Base bibliographique

Sommaire :

Adénocarcinome vésical primitif à cellules en bague à chaton. A propos de 1 cas. Revue de la littérature.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 677-682

Les auteurs rapportent 1 nouveau cas d'adénocarcinome primitif à cellules en bague à chaton caractéristisé par le degré d'infiltration de la paroi vésicale et le pronostic très sombre. Une revue de la littérature permet d'isoler les caractères histologiques de cette tumeur très rare puisque moins de 20 cas exploitables ont été publiés. Le comportement pluripotent de la cellule urothéliale apparaît l'élément essentiel dans l'histogénèse de ce type tumoral, trés proche de la linite plastique gastrique.

Primary signet ring cell carcinoma of the bladder (report of a case and review of the literature).

Mots clés:
Vessie / tumeur rare
Mots-clés:
bladder / rare tumor
Drainage d'une lymphocèle après transplantation rénale, par laparoscopie.
Laparoscopic drainage of a lymphocele after renal transplantation.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 671-676

Les auteurs rapportent une observation de drainage laparoscopique transpéritonéal d'une lymphocèle compressive et récidivante survenant 3 mois après transplantation d'un rein de cadavre. La technique consiste à créer une brèche transpéritonéale et à réséquer les parois de la lymphocèle pour drainage interne, suivis de l'apposition d'une pointe de grand épiploon dans la cavité lymphatique ainsi ouverte. La ponction pré-opératoire et la tomodensitométrie permettent de localiser précisément la lymphocèle des éléments urinaires et vasculaires, d'affirmer la nature lymphatique de la collection et d'éliminer une infection. Cette technique présente les mêmes indications et permet de réaliser aisément les mêmes gestes qu'un drainage interne par voie chirurgicale classique. Du fait de sa simplicité et de sa faible morbidité, le drainage laparoscopique pourrait être proposé de première intention pour le traitement des lymphocèles post-transplantation volumineuses, symptomatiques et récidivantes, sous réserve de l'absence d'infection, d'une localisation accessible de la lymphocèle et d'une expérience suffisante des techniques laparoscopiques.

The authors report a case of transperitoneal laparoscopic drainage of a recurrent, compressive lymphocele occurring 3 months after cadavre renal transplantation. The technique consists of creating a transperitoneal breach and resecting the walls of the lymphocele to ensure internal drainage followed by suture of a slip of greater omentum over the opened lymphatic cavity. Preoperative aspiration and computed tomography precisely defined the site of the lymphocele in relatiçon to urinary and vascular structures, confirmed the lymphatic nature of the collection and excluded the presence of infection. This technique has the same indications as classical surgical itnernal drainage and can be used to easily perform the same procedures. Because of its simplicity and low morbidity, laparoscopic drainage can be proposed as first-line treatment for large, symptomatic and recurrent posttransplantation lymphoceles, in the absence of infection and provided the lymphocele is in an accessible site and the operator has a sufficient experience of laparoscopic techniques.

Mots clés:
Transplantation rénale / complication iatrogène / Lymphocèle / chirurgie laparoscopique / Drainage
Mots-clés:
renal transplantation / iatrogenic complication / Lymphocele / laparoscopic surgery / Drainage
Fréquence des colibacilles adhérents dans une population de pyélonéphrite aiguë et dans une population de cystite aiguë.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 583-589

L'adhésion uroépithéliale des escherichia coli est un des principaux facteurs de colonisation et d'infection du haut appareil. Nous avons comparé 3 mesures d'adhérences bactériennes: l) Hémagglutination Mannose Résistante (HAMR), 2) Adhésion aux cellules uroépitheliales, 3) Agglutination de particules de latex, pour tester 85 souches d'escherichia coli, 42 pyélonéphrites aiguës, 43 cystites aiguës. Dans la population des pyelonéphrite aiguës, ces tests sont positifs dans 73,8% à 85,7%, dans la population des cystites ils sont positifs dans 2,3%à 14% (différence statistiquement significative). Cette étude confirme le rôle majeur des souches porteuses d'adhésine de type PAP à l'origine des pyélonéphrites aiguës.

