Base bibliographique

Sommaire :

Duplication de l'urètre chez le garçon
Duplicated urethra in a boy: a case report.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 698-699

Nous rapportons l'observation d'un enfant âgé de 2 ans, qui présente une forme rare de duplication urétrale (type III de Effmann et Lebowitz), associée à d'autres anomalies urinaires et à une insuffisance rénale. Malgré une prise en charge thérapeutique adaptée l'évolution a été fatale.

The authors report the case of a 2-year-old boy presenting with a rare form of urethral duplication (Effmann and Lebowitz type III) associated with other urinary tract abnormalities and renal failure. This child died despite appropriate therapeutic management.

Mots clés:
Urètre / duplication / épispadias.
Mots-clés:
Urethra / duplication / Epispadias.
Métastase testiculaire d'un rhabdomyosarcome alvéolaire: cas clinique d'un homme âgé de 19 ans
Testicular metastasis of an alveolar rhabdomyosarcoma: clinical case report in a 19-year-old man.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 700-702

Nous présentons ici le cas unique d'un homme âgé de 19 ans atteint d'un rhabdomyosarcome alvéolaire avec une présentation clinique singulière. Le diagnostic a été posé par la biopsie d'une adénomégalie, pratiquée à l'admission du patient, dans un tableau simulant une leucémie. Le patient a été mis en rémission complète par une chimiothérapie à forte dose. Une récidive a permis de mettre en évidence la tumeur péri-orbitaire probablement primitive et s'est caractérisée par la présence d'une métastase intratesticulaire. Nous présentons les données radiologiques, anatomo pathologiques et une étude de biologie moléculaire de la métastase testiculaire, éliminant une tumeur testiculaire primaire.

The authors report a case of a 19-year-old man with alveolar rhabdomyosarcoma with an unusual clinical presentation. The diagnosis was established on lymph node biopsy performed on admission of the patient in a context simulating leukaemia. The patient achieved complete remission in response to high-dose chemotherapy. A recurrence in the form of an intratesticular metastasis demonstrated a periorbital tumour that was probably the primary tumour. The authors present the radiological and histological findings and a molecular biology study of the testicular metastasis, eliminating a primary testicular tumour.

Mots clés:
Rhabdomyosarcome / testicule / biologie moléculaire.
Mots-clés:
Rhabdomyosarcoma / Testis / molecular biology
La reconstruction du scrotum après gangrène de Fournier par lambeau inguinal
Reconstruction of the scrotum by inguinal flap after Fournier's gangrene.
2003
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 703-706

Objectifs : Les auteurs proposent l'utilisation du lambeau inguinal pédiculé pour effectuer la reconstruction de la région scrotale après une large exérèse tissulaire à la suite d'une gangrène du périnée.
Matériel et Méthodes : Entre 1998 et 2002 ont été traités 14 patients pour les suites chirurgicale des débridement après cellulite de Fournier périnéo-périanale. Chez deux patients avec complète ablation du sac scrotal, les auteurs ont utilisé un lambeau inguinal pédiculé.
Résultats : L'examen clinique à 3 ans montrait un bon résultat esthétique et fonctionnel. La trophicité et la sensibilité du néo-scrotum et des testicules étaient normales.
Conclusions : Le lambeau inguinal que les auteurs proposent, permet une couverture de la région scrotale avec un tissu relativement épais, sensible, avec des reliquats cicatriciels et fonctionnels modestes.

Objectives: The authors propose the use of a pedicle inguinal flap for reconstruction of the scrotal region after wide tissue resection following gangrene of the perineum.
Material and Methods: Between 1998 and 2002, the authors treated 14 patients by surgical debridement following Fournier's perineo-perianal cellulitis. The authors used a pedicle inguinal flap in two patients with complete resection of the scrotal sac.
Results: Clinical examination at 3 years showed a good functional and aesthetic result. The trophicity and sensitivity of the neo-scrotum and testes were normal.
Conclusions: The inguinal flap proposed by that authors allows cover of the scrotal region with relatively thick, sensitive tissue with limited scarring and functional sequelae.

Mots clés:
Gangrène génitale / lambeau inguinal / reconstruction.
Mots-clés:
Genital gangrene / inguinal flap / reconstruction
Le "prince de la chirurgie", Antoine Jobert de Lamballe (1799-1867) et la première cure radicale des fistules vésico-vaginales par sa méthodede cystoplastie par glissement
The "prince of surgery" Antoine Jobert de Lamballe (1799-1867) and the first radical cure of vesicovaginal fissure by his method of autoplasty of vesicovaginal fissure
2003
- Histoire
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 707-710

Jobert de Lamballe, médecin-consultant de Louis-Philippe, premier chirurgien de Napoléon III, professeur de clinique chirurgicale, président de l'Académie de médecine et membre de l'Institut, fut un chercheur très inventif et apporta dans la technique chirurgicale de son temps une contribution essentielle dans les domaines de la chirurgie intestinale, urologique, gynécologique et réparatrice. Il mourut, en 1867, d'une paralysie générale progressive.

Jobert de Lamballe, consultant-physician of Louis-Philippe, first surgeon of Napoleon III, Professor of Clinic Surgery, President of the Academy of medicine and member of the Institute, was a very inventive research worker and provided to the surgical technique of his time an essential contribution to the area of intestinal, urologic, gynecologic and plastc surgery. He died, in 1867, by general paresis.

Mots clés:
Jobert de Lamballe / chirurgie plastique / fistules vésico-vaginales / cystoplastie par glissement.
Mots-clés:
Jobert de Lamballe / plastic surgery / vesicovaginal fissures / autoplasty of vesicovaginal fissure.
Plastie dorsale originale du gland dans l'hypospadias distal "Restitutio"
An original dorsal glanuloplasty for repair of the meatus of the distal hypospadias.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 660-664

Introduction : Le suivi à long terme des patients opérés pour hypospadias montre souvent le recul progressif du néo-méat, même initialement en place. Nous proposons, pour remédier à cet inconvénient, une nouvelle plastie dorsale originale du gland.
Méthode et Patients : Nous avons imaginé prolonger la gouttière balanique en incisant longitudinalement, sur un quart distal la face dorsale du gland. La re-suture transversale va délimiter les berges du néo-méat, créer ou approfondir la gouttière balanique et ainsi favoriser la constitution d'une épaisse paroi antérieure qui recouvre en profondeur un court lambeau triangulaire de type Mathieu. Le tablier préputial est systématiquement reconstitué. Le drainage vésical de 7 jours est obtenu par une sonde tutrice urèthrale fixée au gland.
Le traitement est actuellement possible en ambulatoire.
De 1992 à juin 2002, 374 enfants, d'un âge moyen de 25 mois (extrêmes 10 à 129 mois) ont bénéficié de cette technique dont 307 reconstitutions du prépuce. La position préopératoire du méat était balanique postérieure: 31 (8,3%) ; péno-balanique: 191 (52%), pénienne antérieure: 152 (40,7%).
Résultats : Tous les patients ont été revus avec un recul moyen de 19 mois (extrême de 1 à 123 mois). La position du méat est apicale normale : 309 (82,6%) ; balanique : moyenne : 41 (11%) ; postérieure : 14 (3,7%), péno-balanique : 1; dorsale : 6 (1,6%), non précisée : 3 (phimosis serré). Les complications: 25 fistules (6,7%), 4 sténoses (1,1%).
Discussion: L'urèthroplastie balanique habituelle, par suture simple des berges, aboutit à un méat souvent large en position balanique moyenne. Placé en sous balanique le retrait peut devenir pénien antérieur.
La plastie dorsale du gland, en allongeant et en approfondissant la gouttière balanique, tout en respectant la plaque urèthrale permet de constituer autour du néo-urèthre, une paroi solide réduisant les risques de recul et d'élargissement du méat qui reste en fente et permet d'obtenir un jet bien individualisé. La reconstitution systématique du prépuce a sans doute sa part dans la qualité de la cicatrisation.
Conclusion : Normalisant le pénis et le jet urinaire dans plus de 80% des cas, cette plastie dorsale du gland, sans inconvénients, mérite d'entrer dans la panoplie de l'hypospadiologue.

The long-term follow-up of patients operated for hypospadias often reveals progressive recession of the neo-meatus, even when it is initially correctly situated.
Material and Method: To overcome this disadvantage, we decided to prolong the glanular groove by longitudinally incising the distal quarter of the dorsal surface of the glans. Transverse suture then defines the margins of the neo-meatus, creates or deepens the glanular groove and promotes the formation of a thick anterior wall which deeply covers a short triangular Mathieu flap. The foreskin is systematically reconstructed. Bladder drainage is ensured by an urethral stent attached to the glans for 7 days. Treatment can now be performed as an outpatient procedure. From 1992 to June 2002, 374 children, with a mean age of 25 months (range: 10 to 129 months) were treated by this technique, with foreskin reconstruction in 307 cases. The preoperative position of the meatus was posterior glanular in 31 cases (83%), peno-glanular in 191 cases (52%) and anterior penile in 152 cases (40.7%).
Results: All patients were reviewed with a mean follow-up of 19 months (range: 1 to 123 months). The position of the meatus was normal apical in 309 cases (82.6%): glanular: middle: 41 cases (11%); posterior: 14 cases (17%), peno-glanular: 1 case, dorsal: 6 cases (1.6%), not specified: 3 cases (tight phimosis). Complications: 25 fistulas (6.7%), 4 stenoses (1.1%).
Discussion: The usual glanular urethroplasty, by simple suture of the margins, often results in a large meatus situated in the middle of the glans. When the meatus is placed below the glans, recession can lead to an anterior penile meatus. Dorsal glanuloplasty, by elongating and deepening the glanular groove, while preserving the urethral plate, allows the construction of a solid wall around the neourethra, reducing the risks of recession and enlargement of the meatus which retains a split-like appearance and ensures a good stream. Systematic foreskin reconstruction probably also plays a role in the quality of healing.
Conclusion: This dorsal glanuloplasty, which corrects the penis and urinary stream in more than 80% of cases without any major disadvantages, is a useful technique in hypospadias repair.

Mots clés:
Hypospadias / Technique / uréthroplastie / plastie du gland.
Mots-clés:
hypospadias / Technique / urethroplasty / glanuloplasty / penis repair.
La dysplasie kystique du testicule
Cystic dysplasia of the testis. A case report.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 665-666

La dysplasie kystique du testicule est une tumeur bénigne exceptionnelle résultant d'une anomalie fonctionnelle de la jonction entre l'ébauche testiculaire et le canal épididymaire. Nous en rapportons une nouvelle observation pédiatrique. Son association fréquente à une anomalie rénale est très suggestive. Son traitement consiste le plus souvent en une orchidectomie mais pourra être conservateur, au prix d'une surveillance prolongée. Le pronostic est habituellement excellent.

