Base bibliographique

Sommaire :

Pyélo-urétéronéphrite bilatérale et cystite emphysémateuses : une association exceptionnelle
Bilateral pyelonephritis and emphysematous cystitis: an exceptional association.
2006
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 493-495

Nous rapportons le cas d'une patiente hospitalisée pour pyélo-urétéro-néphrite bilatérale et cystite emphysémateuses associées, ayant nécessité une néphrostomie bilatérale. Cette affection rare survient chez les sujets diabétiques. Elle est essentiellement liée à Escherichia coli et Klebsiella pneumoniae. Le traitement repose sur l'antibiothérapie, et le drainage rénal ou la néphrectomie. Le pronostic est réservé, avec un taux de mortalité supérieur à 50%.

The authors report the case of a patient hospitalized for bilateral pyelonephritis and emphysematous cystitis requiring bilateral nephrostomy. This rare disease occurs in diabetic patients and is essentially due to Escherichia coli and Klebsiella pneumoniae. Treatment consists of antibiotics and renal drainage or nephrectomy. The prognosis is poor with a mortality rate greater than 50%.

Mots clés:
Rein / Infection / pyélonéphrite / Cystite emphysémateuse.
Mots-clés:
Kidney / infection / Pyelonephritis / Emphysematous cystitis.
Cystite incrustante à corynebacterium urealyticum : traitement conservateur
Conservative management of Corynebacterium urealyticum encrusted cystitis.
2006
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 496-498

Les auteurs rapportent le cas d'un patient de 75 ans ayant développé une cystite incrustante à corynebactérium urealyticum six mois après une adénomectomie par voie haute, qui s'était compliquée d'une fistule vésico-cutanée, ce qui avait nécessité le port d'une sonde urinaire pendant plusieurs jours. L'incrustation de la paroi vésicale avait entraïné une importante dilatation urétéropyélocalicielle bilatérale sans insuffisance rénale. Le traitement médical par antibiothérapie et acidification des urines par voie orale a permis la régression des plaques et la disparition de la dilatation.

The authors report the case of a 75-year-old patient who developed Corynebacterium urealyticum encrusted cystitis six months after open prostatectomy, complicated by vesicocutaneous fistula, which required bladder catheterization for several days. Encrustation of the bladder wall induced marked bilateral ureteropyelocaliceal dilatation without renal failure. Medical treatment by antibiotic therapy and oral acidification of the urine allowed regression of the plaques and resolution of the dilatation.

Mots clés:
Corynebacterium urealyticum / cystite / Infection / incrustation.
Mots-clés:
Corynebacterium urealyticum / Cystitis / infection / encrustation.
Kyste hydatique du cordon spermatique
Hydatid cyst of the spermatic cord.
2006
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 499-501

Le but de ce travail est de rapporter le troisième cas d'hydatidose du cordon spermatique, après revue de la littérature et d'élucider son mode de révélation particulier sous forme d'hydrocèle.
La maladie hydatique sévit à l'état endémique dans certains pays ou elle pose un véritable problème de santé publique. Elle n'épargne aucun organe. Toutefois la localisation primitive au niveau du cordon spermatique demeure exceptionnelle. L'implantation de la larve hydatique serait essentiellement hématogène. Le diagnostic positif se base sur l'échographie.
L'hyper éosinophilie n'est ni constante ni spécifique et ne contribue au diagnostic que lorsqu'elle est positive. Par contre la sérologie hydatique positive a une valeur diagnostique et pronostique. La résection du dôme saillant est le traitement de choix.

The authors report the third published case of hydatid disease of the spermatic cord and describe its unusual presentation in the form of hydrocele. Hydatid disease is endemic to some countries, where it constitutes a real public health problem. It can affect all organs of the body. However, primary involvement of the spermatic cord is exceptional. Implantation of the hydatid larva is essentially haematogenous. The positive diagnosis is based on ultrasound. Eosinophilia is neither constant nor specific and only contributes to the diagnosis when it is positive. However, positive hydatid serology has a diagnostic and prognostic value. Resection of the roof of the cyst is the treatment of choice.

Mots clés:
kyste hydatique / parasitose / cordon spermatique / chirurgie.
Mots-clés:
hydatid cyst / parasitic infection / Spermatic cord / surgery.
Fistule vésico-vaginale après ablation d'un corps étranger intra-vaginal négligé
Vesicovaginal fistula after removal of neglected intravaginal foreign body.
2006
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 502-504

La présence d'un corps étranger intra-vaginal sur une longue période constitue une entité rare. Ce type d'entité est habituellement vu dans les services d'Urgences au niveau desquels il est procédé à leur ablation. Nous rapportons le cas d'une patiente avec le diagnostic de masse vésicale causée par la présence d'un corps étranger endovaginal sur une longue période et compliquée d'une perforation dans la vessie. Après l'ablation chirurgicale du corps étranger, la patiente a développé une fistule vésico-vaginale qui a été traitée par un abord sus-pubien trans-vésical.

Long duration intravaginal foreign bodies are a rare entity and are generally seen in the practice of Emergency departments where they are removed. We describe the case of a patient with the diagnosis of a bladder mass caused by a long duration intravaginal foreign body complicated by perforation into the bladder cavity. After the retrieval of the foreign body the patient developed a vesicovaginal fistula which was subsequently repaired using a suprapubic transvesical approach.

Mots clés:
fistule vésico-vaginale / corps étranger.
Mots-clés:
Vesicovaginal fistula / foreign body.
Urétéroscopie souple antégrade pour calcul de la jonction urétéro-sigmoidienne sur dérivation de type Mayence II
Anterograde flexible ureteroscopy for stones of the uretero-sigmoid junction of a Mainz II pouch.
2006
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 505-507

L'incidence des calculs urinaires après dérivation urinaire est variable mais non négligeable. Nous rapportons le cas d'une patiente présentant un calcul de la jonction urétéro-sigmoidienne sur dérivation de type Mayence II survenu trois ans après cystectomie radicale pour carcinome in situ récidivant et résistant au traitement conservateur. La patiente a bénéficié d'une urétéroscopie souple laser Holmium-YAG par voie antégrade. A travers ce cas clinique, nous insistons sur le rôle de l'urétéroscopie souple par voie antégrade associée au laser Holmium comme technique mini-invasive, sûre et efficace pour la prise en charge thérapeutique des calculs sur dérivation urinaire.

The incidence of stones after urinary diversion is variable but considerable. The authors report the case of a patient with a stone of the uretero-sigmoid junction of a Mainz II pouch occurring three years after radical cystectomy for recurrent carcinoma in situ refractory to conservative treatment. The patient was treated by anterograde Holmium:YAG laser flexible ureteroscopy. This clinical case illustrates the role of anterograde flexible ureteroscopy combined with Holmium:YAG laser as a minimally invasive, safe and effective technique for the management of stones in a urinary diversion.