Frequency of adherent E. coli in a population of patients with acute pyelonephritis and a population of patients with acute cystitis.

Mots clés:
infection urinaire / Pyélonéphrite aiguë / cystite aiguë
Mots-clés:
urinary tract infection / acute pyelonephritis / acute cystitis
Intérêt de l\'antibioprophylaxie au cours des résections trans-urétrales de tumeurs de vessie. A propos de 61 cas.
Value of antibiotic prophylaxis in transurethral resection of bladder tumours based on a series of 61 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 577-582

Afin de préciser l\'intérêt d\'une antibioprophylaxie nous avons réalisé une étude prospective, randomisée, en double-aveugle et contre placébo chez 61 patients opérés d\'une résection trans-urétrale (RTU) d\'une lésion vésicale suspecte d\'être tumorale. 32 patients ont ainsi reçu une dose unique de 800 mg de Péfloxacine lors de l\'induction anesthésique alors que 29 ne recevaient qu\'un placébo. Tous les patients avaient des urines pré-opératoires stériles et aucun n\'avait reçu d\'antibiotique dans les 15 jours précédant l\'intervention. 3 patients dans le groupe \"Péfloxacine\" (9,4%) ont développé une bactériurie post opératoire contre 7 dans le groupe \"Placébo\" (24,1%) (différence non significative statistiquement). Aucun patient n\'a présenté d\'infection symptomatique. Nous concluons que l\'antibioprophylaxie n\'est pas indiquée lors de RTU de tumeur de vessie.

In order to define the value of antibiotic prophylaxis, we conducted a prospective, randomised, double-blind, placebo-controlled study in 61 patients undergoing transurethral resection (TUR) of a bladder lesion suspected to be neoplastic. 32 patients received a single dose of 800 mg of pefloxacin at the time of anaesthetic induction and 29 patients received placebo. All patients had steruile preoperative urine and none had received any antibiotics during the fortnight preceding the operation. 3 patients in the pefloxacin group (9.4%) developed postoperative bacteriuria versus 7 in the placebo group (24.1%) (no statistically significant difference). No patient developed symptomatic urinary tract infection. We conclude that antibiotic prophylaxis is not indicated during TUR for bladder tumours.

Mots clés:
résection transuréthrale / Vessie / complication iatrogène / infection urinaire / antibiothérapie prophylactique
Mots-clés:
transurethral resection / bladder / iatrogenic complication / urinary tract infection / Antibiotic prophylaxis
La chirurgie percutanée pour lithiase : résultats et perspectives. A propos de 390 interventions.
Percutaneous nephrolithotomy : results and future prospects based on a series of 390 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 658-665

La néphrolithotomie percutanée (NLPC) a profondément modifié le traitement de la lithiase rénale. Les indications se sont modifiées avec l'arrivée et le perfectionnement de la lithotripsie extra-corporelle (LEC). Nous présentons notre expérience de 390 NLPC réalisées de 1984 à 1991. Il s'agissait de calcul unique dans 75% des cas. Il n'y a eu que 11 échecs de ponction (3,8%). La morbidité globale est de 18% dont seulement 4,5% de complications majeures c'est-à-dire nécessitant une réintervention ou mettant en jeu le pronostic vital. Deux décès (0,5%) sont à déplorer. 80,25% des patients ont été totalement débarrassés de leur calcul, 32 fois (11%) après une seconde intervention (NLPC ou autre). 45 calculs coralliformes ont été traités avec 11% de complications et 51% de succès complet. La durée moyenne de séjour est de 6 jours (2 à 30). La NLPC est une technique fiable et sure. Ses indications ont diminué (6,5% de nos patients traités pour lithiase rénale) mais elle garde sa place dans l'approche thérapeutique des patients lithiasiques.

