Base bibliographique

Sommaire :

L'autoinjecteur a-t-il un intérêt dans le traitement de l'insuffisance érectile par injection intracaverneuse.
TexF-PU-97-00070377.html
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 377-383

La technique et la peur de l'injection sont une cause non négligeable de refus, d'abandon et de morbidité du traitement de l'insuffisance érectile par injection intracaverneuse (IIC). Pour minimiser ces problèmes, l'emploi de l'injection automatique a été proposé. Malgré un recul de 6 ans, il est difficile de savoir si l'autoinjecteur a eu le même impact positif que chez les sujets diabétiques. Son emploi reste encore très limité par manque d'informations objectives concernant ses possibilités. Pourtant, les rares séries rapportées montrent que l'automatisation de l'IIC : a) améliore l'acceptabilité des autoIIC, b) diminue le taux d'abandon et de morbidité. L'autoinjecteur peut être proposé à chaque patient en l'informant objectivement de ses avantages et de ses inconvénients. Il peut être actuellement indiqué : a) d'emblée : chez les sujets pusillanimes, anxieux, maladroits, ayant un handicap physique gênant la pratique d'IIC ou optant pour l'autoinjecteur, b) secondairement : en cas d'échec, de difficultés ou d'abandon pour des problèmes techniques.

Is the automatic injection device useful in the treatment of erectile insufficiency by intracavernous injection?

Mots clés:
andrologie / traitement des dysérections / Injection intra-caverneuse
Mots-clés:
andrology / erectile dysfunction treatment / intracavernous injection
Modèles in vitro et in vivo développés à partir de cancers prostatiques humains
In vitro and in vivo models developed from human prostatic cancers.
2001
- Recherche - Physiologie
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 384-396

La possibilité de maintenir et d'étudier des cancers de prostate d'origine humaine dans un environnement in vitro et in vivo a permis d'obtenir des outils rares mais indispensables pour étudier de nombreux aspects de la biologie de ces cancers. Bien qu'aucun modèle disponible ne soit parfait, la somme des travaux qu'ils ont permis depuis plus de 20 ans sont à l'origine des progrès majeurs réalisés dans la compréhension de cette maladie. Les lignées cellulaires (cultivées in vitro) les plus utilisées sont PC-3, DU-145 et LNCaP. Leurs limites viennent de ce que ce sont des lignées essentiellement androgéno-indépendantes, dérivées de sites métastatiques. Du fait de la croissance lente des cancers de prostate, il est très difficile d'obtenir des lignées tumorales transplantables chez des animaux immunodéficients (comme les souris athymiques) et seules quelques xénogreffes sont actuellement disponibles, dont certaines comme PC-82, LuCaP 23, CWR-22 sont androgéno-dépendantes ou sensibles. Ces modèles permettent d'étudier les interactions hôte-tumeur comme les interactions endocrinologiques, les interactions stroma-cellules tumorales, d'analyser les phénomènes moléculaires liés aux stades d'hormono-dépendance et d'hormono-résistance. Des modèles métastatiques de cancer prostatique sont également développés in vitro et in vivo dont l'impact sur la compréhension des mécanismes métastatiques et l'approche de nouvelles thérapies semble crucial. Ce travail décrit les principaux modèles d'étude développés à partir de cancers de prostate humains, leurs principales caractéristiques, leur intérêt par rapport aux cancers cliniques et certains travaux marquants qu'ils ont permis. Du fait des progrès exponentiels des techniques de biologie moléculaire et d'oncogénétique, il apparaît indispensable d'augmenter le nombre et la diversité des modèles expérimentaux de cancer de prostate pour alimenter la recherche sur l'étude des phénomènes cruciaux dans l'évolution de cette maladie, de l'oncogénèse aux stades métastatiques actuellement incurables.

The possibility of maintaining and studying human prostatic cancers in an in vitro and in vivo environment has allowed the development of rare but essential tools to study many aspects of the biology of these cancers. Although none of the available models is perfect, the sum of the studies conducted with these models over more than 20 years constitutes the basis for major progress in our understanding of this disease. The most widely used cell lines (cultured in vitro) are PC-3, DU-145 and LNCaP. They are limited by the fact that they are essentially androgen-independent cell lines, derived from metastatic sites. Due to the slow growth of prostatic cancers, it is very difficult to obtain cancer cell lines which can be transplanted in immunodeficient animals (such as athymic mice) and only a few xenografts are currently available, some of which, like PCV-82, LuCaP 23, CWR-22, are androgen-dependent or sensitive. These models can be used to study host-tumour interactions as well as endocrinological interactions, stroma-tumour cell interactions, and to analyse molecular phenomena related to stages of hormone dependence and hormone resistance. In vitro and in vivo models of metastatic prostatic cancer have also been developed and appear to have a crucial impact on the understanding of metastatic mechanisms and new therapeutic approaches. This paper describes the main experimental models developed from human prostatic cancers, their main characteristics, their value compared to clinical cancers and some of the major studies conducted with these models. Due to the exponential progress in molecular biology techniques and oncogenetics, it appears essential to increase the number and diversity of experimental models of prostatic cancer in order to advance research concerning the crucial phenomena occurring during the course of this disease, from oncogenesis to currently incurable metastatic stages.

