Base bibliographique

Contraction des muscles du plancher pelvien et pression de clôture urétrale maximale
Pelvic floor muscle contraction and maximum urethral closure pressure
2015
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 4, 200-205

But : Le but de l’étude était de préciser les relations entre la contraction volontaire des muscles du plancher pelvien (MPP) et la pression de clôture urétrale maximale (PCUM) mesurée au repos et lors d’un effort de retenue.
Matériel : Étude longitudinale, observationnelle, monocentrique rétrospective incluant 358 femmes adressées consécutivement pour exploration urodynamique. La PCUM au repos et en retenue, le gain de PCUM la longueur urétrale fonctionnelle (LUF), les scores USP et ICQ-SF, la mobilité cervico-urétrale (MCU) selon la classification POP-Q et le seuil de fuite ont été analysés en fonction de la force de contraction des MPP.
Résultats : Cent soixante-treize avaient une incontinence urinaire à l’effort pure, 25 une incontinence urinaire par urgenturie, 148 une incontinence urinaire mixte et 12 n’avaient pas d’incontinence urinaire. La force de contraction des MPP n’était pas associée à une hystérectomie, l’âge, la parité, l’IMC, la MCU, la LUF, la PCUM de repos, la sévérité de l’incontinence évaluée par le score ICIQ-SF et au seuil de fuite. Il existait une relation proportionnelle entre la force de contraction des MPP et la valeur de la PCUM mesurée lors de cette contraction (p < 0,0001), d’une part, et le gain de PCUM (p < 0,0001), d’autre part. La PCUM de repos était indépendante de la PCUM en retenue et du gain de PCUM.
Conclusion : La force de contraction des MPP n’est pas corrélée à la PCUM de repos, mais elle est proportionnelle à l’élévation de la PCUM en retenue.
Niveau de preuve : 4.

Objectives: The aim of this study was to precise the relationship between the pelvic floor muscle (PFM) contraction and the maximum urethral closure pressure (MUCP) at rest and during a containing effort.
Materials: Longitudinal study, observational, single-center retrospective performed in successively 358 women addressed for urodynamics. MUCP at rest and during a containing effort, gain of MUCP, functional urethral length (FUL), scores USP and ICQ-SF, cervico-urethral mobility (CUM) according to POP-Q classification and leak point pressure were analyzed according to the PFM contraction.
Results: One hundred and seventy-three had genuine stress urinary incontinence, 25 urge urinary incontinence, 148 mixed incontinence and 12 had no urinary incontinence. PFM contraction was not associated with a hysterectomy, age, parity, BMI, CUM, FUL, MUCP at rest, the severity of the incontinence assessed by ICIQ-SF score and leak point pressure. There was a proportional relationship between PFM contraction and the value of MUCP measured during this contraction (P < 0.0001) on the one hand, and the gain of MUCP (P < 0.0001) on the other. MUCP at rest was independent from the MUCP during the containing effort and the gain of MUCP.
Conclusions: The strength of contraction of the PFM is not correlated with MUCP at rest but proportional to the augmentation of the MUCP during the containing effort.
Level of evidence: 4.

Mots clés:
incontinence urinaire / Urodynamique / Plancher pelvien / PCUM / Femme
Mots-clés:
Urinary incontinence / urodynamics / Pelvic floor muscle / MUCP / female
Est-il encore justifié et éthique de réaliser un bilan urodynamique avant la chirurgie de l’incontinence d’effort de la femme ?
Urodynamic testing before stress-incontinence surgery in women: Cost-effectiveness analysis and ethical considerations
2015
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 4, 177-179
De nombreux chirurgiens ont l’habitude de demander un bilan urodynamique avant de réaliser une chirurgie de l’incontinence urinaire de la femme, en particulier en cas d’incontinence mixte. Cet usage est conforme aux recommandations des sociétés savantes françaises (Collège national des gynécologues et obstétriciens français et Association française d’urologie) publiées en 2010 [1,2].
Évaluation des résidus postmictionnels du postpartum : étude prospective descriptive
Evaluation of urine postvoid residuals in post-partum period: A prospective and descriptive clinical study
2015
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 4, 211-216

