Base bibliographique

Sommaire :

Dissection traumatique du pédicule rénal. Modalités de prise en charge chez l'adulte et l'enfant
Traumatic dissection of the renal pedicle. Modalities of management in adults and children.
2004
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2004, 14, 302-309

Objectif : Evaluer les résultats à moyen terme des traitements des dissections traumatiques des artères rénales sur une série de 12 cas et proposer une prise en charge en urgence en tenant compte des récentes techniques de revascularisation endovasculaire.
Matériel et méthodes : Entre janvier 1998 et Juillet 2003, 12 patients ont été admis pour une plaie sèche de l'artère rénale. Il existait 11 dissections avec thrombose et 1 flap intimal sans thrombose d'aval. Six malades ont été revascularisés chirurgicalement (3 pontages réno-rénal, 3 autotransplantations), 4 malades ont bénéficié d'un traitement endovasculaire, 2 malades ont été surveillés. La fonction du rein, la perméabilité de l'artère rénale et la tension artérielle ont été évaluées immédiatement et à 3 mois par un examen clinique, un écho-doppler de l'artère rénale ou un angioscanner, et par une scintigraphie rénale.
Résultats : Parmi les 6 malades revascularisés chirurgicalement (ischémie chaude moyenne de 8 heures 30), 2 nephrectomies ont été pratiquées (1 échec de revascularisation, 1 sepsis sur rein non fonctionnel). La fonction rénale des 4 autres patients était négligeable en scintigraphie à 3 mois malgré des artères rénales perméables. Parmi les 4 malades ayant bénéficié d'une recanalisation endovasculaire (ischémie chaude moyenne de 8 heures et 50 minutes), 2 sont décédés de lésions associées, 2 avaient un rein non fonctionnel (1 thrombose du stent, 1 rein muet malgré une artère perméable).
Nous n'avons noté aucune hypertension artérielle quelle que soit la prise en charge décidée.
Conclusion : La revascularisation rénale après thrombose sur dissection traumatique de l'artère rénale ne doit pas être systématique après une ischémie chaude supérieure à 4 heures au regard de la mauvaise récupération de la fonction rénale et de l'absence de morbidité d'une attitude de surveillance simple. Si un geste est réalisé, l'évaluation des résultats doit être morphologique mais aussi fonctionnelle (scintigraphie)

Objective: To evaluate the medium-term results of treatment for traumatic dissection of the renal arteries in a series of 12 cases and to propose emergency management based on recent endovascular revascularization techniques.

Material and Methods: Between January 1999 and July 2003, 12 patients were admitted for closed trauma of the renal artery. There were 11 dissections with thrombosis and 1 intimal flap without distal thrombosis. Six patients were revascularized surgically (3 reno-renal bypass grafts, 3 auto-transplantations), 4 patients were treated by an endovascular procedure and 2 patients were treated conservatively with simple surveillance. Renal function, renal artery patency and blood pressure were evaluated immediately and at 3 months by clinical examination, Doppler ultrasound of the renal artery or CT angiography, and renal scintigraphy.

Results: In the group of 6 patients undergoing surgical revascularization (mean warm ischaemia time: 8 hours 30 minutes), 2 nephrectomies were performed (1 failure of revascularization, 1 sepsis in a non-functioning kidney). The other 4 patients presented negligible renal function on scintigraphy at 3 months despite patent renal arteries. Among the 4 patients undergoing endovascular revascularization (mean warm ischaemia time: 8 hours 50 minutes), 2 died from associated lesions and 2 had a non-functioning kidney (1 stent thrombosis, 1 silent kidney despite a patent renal artery). No cases of hypertension were observed regardless of the type of management.

Conclusion: Renal revascularization after thrombosis due to traumatic dissection of the renal artery must not be performed systematically after a warm ischaemia time of more than 4 hours in view of the poor recovery of renal function and the absence of morbidity associated with simple surveillance. When a procedure is performed, evaluation of the results must be based on morphological as well as functional parameters (scintigraphy).

Mots clés:
dissection artère rénale / traumatisme du pédicule rénal / traitement endovasculaire
Mots-clés:
Renal artery dissection / renal pedicle trauma / endovascular treatment.
Kyste hydatique du rein : diagnostic de présomption et implications thérapeutiques
Renal hydatid cyst: preoperative diagnosis and therapeutic implications.
2004
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2004, 14, 427-432

L'hydatidose rénale est une pathologie rare sous nos climats, mais qu'il faut savoir diagnostiquer. Nous exposons les bases d'un bilan radio-sérologique systématique devant une masse kystique rénale établissant un diagnostic de présomption. Ce diagnostic pré-opératoire permettra de prendre les précautions indispensables pour éviter les complications spécifiques de cette pathologie et choisir un geste d'épargne néphronique.

Renal hydatid disease is a rare condition in temperate climates, but must be diagnosed. The authors describe the systematic radiological and serological assessment for a renal cystic mass establishing a preoperative diagnosis. On the basis of this preoperative diagnosis, essential precautions can be taken to avoid the specific complications of this disease and a nephron-sparing procedure can be performed.

Mots clés:
Rein / kyste hydatique / hydatidose / echinococcose.
Mots-clés:
Kidney / hydatid cyst / hydatid disease / echinococcosis.
QCM Progrès en Urologie - Juin 2004
2004
- Enseignement, Pédagogie
- Réf : Prog Urol, 2004, 14, 3, 437-440
  • La radiothérapie a-t-elle encore une place dans le traitement du séminome stade I ? (P. 281)
    (1 réponse fausse)
  • Le séminome est une tumeur radiosensible.
  • La dose délivrée aux ganglions lombo-aortiques dans les séminomes stade I doit être supérieure à 20 Gy.
  • Mots clés:
    QCM / Évaluation / questions
    Communication Brève - Shunt uro-amniotique : prévention d'une atteinte pariétale
    2004
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 441-441
    Shunt uro-amniotique : prévention d'une atteinte pariétale

    Dans les obstructions urinaires anténatales de pronostic réservé on peut drainer les dilatations urinaires par des shunts uro-amniotiques. Ils limitent les dommages rénaux de l'obstruction, récupèrent une quantité suffisante de liquide amniotique et en levant la distension ils restreignent la dysplasie musculaire abdominale [1].

    Les conséquences fonctionnelles et les complications de la chirurgie de l'incontinence urinaire d'effort de la femme
    Functional consequences and complications of surgery for female stress urinary incontinence.
    2004
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 360-373

    Objectif : Les conséquences fonctionnelles et les complications des techniques chirurgicales dans le domaine de l'incontinence urinaire d'effort de la femme (IUE) ne sont pas systématiquement rapportées dans les études cliniques. L'objectif de cette revue est de réaliser une mise au point pratique sur les résultats des techniques chirurgicales les plus courantes dans le domaine de l'IUE.
    Matériels et Méthodes : Une recherche exhaustive de la littérature, concernant les différentes techniques chirurgicales de l'IUE de la femme, leurs résultats, et leurs complications, a été réalisée utilisant la base MEDLINE (1966-2003) et le moteur de recherche PUBMED. De plus, certaines communications d'équipes expertes présentées dans des congrès internationaux ont été retenues. Devant l'inconsistance et la diversité des résultats rapportés, une classification propre des conséquences de cette chirurgie a été adoptée. Elle comprend les échecs thérapeutiques, les complications chirurgicales immédiates (de 0 à 48 heures), précoces (avant 6 sem.) et tardives (après 6 sem.), et les effets sur la qualité de vie.
    Résultats : A long terme, le taux de succès des frondes sous-uréthro-cervicales a été le meilleur. Le soutènement sous uréthral de Prolène est une nouvelle technique prometteuse, avec des taux de guérison objective de plus de 80%, mais avec un recul publié ne dépassant pas les 3 ans. Les complications immédiates ont compris le saignement peropératoire, l'hématome du Retzius, les lésions de l'appareil urinaire, les lésions digestives, et les complications liées à la position opératoire. Les complications précoces se sont résumées aux infections, à l'ostéite pubienne, à la fistule urinaire, aux séquelles des lésions nerveuses, et à la rétention urinaire transitoire postopératoire. Les complications tardives ont porté sur les troubles mictionnels induits- dont la dysurie, la rétention urinaire chronique et l'instabilité vésicale- le prolapsus génital de novo, les troubles sexuels, les douleurs chroniques, les infections urinaires chroniques et le complications liées aux biomatériaux utilisés, dont celles du vissage, des bandelettes synthétiques, et du sphincter urinaire artificiel. La qualité de vie après une chirurgie d'IUE, bien qu'exceptionnellement étudiée, a été globalement améliorée et ceci de façon constante.
    Conclusion : Cette revue de la littérature permet de conclure qu'aucune intervention ne présente des résultats satisfaisants pour toutes les patientes. Jamais il n'est apparu que la connaissance des conséquences fonctionnelles et des complications, bien qu'intéressante, n'ait valeur de choix pour telle ou telle intervention. L'information du malade implique de maïtriser la globalité des techniques et le choix thérapeutique doit être fait au cas par cas. Cette revue permet de mettre à notre disposition une information hiérarchisée, validée et détaillée, indispensable pour l'information des candidates à cette chirurgie fonctionnelle.