Mots clés:
prostate / Tumeur / expérimentation animale / recherche fondamentale / Oncologie
Mots-clés:
prostate / tumor / animal experiment / basic research / Oncology
Traitement du cancer du rein avancé par l'Erythropoïétine recombinante
TexF-PU-97-00070399.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 399-402

BUTS : Etude des effets anti tumoraux de l'Erythropoïétine sur des métastases de cancer du rein.
MATERIEL ET METHODES : 20 patients porteurs de métastases histologiquement prouvées de cancer du rein ont reçu, après consentement éclairé, de l'Erythropoïétine recombinante en sous-cutanée trois fois par semaine à la dose de 150 UI/Kg en cas d'hémoglobine inférieure ou égale à 12 g/dL ou à la dose de 75 UI/Kg en cas d'hémoglobine supérieure à 12 g/dL. Le traitement était poursuivi pour un minimum de 8 semaines avant réévaluation et poursuivi au delà sauf en cas de progression ou de toxicité excessive. Un bilan d'évaluation tumorale était réalisé toutes les 8 semaines et la réponse jugée selon les critères de l'O.M.S. Un bilan clinique et biologique était réalisé de façon bimensuelle à la recherche d'une toxicité gradée selon l'échelle O.M.S. Tous les patients sauf un avaient reçu une immunothérapie ou une chimiothérapie avant inclusion dans l'étude.
RESULTATS : Une réponse complète (12 mois +), une réponse partielle (8 mois), deux réponses mineures, 10 stabilités et 6 progressions ont été constatées. 15 patients ont reçu le traitement à pleine dose. Chez 5 patients le traitement a été interrompu avant les 8 semaines initialement prévues pour progression tumorale chez un patient et pour un chiffre d'hémoglobine persistant supérieur à 15 gr/dL pour 4 d'entre eux. Les effets secondaires ont consisté en 1 cas de céphalée modérée, 2 cas de douleurs osseuses transitoires, 1 hypertension artérielle transitoire.
CONCLUSION : L'Erythropoïétine démontre un effet antitumoral modéré à confirmer dans une étude de phase II en première ligne thérapeutique chez des patients sélectionnés.

Treatment of advanced renal cell carcinoma by recombinant erythropoietin.

Mots clés:
Rein / Tumeur / Métastase / Chimiotherapie
Mots-clés:
Kidney / tumor / Metastasis / Chemotherapy
Peut on différencier les adénocarcinomes rénaux primitifs à cellules claires des métastases rénales en tomodensitométrie ?
Differentiation between primary renal cell cancer of the clear type and renal metastasis with CT.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 403-407

BUTS : Déterminer s'il existe des caractères morphologiques tomodensitométriques (TDM), permettant de différencier les adénocarcinomes rénaux primitifs à cellules claires (ARCC) des métastases rénales (MR).
MATERIEL ET METHODES : Vingt cas d'ARCC et 20 cas de MR ont été revus par 2 lecteurs indépendants. L'analyse des examens TDM a porté sur la taille des tumeurs, leur forme, leur localisation et leur nombre, la présence d'une capsule, la présence de calcifications et l'analyse de l'extension loco-régionale.
RESULTATS : Un diamètre > 3 cm était plus fréquent en cas d'ARCC qu'en cas de MR (100% vs 70%, pCONCLUSION : Une constellation de caractères morphologiques TDM permet de suggérer le diagnostic d'ARCC plutôt que celui de MR. Notre étude suggère que la présence de calcifications est un caractère très spécifique du diagnostic d'ARCC. Cependant, seule la biopsie percutanée peut apporter le diagnostic de certitude.

PURPOSE : To determine if CT scan provides morphologic criteria allowing differentiation between primary renal cell cancer of the clear type (PRCCCT) and renal metastasis (RM).
MATERIALS AND METHODS : Twenty cases of PRCCCT and 20 cases of RM from various origins (excluding lymphomatous origin) were retrospectively analyzed by two independent readers. CT scans were evaluated with respect to tumor size, shape, location and number of tumors, encapsulation, contour sharpness, presence of calcification, and extrarenal involvement by tumor. RESULTS : A tumor size > 3 cm was more frequently seen in PRCCCT than in RM (100% vs 70% respectively, P CONCLUSION : Results of our study show that a constellation of morphologic features suggest the diagnosis of PRCCCT rather than that of RM. Our study suggests that calcification is highly specific for the diagnosis of PRCCCT. However, percutaneous biopsy remains indicated to ascertain the diagnosis.

Mots clés:
Rein / Tumeur / métastase viscérale / scanner
Mots-clés:
Kidney / tumor / visceral metastasis / CT scan
Le traitement des sténoses de l'uretère par cathéters de dilatation à haute pression
Treatment of ureteric strictures by high-pressure dilatation catheters.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 408-414

BUTS : Les cathéters de dilatation à haute pression ont été proposés comme alternative à la chirurgie ouverte dans le traitement des sténoses de l'uretère en raison d'une faible morbidité et d'une courte hospitalisation. Le but de cette étude est d'évaluer les résultats de cette technique chez les patients ayant des sténoses urétérales inflammatoires ou des sténoses urétéro-iléales. MATERIELS ET METHODES : Entre avril 1991 et septembre 1996, 25 sténoses sont traitées par dilatation au ballonnet à haute pression par voie antégrade ou rétrograde puis cathétérisées par une sonde JJ pendant 2,1 mois (1-5) : 14 sténoses urétéro-iléales (9 après Bricker et 5 après entérocystoplastie type Camey II) et 11 sténoses inflammatoires (tuberculose, bilharziose, iatrogène, radiothérapie). Le bon résultat immédiat a été défini comme la rupture peropératoire de la sténose sous contrôle scopique. Le bon résultat à long terme a été défini comme l'absence de récidive de la sténose évalué cliniquement et radiologiquement (UIV et/ou échographie).
RESULTATS : Le taux de bons résultats immédiats a été de 82% (19 sur 23 sténoses, 2 n'étant pas évaluables). Une complication per opératoire est survenue (JJ montée trop loin dans l'uretère). 22 sténoses sont évaluables après ablation de la sonde JJ et le taux de bons résultats à long terme est de 64% avec un recul moyen de 8,5 mois (0,3-24). 8 patients ont eu une récidive : 4 sur Bricker, 3 sur sténoses inflammatoires après radiothérapie et 1 sur carcinose péritonéale.
CONCLUSION : Cette étude montre que la dilatation au ballonnet à haute pression des sténoses urétérales non tumorales, permet d'obtenir de bons résultats et peut être considérée comme leur traitement de première intention.