Introduction : Le but de cette étude prospective descriptive unicentrique était de détecter les RPM du postpartum et de préciser leurs facteurs de risque, peu décrits dans la littérature.
Matériel et méthodes : Pendant trois mois, les patientes ont bénéficié d’un recueil de données de l’accouchement associées à une mesure des RPM (bladder-scan) en PP après miction spontanée et un bilan urinaire.
Résultats : Cent soixante-huit patientes ont été incluses. Parmi les patientes, 61 % ont eu un premier volume mictionnel supérieur à 500 mL et 52 % ont présenté un RPM pathologique (RPM supérieur à 150 mL pour une miction supérieure à 150 mL). Le RPM médian est de 153,50 mL. Le volume médian de la première miction spontanée est de 400 mL. Chez les patientes présentant un RPM pathologique, la durée totale du travail et sa deuxième phase était significativement plus longue (p = 0,003) et le volume total de la première miction était plus important. Le sondage à demeure pendant le travail diminuait le volume de la première miction spontanée après désondage (28 % de volume supérieur à 500 mL contre 72 %, p = 0,017) mais n’était pas associé à une diminution de RPM lors d’un accouchement physiologique. Un accouchement instrumental était associé à davantage de RPM qu’un accouchement par césarienne ou un accouchement physiologique (244 mL, 180 mL et 156 mL ; p = 0,033). Il n’a pas été retrouvé de lien significatif entre bactériurie et RPM (54 % vs 49 %, p > 0,05).
Conclusion : Notre étude a retrouvé des facteurs de risque de RPM du postpartum tels que la durée du travail, l’extraction instrumentale et un premier volume mictionnel élevé.
Niveau de preuve : 3.

Introduction: Few studies have evaluated urine postvoid residuals (PVRs) and their risk factors during the post-partum (PP) period. The aim of this prospective study was to screen postvoid residuals in a cohort of patients in PP, and to identify the risk factors.
Materials and methods: For three months, patients in PP were given an evaluation of their PVR (ultrasounds method) after a spontaneous urination. Clinical data as regards delivery were collected.
Results: One hundred and sixty-eight patients were included. Among them, 61% had a urine volume at the first urination over 500 mL, and 52% presented with a pathological PVR (PVR over 150 mL for a urine volume over 150 mL). The median PVR was 153.50 mL. The median volume of the first spontaneous urination was 400 mL. Among patients with a pathological PVR, the total duration of the labor and the duration of its second phase were significantly longer (P = 0.003 and P < 0.05, respectively), and the volume of the first urination was higher. Indwelling catheterization during the delivery decreased the volume of the first spontaneous urination (volume over 500 mL in 28% vs 72% of patients, P = 0.017) but was not associated with a decreased PVR in non-pathological deliveries. Instrumental deliveries were associated with higher PVRs than caesarean or physiological deliveries (244 mL, 180 mL et 156 mL; P = 0.033). A bacteriuria was not significantly associated with PVR (54% vs 49%, P > 0.05).
Conclusion: We were able to identify risk factors for PVR in the PP, such as the duration of labor, instrumental delivery and elevated volume of the first urination after delivery.
Level of evidence: 3.

Mots clés:
Accouchement / Postpartum / Résidus postmictionnels / Sondage urinaire
Mots-clés:
Delivery / Post-partum / Urine postvoid residual / urinary catheterization
Mode de poussée à l’accouchement et conséquences pelvi-périnéales. Revue de la littérature
Methods of pushing at vaginal delivery and pelvi-perineal consequences. Review
2015
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 4, 180-187