Cystic dysplasia of the testis is an exceptional benign tumour resulting from a functional abnormality of the connection between the rete testis and the efferent ductules of the epididymis. The authors report a new case observed in a child. The frequent association with a renal abnormality is highly suggestive. Treatment usually consists of orchidectomy, but can be conservative with long-term surveillance. The prognosis is usually excellent.

Mots clés:
testicule / Tumeur / dysplasie.
Mots-clés:
Testis / tumour / dysplasia.
Néphrectomie polaire inférieure pour lithiase cystinique calicielle inférieure multirécidivante
Lower pole nephrectomy for multi-recurrent inferior caliceal cystine stones.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 667-669

Nous rapportons un cas de lithiase cystinique calicielle inférieure gauche, qui a récidivé malgré un traitement médical bien conduit, 12 séances de lithotripsie extracorporelle, et une néphrolithotomie percutanée. Une néphrectomie polaire inférieure gauche a finalement été réalisée. Avec un recul de 3 ans, il n'y a eu aucune récidive à gauche. La patiente a néanmoins eu deux récidives du côté droit.

The authors report a case of left inferior caliceal cystine stones, which recurred despite well conducted medical treatment, 12 extracorporeal lithotripsy sessions, and percutaneous nephrolithotomy. A left lower pole nephrectomy was finally performed. No recurrence on the left side was observed with a follow-up of 3 years. However, the patient developed two recurrences of the right side.

Mots clés:
Lithiase / Cystine / néphrectomie partielle.
Mots-clés:
stones / Cystine / partial nephrectomy.
Infarctus partiel du rein par dissection spontanée idiopathique de l'artère rénale
Partial infarction of the kidney due to idiopathic spontaneous renal artery dissection.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 670-672

La dissection spontanée idiopathique de l'artère rénale (DSAR) est une pathologie rare et doit être prise en compte dans les diagnostics différentiels d'un syndrome douloureux lombaire.
Les étiologies sont multiples : secondaires à des pathologies dégénérative, traumatique ou idiopathique
L'urographie intraveineuse est le plus souvent normale. La tomodensitométrie abdominale permet le plus souvent de visualiser l'infarctus rénal et l'artériographie sélective confirme le diagnostic de dissection de l'artère rénale.
Le traitement médical et la surveillance permettent une prise en charge efficace de la maladie. Cependant, une prise en charge chirurgicale pourra être proposée d'emblée ou secondairement.
L'évolution de la DSAR est le plus souvent favorable. Cependant la DSAR peut se compliquer, à long terme d'une insuffisance rénale organique et d'une hypertension artérielle rénovasculaire.

Idiopathic spontaneous renal artery dissection (SRAD) is a rare disease and must be taken into account in the differential diagnosis of low back pain. It may be due to various aetiologies, secondary to degenerative or traumatic diseases, or it may be idiopathic. Intravenous urography is usually normal. Abdominal CT usually visualizes the renal infarction and selective arteriography confirms the diagnosis of renal artery dissection. Medical treatment and surveillance provide effective management of the disease. However, surgical management may be proposed either immediately or secondarily. SRAD usually has a favourable course, but, in the longer term, may be complicated by organic renal failure and renovascular hypertension.

Mots clés:
artère rénale / Dissection / douleur lombaire.
Mots-clés:
Dissection / Renal artery / Lombar pain.
Insuffisance rénale lithiasique et grossesse
Stone-induced renal failure and pregnancy. Case report and review of the literature.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 673-674

L'IRA obstructive est une complication rare mais grave de la grossesse. Même si les compressions extrinsèques représentent la plupart des étiologies, il importe de ne pas méconnaitre les IRA par précipitation intra luminale de Sulfadiazine qui peut être prescrite pour une toxoplasmose materno-foetale. Le diagnostic est évoqué sur l'anamnèse, l'échographie (calculs radio transparents pouvant siéger sur la totalité de l'arbre urinaire) et surtout l'analyse du culot urinaire (cristaux jaunâtres en gerbe de blé). Un drainage urinaire par sonde JJ ou néphrostomie percutanée est indiqué en l'absence d'amélioration clinique malgré un traitement symptomatique et une réhydratation alcaline adéquate. Le risque de cristallisation de Sulfadiazine doit être systématiquement prévenu par un apport hydrique suffisant et une alcalinisation urinaire dès l'initiation du traitement.

Obstructive renal failure is a rare but serious complication of pregnancy. Although most cases are due to extrinsic compression, renal tract obstruction can also be due to intraluminal precipitation of sulfadiazine prescribed for maternofoetal toxoplasmosis. The diagnosis is suggested by clinical history, ultrasound (radiolucent stones situated anywhere in the renal tract) and especially analysis of the urine pellet (wheat sheaf formation of yellowish crystals). Urinary drainage by double J stent or percutaneous nephrotomy is indicated in the absence of clinical improvement in response to symptomatic treatment and adequate alkaline rehydration. The risk of sulfadiazine crystallization must be systematically prevented by a sufficient water intake and urinary alkalinization right from the start of treatment.

Mots clés:
Insuffisance rénale aiguë / Lithiase / sulfadiazine / grossesse.
Mots-clés:
Acute renal failure / stones / sulfadiazine / pregnancy.
Torsion du pédicule rénal après luxation du rein dans les suites d'une double transplantation simultanée de rein et de pancréas
Torsion of the renal pedicle due to rotation of the kidney after simultaneous kidney-pancreas transplantation .
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 675-678

La torsion du transplant rénal autour de son pédicule est une complication rare qui a été décrite chez l'enfant greffé porteur d'une maladie de Prune Belly mais également de façon exceptionnelle chez l'adulte ayant reçu une double transplantation rein et pancréas. Une des difficultés diagnostique vient du fait que dans certains cas le manque de spécificité de la présentation clinique peut retarder le diagnostic, et conduire à une perte du rein par thrombose du pédicule rénal. Nous rapportons le cas d'une femme âgée de 31 ans greffée simultanément du rein et du pancréas qui a eu une torsion du pédicule rénal au décours d'une bascule intrapéritonéale du transplant rénal quelques mois après la double greffe. Nous discutons des éléments d'orientation diagnostique et de la prévention de cette complication exceptionnelle.

Torsion of a renal transplant around its pedicle is a rare complication, which has been described in renal transplant children with Prune Belly syndrome, but also exceptionally in adults undergoing kidney-pancreas transplantation. One of the diagnostic difficulties is due to the lack of specificity of the clinical features in some cases, which may lead to delayed diagnosis and loss of the kidney due to renal pedicle thrombosis. The authors report a case of a 31-year-old woman undergoing simultaneously kidney-pancreas transplantation, who developed torsion of the renal pedicle following intraperitoneal rotation of the renal transplant several months after transplantation. They discuss the diagnosis and prevention of this exceptional complication.

Mots clés:
Insuffisance rénale / Transplantation rénale / torsion du pédicule rénal / rejet / greffe simultanée rein et pancréas.
Mots-clés:
renal failure / renal transplantation / torsion of the renal pedicle / rejection / simultaneous kidney-pancreas transplantation.
Rhabdomyosarcome pléomorphe primitif du rein chez l'adulte : une tumeur rare
Primary pleomorphic rhabdomyosarcoma of the kidney in an adult: radiotherapy of a rare tumor.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 679-682

Le rhabdymyosarcome (RMS) primitif du rein chez l'adulte est une tumeur très rare et inhabituelle dans cette localisation. Les signes cliniques associés au syndrome tumoral lombaire, les aspects microscopiques caractérisés par la double striation cytoplasmique des rhabdomyoblastes et par l'expression immuno-histochimique des arqueurs du muscle squelettique (desmine, myoglobine, myogénine) sont décrits à propos d'un cas de RMS rénal, d'évolution brutale chez un homme de 77 ans. Les diagnostics différentiels sont surtout représentés par les carcinomes sarcomatoides du rein. En fonction de l'extension néoplasique, le traitement associe la néphrectomie totale élargie, la chimiothérapie et la radiothérapie. L'évolution du RMS rénal primitif est très défavorable, marquée par des métastases ganglionnaires, hépatiques, osseuses et pulmonaires et par une survie courte.

Primary rhabdomyosarcoma (RMS) of the kidney in an adult is a very rare and unusual tumor in this site. The clinical signs associated with the flank tumoral syndrom, the histologic appearence of cytoplasmic double striation in rhabdomyoblasts and the immunohistochemical expression of skeletal muscle differentiation (desmin, myoglobin, myogenin) are described in the context of a rapidly evolving renal RMS in a 77-year old man. The differential diagnosis are mainly represented by sarcomatoid renal cell carcinoma. According to the neoplastic extent, the treatment includes radical nephrectomy, chemotherapy and surgery. The prognosis of primary renal RMS is extremely poor, with lymph node, hepatic, bone marrow and pulmonary metastasis and a short survival rate.

Mots clés:
Rhabdomyosarcome / Rein / Immunohistochimie / desmine / myogénine.
Mots-clés:
Rhabdomyosarcoma / Kidney / Immunohistochemistry / desmine / myogenin.
Angiomyolipome rénal bilatéral hémorragique
Haemorrhagic bilateral renal angiomyolipoma.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 683-685

L'angiomyolipome rénal est une tumeur bénigne rare, souvent associée à des affections congénitales surtout la sclérose tubéreuse de Bourneville. La localisation bilatérale de l'angiomyolipome est exceptionnelle. Nous rapportons un cas d'un angiomyolipome rénal bilatéral chez une patiente de 33 ans révélé par un état de choc hémorragique.
A travers cette observation et une revue de la littérature, les aspects diagnostiques et thérapeutiques de cette affection seront discutés.

Renal angiomyolipoma is a rare benign tumour, often associated with congenital diseases especially de Bourneville's tuberous sclerosis. Bilateral angiomyolipoma is exceptional. The authors report a case of bilateral renal angiomyolipoma in a 33-year-old patient presenting with haemorrhagic shock. In the light of this case and a review of the literature, the authors discuss the diagnostic and therapeutic aspects of this disease.