INTRODUCTION : High-pressure dilatation catheters have been proposed as an alternative to open surgery in the treatment of ureteric strictures because of the low morbidity and short hospital stay. The objective of this study was to evaluate the results of this technique in patients with inflammatory ureteric stricutres or uretero-ileal strictures. METHODS : From April 1991 to September 1996, 25 strictures were treated by antegrade or retrograde dilatation with a high-pressure balloon catheter followed by stenting with a double J stent for an average of 2.1 months (1-5) : 14 uretero-ileal strictures (tuberculosis, schistosomiasis, iatrogenic, radiotherapy). A good immediate result was defined as intraoperative rupture of the stricture under fluoroscopic control. A good long-term result was defined as absence of recurrence of the stricture, evaluated clinically and radiologically (IVU and/or ultrasonography). RESULTS : The good immediate result rate was 82% (19 out of 23 strictures, with 2 non-evaluable cases). One intraoperative complication was observed (double J stent advanced too far into the ureter). 22 strictures were evaluable after removal of the double J stent and the good long-term result rate was 64% with a mean follow-up of 8.5 months (0.3-24). 8 patients developed a recurrence : 4 after Bricker, 3 with inflammatory strictures afte radiotherapy and 1 with peritoneal carcinomatosis.
CONCLUSION : This study shows that high-pressure balloon catheter dilatation of non-neoplastic ureteric strictures provides good results and can be considred to be the first-line treatment for these lesions.

Mots clés:
Uretère / sténose / chirurgie endoscopique
Mots-clés:
ureter / stenosis / endoscopic surgery
La poche d'Indiana : une technique de dérivation urinaire continente simple.
TexF-PU-97-00070415.html
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 415-421

BUTS : Description de la poche d'Indiana, dérivation urinaire continente, après cystectomie pour lésions néoplasiques urogénitales,et pour séquelles de vessies neurologiques et traumatiques.
MATERIEL ET METHODES : Il s'agit d'une étude rétrospective chez 16 patients ayant bénéficié de juin 91 à mars 95 d'une dérivation urinaire cutanée par un greffon iléocaecal, détubulé au niveau colique et dont la continence est assurée par la valvule de Bauhin. Le suivi postopératoire (4 à 36 mois) a été effectué à 3, 6 et 12 mois (alternativement échographie abdominale et scanner abdominopelvien), puis tous les ans (scanner). Enfin un bilan urodynamique a été réalisé chez 7 patients.
RESULTATS : Aucune complication précoce n'a été observée en rapport avec le réservoir. Les complications tardives de la dérivation, ont été liées à l'anastomose urétéro-colique avec 3 sous unités rénales dilatées. La continence a été obtenue chez 12 patients sur 15, un patient refusant finalement les autosondages. Sur les bilans urodynamiques réalisés, en moyenne la capacité des réservoirs était de 671,4 ± 273,9 ml pour une pression de remplissage située entre 3,7 ± 1,6 et 11 ± 2,5 cm d'eau et une pression de clôture de 97,9 ± 117,1 cm d'eau au niveau de la valvule iléo-caecale (réservoir plein).
CONCLUSION : La poche d'Indiana est une dérivation urinaire intéressante de par sa réalisation simple et un taux de reprise faible, tout en assurant une continence à basse pression.

The Indiana pouch : a simple continent urinary diversion technique.

Mots clés:
dérivation urinaire externe continente / poche iléo-caecale continente
Mots-clés:
continent external urinary diversion / continent ileocaecal pouch
Etude de la variabilité du seuil de pression de fuite à l'effort
TexF-PU-97-00070422.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 422-425

BUTS : Mesurer l'influence du volume de remplissage de la vessie sur la valeur du seuil de pression de fuite à l'effort ou "Valsalva Leak Point Pressure" (VLPP) chez des patientes explorées pour une incontinence urinaire d'effort.
MATERIEL ET METHODES : 50 patientes explorées pour une incontinence urinaire d'effort ont été inclues dans cette étude prospective. L'évaluation a comporté un examen clinique, un examen urodynamique avec contrôle fluoroscopique simultané et une cystoscopie. Le VLPP a été mesuré en position debout tous les 100 cc de remplissage jusqu'à la capacité vésicale totale cystomanométrique.
RESULTATS : Nous avons observé une diminution significative du VLPP en fonction du volume de remplissage de la vessie. La valeur du VLPP mesurée à 200 cc est la valeur de référence compte tenu de sa sensibilité et sa spécificité pour faire le diagnostic d'incontinence urinaire d'effort de type III (classification de Blaivas).
CONCLUSION : La mesure du VLPP doit être standardisée et interprétée en fonction du volume de remplissage de la vessie.

Study of the Valsalva leak point pressure variability as a function of the bladder filling volume.