Percutaneous nephrolithotomy (PCNL) has radically changed the treatment of renal stones. The indications for this technique have been modified by the development and refinement of extracorporeal lithotripsy (ECL). The authors present their experience of 390 PCNL performed between 1984 and 1991, for solitary stones in 75% of cases. There were only 11 cases of failed puncture (3.8%). The overall morbidity was 18% with only 4.4% of major complications, i.e. life threatening or requiring reoperation. There were two deaths (0.5%). Stones were completely eliminated in 80.25% of patients, after a second operation (PCNL or other technique) in 32 cases (11%). 45 staghorn calculi were treated with 11% of complications and a 51% complete cure rate. The mean hospital stay was 6 days (2 to 30). PCNL is a safe and reliable technique. Its indications have decreased (6.5% of our patients treated for renal stones), but it still retains a place in the therapeutic approach to patients with renal stones.

Mots clés:
Lithiase / Calcul / néphrolithotomie percutanée
Mots-clés:
stones / calculus / percutaneous nephrolithotomy
Les 100 premières greffes rénales réalisées en Tunisie et leurs complications chirurgicales.
The first 100 renal transplantations performed in Tunisia and their surgical complications.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 637-643

Les auteurs rapportent leur expérience en matière de greffes rénales à propos des 100 premières transplantations réalisées en Tunisie. L'absence de législation en matière de prélèvement d'organe sur des sujets en état de mort cérébrale a privilégié la transplantation rénale à partir de donneurs vivants. Les complications chirurgicales au nombre de 20 sont rapportées et analysées.

The authors report their experience of renal transplantation based on the first 100 transplantations performed in Tunisia. The absence of legislation concerning organ harvesting from brain dead subjects has favoured renal transplantation from living donors. 20 surgical complications are reported and analysed.

Mots clés:
Transplantation rénale / complication iatrogène
Mots-clés:
renal transplantation / iatrogenic complication
Manifestations urologiques de la maladie de Waldenström. A propos d'un cas de localisation pyélo-urétérale
Urological manifestations of Waldenström's disease. Report of a case with ureteropelvic involvement.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 666-670

Nous avons observé un cas de maladie de Waldenström dont le bilan d'extension initial a révélé un syndrome tumoral isolé de la voie excrétrice urinaire supérieure gauche. Une polychimiothérapie (6 cures selon le protocole M2) a permis une nette réduction du pic monoclonal IgM ainsi que de la masse tumorale. Cette observation atypique, qui attire l'attention sur la diversité des localisations potentielles de la Macroglobulinémie de Waldenström, motive une mise au point sur son potentiel évolutif et ses modalités thérapeutiques.

The authors report a case of Waldenström's disease in which the initial staging assessment reveals an isolated tumour of the left upper urinary tract. Combination chemotherapy (6 courses of protocol M2) induced a marked reduction in the monoclonal IgM peak and in the tumour mass. In the light of this atypical case, which emphasises the diversity of the potential sites of Waldenström's macroglobulinaemia, the authors review its potential for progression and the various therapeutic modalities available.

Mots clés:
voie urinaire supérieure / tumeur rare
Mots-clés:
upper urinary tract / rare tumor
Ofloxacine per os versus ceftriaxone intra-musculaire en antibio-prophylaxie au cours des résections trans-uréthrales de prostate.
Oral ofloxacin (OFL) versus ceftriaxone (CTRX) as prophylaxis for trans-urethral resection of prostate (TURP).
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 569-575

