Base bibliographique

Quelle peut être la durée du délai entre le diagnostic et le traitement chirurgical du cancer du rein ?
What may be the waiting time between the diagnosis and surgical treatment of kidney cancer?
2008
- Mise au point
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 4, 197-203

Lors de l’annonce du diagnostic d’un carcinome à cellule rénale, l’urologue et son patient peuvent s’interroger quant au délai dont ils disposent pour traiter chirurgicalement le cancer. Cette mise au point avait pour objectif d’étudier les éléments factuels déterminant le délai entre le diagnostic de cancer du rein et la réalisation de l’exérèse chirurgicale. L’histoire naturelle du cancer du rein a été le rationnel de l’attitude thérapeutique. Le délai entre diagnostic et traitement chirurgical dépend des conditions dans lesquelles le diagnostic a été établi. Les cancers symptomatiques ou découverts au stade métastatique ont dû être opérés rapidement. En cas de diagnostic fortuit, l’évaluation tumorale a permis de sélectionner les patients dont le délai entre le diagnostic et l’exérèse chirurgicale du cancer du rein a pu être de plusieurs mois à la condition d’une surveillance attentive. Les modalités de cette évaluation, radiologiques et anatomopathologiques, doivent être validées par des études complémentaires.

When announcing the diagnosis of renal cell carcinoma, the urologist and the patient can wonder about the waiting time for surgically treating the cancer. This review aimed to investigate the scientific facts to determine the time between the diagnosis of kidney cancer and the achievement of surgically. The natural history of kidney cancer has been the fundament of the therapeutic management. The time between diagnosis and surgical treatment depends on the conditions under which the diagnosis was established. Patients with symptomatic cancer or discovered at metastatic stage had to be treated quickly. In case of incidental diagnosis, evaluation of tumors has resulted in the selection of patients who can wait several months between diagnosis and surgical treatment of kidney cancer on the condition watchful waiting. The modalities of this assessment, radiological and anatomopathological, must be validated by further studies.

Mots clés:
Carcinome à cellule rénal / Chirurgie / Délai / Surveillance
Mots-clés:
Renal cell carcinoma / surgery / Waiting time / Watchful waiting
Les « tumeurs superficielles de vessie » n'existent plus
"Superficial bladder cancers" do not exist anymore
2008
- Mise au point
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 4, 204-205

Le terme « tumeur de vessie superficielle » est progressivement abandonné dans la communauté urologique internationale en raison de l’ambiguïté de ce terme et des confusions délétères qu’elle peut entraîner. Le comité de cancérologie de l’Association française d’urologie propose pour la littérature francophone de désigner par « tumeur de vessie n’infiltrant pas le muscle » les tumeurs Ta, T1 et Tis.

“Superficial bladder tumours” term is progressively abandoned in the urological community because of its ambiguity leading possibly to harmful confusions. The Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie proposes to designate by tumeur de vessie n’infiltrant pas le muscle Ta, T1 and Tis tumours.

Mots clés:
Tumeur de vessie / Stade
Mots-clés:
Bladder cancer / Grade
La posthéphagie rituelle et l'infection à l'hépatite virale B
The ritual posthephagia and viral B hepatitis infectious
2008
- Lettre à la rédaction
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 4, 206
La circoncision est l’ablation du prépuce en partie ou en totalité pour une raison thérapeutique ou rituelle . Elle est suivie à Madagascar par un avalement cru du prépuce. Toutefois, la posthéphagie ne semblerait pas être dénuée d’un risque de transmission de maladie virale. Nous rapportons un cas d’infection d’hépatite virale B suite à une posthéphagie rituelle.
Facteurs génétiques déterminant les variations anatomiques de la prostate
Genetic determinants of anatomical variants of the prostate
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 4, 214-222