Mots clés:
Urodynamique / incontinence urinaire / examen urodynamique / pression de fuite
Mots-clés:
urodynamics / Urinary incontinence / urodynamic assessment / leak point pressure
Colposuspensions indirectes du col vésical type Burch isolées dans le traitement de l'incontinence urinaire à l'effort de la femme. Résultats à long terme.
TexF-PU-97-00070426.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 426-432

BUTS : La colposuspension indirecte type Burch reste l'intervention chirurgicale de référence dans le traitement de l'incontinence urinaire d'effort chez la femme. La stabilité des résultats est très controversée et les causes d'échec hypothétiques. Ce travail a pour but d'analyser ces résultats à long terme.
MATERIEL ET METHODES : 100 femmes souffrant d'incontinence urinaire d'effort pure, chez lesquelles a été pratiquée une colposuspension indirecte type Burch, ont été inclues dans cette étude. Avec un recul moyen de 5,2 ans, ces patientes ont été revues et un questionnaire d'évaluation des résultats leur a été adressé à domicile.
RESULTATS : 64% des patientes ne présentent plus de fuite urinaire. Il existe une dégradation des résultats jusqu'à 5 ans après l'intervention; ceux-ci se stabilisent ensuite. Les résultats sont indépendants de l'opérateur. Des pressions sphinctériennes basses (CONCLUSION : Cette étude confirme le bénéfice apporté par cette intervention pour près de deux tiers des patients. Elle dégage des facteurs de risque d'échec qui doivent être pris en considération avant de proposer une colposuspension type "Burch" à une femme souffrant d'incontinence urinaire à l'effort.

Long-term results of isolated Burch indirect colposuspension of the bladder neck in the treatment of female urinary stress incontinence.

Mots clés:
incontinence urinaire / chirurgie de l'incontinence urinaire / colposuspension / résultat à long terme
Mots-clés:
Urinary incontinence / urinary incontinence surgery / bladder neck suspension / long term outcome
Traitement médical du priapisme veineux à propos de 46 cas : ponction, détumescence pharmacologique ou réfrigération pénienne ?
Conservative treatment of venous priapism based on a series of 46 cases : puncture, pharmacological detumescence or penile cooling?
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 433-441

BUTS : Analyser l'efficacité comme premier traitement du priapisme de trois méthodes médicales non spécifiques : a) l'injection intracaverneuse (IIC) de drogue alphastimulante, b) la ponction caverneuse, c) la réfrigération cutanée pénienne..
MATERIEL ET METHODES : 46 cas de priapismes veineux d'étiologie variée ont d'abord été traités par IIC de drogue alphastimulante (23 cas) ou ponction (14 cas ou réfrigération (9 cas). Ces 3 méthodes n'ont été associées qu'en cas d'échec et de façon non uniforme en fonction de notre expérience. Les résultats ont été analysés sur l'obtention de la détumescence et la préservation de la capacité érectile.
RESULTATS : Dans près de 80% des cas, la détumescence a été obtenue et la capacité érectile préservée par le seul traitement médical. Comme premier traitement, l'efficacité de l'IIC (83%) et de la réfrigération (78%) a été supérieure à celle de la ponction (57%). En fait, le délai préthérapeutique a été un paramètre plus important que l'étiologie. La réfrigération n'a plus été efficace après la 8ème heure, la ponction après la 9ème heure et l'IIC après la 34ème heure. Les échecs du traitement médical et les séquelles érectiles n'ont été observés que pour les priapismes traités après la 24ème heure.
CONCLUSION : L'efficacité des 3 méthodes est proche à la condition d'être faites tôt. Leur indication dépend de : 1) la durée du priapisme, 2) l'existence ou non d'une souffrance anoxique caverneuse. Schématiquement (et parallèlement au traitement étiologique si possible) : a) en cas de priapisme indolore 12-24 24 heures, la ponction doit être le premier traitement. En cas d'échec, la gazométrie caverneuse évalue la souffrance anoxique caverneuse et guide la conduite à tenir.

OBJECTIVE : To analyse the efficacy of three nonspecific medical approaches to the first-line treatment of priapism : a) intracavernous injection (ICI) of alpha-adrenergic agonists, b) cavernous puncture, c) penile cutaneous cooling. METHODS : 46 cases of venous priapism, due to various aetiologies, were initially treated by ICI of alpha-adrenergic agonists (23 cases), puncture (14 cases) or cooling (9 cases). These 3 methods were combined only in the case of failure and not uniformly, based on our experience. The results were analysed in terms of successful detumescence and preservation of erectile function. RESULTS : Detumescence was obtained and erectile function was preserved in almost 80% of cases, with conservative treatment alone. ICI (83%) and cooling (78%) were more effective as first-line treatment than puncture (57%). The delay to treatment was a more important parameter than the aetiology. Cooling was no longer effective after the 8th hour, puncture was no longer effective after the 9th hour and ICI was no longer effective after the 34th hour. Failures of conservative treatment and erectile sequelae were only observed in cases of priapism treated after the 24th hour.
CONCLUSION : The 3 methods have a similar degree of efficacy, provided they are performed early. Their indication depends on the duration of priapism, the presence or absence of cavernosal anoxia. Schematically (and in parallel with aetiological treatment when possible) : a) in the case of painless priapism 12, but 24 hours, puncture must be the first treatment. In the case of failure, cavernosal blood gases should be performed to evaluate cavernosal anoxia and to guide management.