Mots clés:
Rein / Angiomyolipome / hémorragie.
Mots-clés:
Kidney / Angiomyolipoma / haemorrhage.
Tumeur des voies excrétrices supérieures sur polykystose rénale
Upper urinary tract tumour in renal polycystic disease.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 686-689

La survenue des tumeurs des voies excrétrices supérieures sur polykystose rénale est exceptionnelle. Nous rapportons l'observation de madame B. F âgée de 56 ans qui avait consulté pour des douleurs lombaires gauches associées à une hématurie. L'examen clinique était normal et l'échographie réalisée avait retrouvé une polykystose rénale bilatérale avec une masse rénale sinusale gauche. Un uroscanner réalisé avait retrouve une formation tissulaire aux dépens du bassinet pouvant évoquer une tumeur des voies excrétrices. Le bilan biologique avait retrouvé une fonction rénale normale et une cytologie urinaire normale. Le traitement avait consisté en une néphrourétérectomie totale élargie avec exérèse d'une collerette vésicale. L'étude anatomopathologique avait retrouvé une tumeur urothéliale aux dépens du bassinet sans marge positive. A travers cette observation nous discutons les difficultés et les particularités diagnostiques, thérapeutiques et évolutives de cette association inhabituelle.

Upper urinary tract tumours are exceptional in the context of renal polycystic disease. The authors report the case of Mrs B. F., 56 years old, who presented with left loin pain associated with haematuria. Clinical examination was normal and ultrasound examination revealed bilateral renal polycystic disease with a mass in the left renal sinus. CT urography showed a tumour arising from the renal pelvis suggestive of an upper urinary tract tumour. The laboratory assessment revealed normal renal function and normal urine cytology. Treatment consisted of radical nephroureterectomy with resection of a bladder cuff. Histological examination revealed a urothelial tumour of the renal pelvis with negative surgical margins. In the light of this case, the authors discuss the diagnostic difficulties and specificities, the treatment and the outcome of this unusual clinical association.

Mots clés:
Tumeur des voies excrétrices supérieures / polykystose rénale.
Mots-clés:
upper urinary tract tumour / renal polycystic disease
Adénocarcinome primitif de vessie et transplantation rénale
Primary bladder adenocarcinoma and renal transplantation.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 690-692

L'adénocarcinome primitif de vessie est une tumeur rare qui représente entre 0,5 et 2% des tumeurs malignes de vessie. En cas de transplantation rénale, on constate une augmentation de l'incidence des tumeurs malignes. L'association adénocarcinome primitif de vessie et transplantation rénale est donc exceptionnelle. Nous rapportons une observation d'adénocarcinome primitif de vessie chez un patient de 34 ans ayant bénéficié 5 ans plus tôt d'une transplantation rénale. Cette observation nous permet de discuter des différents cas décrits et d'étudier la prise en charge spécifique de ce type de tumeur rare.

Primary bladder adenocarcinoma is a rare tumour which represents between 0.5% and 2% of malignant bladder tumours. The incidence of malignant tumours is increased in renal transplant recipients. The combination of primary bladder adenocarcinoma and renal transplantation is exceptional. The authors report a case of primary bladder adenocarcinoma in a 34-year-old patient who had undergone renal transplantation 5 years previously. In the light of this case, the authors discuss the various cases reported in the literature and the specific management of this rare tumour.

Mots clés:
adénocarcinome / Vessie / transplantation rénale.
Mots-clés:
Bladder adenocarcinoma / Renal transplantation.
Léiomyome vésical. Approche diagnostique et thérapeutique
Bladder leiomyoma. Diagnostic and therapeutic approach.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 693-697

Nous rapportons une expérience de quatre cas de léiomyome vésical. Si l'IRM est actuellement l'examen radiologique de référence, le diagnostic doit être confirmé par l'examen anatomo-pathologique. Les différentes étapes diagnostiques et les indications thérapeutiques qui en découlent sont détaillées dans cette revue de la littérature.

The authors report their experience of four cases of bladder leiomyoma. Although MRI is currently the reference radiological examination, the diagnosis must be confirmed by histological examination. The various diagnostic steps and resulting therapeutic indications are described with a review of the literature.

Mots clés:
Vessie / tumeur bénigne / léïomyome.
Mots-clés:
bladder / benign tumour / leiomyoma.
La bandelette trans-obturatrice (Uratape®). Un nouveau procédé mini-invasif de traitement de l'incontinence urinaire de la femme
Transobturator tape (Uratape®), a new minimally invasive treatment for female urinary incontinence
2003
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 656-659

Objectif : Evaluer les résultats à un an d'une bandelette sous-urétrale mise en place par voie trans-obturatrice pour le traitement de l'incontinence urinaire d'effort de la femme.
Matériel et Méthodes : Une bandelette sous-urétrale a été implantée selon la technique initiale par voie trans-obturatrice. Il s'agissait d'une bandelette UraTape® en polypropylène non tissé, non élastique, présentant au niveau de sa portion centrale (sous-urétrale) une zone siliconée de 15 mm de large. La bandelette a été mise en place sans tension dans un plan horizontal sous l'urètre moyen d'un foramen obturé à l'autre. Un tunnéliseur a permis le passage percutané des extrémités latérales de la bandelette. L'espace rétropubien étant préservé, il n'a pas été jugé nécessaire de réaliser une cystoscopie.
De mai à février 2002, 32 patientes d'âge moyen 64 ans (50-81), souffrant d'incontinence urinaire d'effort sans prolapsus associé, ont été opérées par le même chirurgien (ED). Toutes les patientes ont été évaluées avant l'intervention par un examen clinique et urodynamique : 5 patientes présentaient une insuffisance sphinctérienne (Pclot max 20%.
Résultats : La durée moyenne de suivi de l'étude était de 17 mois (13-29). Le temps opératoire moyen était de 15 minutes. Aucune complication per-opératoire n'a été observée. Une patiente a présenté une rétention vésicale complète post-opératoire régressive après 4 semaines d'autosondages. 29/32 patientes (90,6% étaient guéries et 3/32 (9,4%) améliorées. Il n'a pas été observé d'érosion urétrale. Aucune douleur résiduelle n'a été notée, ni de gêne fonctionnelle liée à la bandelette. 5/32 patients présentent des troubles mictionnels évoquant un obstacle. Deux patientes présentaient des impériosités de novo.
Conclusions : La mise en place de la bandelette Uratape® par voie trans-obturatrice est une intervention simple et efficace avec un recul d'un an pour le traitement de l'incontinence urinaire d'effort de la femme. La voie trans-obturatrice permet d'éviter les risques de plaie vésicale, digestive et vasculaire. Une évaluation des résultats à plus long terme est nécessaire pour valider cette technique.

Objective : To evaluate the one-year results of transobturator suburethral tape for the treatment of female stress urinary incontinence.
Material and Methods : Suburethral tape was implanted via the transobturator technique. UraTape® non-woven, non-elastic polypropylene tape with a 15 mm wide central (suburethral) silicone-coated zone was inserted without tension in a horizontal plane underneath the middle of the urethra from one obturator foramen to the other. The lateral ends of the tape were tunnelled percutaneously with a tunnelling device. The retropubic space was preserved and cystoscopy was not required. From May 2000 to February 2002, 32 patients with a mean age of 64 years (range: 50 to 81 years), suffering from stress urinary incontinence without associated prolapse, were operated by the same surgeon (ED). All patients were evaluated before the operation by clinical and urodynamic examination : 5 patients presented sphincter incompetence (maximum closing pressure 20%.
Results : The mean follow-up of the study was 17 months (range: 13 to 29 months). The mean operating time was 15 minutes. No intraoperative complication was observed. One patient presented complete postoperative bladder retention that resolved after 4 weeks of self-catheterization. 29/32 patients (90.6%) were cured and 3/32 (9.4%) were improved. No urethral erosions were observed. No residual pain and no functional impairment related to the tape was observed. 5/32 patients presented voiding disorders suggestive of bladder outflow obstruction. Two patients developed de novo urge incontinence.
Conclusions : Transobturator Uratape® is a simple and effective procedure with a follow-up of one year for the treatment of female stress urinary incontinence. The transobturator approach avoids the risks of bladder, intestinal and vascular injuries. Evaluation of the results with a longer follow-up is necessary to validate this technique.

Mots clés:
incontinence urinaire d'effort / Bandelette sous-urétrale / voie trans-obturatrice percutanée / tension-free.
Mots-clés:
Stress urinary inccontinence / suburethral tape / transobturator technique / tension free.
La métaplasie néphrogénique vésicale : circonstances de découverte, facteurs favorisants et évolution de sept cas diagnostiqués entre 1988 et 2000
Nephrogenic adenoma of the bladder: circumstances of discovery, predisposing factors and clinical course of seven cases diagnosed between 1988 and 2000.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 613-617

Introduction : La métaplasie néphrogénique (MN) ou adénome néphrogénique est une tumeur rare et bénigne de l'urothélium.
Matériel et Méthodes : Cette étude a été conduite rétrospectivement et a évalué les circonstances de découverte, les facteurs favorisants, ainsi que l'évolution clinique de sept patients atteints de métaplasie néphrogénique et dont le diagnostic a été porté entre 1988 et 2000. L'âge moyen des patients était de 55,7 ans (16-88). Le délai moyen de suivi était de 24 mois (4-108).
Résultats : Il n'existait pas de caractéristique endoscopique spécifique et la lésion était parfois plane ou papillaire avec un aspect pouvant être identique à celui d'une tumeur de vessie. Le diagnostic était toujours anatomopathologique Les signes cliniques évocateurs étaient aspécifiques et regroupaient : l'hématurie, la dysurie, ou les impériosités mictionnelles. Le traitement a été chirurgical par la résection transuréthrale de la lésion ou son électrocoagulation. Il a été associé à la suppression des facteurs irritatifs de la muqueuse urothéliale. Dans notre expérience les récidives ont été observées pour 28.5% des patients et sont intervenues dans l'année qui a suivi la prise en charge thérapeutique initiale.
Conclusion : La métaplasie néphrogénique est une tumeur rare et bénigne de l'urothélium dont la localisation la plus fréquente est vésicale. Les signes cliniques la révélant sont totalement aspécifiques et liés le plus souvent à des facteurs favorisants (infections, inflammation, tumeur vésicale). Seul l'examen anatomopathologique apportera la preuve indispensable du caractère bénin de cette lésion. La résection endoscopique a donc deux objectifs: diagnostique et thérapeutique. L'évolution demeure caractérisée par la récidive.

