Base bibliographique

Sommaire :

Rôle de la résistance multi-drogues dans les tumeurs génito-urinaires.
TexF-PU-93-00030385.html
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 385-393
Mots clés:
Tumeur / Chimiotherapie / chimio-résistance
Mots-clés:
tumor / Chemotherapy / chemo-resistance
Analyse chromosomique des tumeurs de vessie. Aspects techniques, corrélations anatomocliniques et perspectives. A propos de 18 cas
Chromosomal analysis of bladder tumours.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 395-405

L'évolution des tumeurs de vessie reste difficilement prévisible. Le meilleur facteur pronostique actuel demeure le grade histologique. La mise en évidence d'anomalies du caryotype dans les cellules tumorales de vessie permet de différencier des sous-classes cytogénétiques de tumeur de vessie. Dix-huit patients ont eu un examen cytogénétique de leur tumeur de vessie et ont été suivis avec un recul médian de 35 mois. Une analyse multivariée des paramètres cliniques et paracliniques étudiés fait ressortir l'importance de l'âge ainsi que l'absence d'une trisomie 7 au sein de la tumeur sur la survie des patients. La présence d'une trisomie 7 dans une tumeur de vessie pourrait donc être un facteur pronostique péjoratif. Cette hypothèse devra être confirmée par d'autres études portant sur des échantillons plus importants. La recherche de cette anomalie peut se faire par hybridation in situ chromosomique fluorescente, technique permettant de faire passer la cytogénétique d'un stade expérimental à un stade d'examen complémentaire courant. Enfin ces méthodes peuvent être réalisées sur des échantillons d'urine, ce qui permet d'envisager leur utilisation dans le dépistage ou la surveillance des tumeurs de vessie.

The course of bladder tumours is difficult to predict. The most reliable prognostic factor at the present time is histological grade. Cytogenetic subclasses of bladder tumours can be distinguished on the basis of the demonstration of karyotype anomalies in bladder tumour cells. Eighteen patients underwent cytogenetic examination of their bladder tumour and were followed for an average of 35 months. Multivariate analysis of the clinical and laboratory parameters studied revealed the importance of age and the absence of trisomy 7 in the tumour on patient survival. The presence of trisomy 7 in a bladder tumour may therefore constitute a factor of poor prognosis. This hypothesis needs to be confirmed by further studies in larger populations. The search for this anomaly can be performed by fluorescent in situ chromosomal hybridisation, a technique which transforms cytogenetics from an experimental procedure into a routine complementary investigation. These techniques can be performed on urine samples, suggesting the possibility of their application to screening or follow-up of bladder tumours.

Mots clés:
Vessie / Tumeur urothéliale / génétique / caryotype
Mots-clés:
bladder / transitional cell carcinoma / genetics / kariotype
Duckett
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 406-414

Les résultats et les complications du traitement de l'hypospadias selon la technique du lambeau muqueux préputial pédiculé ont été étudiés, en fonction des deux procédés décrits successivement par Duckett, le lambeau "simple face" et le lambeau "double face". 91 uréthroplasties ont été réalisées: 58 Duckett "simple face" et 33 "double face". Les enfants opérés avaient entre 18 mois et 16 ans, avec un âge moyen de 4 ans. A distance de l'intervention, 75 % des enfants ont un bon résultat. En cas de complication majeure, fistule, nécrose distale du tube ou sténose essentiellement, une seule réintervention a permis de porter le pourcentage de bons résultats à près de 98%, pour l'ensemble de la série.Cependant, si l'on compare les deux procédés, ce résultat est obtenu d'emblée dans 81% des cas pour le "simple face", contre 66% à peine pour le "double face". Sont en effet à déplorer 27,2% de fistules avec le lambeau "double face" contre 13,7% pour le "simple face". De même, un taux de sténose distale est retrouvé dans 15,1% des "double face" contre 3,4% des "simple face". Au vu de ces résultats, le procédé de Duckett "double face" a été abandonné au profit du lambeau "simple face".

Comparison of "single surface" and "double surface" Duckett urethroplasties in a series of 91 cases of hypospadias.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire inférieure / hypospade / uréthroplastie / greffon muqueux
Mots-clés:
lower urinary tract malformation / hypospadias / urethroplasty / mucosa graft
L'hypospadias de l'adulte
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 415-418

Ce travail est basé sur l'analyse de 15 dossiers d'adultes de 17 à 72 ans atteints d'hypospadias jamais traités pour 2 d'entre eux et traités sans succès pour 13 autres.