Mots clés:
andrologie / priapisme
Mots-clés:
andrology / priapism
Volume et représentation spatiale des tumeurs au sein de la glande prostatique
TexF-PU-97-00070442.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 442-448

BUTS : Décrire une méthode de calcul permettant de calculer le volume tumoral prostatique et de représenter la tumeur au sein de la glande prostatique.
MATERIEL ET METHODES : 60 pièces de prostatectomie radicale ont été étudiées. Chaque pièce était traitée selon la technique de Stanford, chaque tranche prostatique a été en plus divisée en deux parties, l'une antérieure et l'autre postérieure selon un plan sagittal passant par l'urèthre. Des coupes sériées d'une épaisseur de 5 mm ont été réalisées tous les 3 mm. La surface tumorale était calculée sous microscope optique sur chaque lame. Le volume tumoral entre deux lames consécutives était considéré comme le volume d'un cône tronqué. Le volume global obtenu était alors égal à la somme de ces différents volumes partiels. La représentation spatiale a été effectuée selon deux axes pour chacune des parties antérieure et postérieure des tranches prostatiques: l'axe des abscisses représentait la prostate de la base à l'apex, celui des ordonnées la surface tumorale au sein de chacune des tranches prostatiques.
RESULTATS : Les volumes s'étendaient de 0,01 à 4,6 cm3, de 0,21 cm3 pour les pT2A à 1,98 cm3 pour les pT3C. Les pT3 correspondaient aux volumes les plus élevés mais il existait des pT3 de faible volume. La localisation des pT3 était préférentiellement proche de l'aponévrose de Denonvilliers: 40 % des tumeurs postérieures étaient pT3 contre 9 % des tumeurs antérieures (p = 0,01).
CONCLUSION : Le volume tumoral sur les pièces de prostatectomie est évaluable par des préparations de routine et représente un contrôle pour mieux apprécier la classification TNM ainsi que la valeur prédictive des renseignements fournis par les biopsies prostatiques.

Volume and spatial representation of prostatic tumours.

Mots clés:
prostate / Tumeur / Anatomopathologie
Mots-clés:
prostate / tumor / Pathology
Valeur de l'IRM endorectale dans la stadification du cancer de prostate localisé.
TexF-PU-97-00070449.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 449-454

BUTS : Déterminer la valeur diagnostique de l'Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) endorectale dans la stadification locale du cancer de la prostate.
MATERIEL ET METHODES : 75 patients atteints d'un cancer de prostate cliniquement localisé ont été inclus de façon consécutive de décembre 1992 à septembre 1996. Un examen IRM (1,5 Tesla, Siemens) avec antenne endorectale a été réalisé avant la prostatectomie radicale. Les résultats de cet examen en ce qui concerne l'invasion capsulaire, l'atteinte des vésicules séminales et de l'apex ont été corrélés aux données de l'examen anatomopathologique de la pièce opératoire et aux données du toucher rectal, de l'échographie endorectale, du taux de PSA et de la cartographie biopsique.
RESULTATS : La meilleure performance de l'IRM endorectale est obtenue pour éliminer l'atteinte des vésicules séminales avec une spécificité de 92%. Pour l'envahissement capsulaire, la valeur prédictive positive de l'IRM endorectale est de 90%. En ce qui concerne l'apex, la valeur prédictive positive de l'IRM endorectale est de 56%, la sensibilité de 40% et la spécificité de 82%. Lorsque l'IRM endorectale ne montre pas d'atteinte extra-prostatique, le risque d'avoir des marges positives lors de la prostatectomie radicale est inférieur à 6%.
CONCLUSION : Dans cette étude l'IRM endorectale apparaît satisfaisante pour améliorer la stadification du cancer de prostate localisé notamment en ce qui concerne l'atteinte des vésicules séminales et celle de l'apex mais surtout semble très intéressante pour prédire des marges d'exérèse négatives.

Value of transrectal MRI in the staging of the localized prostatic cancer.

Mots clés:
prostate / Tumeur / bilan d'extension tumorale / imagerie par résonance magnétique nucléaire
Mots-clés:
prostate / tumor / staging / magnetic resonance imaging
Incidence de la variabilité du rapport PSA libre/PSA total sur le diagnostic précoce du cancer de la prostate
Incidence of the variability of the free PSA/total PSA ratio on the early diagnosis of prostatic cancer.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 455-463

BUTS : Face à une élévation modérée du PSA Total, l'utilisation du rapport PSA Libre/Total (PSA L/T) a montré son intérêt dans le diagnostic du cancer de prostate impalpable. Cependant, les seuils proposés dans la littérature varient selon les études et les trousses d'immunodosages utilisées. Notre étude prospective a pour but de comparer 3 trousses différentes (Tandem, Cis Bio et Immunocorp) sur une même série de patients afin de chercher par ces résultats et l'analyse de la littérature à évaluer le rapport optimal pour lequel l'indication de biopsies de prostate peut être retenue face à une élévation isolée du PSA Total.
MATERIEL ET METHODES : Les sérums de 141 patients (43 cancers et 98 HBP histologiquement confirmés) ont été inclus. Les dosages ont été réalisés de façon concomitante à l'analyse histologique de la prostate et réalisés par les trousses Tandem, Cis Bio et Immunocorp.
RESULTATS : Sur l'ensemble des patients, les dosages du PSA Total et PSA Libre ont été statistiquement différents pour les 3 trousses données (pCONCLUSION : Le rapport PSA L/T permet d'augmenter la spécificité de la détection des cancers de prostate chez les patients ayant un PSA-T entre 4 et 10,0 ng/ml avec un toucher rectal non suspect, conduisant ainsi à réduire le taux de biopsies inutiles posant de façon plus pertinente l'indication de ces prélèvements en cas de suivi périodique. L'indication systématique de ce rapport dans le cadre d'un dépistage n'apparaît pas recommandable; il s'avère cependant utile pour la mise en évidence des stades T1c afin d'éviter les nombreuses biopsies inutiles.