Cette étude prospective randomisée a évalué l'efficacité d'une dose unique d'OFL 400 mg per os comparée à une dose unique parentérale d'un gramme de CTRX en antibio-prophylaxie avant REP.191 patients (moyenne d'âge : 68,7 ± 6,2 ans) avec des urines stériles avant la REP) ont été inclus et ont reçu soit OFL 400 mg per os (n = 95), soit CTRX 1 g intra-musculaire (n = 96) en pré-médication (2 heures avant la REP).Deux examens cyto-bactériologiques des urines ont été obtenus : à la sortie du patient de l'hôpital et un mois après la REP. Les hémocultures ont été pratiquées en cas de température >38°5C. L'échec thérapeutique est défini par une bactériurie > 105 CFU/ml et/ou en cas d'hémoculture positive. 182 patients sont évaluables pour l'efficacité. Les deux groupes sont identiques en ce qui concerne l'âge, le poids et l'histologie de la prostate et la durée du cathétérisme post-opératoire. Aucune bactériémie n'a été observée. A la sortie de l'hôpital, le taux de patients avec des urines stériles était de 93,2% dans le groupe OFL contre 94,6% dans le groupe CTRX (pas de DSS). Dans le groupe OFL, les six échecs sont dûs à 3 entérocoques, 1 acinétobacter, 1 staphylocoque et 1 citrobacter. Dans le groupe CTRX, 5 échecs dûs à 1 acinétobacter, 2 citrobacters, 1 entérocoque, 1 streptocoque. A un mois, 171 patients ont pu être analysés (classés comme succès lors de la sortie de l'hôpital. Les taux de succès sont de 93,5% dans le groupe OFL et de 90,3% dans le groupe CTRX. La tolérance a été bonne dans les deux groupes. Les deux produits se sont montrés aussi efficaces et bien tolérés dans la prévention des complications infectieuses de la REP, l'utilisation de l'Ofloxacine étant plus simple et moins onéreuse.

This randomized prospective study evaluated the safety and efficacy of a single oral dose of OFL compared to a single parenteral dose of CTRX prior to TURP.191 patients (mean age : 68.7 ± 6.2 years) with bacterial free urine before surgery were enrolled and received either OFL : 400 mg per os (n = 95) or CTRX : 1 g intrasmusculary (n = 96) at the pre-anaesthetic medication time (two hours prior TURP). Two urine cultures were obtained : on the day of the patient's discharge and within one month after surgery. Blood cultures were performed in case of temperature >38°5C. Treatment failure was defined as bacteriuria > 105 CFU/ml and/or in case of positive blood culture after surgery.182 patients were evaluable for efficacy. They were similar with respect to age, prostatic resection, histology, duration of post operative catheterization in the two treatment groups. On discharge from the department, 93.2% of the patients in the OFL group had sterile urines versus 94.6% in the CTRX group. In failure, causative pathogens were in the OFL group : 3 enterococcus, 1 acinetobacter, 1 staphylococcus, 1 citrobacter; in the CTRX group : 1 acinetobacter, 2 citrobacters, 1 enterococcus, 1 streptococcus. No bacteremia occurred.After one month of follow-up, 171 patients were evaluable (success on discharge from the department) : the rates of success were : 93.5% in the OFL group and 90.3% in the CTRX group. Tolerance was good in both groups. These two drugs are as effective and as well tolerated for prevention of post operative UTI in TURP. But Ofloxacine is cost effective and simplest for use.Key words : trans-urethral resection of the prostate, antibioprophylaxis, post operative urinary tract infection.

Mots clés:
HBP / résection transuréthrale / prostate / infection urinaire / antibiothérapie prophylactique
Mots-clés:
BPH / transurethral resection / prostate / urinary tract infection / Antibiotic prophylaxis
Prévention des récidives des tumeurs de vessie de stade pTa par instillation endovésicale de BCG.
Prevention of recurrences of stage pTa bladder tumours by intravesical BCG instillation.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 595-607