Hypospadias in adults : a series of 15 cases.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire inférieure / hypospade / adulte
Mots-clés:
lower urinary tract malformation / hypospadias / adult
La voie lombaire verticale postérieure dans le traitement des syndromes de la jonction pyélo-urétérale de l'adulte.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 419-423

La voie lombaire postérieure est une alternative dans l'abord chirurgical des hydronéphroses de l'adulte par anomalie de la jonction. Nous avons réalisé 18 pyéloplasties par cette voie chez des adultes âgés de 19 à 72 ans (m = 36). Les résultats de la pyéloplastie (88% de succès) sont comparables à ceux obtenus par les autres voies d'abord. La durée opératoire varie de 50 à 110 minutes (m = 75) et l'hospitalisation moyenne est de l'ordre d'une semaine. La morbidité est faible et se résume essentiellement à des complications pariétales à type d'hypoesthésie ou d'hypotonie. La technique est simple à réaliser à condition de respecter les contre indications liées surtout à l'anatomie du patient.

Posterior vertical lumbar incision in the treatment of ureteropelvic junction syndromes in adults.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire supérieure / hydronéphrose congénitale / Pyéloplastie / chirurgie à ciel ouvert
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / ureteropelvic junction syndrome / pyeloplasty / open surgery
La lombotomie verticale postérieure dans le traitement de l'anomalie de la jonction pyélo-urétérale : à propos de 71 cas.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 424-428

La lombotomie verticale postérieure (L.V. P.), décrite pour la première fois en 1869 par Simon, permet un abord simple du rein et offre une excellente exposition de la jonction pyélo-urétérale. Les modifications techniques apportées par Gil Vernet facilitent l'accès au rein et limitent la morbidité. La technique opératoire est détaillée et nous rapportons rétrospectivement notre expérience à propos de 71 cas de cure d'anomalie de la jonction pyélo-urétérale (stade 2, 3 et 4). La morbidité est faible (19%). La reprise d'activité physique normale a lieu dès la 3ème semaine. A 3 mois, 88% de bons résultats sont notés (84% dans les stades 3 et 4 initiaux). La simplicité de la technique et les complications rares font préférer cette voie d'abord à l'incision latérale ou à la voie percutanée.

Posterior vertical lumbar incision in the treatment of ureteropelvic junction anomalies based on a series of 71 cases. Posterior vertical lumbar incision, described for the first time in 1869 by Simon, provides a simple access to the kidney and offers excellent exposure of the ureteropelvic junction. The technical modifications proposed by Gil Vernet facilitate access to the kidney and reduce the morbidity. The operative technique is described in detail and the authors report their retrospective experience of 71 cases of correction of ureteropelvic junction anomalies (stage 2, 3 and 4). The morbidity was low (19%). Patients returned to work by the 3rd week. 88% of good results were observed at 3 months (84% in initial stage and 4 lesions). This approach should be preferred to the lateral incision or the percutaneous approach due to the simplicity of the technique and the low complication rate.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire supérieure / hydronéphrose congénitale / Pyéloplastie / chirurgie à ciel ouvert
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / ureteropelvic junction syndrome / pyeloplasty / open surgery
Calculs de l'uretère iliopelvien : attitude thérapeutique et intérêt de l'urétéroscopie à propos de 200 cas.
Iliopelvic ureteric stones : therapeutic approach and value of ureteroscopy based on a series of 200 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 429-437

Nous rapportons l'expérience de 200 hospitalisations consécutives en urgence pour lithiase de l'uretère ilio-pelvien. 82 (41%) patients ont évacué leur lithiase sous traitement médical. 118 (59%) ont bénéficié d'un traitement urétéroscopique soit par extraction d'emblée par sonde-panier (n=58), les 60 autres ont nécessité une fragmentation au contact (laser pulsé=57, ultrasons=1, sonde électro-hydraulique=2). 6 échecs ont été enregistrés. Une sténose urétérale à distance traitée avec succès par dilatation au ballonnet est à noter. Cette attitude thérapeutique a permis à 187 (93,5%) patients d'être libérés de leur lithiase dans les 8 jours en moyenne (82 "spontanés", 105 "endourologiques") avec une durée moyenne de séjour respectivement de 2,3 jours et 2,7 jours. Le taux de succès de l'urétéroscopie est de 95% et nous paraît la démarche thérapeutique la plus efficace mais l'option médicale reste la base du traitement des calculs du bas-uretère.