INTRODUCTION : In patients with moderate elevation of total PSA, the use of the Free PSA/Total PSA ratio (F+T PSA) has been shown to be useful in the diagnosis of impalpable prostatic cancer. However, the cut-off values proposed in the literature vary from study to study and according to the immunoassay kit used. Our prospective study was designed to compare 3 different kits (Tandem, Cis Bio and Immunocorp) on the same series of patients in order to determine on the basis of these results and a review of the literature, the optimal ratio for which prostatic biopsies should be indicated in the presence of an isolated elevation of Total PSA. MATERIAL AND METHODS : Serum samples from 141 patients (43 cancers and 98 cases of histologically confirmed BPH) were included. Assays were performed concomitantly with histological examination of the prostate, using Tandem, Cis Bio and Immunocorp kits. RESULTS : In the overall patient population, Total PSA and Free PSA assays were statistically different for the 3 kits (pCONCLUSION : The F/T PSA ratio increases the specificity of prostatic cancer detection in patients with a total PSA between 4 and 10.0 ng/ml with a non-suspicious digital rectal examination, therefore resulting in a reduction of the useless biopsy rate and defining more relevant indications for biopsies in the case of periodic follow-up. The systematic indication of this ratio in the screening context cannot be recommended, but it can be useful to demonstrate stage T1C tumours in order to avoid numerous useless biopsies.

Mots clés:
prostate / Tumeur / PSA libre / dépistage
Mots-clés:
prostate / tumor / free PSA / Screening
Adénocarcinome du rein associé à une polykystose rénale traité par chirurgie (A propos d'une observation).
Renal cell carcinoma associated with polycystic kidney. A case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 464-467

Nous rapportons un cas d'adénocarcinome rénal à cellules claires découvert fortuitement chez une patiente de 52 ans porteuse d'une polykystose hépatorénale et pancréatique. Le traitement a consisté en une néphrectomie partielle sans traitement adjuvant. Après un recul de plus de 3 ans, la patiente est toujours vivante avec une fonction rénale normale et sans signes de récidive. Une revue de la littérature est présentée. La pathogénie et les modalités thérapeutiques sont discutées.

The authors report a case of renal cell carcinoma discovered incidentally in a 52-year-old woman with hepatorenal and pancreatic polycystic disease. Treatment consisted of partial nephrectomy with no adjuvant therapy. After a 3-year follow-up, the patient is still alive with normal renal function and no signs of recurrence. The pathogenesis and therapeutic modalities are discussed in the light of a review of the literature.

Mots clés:
Rein / Tumeur / polykystose / chirurgie conservatrice
Mots-clés:
Kidney / tumor / autosomal polycystic disease / organ-sparing surgery
Cystite emphysémateuse : à propos de 2 cas
Emphysematous cystitis. Report of 2 cases.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 468-470

La cystite emphysémateuse est une maladie infectieuse rare du bas appareil urinaire. Son pronostic, réputé grave, est lié aux échecs thérapeutiques qui dévoilent en fait une méconnaissance de ses mécanismes physiopathologiques. Deux observations sont colligées dans notre service et concernent 2 hommes âgés de plus de 70 ans, diabétiques ayant des antécédents de prostatisme. Ils se présentent en urgence dans un tableau de rétention vésicale complète avec altération de l'état général et fièvre. L'examen cytobactériologique des urines isole dans les 2 cas un Klebsiella pneumoniae. Le traitement a consisté en un drainage vésical associé à une antibiothérapie bien adaptée et une rééquilibration du diabète. Secondairement, il a été réalisé une adénomectomie par voie haute pour l'un et une résection transurétrale de prostate pour l'autre. Son pronostic reste tributaire d'un diagnostic précoce et d'un traitement efficace mis en route sans retard.

Emphysematous cystitis is a rare infectious disease of the lower urinary tract. Its reputedly serious prognosis is related to treatment failures revealing ignorance concerning its pathophysiological mechanisms. Two cases of this disease were seen in our department, both in diabetic men over the age of 70 years with a history of prostatism. They presented to the emergency department with complete urinary retention and alteration of the general state and fever. Urine culture isolated Klebsiella pneumoniae in both cases. Treatment consisted of bladder drainage associated with adapted antibiotic therapy and control of diabetes. A suprapubic prostatectomy was subsequently performed in one case and transurethral prostatic resection was performed in the other case. The prognosis of this disease depends on early diagnosis and rapid introduction of effective treatment.

Mots clés:
infection urinaire / cystite
Mots-clés:
urinary tract infection / Cystitis
Apport de l'imagerie dans le diagnostic précoce de la gangrène de Fournier
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 471-475

L'échographie scrotale, complétée par une IRM, a permis un diagnostic précoce d'une gangrène de Fournier, avant l'apparition d'une crépitation sous-cutanée, permettant un traitement rapide et adapté à l'étendue de la nécrose. La réalisation d'une échographie est recommandée dans le bilan des affections inflammatoires du scrotum et/ou du périnée. L'IRM permet d'affiner les données de l'échographie, de préciser l'extension de la gangrène ainsi que son point de départ.

Contributing of imaging to the early diagnosis of Fournier's gangrene. Scrotal ultrasonography, completed by MRI, allowed the early diagnosis of a case of Fournier's gangrene, before the appearance of subcutaneous crepitation allowing rapid treatment adapted to the extent of necrosis. Ultrasonography is recommended in the assessment of inflammatory disease of the scrotum and/or perineum. MRI is able to refine the ultrasonographic data, and define the extent of gangrene as well as its starting point.

