for vaginal penetration. Of the 5 patients who stated that they were mostly dissatisfied with their sexual functioning, 3 had objective evidence of adequate erectile ability as documented by Rigiscan. Three of the four patients who were ambivalent with respect to their sexual function also demonstrat ed objective evidence of normal erectile activity.
CONCLUSION : Although a patient may inform his care provider that he is sexually active or potent, he may not be satisfied with his present level of sexual functioning. In addition, we observed that some dissatisfied patients do have normal Rigiscan patterns indicating that a percentage of patients who are not happy with their level of sexual function after radical prostatectomy may have a psychogenic component to their problem.

Mots clés:
prostatectomie radicale / complication iatrogène / sexualité / érection / Qualité de vie
Mots-clés:
radical prostatectomy / iatrogenic complication / Sexuality / Erection / Quality of life
Les récidives uréthrales après cysto-prostatectomie pour tumeur vésicale.
Urethral recurrence after cystoprostatectomy for bladder tumour.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 558-563

OBJECTIF : Evaluer la fréquence, les paramètres prédictifs et le pronostic des récidives urétrales après exérèse vésico-prostatique pour lésion néoplasique urothéliale.
MATERIEL ET METHODES : De 1989 à 1994, 8 des 185 patients (4,3%) traités par cysto-prostatectomie pour épithélioma vésical entre 1988 et 1993 ont présenté, avec un recul de 6 à 36 mois (m=16), une récidive urétrale révélée par une urétrorragie.
RESULTATS : La tumeur vésicale initiale était localisée dans 3 cas et multifocale dans 5 cas. L'urètre postérieur était indemne dans 5 cas mais présentait des lésions de CIS dans 1 cas et une infiltration tumorale concernant également la prostate dans 2 cas. Face à ces récidives, une urétrectomie a été pratiquée d'emblée dans 7 cas et après une tentative infructueuse de traitement endoscopique dans 1 cas. Une récidive balanique a justifié une pénectomie distale secondairement à une exérèse urétrale insuffisante. L'évolution a été très rapidement défavorable pour 3 patients au stade de néoplasie généralisée et une pathologie intercurrente a été fatale dans 1 autre cas. Avec un recul de 12 à 44 mois (m=26), 4 patients sont vivants sans signe patent d'évolutivité néoplasique.
CONCLUSION : Dans l'optique d'une vessie de substitution, la recherche d'une localisation tumorale urétrale postérieure ou prostatique est primordiale, notamment pour les patients préalablement traités par instillations endovésicales. La mise en évidence d'une extension néoplasique prostatique doit raisonnab lement contre-indiquer la réalisation d'un remplacement vésical et motiver une exérèse urétrale complète.

OBJECTIVE : To evaluate the frequency, predictive parameters and prognosis of urethral recurrence after cystoprostatectomy for urothelial bladder cancer. MATERIAL AND METHODS : From 1989 to 1994, 8 of a series of 185 patients (4.3%) treated by cystoprostatectomy for bladder carcinoma between 1988 and 1993 developed urethral recurrence revealed by urethral bleeding, with a follow-up of 6 to 36 months (m = 16). RESULTS : The initial bladder tumour was localized in 3 cases and multifocal in 5 cases. The posterior urethra was not involved in 5 cases, but presented lesions of CIS in 1 case and neoplastic infiltration also involving the prostate in 2 cases. These recurrences were treated by urethrectomy, as first-line treatment in 7 cases and after failure of endoscopic treatment in 1 case. A balanic recurrence required distal penectomy following insufficient urethral resection. The course was very rapidly unfavourable for 3 patients with generalized cancer and an intercurrent disease was fatal in 1 other case. With a follow-up of 12 to 44 months (m = 26), 4 patients are alive with no obvious signs of disease progression.
CONCLUSION : The indications for prophylactic urethrectomy can be reserved to patients with positive urethral resection margins, provided all other cases are submitted to strict surveillance. In the context of a replacement bladder, it is essential to exclude neoplastic involvement of the posterior urethra or prostate, especially in patients previously treated by intravesical instillations.