The authors report their experience of 200 consecutive emergency admissions for iliopelvic ureteric stones. 82 patients (41%) eliminated their stones with medical treatment. 118 patients (59%) required ureteroscopic treatment either by immediate basket extraction (n = 58) or by contact fragmentation (pulsed laser = 57, ultrasound = 1, electrohydraulic catheter = 2). 6 failures were observed and one case of distant ureteric stenosis was successfully treated by balloon dilatation. This therapeutic approach cured 187 (93.5%) of the patients of their stones within an average of 8 days (82 "spontaneous", 105 "endourological") with a mean hospital stay of 2.3 days and 2.7 days, respectively. Ureteroscopy had a success rate of 95% and appears to be the most effective treatment, but the medical option remains the basic treatment for stones of the lower ureter.

Mots clés:
Lithiase / Uretère / Calcul / lithotripsie endo-urétérale / chirurgie endoscopique
Mots-clés:
stones / ureter / calculus / endoureteral lithotripsy / endoscopic surgery
Lithotritie endo-urétérale balistique (Lithoclast) et hydro-électrique (Riwolith). A propos de 60 cas.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 438-443

25 urétéro-lithotrities endoscopiques hydro-électriques (Groupe 1, Riwolith) et 35 balistiques (Groupe 2, Lithoclast) sont analysées. 60 calculs ont été traités dont 18 pelviens (Groupe 1 : 10, Groupe 2 : 8), 39 ilio-lombaires (Groupe 1 : 14, Groupe 2 : 25) et 3 de la jonction pyélo-urétérale (Groupe 1 : 1, Groupe 2 : 2). Leur diamètre maximal moyen était de 9,9 mm (Groupe 1 : 8,2, Groupe 2 : 11). A titre complémentaire, une sonde de Dormia a été utilisée 24 fois (Groupe 1 : 8, Groupe 2 : 16), 55 endoprothèses en JJ ont été implantées (Groupe 1 : 24, Groupe 2 : 31) et 23 séances immédiates de LEC ont été pratiquées (Groupe 1 : 8, Groupe 2 : 15). Globalement 57 bons résultats sont enregistrés mais 3 échecs complets de fragmentation ainsi que 2 lésions urétérales sévères sont imputables à la lithotritie hydro-électrique. Nettement moins traumatique, le Lithoclast bénéficie d'un potentiel de fragmentation lithiasique supérieur. Son efficacité sur les calculs très mobiles est cependant limitée par son effet plus marqué de propulsion lithiasique.

Ballistic (Lithoclast) and hydroelectric (Riwolith) endoureteric lithotripsy. Report of a series of 60 cases. 25 hydroelectric endoureteric lithotripsies (Group 1, Riwolith) and 35 ballistic endoureteric lithotripsies (Group 2, Lithoclast) were analysed. 60 stones were treated, including 18 pelvic stones (Group 1 : 10, Group 2 : 8), 39 iliolumbar stones (Group 1 : 14, Group 2 : 25), and 3 stones of the ureteropelvic junction (Group 1 : 1, Group 2 : 2). The mean maximal diameter was 9.9 mm (Group 1 : 8.2, Group 2 : 11). Complementary Dormia extraction was performed in 24 cases (Group 1 : 8, Group 2 : 16), 55 double J stents were implanted (Group 1 : 24, Group 2 : 31) and 23 immediate ECL sessions were performed (Group 1 : 8, Group 2 : 15). Overall, 57 good results were recorded, but 3 complete failures of fragmentation and 2 severe ureteric lesions were attributed to hydroelectric lithotripsy. The Lithoclast, much less traumatic, had a greater stone fragmentation potential, but its efficacy on very mobile stones is limited due to its more intense stone propulsion effect.

Mots clés:
Lithiase / Uretère / Calcul / lithotripsie endo-urétérale
Mots-clés:
stones / ureter / calculus / endoureteral lithotripsy
Etude de la température scrotale chez 258 hommes sains, sélectionnés par tirage au sort dans une population d'hommes de 18 à 23 ans. Analyse statistique, observations épidémiologiques et mesure des diamètres testiculaires.
Study of scrotal temperature in 258 healthy men randomly selected from a population of men between the ages of 18 and 23 years.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 444-452