Mots clés:
Lithiase / Calcul / Endoscopie / Urétéroscopie souple / Urétérolithotomie
Mots-clés:
Urolithiasis / Calculi / endoscopy / Flexible ureteroscopy / Ureterolithotomy
Traitement des calculs précaliciels de la maladie de Cacchi et Ricci par urétérorénoscopie souple et laser
Treatment of precalyceal stones of Cacchi-Ricci disease by flexible ureterorenoscopy and Holmium-YAG laser.
2006
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 508-513

L'urétérorénoscopie souple associée au laser Holmium-YAG est une technique fiable et efficace pour la prise en charge des calculs rénaux.
La maladie de Cacchi Ricci est une malformation urologique fréquente caractérisée par une formation précalicielle des calculs pour laquelle il n'existe pas à l'heure actuelle de traitement préventif. Certaines formes compliquées sont difficiles à prendre en charge en raison de l'impossibilité technique de traiter ces calculs précaliciels.
Le but de cet article a été de décrire un artifice technique permettant de prendre en charge ces calculs précaliciels grâce à l'urétérorénoscope souple associé au laser Holmium-YAG.

Flexible ureterorenoscopy combined with Holmium-YAG laser is an effective and reliable technique for the management of renal stones. Cacchi-Ricci disease is a frequent urological malformation characterized by precalyceal stone formation, for which no preventive treatment is available at the present time. Some complicated forms are difficult to manage because of the technical impossibility of treating these precalyceal stones. The objective of this article is to describe a technique allowing management of these precalyceal stones by flexible ureterorenoscopy combined with Holmium-YAG laser.

Mots clés:
Cacchi Ricci / Endoscopie / Calcul / Lithiase / Rein
Mots-clés:
Cacchi-Ricci / endoscopy / stone / Lithiasis / Kidney
LIVRE - Pathologie du testicule et des OGE masculins.
2006
- Enseignement, Pédagogie
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 514-514

Le Pathologiste. Elsevier. 2006

Mots clés:
livre / appareil génital masculin
Lettre à la Rédaction - Réponse à l'article:
2006
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 515-516

Réponse à l'article: " Efficacité et tolérance du PelvicolTM dans le traitement des prolapsus par voie vaginale" de
N. Doumerc, P. Mouly, J. Thanwerdas, N. Vazzoler, M. Khedis, E. Huyghe, M. Soulié, P. Plante, Prog. Urol., 2006, 16, 58-61.

"PelvicolTM efficace : oui, mais pour combien de temps?"

Mots clés:
Chirurgie vaginale / Prolapsus génito-urinaire / prothèse.
QCM Progrès en Urologie - Septembre 2006
2006
- Enseignement, Pédagogie
- Réf : Prog Urol, 2006, 16, 4, 517
  • Place de la néphrourétérectomie laparoscopique dans le traitement des carcinomes urothéliaux de la voie excrétrice urinaire supérieure (P. 413)
    Les carcinomes urothéliaux de la voie excrétrice supérieure
    (1 réponse fausse)
  • Représentent environ 5% des tumeurs urothéliales.
  • Mots clés:
    QCM / Évaluation / questions
    Editorial - Après les niveaux de preuves, l'Impact Factor
    2006
    - Point de vue, interview
    - Réf : Prog Urol, 2006, 16, 411-411

    IMPACT FACTOR 2005 : 0,575

    Mots clés:
    impact factor
    Notre exercice de la médecine - La guérison est-elle une illusion ?
    2006
    - Point de vue, interview
    - Réf : Prog Urol, 2006, 16, 412-412

    Un homme de soixante deux ans est opéré en 1989 d'une lésion tumorale rénale avec extension métastatique ganglionnaire massive dont l'exérèse est cependant complète. La gravité du pronostic en fonction des données statistiques est annoncée à l'entourage. De manière surprenante l'évolution sous surveillance annuelle est favorable jusqu'en 1999 où, pour fêter ses dix ans de " guérison ", le patient organise une réception somptueuse réunissant ses proches et ses médecins.

    Mots clés:
    guérison
    Place de la néphrourétérectomie laparoscopique dans le traitement des carcinomes urothéliaux de la voie excrétrice urinaire supérieure
    Place of laparoscopic nephroureterectomy in the treatment of upper urinary tract transitional cell carcinoma
    2006
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2006, 16, 413-417

    Le traitement de référence actuel des carcinomes urothéliaux de la voie excrétrice supérieure est la néphrourétérectomie ouverte par double voie, lombaire puis iliaque, emportant une large collerette vésicale. Depuis 1991, date à laquelle la première néphrourétérectomie par voie laparoscopique a été réalisée, plusieurs équipes se sont intéressés à cette voie d'abord chirurgical pour le traitement des tumeurs de la voie excrétrice. La laparoscopie a l'avantage d'offrir au patient une morbidité moindre et un retour précoce à l'activité. Les séries récentes de la littérature ne mettent pas en évidence de différence carcinologique entre la néphrourétérectomie réalisée par voie ouverte ou par voie laparoscopique. Toutefois, le recul vis-à-vis de la voie laparoscopique reste encore limité et cette technique n'a pas totalement fait la preuve de son innocuité. Il semble donc préférable de limiter les indications de néphrourétérectomie laparoscopique aux tumeurs de petites tailles et/ ou de bas grade pour éviter de manipuler des tumeurs urothéliales trop volumineuses en atmosphère gazeuse, susceptibles d'essaimer au cours de la dissection. A cet égard, l'urétéroscopie diagnostique est devenu un élément utile du bilan pré-opératoire. Les biopsies peuvent permettre de déterminer le grade tumoral, et d'aider le chirurgien dans le choix de sa voie d'abord.

    The current reference treatment for upper urinary tract transitional cell carcinoma is open nephroureterectomy via a lumbar incision and an iliac incision with resection of a large bladder cuff. Since the first laparoscopic nephroureterectomy performed in 1991, several teams have studied this approach for the treatment of urinary tract tumours. Laparoscopy has the advantage of decreased morbidity for the patient and allows early return to work. Recent published series do not demonstrate any difference in terms of cancer control between open and laparoscopic nephroureterectomy. However, the follow-up of laparoscopic nephroureterectomy is still limited and the safety of this technique has not been fully demonstrated. It therefore appears preferable to limit the indications for laparoscopic nephroureterectomy to small and/or low-grade tumours to avoid excessive manipulation of large transitional cell carcinomas in a gaseous atmosphere that can predispose to dissemination during dissection. Diagnostic ureteroscopy has therefore become a useful tool in the preoperative assessment. Biopsies can determine the tumour grade and guide the surgeon's choice of surgical approach.