Introduction : Les facteurs déterminant les variations anatomiques macroscopiques et microscopiques de la prostate au cours du vieillissement sont peu connus. Nous avons évalué la corrélation entre des polymorphismes spécifiques de gènes impliqués dans la synthèse des androgènes et des œstrogènes et l’anatomie macroscopique (poids prostatique) et microscopique (rapport stroma/épithélium) de la prostate au cours de la sénescence.
Méthodes : Le poids et la surface stromale prostatique d’une série autopsique de 85 hommes âgés de plus de 50 ans ont été mesurés, puis comparés en fonction des polymorphismes de gènes impliqués dans la régulation des androgènes ou des œstrogènes. Les polymorphismes étudiés étaient le nombre de répétition CAG du récepteur aux androgènes (AR), le nombre de répétition TA et les variants V89L du gène de la 5-alpha réductase (SRD5A2) pour les androgènes, et les variants A1A2 de la 17-alpha hydroxylase (CYP17) et nombre de répétitions TTTA de l’aromatase (CYP19) pour les œstrogènes.
Résultats : Aucune association entre le nombre de répétitions TA de SRD5A2 ou TTTA de CYP19 et les paramètres anatomiques de la prostate n’a été observée. Il existait une corrélation positive statistiquement significative entre l’âge et le poids de la prostate (r = 0,21, p = 0,05), une corrélation négative statistiquement significative entre le poids prostatique et le nombre de répétitions CAG (r = −0,32, p = 0,003). Le groupe avec moins de 20 répétitions CAG était associé à un poids prostatique plus important que les autres groupes. La surface du stroma était plus importante dans le groupe (20–23) répétitions CAG (p = 0,02) et dans le groupe A2A2 de CYP17 (p = 0,016) que dans les autres groupes.
Conclusion : Un petit nombre de répétitions CAG est associé avec un poids prostatique plus élevé. Le nombre moyen de répétitions CAG du récepteur aux androgènes et le variant A2A2 du gène CYP17 sont associés avec une surface stromale plus importante.

Introduction: The determinants of macroscopic and microscopic anatomical variants of the prostate during ageing are poorly defined. The authors evaluated the correlation between specific gene polymorphisms involved in androgen and oestrogen synthesis and gross (prostatic weight) and microscopic anatomy (stroma/epithelium ratio) of the prostate during ageing.
Methods: The prostatic weight and stromal surface area of an autopsy series of 85 men over the age of 50 were measured, then compared as a function of gene polymorphisms involved in androgen or oestrogen regulation. The following polymorphisms were studied: number of CAG repeats of the androgen receptor (AR), number of TA repeats and the V89L variant of the 5-alpha-reductase gene (SRD5A2) for androgens, and the A1A2 variant of 17-alpha-hydroxylase (CYP17) and number of TTTA repeats of the aromatase (CYP19) for oestrogens.
Results: No correlation was observed between the number of TA repeats of the SRD5A2 gene or TTTA repeats of the CYP19 gene and anatomical parameters of the prostate. A statistically significant positive correlation was observed between age and prostate weight (r = 0.21, p = 0.05) and a statistically significant negative correlation was observed between prostate weight and number of CAG repeats (r = −0.32, p = 0.003). The group with less than 20 CAG repeats was associated with a higher prostate weight than the other group. The stromal surface area was greater in the [20–23] CAG repeat group (p = 0.02), and in the A2A2 group of CYP17 (p = 0.016) than in the other groups.
Conclusion: A small number of CAG repeats is associated with a higher prostate weight. The mean number of CAG repeats of the androgen receptor and the A2A2 variant of the CYP17 gene are associated with a larger stromal surface area.

Mots clés:
Facteurs génétiques / Variation anatomique / prostate
Mots-clés:
Genetic factors / Anatomical variant / prostate
Adénocarcinome prostatique en récidive locale après radiothérapie exclusive : résultats du traitement par ultrasons focalisés
Locally recurrent prostatic adenocarcinoma after exclusive radiotherapy: Results of high intensity focused ultrasound
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 4, 223-229