    Objective: The functional consequences and complications of surgical treatment of female stress urinary incontinence (SUI) are not systematically reported in clinical trials. The authors present a practical review of the results of the surgical techniques most frequently used for the treatment of SUI.

    Materials and Methods : An exhaustive literature search concerning the various surgical techniques for female SUI, their results, and their complications, was performed using MEDLINE (1966-2003) and the PUBMED search engine. Some papers presented by expert teams at international congresses were also included. In view of the diversity and weakness of the published results, a specific classification of the consequences of this surgery was adopted, comprising treatment failures, immediate (0 to 48 hours), early (before 6 weeks) and late (after 6 weeks) surgical complications, and impact on quality of life.

    Results: The best long-term success rate was observed for bladder neck slings. Prolene suburethral sling is a new promising technique, with an objective cure rate of more than 80%, but the published follow-up does not exceed 3 years. Immediate complications included intraoperative bleeding, retropubic haematoma, urinary tract lesions, intestinal lesions, and complications related to the operative position. Early complications consisted of infections, pubic osteomyelitis, urinary fistula, sequelae of nerve lesions, and transient postoperative urinary retention. Late complications were induced voiding disorders, including dysuria, chronic urinary retention and detrusor instability, de novo genital prolapse, sexual disorders, chronic pain, chronic urinary tract infections and complications related to the use of biomaterials, including screws, synthetic tape, and artificial urinary sphincter. The quality of life after SUI surgery, although only rarely studied, was globally and constantly improved.

    Conclusion: This review of the literature shows that no operation presents satisfactory results for all patients. Knowledge of the functional consequences and complications, although interesting, does not have any real value for the choice of a particular operation. Patient information implies mastery of all techniques and the choice of treatment must be determined case by case. This review provides a classified system of validated and detailed information, essential for the information of candidates for this functional surgery.

    Mots clés:
    incontinence urinaire / Chirurgie / Résultats / Complications / information du patient.
    Mots-clés:
    Urinary incontinence / surgery / results / Complications / patient information.
    Migration intravésicale d'un dispositif intra-utérin compliquée d'une lithiase
    Intravesical migration of an intrauterine contraceptive device complicated by stones.
    2004
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 374-375

    La migration transutérine d'un dispositif intra-utérin (DIU) est une complication rare. Nous rapportons un cas de stérilet migré dans la vessie, qui s'est calcifié secondairement et qui a été pris à tort pour une lithiase vésicale.
    Il s'agit d'une femme âgée de 38 ans, porteuse d'un stérilet depuis 3 ans, qui consulte pour hématurie, avec des signes d'irritation vésicale.
    Le couple écho/AUSP a posé le diagnostic de lithiase vésicale. Le diagnostic positif du DIU migré et calcifié ne s'est posé qu'après l'extraction chirurgicale du calcul.

    Transuterine migration of an intrauterine contraceptive device (IUCD) is a rare complication. The authors report a case of IUCD that migrated into the bladder and subsequently became calcified, leading to a false diagnosis of bladder stones. A 38-year-old woman with an IUCD for 3 years presented with haematuria and signs of bladder irritation. Ultrasound and plain abdominal x-rays suggested a diagnosis of bladder stones. The positive diagnosis of migrated and calcified IUCD was only established after surgical extraction of the stone.

    Mots clés:
    Dispositif intra-utérin / lithiase vésicale / migration trans-utérine.
    Mots-clés:
    intrauterine contraceptive device / Bladder stones / Transuterine migration.
    Particularités de la lithiase urinaire du nourrisson en Tunisie. A propos de 64 observations
    Urinary stones in Tunisian infants, based on a series of 64 cases.
    2004
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 376-379

    Objectif : Dégager les particularités épidémiologiques et cliniques de la lithiase urinaire du nourrisson, étudier l'apport de l'analyse chimique du calcul dans le bilan étiologique d'une lithiase urinaire et de préciser les différentes modalités thérapeutiques adaptées à cette tranche d'age.
    Patients et méthodes : Entre 1984 et 2002, 64 nourrissons (âge 5-24 mois) ont été hospitalisés pour lithiase urinaire. L'examen cytobactériologique a été pratiqué pour tous les patients. Le bilan métabolique a intéressé 24 malades. L'analyse physico-chimique des calculs a été effectuée chez 37 patients par spectrophotométrie infra rouge.
    Résultats : La localisation haute de la lithiase a été retrouvée à la même fréquence que la localisation basse. L'ECBU a été positif dans 48 cas. Le germe le plus fréquemment rencontré était le Proteus mirabilis (19 cas). Le bilan métabolique était normal chez 15 patients et pathologiques chez 9 patients. L'analyse par spectrophotométrie infra-rouge a montré que 17 calculs étaient purs. Soixante malades ont été traités chirurgicalement, 2 malades ont été traités par voie endoscopique associée à une lithotritie balistique endocorporelle. Un malade a été traité médicalement et un autre a éliminé spontanément son calcul au cours de son hospitalisation. Aucune complication per ou post opératoire n'a été rapportée. Aucune récidive n'a été observée dans notre série. Le recul moyen est de 16 mois avec des extrêmes allant de 6 mois à 94 mois.
    Conclusion : Le profil épidémiologique de la lithiase urinaire du nourrisson en Tunisie se place en situation intermédiaire entre les pays développés et les pays en voie de développement. Dans notre étude l'incidence des anomalies métaboliques parait faible, malgré une consanguinité importante dans notre pays ceci est expliqué en grande partie par la non pratique d'une enquête étiologique et/ou les défaillances de cette enquête lorsque elle est pratiquée.


    Objective: To define the epidemiological and clinical characteristics of urinary stones in infants, to study the role of stone chemical analysis in the aetiological assessment of urinary stones and to define the various treatment modalities adapted to this age-group.

    Patients and Methods: Between 1984 and 2002, 64 infants (age: 5-24 months) were hospitalised for urinary stones. Urine culture was performed in all patients and metabolic assessment was performed in 24 patients. Physicochemical stone analysis was performed by infrared spectrophotometry in 37 patients.

    Results: Upper tract and lower tract stones were equally prevalent. Urine culture was positive in 48 cases. The micro-organism most frequently isolated was Proteus mirabilis (19 cases). The metabolic assessment was normal in 15 patients and pathological in 9 patients. Infrared spectrophotometry showed that 17 stones were pure. 60 patients were treated surgically, 2 were treated by endoscopy associated with intracorporeal lithotripsy. One patient was treated medically and another patient passed the stone spontaneously while in hospital. No intraoperative or postoperative complication was observed. No recurrence was observed in this series. The mean follow-up is 16 months (range: 6 months to 94 months).

    Conclusion: The epidemiological profile of urinary stones in infants in Tunisia is situated between that observed in developed countries and that observed in developing countries. In our study, the incidence of metabolic abnormalities appears to be low despite a high rate of consanguinity in Tunisia. This can be largely explained by the absence of an aetiological survey and/or an inadequate survey when it is performed
    .