    Mots clés:
    carcinome urothélial / Voie excrétrice / Bassinet / Uretère / chirurgie laparoscopique
    Mots-clés:
    transitional cell carcinoma / urinary tract / Renal pelvis / ureter / laparoscopic surgery
    Syndrome métabolique, obésité et lithiase urinaire
    Metabolic syndrome, obesity and urolithiasis.
    2006
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2006, 16, 418-420

    Le concept actuel du syndrome métabolique associe une obésité abdominale et des facteurs de risque cardio-vasculaires (HTA et anomalies métaboliques). Comparés à un groupe contrôle, les individus atteints ont un risque quatre fois supérieur d'accidents cardio-vasculaires et sont exposés au risque de survenue d'un diabète. En dehors de la morbidité cardio-vasculaire la survenue d'une maladie lithiasique semble également être rencontrée fréquemment chez ces patients.
    Le but de cet article a été de faire le point sur le syndrome métabolique afin que les urologues sachent reconnaïtre ce syndrome en consultation pour identifier les patients qui devront avoir une prise en charge et d'un suivi médical particuliers.

    The current concept of metabolic syndrome comprises abdominal obesity and cardiovascular risk factors (HT and metabolic disorders). Compared to a control group, individuals with metabolic syndrome have a fourfold higher risk of cardiovascular disease and an increased risk of diabetes. Apart from cardiovascular morbidity, these patients also appear to have an increased incidence of urolithiasis. Urologists must therefore recognize this syndrome in order to identify this particular subgroup of urolithiasis patients. The objective of this article is to review the metabolic syndrome in order to help urologists to recognize this syndrome so that they can identify patients requiring more specific management and medical follow-up.

    Mots clés:
    diabète / Obésité / Lithiase urinaire / Calcul / hypertension artérielle.
    Mots-clés:
    Diabetes / Obesity / Urolithiasis / stone / high blood pressure.
    Cancer-testis antigen expression in bladder cancer
    Cancer-testis antigen expression in bladder cancer
    2006
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2006, 16, 421-428

    Erratum - PU 12/2005 - In memoriam Pr. Dominique Chopin

    But: Afin d'évaluer le potentiel des antigènes testiculaires du cancer (CTA) comme cibles immunothérapeutiques dans le cancer de la vessie, nous avons analysé l'expression de 9 des ces antigènes ou familles d'antigènes dans des tissus humains de vessie. Comme leur expression est contrôlée par des mécanismes épigénétiques, nous avons aussi analysé l'effet d'inhibiteurs des méthylases de l'ADN et des désacétylases des histones sur l'expression des CTA dans des lignées de cancer de vessie.
    Matériel et Méthodes : L'expression de NY-ESO-1/LAGE-1, MAGE-A, MAGE-C1, BAGE, HOM-TES-85, SCP-1, SSX-1, SSX-2 et SSX-4 a été analysée par RT-PCR semi-quantitatif dans 10 urothéliums normaux, 24 tumeurs superficielles, 22 tumeurs infiltrantes et dans 10 lignées vésicales traitées par 5-aza-2'-désoxycytidine (5-AZA-DC) et/ou Trichostatin A.
    Résultats: L'expression de tous les gènes des CTA a été observée dans au moins une tumeur à l'exception de HOM-TES-85 qui n'a jamais été détecté. Les ARNm de MAGE-A, BAGE et NY-ESO-1/LAGE-1 ont été les plus fréquemment détectés, dans respectivement 67%, 21% et 8% des tumeurs superficielles et dans 64%, 41% et 27% des tumeurs infiltrantes. ˆÄ l'exception de MAGE-A, les transcrits CTA ont rarement été détectés dans les lignées vésicales. Cependant, l'expression de tous les gènes des CTA sauf SCP-1, a été variablement induite par les drogues, 5-AZA-DC étant un inducteur beaucoup plus puissant que le TSA.
    Conclusion: Ces données suggèrent que les CTA pourraient être utilisés comme cibles dans l'immunothérapie du cancer de la vessie, surtout ceux qui sont souvent exprimés comme MAGE-A, BAGE et NY-ESO-1/LAGE-1. De plus, l'induction de ces antigènes par des agents de chimiothérapie tel le 5-AZA-DC, offre la possibilité d'un pré-traitement augmentant l'immunogénicité des tumeurs.




    Mots clés:
    Cancer / Vessie / antigènes testiculaires du cancer / MAGE / NY-ESO-1
    Intérêt de l'analyse des microsatellites urinaires dans le diagnostic du cancer du rein
    Value of urinary microsatellite analysis in the diagnosis of renal cancer.
    2006
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2006, 16, 429-434

    Objectif : rechercher la présence d'ADN tumoral dans les urines de patients présentant un cancer du rein, grâce à l'analyse des microsatellites.
    Matériel et Méthode : Etude expérimentale, comparative, en aveugle, effectuée entre juillet 1996 et décembre 2003. Des prélèvements préopératoires, urinaires et sanguins ont été effectués chez 69 patients ayant un cancer du rein (pT1 à pT4). La population témoin comporte 35 patients ayant une pathologie urologique bénigne.
    La perte d'hétérozygotie (LOH) et l'amplification allélique ont été recherchées grâce à l'analyse des déséquilibres alléliques entre l'ADN urinaire et l'ADN des lymphocytes sanguins. Vingt-six loci ont été analysés, dont 23 microsatellites. Nous avons étudié la sensibilité et la spécificité du test en fonction du stade, du grade et de l'envahissement des cavités rénales par la tumeur.
    Résultats : La sensibilité du test est de 61% pour les pT1a et la sensibilité globale est de 62,3%. Il existe une différence significative en faveur des bas grades nucléaires (p<0,05). Plus de 80% des tumeurs détectées le sont par 4 microsatellites. La spécificité est de 83%. Les cavités rénales sont envahies par la tumeur dans 38% des cas. Il n'y a pas de corrélation entre l'envahissement des cavités et le résultat du test.
    Conclusion : Les résultats sont encourageants, en particulier pour les petites tumeurs et permettent d'envisager des applications cliniques.

    Objective: To detect the presence of tumour DNA in urine of patients with renal cancer based on microsatellite analysis.

    Material and Method: Blinded, comparative, experimental study conducted between July 1996 and December 2003. Preoperative urine and blood samples were collected from 69 patients with renal cancer (pT1 to pT4). The control population comprised 35 patients with a benign urological disease. Loss of heterozygosity (LOH) and allele amplification were investigated by analysing allele imbalances between urinary DNA and blood lymphocyte DNA. Twenty-six loci were analysed, including 23 microsatellites. We studied the sensitivity and specificity of this analysis as a function of stage, grade and invasion of renal cavities by the tumour.

    Results: The sensitivity of the test was 61% for pT1a and the global sensitivity was 62.3%. A significant difference was observed in favour of low nuclear grades (p<0.05). More than 80% of tumours detected were identified by 4 microsatellites. The specificity was 83%. Renal cavities were invaded by the tumour in 38% of cases. No correlation was observed between invasion of renal cavities and the result of the test.

    Conclusion: The results are encouraging, particularly for small tumours and justify development of clinical applications.

