Base bibliographique

Sommaire :

Conditions théoriques pour le dépistage d'un cancer. Exemple du cancer prostatique
Theoretical conditions for cancer screening. Example of prostate cancer.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 435-439

Tous les cancers ne se prêtent pas à un programme de dépistage. D'une part la maladie doit être fréquente, grave et pouvoir être diagnostiquée à un stade où elle est curable et d'autre part, un test de dépistage facilement acceptable et très spécifique doit être disponible. Le bien-fondé du dépistage du cancer prostatique est controversé et les connaissances actuelles ne permettent pas de recommander ce dépistage. Dans ce travail, nous avons évalué, au vu de la littérature récente, dans quelle mesure le cancer prostatique répondait aux critères théoriques du dépistage d'un cancer.

Not all cancers are suitable for screening programmes. The disease must be frequent, serious and able to be diagnosed at a stage at which it is curable and an easily acceptable and very specific screening test must be available. The justification for prostate cancer screening is controversial and this screening cannot be recommended on the basis of current knowledge. In this study, the authors evaluated, in the light of the recent literature, to what degree prostate cancer satisfies the theoretical criteria for cancer screening.

Mots clés:
prostate / Tumeur / Épidémiologie / dépistage de masse
Mots-clés:
prostate / tumor / epidemiology / mass screening
Radiothérapie interstitielle et cancer prostatiqueAnalyse de la littérature
Interstitial radiotherapy and prostate cancer. Review of the literature
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 440-451

La radiothérapie interstitielle a été évaluée en interrogeant la base de données Medline sur 10 ans. 66 références bibliographiques ont été analysées.Résultats en terme de suivi biologique : Le mode d'analyse du suivi biologique après radiothérapie n'est pas univoque dans la littérature. L'American Society of Therapeutic Radiation Oncology (ASTRO) définit la progression biologique après irradiation par l'existence de trois élévations consécutives de PSA au-dessus du Nadir sans tenir compte de la valeur de ce dernier. Or, il apparaît que le risque de progression est une fonction continuellement croissante du PSA Nadir (PSAn); une telle définition rend par ailleurs difficile la comparaison de la radiothérapie à la chirurgie. En conséquence, nous n'avons retenu que les séries donnant des résultats utilisant des critères biologiques stricts (PSAn 3ò4 1 ng/ml, PSAn 3ò4 0,5 ng/ml) au-delà de 4 ans après traitement. - Aux stades T1-T2 et pour les tumeurs bien différenciées, les résultats de la radiothérapie interstitielle sont comparables à 5 ans à ceux de la chirurgie, et supérieurs à ceux de la radiothérapie externe pour les tumeurs peu différenciées.- Au stade T3, seuls l'Ir-192 et accessoirement le Pd-103 associé à une irradiation externe donnent des résultats légèrement supérieurs à ceux de l'irradiation externe.Résultats en terme de contrôle biopsique : Le délai de négativation des biopsies après traitement est étalé dans le temps, ce qui justifie de réaliser les biopsies au-delà du 24ème mois. La signification de la persistance de cellules tumorales sur le contrôle biopsique est discutée. Une corrélation entre contrôle biopsique et suivi biologique a été démontrée.Résultats en terme de morbidité : Fréquence des symptômes irritatifs précoces (45% des cas). Dysurie et rétention sont des complications tardives fréquentes, le risque d'incontinence après résection endoscopique associée est élevé. Le taux d'impuissance est faible (25%), mais il existe une décroissance du potentiel sexuel avec le temps. Conclusion : La radiothérapie interstitielle semble pouvoir être légitimement envisagée comme traitement à visée curative des cancers de prostate localisés; cependant, l'insuffisance de recul des séries récentes et l'absence d'étude comparative font que ce traitement reste à évaluer.

The C.C.A.F.U. reviewed the role of interstitial radiotherapy by analysing 66 references published over the last 10 years, obtained from the Medline database.Results in terms of PSA monitoring : Various modalities of analysis of the laboratory follow-up after radiotherapy have been reported in the literature. The American Society of Therapeutic Radiation Oncology (ASTRO) defines biochemical progression after irradiation by the existence of three consecutive elevations of PSA above the nadir without taking into account the value of this nadir, but the risk of progression appears to continually increase as a function of the PSA nadir; this definition also makes it difficult to compare radiotherapy and surgery.Consequently, we only analysed series reporting results according to strict laboratory criteria (PSAn 3ò4 1 ng/ml, PSAn 3ò4 0.5 ng/ml) more than 4 years after treatment.- For stage TI-T2 and well differentiated tumours, the 5-year results of interstitial radiotherapy were comparable to those of surgery, and superior to those of external radiotherapy for poorly differentiated tumours.- For stage T3 tumours, only 192Ir and, to a lesser extent, 103Pd associated with external irradiation gave slightly better results than those of external irradiation.Results in terms of follow-up biopsies : Post-treatment biopsies may become negative after a considerable period of time, which justifies follow-up biopsies beyond the 24th month. The significance of persistence of tumour cells on the follow-up biopsy is unclear. A correlation between the follow-up biopsy and PSA monitoring has been demonstrated.Results in terms of morbidity : Frequency of early irritating symptoms (45% of cases).Dysuria and retention are frequent late complications, and there is a high risk of incontinence after associated endoscopic resection.The impotence rate is low (25%), but sexual potency decreases with time.Conclusion : Interstitial radiotherapy can be rightfully considered to be a curative treatment for localized prostate cancer. However, this treatment modality requires further evaluation due to the insufficient follow-up of recent series and the absence of comparative studies.

Mots clés:
prostate / Tumeur / Curiethérapie / PSA / Biopsie
Mots-clés:
prostate / tumor / Brachytherapy / PSA / biopsy
Etude rétrospective des néphrectomies élargies par voie laparoscopique rétropéritonéale
Retrospective study of laparoscopic retroperitoneal radical nephrectomy
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 453-459

BUT : Analyser les résultats des néphrectomies radicales réalisées par lomboscopie en terme de faisabilité, tolérance, morbidité et contrôle carcinologique.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Entre août 1995 et juillet 1998, 29 néphrectomies élargies par voie laparoscopique rétropéritonéale ont été réalisées chez 17 hommes et 12 femmes pour tumeur rénale inférieure ou égale à 90 mm.L'espace de travail a été créé par une dissection au doigt sans utiliser de ballonnet de dilatation. Quatre trocarts supplémentaires ont été insérés sous contrôle digital.Le pédicule rénal a été disséqué en premier : l'artère rénale a été clippée et la veine rénale sectionnée par ENDOGIA(r). Après section de l'uretère, le rein a été disséqué avec la graisse péri-rénale et le fascia rénal de Gerota. La pièce opératoire est extraite dans un sac endoscopique imperméable, sans morcellement, en élargissant la première incision de trocart à 50 mm afin d'éviter tout contact pariétal.
RÉSULTATS : L'âge moyen des patients était de 61,3 ans (40 à 78 ans). La néphrectomie élargie concernait 13 reins droits et 16 reins gauches dont la taille moyenne était de 112,9 mm (85 à 150 mm). La taille moyenne des tumeurs était de 40,2 mm (20 à 90 mm).La durée opératoire moyenne était de 145 mn (80 à 330 mn) avec une perte sanguine moyenne de 100 cc (0 à 1000 cc ).Une moyenne quotidienne de 2,8 g de paracétamol injectable (1 à 5 g) ainsi qu'une moyenne de 1,8 mg de chlorhydrate de morphine (0 à 10 mg) a été nécessaire en post-opératoire.La durée moyenne d'hospitalisation était de 4,8 jours (1 à 11 jours).Une hémorragie per opératoire a imposé une conversion. Une plaie colique a été traitée par une colostomie temporaireUne récidive locale avec métastase hépatique est survenue 9 mois après l'intervention chez un patient opéré d'une tumeur de stade pT3 grade II de Furhman et dont les marges étaient négatives.
CONCLUSION : La néphrectomie radicale par lomboscopie est en cours d'évaluation. Cette technique est réalisable, elle respecte les principes de la chirurgie carcinologique: contrôle premier des vaisseaux rénaux, extraction du rein tumoral en bloc avec le fascia rénal de Gérota.