Objectifs : Déterminer l’efficacité et les effets secondaires du traitement par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) en cas de récidive locale de cancer de prostate après radiothérapie externe exclusive.
Matériel et méthodes : Soixante-douze patients présentant une récidive locale histologiquement démontrée et biologique après radiothérapie, ont été traités par HIFU. L’âge moyen était de 68,27 ± 5,93 ans, le PSA moyen était de 6,64 ± 7,26 ng/ml. Trente patients ont été traités avec les paramètres standard et 42 avec des paramètres spécifiques. Les critères ASTRO 2005, spécifiques des traitements de sauvetage (consensus de Phoenix), ont été utilisés pour définir la récidive. La survie sans progression a été calculée en utilisant la méthode de Kaplan Meier.
Résultats : Le suivi moyen était de 39 ± 28 mois. Le taux de biopsies négatives a été de 80 % et la médiane du PSA nadir à 0,10 ng/ml. La survie spécifique a été de 94 % à trois ans et de 90 % à cinq ans, la survie sans progression de 50 % à trois ans et de 44 % à cinq ans. Le taux d’incontinence urinaire a été de 44 % (grade1 : 12 %, grade 2/3 : 32 %) et le taux de sténose de l’urètre ou du col vésical de 30 %. L’utilisation de paramètres spécifiques a réduit le risque d’incontinence sévère (19 versus 50 %, p = 0,005) et le risque de sténose (24 versus 40 %).
Conclusions : Le traitement par HIFU a permis d’obtenir une survie sans progression à cinq ans de 44 % mais le taux d’effets secondaires élevé doit être clairement expliqué au patient.

Objectives: To determine the efficacy and adverse effects of high intensity focused ultrasound (HIFU) for the treatment of local recurrence of prostate cancer after exclusive external beam radiotherapy.
Material and methods: Seventy-two patients with histologically and biologically documented local recurrence after radiotherapy were treated by HIFU. The mean age was 68.27 ± 5.93 years, and mean PSA was 6.64 ± 7.26 ng/ml. Thirty patients were treated according to standard parameters and 42 according to specific parameters. ASTRO 2005 criteria, specific for salvage therapy (Phoenix consensus), were used to define recurrence. Progression-free survival was calculated by the Kaplan-Meier method.
Results: Mean follow-up was 39 ± 28 months. The negative biopsy rate was 80% and the median nadir PSA was 0.10 ng/ml. Specific survival was 94% at three years and 90% at five years, and progression-free survival was 50% at three years and 44% at five years. The urinary incontinence rate was 44% (grade 1 : 12%, grade 2/3 : 32%) and the urethral stricture or bladder neck stenosis rate was 30%. The use of specific parameters reduced the incidence of severe incontinence (19% versus 50, P = 0.005) and stenosis (24% versus 40).
Conclusions: Treatment with HIFU achieved a five-year progression-free survival of 44%, but patients must be clearly informed about the high rate of adverse effects.

Mots clés:
cancer de prostate / Radiothérapie externe exclusive / Ultrasons focalisés de haute intensité
Mots-clés:
Prostate cancer / External beam radiotherapy / High intensity focused ultrasound
Caractéristiques des incrustations des endoprothèses urétérales chez les patients lithiasiques
Characteristics of incrustation of ureteric stents in patients with urinary stones
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 4, 230-237

But : Étude prospective sur la nature des incrustations des endoprothèses urétérales chez les lithiasiques selon le sexe et l’âge des patients et la durée d’implantation.
Matériel et méthodes : Six cent cinquante-huit endoprothèses urétérales provenant de 412 hommes et 246 femmes lithiasiques d’âge moyen 48,2 ± 16 ans ont été incluses dans l’étude. Les incrustations à différents niveaux de chaque sonde ont été examinées par spectrophotométrie infrarouge. Les résultats sont exprimés en fonction du composant principal.
Résultats : La durée moyenne d’implantation des sondes était de 73,5 ± 73,2 jours. L’oxalate de calcium, le composant le plus fréquemment observé (43,8 %), était présent essentiellement sous sa forme monohydratée (27,1 %), suivi par les protéines (27,4 %), par les phosphates calciques (16,4 % dont 8,4 % de brushite) et l’acide urique (5,2 %). La struvite, détectée sur 49 sondes, était majoritaire dans 2,9 % des cas. Des différences significatives ont été observées en fonction de l’âge et du sexe des patients : la whewellite passait chez l’homme de 24,5 % avant 30 ans à 37,0 % entre 50 et 59 ans et diminuait ensuite. La weddellite augmentait jusqu’à 70 ans chez la femme alors qu’elle chutait fortement après 50 ans chez l’homme. La brushite était abondante chez l’homme jeune (20,4 % avant 30 ans), mais restait stable avec l’âge chez la femme. L’acide urique augmentait fortement chez l’homme après 70 ans (20,0 % versus 4,1 % avant 30 ans) et plus modérément chez la femme. La part des incrustations minérales progressait avec la durée d’implantation aux dépens de la trame protéique et devenait prépondérante après 15 jours d’implantation. Quarante-trois sondes (7,3 %) portaient de véritables calculs. Leur durée moyenne de séjour dans l’arbre urinaire était de 113 jours. La comparaison entre les matériaux a montré que les sondes en silicone incrustaient significativement moins que les sondes en polyuréthane.
Conclusion : Les incrustations constituent une complication sérieuse des endoprothèses urétérales chez les patients lithiasiques. Une prévention ou une réduction de la quantité des incrustations pourrait être obtenue en considérant les facteurs de risque lithogènes des patients.