    Mots clés:
    carcinome à cellules rénales / microsatellites / Diagnostic / urines / rein.Niveau de preuve : 2
    Mots-clés:
    Renal cell carcinoma / microsatellites / Diagnosis / urine / Kidney
    Devenir des adénomes oncocytaires diagnostiqués par biopsie rénale percutanée
    Outcome of oncocytomas diagnosed by percutaneous renal biopsy.
    2006
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2006, 16, 435-438

    But : L'adénome oncocytaire du rein est une tumeur bénigne de diagnostic le plus souvent post-opératoire. Son histoire naturelle est mal connue. Nous avons étudié le devenir des patients ayant un adénome oncocytaire du rein diagnostiqué par biopsie per-cutanée et non opérés.
    Matériel : De 1/1998 à 4/2004, sur 148 biopsies de tumeurs rénales réalisées dans notre centre, 15 avaient un adénome oncocytaire. Le traitement initial a été non chirurgical. Nous rapportons le suivi de ces patients et l'évolution des ces adénomes oncocytaires. Le recul moyen a été de 40,1 ± 20,9 mois.
    Résultat : Au diagnostic, l'âge moyen des patients était de 57,6 ± 14,4 ans et la taille moyenne était de 3,49 ± 2,43 cm soit un volume moyen de 62,3 ± 135,4 cm3. 6/15 patients ont été opérés : 4 néphrectomies totales et 2 néphrectomies partielles. Les indications opératoires ont été le volume tumoral initial (n=1), une croissance tumorale > 0,5 cm/an (n=4) et le souhait du patient (n=1). Les patients opérés étaient plus jeunes (45,5 ± 11,1 ans contre 65,6 ± 10,3 ans) et avaient des tumeurs plus volumineuses au diagnostic (50 ± 30,1 mm contre 27,3 ± 10,5 mm). Tous les 9 patients surveillés ont été asymptomatiques.
    Conclusion : L'évolution des adénomes oncocytaires semble être l'augmentation de taille plus ou moins rapide. Le traitement peut être conservateur. Le volume tumoral initial ou la croissance tumorale rapide sont des indications d'exérèse. La néphrectomie partielle, si la taille/localisation tumorale le permet, est actuellement la technique de choix.

    Objective: Renal oncocytoma is a benign tumour that is usually diagnosed postoperatively. Its natural history is poorly defined. We studied the outcome of patients with renal oncocytoma diagnosed by percutaneous biopsy and not operated.

    Material: From January 1998 to April 2004, on a series of 148 renal tumour biopsies performed in our centre, 15 showed oncocytoma. The initial treatment was non-surgical. We report the follow-up of these patients and the course of these oncocytomas. The mean follow-up was 404 ± 20.9 months.

    Results: The mean age of these patients at diagnosis was 57.6 ± 14.4 years and the mean tumour diameter was 3.49 ± 2.43 cm with a mean volume of 62.3 ± 135.4 cm3. Six of these 15 patients were operated: 4 total nephrectomies and 2 partial nephrectomies. The indications for surgery were the initial tumour volume (n = 1), tumour growth > 0.5 cm/year (n = 4) and the patient's preference (n = 1). Operated patients were younger (45.5 ± 11.1 years vs 65.6 ± 10.3 years) and had larger tumours at diagnosis (50 ± 30.1 mm vs 27.3 ± 10.5 mm). All 9 patients treated by watchful waiting were asymptomatic.

    Conclusion: The natural history of oncocytomas appears to be a more or less rapid increase in size. Treatment can be conservative. The initial tumour volume or rapid tumour growth are indications for resection. Partial nephrectomy, when allowed by the size and site of the tumour, is currently the technique of choice.

    Mots clés:
    Adénome oncocytaire / histoire naturelle / Biopsie / Rein / tumeur.Niveau de preuve : 5
    Mots-clés:
    oncocytoma / natural history / biopsy / Kidney / tumour.
    La résection de jonction pyélo-urétérale par laparoscopie rétropéritonéale : étude rétrospective de 45 cas consécutifs chez l'adulte
    Retroperitoneal laparoscopic pyeloplasty: retrospective study of 45 consecutive adult cases.
    2006
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2006, 16, 439-444

    But : Evaluer les résultats du traitement chirurgical du syndrome de la jonction pyélo-urétérale (JPU) par laparoscopie rétropéritonéale.
    Matériel et Méthodes : Etude rétrospective de 45 pyéloplasties laparoscopiques type Küss-Anderson-Hynes consécutives réalisées en 4 ans (Décembre 1998-Novembre 2002) chez des adultes (26 femmes, 19 hommes) d'âge moyen 44,8 ans (16-83 ans).
    Résultats : La durée moyenne d'intervention a été de 138 minutes (75-250 minutes). La conversion a été nécessaire dans 3 cas : pyélite nécrosante, artère rénale ectopique, déchirure pyélique postérieure. La durée moyenne d'hospitalisation a été de 6,1 jours.
    Avec un recul moyen de 19 mois (3-58), le taux de succès clinique est de 97,6% et le taux de succès paraclinique (UIV ou scintigraphie) de 83,3%.
    Conclusion : Notre série confirme que la technique de pyéloplastie par laparoscopie constitue une approche mini-invasive dont les résultats sont supérieurs aux différentes techniques d'endopyélotomie et équivalents à la voie ouverte avec une morbidité réduite.

    Objective: To evaluate the results of retroperitoneal laparoscopic surgical repair of ureteropelvic junction (UPJ) syndrome.

    Material and Methods: Retrospective study of 45 consecutive Kuss-Anderson-Hynes laparoscopic pyeloplasties performed over a 4-year period (December 1998-November 2002) in adults (26 women, 19 men) with a mean age of 44.8 years (range: 16-83 years).

    Results: The mean operating time was 138 minutes (range: 75-250 minutes). Open conversion was necessary in 3 cases: necrotic pyelitis, ectopic renal artery, posterior pelvic tear. The mean hospital stay was 6.1 days. With a mean follow-up of 19 months (range: 3-58 months), the clinical success rate was 97.6% and the success rate on IVU or scintigraphy was 83.3%.

    Conclusion: This series confirms that laparoscopic pyeloplasty is a minimally invasive technique that gives better results than those of the various endopyelotomy techniques and equivalent results to those of open pyeloplasty with decreased morbidity.