Mots clés:
Vessie / tumeur urothéliale infiltrante / prostato-cystectomie / Récidive / Urèthre
Mots-clés:
bladder / invasive transitional cell carcinoma / prostatocystectomy / recurrence / Urethra
Adaptation de la dose lors de l'apprentissage des auto-injections intracaverneuses de prostaglandine E1.
Dose adaptation during learning of self-administered intracavernous prostaglandin E1 injections.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 564-568

BUT : L'adaptation de la dose dans les protocoles d'apprentissage des auto-injections intracaverneuses de PGE1 est mal codifiée et plus ou moins facile selon l'étiologie de la dysérection. Nous avons tenté de standardiser cette phase en étudiant les résultats et complications d'un protocole utilisant une dose initiale de PGE1 identique quelle que soit l'étiologie de la dysfonction érectile. MOYENS : 101 patients ayant consulté pour dysfonction érectile ont participé après bilan de l'étiologie à un protocole d'apprentissage des auto-injections intracaverneuses comprenant 3 injections débutant systématiquement à 10 mg de PGE1.
RESULTATS : Pour une efficacité de 58,4%, 79,2% et 88,1% après respectivement une, deux ou trois injections, le taux d'érections prolongées (? 6 heures) était de 2,7% après la première injection et de 0% après les autres injections. Cependant des durées d'érection comprises entre 2 et 6 heures ont fréquemment été notées chez les patients neurologiques. Les abandons au cours de la phase d'apprentissage n'ont été rencontrés qu'en cas de tumescence sans rigidité après une injection (5,4%) ou deux injections (21%).
CONCLUSION : En tenant compte de ces résultats et pour minimiser érections prolongées et abandons tout en assurant efficacité, l'adaptation de la dose de PGE1 peut être réalisée simplement en débutant à 10 mg chez tous les patients sauf neurogènes (5mg) et en passant à 20 ou 30 mg en cas d'échec.

OBJECTIVE : Dose adaptation in self-administered intracavernous PGE1 injections is poorly defined in learning protocols and its degree of difficulty depends on the aetiology of the erectile dysfunction. The authors tried to standardize this phase by studying the results and complications of a protocol using an identical initial dose of PGE1 regardless of the aetiology of erectile dysfunction. MATERIAL AND METHODS : 101 patients consulting for erectile dysfunction participated in a learning protocol of self-administered intracavernous PGE1 injections, consisting of 3 injections systematically starting with 10 mg of PGE1, following assessment of the aetiology. RESULTS : For an efficacy of 58.4%, 79.2% and 88.1% after one, two or three injections, respectively, the prolonged erection rate (? 6 hours) was 2.7% after the first injection and 0% after the other injections. However, erection durations of 2 to 6 hours have frequently been reported in neurological patients. Discontinuations during the learning phase were only observed in patients presenting with tumescence without rigidity after one injection (5.4%) or two injections (21%).
CONCLUSION : In the light of these results and to minimize prolonged erections and discontinuations, while ensuring efficacy, PGE1 dose adaptation can be simply performed by starting with 10 mg in all patients except for neurogenic patients (5 mg) with an increase to 20 or 30 mg in the case of failure.

Mots clés:
andrologie / traitement des dysérections / Injection intra-caverneuse
Mots-clés:
andrology / erectile dysfunction treatment / intracavernous injection
Place de l'endoscopie dans le diagnostic et le traitement de la métaplasie malpighienne kératinisée et desquamante du bassinet.
Place of endoscopy in the diagnosis and treatment of keratinized and desquamating squamous cell metaplasia of the renal pelvis.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 569-572

La métaplasie malpighienne kératinisée du bassinet (MMKB) est une lésion rare, difficile à différencier d'une tumeur urothéliale par les examens morphologiques habituels. Son diagnostic est donc le plus souvent porté de façon rétrospective, lors de l'analyse histologique d'une pièce de néphro-urétérectomie. Sa bénignité justifie pourtant un traitement conservateur, et rend donc nécessaire sa reconnaissance pré-opératoire. Dans ce contexte, l'endoscopie du haut appareil urinaire qui permet le diagnostic et le traitement de cette affection, prend toute son importance. Elle doit être indiquée lorsqu'une MMKB peut être évoquée cliniquement en cas de doute sur une tumeur urothéliale des voies excrétrices, devant l'émission de calculs mous ou un passé de lithiases ou d'infection du haut appareil. L'urétéroscopie doit alors être la première étape pour confirmer le diagnostic. Elle doit être complétée par un abord percutané de la lésion pour éradiquer tout foyer résiduel qui pourrait être à l'origine de récidive. Nous rapportons un cas de MMKB sur rein unique traitée par chirurgie endoscopique rétrograde et percutanée.