Afin d'apprécier l'efficacité à long terme et la tolérance de l'immunothérapie par instillations endo-vésicales de BCG dans le traitement des tumeurs de vessie de stade pTa, 45 patients ont été inclus dans une étude rétrospective (recul moyen de 52,7 mois, extrêmes: 12-87 mois).41 patients (91%) ont répondu à l'immunothérapie: 24 (53%) n'ont pas présenté de récidive avec un recul moyen de 49,4 mois (extrêmes: 19-87 mois), 17 (37,7%) ont été améliorés par le traitement puisque le délai entre les récidives a significativement augmenté. 4 patients (8,8%) n'ont pas répondu à la BCG-thérapie avec une progression chez l'un d'entre eux (évolution vers une papillomatose vésicale stade pTa G 3). La tolérance locale fut mauvaise pour douze malades (26,6%) imposant l'arrêt ou l'espacement des instillations. D'autres complications telles une prostatite et une poussée fébrile intense ont été observées. 3 patients ont gardé après arrêt du traitement, des troubles mictionnels à type de pollakiurie intense en rapport avec une petite vessie sequellaire. Ni le grade, ni la fréquence des récidives avant traitement, ni le caractère uni ou multifocal, ni le siège de la tumeur initiale n'ont semblé être des critères de réponse à la BCG-thérapie et n'ont pu représenter à eux seuls des indicateurs pronostiques à l'échelle individuelle.

45 patients were included in a retrospective study designed to assess the long-term efficacy and tolerance of immunotherapy by intravesical BCG instillation in the treatment of stage pTa bladder tumours (mean follow-up 52,7 months, range : 12-87 months). 41 patients (91% responded to immunotherapy : 24 (53%) did not develop anu recurrences with a mean follow-up of 49.4 months (range : 19-87 months) and 17 (37.7%) were improved by treatment as the interval between recurrences was significantly increased. 4 patients (8.8%) failed to respond to BCG therapy with progression to stage pTa G3 vesical papillomatosis in one patient. The local tolerance was poor for twelve patients (26.6%), requiring discontinuation or spacing of the instillations. Other complications such as prostatitis and intense fever were observed. Three patients had persistent disturbances of micturition following treament in the form of urinary frequency due to the decreased bladder volume. Neither the grade, nor the frequency of recurrences prior to treatment, nor the solitary or multifocal nature, nor the site of the initial tumour appeared to influence the response to BCG therapy and did not constitute independent individual prognostic indicators

Mots clés:
Vessie / tumeur urothéliale superficielle / BCG
Mots-clés:
bladder / superficial transitional cell carcinoma / BCG
Relation pression-débit instantanée en flux permanent dans un tube collabable : conséquences sur l'évaluation de la résistance uréthrale
2001
- Recherche - Physiologie
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 644-657

L'urèthre est un conduit collabé en dehors des mictions de sorte qu'il a été reproché à l'évaluation de la résistance uréthrale instantanée par la relation pression/débit (R = P/Q2), issue de l'équation de Bernoulli, de ne pas tenir compte de la pression d'ouverture ou tout au moins du fait que le flux doive maintenir les parois pendant la miction. Le but de ce travail est de préciser si une telle critique est juste au plan de la mécanique des fluides. Pour cela, il a été effectué une étude de la relation pression/débit dans un tube souple, collabé par différentes pressions péri-tubulaires, et qui s'ouvrait ensuite sous l'effet du flux. Les expériences ont montré que la relation pression/débit, la résistance instantanée à l'écoulement et les pertes de charge étaient identiques lorsque le tube atteignait le même calibre, ceci malgré les différentes pressions péri-tubulaires. C'était donc la même pression qui servait à la fois à propulser le flux et à maintenir les parois. En conséquence il serait faux de prétendre améliorer l'évaluation de la résistance uréthrale instantanée en retirant une pression d'ouverture de la pression vésicale maximum. La formule R = P/Q2 est juste au plan expérimental et conforme aux principes de la mécanique des fluides. Elle constitue en théorie et en pratique une bonne méthode d'évaluation de la résistance instantanée.

Instantaneous pressure-flow relation in continuous flow in a collapsible tube : consequences for the assessment of urethral resistance.