Introduction: The goal of this prospective study was to characterize ureteral stents encrustation in stone formers.
Material and methods: We report the results of a study based on 658 double-J stents (412 men and 246 women) collected from patients with in situ urinary calculi. The mean age was 48.2 ± 16.0 years without differences between genders. Ureteral stent encrustation was analysed by infrared spectroscopy. Results are expressed according to the main component.
Results: The mean indwelling time was 73.5 ± 73.2 days. The main component in stent encrustations was calcium oxalate (43.8%), essentially the monohydrate form (27.1%), followed by proteins (27.4%), calcium phosphates (16.4% with 8.4% brushite), and uric acid (5.2%). Struvite, detected on 49 stents, was the main component in 2.4% of cases. Significant differences according to gender and age were found: calcium oxalate monohydrate, which represented 24.5% in 20 to 29 years old men class increased to 37.0% in 50 to 59 years class and then decreased in older patients. Calcium oxalate dihydrate increased with age up to 70 years in women while it felt dramatically in man beyond 50 years old. Brushite was more abundant in young men (20.4% in patients aged 20–29 years) and was decreasing beyond this age while it remained in stable proportion for all age classes in women. Increasing prevalence of uric acid encrustations with age was observed, especially in men beyond the age of 70 years. Mineral encrustations increased with the indwelling time, the part of mineral being preponderant after 15 days: 7,3% of the stents had become massively encrusted within 113 days mean period. The comparison between biomaterials showed that silicone stents were significantly less encrusted than polyurethane stents.
Conclusion: Stent encrustation constitutes a serious complication of ureteral stent use in stone formers. Lithogenic factors should be considered for the prevention of stent encrustation in these patients.

Mots clés:
Endoprothèses urétérales / Lithiase / Incrustations / prévention
Mots-clés:
Double JJ stents / Urolithiasis / Encrustations / Prevention
Peut-on déterminer en peropératoire les candidates à une réimplantation immédiate d'une bandelette sous-urétrale après résection d'une première bandelette pour obstruction chronique ?
Can candidates for reimplantation of suburethral sling after sling removal due to chronic obstruction be identified intraoperatively?
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 4, 238-244

Objectif : Déterminer en peropératoire les candidates à la réimplantation immédiate d’une bandelette sous-urétrale (BSU) après résection d’un tel dispositif pour obstruction chronique.
Matériel et méthode : Étude clinique concernant 22 patientes opérées d’une BSU pour incontinence urinaire à l’effort entre 2000 et 2007 et qui ont développé par la suite des symptômes obstructifs du bas appareil urinaire. Toutes ces patientes ont eu une résection de la BSU sous anesthésie locale et diazanalgésie. Un remplacement immédiat de la bandelette a été réalisé en cas de fuite urinaire à la toux, objectivé en peropératoire après résection de la bandelette. Le questionnaire mesure du handicap urinaire (MHU), le score UDI-6/IIQ-7, ainsi qu’une débimétrie et une mesure du résidu postmictionnel ont été réalisés avant et trois mois après l’intervention.
Résultat : Douze patientes (premier groupe) ont eu une résection et réimplantation d’une nouvelle bandelette et dix patientes (second groupe) ont eu une simple résection de la bandelette. Les deux groupes étaient comparables. Dans chacun des groupes, la différence était significative entre les mesures pré- et postopératoire du RPM, de la débimétrie maximale et du score MHU. On note néanmoins une différence non significative du score UDI-6/IIQ-7 dans le second groupe, contrairement au premier. Le taux de continence urinaire était de 100 % dans les deux groupes. Le taux de succès défini urodynamiquement était de 75 % dans le groupe 1 et de 80 % dans le groupe 2. Le taux de succès défini par la disparition des symptômes urinaires initiaux et amélioration du score des questionnaires était de 75 % dans le groupe 1 et 90 % dans le groupe 2.
Conclusion : Il est possible de déterminer en peropératoire quelles sont les candidates au remplacement immédiat de la BSU après résection d’un tel dispositif, face à des symptômes obstructifs. Le test à la toux sous anesthésie locale et diazanalgésie permet cette sélection. Ce remplacement immédiat s’accompagne de bons résultats sur la continence sans créer de nouvelle obstruction.