Keratinized squamous cell metaplasia of the renal pelvis (KSMRP) is a rare lesion, difficult to differentiate from urothelial tumour on the basis of the usual morphological examinations. It is therefore usually diagnosed retrospectively, on histological examination of a nephroureterectomy specimen. However, as its benign nature justifies conservative treatment, preoperative recognition of this lesion is essential. Upper urinary tract endoscopy, which allows diagnosis and treatment of this disease, is therefore very important in this context. Endoscopy is indicated when KSMRP is suspected clinically in a doubtful case of urothelial tumour of the upper urinary tract, in a context of passage of soft stones or a history of renal stones or upper urinary tract infection. Ureteroscopy constitutes the first step to confirm the diagnosis. It must be completed by a percutaneous procedure to eradicate any residual lesion, which could be responsible for recurrence. We report a case of KSMRP in a solitary kidney treated by retrograde and percutaneous endoscopic surgery.

Mots clés:
voie urinaire supérieure / Bassinet / Tumeur / métaplasie / Urétéroscopie
Mots-clés:
upper urinary tract / Renal pelvis / tumor / Metaplasia / ureteroscopy
Le kyste bronchogénique sous-diaphragmatique sus-rénal rétro-péritonéal : à propos d'un cas et revue de la littérature.
Retroperitoneal subdiaphragmatic bronchogenic cyst. Case report and review of the literature.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 573-577

Les auteurs rapportent un cas de kyste bronchogénique sous-diaphragmatique et rétropéritonéale. L'origine embryologique et les caractères histologiques du kyste bronchogénique sont discutés, ainsi que les modalités diagnostiques et thérapeutiques.

The authors report a case of retroperitoneal subdiaphragmatic bronchogenic cyst. The embryological and histological features of the cyst are discussed, together with the diagnostic and therapeutic modalities.

Mots clés:
rétro-péritoine / tumeur rare
Mots-clés:
retroperitoneum / rare tumor
Régression d'une fibrose rétro-péritonéale traitée par le tamoxifène.
Regression of retroperitoneal fibrosis treated by tamoxifen.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 578-581

Par analogie avec les tumeurs desmoïdes, le Tamoxifène a été utilisé dans le traitement de la fibrose rétro-péritonéale idiopathique (FRP). Nous rapportons le 6ème cas de FRP traitée par Tamoxifène seul et sans récidive 11 mois après l'arrêt du traitement.

By analogy with desmoid tumours, tamoxifen has been used in the treatment of idiopathic retroperitoneal fibrosis. The authors report the 6th case of retroperitoneal fibrosis treated by tamoxifen alone, which had not recurred 11 months after stopping treatment.

Mots clés:
rétro-péritoine / fibrose
Mots-clés:
retroperitoneum / fibrosis
Persistance bilatérale du canal mésonéphrotique commun chez l'enfant. A propos d'un cas. Revue de la littérature.
Bilateral persistence of a common mesonephric duct in children. A case report and review of the literature.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 582-586

Nous rapportons un cas de persistance bilatérale du canal mésonéphrotique commun chez l'enfant. C'est une erreur d'implantation déférentielle à la partie distale du canal de Wolff. Cette anomalie est rarissime (6 cas sont colligés dans la littérature mondiale). Le diagnostic est le plus souvent fortuit au cours d'une laparotomie ou sur une cystographie rétrograde (reflux vésico-urétéral et vésico-déférentiel). Son traitement est simple : la ligature déférentielle bilatérale compte tenu du contexte polymalformatif qui évite les infections génitales ascendantes (prostatite, épididymite, abcès testiculaire). Un seul cas a été rapporté chez l'adulte, révélé par une complication septique. Ce diagnostic doit être évoqué lors d'une infection uro-génitale atypique chez un sujet porteur d'autres anomalies congénitales.

We report a case of bilateral persistence of the common mesonephric duct in a child. This anomaly is an error of implantation of the vas deferens in the distal part of the Wolffian duct. This abnormality is extremely rare (6 cases have been reported in the world literature). The diagnosis is usually incidental during laparotomy or on retrograde cystography (vesico-ureteric and vesico-deferential reflux). It is simple to treat : bilateral defential ligation in view of the context of multiple malformations, in order to prevent ascending genital infections (prostatitis, epididymitis, testicular abscess). Only one case has been reported in adults, presenting in the form of a septic complication. This diagnosis must be considered in a context of atypical urogenital infection in a subject with other congenital abnormalities.