Introduction: Nephrogenic adenoma (NA) or nephrogenic metaplasia is a rare, benign urothelial tumour.
Material and Methods: This retrospective study evaluated the circumstances of discovery, predisposing factors, and clinical course of seven patients with nephrogenic adenoma diagnosed between 1988 and 2000. The mean age of these patients was 55.7 years (range: 16 to 88 years). The mean follow-up was 24 months (range: 4 to 108 months).
Results: There are no specific endoscopic findings and the lesion was sometimes flat or papillary with an appearance that can be identical to that of bladder tumour. The diagnosis was always based on histological findings. Suggestive clinical signs were nonspecific and comprised: haematuria, dysuria, or urgency. Treatment was surgical with transurethral resection or electrocoagulation of the lesion, combined with elimination of the factors irritating the urothelial mucosa. In our experience, recurrences were observed in 28.5% of patients and occurred during the year following the initial treatment.
Conclusion: Nephrogenic adenoma is a rare, benign urothelial tumour most frequently situated in the bladder. The presenting clinical signs are completely nonspecific and usually related to predisposing factors (infections, inflammation, bladder tumour). Only histological examination can provide the essential proof of the benign nature of this lesion. Endoscopic resection therefore has two objectives: diagnostic and therapeutic. The clinical course is characterized by recurrences.

Mots clés:
Métaplasie néphrogénique / Vessie / urothélium.
Mots-clés:
Nephrogenic adenoma / bladder / urothelium
Coût et efficacité des stratégies de prise en charge thérapeutiques du cancer localisé de prostate : étude de faisabilité en population générale
Cost and efficacy of treatment strategies for localized prostate cancer: general population feasibility study.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 618-623

Objectif : les évaluations médico-économiques sont nécessaires à l'évaluation des pratiques de soins. L'objectif de cette étude préliminaire est de montrer comment, à partir des registres de cancers, ce type d'étude est réalisable en population générale.
Matériel et Méthodes : 122 cas de cancers localisés de prostate diagnostiqués en 1995 dans le département du Tarn ont été inclus dans cette étude. Un arbre décisionnel des principales stratégies diagnostiques a été élaboré. Le point de vue adoptée est celui du payeur, les coûts directs médicaux et non médicaux ont été envisagés. La survie à 5 ans a été calculée.
Résultats : Les coûts de prise en charge thérapeutique étaient respectivement pour la prostatectomie radicale, la radiothérapie localisée, l'hormonothérapie et l'abstention/surveillance de 55 468, 65486, 72 211 et 13 269 francs (8.533, 10.075, 11.109 et 2.143 euros). La survie observée à 5 ans était respectivement de 89%, 84%, 75% et 78%.
Conclusion : Cette méthode peut être appliquée à la cohorte CCAFU/FRANCIM issue de 5 départements. Des comparaisons entre régions et secteurs de soins seront alors possibles. Le suivi d'une cohorte de cancers diagnostiqués en 2001 permettra de mesurer l'évolution dans le temps.

Objective: Medico-economic studies are necessary to evaluate healthcare practices. The objective of this preliminary study is to show how this type of study can be conducted in the general population based on cancer registries.
Material and Methods: 122 cases of localized prostate cancer diagnosed in 1995 in the Tarn department were included in this study. A decisional tree of the main diagnostic strategies was elaborated. Direct medical and non-medical costs were considered from the payer's point of view and the 5-year survival was calculated.
Results: The costs of therapeutic management for radical prostatectomy, localized radiotherapy, endocrine therapy and watchful waiting were 55,468, 65,486, 72,211, and 13,929 French francs (8,533, 10,075, 11,109 and 2,143 euros) respectively. The observed 5-year survival was 89%, 84%, 75% and 79% respectively.
Conclusion: This method can be applied to the CCAFU/FRANCIM cohort derived from 5 departments allowing comparisons between regions and healthcare sectors. The time-course could be determined by follow-up of a cohort of cancers diagnosed in 2001.

Mots clés:
cancer de prostate / étude médico-économique / registre de cancer / méthode Delphi / analyse décisionnelle.
Mots-clés:
Prostate cancer / medico-economic studies / cancer registry / Delphi method / decisional analysis.
Comment présenter de façon unique les résultats carcinologiqueset fonctionnels après prostatectomie radicale
Combined reporting of cancer control and functional results of radical prostatectomy.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 624-628

Introduction : Les résultats de la prostatectomie radicale (contrôle carcinologique, continence et puissance sexuelle) sont actuellement présentés de façon séparée alors que le succès de cette chirurgie associe un bon contrôle carcinologique au maintien de la continence et des érections. Nous proposons un score permettant d'évaluer et de présenter les résultats carcinologiques conjointement aux résultats fonctionnels.
Méthodes : Les résultats de 205 prostatectomies radicales ont été étudiés à un an. Le contrôle carcinologique a été évalué par le taux de PSA, la continence et la puissance sexuelle par auto-questionnaire. Pour chaque patient, étaient attribués 0 ou 4 points s'il y avait ou non progression biologique (PSA>0,2ng/ml), 0 ou 2 points s'il y avait ou non incontinence urinaire (port de protection) et 0 ou 1 point s'il y avait ou non impuissance (pas d'érection). La somme de ces points permettait d'obtenir un score classant le patient en 8 catégories distinctes, de 0 à 7, correspondant chacune à un statut spécifique (de 0 (0+0+0) : non contrôle carcinologique-incontinence-impuissance à 7 (4+2+1) : contrôle carcinologique-continence-puissance sexuelle conservées).
Résultats : Un an après l'intervention, cent soixante quinze (85,45%) patients avaient un PSA inférieur à 0,2 ng/ml, 135 (65,8%) étaient continents et 64 (32,7%) avec des érections. Tous les patients avec un score 4 ont un bon contrôle carcinologique, sans troubles fonctionnels pour le score 7 (4+2+1) (20%), sans trouble de la continence pour le score 6 (4+2+0) (35,1%), sans troubles de l'érection pour le score 5 (4+0+1) (8,3%), isolé pour les score 4 (4+0+0) (21,9%). Tous les patients avec un score 0,2 ng/ml mais sans troubles fonctionnels pour le score 3 (0+2+1) ( (2,4%), sans incontinence pour les scores 2 (0+2+0) (8,3%), sans impuissance pour le score 1 (0+0+1) (1,9%). Un virgule neuf pour cent (score 0= 0+0+0) des patients est incontinent, impuissant et a progressé biologiquement.
Conclusion : Le score ainsi établi permet l'analyse des résultats de la prostatectomie radicale dans son ensemble (carcinologique et fonctionnel). Il pourrait permettre plus facilement d'établir des comparaisons entre les différentes techniques chirurgicales (voie d'abord, préservation nerveuse) et les différents centres.

Introduction : The results of radical prostatectomy (cancer control, continence and sexual potency) are currently presented separately, while the success of this surgery depends on a combination of good cancer control with maintenance of continence and erections. We propose a score to jointly evaluate and report cancer control and functional results.
Methods : The results of 205 radical prostatectomies were studied at one year. Cancer control was evaluated by PSA and continence and sexual potency were evaluated by a self-administered questionnaire. Each patient was attributed 0 or 4 points according to the presence or absence of biochemical progression (PSA>0.2 ng/ml), 0 or 2 points according to the presence or absence of urinary incontinence (use of pads) and 0 or 1 point according to the presence or absence of impotence (no erections). The sum of these points provided a socre classifying the patient into 8 distinct categories, from 0 to 7, each corresponding to a specific status (from 0 (0+0+0) : no cancer control-incontinence-impotence to 7 (4+2+1) : cancer control-continence-sexual potency).
Results : One year after the operation, 175 (85%) of patients had a PSA less than 0.2 ng/ml, 135 (65.8%) were continent and 64 (32.7%) reported erections. All patients with a score 4 had good cancer control, wit no functional disorders for a score of 7 (4+2+1) (92%), no disorders of continence for a score of 6 (4+2+1) (31.5%), no disorders of erection for a score of 5 (4+0+1) (8.3%), or with incontinence and impotence for a score of 4 (4+0+0) (21.9%). All patients with a score 0.2 ng/ml, but with no functional disorders for a score fo 3 (0+2+1) (2.4%), no incontinence for a score of 2 (0+2+0) (8.3%), and no impotence for a score of 1 (0+0+1) (1.9%). 1.9% of patients were incontinent, impotent and showed signs of biochemical progression (socre 0=0+0+0).
Conclusion : This score allows analysis of the global (cancer control and functional) results of radical prostatectomy and would facilitate comparisons between various surgical techniques (type of approach, nerve-sparing techniques) and various centres.

Mots clés:
Prostatectomie / dysfonctionnement érectile / incontinence urinaire.
Mots-clés:
Prostatectomy / outcome assessment / Erectile dysfunction / urinary incontinence.
Organisation et innervation des fibres musculaires striées du rhabdosphincter du rat
Organization and innervation of striated muscle fibres of the rat striated sphincter.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 629-635

Objectifs : Déterminer chez le rat, l'organisation des fibres musculaires striées (FMS) du rhabdosphincter (RS) et caractériser les plaques motrices (PM).
Matériel et Méthode : Les urètres de 30 rats mâles et femelles ont été étudiés. Deux mille coupes sériées colorées à l'hémateine-éosine et 800 coupes soumises à une coloration simultanée des PM et des terminaisons nerveuses ont été étudiées.
Résultats : Les FMS du RS s'organisent au sein de la paroi urétrale en quatre faisceaux symétriques. Les PM prédominent dans le tiers crânial du RS (22 PM par coupe). Soixante seize pour cent des PM se situent dans les régions latérales. Les unités motrices sont composées d'au plus de 5 FMS groupées entre elles.
Conclusion : Les FMS du RS s'organisent en 4 faisceaux symétriques. Les insertions myoconjonctives des FMS soulignent l'importance du tissu conjonctif dans leur action contractile. Elles sont innervées par une seule PM, comme les fibres musculaires des muscles striés squelettiques. Au sein du RS, les PM se localisent préférentiellement latéralement à droite et à gauche. L'organisation particulière des unités motrices permet d'envisager un mécanisme original de renforcement de la contraction musculaire du RS.