Mots clés:
recherche fondamentale / hydrodynamique / étude pression-débit / résistance uréthrale
Mots-clés:
basic research / hydrodynamics / pressure-flow study / urethral resistance
Traitement des tumeurs de vessie stade Ta, T1 et TIS par le bacille de Calmette-Guérin
Treatment of stage Ta, T1 and Tis bladder tumours by Bacillus Calmette-Guérin.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 608-617

Nous rapportons l'étude de 71 patients dont la tumeur de vessie stade Ta, T1 et Tis a été traitée par résection endoscopique suivie d'un cycle d'instillation endovésicale de BCG (120 mg/semaine pendant 6 semaines). Sex ratio : 1 femme - 4 hommes. Age moyen: 68 ans. Le suivi moyen a été de 15 mois ( 3 - 36 mois). Il s'agissait de 20 tumeurs stade Ta, 32 stade T1a, 14 stade T1 b et 5 Tis isolés.Le taux de récidive globale a été de 42%. Une récidive est survenue pour 50% des Ta (médiane de récidive: 10,1 mois), 32% des T1a (médiane: 5,8 mois), 65% des T1 b (médiane: 7,3 mois) et 20% des Tis isolés (délai: 7 mois). 9% des stades T1 ont eu une progression. Sont apparus comme facteurs de risque de récidive: le stade T1 b (p= 0,05), la multifocalité (p= 0,05), la résistance à une chimiothérapie antérieure (Mitomycine C) (p

The authors report a series of 71 patients (sex ratio : 1F/4M, mean age : 68 years) with stage Ta (n=20), T1a (n=32), T1b (n=14) and Tis (n=5) bladder tumours treated by endoscopic resection followed by a course of intravesical BCG instillation (120 mg/week for 6 weeks). The mean follow-up was 15 months (3-36 months). The overall recurrence rate was 42%. A recurrence occurred in 50% of Ta (median time to recurrence : 10.1 months), 32% of T1a (median : 5,8 months), 65% of T1b (median: 7.3 months) and 20% of isolated Tis (median : 7 months). Disease progression was observed in 9% of stage T1 tumours. The following risk factors for recurrence were identified : stage T1b (p=0.05), multifocal tumours (p=0.05), resistance to previous chemotherapy (mitomycin C) (p=0.001) and association with Tis for stages T1 (p

Mots clés:
Vessie / tumeur urothéliale superficielle / BCG
Mots-clés:
bladder / superficial transitional cell carcinoma / BCG
Transplantation rénale itérative.
Repeated renal transplantation.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 621-626

D'octobre 1987 à juin 1992, alors que 359 greffes étaient réalisées, 25 patients, ayant à ce jour plus de six mois de recul, ont bénéficié d'une retransplantation rénale: 23 pour une deuxième greffe et 2 pour une troisième. La pathologie initiale était glomérulaire pour 17 malades et interstitielle pour 6. L'âge moyen des patients lors de leur transplantation itérative était de 36,9 années (20 à 53 ans). La durée de survie moyenne du premier greffon était de 3 ans et 10 mois (1 semaine à 10 ans). Les causes de perte du premier greffon peuvent se regrouper ainsi: rejet aigu (n = 5), rejet chronique (n = 14), échec chirurgical (n= 5) ou sepsis (n = 1). Le traitement immunosuppresseur était conventionnel chez 9 patients alors que 16 patients (64%) recevaient une quadrithérapie incluant de la Ciclosporine. La survie actuarielle des patients et des greffons à un an est respectivement de 100 et 92%. Vingt trois greffons sont actuellement fonctionnels, avec un suivi moyen de 22,7 mois (1 semaine à 5 ans). Le taux moyen de la créatinine est de 136,4 ± 65 mmol/l (59 à 298 mmol/l). Dix patients ont fait un rejet dans un délai moyen de 18,6 jours (6 à 30 jours) et 2 ont fait 2 rejets avant 4 mois. Ces résultats mettent en relief le faible taux de complications post-opératoires chirurgicales et immunologiques dans ce groupe de patients dont les résultats à distance sont au moins comparables à ceux des premières transplantations dans notre groupe.