OBJECTIVE : To analyse the results of laparoscopic radical nephrectomy in terms of feasibility, safety, morbidity and tumour control. MATERIAL AND METHODS : Between August 1993 and July 1998, 29 laparoscopic retroperitoneal radical nephrectomies were performed in 17 men and 12 women for renal tumours less than or equal to 90 mm in diameter. The working space was created by finger dissection without using a dilatation balloon. Four additional trocars were inserted under digital control. The renal pedicle was dissected first: the renal artery was clipped and the renal vein was sectioned by EndoGIA. After sectioning the ureter, the kidney was dissected with the perirenal fat and Gerota's fascia. The operative specimen was extracted in an impermeable endoscopy bag, without division, by enlarging the first trocar incision to 50 mm in order to avoid any parietal contact. RESULTS :The mean age of the patients was 61.3 years (range: 40 to 78 years). Radical nephrectomy was performed on 13 right kidneys and 16 left kidneys, with mean dimensions of 112.9 mm (range: 85 to 150 mm). The mean tumour diameter was 40.2 mm (range: 20 to 90 mm). The mean operating time was 145 min (range: 80 to 330 min) with a mean blood loss of 100 cc (range: 0 to 1000 cc). A mean daily dose of 2.8 g (range: 1 to 5 g) of parenteral paracetamol and a mean daily dose of 1.8 mg (range: 0 to 10 mg) of morphine hydrochloride were necessary postoperatively. The mean hospital stay was 4.8 days (range: 1 to 11 days). One intraoperative haemorrhage required open conversion and one colon injury was treated by temporary colostomy. One local recurrence with hepatic metastasis occurred 9 months after the operation in a patient operated for a Furhman grade II stage pT3 tumour with negative resection margins.
CONCLUSION : Laparoscopic radical nephrectomy is currently under evaluation. This technique is feasible, and respects the principles of cancer surgery: primary control of renal vessels, en bloc extraction of the kidney with Gerota's fascia.

Mots clés:
Rein / Tumeur / Néphrectomie élargie / chirurgie laparoscopique
Mots-clés:
Kidney / tumor / Radical nephrectomy / laparoscopic surgery
Complications hémorragiques au cours de la néphrolithotomie percutanée. Etude rétrospective à partir de 772 cas.
Haemorrhagic complications during percutaneous nephrolithotomy. Retrospective study of 772 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 460-463

BUTS : Evaluer les complications hémorragiques de la néphrolithotomie percutanée (NLPC), analyser leur prise en charge et rechercher des facteurs favorisants.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Sur 772 NLPC, 18 patients (2,3%) ont présenté une hémorragie sévère nécessitant un geste d'hémostase. Le délai moyen d'apparition de l'hémorragie était de 18 jours (extrêmes 2-48 jours).
RÉSULTATS : 3 néphrectomies d'hémostase ont été réalisées au début de notre expérience. Une artériographie rénale a été effectuée chez 15 patients. 13 étaient anormales et ont mis en évidence : 3 fistules artério-veineuses; 8 faux anévrismes; 3 plaies d'artérioles. L'ensemble de ces anomalies vasculaires a été traité par embolisation hypersélective avec succès. Dans 2 cas, l'artériographie était normale avec une évolution spontanément favorable.La comparaison des 2 groupes NLPC avec hémorragie contre NLPC sans hémorragie n'a pas permis de mettre en évidence de facteurs de risque.
CONCLUSION : L'hémorragie sévère au décours de la NLPC est une complication rare mais impossible à prévoir. L'embolisation sélective permet son contrôle et doit actuellement être son traitement de choix.

OBJECTIVES : To evaluate the haemorrhagic complications of PCNL, to analyse their management and to identify predisposing factors. MATERIAL AND METHODS : Out of a series of 772 cases of PCNL, 18 patients developed severe haemorrhage requiring a haemostatis procedure (2.3%) : 13 males and 5 females with a mean age of 57 years (38-79), and one case on a solitary kidney. The mean time to onset of haemorrhage was 18 days (--48 days). RESULTS : Three nephrectomies for haemostatis were performed at the beginning of our experience. Renal arteriography was performed in 15 patients and was abnormal in 13 patients, showing 3 arteriovenous fistulas, 8 false aneurysms, 3 arteriolar injuries. All these vascular abnormalities were successfully treated by highly selective embolization. In 2 cases, arteriography was normal with a spontaneously favourable course.Comparison of the 2 groups of PCNL, with haemorrhage versus without haemorrhage, failed to demonstrate any risk factors.
CONCLUSION : Severe haemorrhage following PCNL is a rare complication, but impossible to predict. Selective embolization allows control of bleeding and currently constitutes the treatment of choice.

Mots clés:
Calcul / néphrolithotomie percutanée / complication iatrogène / hémostase / Embolisation
Mots-clés:
calculus / percutaneous nephrolithotomy / iatrogenic complication / Hemostasis / Embolization
Lésions urogénitales diagnostiquées par hasard au cours du bilan pour des contusions fermées rénales.
Urogenital lesions found incidentally during evaluation for blunt renal trauma.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 464-469

BUTS : Le but de cette étude est de consigner les lésions urogénitales diagnostiquées par hasard au cours du bilan pour une contusion rénale.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Nous avons étudié 675 dossiers de malades atteints d'une contusion rénale de 1982 à 1998. Chez tous les malades nous avons pratiqué une échographie rénale et une urographie intra veineuse. Scanner et angiographie ont été faits sur indication. Tous les malades étaient adultes.
RÉSULTATS : Des lésions coexistantes, congénitales ou acquises ont été diagnostiquées chez 24 malades (3,5%). La lithiase était la maladie la plus fréquente (8 lithiases coralliformes et 4 lithiases vésicales). Sur 4 cas une masse rénale, autre qu'un hématome, a été confirmée et sur trois cas une rupture des gros kystes rénaux accompagnait la lésion traumatique. Agénésie rénale gauche (1 patient), duplication de la voie excrétrice (1 patient), uretérocèles bilatéraux (2 patients) et fibrose rétropéritonéale (1 patients) ont été aussi trouvées. Chez 4 cas (2 avec kystes rupturés, 1 avec tumeur rénale et 1 avec lithiase coralliforme) une intervention en urgence a été pratiquée.
CONCLUSION : Les lésions urogénitales trouvées par hasard au cours du bilan des contusions rénales sont rares, mais elles peuvent être source de complications et parfois devenir menaçantes pour la vie des patients traumatisés.