Objectives: To determine the organization of striated muscle fibre (FMS) of the rat striated sphincter (SS) and to characterize the motor endplates (MEP).
Material and Method: The urethras of 30 male and female rats were studied. Two thousand hematein-eosin stained serial sections and 800 sections simultaneously stained for MEPs and nerve endings were studied.
Results: The SMFs of the SS are organized in the urethral wall in four symmetrical bands. MEPs are predominantly found in the cranial third of the SS (22 MEPs per section). Sixty sixteen per cent of MEPs were situated in the lateral regions. Motor units were composed of a maximum of five SMFs.
Conclusion: The SMFs of the SS are organized in four symmetrical bands. Myoconnective insertions of SMFs emphasize the importance of the connective tissue in their contractile action. They are innervated by a single MEP, in the same way as skeletal striated muscle fibres. In the SS, MEPs are predominantly located laterally to the right and to the left. The specific organization of motor units suggests an original mechanism of reinforcement of muscle contraction of the SS.

Mots clés:
Rhabdosphincter / fibres musculaires striées / rat / incontinence urinaire.
Mots-clés:
Striated sphincter / striated muscle fibres / rat / urinary incontinence.
Les bandelettes sous-urétrales synthétiques dans le traitement de l'incontinence urinaire d'effort féminine
Synthetic suburethral sling in the treatment of female stress urinary incontinence
2003
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 636-647

Depuis la commercialisation et le succès de la technique TVT, d'autres produits sont apparus sur le marché des bandelettes sous urétrales. Quatre critères principaux différencient ces bandelettes :
La bandelette : Le matériau utilisé est dans tous les cas du polypropylène, sous forme de monofilaments tricotés (TVT®, Sparc®, Monarc®, Uretex Sup®), de multifilaments (IVS®, Safyre®, comportant deux lanières de tension en silicone), de polypropylène projeté thermolié (Obtape®) ou avec une enduction siliconée au contact de l'urètre (Uratape®). Plus l'espace entre les fibres est large, plus le risque infectieux théorique est faible et meilleure est la réhabitation tissulaire. Le procédé de tricotage de la bandelette Uretex Sup® diminue l'effet tuilage et de relargage. Le polypropylène projeté conduit à une bandelette très solide mais peu élastique. Il est encore difficile de dire si l'enduction siliconée est un avantage ou un inconvénient.
La voie d'abord : La voie ascendante rétropubienne (TVT®, Uretex Sup®, IVS®) est désormais bien connue. Elle comporte un risque de perforation vésicale et plus exceptionnellement de plaie digestive ou vasculaire. La voie descendante rétropubienne (Uretex Sup®, Sparc®) impose une dissection vaginale plus étendue. Elle comporte un risque de perforation vésicale. La voie mixte rétropubienne (Uretex Sup®) cumule les inconvénients potentiels des deux voies d'abord ascendante et descendante. La voie trans-obturatrice (Uratape®, Obtape®, Monarc®) de description plus récente, est d'apprentissage aisé. Elle ne comporte pas de risque vasculaire ou digestif mais l'urètre, le vagin voire la vessie (en cas de cystocèle latérale) peuvent être menacés par cette voie d'abord.
L'ancillaire : Sa simplicité d'utilisation est essentielle. Uretex Sup® comporte un ancillaire et une technique nécessitant des manipulations multiples. La bandelette Sparc® ne peut être aisément désolidarisée de l'ancillaire si un deuxième passage est nécessaire. TVT® et Uratape® comportent un ancillaire restérilisable alors que les autres produits sont totalement à usage unique.
Le recul et les publications : Le TVT peut seul se prévaloir d'un recul suffisant et de plusieurs centaines de communications ou publications spécifiques. Les autres produits ne peuvent actuellement faire état que de quelques publications par peu d'équipes différentes.
En conclusion, les différents travaux publiés permettent d'affirmer les qualités et la bonne tolérance du polypropylène tricoté monofilament. Les autres matériaux nécessitent un recul supplémentaire et davantage d'études avant d'être totalement validés en terme de résultats et de morbidité.
La multiplicité des voies d'abord et les différents ancillaires disponibles permettent d'adapter la technique à chaque patiente et à chaque chirurgien, quelque soit sa formation initiale et ses habitudes.

Since the marketing and success of the TVT® technique, other products have been released onto the suburethral sling market. These products can be classified according to four main criteria:
Tape: The material used in every case is polypropylene, in the form of woven monofilaments (TVT®, Sparc®, Monarc®, Uretex Sup®), multifilaments (IVS®, Safyre® comprising two silicone tension bands), extruded crosslinked polypropylene (Obtape®) or silicone-coated polypropylene in contact with the urethra (Uratape®). A larger space between the fibres is associated with a lower theoretical risk of infection and better tissue ingrowth. The weaving process of Uretex Sap® tape decreases the warping and release effect. Extruded polypropylene forms a very solid, but poorly elastic tape. It is not yet clear whether silicone-coating is an advantage or a disadvantage.
Incision: The ascending retropubic approach (TVT®, Uretex Sup®, IVS®) is now well known. It carries a risk of bladder perforation and, more exceptionally, intestinal or vascular injuries. The descending retropubic approach (Uretex Sup®, Sparc®) requires more extensive vaginal dissection and carries a risk of bladder perforation. The mixed retropubic approach (Uretex Sup®) combines the potential disadvantages of the ascending and descending approaches. The transobturator approach (Uratape®, Obtape®, Monarc®) was described more recently and is easy to learn. It does not carry any risk of intestinal or vascular injury, but the urethra, vagina or even the bladder (in the case of lateral cystocele) can be damaged by this incision.
Instruments: Ease of use is an essential feature. Uretex Sup® comprises ancillary instruments and a technique requiring multiple manipulations. Sparc® tape cannot be easily dissociated from the ancillary instruments when a second passage is necessary. TVT® and Uratape® use resterilisable instruments, while the other products are totally disposable.
Follow-up and publications: Only TVT has a sufficient follow-up and several hundred specific papers or publications. Only a few publications by a few different teams are currently available for the other products.
In conclusion, the various published studies confirm the qualities and good tolerance of woven monofilament polypropylene. The other materials require a longer follow-up and more studies before they can be completely validated in terms of results and morbidity.
The multiple surgical approaches and the various ancillary instruments available allow the technique to be adapted to each patient and each surgeon, regardless of his or her initial training and habits.

Mots clés:
incontinence urinaire féminine / Bandelettes sous-urétrales / TVT / biomatériaux.
Mots-clés:
Female urinary incontinence / sub-urethral slings / TVT / biomaterials.
Complications per et post-opératoires du TVT (Tension-free Vaginal Tape)
Intraoperative and postoperative complications of TVT (tension-vaginal free tape).
2003
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 648-655

Objectifs : Les données concernant les complications des bandelettes sous-urétrales TVT sont rares, non exhaustives et discordantes. Nous proposons à partir de notre expérience de recenser les complications per et post-opératoires des TVT, de les évaluer en fonction des patientes et des opérateurs.
Matériel et Méthode : Il s'agit d'une étude rétrospective unicentrique de 157 patientes avec un recul moyen de 24 mois (5 à 50 mois). Nous avons réalisé des TVT isolés (76%) ou associés à un autre geste de chirurgie pelvienne (24%) notamment une hystérectomie vaginale simple (10%), une cure chirurgicale de prolapsus (14%). Certains TVT ont été effectués alors qu'existaient une insuffisance sphinctérienne (32%), une incontinence urinaire mixte (7%). Les antécédents de chirurgie pelvienne des patientes, les actes de chirurgie vaginale associés au TVT, l'expertise de l'opérateur, le mode d'anesthésie utilisé ont été appréciés en tant que facteur de risque de complication du TVT.
Résultats : Nous avons recensé des complications à type de perforation vésicale (4,5%), plaie urétrale (0,6%), dissection hémorragique (5%), hématome pelvien (0,6%), atteinte du nerf obturateur (0,6%), abcès suspubien (2%), infection urinaire (7%), rétention urinaire complète et durable (4%), extériorisation du TVT (2%), migration de bandelette (0,6%), instabilité vésicale de novo (1,5%). Le TVT a été inefficace pour 3% des patientes.
Conclusion : Même si un taux global de complication du TVT de 28,4% dans notre série peut apparaïtre important, on retiendra que ces complications ont une morbidité limitée et sont le plus souvent sans conséquence. Les perforations vésicales, les dissections hémorragiques, les rétentions urinaires sont les complications les plus fréquemment rapportées (4 à 5%). Dans cette série, un antécédent de chirurgie pelvienne, un geste de chirurgie vaginale associé, l'expérience de l'opérateur ne constituent pas des facteurs de risque de complication excepté pour les dissections hémorragiques; un antécédent de chirurgie pelvienne apparait comme un facteur de risque d'hémorragie peropératoire. Dans notre expérience, il est difficile d'évaluer si le mode d'anesthésie pratiquée pour la réalisation d'un TVT augmente le taux de complication.

Objectives : Data concerning the complications of TVT are rare, incomplete and discordant. We therefore decided to record all intraoperative and postoperative complications of TVT observed in our experience and to evaluate these complications as a function of the patients and operators.
Material and Method : This was a single-centre retrospective study of 157 patients with a mean follow-up of 24 months (range: 5 to 50 months). We performed TVT either alone (76%) or associated with another pelvic surgical procedure (24%), especially simple vaginal hysterectomy (10%), and surgical repair of prolapse (14%). Some TVTs were performed in the presence of sphincter incompetence (32%) or mixed urinary incontinence (7%). The patient's history of pelvic surgery, vaginal surgery associated with TVT, the operator's experience, and the type of anaesthesia performed were assessed as risk factors for complications of TVT.
Results : The following complications were observed: bladder perforation (4.5%), urethral injury (0.6%), haemorrhagic dissection (5%), pelvic haematoma (0.6%), obturator nerve lesion (0.6%), suprapubic abscess (2%), urinary tract infection (7%), complete and lasting urinary retention (4%), expulsion of the TVT (2%), migration of the TVT (0.6%), de novo detrusor instability (1.5%). TVT was ineffective in 3% of patients.
Conclusion : Although a global TVT complication rate of 28.4% in our series may seem high, it should be noted that these complications have a limited morbidity and usually have no consequences. Bladder perforation, haemorrhagic dissection, and urinary retention are the complications most frequently reported (4% to 5%). In this series, a history of pelvic surgery, an associated vaginal surgical procedure, and the operator's experience did not constitute risk factors for complication except in the case of haemorrhagic dissections; a history of pelvic surgery appeared to be a risk factor for intraoperative bleeding. In our experience, it is difficult to evaluate whether or not the type of anaesthesia performed for TVT increases the complication rate.