From October 1987 to June 1992, 359 renal transplantations were performed, while, over the same period, 25 patients with a follow-up of more than six months underwent repeat renal transplantation : 23 for a second transplant and 2 for a third transplant. The initial disease was glomerular for 17 patients and interstitial for 6 patients. The mean age of the patients at the time of the repeat transplantation was 36.9 years (range : 20 to 53 years). The mean survival after the first transplantation was 3 years and 10 months (range : 1 week to 10 years). The reasons for loss of the first transplant can be classified as follows : acute rejection (n = 5), chronic rejection (n = 14), surgical failure (n = 5) or sepsis (n = 1). 9 patients received conventional immunosuppressant therapy, while 16 patients (64%) received four-drug therapy including cyclosporin. The actuarial one-year survival of the patients and the transplants was 100% and 92%, respectively. The mean serum creatinine was 136.4 ± 65 µmol/l (range : 59 to 298 µmol/l). Ten patients developed rejection after a mean of 18.6 days (range : 6 to 30 days) and 2 patients suffered from 2 episodes of rejection within 4 months. These results illustrate the low postoperative surgical and immunological complication rate in this group of patients whose long-term results are at least comparable to those of first transplantations in our group.

Mots clés:
Transplantation rénale / transplantations itératives
Mots-clés:
renal transplantation / repeated transplantations
Transplantectomies rénales : techniques chirurgicales et résultats. A propos de 60 patients.
Transplantectomies : surgical techniques and results in a series of 60 patients.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 627-636

La néphrectomie d'un greffon rénal non fonctionnel après transplantation rénale est une intervention délicate que nous évaluons à partir de l'analyse rétrospective de 60 patients. L'étude de la littérature nous permet de mieux codifier l'indication thérapeutique, le choix du moment de l'acte chirurgical et la technique opératoire. Dans les formes "tardives", la voie sous-capsulaire, en simplifiant l'intervention, constitue un facteur important de la diminution de la morbidité de celle-ci. Les transplantectomies "précoces" sont souvent plus graves en raison de la fragilité de l'opéré récent, et de l'immuno-suppression responsable de complications infectieuses fréquentes. Elles ne doivent donc pas être retardées lorsque l'on est assuré de la perte définitive de la valeur fonctionnelle du greffon.

Nephrectomy of a non-functioning renal transplant after renal transplantation is a delicate operation which the authors evaluate on the basis of a retrospective analysis of 62 patients. A review of the literature helps to more clearly define the indications, optimal time of the operatin and the operative technique. A subcapsular approach, by simplifying the operation, constitutes an important factor in reducing the operative morbidity in the late forms. "Early" transplantectomies are often more serious because of the recently operated patient's fragile status and immunosuppression, responsible for frequent infectious complications. Transplantectomy should therefore not be delayed once the permanent loss of transplant function has been confirmed.

Mots clés:
Transplantation rénale / Transplantectomie
Mots-clés:
renal transplantation / Transplantectomy
Tumeurs urothéliales de vessie chez des patients de moins de 25 ans.
Transitional cell carcinoma of bladder in patients under twenty-five years of age.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 618-620

D'octobre 1981 à octobre 1990, sept patients de moins de 25 ans (5 hommes et 2 femmes) ont été traités pour cancer urothélial de la vessie. Le diagnostic et le traitement étaient comparables à ceux de patients plus âgés. Les tumeurs étaient de bas grade et de bas stade, et le taux de récidive était de 28,5%. Le pronostic était favorable, mais ces patients doivent être suivis rigoureusement.

During the period of October 1981 to October 1990, we diagnosed and treated 7 patients (5 males and 2 females) under 25 years old (mean age 21.2) with transitional cell carcinoma of the bladder. The diagnosis and the treatment were the same as in the older age group. The tumors were of low grade and low stage and presented a recurrence rate of 28.5%. The tumors were of favourable prognosis but the follow-up care of these patients should be vigilant and persistent.

Mots clés:
Vessie / tumeur urothéliale superficielle / adulte jeune
Mots-clés:
bladder / superficial transitional cell carcinoma / young adult