Introduction : L’objectif principal de cette revue était d’évaluer les conséquences pelvi-périnéales de la poussée en Valsalva et de la poussée en expiration au moment de l’accouchement.
Méthodes : La recherche bibliographique a été réalisée sur une période allant de 1984 à 2014 sur les bases de données PubMed, Cochrane Library et EM-Premium. Parmi les 29 articles analysés, seuls neuf études randomisées (dont trois regroupées dans une méta-analyse) opposant la poussée en Valsalva à la poussée en expiration ont été sélectionnées. Une dixième étude, analyse secondaire d’un essai randomisé comparant différentes techniques de protection périnéale (compresses chaudes, massage et protection manuelle), a également été analysée.
Résultats : Deux essais ont montré que la poussée en expiration réduisait significativement le risque de déchirures périnéales, mais l’hétérogénéité des essais et la discordance de certains résultats ne permettent pas de conclusion définitive. Les résultats sur la modification de la durée de la deuxième phase du travail sont discordants. Le mode de poussée ne semble pas modifier les taux d’épisiotomie, d’extractions instrumentales et de césariennes. La satisfaction maternelle semble supérieure lors de la pratique de la poussée en expiration. Il ne semble pas y avoir d’effet délétère de la poussée en expiration sur le bien-être fœtal et une étude retrouvait même une amélioration significative des paramètres de surveillance fœtale pendant la phase d’expulsion.
Conclusion : En l’état actuel des connaissances, les deux techniques d’effort de poussée lors de la phase expulsive de l’accouchement semblent comparables en termes de durée, de risque de déchirure périnéale et d’état néonatal à la naissance.

Introduction: The main objective of that review was to evaluate the pelvi-perineal consequences of the different methods of pushing at vaginal delivery.
Methods: A review on PubMed, the Cochrane Library and EM-Premium was performed from 1984 to 2014. Among 29 manuscripts analysed, only nine randomised controlled trials (including one metaanalysis of three trials) comparing Valsalva and spontaneous pushing were selected. A 10th study, secondary analysis of a randomized controlled trial comparing different methods of perineal protection (warm compresses, massage and manual protection), was also selected.
Results: Two trials have shown that spontaneous pushing reduces the risk of perineal tears, but studies were heterogeneous and discordant results do not allowed definitive conclusions. Results on the duration of the second stage of labour are conflicting. The method of pushing does not seem to affect the rate of episiotomy, instrumental delivery and cesarean section. Maternal satisfaction seems to be better after spontaneous pushing. It seems that there is no negative effect of spontaneous pushing on neonate well-being, and one study has shown a significant improvement of prenatal fetal parameters during the expulsive phase.
Conclusion: According to current knowledge, both techniques of pushing during the expulsive phase at delivery seem comparable in terms of duration, risk of perineal tears and neonatal outcome.

Mots clés:
Poussée en Valsalva / Poussée spontanée / Poussée en expiration / Accouchement par voie vaginale / Conséquences pelvi-périnéales
Mots-clés:
Valsalva pushing / Spontaneous pushing / Vaginal delivery / Pelvi-perineal consequences
Place des biomarqueurs urinaires dans le diagnostic et le suivi des troubles du bas appareil urinaire : une revue de la littérature
The role of urinary markers in the assessment and follow-up of lower urinary tract disorders: A literature review
2015
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 4, 188-199

Objectifs : Réaliser une revue de la littérature sur la place des biomarqueurs urinaires dans l’évaluation initiale et le suivi des troubles du bas appareil urinaire.
Méthodes : Une revue de la littérature a été effectuée en août 2014 à l’aide de la base de données Medline/Pubmed sans restriction de période mais en limitant la recherche aux travaux en anglais ou en français.
Résultats : La plupart des études étaient de niveau de preuve 2 ou 3 (cohortes prospectives contrôlées ou non) et concernaient majoritairement le syndrome d’hyperactivité vésicale et le syndrome douloureux vésical. Le Nerve Growth Factor (NGF) était le marqueur le plus étudié et paraissant le plus prometteur dans l’évaluation de l’hyperactivité vésicale (HAV) et de l’hyperactivité détrusorienne neurogène (HAD). Les taux urinaires d’ATP, de prostaglandine E2 (PGE2), de Brain-Derived Neurotrophic Factor (BDNF) et de certaines cytokines étaient également significativement plus élevés dans la plupart des études chez les patients atteints d’HAD ou d’HAV. L’Epidermal Growth Factor (EGF), l’Heparin-Binding EGF (HBEGF) et l’Antiproliferative Factor (APF) étaient les marqueurs urinaires les plus étudiés dans le syndrome douloureux vésical, avec une élévation (EGF, APF) ou une diminution (HBEGF) significative en cas de cystite interstitielle (par rapport aux contrôles sains). Le N-terminal-telopeptide (NTx) urinaire pourrait être prédictif de l’échec d’une bandelette sous-urétrale. Toutefois, peu d’études rapportaient les performances diagnostiques des différents marqueurs, leur association avec les paramètres urodynamiques n’étaient qu’exceptionnellement évaluée et l’existence d’un biais de publication est probable. Aucune étude contrôlée randomisée n’a à ce jour comparé les marqueurs urinaires à l’examen urodynamique.
Conclusion : Les marqueurs urinaires pourraient dans les années à venir être utilisés en complément ou en remplacement de l’examen urodynamique. Cependant, il n’existe à ce jour aucune étude de haut niveau de preuve comparant ces marqueurs à l’examen urodynamique et leur utilisation ne peut donc être aujourd’hui recommandée en pratique clinique.