Mots clés:
incontinence urinaire d'effort / TVT / complication.
Mots-clés:
Stress urinary incontinence / Complication / TVT.
Infertilité masculine de cause génétique et biologie moléculaire
Genetic causes of male infertility and molecular biology.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 560-563

De nos jours, 15% des couples ont des difficultés à procréer. Le prélèvement chirurgical de spermatozoides associé à la technique de micro-injection (ICSI) a permis, sans se soucier de l'étiologie, de sortir de l'impasse de l'infertilité masculine autrefois considérée comme irréversible. L'avènement de la biologie moléculaire a ouvert la dimension de la génétique dans l'infertilité masculine. Si elle nous fait prendre conscience des multiples étiologies de l'infertilité masculine, elle nous montre également nos lacunes et, l'ampleur de la tâche qui nous reste à accomplir est difficilement évaluable. La microdélétion du chromosome Y, retrouvé dans 2 à 20 % des patients infertiles par trouble de la spermatogénèse, est déjà bien documentée. L'ensemble des gènes impliqués sur le chromosome Y (DAZ, RBMY...) chez les patients infertiles a montré leur rôle dans le déroulement de la spermatogénèse. La recherche d'autres gènes sur le génome n'est pas non plus dénuée de tout intérêt. Cependant, la part d'inconnue quant au devenir de ces anomalies au fil des générations doit nous amener à nous poser des questions dès maintenant. Nous proposons, à travers cet article, de répertorier et de décrire les principaux gènes dont l'implication dans la spermatogénèse a été mise en évidence par la biologie moléculaire.

At the present time, 15% of couples experience reproduction difficulties. Surgical collection of spermatozoa associated with the intracytoplasmic sperm injection technique (ICSI) resolves the problems of male infertility formerly considered to be irreversible, regardless of its aetiology. Molecular biology now allows evaluation of the genetic dimension of male infertility. Although it demonstrates the multiple aetiologies of male infertility, it also reveals the gaps in our knowledge and the extent of the task that has yet to be accomplished. Microdeletion of the Y chromosome, detected in 2% to 20% of infertile patients with a disorder of spermatogenesis, has already been well documented. All of the genes involved on the Y chromosome (DAZ, RBMY, etc.) in infertile patients have been shown to be involved in spermatogenesis. Testing for other genes of the genome would also be useful. However, the unknown outcome of these abnormalities with successive generations raises a number of questions. In this article, the authors describe the main genes involved in spermatogenesis as demonstrated by molecular biology.

Mots clés:
Infertilité masculine / biologie moléculaire / Azoospermie / chromosome Y / microdélétions
Mots-clés:
Male infertility / molecular biology / Azoospermia / Y chromosome / microdeletions
Faut-il opérer les traumatismes fermés des bourses ?
Does blunt trauma to the scrotum require surgical management?
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 564-568

Les traumatismes fermés des bourses sont de plus en plus fréquents. Ils ont pour cause principale les accidents de la voie publique avec les traumatismes directs sur un réservoir de moto ou la chute à califourchon sur un cadre de bicyclette. La nécessité d'explorer chirurgicalement en urgence ces traumatismes reste une question controversée. Cependant, la présence d'une hématocèle à l'examen clinique doit conduire à une exploration chirurgicale précoce car elle permet de raccourcir la durée d'hospitalisation du patient et un retour plus rapide à son activité professionnelle. L'échographie n'est indiquée qu'en cas de traumatisme des bourses sans hématocèle à la recherche d'une rupture de l'albuginée ou d'un hématome intratesticulaire passés inaperçus.

Blunt trauma to the scrotum is increasingly frequent and is mainly due to motor vehicle accidents, especially with direct trauma from a motorbike petrol tank or falling astride a bicycle frame. The surgical exploration of these cases of trauma remains a controversial issue. However, according to the authors, the presence of haematocele on clinical examination justifies systematic early surgical exploration, which shortens the patient's length of hospital stay allowing more rapid return to work. Ultrasound is only really indicated in the case of scrotal trauma without haematocele, looking for rupture of the tunica albuginea or intratesticular haematoma.

Mots clés:
Traumatisme testiculaire / albuginée / échographie scrotale / hématocèle.
Mots-clés:
Testicular trauma / tunica albuginea / scrotal ultrasound / haematocele.
Néphrectomies totales élargies par laparoscopie pour carcinome rénal localisé. A propos de 25 cas comparés à 32 chirurgies conventionnelles
Analysis of our first cases of laparoscopic radical total nephrectomy for localized renal carcinoma, based on a series of 25 cases versus 32 cases of conventional surgery
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 569-576

But de l'étude : Evaluer les bénéfices apportés en début d'expérience par la Néphrectomie Laparoscopique (NL) pour des cancers de stade clinique cT1 et cT2.
Patients et Méthodes : Nous avons comparé rétrospectivement nos 25 premières NL (13 droites, 12 gauches) à 32 néphrectomies réalisées par Chirurgie Conventionnelle (CC) (17 droites, 15 gauches) entre mai 2000 et décembre 2001. Le groupe NL était représenté par 18 hommes et 7 femmes, d'âge moyen de 63,8 ans. Le groupe CC était composé de 18 hommes et 14 femmes d'âge moyen de 67,7 ans. Les paramètres pré-opératoires, per-opératoires, post-opératoires et anatomo-pathologiques ont été comparés par analyse de la variance ou par test non paramétrique U de Mann-Withney pour les variables quantitatives et par test du chi 2 pour les données qualitatives.
Résultats : Les paramètres pré-opératoires, anatomo-pathologiques, les pertes sanguines, la quantité et la durée d'antalgiques ainsi que le taux de complications étaient similaires dans les 2 groupes. L'exérèse était complète dans tous les cas. La durée moyenne des NTE par CC était significativement inférieure (pConclusion : La NL pour cancer nécessite une expérience de la laparoscopie. Elle a permis, lors de la phase d'apprentissage, d'apporter des bénéfices en termes de reprise du transit intestinal et de durée d'hospitalisation. Ceci doit encourager les équipes pratiquant la laparoscopie à débuter la NTE par laparoscopie.

Study objective: To evaluate the benefits obtained during the learning phase of laparoscopic nephrectomy (LN) for clinical stage cT1 and cT2 renal cancers.
Patients and Methods: We retrospectively compared our first 25 cases of LN (13 right, 12 left) with 32 nephrectomies performed by Conventional Surgery (CS) (17 right, 15 left) between May 2000 and December 2001. The LN group comprised 18 men and 7 women with a mean age of 63.8 years. The CS group comprised 18 men and 14 women with a mean age of 67.7 years. Preoperative, intraoperative, postoperative and histological parameters were compared by analysis of the variance or nonparametric Mann-Whitney U test for quantitative variables and Chi-square test for qualitative data.
Results: Preoperative and histological parameters, blood loss, quantity and duration of analgesics and the complication rate were similar in the two groups. Resection was complete in every case. The mean duration of radical nephrectomy was significantly shorter by CS (pConclusion: Laparoscopic nephrectomy for cancer must be performed by an operator experienced in laparoscopy. During the learning phase, this procedure provided benefits in terms of return of bowel sounds and length of hospital stay, which should encourage teams performing laparoscopy to perform radical nephrectomy by laparoscopy.

Mots clés:
laparoscopie / cancer du rein / néphrectomie.
Mots-clés:
Laparoscopy / Renal cancer / nephrectomy.
Néphrectomie simple par laparoscopie rétropéritonéale
Retroperitoneal laparoscopic simple nephrectomy.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 577-580

But : La néphrectomie a été l'une des toutes premières interventions laparoscopiques réalisées en urologie. L'objectif a été d'évaluer les résultats de la néphrectomie simple réalisée par laparoscopie rétropéritonéale.
Patients et Méthodes : De 1995 à 2002, 88 néphrectomies simples ont été réalisées chez 87 patients âgés en moyenne de 45,3 ans (18-77) par laparoscopie rétropéritonéale. Pour chaque patient ont été étudiés les complications per et post opératoires, le taux de conversion, les pertes sanguines et les durées opératoires et d'hospitalisation.
Résultats : La durée opératoire moyenne a été de 114 mn (35-280). Les pertes sanguines moyennes ont été de 87,6 ml (0-300). Il y a eu 3 cas de conversion (3,4%). La durée moyenne d'hospitalisation a été de 4,7 jours (de 2 à 13 jours). Les principales complications post-opératoires ont été 2 hématomes et un abcès de la loge de néphrectomie, ayant nécessité une reprise chirurgicale et 3 thromboses per-opératoires de fistules artério-veineuses chez 3 patients porteurs de polykystose rénale.
Conclusion : Du fait de sa faible morbidité, la néphrectomie simple par voie laparoscopique est sans doute devenue la technique de référence dans toutes les indications de néphrectomie pour pathologie bénigne.

Objective: Nephrectomy was one of the very first urological procedures to be performed by laparoscopy. The objective of this study was to evaluate the results of retroperitoneal laparoscopic simple nephrectomy.
Methods: From 1995 to 2002, 88 retroperitoneal laparoscopic simple nephrectomies were performed in 87 patients with a mean age of 45.3 years (range: 18 to 77 years). The intraoperative and postoperative complications, conversion rate, blood loss, operating time and length of hospital stay were studied for each patient.
Results: The mean operating time was 114 min (range: 35 to 280 min), mean blood loss was 97.6 ml (range: 0 to 300 ml), there were 3 conversions (3.4%) and the mean length of hospital stay was 4.7 days (range: 2 to 13 days). The main postoperative complications were 2 cases of haematoma and one abscess of the nephrectomy site requiring surgical revision and 3 intraoperative thromboses of arteriovenous fistulas in 3 patients with polycystic kidney disease.
Conclusion: Due to its low morbidity, laparoscopic simple nephrectomy has probably become the reference technique for all indications for nephrectomy for benign disease.