Objective: To intraoperatively identify candidates for immediate reimplantation of a suburethral sling after sling removal due to chronic obstruction.
Material and method: Clinical study of 22 women, operated by suburethral sling for stress urinary incontinence between 2000 and 2007, who subsequently developed lower urinary tract obstructive symptoms. The suburethral sling was removed in all patients under local anaesthesia and fentanyl/midazolam sedation. Immediate replacement of the suburethral sling was performed in patients with cough incontinence demonstrated intraoperatively after sling removal. The mesure du handicap urinaire (MHU) questionnaire, UDI-6/IIQ-7 score and uroflowmetry with determination of the postvoiding residual volume were performed before and three months after the operation.
Result: Twelve patients (group 1) underwent removal and reimplantation of a new sling and 10 patients (group 2) underwent simple sling removal. The two groups were comparable. In each group, a significant difference was observed between preoperative and postoperative postvoiding residual volume, peak flow rate and MHU score and a non-significant difference was observed for the UDI-6/IIQ-7 score in group 2, in contrast to group 1. The urinary continence rate was 100% in both groups. The success rate, defined urodynamically, was 75% in group 1 and 80% in group 2. The success rate, defined by resolution of the initial urinary symptoms and improvement of the questionnaire score, was 75% in group 1 and 90% in group 2.
Conclusion: Candidates for immediate replacement of suburethral sling after sling removal due to obstructive symptoms can be identified intraoperatively. The cough test under local anaesthesia and fentanyl/midazolam sedation allows selection of these patients. Immediate sling replacement is accompanied by good results on continence without inducing a new obstruction.

Mots clés:
Bandelette sous-urétrale / Qualité de vie / Incontinence urinaire à l'effort
Mots-clés:
Suburethral sling / Quality of life / Stress urinary incontinence
Faut-il passer au prélèvement de 20 carottes lors d'une première biopsie prostatique ?
The 20-core prostate biopsy protocol: A new gold standard?
2008
- Une image à retenir
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 4, 251-252
Contexte Les auteurs ont comparé les performances diagnostiques de la biopsie prostatique dans deux groupes de patients consécutifs ayant eu dix et 20 carottes prélevées. Conclusions
Mots clés:
prélèvement / Biopsie prostatique
Mots-clés:
Protocol / Prostate biopsy
Une tumeur rénale à connaître : le carcinome tubulomucineux et fusiforme
An unusual renal neoplasm: Mucinous tubular and spindle cell carcinoma
2008
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 4, 253-255

Le carcinome tubulomucineux et fusiforme de bas grade de malignité est une entité rare et distincte décrite récemment. Elle est reconnue de pronostic favorable mais son histogenèse n’est pas encore élucidée. Nous rapportons l’observation d’une femme âgée de 53 ans qui se plaignait d’hématurie macroscopique accompagnée de douleurs lombaires. La pièce de néphrectomie montrait une tumeur limitée au rein, de siège médullaire empiétant sur le pôle inférieur du rein, encapsulée, de 17 cm de plus grand diamètre. Histologiquement, elle réalisait des structures tubulaires étirées, en interconnexions séparées d’un stroma myxoïde pâle. Les cellules tumorales étaient éosinophiles cuboïdes ou fusiformes monotones avec un faible grade nucléaire. En immunohistochimie, ces cellules exprimaient la cytokératine (CK 7 et CK 19) et l’antigène des membranes épithéliales (EMA). L’évolution était favorable avec un recul de 22 mois.