L'hyperthermie scrotale peut entraîner certaines altérations de la spermatogénèse. La température scrotale de base retenue pour définir l'hyperthermie, est habituellement 33°C. Aucune étude respectant une méthodologie stricte, n'a cependant validé cette mesure moyenne. Nous avons donc sélectionné par tirage au sort 258 hommes de 18 à 23 ans, parmi plus de 2000 jeunes français, convoqués dans un Centre de Sélection du Service National, afin de mesurer la température scrotale en regard de chaque testicule, puis au niveau du raphé médian et calculer les valeurs moyennes et médianes de ces températures. Pour une température ambiante moyenne de 23 +/- 0,5°C avec des extrêmes de 18 à 31°C, la température scrotale moyenne droite et gauche est de 34,2 +/- 0,1°C, la température scrotale moyenne médio-scrotale est de 34,4+/- 0,1°C. La température scrotale, est très significativement liée à la température ambiante et à ses variations. Il n' est donc pas possible de définir une norme pour la température scrotale. Seule une mesure des températures scrotales en ambiance thermique neutre, entre 21 et 25°C, permet d'approcher une température scrotale référence. Pour notre étude, la température scrotale moyenne est alors de 34,4 ± 0,2°C, soit 2,5°C sous la température centrale. Quand il existe un varicocèle gauche, soit 12,9% des cas dans notre étude, la température scrotale du côté gauche est significativement plus haute que lorsqu'il n'existe pas de varicocèle; elle est aussi plus élevée que la température scrotale droite.Enfin nous nous sommes intéressés aux dimensions des testicules. La longueur testiculaire moyenne droite ou gauche, calculée dans notre population témoin, est de 43 +/- 1 mm, et la largeur testiculaire moyenne droite ou gauche est de 23 +/- 1 mm.

Statistical analysis, epidemiological findings and measurement of testicular diameters.Scrotal hyperthermia can induce certain alterations in spermatogenesis. The basal scrotal temperature used to define hyperthermia is usually 33° C. However, no study, conducted according to a strict methodology has validated this mean measurement. We therefore randomly selected 258 men between the ages of 18 and 23 years from a population of 2,000 young French men seen at the National Service Selection Centre in order to measure the scrotal temperature over each testis and in the median raphe in order to determine the mean and median values for these temperatures. For a mean room temperature of 23 +/- 0.5° C with a range of 18 to 31° C, the mean right and left scrotal temperature was 34.2 +/- 0.1° C and the mean medioscrotal temperature was 34.4 +/- 0.1° C. Scrotal temperature was very significantly correlated to room temperature and its variations. It was therefore impossible to define a normal value for scrotal temperature. Only measurement of scrotal temperature at neutral room temperature, between 21 and 25° C, is able to provide a reference value for scrotal temperature. In this study, the mean scrotal temperature under these conditions was 34.4 +/- 0.2° C, i.e. 2.5° C less than body temperature. In the 12.9% of cases with left varicocele, left scrotal temperature was significantly higher than in the absence of varicocele and was also higher than right Scrotal temperature.The authors also determined the dimensions of the testes. The mean right or left testicular length, calculated in this control population, was 43 +/- 1 mm and the mean right or left testicular width was 23 +/- 1 mm.

Mots clés:
andrologie / fertilite / physiologie de la fertilité / spermatogénèse
Mots-clés:
andrology / fertility / fertility physiology / spermatogenesis
Kystes atypiques rénaux : à propos de 31 cas.
Atypical renal cysts : a series of 31 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 453-461

Sur une série de 205 malades opérés pour un kyste du rein, il existait dans 31 cas un doute pré-opératoire quant au caractère bénin après réalisation d'une UIV et/ou d'une échographie rénale de première intention, voire d'un examen tomodensitométrique (80% des cas). La certitude histologique reposait sur l'analyse de la totalité de la paroi kystique, voire de la pièce de néphrectomie partielle avec une fréquence du cancer de 45%. C'est pourquoi, dans le diagnostic des kystes atypiques, l'examen tomodensitométrique doit être systématique, les auteurs préconisent au moindre doute l'exploration chirurgicale et en particulier la néphrectomie partielle avec examen extemporané.

In a series of 205 patients operated for renal cyst, 31 cases had a persistent preoperative doubt concerning the benign nature of the cyst after IVU and/or first-line renal ultrasonography or even computed tomography (80% of cases). Histological confirmation based on analysis of the entire cyst wall or the partial nephrectomy specimen revealed cancer in 45% of cases. Computed tomography must therefore be performed routinely in patients with atypical renal cysts. The authors recommend surgical exploration and partial nephrectomy with frozen section examination at slightest doubt.