Mots clés:
Néphrectomie / laparoscopie.
Mots-clés:
nephrectomy / laparoscopy.
Sensibilité de la radiographie de l'abdomen sans préparation par rapport à la tomodensitométrie dans l'évaluation des fragments résiduels après NLPC
Sensitivity of plain abdominal x-ray compared to computed tomography for the evaluation of residual fragments after percutaneous nephrolithotomy.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 581-584

Introduction : L'évaluation des éventuels fragments résiduels après néphrolithotomie percutanée (NLPC) est un aspect fondamental de la prise en charge de la maladie lithiasique. De cette évaluation va dépendre l'attitude thérapeutique, le suivi et la durée présumée du traitement.
Parmi les différents type d'imagerie, la tomodensitométrie hélicoidale sans injection (TDMH) et la radiographie de l'abdomen sans préparation (ASP) sont les plus utiles dans ce cas. Le but de cette étude était d'évaluer l'apport de la TDMH dans le suivi immédiat d'une NLPC.
Matériel et Méthodes : Nous avons inclus sur une période de deux ans de façon prospective 50 patients qui ont eu au premier jour postopératoire d'une NLPC un ASP et une TDMH. Le diagnostic de fragment résiduel (FR) était posé sur ces examens par 2 radiologues de façon indépendante.
Résultats : La sensibilité de l'ASP pour la détection des FR était de 87% par rapport à la tomodensitométrie dont la sensibilité a été considérée de 100%. Les fragments non diagnostiqués sur l'ASP faisaient dans 89% moins de 5mm.
Conclusion : L'ASP était insuffisant dans le diagnostic de petits fragments résiduels. Affirmer l'absence de fragment résiduel chez un patient après NLPC justifie l'utilisation de la TDMH malgré le coût et l'irradiation plus importants qu'un simple ASP.

Introduction : Evaluation of possible residual fragments after percutaneous nephrolithotomy is an essential aspect of the management of stone disease. The results of this evaluation determine the therapeutic approach, follow-up and presumed duration of treatment. The imaging modalities most frequently used are non-enhanced spiral computed tomography and plain abdominal x-ray. The objective of this study was to evaluate the contribution of spiral CT to the immediate follow-up of percutaneous nephrolithotomy.
Material and Methods: Over a period of two years, we prospectively included 50 patients in whom plain abdominal x-ray and spiral CT were performed on the first postoperative day after percutaneous nephrolithotomy. The diagnosis of residual fragments was based on these examinations by 2 independent radiologists.
Results: The sensitivity for the detection of residual fragments was 87% for plain abdominal x-ray compared 100% for computed tomography. 89% of the fragments not diagnosed by plain abdominal x-ray were less than 5 mm.
Conclusion: Plain abdominal x-ray was insufficient for the diagnosis of small residual fragments. Spiral CT is justified to confirm the absence of residual fragments in a patient after percutaneous nephrolithotomy despite the higher cost and irradiation compared to plain abdominal x-ray.

Mots clés:
néphrolithotomie percutanée / radiologie / tomodensitométrie.
Mots-clés:
percutaneous nephrolithotomy / radiology / computed tomography.
Intérêt du greffon veineux saphène conservé pour la créationde voies d'abord chez les hémodialysés : à propos de 309 cas
Value of preserved saphenous vein graft for the creation of vascular access for haemodialysis, based on a series of 309 cases.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 585-591

Introduction : Les greffons biologiques sont peu utilisés pour la création d'accès vasculaires, malgré leurs nombreux avantages. Notre groupe privilégie les abords vasculaires distaux, avec interposition d'un greffon biologique lorsque l'abord direct ne peut être réalisé. Le but de ce travail est de déterminer la perméabilité à long terme et le taux de complications d'une série de 309 accès vasculaires utilisant une homogreffe veineuse saphène conservée (SC).
Matériels et Méthodes : Parmi les 1500 abords vasculaires réalisés par notre groupe, 410 (27%) ont nécessité l'emploi d'un greffon, dont 376 homogreffes veineuses SC (25%). L'étude est rétrospective, avec un recueil des données exhaustif pour 309 pontages artério-veineux (PAV) par greffon saphène conservé (SC) à l'avant-bras étudiés chez 267 patients entre 1985 et 2000. La perméabilité primaire a été définie comme le délai entre la création de l'abord et la première complication nécessitant une correction chirurgicale ou radiologique ; la perméabilité secondaire est le délai entre la création et la perte du greffon, avec ou sans reprise de la fistule. Les survies ont été calculées selon la technique de Kaplan-Meier. La comparaison entre groupes a été réalisée par le test du Logrank. Une analyse variée a été réalisée par régression logistique.
Résultats : La perméabilité primaire est respectivement de 77%, 40% et 27% à 1, 2 et 5 ans. La perméabilité secondaire est respectivement de 78% et 47% à 1 et 5 ans. Le taux de thrombose est de 42%. Deux épisodes de thrombose sont survenus sur 25% des greffons et 3 épisodes pour 10% d'entre eux. Les taux d'infection sont respectivement de 1,9% en post-opératoire, et de 5% après dialyse. Un anévrisme est survenu sur 10% des greffons. L'expérience des opérateurs (RR = 1,58 ; p Discussion : La préservation du capital vasculaire est un objectif primordial chez l'insuffisant rénal chronique, parfois difficile à concilier avec la volonté de créer des abords à longue durée de vie. Le choix stratégique entre un abord distal nécessitant un greffon, ou un abord proximal direct, dépend du contexte : fonction cardiaque, attente de transplantation rénale. Notre matériau de choix en cas de pontage est le greffon SC, car il a la même résistance et les mêmes taux de perméabilité que le greffon synthétique, sans en avoir les complications septiques.
Conclusion : Le greffon veineux SC est un bon matériel pour créer des voies d'abord vasculaire avec un taux de perméabilité similaire à ceux des greffons prothétiques. Les avantages des greffons veineux sont nombreux, en particulier une meilleure maniabilité facilitant l'implantation distale du greffon et un faible taux d'infection.

Introduction: Biological grafts are rarely used for the creation of vascular access, despite their many advantages. Our group prefers to use distal vascular accesses with interposition of a biological graft when direct access cannot be achieved. The objective of this study was to determine the long-term patency and the complication rate of a series of 309 vascular access procedures using a preserved saphenous (PS) vein homograft.
Materials and Methods: 410 (27%) of the 1,500 vascular access procedures performed by our group required the use of a graft, including 376 PS vein homografts (25%). This retrospective study comprised complete data collection for 309 arteriovenous fistulas (AVF) using preserved saphenous (PS) vein graft in the forearm performed in 267 patients between 1985 and 2000. Primary patency was defined as the interval between creation of the vascular access and the first complication requiring surgical or radiological correction; secondary patency was defined as the interval between creation and loss of the graft, with or without revision of the fistula. Survival rates were calculated according to the Kaplan-Meier method. Inter-group comparison was performed by the Logrank test and analysis of variance was performed by logistic regression.
Results: Primary patency rates were 77%, 40% and 27% at 1, 2 and 5 years, respectively. Secondary patency rates were 79% and 47% at 1 year and 5 years, respectively. The thrombosis rate was 42%. Two episodes of thrombosis occurred in 25% of grafts and 3 episodes were observed in 10% of cases. Infection rates were 1.9% postoperatively and 5% after dialysis, respectively. An aneurysm occurred on 10% of grafts. The operator's experience (RR=1.58; pDiscussion: Preservation of the patient's vascular capital is an essential objective in patients with chronic renal insufficiency, which is sometimes difficult to reconcile with the need to create vascular accesses with a long life span. The strategic choice between a distal access requiring a graft and a direct proximal access depends on the clinical context: cardiac function, waiting list for renal transplantation. Our preferred material in the case of bypass graft is the PS graft, as it presents the same resistance and the same patency rates as synthetic grafts, without the associated septic complications.
Conclusion: The PS vein graft is a good material for the creation of vascular accesses with similar patency rates to those of prosthetic grafts. Vein grafts present a number of advantages, particularly a greater ease of use facilitating distal implantation of the graft and a low infection rate.

Mots clés:
hémodialyse / greffon saphène conservé / pontage artério-veineux / complication.
Mots-clés:
Haemodialysis / preserved saphenous graft / Arteriovenous fistula / Complication
Urétérorénoscope souple à double déflexion active. Expérience initiale
Flexible double active deflection ureterorenoscope : initial experience.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 592-597

Introduction et but : La déflexion secondaire d'un urétérorénoscope souple (URS) est un mécanisme passif qui n'est pas toujours réalisable si les conditions anatomiques ne le permettent pas. Le but de notre étude a été de présenter un nouvel URS à double déflexion active et d'évaluer son intérêt à partir de notre expérience initiale.
Matériel et Méthodes : D'octobre 2002 à février 2003 nous avons réalisé une urétérorénoscopie souple par voie rétrograde chez 30 patients consécutifs (34 unités rénales) à l'aide d'un URS à double déflexion active (ACMI DUR 8 Elite). Pour quatre patients l'urétérorénoscopie a été bilatérale durant le même temps opératoire. Pour 9 patients il s'agissait d'urétérorénoscopies diagnostiques (hématurie macroscopique, tumeur de la voie excrétrice) et pour 21 patients d'urétérorénoscopies thérapeutiques (calculs, tumeur de la voie excrétrice, sténose de la jonction pyélo-urétérale avec calcul).
L'intérêt de la double déflexion a été évalué ainsi que l'efficacité et la morbidité de la technique.
Résultats : Le traitement des calculs urinaires a été l'indication principale de l'urétérorénoscopie souple (73,6%) suivi par le diagnostic d'hématurie macroscopique et de tumeur de la voie excrétrice (26,4%). Une dilatation urétérale a été nécessaire dans 38,3% des cas. L'utilisation de la déflexion secondaire active a été indispensable dans 20% des cas (7/34) pour une exploration complète des cavités pyélo-calicielles. Pour un patient avec rein pelvien gauche, l'accès au groupe caliciel inférieur n'a pas été possible. Pour les calculs urinaires, 19 patients étaient sans fragment (79,2%) à la fin de l'intervention, 4 conservaient des fragments résiduels en situation calicielle inférieure. Pour l'ensemble des interventions, le taux global de succès a été de 85% (29/34). Deux patients ont présenté une pyélonéphrite aiguë dans les 48 heures et deux autres une colique néphrétique aiguë.
Conclusions : Notre étude confirme les données de la littérature sur l'urétérorénoscopie souple en termes d'indications et d'efficacité. L'URS DUR 8 Elite a permi une exploration complète des cavités pyélo-calicielles dans plus de 97% des cas. L'utilisation de la déflexion secondaire active n'a pas été nécessaire pour la majorité des patients (80%), cependant, elle représente un progrès technique important qui devra être pris en compte pour la conception des futurs URS.