Mucinous tubular and spindle cell carcinoma is a rare and newly described type of renal cell carcinoma (RCC) with a relatively indolent behaviour. We report a case of 53-year-old woman who had macroscopic hematuria and flank pain. A right radical nephrectomy was performed showing a well circumscribed tumour confined to the kidney and measuring 17 cm. The histologics findings consisted of tightly packed, small, elongated tubules separated by pale mucinous stroma. The tumour cells were cuboidal to spindled with eosinophilic cytoplasm and lower nuclear grade. Tumour was immunoreactive for cytokeratin CK 7, CK19 and epithelial membrane antigene (EMA). The morphological and immunohistochemical features were consistent with mucinous tubular and spindle cell carcinoma of kidney.

Mots clés:
Carcinome rénal / Carcinome tubulomucineux fusiforme de bas grade / Immunohistochimie
Mots-clés:
Renal cell carcinoma / Mucinous tubular and spindle cell carcinoma / Immunohistochemical markers
Traitement néoadjuvant du cancer du rein
Neoadjuvant therapy for renal cancer
2008
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 4, 256-258

Un homme de 73 ans avait un carcinome rénal à cellules claires du rein gauche. Malgré l’absence de métastases, une néphrectomie première n’avait pu être initialement réalisée du fait du volume tumoral et de la présence d’une importante extension lymphatique tumorale. Le patient avait alors reçu du sunitinib pour une durée de dix mois. Sur la tomodensitométrie réalisée après la fin du traitement, il y avait une diminution significative de la taille de la tumeur et du volume de l’extension lymphatique. Une néphrectomie élargie avait alors été réalisée. Lors de l’évaluation anatomopathologique, la tumeur rénale primitive était majoritairement nécrosée, les adénopathies l’étaient également dans une moindre mesure.

A 73-year-old man presented with renal cell carcinoma of the left kidney. Despite the absence of metastases, primary nephrectomy was not performed immediately due to the large tumour volume and the presence of large lymph node extension. The patient was treated with sunitinib for 10 months. Computed tomography at the end of treatment showed a significant reduction of the size of the tumour and the volume of lymph node extension. Radical nephrectomy was then performed. On histological evaluation, the primary renal tumour and, to a lesser degree, the lymph nodes were predominantly necrotic.

Mots clés:
Cancer du rein métastatique / Traitement neoadjuvant / Antiangiogéniques / Sunitinib
Mots-clés:
metastatic renal cancer / Neoadjuvant therapy / Antiangiogenic / Sunitinib
Élargir les indications de la néphrectomie partielle induit-il un surcroît de morbidité ?
Do broader indications for partial nephrectomy result in excess morbidity?
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 4, 207-213

Objectif : Évaluer la morbidité de la néphrectomie partielle (NP) en fonction de la taille tumorale et du type d’indication à travers une étude multicentrique rétrospective.
Matériels et méthodes : Sept centres universitaires français ont participé à l’étude. Les données concernant la taille tumorale, l’indication de la NP (élective ou de nécessité), l’âge, le sexe, le stade TNM, le type histologique, le grade de Fuhrman, le score ASA et le performance status (ECOG) ont été analysées. Les complications médicochirurgicales, les pertes sanguines peropératoires, le taux de transfusion sanguine et la durée d’hospitalisation ont également été étudiés. L’analyse statistique des variables qualitatives et quantitatives a été faite à l’aide du test de χ2 (test de Fischer) et du test-t de Student.
Résultats : Six cent quatre-vingt onze patients ont été inclus. La taille tumorale médiane était de 3 cm [0,4–18]. Les tumeurs inférieures ou égales à 4 cm et incidentales représentaient 77,7 et 80,7 % des cas, respectivement. Les carcinomes à cellules claires représentaient 75,1 % des tumeurs malignes. Parmi, 89,1 % de tumeurs étaient T1, 1,6 % N+ et 2,3% M+. Dans les 486 indications électives, la durée opératoire (p = 0,03), les pertes sanguines moyennes (p = 0,04), le taux de fistules urinaires (p = 0,01) étaient significativement augmentés dans les tumeurs supérieures à 4 cm. Ces différences ne se traduisaient pas par une augmentation du taux de complications médicales (p = 0,7) ou chirurgicales (p = 0,2) ni de la durée d’hospitalisation (p = 0,4).
Conclusion : Élargir les indications des NP électives implique une morbidité accrue, mais qui est acceptable. Cette donnée est importante pour l’information des patients et pour choisir la stratégie chirurgicale en particulier chez les sujets âgés, fragiles ou avec des comorbidités notables.