    Mots clés:
    Syndrome de la jonction pyélo-urétérale / rétropéritonéoscopie / lomboscopie / laparoscopie / pyéloplastie.Niveau de preuve : 5
    Mots-clés:
    ureteropelvic junction syndrome / retroperitoneal laparoscopy / lumboscopy / Laparoscopy / pyeloplasty
    Etude de tolérance des endoprothèses urétérales de type double J
    Study of the safety of double J ureteric stents.
    2006
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2006, 16, 445-449

    Introduction : Le concept de placement endoscopique des sondes urétérales a été décrit en 1967 par Zimskind. Peu d'études ont évalué le retentissement des endoprothèses urétérales de type " double J " sur la qualité de vie des patients. Le but de cette étude prospective a été d'évaluer la tolérance et la morbidité des endoprothèses urétérales.
    Patients et Méthodes : De février 2001 à juin 2003, 115 patients (d'âge moyen 49,5 ans [19-90]) ont été inclus : 64 hommes et 51 femmes. Les endoprothèses urétérales ont été mises en place sous anesthésie générale pour pathologie lithiasique (80 cas), plastie urétérale (25 cas) et compression urétérale extrinsèque (10 cas). Il s'agissait uniquement d'endoprothèses en polyuréthane de 7F de diamètre et de 28 cm de long. Les patients ayant eu une sonde JJ pour transplantation rénale ou grossesse ont été exclus. La tolérance des endoprothèses a été évaluée le jour de l'ablation par un questionnaire à base d'échelles visuelles analogiques de 100 mm de long (EVA).
    Résultats : La durée moyenne d'implantation a été de 91,8 jours (10-287). La présence d'une hématurie macroscopique a été rapportée dans 56 % des cas, une dysurie dans 36% des cas et des impériosités mictionnelles dans 78% des cas. A partir des EVA, l'impression générale a été évaluée en moyenne à 44 (0-100), les douleurs vésicales à 41 (0-100), les douleurs lombaires à 41 (0-100), Les douleurs lombaires lors de la miction à 62 (2-100) et les poussées sur sonde à 32 (0-100).
    Conclusions : La morbidité des sondes double J est importante et parfois sous-estimée par les opérateurs. Notre étude confirme que la durée d'implantation doit être aussi courte que possible afin d'améliorer la tolérance des patients. Ce qui implique d'organiser rapidement la prise en charge étiologique de ces patients.

    Introduction: Endoscopic placement of ureteric stents was first described in 1967 by Zimskind. Few studies have evaluated the impact of double J ureteric stents on the patient's quality of life. This prospective study was designed to evaluate the safety and morbidity associated with ureteric stents.

    Patients and Methods: From February 2001 to June 2003, 115 patients (64 men and 51 women; mean age: 49.5 years [range: 19-90]) were included in this study. Ureteric stents were placed under general anaesthesia for urolithiasis (80 cases), ureteroplasty (25 cases) and extrinsic ureteric compression (10 cases). 28 cm 7F polyurethane stents were used in every case. Patients with double J stent for renal transplantation or pregnancy were excluded. The safety of stents was evaluated on the day of removal by a questionnaire based on a 100 mm visual analogue scale (VAS).

    Results: The mean duration of stenting was 91.8 days (range: 10-287). Macroscopic haematuria was reported in 56% of cases, dysuria was reported in 36% of cases and urgency was reported in 78% of cases. The mean score on the VAS was 44 (0-100) for global impression, 41 (0-100) for bladder pain, 41 (0100) for low back pain, 62 (2-100) for low back pain during micturition and 32 (0-100) for straining on the stent.

    Conclusions: Double J stents are associated with high morbidity, which is sometimes underestimated by operators. Our study confirms that the duration of stenting must be as short as possible in order to improve patient comfort, which implies rapid organization of the aetiological management of these patients.

    Mots clés:
    Rein / Uretère / prothèse / morbidité / calcul.Niveau de preuve : 3
    Mots-clés:
    Kidney / ureter / stent / Morbidity / stone.
    Evaluation de la sexualité et de la fonction érectile des patients candidats à une prostatectomie radicale
    Evaluation of sexuality and erectile function of candidates for radical prostatectomy.
    2006
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2006, 16, 450-456

    Objectifs : Evaluer la sexualité et la fonction érectile des candidats à une prostatectomie radicale (PR) pour juger de la place que doit prendre la préservation des bandelettes neuro-vasculaires (PBN) dans la discussion pré-opératoire
    Matériel et Méthodes : De juin 2004 à janvier 2005, 75 patients consécutifs candidats à une prostatectomie radicale ont été évalués de manière prospective. Leur fonction érectile et leur sexualité ont été évaluées après annonce du diagnostic. Les patients ont rempli le questionnaire IIEF (index international de la fonction érectile), le questionnaire EQS (échelle de qualité de l'érection) et le test de satisfaction de la sexualité TSS. La moyenne d'âge des patients était de 65 ans, 50% avaient moins de 65 ans.
    Résultats : Il existait une dysfonction érectile selon l'échelle IIEF-5 dans 64% des cas (43% des patients de moins de 65 ans et 84% pour les plus de 65 ans). La dysfonction érectile était considérée comme sévère chez 5% des patients jeunes contre 34% des patients de plus de 65 ans. La majorité des patients (69%) avait une activité sexuelle avec plus de 2 rapports par mois. Seulement 31% des patients de moins de 65 ans et 8% des patients plus âgés considéraient leurs érections très satisfaisantes selon le questionnaire EQS. Malgré cette dysfonction érectile fréquente chez les personnes de plus de 65 ans, la satisfaction concernant leur sexualité n'était pas influencée par la dysfonction érectile. A l'opposé, chez les patients de moins de 65 ans, la dysfonction érectile altérait nettement le score de satisfaction TSS (score de satisfaction de la sexualité).
    Conclusion : La dysfonction érectile était présente chez une grande proportion de patients candidats à une prostatectomie radicale. Parmi les patients âgés de plus de 65 ans, l'existence d'une dysfonction érectile ne modifiait pas la satisfaction concernant leur sexualité. Afin de sélectionner les patients pouvant bénéficier d'une chirurgie préservatrice des érections, il semble préférable d'effectuer un interrogatoire fin concernant leur sexualité. Le choix d'une préservation nerveuse sera bénéfique chez le patient jeune auquel la satisfaction de la sexualité est dépendante de la fonction érectile. Chez la personne plus âgée, une dysfonction érectile peut être présente sans altérer la satisfaction sexuelle.


    Objectives: To evaluate sexuality and erectile function of candidates for radical prostatectomy in order to assess the place of nerve-sparing surgery in the preoperative discussion.

    Material and Methods: From June 2004 to January 2005, 75 consecutive patients, candidates for radical prostatectomy, were prospectively evaluated. Their erectile function and sexuality were evaluated after announcing the diagnosis. Patients completed the IIEF (International Index of Erectile Function), EQS (Erection Quality Scale) and the sexual satisfaction score (SSS). The mean age of the patients was 65 years and 50% were younger than 65.

    Results: Erectile dysfunction according to the IIEF-5 scale was observed in 64% of cases (43% of patients younger than 65 and 84% of patients over 65). Erectile dysfunction was considered to be severe in 5% of young patients versus 34% of patients over 65. The majority of patients (69%) had a sexual activity more than twice a month. Only 31% of patients under 65 and 8% of older patients considered their erections to be very satisfactory according to the EQS. Despite this high frequency of erectile dysfunction in men over the age of 65, sexual satisfaction was not influenced by erectile dysfunction. In contrast, patients younger than 65, erectile dysfunction clearly altered the SST sexual satisfaction score.