OBJECTIVES : Pre-existing pathology of the urogenital system may interfere with the pathophysiology of trauma, alter the radiographic imaging and influence the way of therapeutic approach. The aim of our study was to record the pathological lesions of the urogenital tract found incidentally during evaluation for blunt renal trauma and subsequently comment on their importance. MATERIAL AND METHODS : The files of 675 patients referred to our department from 1982 to 1998 for further evaluation of possible blunt renal injury were reviewed. Our standard procedure is to perform an ultrasonogram and intravenous pyelography while CT scan and angiography are performed when indicated. No pediatric cases are encountered. RESULTS : Ultrasonographic and radiological evaluation revealed the presence of various congenital or acquired lesions of the urinary tract in 24 patients (3.5%). Lithiasis was the most common finding; multiple bladder stones and staghorn calculi were found in 8 and 4 cases, respectively. In 4 cases a renal mass other than hematoma was present while in 3 cases the trauma to the kidney was accompanied by rupture of large cortical cysts. Left renal agenesia was detected in 1 patient, a duplicated renal pelvis system in 1, bilateral ureterocele in 2, and retroperitoneal fibrosis in another patient. In 4 cases (2 with ruptured renal cyst, 1 with renal cell carcinoma and one with staghorn calculus) concomitant renal injury requiring immediate surgical intervention was detected.
CONCLUSION : Lesions of the urinary tract found incidentally during evaluation for suspected renal injury are uncommon. However, they may complicate an otherwise negligible renal trauma while in some cases they may be of vital importance for the patient1s final outcome.

Mots clés:
malformation / diagnostic fortuit / Rein / lésion traumatique / contusion
Mots-clés:
malformation / incidental diagnosis / Kidney / traumatic lesion / contusion
Traitement des coliques néphrétiques compliquées chez les patients traités par indinavir : intérêt des endoprothèses double J.
Treatment of complicated renal colic in patients treated by indinavir : value of double J stents.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 470-473

BUTS : Evaluation du traitement des calculs urétéraux compliqués chez les patients traités par Indinavir. PATIENTS ET MÉTHODES : De mars 1997 à mai 1998, 10 patients, 7 hommes, 3 femmes, agés de 30 à 56 ans, traités par trithérapie pour une sérologie VIH, ont été drainés pour un calcul attribuable à l'indinavir (Crixivan(r)) devenu obstructif et compliqué.La durée du traitement par l'indinavir variait de 14 jours à 2 ans. Aucun patient n'avait d'antécédent urologique. Un patient a présenté une pathologie bilatérale. Tous les patients avaient une symptomatologie compliquée : 3 fois fébrile, 8 fois hyperalgique, avec un retard de sécrétion supérieur à 4 heures à l'UIV dans 6 cas. Tous les calculs étaient radiotransparents sauf un, faiblement radio-opaque. Le siège du calcul était lombaire 3 fois, iliaque 1 fois et pelvien 8 fois.
RÉSULTATS : Dans 10 cas sur 11, une sonde double J a été posée, précédée une fois d'un drainage par sonde urétérale simple (urines infectées) et une fois d'une néphrostomie percutanée (NPC) avec pose par voie antérograde (échec voie rétrograde). Après ce geste, aucun traitement complémentaire de fragmentation ou d'extraction des calculs n'a été nécessaire. Les sondes ont été gardées 3 à 7 semaines.Dans un cas, un calcul urétéral lombaire a imposé une NPC, suivie d'une lithotripsie extracorporelle.
CONCLUSION : En cas de complication nécessitant un geste urologique, la pose d'une sonde double J permet un traitement curatif des calculs d'indinavir car ils se délitent lors du passage de la sonde du fait de leur grande friabilité.

OBJECTIVE : Evaluation of the treatment of complicated ureteric stones in patients treated with indinavir. PATIENTS AND METHODS : From March 1997 to May 1998, 10 patients (7 males, 3 females, aged 30 to 56 years), treated by triple combination therapy for HIV infection, were drained for stones attributed to indinavir (CRIXIVAN(r)), which had become obstructive and complicated.The duration of treatment with indinavir ranged from 14 days to 2 years. No patient had a history of urological disease. One patient presented with bilateral stones. All patients presented complicated clinical features : fever in 3 cases; severe pain in 8 cases, with delayed excretion more than 4 hours on IVU in 6 cases. All stones were radiolucent except for one slightly radioopaque stone. The stone was situated in the lumbar ureter in 3 cases, iliac ureter in 1 case and pelvic ureter in 8 cases. RESULTS : In 10 out of 11 cases, a double J stent was inserted, preceded by drainage by simple ureteric catheter (infected urine) in 1 case and by percutaneous nephrostomy (PCN) with antegrade insertion of the stent (failure of the retrograde route) in 1 case. No complementary stone fragmentation or extraction treatment was necessary after this procedure. Stents were left in place for 3 to 7 weeks.In one case, a stone of the lumbar ureter required PCN followed by extracorporeal lithotripsy.
CONCLUSION : In the case of complications requiring a urological procedure, insertion of a double J stent allows curative treatment of very friable indinavir stones, which are fragmented by passage of the stent.

Mots clés:
Calcul / SIDA / complication iatrogène / Endoprothèse urétérale
Mots-clés:
calculus / AIDS / iatrogenic complication / Ureteral stent
Analgésie par morphine intravésicale en Urologie Pédiatrique
Intravesical morphine analgesia in paediatric urology.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 474-478

BUT : Evaluation de la technique et de l'intérêt de l'instillation intravésicale de morphine après réimplantation urétéro-vésicale chez l'enfant. MATÉRIELS ET MÉTHODES : De juillet 1997 à juin 1998, le protocole de Duckett (Philadelphie - USA) comportant une perfusion lente intravésicale de morphine pendant les trois premiers jours post-opératoires, a été utilisé chez 25 enfants de cinq mois à douze ans après chirurgie de réimplantation urétéro-vésicale, sans sondage vésical.La douleur post-opératoire a été évaluée selon les échelles CHEOPS et EVA et par l'ensemble du personnel soignant par un questionnaire anonyme.
RÉSULTATS : Les tests d1évaluation analgésique ont confirmé une amélioration significative du confort post-opératoire, malgré l'absence de sonde vésicale.Ausun effet secondaire ou complication liés à l'instillation intravésicale de morphine n'ont été observés.
CONCLUSION : L'utilisation de la morphine intravésicale est une technique d'analgésie post-opératoire facile, efficace, permettant une bonne tolérance de l'absence de sonde vésicale en post-opératoire.

OBJECTIVE : Evaluation of the technique and value of intravesical morphine instillation after ureterovesical reimplantation in children. MATERIAL AND METHODS : From July 1997 to June 1998, the Duckett protocol (Philadelphia, USA), comprising slow intravesical infusion of morphine for the first three prosoperative days, was applied in 25 children aged five months to twelve years after ureterovesical reimplantation surgery, without bladder catheterization. Postoperative pain was evaluated by CHEOPS and VAS scales and by all nursing staff by an anonymous questionnaire. RESULTS : Analgesic assessment tests confirmed a significant improvement of postoperative comfort, despite the absence of a bladder catheter. No adverse effects or complications related to intravesical morphine instillation were observed.
CONCLUSION : Intravesical morphine instillation is an easy, effective postoperative analgesia technique, allowing good tolerance of the absence of postoperative bladder catheterization.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire supérieure / Reflux vésico-urétéral / opération anti-reflux / implantation urétéro-vésicale / analgésie
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / vesicoureteral reflux / antireflux procedure / ureterovesical implantation / analgesia
Le rapport PSA libre/PSA total a-t-il sa place dans la stadification du cancer localisé de la prostate ? A propos d'une série de 50 prostatectomies radicales.
Place of the free PSA/total PSA ratio in staging of localized prostate cancer, based on a series of 50 radical prostatectomies.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 479-482

BUT : Affiner la stadification préthérapeutique des cancers localisés de la prostate.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Etude prospective sur 50 pièces de prostatectomie totale réalisées chez des hommes présentant un adénocarcinome a priori localisé à la glande. Dosage en préopératoire du rapport PSA libre/PSA total et analyse de ce rapport en fonction de la présence d'une atteinte capsulaire, du dépassement capsulaire et de marges positives.
RÉSULTATS : Différence significative de ce rapport en fonction de la présence ou non d'envahissement capsulaire (23,2% contre 18,9%), de dépassement capsulaire (12,4% contre 17,5%) et de marges positives (11,6% contre 16,3%).
CONCLUSION : L'étude du rapport PSA libre/PSA total peut être intéressante dans l'approche de la stadification du cancer de la prostate. Toutefois ceci demande à être confirmé par une étude prospective à grande échelle.