    Mots clés:
    Lithiase urinaire / Nourrisson / spectrophotométrie infra-rouge / traitement.
    Mots-clés:
    urinary stones / Infant / Infrared spectrophotometry / treatment
    Reflux vésico-urétéral chez l'enfant : résultats à long terme du traitement endoscopique par injection de Macroplastique®
    Vesicoureteric reflux in children: long-term results of endoscopic treatment by Macroplastique® injection.
    2004
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 380-384

    Objectif : Evaluer à long terme (à partir de la cinquième année après l'injection jusqu'à sept ans) l'efficacité du traitement endoscopique par l'implant de Macroplastique dans le reflux vésico-urétéral (RVU) chez l'enfant, associé parfois à des malformations urologiques ou à des complications rénales. L'objectif secondaire est d'évaluer la tolérance locale de l'implant Macroplastique, la survenue éventuelle de complications locales (hématuries, lithiases, stase urétérale) ou à distance.
    Matériel et méthodes : L'étude porte sur l'analyse rétrospective des dossiers de 389 patients revus rétrospectivement représentant 590 uretères refluant traités par injection de Macroplastique dans huit centres différents.
    Résultats : après un délai de 5 à 7 ans de surveillance, le reflux n'est pas réapparu chez 309 sur 389, soit 79,4% des cas. Aucune sténose urétérale n'a été observée.
    Conclusion : Les bons résultats constatés à court terme concernant la disparition du reflux par injection de Macroplastique et la très faible morbidité se maintiennent dans le temps. Il parait donc licite de proposer un traitement endoscopique du RVU par injection de Macroplastique en première intention à la place d'une réimplantation urétérale chirurgicale.

    Objective: To evaluate the long-term efficacy (from the fifth year after injection and up to seven years) of endoscopic treatment by Macroplastique® implant for vesicoureteric reflux (VUR) in children, sometimes associated with urological malformations or renal complications. The secondary objective was to evaluate the local tolerance of the Macroplastique® implant and the development of any local (haematuria, stones, ureteric stasis) or distant complications.

    Material and Methods: Retrospective analysis of the medical files of 389 patients, representing a total of 590 refluxing ureters treated by Macroplastique® injection in eight different centres.

    Results: With a follow-up of 5 to 7 years, reflux had not recurred in 309 of the 389 cases, i.e. 79.4% of cases and no case of ureteric stricture was observed.

    Conclusion: The good short-term results in terms of correction of reflux by Macroplastique® injection and the very low morbidity are maintained with time. It therefore appears legitimate to propose endoscopic treatment of VUR by first-line Macroplastique® injection instead of surgical ureteric reimplantation.


    Mots clés:
    reflux vésico-rénal / Traitement endoscopique / enfant.
    Mots-clés:
    Vesico-renal reflux / endoscopic treatment / child.
    Evaluation des résultats du procédé de Snodgrass dans la chirurgie de l'hypospade
    Evaluation of the results of the Snodgrass procedure in hypospadias surgery.
    2004
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 385-389

    Objectif : L'urétroplastie de Snodgrass décrite en 1994 pour les hypospades antérieurs s'est très rapidement développée. L'incision de la plaque urétrale a fait craindre une sténose du néourètre. Nous présentons nos premiers résultats avec cette technique.
    Matériels et Méthodes : Cinquante deux patients ont été opérés selon cette technique. Il s'agissait de 47 formes antérieures et 5 formes moyennes. Vingt cinq de ces patients ont été revus à 18 mois de recul, dont 20 ont réalisé une débitmètrie. Pour les 27 autres, seuls leurs dossiers ont été analysés.
    Résultats : Le méat est apical et ovale, le gland conique. Il n'existe pas de courbure résiduelle. Nous avons déploré en début d'expérience 13% de fistule et 4% de sténose. Sur le plan débitmètrique, 4 patients ont des résultats en dessous de la courbe du 5ème percentile mais sont complètement asymptomatiques.
    Conclusions : Les résultats de cette technique sont excellents. Avec l'expérience, notre taux de complications est en nette diminution grâce à une incision plus profonde de la plaque. Le risque de sténose est plus théorique que pratique.

    Objective: The Snodgrass urethroplasty, described in 1994 for the treatment of distal hypospadias, has very rapidly become a popular technique. However, incision of the urethral plate could be associated with a risk of stenosis of the neourethra. We present our preliminary results with this technique.

    Materials and Methods: Fifty two patients (47 distal forms and 5 midshaft forms) were operated according to this technique. Twenty five of these patients were reviewed with a follow-up of 18 months, and uroflowmetry was performed in 20 of them. Only the records of the other 27 patients were reviewed.

    Results: The meatus is apical and oval and the glans is conical. There is no residual chordee. Early in our experience, we observed 13% of fistulas and 4% of stenoses. Four patients presented uroflowmetry results below the curve of the 5th percentile, but were completely asymptomatic.

    Conclusions: The results of this technique are excellent. With experience, our complication rate has been markedly decreased by performing deeper incision of the urethral plate. The risk of stenosis is theoretical rather than practical.


    Mots clés:
    hypospade / Snodgrass / débitmétrie / sténose.
    Mots-clés:
    hypospadias / Snodgrass / Uroflowmetry / stenosis
    Dérivation ventriculo-urétérale sans néphrectomie associée pour hydrocéphalie
    Ventriculo-ureteric shunt without associated nephrectomy for the treatment of hydrocephalus.
    2004
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 390-393

    Nous rapportons le cas d'un patient âgé de 51 ans, présentant une hydrocéphalie séquellaire d'une chirurgie de la fosse cérébrale postérieure (astrocytome cérébelleux), traitée par dérivation ventriculo-péritonéale puis ventriculo-atriale. Après révisions itératives de la valve (cloisonnements péritonéaux diffus, thrombus intracardiaque responsable d'une dyspnée et d'embolies pulmonaires à répétition, infections du matériel de dérivation), un autre mode de dérivation s'est imposé. Nous avons opté pour une dérivation ventriculo-urétérale, associant une réimplantation urétérale sur une vessie psoique, sans néphrectomie associée, qui nous semble être une alternative à proposer en cas de difficultés de prise en charge chirurgicale des hydrocéphalies ou d'échec des autres modes de dérivations ventriculaires.

    The authors report the case of a 51-year-old patient with hydrocephalus following posterior fossa surgery (cerebellar astrocytoma) treated by ventriculo-peritoneal shunt, then ventriculo-atrial shunt. After repeated valve revisions (diffuse peritoneal loculation, intracardiac thrombus responsible for dyspnoea and recurrent pulmonary embolism, shunt infections), another mode of shunting was required. The authors opted for ventriculo-ureteric shunt comprising ureteric reimplantation into a psoas bladder, without associated nephrectomy, which appears to constitute an alternative in the case of difficult surgical management of hydrocephalus or after failure of other modes of ventricular shunting.

    Mots clés:
    Dérivation ventriculo-urétérale / hydrocéphalie / vessie psoique.
    Mots-clés:
    Ventriculo-ureteric shunt / hydrocephalus / psoas bladder.
    Occlusion aortique endovasculaire par ballonnet pour traumatisme rénal grave
    Endovascular aortic balloon catheter occlusion for severe renal trauma
    2004
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 394-397

    Le contrôle du pédicule vasculaire rénal dans le cadre d'un traumatisme rénal grave chez un patient instable hémodynamiquement est malaisé en raison de l'important hématome rétropéritonéal. Le risque au cours de la laparotomie chez ces malades exsangues est un arrêt cardiaque lié à une hypovolémie.
    Nous décrivons une technique d'occlusion endovasculaire par un ballonnet intra-aortique avant la laparotomie pour nephrectomie d'hémostase chez un malade instable hémodynamiquement et présentant un syndrome du compartiment abdominal. Cette observation permet de discuter du contrôle vasculaire dans le cadre de la prise en charge chirurgicale d'un traumatisme grave du rein.

    Control of the renal vascular pedicle in a context of severe renal trauma in a haemodynamically unstable patient is difficult due to the large retroperitoneal haematoma. Laparotomy in these exsanguinated patients is associated with a risk of cardiac arrest due to hypovolaemia. The authors describe an endovascular aortic balloon catheter occlusion technique prior to laparotomy for haemostasis nephrectomy in a haemodynamically unstable patient presenting an abdominal compartment syndrome. In the light of this case, the authors discuss vascular control in the context of surgical management of severe renal trauma.