Mots clés:
Rein / Kyste
Mots-clés:
Kidney / Cyst
Le bilan urodynamique de l'énurésie de l'adulte jeune est-il justifié?
Urodynamic assessment and diagnostic and therapeutic approach to enuresis in young adults : excessive or justified ?
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 462-468

Primaire ou secondaire, l'énurésie nocturne de l'adulte (à partir de 15 ans) est rare mais au retentissement psycho-social non négligeable. Le but de cette étude rétrospective est de rechercher si les explorations urodynamiques ont une valeur prédictive de l'efficacité des traitements proposés chez ce patient. L'étude porte sur 20 patients âgés de 15 à 33 ans (23,75 ans en moyenne), 8 femmes et 12 hommes, explorés de 1982 à 1990, avec un recul moyen de 13,35 mois ; l'énurésie est primaire chez 12 patients, secondaire chez les 8 autres. 11 patients avaient déjà bénéficié d'un ou de plusieurs traitements sans succès. Sont exclus les patients présentant une pathologie neurologique clinique patente.Le bilan urodynamique (BUD) comporte une cystomanométrie à eau, une urétromanométrie à eau avec cathéter perfusé et une débitmétrie. Outre la recherche de troubles mictionnels associés, des examens complémentaires sont réalisés : ECBU dans tous les cas, UIV et/ou cystographie (n=18), cystoscopie (n=3), échographie rénale et vésicale (n=1).Les résultats montrent un BUD anormal 16 fois sur 20 : hyperactivité vésicale importante (n=15), défaut de compliance (n=6), instabilité urétrale significative (n=7), besoins précoces isolés (n=1). 15 patients présentent des troubles diurnes associés dominés par pollakiurie (n=13), impériosités (n=9) et incontinence urinaire par impériosités (n=4); une hyperactivité vésicale est toujours retrouvée. Les anomalies constatées sur le BUD ont orienté le traitement qui a permis une disparition de l'énurésie dans 3/4 des cas. Deux patients non améliorés par le traitement pharmacologique ont bénéficié d'un "clam's" avec succès : pour l'un, la compliance vésicale pré-opératoire était très altérée, alors que celle-ci était à la limite inférieure de la normale pour le second. Une étude prospective est envisagée par les auteurs pour tenter d'expliquer notamment les quelques échecs thérapeutiques observés chez les patients avec BUD pathologique.

Primary or secondary nocturnal enuresis in adults (over the age of 15 years) is rare, but is associated with considerable psychosocial repercussions. The aim of this retrospective study was to determine whether urodynamic studies have any predictive value for the efficacy of the treatments proposed in these patients. This study was based on 20 patients (8 females and 12 males) between the ages of 15 and 33 years (mean : 23.75 years), studied between 1982 and 1990 with a mean follow-up of 13.35 months. Enuresis was primary in 12 patients and secondary in 8 patients. 11 patients had already received one or more treatments without success. Patients with clinically obvious neurological disease were excluded from the study. The urodynamic assessment included water cystomanometry, water urethromanometry with a perfused catheter and uroflowmetry. In addition to the investigation of other associated disturbances of micturition, the following complementary investigations were performed : urine culture in every case, IVU and/or cystography (n=18), cystoscopy (n=3), renal and vesical ultrasonography (n=1). The urodynamic assessment was abnormal in 16 out of 20 cases : marked detrusor hyperactivity (n=15), impaired compliance (n=6), significant urethral instability (n=7), isolated premature urge (n=1). 15 patients presented with diurnal disorders dominated by frequency (n=13), urgency (n=9) and urge incontinence (n=4) ; detrusor hyperactivity was detected in every case. The abnormalities observed on the urodynamic assessment guided treatment, allowing correction of enuresis in 3/4 of cases. Two patients not improved by drug treatment were successfully treated by a "clam's" operation : the preoperative bladder compliance was severely altered in one case and at the lower limit of normal in the other case. The authors are conducting a prospective study in an attempt to account for the few treatments failures observed in patients with abnormal urodynamic assessment.

Mots clés:
Énurésie / adulte jeune / Urodynamique
Mots-clés:
enuresis / young adult / urodynamics
Abouchement ectopique de l'uretère dans le tractus séminal avec agénésie rénale homolatérale : apport de l'échographie.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 469-473

A partir d'un cas d'abouchement ectopique de l'uretère dans le tractus séminal associé à une agénésie rénale homolatérale de découverte fortuite, les auteurs démontrent l'intérêt de l'échographie, notamment trans-rectale, tant pour le diagnostic que pour le suivi. Le toucher rectal reste la clé du diagnostic, associé à l'échographie et à l'urographie. Les indications opératoires sont fonction de la symptomatologie.