Mots clés:
malformation génitale / voie séminale / déférent / ectopie
Mots-clés:
genital malformation / seminal tract / vas deferens / ectopy
Mésothéliome malin bilatéral de la vaginale testiculaire. A propos d'un cas.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 587-589

Nous rapportons le premier cas de mésothéliome malin bilatéral asynchrone de la vaginale testiculaire. En dépit d'une orchidectomie radicale bilatérale complétée par une radiothérapie inguinale unilatérale, le patient présente une récidive non contrôlée trois ans après le traitement initial de la seconde tumeur. Le pronostic du mésothéliome malin est très péjoratif avec une médiane de survie de 28 mois rapportée dans la littérature.

Bilateral malignant mesothelioma of the tunica vaginalis. A case report.

Mots clés:
vaginale testiculaire / tumeur rare
Mots-clés:
tunica vaginalis / rare tumor
Polypes du côlon au niveau du site d'une urétérosigmoïdostomie 11 ans après la transformation d'un Coffey en une vessie iléocaecale continente. Un cas.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 590-593

Un cas de polypes dégénérés du côlon naissant au niveau des deux sites d'une urétérosigmoïdostomie type Coffey, 11 ans après sa transformation en une vessie iléocaecale continente est rapporté. Les auteurs discutent les facteurs de risque, les conditions de survenue, les attitudes thérapeutiques et les mesures préventives.

Colon polyps arising at the site of a ureterosigmoidostomy 11 years after conversion of a Coffey to a continent ileocaecal conduit : one case.

Mots clés:
dérivation urinaire interne / Urétérosigmoïdostomie / Tumeur
Mots-clés:
internal urinary diversion / Ureterosigmoidostomy / tumor
Technique chirurgicale de la transplantation rénale.
Renal transplantation surgical technique.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 594-604

La technique opératoire de la transplantation rénale obéit à des règles simples qui doivent prévoir une reprise chirurgicale ou une nouvelle transplantation. Idéalement la première transplantation est réalisée dans la fosse iliaque droite, en position basse, rétropéritonéale. L'anastomose artérielle est faite en latéro-terminale sur l'artère iliaque externe, l'anastomose veineuse en termino-latérale sur la veine iliaque externe, lorsqu'il s'agit d'un rein droit la veine rénale est allongée aux dépens de la veine cave, l'uretère est réimplanté dans la vessie selon la technique de Gregoir, intubé par une endoprothèse. Les deuxièmes transplantations se font dans la fosse iliaque gauche en rétropéritonéal selon la même technique. Les troisièmes transplantations se feront dans la fosse iliaque droite en rétropéritonéal en position haute, anastomose artérielle termino-latérale sur l'artère iliaque commune, anastomose veineuse latéro terminale sur l'origine de la veine cave inférieure et anastomose urétérovésicale ou urétérourétérale si l'abord de la vessie est difficile. Les anastomoses artérielles termino-latérales ou termino-terminales donnent des résultats à peu près équivalents, mais il semble préférable de préserver la vascularisation des organes érectiles en n'utilisant pas l'artère iliaque interne. Parmi les anastomoses urinaires l'anastomose urétéro urétérale donne plus de complications que l'anastomose type Leadbetter et type Gregoir. Lorsqu'on réalise des anastomoses type Gregoir il faut faire un long trajet sous muqueux pour réduire le risque de reflux, facteur de pyélonéphrite aiguë. La mise en place d'endoprothèse semble faciliter l'anastomose, prévenir le risque de fistule, une prophylaxie antibiotique est nécessaire pendant qu'elles sont en place.