o and analysis of this ratio according to the presence of capsular effraction, capsular invasion and positive margins. RESULTS : Significant difference of this ratio according to the presence or absence of capsular effraction (13.2% v

Mots clés:
prostate / Tumeur / bilan d'extension tumorale / PSA libre / prostatectomie radicale
Mots-clés:
prostate / tumor / staging / free PSA / radical prostatectomy
Dysfonction érectile après prostatectomie radicale : intérêt de la programmation des injections intracaverneuses avant l'intervention.
Erectile dysfunction after radical prostatectomy : value of preoperative programming of intracavernous injections.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 483-488

BUTS : Les drogues vaso-actives utilisées en auto-injections intracaverneuses sont actuellement les traitements de référence de la dysfonction érectile après prostatectomie radicale. L'acceptabilité et l'observance de cette thérapeutique freinent souvent leur utilisation. Cette étude a pour but d'analyser ces deux paramètres en fonction du type de prise en charge andrologique décidée avant la prostatectomie radicale.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : De janvier 1996 à janvier 1997, 45 patients de 52 à 69 ans, sexuellement actifs, devant subir une prostatectomie radicale sans préservation des nerfs érecteurs, pour cancer localisé de la prostate, ont été inclus dans cette étude prospective. Avant l'intervention les 45 patients ont tous été informés du risque de dysfonction érectile après prostatectomie radicale. Quinze patients (groupe 1) n'ont pas reçu de consignes particulières pour la prise en charge de la dysfonction érectile après la prostatectomie radicale. En fonction de leur plainte, ils étaient orientés ou non vers la consultation d'Andrologie. Quinze patients (groupe 2) ont eu à titre systématique une consultation andrologique trois mois après la prostatectomie radicale pour information sur les traitements proposés. Pour 15 patients (groupe 3) la consultation andrologique (3 mois après l'intervention), avait été programmée avant la prostatectomie radicale pour réaliser une injection test de prostaglandine E1. Les injections (prévues avant l'intervention) s'inscrivaient alors, pour ce groupe 3, dans la prise en charge globale du cancer de prostate . Tous ces patients ont été suivis pendant au moins 1 an en consultation d'urologie.
RÉSULTATS : Seuls 7 patients sur les 15 du groupe 1 ont consulté en Andrologie. Parmi ces patients, 5 ont reçu une injection intracaverneuse test contre 14 dans le groupe 2 et 15 dans le groupe 3. Les 5 patients de ce groupe 1 ayant reçu l'injection intracaverneuse l'ont acceptée comme traitement contre 8 dans le groupe 2 et 12 dans le groupe 3. Après un an, respectivement 4, 5 et 9 patients dans les groupe 1, 2 et 3 continuent les injections intracaverneuses.
CONCLUSION : La prise en charge de la dysfonction érectile après prostatectomie radicale commence dès la décision opératoire. L'incitation préopératoire systématique à utiliser les injections intracaverneuses après prostatectomie radicale permet d'améliorer l'accès à ce traitement de l'impuissance. L'acceptabilité, et surtout l'observance, semblent être supérieures chez les patients pour qui les injections intracaverneuses ont été intégrées comme faisant partie du traitement global de leur cancer de prostate.

OBJECTIVES : Vasoactive drugs used for self-administered intracavernous injections are currently the reference treatments for erectile dysfunction after radical prostatectomy. The acceptability of and compliance with this treatment often limit their use. This study analysed these two parameters as a function of the type of andrological management decided before radical prostatectomy. MATERIAL AND METHOD : From January 1996 to January 1997, 45 sexually active patients, aged 52 to 69 years, requiring radical prostatectomy without preservation of the nervi erigentes, for localized prostate cancer, were included in this prospective study. Before the operation all 45 patients were informed about the high risk of erectile dysfunction following radical prostatectomy.Fifteen patients (group 1) did not receive any particular advice concerning the management of erectile dysfunction after radical prostatectomy, but were possibly referred for an andrology consultation depending on their complaints.Fifteen patients (group 2) were systematically referred for an andrology consultation three months after radical prostatectomy for information about the available treatment options.For 15 patients (group 3), the andrology consultation (3 months after the operation) had been planned before radical prostatectomy to perform a test injection of prostaglandin E1. The injections, started before the operation in this group 3, therefore constituted an integral part of the global management of prostate cancer.All these patients were followed for at least 1 year in the urology department. RESULTS : Only 7 of the 15 patients of group 1 consulted an andrologist. Five of these patients received a test intracavernous injection versus 14 in group 2 and 15 in group 3. The 5 patients of group 1 who received an intracavernous injection accepted this modality as treatment versus 8 in group 2 and 12 in group 3. After one year, 4, 5 and 9 patients in groups 1, 2 and 3, respectively, continued intracavernous injections.
CONCLUSION : The management of erectile dysfunction after radical prostatectomy must start with the decision to operate. Systematic encouragement to use intracavernous injections after radical prostatectomy helps to improve access to this treatment for impotence. The acceptability, and especially the compliance, appear to be better in patients in whom intracavernous injections were integrated into the global management of their prostate cancer.

Mots clés:
prostatectomie radicale / complication iatrogène / dysérection / Injection intra-caverneuse
Mots-clés:
radical prostatectomy / iatrogenic complication / Erectile dysfunction / intracavernous injection
Traitement des ruptures complètes de l'urèthre postérieur par réalignement endoscopique.
Treatment of complete rupture of the posterior urethra by endoscopic realignment.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 489-495

BUTS : Apprécier l'efficacité et le bénéfice du traitement des ruptures complètes de l'urèthre postérieur par réalignement endoscopique.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Entre 1991 et juin 1998, 14 hommes ont été hospitalisés pour une rupture complète traumatique de l'urèthre postérieur. 13 d'entre eux ont pu bénéficier d'un réalignement endoscopique.
RÉSULTATS : Avec un recul moyen de 29 mois, tous les malades sont continents et urinent avec un débit urinaire satisfaisant. Deux patients ont eu une sténose uréthrale et trois autres deux sténoses uréthrales traitées par urétrotomie interne (38,4%). Trois patients sont impuissants dont un qui a eu les deux artères hypogastriques embolisées (23%).
CONCLUSION : Le réalignement endoscopique des ruptures complètes de l'urèthre postérieur est une technique simple, peu agressive, préservant au mieux la continence et la sexualité de sujets toujours jeunes. Il induit des sténoses uréthrales dont le traitement endoscopique donne de bons résultats et qui peuvent être prévenues par l'usage systématique d'auto-calibrages de l'urèthre.

OBJECTIVE : To assess the efficacy and benefit of treatment of complete rupture of the posterior urethra by endoscopic realignment. MATERIAL AND METHODS : Between 1991 and June 1998, 14 men were hospitalised for complete traumatic rupture of the posterior urethra : 13 of them were treated by endoscopic realignment. RESULTS : With a mean follow-up of 29 months, all patients are continent and urinate with a satisfactory urinary stream. Two patients developed an urethral stricture and three others developed two urethral strictures treated by internal urethrotomy (38.4%). Three patients are impotent, one following embolization of both hypogastric arteries (23%).
CONCLUSION : Endoscopic realignment of complete rupture of the posterior urethra is a simple, minimally invasive technique, allowing optimal preservation of continence and erection in these young patients. It may induce urethral strictires which can be effectively treated endoscopically and which can be prevented by systematic use of self-calibration of the urethra.