Objectives: To conduct a literature review on the role of urinary biomarkers in the initial assessment and follow-up of lower urinary tract symptoms.
Methods: A literature review was conducted in August 2014 using the Medline/Pubmed database limiting the search to work in English or French.
Results: Most studies were of level of evidence 2 or 3 (prospective cohort, controlled or not) and mainly about overactive bladder and bladder pain syndrome. Nerve Growth Factor (NGF) was the most studied and apparently the most promising in the evaluation of overactive bladder (OAB) and neurogenic detrusor overactivity (NDO). Urinary levels of ATP, prostaglandin E2 (PGE2), Brain-Derived Neurotrophic Factor (BDNF) and some cytokines were also significantly higher in most studies in patients with NDO or OAB. Epidermal Growth Factor (EGF), Heparin-Binding EGF (HBEGF) and Antiproliferative Factor (APF) were the most studied urinary markers in bladder pain syndrome, with a significant increase (EGF APF) or decrease (HBEGF) in cases of interstitial cystitis (compared to healthy controls). The urinary N-terminal-telopeptide (NTx) could be predictive of a failed mid-urethral sling. However, few studies reported the diagnostic values of the markers, their association with urodynamic parameters were rarely evaluated and the existence of a publication bias is likely. No randomized controlled study has so far compared the urinary markers to urodynamic evaluation.
Conclusion: In the future, urinary markers could complete or replace urodynamic examination. However, to date, there is no high level of evidence study comparing these markers to urodynamics and their use can therefore not be recommended in daily practice.

Mots clés:
Hyperactivité détrusorienne / Biomarqueurs / urinaire / Nerve Growth Factor (NGF) / Urodynamique
Mots-clés:
Detrusor overactivity / Urinary / Biomarkers / Nerve Growth Factor (NGF) / urodynamics
Profil urodynamique des troubles vésico-sphinctériens persistants après cure de valves de l’urètre postérieur
Urodynamic profile of voiding disorders persisting after treatment of posterior urethral valve
2015
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 4, 217-223

But : Faire le point sur le profil urodynamique des dysfonctionnements vésico-sphinctériens persistants après chirurgie des valves de l’urètre postérieur (VUP).
Patients et méthodes : Étude descriptive prospective sur 3 ans d’une série de cas qui a porté sur 35 garçons présentant des troubles urinaires sur VUP opérées, colligés à la consultation d’urodynamique au service de médecine physique et de réadaptation fonctionnelle du CHU Ibn Rochd, en collaboration avec les services d’urologie du CHU Ibn Rochd et de chirurgie pédiatrique de l’hôpital d’enfants.
Résultats : L’âge moyen est de 7,56 ans. Les troubles urinaires sont dominés par les infections urinaires à répétition et les fuites urinaires. Le bilan morphologique est marqué par la dilatation constante des voies urinaires avec vessie de lutte ; 18 enfants ont une insuffisance rénale chronique terminale dont 8 sont candidats à la greffe. Pour le bilan urodynamique (BUD) : à la débitmétrie, une dysurie avec un résidu post-mictionnel significatif chez 14 enfants ; à la cystomanométrie, une hyperactivité vésicale chez 20 enfants, 9 vessies sont hypotoniques hypoactives de grande capacité, 6 bilans sont normaux.
Discussion/conclusion : Les explorations urodynamiques trouvent tout leur intérêt lorsque les troubles mictionnels persistent après section endoscopique des valves malgré un bon résultat radiologique. Par notre étude, nous avons dépisté des dysfonctionnements vésico-sphinctériens semblables à ceux décrits dans la littérature ce qui a permis d’adapter les thérapeutiques.
Niveau de preuve : 4.