Objective: To evaluate the morbidity of partial nephrectomy (PN) according to tumour size and the type of indication based on a multicentre retrospective study.
Materials and methods: Seven French teaching hospitals participated in this study. Data concerning tumour size, indication for PN (elective or necessity), age, gender, TNM stage, histological type, Fuhrman grade, ASA score and performance status (ECOG) were analysed. Medical and surgical complications, intraoperative blood loss, blood transfusion rate and length of hospital stay were also studied. Statistical analysis of qualitative and quantitative variables was performed with Chi-square test (Fisher's test) and Student t-test.
Results: Six hundred and ninety one patients were included. The median tumour diameter was 3 cm (0.4–18). Tumours measuring less or equal to 4 cm and incidental tumours represented 77.7 and 80.7% of cases, respectively. Clear cell carcinomas represented 75.1% of malignant tumours. Some 89.1% of tumours were T1, 1.6% were N+ and 2.3% were M+. In the 486 elective indications: the operating time (p = 0.03), mean blood loss (p = 0.04), and urinary fistula rate (p = 0.01) were significantly higher in tumours greater than 4 cm. These differences were not associated with an increase in the medical (p = 0.7) or surgical complication rate (p = 0.2), or the length of hospital stay (p = 0.4).
Conclusion: Broader indications for elective PN is associated with an increased morbidity but which remains acceptable. This is an important point for patient information and to guide the choice of surgical strategy, particularly in elderly, frail patients or patients with major comorbidities.

Mots clés:
Carcinome / Cellule rénale / Néphrectomie / morbidité
Mots-clés:
Carcinoma / renal cell / nephrectomy / Morbidity
Transplantation foie-rein combinée : indications et résultats
Combined liver-kidney transplantation: Indications and results
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 4, 245-250

But : Le but de cet article est de rapporter notre expérience en terme d’indication et de résultats sur la transplantation combinée foie–rein dans notre centre.
Matériel et méthode : De juillet 1991 à octobre 2006, 26 patients ont bénéficié d’une greffe foie–rein combinée dans notre établissement. Ce groupe incluait 16 hommes et dix femmes avec une moyenne d’âge de 50,1 ans (de 19 à 68 ans). Les indications principales étaient les suivantes : polykystoses hépatorénales, hyperoxalurie de type I, cirrhoses associées à une insuffisance rénale, terminale.
Résultat : La médiane de suivie était de 62,73 (± 50,9) mois. Seulement deux patients sont décédés dans notre étude, l’un à 70 mois d’un cancer gastrique, l’autre à 89 mois pour des métastases cérébrales. Neuf patients ont eu des complications chirurgicales (29 %). Pour les 24 patients survivants, la fonction hépatique était normale. Il y a seulement eu un cas de perte de greffon rénal à 12 ans, le patient est actuellement en dialyse. Le taux moyen de la créatinine des patients (hormis le patient dialysé) à la dernière visite de contrôle était de 120,3 (± 30,43) μmol/l.
Conclusion : La greffe foie–rein combinée peut être réalisée avec des taux de morbidité et de mortalité acceptable et d’excellents résultats à long terme.

Purpose: The purpose of this article is to report our experience concerning the indications and results for combined liver–kidney transplantation in our centre.
Material and method: From July 1991 to October 2006, 26 patients underwent combined liver–kidney transplantation in our establishment. This group comprised 16 men and 10 women with a mean age of 50.1 years (range: 19 to 68 years). The main indications were as follows: hepatorenal polycystic disease, type I hyperoxaluria, cirrhosis associated with end-stage renal failure.
Result: The median follow-up was 62.73 (± 50.9) months. Only two patients of this series died, one at 70 months from gastric cancer, and the other at 89 months from cerebral metastases. Nine patients developed surgical complications (29%). Liver function was normal in the 24 surviving patients. Only one case of loss of renal graft was observed at 12 years and this patient is currently on dialysis. The mean creatinine level in these patients (apart from the dialysed patient) at the last follow-up visit was 120.3 (± 30.43) μmol/l.
Conclusion: Combined liver–kidney transplantation can be performed with acceptable morbidity and mortality and excellent long-term results.

Mots clés:
greffe / Foie / Rein
Mots-clés:
Transplant / Liver / Kidney