Mots clés:
Urèthre / lésion traumatique / rupture / chirurgie endoscopique
Mots-clés:
Urethra / traumatic lesion / rupture / endoscopic surgery
Priapisme : traitement et résultats. A propos d'une série personnelle de 56 cas.
Priapism : treatment and results, based on a personal series of 56 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 496-501

OBJECTIFS : Dégager à la lumière de notre expérience et des données de la littérature une attitude pratique, simple et rigoureuse, concernant la conduite à tenir dans un pays en développement, devant un priapisme dont la rareté rend l'approche thérapeutique controversée et difficile.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 56 cas de priapisme ont été observés chez des patients de race noire dont 49 étaient adultes et 7 enfants. Tous les patients ont été vus et traités par un même opérateur durant une période de 18 ans au Burkina (n = 8) puis au Tchad (n = 12), au Gabon (n = 19) et au Niger (n = 17).
RÉSULTATS : Tous les patients traités chirurgicalement ont bénéficié des diverses techniques de dérivations chirurgicales des corps caverneux. Sur les 51 patients suivis avec un recul il y a eu 17 succès (33,3%), 5 résultats partiels ( 9,8%) et 29 échecs (56,8%) . Le taux global de succès immédiat, obtention d'une détumescence, est de 70%. Ces succès initiaux concernent presque exclusivement les patients traités par shunt cavernoglandaire unilatéral après un délai n'excédant pas 2 jours. Si tous traitements confondus les résultats à distance restent décevants : 56,8% des patients avec un suivi suffisant sont impuissants. La réalisation d'une fistule unilatérale au gland de type caverno-balanique inspirée de la technique d'Al Ghorab nous semble avoir apporté les meilleurs résultats avec un taux de succès de 52% soit 13/25 cas de priapisme correctement suivi.
CONCLUSION : Excepté dans le cadre d'une hémopathie drépanocytaire où un traitement étiologique associé peut être proposé seul le traitement chirurgical en urgence est efficace si l'on veut éviter l'impuissance secondaire. Ayant le mérite d'une extrême simplicité, le shunt caverno-glandulaire unilatéral demeure à notre avis le meilleur geste.

OBJECTIVES : To define, based on the author1s experience and the data of the literature, a simple and rigorous practical approach to the management of priapism in developing countries, for which the therapeutic approach is controversial and difficult due to the rarity of this condition. MATERIAL AND METHODS : The reported series is based on 56 cases of priapism in black patients (49 adults and 7 children), observed and treated by the same operator over an 18-year period in Burkina (n=8) and then in Chad (n=12), Gabon (n=19) and Niger (n=17). The pathophysiology and aetiologies are reviewed. RESULTS : All patients treated surgically underwent various surgical techniques for diversion of the corpora cavernosa. In this group of 51 reported cases, there were 17 successes (33.3%), 5 partial results (9.8%) and 29 failures (56.8%). The overall immediate success rate, resulting in detumescence, was 36/51 (70%). These initial successes almost exclusively concerned patients treated by unilateral cavernoglandular shunt within an interval not exceeding 2 days.Although the long-term results, all treatments combined, were disappointing (56.8% of patients with sufficient follow-up are impotent), creation of a unilateral cavernoglandular fistula to the glans, based on Al Ghorab1s technique, appeared to provide the best results with a success rate of 52%, i.e. 13/25 cases of priapism correctly followed.
CONCLUSION : Except in the context of sickle-cell anaemia, in which concomitant aetiological treatment can be proposed, only emergency surgery is effective to avoid secondary impotence. The unilateral cavernoglandular shunt is extremely simple and, according to the author, remains the best procedure.

Mots clés:
andrologie / priapisme / Chirurgie
Mots-clés:
andrology / priapism / surgery
L'injection intra cytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) dans la prise en charge des azoospermies.
Intracytoplasmic sperm injection (ICSI) in the management of azoospermia.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 502-508

BUTS : Le but de cette étude a été d'analyser l'ensemble des tentatives d'ICSI réalisées dans notre centre entre 1995 et 1997 avec des spermatozoïdes prélevés chirurgicalement pour azoospermies sécrétoires et excrétoires.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 71 couples infertiles dont les hommes avaient une azoospermie sécrétoire (n = 8) ou excrétoire (n = 63), ont été pris en charge avec 94 tentatives d'ICSI.
RÉSULTATS : L'ICSI a pu être réalisée 85 fois avec 82 transferts d'embryons permettant d'obtenir 29 grossesses cliniques. Le taux de grossesses cliniques par tentative d'ICSI était comparable avec les spermatozoïdes prélevés le jour de l'ICSI ou prélevés antérieurement et congelés (30,5% et 31,4% respectivement). Les taux de grossesses cliniques par tentative d'lCSI était de 33,3% pour les spermatozoïdes testiculaires (n = 18), et de 30,3% pour les spermatozoïdes épididymaires (n = 76). Vingt-sept grossesses cliniques (32,1 %) ont été obtenues pour les azoospermies excrétoires (47,2% pour les agénésies des canaux déférents et 20,8% pour les obstacles acquis de la voie excrétrice, p = 0,01), et 2 (20%) pour les azoospermies sécrétoires.
CONCLUSION : L'ICSI permet d'obtenir des grossesses chez des couples infertiles pour lesquels aucune autre solution n'était envisageable. La cryoconservation permet de dissocier le recueil chirurgical et l'ICSI sans diminuer le taux de grossesses, justifiant la congélation de spermatozoïdes lors de tout geste chirurgical sur la voie séminale. Les meilleurs résultats obtenus dans les azoospermies excrétoires congénitales par rapport aux obstacles acquis, le plus souvent post infectieux, évoquent un effet délétère de l'infection sur la qualité spermatique.

OBJECTIVES : The objective of this study was to analyse all attempts of ICSI performed in our centre between 1995 and 1997 with surgically harvested sperm for the treatment of secretory and excretory azoospermia. MATERIAL AND METHODS : 71 infertile couples, in which the man suffered from secretory (n=8) or excretory azoospermia (n=63), were managed with 94 attempts of ICSI. RESULTS : ICSI was able to be performed 85 times with 82 embryo transfers resulting in 29 clinical pregnancies. The clinical pregnancy rate per ICSI attempt was comparable with sperm obtained on the day of ICSI or previously harvested and frozen (30.5% and 31.4% respectively). The clinical pregnancy rate per ICSI attempt was 33.3% for testicular sperm (n=18), and 30.3% for epididymal sperm (n=76). Twenty-seven clinical pregnancies (32.1%) were obtained for men with excretory azoospermia (47.2% for vas deferens agenesis and 20.8% for acquired urinary tract obstruction, p=0.01), and 2 (20%) for men with secretory azoospermia.
CONCLUSION : ICSI can achieve pregnancy in infertile couples in whom no other solution can be considered. Cryopreservation allows surgical harvesting to be dissociated from ICSI without decreasing the pregnancy rate, justifying freezing of sperm during any surgical procedure on the seminal tract. The better results obtained in congenital excretory azoospermia compared to acquired obstructions, usually post-infectious, suggest a harmful effect of infection on the quality of sperm.

Mots clés:
andrologie / infertilité / Azoospermie / traitement de l'infertilité / fécondation artificielle
Mots-clés:
andrology / Infertility / Azoospermia / infertility treatment / artificial fertilization
Aspects TDM et IRM d'une pseudo lésion surrénalienne : le diverticule sous-cardial.
CT and MR features of a subcardial diverticulum suggestive of an adrenal tumour.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 509-512

Les diverticules gastriques sont rares. Dans leur variété sous-cardiale ils peuvent, en raison de leur localisation rétropéritonéale, faire discuter une masse surrénalienne gauche en tomodensitométrie ou en IRM. Nous en rapportons deux cas. La mise en évidence radiologique d'une communication avec l'estomac permet d'affirmer le diagnostic.