Introduction and objective: Secondary deflection of a flexible ureterorenoscope (FUR) is a passive mechanism, which can only be performed under certain anatomical conditions. The objective of this study was to present a new double active deflection FUR and to assess its value based on our initial experience.
Material and Methods: From October 2002 to February 2003, we performed flexible retrograde ureterorenoscopy in 30 consecutive patients (34 renal units) using a double active deflection FUR (ACMI DUR 8 Elite). Bilateral ureterorenoscopy was performed during the same operating time in four patients. Ureterorenoscopy was diagnostic for 9 patients (macroscopic haematuria, urinary tract tumour), and therapeutic for 21 patients (stones, urinary tract tumour, ureteropelvic junction stenosis with stone). The value of double deflection as well as the efficacy and morbidity of the technique were evaluated.
Results: The main indication for flexible ureterorenoscopy was the treatment of urinary stones (73.6%), followed by the diagnosis of macroscopic haematuria and urinary tract tumours (26.4%). Ureteric dilatation was necessary in 38.3% of cases. The use of active secondary deflection was essential in 20% of cases (7/34) for complete investigation of the pyelocaliceal cavities. Access to the lower calices was not possible in one patient with a left pelvic kidney. 19 patients with urinary stones had no fragments (79.2%) at the end of the operation, while 4 had residual fragments in the lower calices. The global success rate for all operations was 85% (29/34). Two patients developed acute pyelonephritis during the 48 hours after the procedure and another two patients experienced acute renal colic.
Conclusions: Our study confirms the data of the literature on flexible ureterorenoscopy in terms of indications and efficacy. The URS DUR 8 Elite allowed complete exploration of the pyelocaliceal cavities in more than 97% of cases. The use of active secondary deflection was unnecessary for the majority of patients (80%), but it represents a major technical progress which should be taken into account in the design of future flexible ureterorenoscopes.

Mots clés:
lithiase rénale / Calcul / Endoscopie / rein.
Mots-clés:
kidney stone / Urolithiasis / endoscopy / kidney.
Reflux vésico-urétéral symptomatique chez le transplanté rénal : résultats des injections endoscopiques de téflon et facteurs prédictifs de succès
Symptomatic vesicoureteric reflux in renal transplant recipients. Results of endoscopic Teflon injections and prognostic factors.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 598-601

Objectifs : Evaluation des résultats du traitement endoscopique du reflux vésico-urétéral symptomatique chez le transplanté rénal par injections de téflon et recherche de facteurs prédictifs d'efficacité.
Population et Méthodes : Entre juin 1997 et janvier 2002, parmi 408 transplantés rénaux, 15 patients (8 hommes, 7 femmes), d'âge moyen 41,9 ans ont été traités d'un reflux vésico-urétéral symptomatique sur rein transplanté par injection endoscopique de téflon. Ce traitement a été indiqué par la survenue d'épisodes infectieux, fébriles ou non, associés ou non à une dégradation de la fonction rénale. Le reflux a été objectivé par une cystographie rétrograde. Les résultats du traitement endoscopique ont été évalués à 3 mois par un contrôle cystographique, et cliniquement et biologiquement ensuite.
Résultats : Le délai moyen entre la transplantation rénale et le traitement endoscopique était de 64,2 ± 64,7 mois. Pour un suivi moyen de 25 ± 16,7 mois, nous notons 53,3% de succès (8 patients), 13,3% de patients améliorés (2 patients) et 33,3% d'échec (5 patients).
Un plus faible nombre pré-opératoire d'épisodes infectieux, un grade de reflux III et l'absence d'altération de la fonction rénale sont des facteurs prédictifs de succès du traitement endoscopique.
Une colique néphrétique sur sténose du méat à 3 mois a été la seule complication, d'évolution favorable par traitement endoscopique seul.
Conclusion : Le traitement endoscopique du reflux vésico-urétéral symptomatique sur rein transplanté par injection de téflon est efficace dans deux tiers des cas. Du fait de sa faible morbidité et de son caractère peu invasif, ce traitement devrait être proposé en première intention pour traiter tout reflux vésico-urétéral symptomatique sur rein transplanté.

Objectives: Evaluation of the results of endoscopic Teflon injections for the treatment of symptomatic vesicoureteric reflux in renal transplant recipients and identification of prognostic factors.
Population and Methods: Between June 1997 and January 2002, out of a series of 408 renal transplant recipients, 15 patients (8 males, 7 females) with a mean age of 41.9 years were treated for symptomatic vesicoureteric reflux on the transplanted kidney by endoscopic Teflon injection. This treatment was indicated due to the presence of febrile or afebrile infections, possibly associated with deterioration of renal function. Reflux was demonstrated by retrograde cystography. The results of endoscopic treatment were evaluated by cystography at 3 months, and by clinical and laboratory examinations thereafter.
Results: The mean interval between renal transplantation and endoscopic treatment was 64.2 ± 64.7 months. With a mean follow-up of 25 ± 16.7 months, we observed a 53.3% success rate (8 patients), 13.3% of patients (2 patients) were improved and 33.3% of procedures were considered to be failures (5 patients). A lower number of preoperative infections, reflux Conclusion: Endoscopic treatment of symptomatic vesicoureteric reflux on a transplanted kidney by Teflon injection is effective in two-thirds of cases. Due to the low morbidity of this minimally invasive procedure, this treatment should be proposed as first-line management for all cases of symptomatic vesicoureteric reflux on a transplanted kidney.

Mots clés:
reflux vésico-rénal / Transplantation rénale / Endoscopie / téflon / facteurs pronostiques.
Mots-clés:
Vesicorenal reflux / renal transplantation / endoscopy / teflon / prognostic factors.
Incidence des cancers de la vessie en France : évolution entre 1980 et 2000
Bladder cancer incidence in France between 1980 and 2000.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 602-607

But : Ce travail a pour objectif de fournir des chiffres d'incidence actualisés pour le cancer de la vessie en France.
Matériel et Méthode : La méthode utilisée est basée sur la modélisation du rapport mortalité/incidence qui est observé dans les départements où existe un registre des cancers.
Résultat : Le nombre des cancers invasifs, qui représentent en moyenne un peu moins des deux tiers des tumeurs vésicales diagnostiquées en France, est passé chez les hommes de 5.591 en 1980 à 7.203 en 1990 et 8.986 en 2000. Chez les femmes, ces chiffres sont respectivement de 1.593, 1.744 et 1.785. Cette augmentation est principalement due à l'évolution de la population car les taux d'incidence évoluent peu (+ 1,14% par an chez l'homme et - 0,5% chez la femme). Dans le même temps, le risque de décès par cancer de la vessie diminue pour les deux sexes.
Conclusion : La diversité des classifications qui reflète bien la difficulté à définir les tumeurs vésicales a longtemps posé problème en épidémiologie descriptive. Il est probable que le consensus apparu entre les anatomopathologistes ces dernières années clarifiera la situation.

Objective: This study was designed to provide up-dated incidence figures for bladder cancer in France.
Material and Method: The method used was based on modelling of the mortality/incidence ratio observed in French departments with cancer registries.
Results: The number of invasive cancers, which represent an average of slightly less than two-thirds of all bladder tumours diagnosed in France, increased in males from 5,591 in 1990 to 7,203 in 1990 and 8,986 in 2000. For females, these figures were 1,593, 1,744 and 1,787, respectively. This increase was mainly due to growth of the population, as incidence rates varied only slightly (+1.14% per year in males and -0.5% in females). Over the same period, the risk of death from bladder cancer decreased for both sexes.
Conclusion: The diversity of the classifications, which clearly reflects the difficulty of defining bladder tumours, raises problems for descriptive epidemiology. This situation will probably be clarified by the consensus reached by pathologists over recent years.

Mots clés:
Vessie / Cancer / Incidence / mortalité / registre de population.
Mots-clés:
bladder / Cancer / Incidence / mortality / population registry.
Tumeurs superficielles de vessie de grade G2: récidive, progression, pronostic
Grade G2 superficial bladder tumours: recurrence, progression, prognosis.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 608-612

Objectif : L'objectif de cette étude a été de décrire l'évolution d'une série de carcinomes urothéliaux non invasif de grade 2 et de déterminer leur pronostic en établissant les taux de récidive, de progression et de mortalité. Parmi les caractéristiques endoscopiques et histologiques initiales, les facteurs de risque de récidive et de progression vers l'infiltration musculaire ont été recherchés.
Matériel et Méthodes : Il s'agit d'une étude rétrospective réalisée sur 75 patients, porteurs initialement d'une tumeur de vessie superficielle de grade 2. Initialement, les tumeurs ont été multifocales dans 47% des cas et leur répartition a été de 52 tumeurs pTa (69%) et de 23 tumeurs pT1 (31%). Le suivi moyen a été de 58 mois.
Résultats : Après la résection endoscopique initiale, 26 patients (35%) ont eu un traitement complémentaire par instillations endovésicales. Sur l'ensemble de cette série, les taux de récidive et de progression ont été respectivement de 67% et de 7%. Douze patients (16%) ont subi une cystectomie. Le taux de mortalité spécifique a été de 2,6%.
Parmi les critères pronostiques initiaux, seule la multifocalité a été un facteur de risque de récidive et de progression vers l'infiltration musculaire.
Conclusion : Cette étude confirme le pronostic incertain des tumeurs de vessie superficielles de grade 2. Ces tumeurs ont un risque de récidive élevé et le taux de cystectomie a été de 16%. Une surveillance identique à celle des tumeurs de haut grade, au minimum semestrielle pendant les 3 premières années puis annuelle, parait souhaitable.

Objective: The primary objective of this study was to describe the course of a series of grade 2 noninvasive urothelial carcinomas and to determine their prognosis by establishing recurrence, progression and mortality rates The initial histological and endoscopic characteristics were analysed in order to identify risk factors for recurrence and progression towards detrusor invasion.
Material and Methods: This retrospective study was conducted on 75 patients with initially grade 2 superficial bladder tumours. Tumours were initially multifocal in 47% of cases and were classified as follows: 52 pTa tumours (69%) and 23 pT1 tumours (31%). The mean follow-up was 58 months.
Results: After the initial endoscopic resection, 26 patients (3.9%) received adjuvant therapy by intravesical instillations. The overall recurrence and progression rates in this series were 67% and 7%, respectively. Twelve patients (16%) underwent cystectomy. The specific mortality rate was 2.6%. Among the initial prognostic criteria, only the multifocal nature was identified as a risk factor for recurrence and progression towards detrusor invasion.
Conclusion: This study confirmed the uncertain prognosis of grade 2 superficial bladder tumours. These tumours have a high recurrence risk with a cystectomy rate of 16%. These tumours require surveillance identical to that of high-grade tumours, at least half-yearly for the first 3 years then annually thereafter.

Mots clés:
Vessie / cancer urothélial / Grade / pronostic.
Mots-clés:
bladder / Urothelial carcinoma / grading / prognosis.