    Mots clés:
    Traumatisme du rein / hémorragie / Occlusion endovasculaire aortique.
    Mots-clés:
    Renal trauma / haemorrhage / endovascular aortic occlusion
    Adénome parathyroidien géant responsable d'une récidive lithiasique précoce
    Giant parathyroid adenoma causing early recurrence of renal stones.
    2004
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 398-400

    L'hyperparathyroidie primaire (HPTP) n'est pas rare. Les manifestations lithiasiques représentent la complication la plus fréquente de l'HPTP.
    Nous rapportons le cas d'une patiente présentant un adénome parathyroidien géant responsable d'une récidive lithiasique précoce. L'échographie cervicale, l'IRM et la scintigraphie parathyroidienne au Technetium99m-Sestamibi ont confirmé l'adénome parathyroidien. L'exploration chirurgicale a permis l'exérèse d'un adénome géant (6.5 x 2.5 x 1.5 cm de 17g). Au travers de cette observation, nous rappelons les caractéristiques de l'HPT, nous précisons la place de l'imagerie pré-opératoire et nous insistons sur la réalisation systématique d'un bilan étiologique avec recherche d'une HPT pour tout patient dès le premier épisode lithiasique.

    Primary hyperparathyroidism (PHPT) is not a rare disease. Renal stones are the most frequent complication of PHPT. The authors report the case of a patient with giant parathyroid adenoma responsible for early recurrence of renal stones. Ultrasound examination of the neck, parathyroid MRI and Technetium99m-Sestamibi scintigraphy confirmed the parathyroid adenoma. Surgical exploration allowed resection of a giant adenoma (6.5 x 2.5 x 1.5 cm weighing 17 g). In the light of this case, the authors describe the characteristics of HPT, define the place of preoperative imaging and emphasize the need for systematic aetiological work-up looking for HPT in all patients with a first episode of renal stones.

    Mots clés:
    Lithiase urinaire / Calcul / Rein / hyperparathyroidie.
    Mots-clés:
    Urolithiasis / stone / Kidney / hyperparathyroidism.
    Polyglobulie et cancer du rein : à propos de 5 cas
    Polycythaemia and renal cancer. Report of 5 cases.
    2004
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 401-402

    Nous rapportons 5 cas de polyglobulie associée à un cancer du rein. Ce syndrome paranéoplasique est présent dans moins de 5% des cancers rénaux. Il est considéré comme un facteur de mauvais pronostic car souvent associé à un cancer métastatique et/ou de haut grade. La polyglobulie, secondaire à la sécrétion par la tumeur d'érythropoiétine (EPO), est réversible après néphrectomie. La persistance ou la récurrence de la polyglobulie après néphrectomie peut témoigner d'un traitement local incomplet ou de la présence de métastases sécrétant de l'EPO.

    The authors report 5 cases of polycythaemia associated with renal cancer. This paraneoplastic syndrome is present in less than 5% of all renal cancers. It is considered to be a factor of poor prognosis, as it is often associated with metastatic and/or high-grade cancer. Polycythaemia, secondary to secretion of erythropoietin (EPO) by the tumour, is reversible after nephrectomy. The persistence or recurrence of polycythaemia after nephrectomy may indicate incomplete local resection or the presence of EPO-secreting metastases.

    Mots clés:
    Polyglobulie / Cancer rénal / syndrome paranéoplasique / pronostic.
    Mots-clés:
    Polycythaemia / Renal cancer / paraneoplastic syndrome / prognosis.
    Un cas de métastase pancréatique tardive d'un carcinome à cellules claires rénal
    A case of late pancreatic metastasis from renal cell carcinoma
    2004
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 403-405

    Les auteurs rapportent l'observation d'un homme de 58 ans qui a développé quatre métastases pancréatiques dix ans après une néphrectomie élargie réalisée pour un carcinome à cellules claires rénal pT3N0. Une pancréatectomie totale a été réalisée et trois ans plus tard, le patient est en bon état général et indemne de toute récidive tumorale.
    Les métastases pancréatiques des cancers du rein sont rares et d'apparition généralement tardives. Elles sont le plus souvent découvertes à la tomodensitométrie au cours de la surveillance du cancer du rein. Le traitement est chirurgical. Il consiste le plus souvent en une duodénopancréatectomie céphalique, une splénopancréatectomie ou une pancréatectomie totale. Le pronostic est meilleur qu'en cas de tumeur pancréatique primitive puisque la médiane de survie est estimée à 30 mois après traitement.

    The authors report the case of a 58-year-old man who developed four pancreatic metastases ten years after radical nephrectomy for pT3N0 renal cell carcinoma. Total pancreatectomy was performed and, three years later, the patient was in good general health, free from any tumour recurrence. Pancreatic metastases from renal cell carcinoma are rare and generally occur late. They are usually discovered on computed tomography performed for surveillance of the renal cancer. Treatment is surgical and usually consists of cephalic duodenopancreatectomy, splenopancreatectomy or total pancreatectomy. The prognosis is better than that of primary pancreatic cancer, as the estimated median survival is 30 months after treatment.

    Mots clés:
    Métastases pancréatiques / cancer du rein / pancréatectomie.
    Mots-clés:
    Pancreatic metastases / Renal cancer / pancreatectomy
    Amylose pyélo-urétérale
    Pyelo-ureteric amyloidosis.
    2004
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 406-410

    Nous rapportons l'observation d'un cas d'amylose de la voie excrétrice chez une femme de 55 ans sans antécédent particulier. Ce cas original nous permet de faire une mise au point sur cette pathologie, tant sur le plan physiopathologique que diagnostique, anatomo-pathologique et thérapeutique. Une revue de la littérature permet de confirmer la rareté de cette pathologie et la variabilité de son expression clinique. Un bilan étiologique doit toujours être effectué car l'amylose est la complication de nombreuses maladies

    The authors report a case of urinary tract amyloidosis in a 55-year-old woman with no particular medical history. In the light of this original case, the authors present a review of the pathophysiology, diagnosis, histology and treatment of this disease. A review of the literature confirms the rarity of this entity and its variable clinical expression. An aetiological work-up must always be performed, as amyloidosis can be the complication of numerous diseases.

    Mots clés:
    amylose / voies urinaires / néphrectomie.
    Mots-clés:
    amyloidosis / urinary tract / nephrectomy.
    Cancer de prostate de forme kystique :une entité clinique de carcinome ductal
    Cystic prostate cancer: a clinical entity of ductal carcinoma
    2004
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 411-413

    Le cancer de prostate à forme kystique est une entité rare. L'adénocarcinome ductal (CD, anciennement adénocarcinome endométrioide) est une variante histologique et clinique de carcinome prostatique. Nous rapportons deux cas de cancer de prostate à forme kystique dont l'examen histologique montrait la prédominance d'un contingent de carcinome ductal (CD). La revue de la littérature retrouve 8 cas de cancers de prostate à forme kystique dont 3 cas présentaient également un contingent ductal. L'aspect kystique de la zone périphérique prostatique, semble être une entité clinique et morphologique distincte des carcinomes ductaux. Cette entité n'a jamais été rapportée précédemment.

    Cystic prostate cancer is a rare entity. Ductal adenocarcinoma, formerly known as endometrioid adenocarcinoma, is a clinical and histological variant of prostatic carcinoma. The authors report two cases of cystic prostate cancer, in which histological examination demonstrated the predominance of a ductal carcinoma contingent. A review of the literature revealed 8 cases of cystic prostate cancer, including 3 cases that also presented a ductal contingent. The cystic appearance of the peripheral prostatic zone appears to be a distinct clinical and morphological entity of ductal carcinomas. This entity has never been previously reported.

    Mots clés:
    cancer de prostate / kystes de prostate / carcinome ductal / échographie de prostate
    Mots-clés:
    Prostate cancer / prostate cysts / ductal carcinoma / prostate ultrasound.
    Adénocarcinome ductal de la prostate
    Ductal adenocarcinoma of the prostate: case report and review of the literature.
    2004
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 414-416

    L'adénocarcinome ductal est une variante histologique du cancer de la prostate. Les auteurs rapportent le cas d'un patient de 53 ans dont la tumeur a été révélée par une rétention aiguë d'urine et une hématurie. A travers ce cas, et une revue récente de la littérature, les auteurs discutent les aspects anatomopathologiques, cliniques et thérapeutiques de cette entité rare.