Purpose: Posterior urethral valves (PUV) are the most common cause of bladder outlet obstruction in infancy that impairs renal and bladder function.
Material and methods: We realize a retrospective study and examined 35 boys with urinary disorders post-treatment of PUV, seen at the urodynamic consultation.
Results: The mean age: 7.56 years, urinary problems are dominated by recurrent urinary tract infections and urinary leakage, morphological assessment is marked by the constant expansion of the urinary tract and bladder, 18 children have end-stage renal disease of which 8 are candidates for transplantation. About urodynamic, the uroflowmetry with measure of post-void urine residue: dysuria with significant residual urine in 14 children; for cystometry, 20 children with bladder hyperactivity, 9 bladders are hypotonic hypoactive with high capacity, 6 explorations are normal.
Conclusion: Urodynamic explorations are all interest when voiding symptoms persist after endoscopic section valves and despite a good radiological result.
Level of evidence: 4.

Mots clés:
Valves de l’urètre postérieur / bilan urodynamique / Troubles mictionnels / Insuffisance rénale
Mots-clés:
Posterior urethral valves / Urodynamic test / voiding disorders / renal failure
Résistance à l’écoulement des sondes urinaires sèches. Étude expérimentale au travers d’un modèle vésical
Resistance to flow of uncoated urinary catheters. Experimental study with bladder model
2015
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 4, 206-210

But : Évaluer la résistance à l’écoulement provoquée par les sondes urinaires sèches utilisées de manière empirique dans le drainage nocturne des urines.
Matériel : Étude expérimentale mesurant in vitro, à travers un modèle vésical synthétique, le débit de sondes urinaires sèches, les plus utilisées dans le drainage nocturne continu, pour une pression et une Charrière donnée (pour des sondes de 10, 12 et 14 ch de diamètre à 20, 40 et 60 cmH2O de pression). Pour chaque relation pression/Charrière, cinq sondes de même type ont été utilisées.
Résultats : On observe que les médianes des débits (Qmax) de deux cathéters de Charrière et de pression identique, qui ne se différencient que par leur marque, ne sont pas significativement différentes : exemple pour des sondes Peters® et Coloplast® de Ch 14 et à 20 cmH2O de pression (valeur de p = 0,915). Soumises au nomogramme d’Abrams-Griffiths (Lim et Abrams, 1995 [7]), les sondes sèches s’avèrent obstructives ou partiellement obstructives à une pression supérieure à 20 cmH2O et ce pour toute carrière étudiée.
Conclusion : Cette étude confirme que les sondes sèches de Charrière ordinairement utilisées en pratique clinique sont en mesure de générer une obstruction dans la gamme des pressions observées en cas d’hyperactivité détrusorienne neurogène non contrôlée. Ces résultats viennent confirmer le rôle délétère des drainages nocturnes par sonde sèche adoptées par certains patients.
Niveau de preuve : 4.

Objectives: Evaluate the flow resistance caused by uncoated urinary catheter put during night.
Material: Experimental synthetic bladder in vitro study measuring the flow of uncoated urinary catheter most frequently observed in the continuous nocturnal drainage with data charier and pressure (for catheters 10, 12 and 14 Ch diameter and 20, 40 and 60 cmH2O pressure). For each pressure/charier relationship, five catheters of the same type were used.
Results: We observed that for the median flow (Qmax), two catheters with identical charier and pressure, which differed only by their brand, was not significantly different. For example, Peters® and Coloplast® Ch 14 probes and 20 cmH2O pressure (P value = 0.915). Faced with the nomogram of Abrams-Griffiths (Lim and Abrams, 1995 [7]), uncoated catheters prove obstructive or partially obstructive at a higher pressure of 20 cmH2O for all those charier studied.
Conclusion: Uncoated urinary catheter put during the night is obstructive under some data charier. Increasing charier of uncoated catheter decreases resistance to flow. It seems that not difference in drainage flow between different brands with data charier and pressure.
Level of evidence: 4.

Mots clés:
Écoulement / Résistance / Cathétérisme intermittent / Cathéters urinaires / Obstruction des voies urinaires
Mots-clés:
Flow / Resistance / intermittent self-catheterization / Uncoated urinary catheters / Urinary tract obstruction