Gastric diverticula are rare. The retroperitoneal site of subcardial diverticula may be suggestive of a left adrenal mass on CT and MR. The authors report two cases. Radiological demonstration of a communication with the stomach confirms the diagnosis.

Mots clés:
surrénale / Tumeur / imagerie / scanner / imagerie par résonance magnétique nucléaire
Mots-clés:
adrenal gland / tumor / imaging / CT scan / magnetic resonance imaging
Imagerie des bézoards candidosiques urinaires.
Imaging of Candida bezoars of the urinary tract.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 513-517

BUTS : Dégager le regain d'intérêt des infections candidosiques urinaires, du fait de la recrudescence des terrains immunodéprimés d'une part, et une meilleure connaissance de leurs manifestations radiologiques d'autre part.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 2 cas ont été rapportés de bézoards candidosiques diagnostiqués par UIV, échographie et TDM chez des patientes diabétiques insulino dépendantes.
RÉSULTATS : Dans le premier cas, il s'agit d'une atteinte rénale droite, sous forme d1un retard de sécrétion rénal à l'UIV avec présence d'une lacune pyélique, d'une dilatation des cavités excrétrices supérieures à l'échographie avec un bassinet dilaté occupé par une formation échogène sans cône d'ombre postérieur, qui s'est présenté en TDM sous forme d'une lésion hypodense discrètement hétérogène non rehaussée après injection.Dans le 2ème cas, il s'agissait d'une localisation pyélique droite et vésicale.Le diagnostic de candidose urinaire a été confirmé dans le premier cas par une montée de sonde ramenant des grumeaux blanchâtres, dont l'analyse et la culture sont en faveur d'une candidose; et le deuxième par l'examen direct et la culture des urines.La mise sous traitement (amphotéricien B) a permis dans les deux cas une amélioration puis une disparition des signes.
CONCLUSION : A côté des examens de laboratoire, l'imagerie grâce aux techniques non invasives, principalement échographie et TDM, mais aussi les ponctions percutanées, constitue un élément décisif dans la conduite diagnostique et des thérapeutiques des localisations urinaires des candidoses.

OBJECTIVES : To describe the renewed interest in Candida infections in general and urinary tract infections in particular, due to a recrudescence of immunodepressed patients and a better knowledge of their clinical and radiological manifestations. MATERIAL AND METHODS : The authors report 2 cases of Candida bezoars diagnosed by IVU, ultrasonography and CT scan in two insulin-dependent diabetics. RESULTS : The first case presented with right renal involvement, in the form of delayed renal secretion on IVU with the presence of a pelvic filling defect, dilatation of the upper tract cavities on ultrasonography with a dilated renal pelvis occupied by an echogenic formation with no posterior acoustic shadow. CT showed a slightly heterogeneous low-density lesion with no contrast enhancement.The second case presented with right pelvic and vesical involvement. The diagnosis of urinary candidiasis was confirmed, in the first case, by the presence of whitish lumps on catheterization, for which analysis and culture were in favour of candidiasis and, in the second case, by direct examination and urine culture.Treatment with amphotericin B led to improvement followed by disappearance of the signs in both cases.
CONCLUSION : In addition to laboratory examinations, noninvasive imaging techniques, mainly ultrasonography and CT, but also percutaneous aspiration, constitute a decisive element in the diagnostic and therapeutic management of urinary candidiasis.

Mots clés:
infection urinaire / mycose / diabète / imagerie / scanner
Mots-clés:
urinary tract infection / mycosis / Diabetes mellitus / imaging / CT scan
Lésions rénales multikystiques bilatérales de diagnostic anté-natal au cours d'une grossesse gémellaire.
Antenatal diagnosis of bilateral polycystic kidney disease in a twin pregnancy.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 518-521

La dysplasie rénale multikystique est une malformation léthale lorsqu'elle est bilatérale. Nous rapportons un cas rare d'atteinte rénale dysplasique multikystique observé chez les deux enfants issus d'une grossesse gémellaire, dont l'un est vivant malgré une dysplasie multikystique bilatérale.Il s'agit de jumeaux prématurés à 33 semaines d'aménorrhée, issus d'une grossesse monochoriale bi-amniotique. Le diagnostic est porté par l'échographie anténatale. Le premier jumeau présente des lésions rénales bilatérales : un rein droit multikystique, une dysplasie multikystique segmentaire du pôle supérieur du rein gauche sur une duplicité complète.Le deuxième jumeau présente un rein droit multikystique.Cette observation permet d'évoquer les différentes formes de présentation anté-natale du rein multikystique et les malformations urologiques qui peuvent l'accompagner. L'atteinte des deux enfants lors d'une grossesse gémellaire fait discuter l'étiopathogénie de la dysplasie rénale multikystique.

Polycystic renal dysplasia is a lethal malformation when it is bilateral. The authors report a rare case of polycystic dysplasia observed in both foetuses of a twin pregnancy, one of whom survived despite bilateral polycystic kidney disease. These bi-amniotic monoplacental twins were delivered prematurely at 33 weeks of amenorrhoea. The diagnosis was made by antenatal ultrasound. The first twin presented bilateral renal lesions : right polycystic kidney, segmental polycystic dysplasia of the superior pole of the left kidney on a completely duplicated system. The second twin presented a right polycystic kidney. In the light of this case report, the authors describe the various antenatal presentations of polycystic kidney and the associated urological malformations. Involvement of both foetuses of a twin pregnancy raises a discussion of the aetiopathogenesis of polycystic renal dysplasia.

Mots clés:
malformation rénale / multikystose / échographie anté-natale / grossesse
Mots-clés:
renal malformation / polycystic disease / prenatal ultrasonography / pregnancy
Endométriose urétérale et vésicale : à propos d'une observation.
Urinary endometriosis. A case report and a review of the literature relating to vesical and ureteral endometriosis.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 522-527

Les auteurs rapportent un cas d'endométriose urétérale et vésicale découverte au décours d'un épisode de pyélonéphrite aiguë récidivante. Un traitement médical par les agonistes de la Gonadotrophin-Releasing Hormone (GnRH) associé à un traitement endoscopique conservateur a permis d1obtenir une régression quasi complète des lésions. Une revue de la littérature est proposée concernant cette localisation non exceptionnelle de l'endométriose (1 à 2% de toutes les localisations).

The authors report a case of both vesical and ureteral endometriosis diagnosed after recurrent acute pyelonephitis. A Gonadotrophin-Releasing Hormone (GnRH) agonist therapy and a conservative endoscopic management is started allowing an almost complete regression of the lesions. A review of the literature is presented about this unexceptional localisation of endometriosis (1 to 2% of all endometriosis).

Mots clés:
Uretère / tumeur rare / endométriose
Mots-clés:
ureter / rare tumor / endometriosis
Schwannome et appareil urinaire. A propos d'une tumeur du nerf obturateur.
Schwannoma and urinary tract concerning a tumour of the obturator nerve.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 528-533

Les tumeurs des nerfs périphériques, appelés schwannomes, car elles sont issues des cellules de la gaine de Schwann, sont des tumeurs rares pouvant intéresser n'importe quelle partie du corps, mais siègent avant tout au niveau des membres, cette localisation représentant plus de 50% des cas. Les schwannomes du tronc et tout spécialement les schwannomes pelviens sont plus rares encore. Que la tumeur ait pour point de départ le nerf obturateur est tout à fait exceptionnel mais sa localisation paravésicale peut, comme dans cette observation, favoriser le diagnostic.Parmi les examens complémentaires que l'on peut demander, le scanner et l'IRM sont les plus utilisés, même s'ils ne permettent pas de préciser la nature exacte de la tumeur.La chirurgie doit s'efforcer de respecter la continuité du nerf, mais cela n'est pas toujours possible et ne semble pas avoir de grandes conséquences dans cette localisation.