Ectopic ureteric orifice in the seminal tract with homolateral renal agenesis : contribution of ultrasonography.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire supérieure / abouchement ectopique de l'uretère / voie séminale / vésicule séminale / agénésie rénale
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / ectopic ureteral opening / seminal tract / seminal vesicle / renal agenesis
Etude échographique des tumeurs de la surrénale (à propos de 5 cas).
Ultrasonography of adrenal tumours based on a series of 5 cases.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 474-483

A propos de 5 types différents de tumeurs de la surrénale opérées (un lipome, un adénome de la cortico-surrénale, un kyste, un corticosurrénalome, une métastase surrénalienne d'un adénocarcinome rénal), nous avons étudié la sémiologie échographique de cette glande. Les critères échographiques d'anomalie morphologique ont été rappelés pour la glande surrénale normale et pour chaque type tumoral illustré par les cas cliniques. L'intérêt de l'échographie dans l'exploration de cet organe a été évalué par rapport aux autres techniques d'imagerie. Elle reste un bon examen d'orientation diagnostique à réaliser en première intention mais nécessite un complément d'exploration (tomodensitométrie, IRM,...). L'échographie permet de découvrir également des tumeurs surrénaliennes asymptomatiques ("incidentalomes surrénaliens") pour lesquelles une décision thérapeutique (abstention ou chirurgie) doit être prise en fonction de critères de taille et d'aspect après un bilan biologique et morphologique complet.

The authors study the ultrasound signs of the adrenal gland based on 5 different types of operated adrenal tumours (a lipoma, an adrenal cortical adenoma, a cyst, a corticoadrenaloma, an adrenal metastasis from a renal cell carcinoma). The ultrasonographic morphological criteria of the normal adrenal gland and each type of tumour are recalled and are illustrated by clinical cases. The value of ultrasonography in the investigation of this organ was evaluated in comparison with other imaging techniques. It constitutes a good first-line diagnostic guiding examination, but needs to be completed by other investigations (computed tomography, magnetic resonance imaging, etc.). Ultrasonography can also reveal asymptomatic adrenal tumours ("adrenal incidentalomas") in which the therapeutic decision (surveillance or surgery) must be based on criteria of size and appearance after a complete laboratory and morphological assessment.

Mots clés:
surrénale / Tumeur / imagerie / échographie
Mots-clés:
adrenal gland / tumor / imaging / ultrasonography
La lymphangiomyomatose : une cause exceptionnelle de chylurie. A propos d'un cas.
Lymphangiomatosis : an exceptional cause of chyluria. A case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 484-489

Une observation rare de lymphangiomyomatose sans atteinte pulmonaire est rapportée. Le diagnostic est porté sur l'existence de lésions multifocales et l'étude histologique. Les lésions rétropéritonéales sont à l'origine d'une chylurie dont le traitement a été chirurgical. La chylurie est une manifestation exceptionnelle de cette maladie dont nous n'avons retrouvé que 3 cas. L'existence de signes cutanés soulève la discussion des rapports entre la lymphangiomyomatose et la sclérose tubéreuse de Bourneville.

A rare case of lymphangiomatosis without pulmonary involvement is reported. The diagnosis was based on the presence of multifocal lesions and histological examination. Retroperitoneal lesions were responsible for chyluria, which was treated surgically. Chyluria is an exceptional complication of this disease, as only 3 such cases have been reported in the literature. The presence of cutaneous signs raises the question of the relations between lymphangiomatosis and Bourneville's tuberous sclerosis.

Mots clés:
rétro-péritoine / tumeur rare / chylurie
Mots-clés:
retroperitoneum / rare tumor / chyluria
Tumeur transitionnelle du rein droit avec thrombus de la veine cave. A propos d'un cas.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 490-493

Nous présentons le cas d'une masse rénale droite avec thrombus néoplasique de la veine cave dont la pathologie s'est avérée être un cancer transitionnel. L'extension du cancer rénal transitionnel à la veine cave est rare (12 cas publiés dans la littérature). Nous revoyons dans cet article les éléments du diagnostic différentiel et les modalités du traitement.

Transitional cell carcinoma of the right kidney with vena caval tumor thrombus. Review of 1 case.

Mots clés:
Rein / voie urinaire supérieure / tumeur urothéliale infiltrante / veine cave / thrombus
Mots-clés:
Kidney / upper urinary tract / invasive transitional cell carcinoma / vena cava / thrombus