The renal transplantation operative technique obeys simple rules which must allow for surgical revision or a new transplantation. Ideally, the first transplantation is performed in the right iliac fossa, in a low, retroperitoneal position. A side-to-end arterial anastomosis is performed onto the external iliac artery, and an end-to-side venous anastomosis is performed onto the external iliac vein. In the case of a right kidney, the renal vein is elongated by means of a vena cava patch graft and the ureter is reimplanted into the bladder according to Gregoir's technique, intubated by a stent. Second transplantations are performed retroperitoneally in the left iliac fossa, according to the same technique. Third transplantations are performed in the right iliac fossa in a high, retroperitoneal position. The end-to-side arterial anastomosis is performed onto the common iliac artery, the side-to-end venous anastomosis is performed onto the origin of the inferior vena cava and the ureterovesical anastomosis is replaced by an uretero-ureteric anastomosis when the approach to the bladder is difficult. As end-to-side or end-to-end arterial anastomoses give virtually equivalent results, it seems preferable to preserve the blood supply of erectile organs by avoiding anastomosis with the internal iliac artery. Among the various urinary anastomoses, uretero-ureteric anastomosis is associated with more complications than the Leadbetter or Gregoir anastomoses. When a Gregoir anastomosis is performed, a long submucosal track must be performed to reduce the risk of reflux, a factor responsible for subsequent acute pyelonephritis. Insertion of a stent appears to facilitate anastomosis and prevents the risk of fistula. Antibiotic prophylaxis is required while the stent is in place.

Mots clés:
Transplantation rénale / Chirurgie
Mots-clés:
renal transplantation / surgery
Technique d'hémostase dans la néphrectomie partielle.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 605-606

Nous décrivons une technique originale d'hémostase au cours des néphrectomies partielles, associant une hémostase provisoire par forci-pressure du parenchyme rénal au moyen de clamps vasculaires atraumatiques, et la mise en place de points hémostatiques appuyés sur bande de Tissu de Renforcement Gore-Tex(r).Cette technique qui a été utilisée trois fois est apparue comme simple, facilitant l'exposition de la tranche rénale, et efficace sur l'hémostase. Elle ne nécessite ni contrôle ni clampage pédiculaire, ni hypothermie locale. Aucune complication post-opératoire (fistule urinaire, hémorragie secondaire, infection du Gore-Tex) n'a été observée.

Haemostasis technique in partial nephrectomy.

Mots clés:
Néphrectomie partielle / hémostase
Mots-clés:
Partial nephrectomy / Hemostasis
L'infection urinaire chez la femme enceinte.
Urinary tract infection in pregnant women.
2001
- Didactique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 607-622

L'infection urinaire pendant la grossesse est fréquente et son risque potentiel sur la mère et sur l'enfant est important. Les auteurs, au travers d'une revue de la littérature et d'une enquête rétrospective réalisée auprès de 20 représentants de différents CHU français sur l'année 1993 proposent une mise au point pratique visant à codifier les attitudes thérapeutiques face à cette pathologie. Ils définissent un groupe à risque qui doit bénéficier d'un dépistage systématique et d'une surveillance étroite pendant la grossesse. Ils évaluent la nécessité des examens complémentaires vis-à-vis des 3 aspects cliniques rencontrés (bactériurie asymptomatique, cystite et pyélonéphrite aiguë) en tenant compte de leurs effets secondaires. Les modalités thérapeutiques des trois formes cliniques décrites sont envisagées ainsi que celle du drainage de la voie excrétrice.

Urinary tract infection is frequent during pregnancy with a high potential risk for mother and child. Based on a review of the literature and a retrospective survey conducted in 20 representative French university hospitals during 1993, the authors propose a practical review designed to standardize the therapeutic approach to this disease. They define a high-risk group which requires systematic screening and close surveillance during pregnancy. They evaluate the need for complementary investigations in relation to the 3 clinical presentations encountered (asymptomatic bacteriuria, cystitis and acute pyelonephritis) taking into account their respective adverse effects. The therapeutic modalities of the three clinical foms are then described, including drainage of the urinary tract.

Mots clés:
infection urinaire / pyélonéphrite / grossesse
Mots-clés:
urinary tract infection / Pyelonephritis / pregnancy
Le Bourdaloue dans tous ses états.
2001
- Histoire
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 623-628

L'auteur tente d'attirer l'attention, en particulier de ses confrères, urologues ou non, sur le Bourdaloue, de le faire connaître sous son double aspect d'objet utilitaire et artistique, une étude rapide permet de le situer dans son contexte historique propre et dans le cadre plus général des vases collecteurs d'urines.

The Bourdaloue urinal.

Mots clés:
instrument traditionnel
Mots-clés:
traditional instrument