Peripheral nerve tumours, called schwannomas, because they are derived from cells of the Schwann sheath, are rare tumours that can involve any part of the body, but are essentially located on the limbs, which represent more than 50% of cases. Schwannomas of the trunk and especially pelvic schwannomas are even rarer. A tumour arising from the obturator nerve is exceptional, but its paravesical location can facilitate the diagnosis, as in this case. The complementary investigations most frequently performed are CT and MRI, although they are unable to define the exact nature of the tumour. Surgery must try to preserve continuity of the nerve, but that is not always possible and does not appear to have any major consequences in this site.

Mots clés:
bassin / tumeur rare
Mots-clés:
pelvis / rare tumor
Carcinome malpighien sur iléocystoplastie d'agrandissement pour vessie tuberculeuse.
Squamous cell carcinoma in an augmentation ilial bladder for tuberculosis.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 534-536

La survenue du cancer sur le greffon iléal après iléo-cystoplastie d'agrandissement pour lésion vésicale bénigne est une complication peu connue. Les auteurs rapportent le cas d'un carcinome malpighien sur le greffon iléal survenant 31 ans après une iléo-cystoplastie d'agrandissement pour vessie tuberculeuse chez un patient de 60 ans.Une iléo-néo-cystectomie avec confection d'une nouvelle iléo-cystoplastie d'agrandissement a été réalisée. Les suites opératoires ont été simples. L'analyse anatomo-pathologique de la pièce opératoire a noté une infiltration de la totalité de la paroi intestinale. Le patient est décédé un an après, dans un tableau de carcinose péritonéale.

The development of cancer on the ileal graft after augmentation ileocystoplasty benign bladder disease is a little known complication. The authors report a case of squamous cell carcinoma in the ileal bladder occurring 31 years after augmentation ileocystoplasty for tuberculous bladder, in a 60-year-old patient. The ileal bladder was resected and a new augmentation ileocystoplasty was performed. The postoperative course was uneventful. Histological examination of the operative specimen showed infiltration of all of the intestinal wall. The patient died one year after, in a context of peritoneal carcinomatosis.

Mots clés:
entéro-cystoplastie d'agrandissement / tumeur rare
Mots-clés:
augmentation enterocystoplasty / rare tumor
Lipodystrophies : une complication des inhibiteurs des protéases chez le patient séropositif pour le VIH.
Lipodystrophy : a complication of protease inhibitors in HIV seropositive patients.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 537-540

Les lipodystrophies sous indinavir représentent une nouvelle complication de cette classe thérapeutique.Elles se caractérisent par une fonte des graisses au niveau du visage et des membres et par des dépôts graisseux dans la paroi abdominale (pouvant simuler une masse abdominale), mais aussi dans la cavité abdominale (rétropéritoine, grand épiploon, mésocolon, mésentère).Cette complication, de fréquence variablement appréciée actuellement (24 à 64%), survient dans un délai moyen de 10 mois après le début du traitement. Elle s'accompagne souvent de modifications biologiques à type d'hypertriglycéridémie, d'hypercholestérolémie ou d'insulino-résistance.La physiopathologie et les conséquences à long terme de cette complication demeurent encore mal connues.

Indinavir-induced lipodystrophy constitutes a new complication of this therapeutic category. It is characterized by loss of fat from the face and limbs and accumulation of fat in the abdominal wall (possibly simulating an abdominal mass), but also in the abdominal cavity (retroperitoneum, greater omentum, mesocolon, mesentery). This complication, whose frequency is currently assessed to be between 24 to 64%, occurs an average of 10 months after starting treatment. It is often accompanied by laboratory abnormalities, such as hypertriglyceridaemia, hypercholesterolaemia or insulin resistance. The pathophysiology and long-term consequences of this complication are still poorly understood.

Mots clés:
SIDA / complication iatrogène
Mots-clés:
AIDS / iatrogenic complication
Multiples abcès scrotaux récidivants et corps métalliques.
Multiple recurrent scrotal abscesses and metallic foreign bodies.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 541-543

Il s'agit d'un homme de 54 ans se plaignant de dysurie et de douleurs scrotales.L'examen clinique objectivait un scrotum oedémateux, inflammatoire par endroits avec formation de petits abcès.L'interrogatoire retrouvait un long passé d'infection scrotale (avec des recrudescences et des rémissions). Compte tenu de la douleur les testicules ne pouvaient être palpés.Les radiographies ont mis en évidence l'existence de fragments métalliques (épingles etc.) dans la paroi du scrotum et du parenchyme testiculaire.Il a été procédé à l'extraction chirurgicale des éléments métalliques.

The authors report the rare case of a 54-year old man presenting with dysuria and scrotal pain. Clinical examination demonstrated an oedematous scrotum with areas of inflammation and small abscesses. Clinical interview revealed a long history of scrotal infections (with relapses and remissions). The testicles were impalpable because of the pain. X-rays demonstrated metal fragments (pins, etc.) buried in the wall of the scrotum and testicular parenchyma. The metal elements were removed surgically. During a detailed, clear and sincere conversation, the patient admitted to the violent introduction of metallic foreign bodies, at the age of 10 years, while abroad, when playing with other children of his own age.

Mots clés:
scrotum / testicule / abcès
Mots-clés:
Scrotum / Testis / Abscess
Radiothérapie conformationnelle.
Conformal radiotherapy: A review.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 544-551

La radiothérapie conformationnelle est une nouvelle technique d'irradiation permise par les améliorations technologiques, notamment les progrès de l'imagerie et de la dosimétrie en 3 dimensions.En conformant le volume irradié au plus près du volume cible anatomo-clinique, l'espoir est de pouvoir délivrer au volume tumoral une dose plus élevée tout en préservant mieux les tissus voisins des effets secondaires de l'irradiation.La radiothérapie conformationnelle pourrait ainsi marquer un progrès comparable à l'apport des hautes énergies dans les années 1960 ou à l'apport du calcul dosimétrique par ordinateur dans les années 1970.En cancérologie prostatique, l'évaluation des résultats, la définition de ses indications, l'homogénéisation des pratiques, l'étude de l'impact de l'escalade de dose nécessitent la poursuite des études entreprises, cette nouvelle technique n'ayant pour des raisons de faible recul pas encore fait la preuve de sa supériorité sur la radiothérapie conventionnelle.

Conformal radiotherapy is a new irradiation technique made possible by technological improvements, especially progress in imaging and 3D dosimetry. By conforming the volume irradiated as closely as possible to the clinical anatomical target volume, conformal radiotherapy is designed to deliver a higher dose to the tumour volume, while more effectively sparing the adjacent tissues from the adverse effects of irradiation. Conformal radiotherapy may therefore constitute a progress comparable to the contribution of high-energy radiotherapy in the 1960s or the impact of computer-assisted dosimetry in the 1970s. Evaluation of the results, definition of its indications, standardisation of practices, and study of the impact of dose escalation require further studies in the field of prostate cancer, as the superiority of this new technique over conventional radiotherapy has not been formally established due to the limited follow-up.