    Conclusion: Erectile dysfunction was present in a large proportion of candidates for radical prostatectomy. The presence of erectile dysfunction in patients over the age of 65 did not modify their sexual satisfaction score. A detailed clinical interview concerning sexuality should be conducted to select patients likely to benefit from nerve-sparing surgery. Nerve-sparing surgery would be beneficial in young patients in whom sexual satisfaction is dependent on erectile function. In the older men, erectile dysfunction can be present without affecting sexual satisfaction.

    Mots clés:
    dysfonction érectile / impuissance / cancer de prostate / Prostatectomie / sexualité.Niveau de preuve : 3
    Mots-clés:
    Erectile dysfunction / impotence / Prostate cancer / Prostatectomy / sexuality.
    Complications sévères (grades 3 ou 4 RTOG) à long terme de la radiothérapie adjuvante après prostatectomie totale
    Severe (RTOG grades 3 or 4) long-term complications of adjuvant radiotherapy after total prostatectomy.
    2006
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2006, 16, 457-460

    But : Etude de l'incidence des complications gastro-intestinales (GI) et génito-urinaires (GU) sévères à long terme de la radiothérapie conformationnelle après prostatectomie totale pour adénocarcinome prostatique localisé.
    Matériel et Méthode : De 1991 à 2000, 114 patients ont été traités par prostatectomie totale suivie de radiothérapie adjuvante.
    L'âge moyen des patients était de 62 ans (45-82). La dose moyenne de radiothérapie a été de 65 GY (58-72). Le délai moyen entre la prostatectomie et la radiothérapie a été de 10 mois (2-28 mois).
    Les patients ont été évalués tous les 6 mois. Nous avons étudié les complications sévères (G3-4 RTOG) survenues après traitement. Le suivi moyen a été de 74 mois (32-132).
    Résultats : Huit patients (7%) ayant eu une radiothérapie adjuvante avec une dose moyenne de 65.5 GY (59-70) ont eu des complications sévères à long terme. Le délai moyen d'apparition des complications était de 25 mois (5-72 ). Trois patients ont eu des complications gastro-intestinales (2 rectites radiques et 1 sténose anale). Cinq patients ont eu des complications génito-urinaires (4 cystites radiques et 1 sténose urétrale). Les huit patients ont reçu des transfusions multiples, et nécessité des gestes chirurgicaux ou endoscopiques. La plupart des patients ont été hospitalisés à plusieurs reprises avec des durées de séjour de 3 jours à 1 mois.
    Conclusion : La radiothérapie adjuvante après prostatectomie totale est associée à des complications sévères à long terme dans 7% des cas. Lorsqu'elles surviennent, ces complications justifient généralement une prise en charge urologique et digestive itérative lourde.

    Objective: Study of the incidence of severe long-term gastrointestinal (GI) and genitourinary (GU) complications of conformal radiotherapy after total prostatectomy for localized prostatic adenocarcinoma.

    Material and Method: From 1991 to 2000, 114 patients with a mean age of 62 years (range: 45-82 years) were treated by total prostatectomy followed by adjuvant radiotherapy. The mean dose of radiotherapy was 65 Gy (range: 58-72 Gy). The mean interval between prostatectomy and radiotherapy was 10 months (range: 2-28 months). Patients were reviewed every 6 months. We studied severe complications (RTOG grade 3 or 4) occurring after treatment. The mean follow-up was 74 months (range: 32-132 months).

    Results: Eight patients (7%) treated by adjuvant radiotherapy with a mean dose of 65.5 Gy (range: 59-70 Gy) developed long-term severe complications. The mean time to onset of complications was 25 months (range: 5-72 months). Three patients developed gastrointestinal complications (2 cases of radiation proctitis and 1 anal stricture). Five patients developed genitourinary complications (4 cases of radiation cystitis and 1 urethral stricture). These eight patients received multiple transfusions and required surgical or endoscopic procedures. Most patients were hospitalized on several occasions for periods ranging between 3 days and 1 month.

    Conclusion: Adjuvant radiotherapy after total prostatectomy is associated with severe long-term complications in 7% of cases. When they occur, these complications generally require repeated major urological and gastrointestinal surgery.

    Mots clés:
    Cancer / prostate / radiothérapie / complication / prostatectomie.Niveau de preuve : 5
    Mots-clés:
    Prostatic neoplasms / radiation injuries / adjuvant radiotherapy / prostatectomy..
    Le traitement chirurgical des ruptures urétrales complètes post-traumatiques : l'urétrorraphie en urgence différée ou la réparation retardée ?
    Surgical treatment of post-traumatic complete urethral rupture: deferred urgent urethral suture or delayed repair?
    2006
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2006, 16, 464-469

    But : Comparer les résultats du traitement chirurgical en urgence différée et la réparation retardée dans les ruptures urétrales complètes post-traumatiques
    Patients et Méthode : Entre 1986 et 2003, soixante patients ont été opérés pour rupture complète de l'urètre postérieur. En l'absence de lésion viscérale ou squelettique graves, les patients ont été opérés dans un délai de cinq à dix jours, ceci a concerné 32 patients (Groupe I). Dans 28 cas (Groupe II), les patients ont été opérés à distance (8 mois) par voie périnéo-trans-symphysaire .
    Résultats : L'âge moyen est de 28 ans (extrêmes : 18 à 53 ans). Avec un recul minimal de 2 ans (2-14 ans), le jet mictionnel a été jugé bon chez 90% des patients du groupe I et dans 100% des cas du groupe II.
    La continence a été parfaite dans 91% dans les deux groupes. Le dysfonctionnement érectile a été observé dans 22% des cas du Groupe I contre 28.5% des cas du Groupe II.
    Conclusion : L'uréthrorraphie termino-terminale (UTT) en urgence différée et l'uréthroplastie retardée donnent des résultats globalement comparables. L'UTT en urgence différée doit être réalisée chaque fois qu'elle est possible. La voie périnéo-trans-symphysaire doit être réservée pour le traitement des sténoses étendues chez des patients multi-opérés ou vus tardivement.

    Objective: To compare the results of deferred urgent surgical treatment and delayed repair in post-traumatic complete urethral rupture.

    Patients and Method: Between 1986 and 2003, sixty patients were operated for complete rupture of the posterior urethra. In the absence of any serious visceral or skeletal lesions, 32 patients were operated within five to ten days (Group I). In 28 cases (Group II), patients were operated 8 months after the injury via a perineo-transsymphyseal approach.