    Ductal adenocarcinoma is a histological variant of prostate cancer. The authors report the case of a 53-year-old man, in whom the tumour was revealed by acute urinary retention and haematuria. In the light of this case and a review of the recent literature, the authors discuss the histological, clinical and therapeutic aspects of this rare entity.

    Mots clés:
    prostate / cancer ductal / radiothérapie.
    Mots-clés:
    prostate / ductal adenocarcinoma / radiotherapy.
    Un kyste symptomatique des vésicules séminales traité par laparoscopie
    Laparoscopic treatment of a symptomatic seminal vesicle cyst
    2004
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 417-419

    Les kystes des vésicules séminales sont pour la plupart d'origine embryologique.Ils sont souvent associés à l'agénésie rénale homolatérale. Leur diagnostic a largement bénéficié du développement des techniques d'imagerie médicale en particulier de l'échographie qui retrouve une image kystique retrovésicale et l'agénésie du rein homolateral.
    La vésiculectomie chirurgicale par laparotomie ou par voie périnéale n'est pas aisée et comporte une grande morbidité. Nous présentons le cas d'une vésiculectomie par voie coelioscopique avec des suites simples.

    Most seminal vesicle cysts have an embryological origin and are often associated with homolateral renal agenesis. The diagnosis of seminal vesicle cyst has been greatly improved by progress in medical imaging, particularly ultrasound, which reveals a retrovesical cystic image and homolateral renal agenesis. Transperineal or laparoscopic vesiculectomy is technically difficult and is associated with high morbidity. The authors report a case of laparoscopic vesiculectomy with an uneventful postoperative course.

    Mots clés:
    Kyste / vésicule séminale / laparoscopie.
    Mots-clés:
    Cyst / seminal vesicle / laparoscopy.
    Néoplasies induites par la radiothérapie pour cancer de la prostate :présentation d'un cas de sarcome pelvien
    Neoplasms induced by radiotherapy for prostate cancer: Report of a case of pelvic sarcoma and review of the literature
    2004
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 420-422

    La radiothérapie pour cancer de la prostate peut être associée dans quelques rares cas à l'apparition de néoplasies secondaires comprenant au premier rang les carcinomes et de façon exceptionnelle les sarcomes.
    Nous rapportons le cas d'un sarcome pelvien s'étant manifesté par une douleur 8 ans après une irradiation pour un adénocarcinome de la prostate. Ce cas est discuté avec une revue de la littérature concernant les néoplasies secondaires à une radiothérapie pour cancer pelvien.

    Radiotherapy for prostate cancer can be rarely associated with the development of second cancers, primarily carcinomas and exceptionally sarcomas. The authors report a case of pelvic sarcoma presenting with pain 8 years after irradiation for prostatic carcinoma. This case is discussed in the light of a review of the literature concerning second cancers after radiotherapy for pelvic cancer.

    Mots clés:
    Néoplasies prostatiques / radiothérapie / sarcome / radio-induit.
    Mots-clés:
    Prostatic neoplasms / radiotherapy / Sarcoma / radiation-induced.
    La radiothérapie a-t-elle encore une place dans le traitement du séminome stade I?
    Does radiotherapy still have a place in the treatment of stage I seminoma ?
    2004
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 281-286

    Durant les 60 dernières années, la radiothérapie délivrant 30 Gy aux aires lymphonodales iliaques homolatérale et lomboaortique a été le traitement standard des séminomes stade I clinique. La radiothérapie adjuvante après orchidectomie est associée à un risque carcinogène potentiel. Le risque dépend du champ d'irradiation et de la dose délivrée. Le risque apparaït faible avec des techniques d'irradiation délivrant de faibles doses (20 Gy). Cependant les effets tardifs de la radiothérapie ont conduit à rechercher des approches adjuvantes alternatives incluant surveillance et administration de carboplatin. Finalement, l'expérience avec les stratégies de surveillance chez les patients avec un séminome stade I ont permis une méta-analyse des facteurs prédictifs de rechute, distinguant les patients qui ont besoin d'un traitement adjuvant post-orchidectomie de ceux qui peuvent être suivis selon un protocole de surveillance. Quoique cette attitude puisse constituer une alternative raisonnable pour les patients à faible risque et paraisse acceptable pour les patients qui trouvent le risque carcinogène de la radiothérapie inacceptable, son désavantage est la nécessité d'une surveillance à long terme.

    For the last 60 years, radiotherapy delivering 30 Gy to homolateral iliac and paraaortic lymph nodes has been the standard treatment for clinical stage I seminoma. Adjuvant radiotherapy after orchidectomy is associated with a potential carcinogenic risk. The risk depends on the irradiation field and the dose delivered. The risk appears to be low with low-dose (20 Gy) irradiation techniques. However, the late effects of radiotherapy have led to the search for alternative adjuvant approaches, including surveillance and carboplatin chemotherapy. Finally, experience with surveillance strategies in patients with stage I seminoma have allowed a meta-analysis of predictive factors for relapse, distinguishing patients requiring post-orchidectomy adjuvant therapy from those who can be easily followed by a surveillance strategy. Although this attitude can constitute a reasonable alternative for low-risk patients and appears to be acceptable for patients who find the carcinogenic risk of radiotherapy unacceptable, its disadvantage is the need for long-term surveillance.

    Mots clés:
    séminome / radiothérapie / carboplatin / surveillance.
    Mots-clés:
    seminoma / radiotherapy / Carboplatin / surveillance.
    Indications de la lymphadénectomie ilio-obturatrice dans le cancer de la prostate cliniquement localisé
    Indications for pelvic lymphadenectomy in clinically localized prostate cancer
    2004
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 287-294

    Introduction : La lymphadénectomie pelvienne pour cancer localisé de la prostate (stade T1-T2) apporte une information pronostique. Elle peut être réalisée soit par voie laparoscopique soit par voie chirurgicale ouverte. Sa pratique systématique est controversée et varie en fonction du stade de la tumeur et de la prise en charge thérapeutique. L'examen extemporané des ganglions au moment de la prostatectomie totale est également controversé car sa sensibilité (66%) est faible. L'objectif de cet article est de préciser les indications de la lymphadénectomie et de l'examen extemporané.
    Méthodes : Revue systématique de la littérature.
    Résultats : Recommandations sur les indications de la lymphadénectomie ilio-obturatrice bilatérale et de l'examen extemporané pour le cancer de la prostate de stade T1-T2 en fonction du risque de métastases ganglionnaires.
    Le risque faible (Le risque élevé (> 5 %) de métastases ganglionnaires est défini par un PSA > 10 ng/ml, et/ou un score de Gleason > 7 (4 + 3 ou un % de grade 4 > 50%), et/ou une imagerie des aires ganglionnaires suspecte. La lymphadénectomie ilio-obturatrice est alors recommandée (niveau de preuve III-2). Selon le type de traitement envisagé (prostatectomie totale ou radiothérapie externe), les situations suivantes sont envisageables : s'il est prévu de ne pas réaliser la prostatectomie totale en cas d'envahissement ganglionnaire micro- ou macroscopique (pN1), la lymphadénectomie (par voie ouverte ou laparoscopique) peut-être faite soit dans un premier temps soit synchrone avec un examen extemporané. En cas de radiothérapie externe, la lymphadénectomie par voie laparoscopique (ou ouverte) est recommandée (sans examen extemporané) s'il est envisagé soit une extension du champ d'irradiation aux ganglions pelviens en cas de stade pN1 (1ère option) soit de ne pas réaliser de radiothérapie (2ème option). En dehors de ces cas, elle est optionnelle. En effet, la lymphadénectomie entraïne une morbidité non négligeable et le bénéfice d'irradier les aires ganglionnaires pelviennes dans tous les cas n'est pas prouvé.
    Il faut souligner que toutes les indications de la lymphadénectomie pour le cancer localisé de la prostate proposées dans la littérature sont basées sur les résultats du curage ilio-obturateur standard ou limité. Ces indications pourront être reconsidérées s'il se confirme que la pratique de la lymphadénectomie étendue au groupe iliaque interne, pour les patients à risque d'atteinte ganglionnaire, est réellement informative et contributive pour la décision thérapeutique.