Mots clés:
Infection / gangrène de Fournier / imagerie / échographie / imagerie par résonance magnétique nucléaire
Mots-clés:
infection / Fournier's gangrene / imaging / ultrasonography / magnetic resonance imaging
Bilan de 20 ans de réflexion sur l'énurésie de l'enfant
TexF-PU-97-00070476.html
2001
- Didactique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 476-483

L'approche clinique et urodynamique des enfants énurétiques sur une période de plus de 20 ans nous a conduits à une conception physiopathologique multifactorielle de ce trouble. Ces facteurs sont multiples. Les principaux sont psychologiques, familiaux génétiques, vésicaux par le biais de l'état d'immaturité vésicale, hormonaux par défaut de sécrétion nocturne d'ADH, hygiénodiététiques... Dans la plupart des cas, le facteur sommeil nous est apparu prépondérant. Si l'énurésie nocturne est apparemment isolée dans de nombreux cas, elle est apparue souvent associée à un état d'immaturité vésicale parfois latent le jour mais patent la nuit avec des poussées d'hyperactivité vésicale survenant au cours de certaines phases du sommeil. En pratique, la reconnaissance chez un enfant de quelques-uns de ces facteurs dont certains relèvent de traitements spécifiques, implique une prise en charge associant plusieurs de ces modalités thérapeutiques.

Review of 20 years' experience of enuresis in children. The clinical and urodynamic approach to enuretic children over a period of more than 20 years has allowed the authors to develop a multifacotrial pathophysiological concept of this disorder. The main factors involved are psychological, familial, genetic, vesical, due to bladder immaturity, hormonal, due to a defect of nocturnal ADH secretion, hygiene and dietary habits, etc. The sleep factor is predominant in the majority of cases. Although nocturnal enuresis is apparently isolated in many cases, it is often associated with a state of bladder immaturity, sometimes latent during the day, but occurring at night with episodes of detrusor hyperactivity, occurring during various phases of sleep. In practice, the recognition, in children, of these factors, some of which require specific treatments, implies a management combining several of these therapeutic modalities.

Mots clés:
Énurésie / incontinence urinaire / Enfant / symptôme mictionnel
Mots-clés:
enuresis / Urinary incontinence / child / lower urinary tract symptom
Imagerie des petites tumeurs rénales
Imaging of small renal tumours.
2001
- Didactique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 484-495

L'augmentation de l'incidence de découverte des petites tumeurs rénales, de taille inférieure ou égale à 3 cm, est liée à la généralisation et à l'amélioration des techniques radiologiques. De nombreuses tumeurs rénales asymptomatiques sont découvertes par échographie et tomodensitométrie. Actuellement, l'imagerie permet de reconnaître les kystes simples (caractères morphologiques, absence de vascularisation), les angiomyolipomes (mise en évidence de contingent graisseux) et les autres tumeurs rénales solides (rehaussement tumoral en tomodensitométrie). Dans ce but, un scanner réalisé sans, puis avec injection à la recherche d'un rehaussement de densité lésionnelle est l'examen de choix. En cas d'incertitude, une IRM avec injection de Gadolinium à la recherche d'un rehaussement tumoral peut être utile. L'imagerie permet avec une bonne fiabilité de démontrer le caractère vascularisé des lésions solides mais ne permet pas de faire la distinction entre un cancer du rein, un oncocytome ou une autre tumeur solide bénigne. L'imagerie permet de réaliser une cartographie pré-opératoire précise lorsqu'une néphrectomie partielle est envisagée.

The increased incidence of detection of small renal tumours, less than or equal to 3 cm in diameter, is related to the generalization and improvement of radiological techniques. Many asymptomatic renal tumours are discovered by ultrasonography and computed tomography. Medical imaging is now able to identify simple cysts (morphological characters, absence of blood supply), angiomyolipomas (demonstration of the fatty contingent) and other solid renal tumours (tumour enhancement on computed tomography). Plain, followed by postcontrast CT looking for contrast enhancement of the lesions is the examination of choice in this context. MRI with Gadolinium injection looking for neoplastic enhancement can be useful in doubtful cases. Medical imaging is able to reliably demonstrate the vascular nature of solid lesions, but cannot distinguish between renal cancer, oncocytoma or another benign solid tumour. Medical imaging allows precise preoperative mapping when partial nephrectomy is envisaged.

Mots clés:
Rein / Tumeur / imagerie / scanner / imagerie par résonance magnétique nucléaire.
Mots-clés:
Kidney / tumor / imaging / CT scan / magnetic resonance imaging
Les examens du sperme dans l'exploration de la fertilité masculine
Semen examinations in the investigation of male fertility.
2001
- Didactique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 496-504

L'exploration biologique de la fertilité masculine est basée sur l'étude du sperme; elle permet d'apprécier l'ensemble des évènements qui se produisent depuis le démarrage de la spermatogénèse jusqu'à l'éjaculation. Le spermogramme et le spermocytogramme restent les examens de première intention. Ils peuvent être complétés par des examens plus spécifiques permettant l'appréciation des fonctions du spermatozoïde impliquées dans la traversée des voies génitales féminines et dans la pénétration de l'ovocyte. Toutefois, en dehors de l'azoospermie il n'existe pas de critère absolu à partir duquel on puisse parler de sperme infécond. L'interprétation devra être faite en tenant compte de l'ensemble de ces examens qui peuvent fournir des éléments de réponse sur l'étiologie de l'infécondité et orienter le traitement. Si l'utilisation des différents moyens thérapeutiques in vivo a échoué, les patients pourront alors avoir recours à des techniques de procréation médicalement assistée (PMA). Le type de PMA choisie dépendra des caractéristiques spermatiques et de l'aptitude fonctionnelle des spermatozoïdes.