    Results: The mean age of these patients was 28 years (range: 18 to 53 years). With a minimum follow-up of 2 years (range: 2-14 years), the urine stream was considered to be satisfactory in 90% of patients of group I and in 100% of cases of group II. Continence was perfect in 91% of patients in the two groups. Erectile dysfunction was observed in 22% of cases of Group 1 versus 28.5% of cases of Group II.

    Conclusion: Deferred urgent end-to-end urethral suture and delayed urethroplasty give globally comparable results. Deferred urgent end-to-end urethral suture must be performed whenever possible. The perineo-transsymphyseal approach must be reserved to the treatment of large stenoses in multi-operated or delayed repair patients.

    Mots clés:
    Urètre / uréthrorraphie / incontinence urinaire / dysfonctionnement érectile.Niveau de preuve : 4
    Mots-clés:
    Urethra / Urethral stricture / urethral suture / Urinary incontinence / erectile dysfunction.
    Comparaison cavernométrie et échographie-doppler pour le diagnostic de dysfonction érectile veino-occlusive
    Comparison of cavernometry and duplex ultrasound in the diagnosis of veno-occlusive erectile dysfunction.
    2006
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2006, 16, 470-473

    Objectifs : Comparer l'échographie doppler pulsé et la cavernométrie dans le diagnostic étiologique d'une dysfonction érectile d'origine veino-occlusive.
    Matériel et Méthodes : Entre septembre 1995 et janvier 2005, 81 patients d'âge moyen 48,45 ± 12,35 ans ayant consulté pour dysfonction érectile ont eu une cavernométrie et une échographie doppler pulsé sans puis après sensibilisation par une injection intracaverneuse de 10 µg/1ml de prostaglandine. Les résultats de ces deux examens ont été comparés selon le test de concordance kappa.
    Résultats : Selon l'échographie doppler pulsé, 54 patients présentaient une incompétence veino-occlusive. Selon la cavernométrie, 56 patients présentaient une incompétence veino-occlusive. La concordance entre les résultats des deux examens était moyenne (kappa = 0,52, P < 0,0001, IC95% : 0,5886-0,7967).
    Conclusion : L'échographie doppler est un examen de première intention en cas de suspicion de dysfonction érectile organique d'origine vasculaire. Cependant, du fait d'une concordance moyenne pour le diagnostic étiologique d'une dysfonction érectile d'origine veino-occlusive entre l'échographie doppler et la cavernométrie, ce dernier examen reste indiqué dans des cas très sélectionnés tels que le bilan pré-opératoire.

    Objectives: To compare pulsed duplex ultrasound and cavernometry in the aetiological diagnosis of veno-occlusive erectile dysfunction.

    Material and Methods: Between September 1995 and January 2005, 81 patients with a mean age of 48.45 ¬± 12.35 years consulting for erectile dysfunction were investigated by cavernometry and pulsed duplex ultrasound before and after sensitization by intracavernous injection of 10 µg/ml of prostaglandin. The results of these two examinations were compared by the kappa concordance test.

    Results: According to pulsed duplex ultrasound, 54 patients presented veno-occlusive incompetence. According to cavernometry, 56 patients presented veno-occlusive incompetence. The concordance between the results of the two examinations was only moderate (kappa = 0.52, p<0.0001, 95%CI: 0.5886-0.7967).

    Conclusion: Duplex ultrasound is a first-line examination in a case of suspected organic erectile dysfunction due to a vascular cause. However, due to the limited concordance for the aetiological diagnosis of veno-occlusive erectile dysfunction between duplex ultrasound and cavernometry, cavernometry is still indicated in highly selected cases such as preoperative work-up.

    Mots clés:
    Echographie doppler / cavernométrie / dysfonction érectile / incompétence veino-occlusive. Niveau de preuve : 4
    Mots-clés:
    Duplex ultrasound / cavernometry / Erectile dysfunction / veno-occlusive incompetence.
    La lithiase urinaire de l'enfant en Tunisie. Aspects actuels à propos de 104 cas
    Urolithiasis in children in Tunisia: current features based on a series of 104 cases.
    2006
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2006, 16, 474-480

    Buts : Depuis les années 80, les caractéristiques cliniques et biologiques de la lithiase urinaire de l'enfant n'a pas cessé d'évoluer en Tunisie. Notre but a été d'évaluer l'état actuel de la lithiase urinaire de l'enfant en Tunisie.
    Patients et Méthodes : L'ensemble des 104 enfants (âge : 8 - 192 mois) de notre série a été hospitalisé pour lithiase urinaire. Un bilan métabolique de première intention, urinaire et plasmatique, a été réalisé chez 96 patients. L'analyse physique et chimique des calculs a été réalisée respectivement par un stéréomicroscope et par spectroscopie infrarouge.
    L'analyse statistique des résultats a été faite à l'aide du logiciel SPSS 11.0. Le test Khi-2 a été utilisé pour la comparaison des pourcentages.
    Résultats : Notre étude a mis en évidence une prédominance des calculs chez le garçon avec un sex-ratio de 1,53. La symptomatologie clinique était dominée par les infections urinaires (28,8%). Les calculs collectés avaient une localisation haute dans 75% des cas et basse dans 25% des cas. L'examen cytobactériologique des urines était positif chez 15 patients. L'identification de la composition cristalline a montré que la whewellite était l'espèce cristalline la plus fréquente chez les enfants (80,0%) et les nourrissons (57,1%). L'urate acide d'ammonium était plus fréquent chez le nourrisson.
    Conclusion : Au cours de ce travail, nous avons constaté des modifications des caractéristiques épidémiologiques (localisation vésicale et lithiase d'infection) de la lithiase de l'enfant durant cette dernière décennie en Tunisie. L'âge des patients est un facteur important qui doit être pris en compte lors de l'enquête étiopathogénique.

    Mots clés:
    Lithiases / Enfants / nourrissons / Rein / Vessie
    Mots-clés:
    Lithiasis / children / Infants / kydney / bladder
    Hydronéphrose géante du nouveau-né : résultats à long terme de la néphroplicature primaire néonatale
    Congenital giant hydronephrosis: long-term results of primary neonatal nephroplication.
    2006
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2006, 16, 481-484

    Objectif: L'hydronéphrose géante congénitale par sténose de la jonction pyélo-uretérale est exceptionnelle et le traitement reste souvent une néphrectomie d'un rein jugé peu fonctionnel. Un traitement conservateur par plicature rénale est pourtant possible. L'objectif de cette étude est d'évaluer le devenir fonctionnel à long terme des ces reins ayant eu une néphroplicature en période néonatale.
    Matériel et Méthodes: De 1996 à 1998, 5 nouveaux nés porteurs une hydronéphrose géante congénitale on été pris en charge dans notre service (3 diagnostics anténataux). La dilatation pyélique antéro-postérieure était de 145 mm (110-180 mm). Tous ont bénéficié d'une reconstruction pyélo-uretérale avec néphroplicature, quel qu'ait été l'aspect échographique et scintigraphique préopératoire du parenchyme rénal.
    Résultats: Le suivi moyen est de 9 ans (8-10 ans). La réduction initiale du volume global du rein était constante et majeure (plus du 50% du volume initial). La fonction rénale relative moyenne était 32.4% (10-42%) sans obstacle résiduel. La croissance rénale était satisfaisante dans 4 cas (40 mm à 1 an, 72 mm à 6 ans), avec un rein atrophique dans 1 cas. Aucun enfant ne présentait d'hypertension artérielle ni d'élévation de la créatinine plasmatique.
    Conclusion: L'hydronéphrose géante du nouveau-né ne justifie pas systématiquement une néphrectomie première même en cas de rein controlatéral sain. Malgré l'aspect péjoratif des données échographiques et scintigraphiques initiales toujours difficiles à interpréter, la néphroplicature précoce améliore le drainage des cavités pyélocalicielles, en diminue la dilatation résiduelle et permet la sauvegarde d'un capital néphronique significatif chez la plupart de ces enfants.