Mots clés:
prostate / Tumeur / radiothérapie / complication iatrogène
Mots-clés:
prostate / tumor / radiotherapy / iatrogenic complication
Fixation du fond vaginal par myorraphie haute médiane des releveurs.
Fixation of the vaginal vault by high midline levator myorrhapy.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 552-554

Le traitement du prolapsus de la voûte vaginale est complexe et fait appel à des interventions par voie abdominale ou par voie vaginale dont la morbidité n'est pas négligeable. Nous utilisons depuis 10 ans une technique simple de fixation du fond vaginal réalisée par voie basse qui répond aux exigences d'une chirurgie fonctionnelle : restitution de l'anatomie, morbidité réduite, facilité d'enseignement. Cet article a pour objet de décrire précisément le déroulement de l'intervention et de présenter nos résultats à partir d'une série de 51 patientes opérées avec cette technique.

The treatment of prolapse of the vaginal vault is complex and requires abdominal or vaginal procedures associated with significant morbidity. For the last 10 years, the authors have been using a simple transvaginal vault fixation technique, which satisfies the requirements of functional surgery : restoration of anatomy, reduced morbidity, easeto learn. This article is intended to precisely describe the surgical technique and to present the results based on a series of 51 patients operated bwiththis technique.

Mots clés:
prolapsus vaginal / élytrocèle / cure de prolapsus / voie d'abord vaginale
Mots-clés:
Vaginal prolapse / enterocele / prolapse surgery / vaginal approach
Expérience de l'Université de Columbia dans la détection des cellules circulantes par RT-PCR PSA dans le cancer de prostate comme facteur prédictif du stade et de la récurrence biologique.
Columbia University experience of detection of circulating cells by RT-PCR PSA in prostate cancer as a predictive factor of stage and biochemical recurrence.
2001
- Recherche - Physiologie
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 555-561

OBJECTIFS : L'expérience de l'université de Columbia dans la RT-PCR PSA comme facteur prédictif du stade et de la récidive biologique dans le cancer de la prostate est revue en tentant d'en expliquer ses différences. PATIENTS ET MÉTHODES : 319 patients ont été inclus entre janvier 1993 et mars 1998. Tous les patients ont subi une prostatectomie radicale par le même chirurgien. Le protocole de RT-PCR a été précédemment décrit par Katz [15]. La récidive biologique était définie par un PSA supérieur ou égal à 0,2 ng/mL.
RÉSULTATS : L'analyse anatomopathologique diagnostiquait 218 pT2 et 101 pT3. Trente quatre des 218 patients pT2 (16%) avaient une RT-PCR positive contre 51 des 101 patients pT3 (51%, pCONCLUSION : La RT-PCR PSA est, dans cette institution, un paramètre prédictif du stade et de la récidive biologique. Dans la littérature, il n'existe pas actuellement de consensus sur le protocole utilisé, chaque équipe ayant développé sa propre technique de RT-PCR et l'appliquant sur sa propre population de patients. La comparaison des résultats est donc difficile.

OBJECTIVES : The Columbia University experience of RT-PCR PSA as a predictive factor of stage and biochemical recurrence is reviewed by trying to explain its differences.PATIENTS AND METHODS : 319 patients were included between January 1993 and March 1998. Radical prostatectomy was performed in all patients by the same surgeon. The RT-PCR protocol has been previously described (Katz et al., Urology, 1994). Biochemical recurrence was defined by a PSA greater than or equal to 0.2 ng/ml. RESULTS : Histological examination diagnosed 218 pT2 and 101 pT3 tumours. Thirty-four of the 218 pT2 patients (16%) had a positive RT-PCR versus 51 of the 101 pT3 patients (51%, pCONCLUSION : In this institution, RT-PCR PSA is a predictive parameter of stage and biochemical recurrence. No consensus has yet been reached in the literature concerning the reference protocol, as each team has developed is own RT-PCR technique applied to its own patient population. Comparison of results is therefore difficult.

Mots clés:
prostate / Tumeur / PSA / cellule circulante / Suivi
Mots-clés:
prostate / tumor / PSA / circulating cell / follow up
Voie d'abord antéro-latérale trans-abdominale de Giuliani avec séparation musculaire et préservation nerveuse pour abord des tumeurs du rein.
Giuliani's muscle splitting and nerve sparing anterolateral transabdominal approach to kidney tumors.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 562-566

BUTS : Les voies d'abord antéro-latérales trans-abdominales fournissent une bonne exposition à la fois pour la chirurgie sus et sous-mésocolique. Cependant le dessin de ces incisions est tel qu'il sectionne et dénerve le muscle droit, les muscles obliques et transverse de l'abdomen avec une perte nette du contrôle actif des muscles pour un grand nombre de patients. En 1974, Giuliani a décrit une approche antéro-latérale et trans-abdominale pour les tumeurs du rein qui fournit une bonne vue et un bon accès au pédicule rénal ainsi qu'une bonne exposition à la fois vers le bas jusqu'à la bifurcation aortique et vers le haut jusqu1au diaphragme. Les auteurs rapportent une nouvelle technique anatomique avec cette voie d1abord qui sépare les muscles et préserve les nerfs évitant ainsi une hypotonie musculaire abdominale.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : De mars 1996 à mars 1998, cet abord chirurgical dit de Giuliani a été réalisé chez 35 patients qui devaient subir une néphrectomie élargie pour cancer du rein (24 côté gauche et 11 côté droit). L'âge des patients allait de 42 à 80 ans (moyenne de 63,2 ans). Le suivi moyen a été de 11,6 mois.
RÉSULTATS : Chez tous ces 35 patients le tonus et le contrôle actif de la paroi abdominale musculaire étaient totalement préservés. Cependant tous les patients présentaient une petite hypoesthésie sur la partie basse de l1incision cutanée transversale près de l'ombilic qui s'améliorait avec le temps et disparaissait approximativement chez 50% d'entre eux.
CONCLUSION : L'avantage majeur de cette voie d'abord anatomique par rapport aux techniques conventionnelles est d'éliminer les déficits fonctionnels permanents et l'hypotonie de la paroi abdominale. De plus, cette approche anatomique apporte des possibilités de fermeture aisée et en toute sécurité, plan par plan, en reconstruisant la paroi abdominale antérieure.

OBJECTIVES : Anterolateral transabdominal incisions provide good exposure for supramesocolonic and inframesocolonic surgery. However, these incisions section and denervate the rectus abdominis, oblique and transversus abdominis muscles with marked loss of active muscle control in a large number of patients. In 1974, Giuliani described an anterolateral transbdominal approach for renal tumours, which provides good visualization and good access to the renal pedicle, as well as good exposure caudally as far as the aortic bifurcation and cranially as far as the diaphragm. The authors report a new anatomical technique using this incision, which splits the muscles and preserves the nerves thereby avoiding the abdominal muscle hypotonia. MATERIAL AND METHODS : From March 1996 to March 1998, Giuliani1s surgical incision was performed in 35 patients undergoing radical nephrectomy for renal cancer (24 on the left side and 11 on the right side). The mean age of the patients was 63.2 years (range : 42 to 80 years) and the mean follow-up was 11.6 months. RESULTS : Tone and active control of muscles of the abdominal wall were completely preserved in all of these 35 patients. However, all patients presented a slight sensory loss in the low portion of the transverse skin incision close to the umbilicus, which improved with time and resolved completely in about 50% of cases.
CONCLUSION : The major advantage of this anatomical incision compared to the conventional technique is to eliminate permanent functional deficits and hypotonia of the abdominal wall. This anatomical approach also allows easy and perfectly safe wound closure in layers, by reconstructing the anterior abdominal wall.

Mots clés:
Rein / Tumeur / Néphrectomie / voie d'abord
Mots-clés:
Kidney / tumor / nephrectomy / approach