    Introduction: Pelvic lymphadenectomy for localized prostate cancer (stage T1-T2) provides prognostic information. It can be performed by laparoscopy or by open surgery. Systematic lymphadenectomy is controversial and should be performed according to the stage of the tumour and the type of management. Frozen section examination of lymph nodes during total prostatectomy is also controversial due to its low sensitivity (66%). The objective of this article is to define the indications for lymphadenectomy and frozen section examination.

    Methods: Systematic review of the literature.

    Results: Recommendations concerning the indications for bilateral pelvic lymphadenectomy and frozen section examination for stage T1-T2 prostate cancer as a function of the risk of lymph node metastases.
    A low risk (A high risk (> 5%) of lymph node metastases is defined by a PSA > 10 ng/ml and/or a Gleason score > 7 (4 + 3 or > 50% of grade 4), and/or suspicious lymph node imaging. Pelvic lymphadenectomy is then recommended (Level of Evidence III-2). The following situations can be distinguished according to the type of treatment envisaged (total prostatectomy or external radiotherapy): when the surgeon decides not to perform total prostatectomy in the case of microscopic or macroscopic lymph node invasion (pN1), lymphadenectomy (open or laparoscopic) may be performed either before or at the same time as prostatectomy with frozen section examination. In the case of external radiotherapy, laparoscopic (or open) lymphadenectomy is recommended (without frozen section examination) when it is decided to extend the irradiation field to pelvic lymph nodes in the case of stage pN1 (1st option) or withhold radiotherapy (2nd option). Lymphadenectomy is optional in other cases, as lymphadenectomy induces considerable morbidity and the benefit of systematic pelvic lymph node irradiation has not been demonstrated.
    It should be stressed that all indications for lymphadenectomy for localized prostate cancer proposed in the literature are based on the results of standard or limited pelvic lymphadenectomy. These indications could be revised if it is confirmed that lymphadenectomy extended to the internal iliac nodes, for patients at high risk of lymph node invasion, is truly informative and contributive to the treatment decision.

    Mots clés:
    Stade / pathologie / Lymphadénectomie / prostate / néoplasme.
    Mots-clés:
    staging / nodes / Pathology / Lymphadenectomy / prostate
    Hématomes spontanés du rein : conduite à tenir diagnostique et thérapeutique. A propos de 7 cas
    Spontaneous renal haematoma: diagnostic and therapeutic approach in 7 cases.
    2004
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 295-301

    Objectif : Les hématomes spontanés rénaux sont rares. Nous discutons leur diagnostic étiologique et leur prise en charge.
    Matériel et Méthodes : Sept cas d'hématomes spontanés du rein ont été pris en charge entre juillet 1999 et décembre 2002 ont été étudiés rétrospectivement. Il s'agissait de 3 femmes et 4 hommes. dont les dossiers cliniques ont été étudiés rétrospectivement.
    Résultats : Les circonstances de découverte étaient peu spécifiques. Un patient a présenté un état de choc hémorragique. L'exploration radiologique a comporté dans tous les cas une échographie et une TDM abdominales. L'échographie n'a pas permis le diagnostic étiologique. Le scanner a permis de retrouver la cause du saignement dans les 7 cas. Une IRM a été faite dans 4 cas. Aucune angiographie n'a été faite en urgence immédiate. Quatre néphrectomies élargies ont été nécessaires. Deux patients ont bénéficié d'une chirurgie conservatrice. Un patient a été surveillé par scanner itératif. L'évolution à court terme a été favorable avec un recul moyen de 23 mois.
    Conclusion : Les hématomes spontanés du rein posent 2 problèmes. Le premier est celui de leur étiologie : les causes tumorales sont les plus fréquentes, l'angiomyolipome et l'adénocarcinome. Le second problème concerne leur prise en charge. Trois attitudes thérapeutiques sont possibles : la chirurgie radicale s'il s'agit d'un syndrome hémorragique non contrôlable, la chirurgie conservatrice ou la surveillance lorsqu'il ne s'agit pas d'une urgence vitale et que le diagnostic étiologique n'est pas évident. Une surveillance radiologique rigoureuse et répétée permet alors d'identifier la cause du saignement et de réaliser une chirurgie conservatrice quand elle est indiquée.

    Objective: Spontaneous renal haematomas are rare. The authors discuss the aetiological diagnosis and management of these haematomas.

    Material and Methods: Seven cases (3 females and 4 males) of spontaneous renal haematoma were managed between July 1999 and December 2002 and the case files were studied retrospectively.

    Results: The circumstances of discovery were nonspecific. One patient presented with haemorrhagic shock. Radiological work-up comprised abdominal ultrasound and CT scan in almost every case. Ultrasound failed to demonstrate the aetiological diagnosis. CT revealed the cause of bleeding in 7 cases. MRI was performed in 4 cases, but urgent angiography was not performed. Four total nephrectomies were necessary, while two patients were treated by conservative surgery. One patient was simply followed by repeat CT scan. The short-term course was favourable with a mean follow-up of 23 months.

    Conclusion: Spontaneous renal haematomas raise 2 problems, that of their aetiology: tumours are the commonest causes (angiomyolipoma and renal cell carcinoma), and that of their management. Three therapeutic approaches are possible: radical surgery in the case of uncontrollable bleeding, conservative surgery or surveillance in the absence of a life-threatening emergency and when the aetiological diagnosis has not been established. Rigorous and repeated radiological surveillance can identify the cause of the bleeding allowing conservative surgery to be performed when indicated.


    Mots clés:
    Rupture spontanée / hématome / Rein / Angiomyolipome / cancer.
    Mots-clés:
    spontaneous rupture / haematoma / Kidney / Angiomyolipoma / Cancer
    Reconstruction du bas appareil urinaire par entérocystoplastie d'agrandissement et mise en place isolée d'une manchette de sphincter artificiel
    Lower urinary tract reconstruction by augmentation cystoplasty and insertion of artificial urinary sphincter cuff only : long term follow-up.
    2004
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 310-314

    Objectifs : Analyse rétrospective à long terme d'une entérocystoplastie d'agrandissement et une mise en place simultanée et isolée d'une manchette de sphincter artificiel pour reconstruction du bas appareil dans des cas de dysfonction vésicale et sphinctérienne associées. Nous avons essayé d'évaluer la continence post-opératoire, ainsi que la morbidité associée, en particulier les infections, les érosions urèthrales ainsi que le taux de révision.
    Patients et Méthodes : Onze patients avec une incontinence urinaire en rapport avec une petite capacité vésicale et un défaut de compliance, et présentant également une dyssynergie, ont subi une reconstruction du bas appareil par une entérocystoplastie d'agrandissement avec insertion simultanée d'une manchette de sphincter artificiel (AMS-Modèle AS-800). L'âge moyen était de 29 ans (18-45). L'étiologie du dysfonctionnement vésical était un traumatisme médullaire chez 6 patients, un myélo-méningocèle chez deux malades, une chirurgie médullaire pour un d'entre eux et enfin, une extrophie vésicale et un traumatisme pelvien associé à un traumatisme médullaire pour les deux derniers cas.
    Résultats : Avec un suivi moyen de 115 mois (45-141), 8 patients (73%) ont obtenu une continence avec cathétérisme intermittent sans autre intervention. Deux malades ont nécessité la mise en place d'une pompe et d'un ballon dans un deuxième temps pour obtenir une continence complète (taux global de continence de 82%). Pour un autre patient, la manchette localisée au niveau du col de la vessie a été responsable d'une érosion et a du être enlevée. Aucun de ces patients n'a présenté une infection du matériel dans la période post-opératoire immédiate, ou dans le suivi à plus long terme.
    Conclusions : L'insertion isolée d'une manchette de sphincter lors d'une entérocystoplastie d'agrandissement peut être suffisante pour obtenir une continence chez la plupart des patients qui ne seraient pas guéris par une augmentation isolée de la capacité vésicale. L'intervention est techniquement facile et n'est pas associée à une augmentation du risque de lésion de la plastie vésicale, ni à des complications infectieuses.

    Objectives : To review retrospectively our long-term experience with augmentation cystoplasty and simultaneously insertion of artificial urinary sphincter cuff only for lower urinary tract reconstruction in cases of mixed bladder and sphincteric dysfunction. We tried to assess the postoperative continence status, as well as the associated morbidity, focusing upon infections, urethral erosion and revision rates.