    Objective: Congenital giant hydronephrosis due to ureteropelvic junction obstruction is exceptional and treatment often requires nephrectomy of a poorly functioning kidney. However, a more conservative approach by nephroplication is also possible. The objective of this study was to evaluate the long-term functional outcome of these kidneys treated by nephroplication during the neonatal period.

    Material and Methods: From 1996 to 1998, 5 neonates with congenital giant hydronephrosis were managed in our department (3 antenatal diagnoses). The mean anteroposterior pelvic dilatation was 145 mm (range: 110-180 mm). All infants were treated by pyeloplasty with nephroplication, regardless of the preoperative ultrasound and scintigraphic appearance of the renal parenchyma.

    Results: The mean follow-up was 9 years (range: 8-10 years). A marked initial reduction of global kidney volume was constantly observed (more than 50% of the initial volume). The mean relative renal function was 32.4% (range: 10-42%) without any residual obstruction. Renal growth was satisfactory in 4 cases (40 mm at 1 year, 72 mm at 6 years) with an atrophic kidney in 1 case. No child developed hypertension or elevated serum creatinine.

    Conclusion: Congenital giant hydronephrosis does not systematically justify primary nephrectomy even in the presence of a healthy contralateral kidney. Despite the pejorative initial ultrasound and scintigraphic appearance, which is always difficult to interpret, early nephroplication improves drainage of pyelocaliceal cavities, decreases the residual dilatation and allows significant nephron sparing in most of these children.

    Mots clés:
    Hydronéphrose / Obstruction urétérale / nouveau-né / Chirurgie / jonction pyélo-urétérale.Niveau de preuve : 5
    Mots-clés:
    Hydronephrosis / Ureteral obstruction / neonate / surgery; pyelo-ureteral junction.
    Adénome néphrogénique de la vessie chez l'enfant de moins de 10 ans : à propos de 5 cas
    Nephrogenic adenoma of the bladder in children younger than 10 years: report of 5 cases.
    2006
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2006, 16, 485-488

    Introduction : L'adénome néphrogénique (AN) de la vessie est une tumeur urothéliale rare de la vessie de l'enfant de moins de 10 ans. Le but de ce travail était de rapporter notre expérience en la comparant aux données de la littérature pour dégager une attitude thérapeutique cohérente.
    Patients et Méthodes : Nous rapportons 5 cas d'AN diagnostiqués entre 1995 et 2003. Il s'agissait de 3 garçons et 2 filles dont l'âge moyen est de 6,38 ans et le suivi moyen de 7,1 ans. Résultats : Tous nos patients avaient un facteur d'irritation vésicale. Les symptômes initiaux étaient non spécifiques et la radiologie a contribué au diagnostic dans deux cas. Le traitement avait été réalisé par résection transurétrale (3 cas) et cystotomie (2 cas). Il y a eu une récidive 8 années après le diagnostic initial et aucune évolution maligne n'est survenue au cours de la surveillance.
    Conclusion : L'adénome néphrogénique de la vessie est une tumeur bénigne. Elle ne prédispose pas à la survenue d'une tumeur maligne. Le traitement initial était réalisé par résection endoscopique associé à l'élimination des facteurs de risque. Malgré la fréquence des récidives, une surveillance endoscopique ne nous semble pas justifiée. La cytologie urinaire pourrait contribuer au diagnostic des récidives.

    Introduction: Nephrogenic adenoma (NA) of the bladder is a rare transitional cell tumour of the bladder in children under the age of 10 years. The objective of this study was to report our experience and review the data of the literature in order to define a coherent therapeutic approach.

    Patients and Methods: We report 5 cases of NA diagnosed between 1995 and 2003 in 3 boys and 2 girls with a mean age of 6.38 years and a mean follow-up of 7.1 years.

    Results: All patients presented a risk factor for bladder irritation. Initial symptoms were nonspecific and radiology contributed to the diagnosis in two cases. Treatment was performed by transurethral resection (3 cases) or cystotomy (2 cases). One recurrence was observed 8 years after the initial diagnosis, but no cases of malignant transformation were observed during follow-up.

    Conclusion: NA of the bladder is a benign tumour which does not predispose to malignancy. The initial treatment consisted of endoscopic resection combined with elimination of risk factors. Despite the frequency of recurrence, endoscopic surveillance does not appear to be justified. Urine cytology could contribute to the diagnosis of recurrence.

    Mots clés:
    Adénome néphrogénique / Vessie / enfant.Niveau de preuve : 5
    Mots-clés:
    Nephrogenic adenoma / bladder / children.
    Une image à retenir - Envahissement ganglionnaire du cancer de la prostate
    2006
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2006, 16, 489-489

    Briganti A et al: Validation of a Nomogram Predicting the Probability of Lymph Node Invasion among Patients Undergoing Radical Prostatectomy and an Extended Pelvic Lymphadenectomy.
    Eur Urol 2006, 49 ; 1019­1027

    Mots clés:
    cancer de prostate / Ganglions
    Mucormycose rénale
    Renal mucormycosis.
    2006
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2006, 16, 490-492

    Les auteurs rapportent l'observation d'une mucormycose disséminée révélée par une localisation rénale gauche et musculaire chez un jeune de 20 ans immunocompétent. L'évolution était rapidement mortelle avant de poser le diagnostic qui a été retenu sur les données histopathologiques de la pièce de néphrectomie. Cette observation montre les difficultés diagnostiques et la gravité pronostique de cette infection mycosique rare.

    The authors report a case of disseminated mucormycosis presenting with left renal and muscular involvement in a 20-year-old immunocompetent man. The patient died rapidly before the diagnosis, established on histopathological examination of the nephrectomy specimen. This case illustrates the diagnostic difficulties and poor prognosis of this rare fungal infection.

    Mots clés:
    Rein / mucormycose / pyélonéphrite.
    Mots-clés:
    renal / mucormycosis / fungal / pyelonephritis.