The laboratory investigation of male fertility is based on semen examinations and allows assessment of all events occurring between the onset of spermatogenesis and ejaculation. The sperm count and semen cytology remain the first-line examinations, but can be completed by more specific examinations allowing assessment of spermatozoan functions involved in passage along the female genital tract and penetration of the ovocyte. However, apart from azoospermia, there is no absolute criterion beyond which semen can be considered to be infertile. The results must be interpreted by taking into account all these examinations which can provide element concerning the aetiology of infertility, helping to guide subsequent treatment. When the use of various in vivo treatments has failed, patients may require medically-assisted procreation (MAP) techniques. The type of MAP chosen will depend on the characteristics of the semen and the functional capacities of the spermatozoa.

Mots clés:
andrologie / exploration fonctionnelle de la fertilité / spermogramme / fertilite
Mots-clés:
andrology / fertility function test / spermiogram / fertility
Dépistage du cancer de la prostate (I) : Evolution des connaissances et des pratiques depuis la conférence de consensus de 1989
Prostate cancer screening (1) : Progress in knowledge and techniques since the 1989 consensus conference.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 508-515

La politique de dépistage du cancer prostatique en France est définie par les recommandations établies lors d'une conférence de consensus en 1989. Le dépistage de masse ou individuel par le dosage sérique de l'antigène prostatique spécifique (PSA) n'est pas recommandé. Le Comité de Cancérologie de l'Association Française d'Urologie a actualisé les connaissances sur le dépistage du cancer prostatique depuis 1989. Les résultats sont publiés sous la forme d'un ensemble d'articles se référant aux critères utilisés comme pré-requis aux programmes de dépistage des cancers. Cet article décrit : 1) les recommandations actuelles de dépistage et de traitement en France et dans les autres pays, 2) 'évolution des connaissances concernant le pronostic, le diagnostic et la thérapeutique du cancer justifiant une réévaluation de la politique de dépistage, 3) la méthodologie et les résultats des études prospectives de dépistage et les projections de ces résultats sur la base de la population française. Malgré les recommandations de 1989, on observe une large pratique du dépistage individuel par dosage sérique du PSA à la fois du fait des caractéristiques du test (simplicité de la prise de sang, coût faible, valeur prédictive positive élevée) et d'une information du public par les média du risque de morbidité et de mortalité par cancer de prostate. Les données actuelles de la littérature ne permettent pas de connaître l'impact d'un dépistage par le PSA sur la morbidité et la mortalité par cancer prostatique. Des études prospectives randomisées sont en cours. L'absence de preuve d'un impact favorable du dépistage par le PSA n'est qu'une des causes de la controverse sur ce dépistage, l'autre cause étant l'importance des troubles iatrogénes induits par le dépistage. En cas d'élévation du PSA, les examens diagnostiques (biopsie) et les traitements curatifs (chirurgie ou radiothérapie) proposés sont invasifs, responsables d'une morbidité importante et d'une mortalité non négligeable. Enfin le coût d'un dépistage n'est pas connu. Les recommandations à venir doivent adapter leurs conclusions pour changer la situation actuelle où le cancer prostatique est à la fois considéré comme une maladie peu grave ne nécessitant pas d'être dépistée et une maladie grave dés lors qu'elle est connue justifiant, pour 95 % des urologues, chez un homme ayant plus de 10 ans d'espérance de vie, un traitement invasif et mutilant.

The prostatic cancer screening policy in France is defined by recommendations established at the 1989 consensus conference. Mass or individual screening by serum specific prostatic antigen (PSA) assay is not recommended. The Oncology Committee of the Association Française d'Urologie has up-dated the knowledge concerning prostatic cancer screening since 1989. The results are published in the form of a series of articles referring to the criteria used as prerequisites for cancer screening programmes. This article describes : 1) current screening and treatment recommendations in France and in other countries, 2 the progress in our understanding of the prognosis, diagnosis and treatment of prostatic cancer, justifying revision of the screening policy, 3) the methodology and results of prospective screening studies and the projections of these results on the basis of the French population. Despite the 1989 recommendations, individual screening by serum PSA assay is widely performed both due to the characteristics of the test (simple blood test, low cost, high positive predictive value) and information of the public by the media concerning the mordibidity and mortality related to prostatic cancer. The current data of the literature are unable to define the impact of PSA screening on the morbidity and mortality of prostatic cancer. Randomized prospective studies are currently underway. The absence of proof of a favourable impact of PSA screening is only one of the causes of the controversy concerning this screening technique, as another source of controversy is the magnitude of iatrogenic disorders induced by screening. In patients with raised PSA, the diagnostic examinations (biopsy) and curative treatments (surgery or radiotherapy) proposed are invasive, responsible for considerable morbidity and non-negligible mortality. Finally, the cost of screening remains unknown. Future recommendations must adapt their conclusions to changes in the current situation, in which prostatic cancer is simultaneously considered to be a non-serious disease which does not justify screening and a serious disease, as soon as the diagnosis is made, justifying, for 95% of urologists, an invasive and mutilating treatment in men with a life expectancy of more than 10 years.

Mots clés:
prostate / Tumeur / dépistage
Mots-clés:
prostate / tumor / Screening