    Patients and Methods : Eleven patients with urinary incontinence due to a small capacity and low compliant bladder, combined with incompetent outlet, underwent lower urinary tract reconstruction by augmentation cystoplasty and simultaneous insertion of a bladder neck sphincter cuff only (AMS, model AS-800). Mean age was 29 years (range 18-45). The etiology of voiding dysfunction was a seminal cord injury in 6 patients, myelomeningocele in 2 and spinal cord surgery in 1, bladder exstrophy (1) and pelvic trauma combined with spinal cord injury (1).

    Results : With mean follow-up period of 115 months (range 45-141), 8 patients (73%) achieved continence on clean intermittent catheterization without any further interventions. Two patients required insertion of sphincter pump and reservoir at a second stage to achieve full continence and subsequently one was removed due to erosion (overall continence rate of 82%). In another patient, the cuff located at the level of the bladder neck has eroded and was removed. None of the patients has experienced an infection of the device in the immediate postoperative period, neither thereafter.

    Conclusions : Insertion of sphincter cuff only during augmentation cystoplasty may be sufficient to achieve continence in many incontinent patients who may not be cured by bladder augmentation alone. The procedure is technically easy and is not associated with increased risk of injury to the augmented bladder, neither with subsequent infectious complications.

    Mots clés:
    vessie neurologique / incontinence urinaire / Sphincter urinaire artificiel / chirurgie vésicale / intervention de chirurgie reconstructive.
    Mots-clés:
    Neurogenic bladder / Urinary incontinence / urinary sphincter / artifical / bladder surgery
    Apport de l'immunocytochimie en fluorescence (uCyt+TM) dans la surveillance après résection des tumeurs vésicales
    Contribution of fluorescence immunocytochemistry (uCyt+’Ñ¢) in the postoperative surveillance of bladder cancer.
    2004
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 315-319

    Objectifs : Evaluer 1) la valeur de l'immunocytochimie en fluorescence (test uCyt+, DiagnoCure Inc., Québec) dans la détection des récidives après résection transuréthrale (RTU) pour tumeur vésicale, et 2) la valeur prédictive d'un test uCyt+ positif chez les patients à cystoscopie négative.
    Matériel et Méthodes : L'étude a porté sur 132 patients suivis après RTU. Les tumeurs initiales étaient des pTa G1-2 dans 66,7% des cas, et des G3 dans 28,8% des cas. Les données de la cystoscopie, de la cytologie urinaire (CU) et du test uCyt+ ont été recueillies le jour de la première onsultation de contrôle (J0) puis les patients ont été surveillés à 6 et 12 mois. Toutes les lésions vues en cystoscopie ont été réséquées.
    Résultats : La sensibilité moyenne de la CU pour le diagnostic de récidive est de 47,4% et celle d'uCyt+ de 73,7% (84,2% en association). Chez les patients à cystoscopie négative à J0, une CU positive n'a pas de valeur prédictive de récidive à 12 mois, avec 20,0% de récidives contre 16,7% en cas de CU négative (p = ns). Par contre un test uCyt+ positif a une valeur prédictive de récidive à 12 mois, avec 50,0% de récidive contre 16,4% en cas de test uCyt+ négatif (p Conclusions : Le test uCyt+ permet une appréciation du risque de récidive à 1 an, tandis que la CU seule n'a qu'une valeur diagnostique. Ces résultats font discuter la possibilité d'associer les tests afin d'espacer les cystoscopies de contrôle.

    Objective: To assess 1) the value of fluorescence immunocytochemistry (uCyt+ test, DiagnoCure Inc., Quebec) in the detection of recurrent bladder tumour after transurethral resection (TUR) and 2) the predictive value of a positive uCyt+ test in patients with negative cystoscopy.

    Material and Methods: This study was based on 132 patients with a mean follow-up of 21.9 weeks after TUR. The initial tumours were pTa G1-2 in 66.7% of cases, and G3 in 28.8% of cases. Cystoscopy, urine cytology (UC) and uCyt+ test data were collected on the day of the first control visit (D0), and the patients were then reviewed at 6 and 12 months. All lesions detected on cystoscopy were biopsed.

    Results: The mean sensitivity of UC was 47.4% and the mean sensitivity of uCyt+ was 73.7% (84.2% in combination). In patients with negative cystoscopy on D0, a positive uCyt+ test has no predictive value at 6 months. At 12 months, 20.0% of patients with positive UC had relapsed, versus 16.7% of patients with negative UC (p = ns). On the other hand, at 12 months, 50.0% of patients with negative cystoscopy but positive uCyt+ test had relapsed, versus 16.4% of patients with a negative uCyt+ test (p
    Conclusions: The uCyt+ test allows assessment of the risk of recurrence at 1 year, while UC alone only has a diagnostic value. These results raise the possibility of combining the tests in order to decrease the frequency of follow-up cystoscopy.

    Mots clés:
    Immunocytochimie / Fluorescence / Tumeur de vessie / Cytologie urinaire / récidive.
    Mots-clés:
    immunocytochemistry / fluorescence / bladder tumour / urine cytology / recurrence.
    Les urologues appliquent-ils les recommandations sur la prise en charge de l'hyperplasie bénigne de la prostate ? Enquête sur les modalités de prescription des examens complémentaires en France
    Do urologists apply benign prostatic hyperplasia clinical practice guidelines? Survey on the complementary investigation request modalities in France.
    2004
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 320-325

    Objectif : Pour essayer d'harmoniser les pratiques professionnelles, un certain nombre d'instances (américaine, européenne, internationales... ) a publié des rcommandations pour le bilan et le traitement des hommes ayant des troubles urinaires du bas appareil (TUBA) liés à une HBP. Afin de connaïtre l'impact de ces recommandations sur la pratique quotidienne, nous avons réalisé une enquête sur la prise en charge initiale de l'HBP parmi les urologues français.
    Méthodes : Une situation clinique simple et claire a été définie et envoyée aux 796 urologues inscrits à l'Association Française d'Urologie : il s'agit d'un homme de 65 ans présentant des troubles mictionnels (TUBA) modérés et gênants évoquant une HBP. Différents items sur le choix d'examens complémentaires étaient proposés. Enfin, la dernière question évaluait la prescription de médicaments en première intention. L'analyse était ensuite réalisée en fonction du mode d'exercice et de l'âge du praticien.
    Résultats : 184 urologues ont répondu. L'âge moyen des urologues ayant répondu était de 47,5 ans. 31,6% des réponses provenaient d'un urologue en secteur public, 52,2% d'un secteur privé et 16,2% d'un secteur mixte, ce qui correspond à la répartition des exercices de l'urologie en France. Comme bilan d'une HBP : tous les urologues font un interrogatoire et un toucher rectal, 23,3% un score IPSS, 44,7% un dosage de la créatininémie, 72,7% une bandelette urinaire et/ou un ECBU, 98% un dosage du PSA, 65% une débitmétrie, 80,8% une échographie rénale, 84,5% une échographie vésicale, 61,8% une échographie prostatique suspubienne, 54,2% une échographie transrectale, 89,9% une mesure du résidu postmictionnel, 4,7% une fibroscopie et 59,6% des urologues auraient institué un traitement médical dès cette première consultation. Le bilan initial était similaire quel que soit le mode d'exercice ou l'âge (supérieur ou inférieur à 45 ans). Les urologues en secteur public ou mixte réalisent statistiquement plus d'IPSS, de débitmétrie ou de fibroscopie et moins d'échographie rénale ou vésicale.
    Conclusion : La prise en charge de l'HBP est en France globalement similaire chez les urologues quel que soient leurs âges ou leur mode d'exercice et ne correspond pas aux recommandations nationales et internationales actuelles. Ces recommandations visant à limiter le nombre d'examens pour les pays dont les populations vieillissantes sont particulièrement touchées par les troubles mictionnels doivent être largement diffusées. Mais cette diffusion ne suffit pas à les faire admettre et appliquer; il est donc essentiel de faire des enquêtes de pratique réelle chez les professionnels en exercice pour évaluer ces recommandations, mettre en évidence les différences et essayer de les comprendre.

    Introduction : In an attempt to standardize clinical practice, a number of authorities (American, European, international) have published guidelines for the assessment and treatment of men with lower urinary tract symptoms (LUTS) related to BPH. In order to determine the impact of these guidelines on daily practice, we conducted a survey of the initial management of BPH by French Urologists.

    Methods : A clear and simple clinical situation was defined and sent to the 796 urologists members of the Association Française d'Urologie: a 65-year-old man presenting with moderate and bothersome lower urinary tract symptoms (LUTS) suggestive of BPH. Various items concerning the choice of complementary investigations were proposed. The last question evaluated the first-line drug prescription. The replies were then analysed as a function of the type of practice and the urologist's age.

    Results : 184 urologists answered the questionnaire. The mean age of the responding urologists was 47.5 years. 31.6% of responses were derived from hospital urologists, 52.2% from private urologists and 16.2% from urologists with a mixed practice, which corresponds to the distribution of urology practices in France. Assessment of BPH comprised clinical interview and digital rectal examination for all urologists, IPSS score for 23.3%, serum creatinine for 44.7%, dip-stick urinalysis and/or urine culture for 72.7%, PSA assay for 98%, uroflowmetry for 65%, renal ultrasound for 80.8%, bladder ultrasound for 84.5%, suprapubic prostatic ultrasound for 61.8%, transrectal ultrasound for 54.2%, post-voiding residue for 89.9%, fibroscopy for 4.7% and 59.6% of urologists would have instituted medical treatment by this first visit. The initial assessment was similar regardless of the type of practice or the urologist's age (greater than or less than 45 years). Hospital urologists and urologists in mixed practice performed statistically more IPSS scores, uroflowmetry or fibroscopy and fewer bladder or renal ultrasound examinations.

    Conclusion : The management of BPH in France is globally similar among urologists regardless of their age or type of practice and does not correspond to current international and national guidelines. These guidelines, designed to limit the number of examinations in countries with ageing populations who are particularly affected by lower urinary tract symptoms, must be more widely diffused. However, this diffusion is not sufficient to ensure acceptance and application of these guidelines. It is therefore essential to conduct real practice surveys among practitioners to evaluate these guidelines, demonstrate differences and try to understand these differences.

    Mots clés:
    HBP / recommandations / IPSS / PSA / ECBU.
    Mots-clés:
    BPH / Recommendations / IPSS / PSA / ECBU.
    Evaluation du bénéfice clinique de Permixon® et de la Tamsulosine dans le traitement de l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) sévère : analyse d'un sous-groupe de l'étude Permal
    Evaluation of the Clinical Benefit of Permixon® and Tamsulosin in Severe BPH Patients - PERMAL Study Subset Analysis.
    2004
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 326-331

    Objectif : Comparer l'efficacité de l'extrait lipido-stérolique de Serenoa repens (Permixon®) et d'un alpha-bloquant, la tamsulosine, dans le traitement des troubles sévères du bas appareil urinaire (TUBA : Troubles Urinaires du Bas Appareil), évocateur d'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP).
    Méthode : Dans le cadre d'une étude randomisée en double aveugle sur 12 mois, montrant l'équivalence en terme d'efficacité de Permixon 320 mg/jour et de la tamsulosine 0,4 mg/jour (étude PERMAL), 685 patients présentant une HBP avec un score international symptomatique de la prostate (I-PSS) 10 ont fait l'objet d'une analyse d'efficacité. Parmi ces patients, 124 qui présentaient lors de la randomisation des TUBA sévères (I-PSS > 19) ont été retenus dans cette analyse de sous-groupe. Après une période en simple aveugle sous placebo de 4 semaines, 59 et 65 patients ont été respectivement randomisés dans les groupes tamsulosine et Permixon. Les deux sous-groupes ont été comparés quant à l'évolution, par rapport aux conditions basales, du score total I-PSS et de ses composantes irritatives et obstructives, de la qualité de vie (QdV) liée aux TUBA, du volume de la prostate (VP), du débit urinaire maximal (Qmax) et du score MSF-4 (questionnaire sur l'activité sexuelle), à différents temps de mesure sur une période de 12 mois. Tous les paramètres ont fait l'objet d'une analyse des variations entre les valeurs initiales et les valeurs finales. L'évolution dans le temps des scores I-PSS-total, I-PSS- irritatif et I-PSS- obstructif a en outre été comparée sur la base d'une analyse de variance avec mesures répétées.
    Résultats : Après 12 mois de traitement , le score I-PSS total montrait une diminution moyenne de 7,8 points sous Permixon et de 5,8 points sous tamsulosine avec une différence inter groupes de traitement à la limite de la significativité statistique (p = 0,051). Les symptômes irritatifs ont connu une amélioration significativement plus importante (p = 0,049) avec Permixon, qu'avec la tamsulosine (-2,9 points versus -1,9 points). La supériorité du Permixon dans l'amélioration des symptômes irritatifs s'est manifestée dès le 3ème mois de traitement (p=0,005) et s'est maintenue jusqu'au 12ème mois (p = 0,03).
    Conclusion : Permixon 320 mg/jour fait preuve d'une efficacité légèrement supérieure à celle de la tamsulosine 0.4 mg/jour dans le traitement des patients atteints d'HBP symptomatique sévère après 3 mois et jusqu'à 12 mois.

    Objective : To compare the efficacy of the lipido-sterolic extract of Serenoa repens, Permixon, to that of the a-blocker, tamsulosin, in the treatment of severe low urinary tract symptoms (LUTS) of benign prostatic hyperplasia (BPH).
    Methods : In a 12-month, double-blind, randomized study that showed equivalent efficacy of Permixon 320 mg/day and tamsulosin 0.4 mg/day ('PERMAL study'), 685 BPH patients with IPSS „ 10 had been analyzed for efficacy. Of these, the 124 patients with severe LUTS (IPSS > 19) at randomization were retained for this subset analysis. After a 4-week run-in period, 59 and 65 patients had been randomized to tamsulosin and Permixon groups, respectively. Both treatment groups were compared regarding the evolution from baseline of total IPSS and its irritative and obstructive subscores. LUTS-related QpL, prostate volume, Qmax and MSF-4 (sexual activity questionnaire) at different time points over 1 year. An analysis of variance of changes from baseline to end point was performed for all the parameters. The over-time evolutions of total, irritative and obstructive IPSS were further compared using a variance analysis for repeated measurements.
    Results : At 12 months, total IPSS decreased by 7.8 with Permixon and 5.8 with tamsulosin (p = 0.051); the irritative symptoms improved significantly more (p = 0.049) with Permixon (- 2.9 versus - 1.9 with tamsulosin). The superiority of Permixon in reducing irritative symptoms appeared as soon as month 3 and was maintained up to month 12 (p = 0.03).
    Conclusion : Permixon 320 mg/day was shown to be slightly superior to tamsulosin 0.4 mg/day in reducing LUTS in severe BPH patients after 3 months and up to 12 months of treatment.

    Mots clés:
    Serenoa repens / Permixon® / phytothérapie / alpha-bloquants / tamsulosine
    Mots-clés:
    Serenoa repens / Permixon / phytotherapy / a-blockers / tamsulosin
    Troubles urinaires du bas appareil et dysfonction sexuelle masculine : l'Enquête MSAM-7 ou Enquête Multinationale de l'Homme Agé
    Lower urinary tract symptoms and male sexual dysfunction : the Multinational Survey of the AginG Male (MSAM-7)
    2004
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 332-344

    Objectifs : Les troubles urinaires du bas appareil (TUBA), souvent causés par une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), et la dysfonction sexuelle sont fréquents chez l'homme âgé, avec une prévalence globale de plus de 50% chez les hommes âgés de 50 ans ou plus. Chez les hommes présentant des TUBA, une dysfonction sexuelle a été rapportée, y compris une perte de l'éjaculation, une éjaculation douloureuse et une dysfonction érectile. Cette étude a été menée afin d'évaluer la relation existant entre les TUBA et les troubles sexuels de l'homme âgé.
    Méthodes : Une vaste enquête internationale a été menée aux USA et dans six pays européens afin de rechercher systématiquement la relation entre les TUBA et la dysfonction sexuelle de l'homme âgé. Dans chaque pays, des questionnaires détaillés ont été adressés par courrier à un échantillon national représentatif d'hommes âgés de 50 à 80 ans. La sélection avait été effectuée sur la base de l'âge, de la profession, de la région géographique et de la densité de la population. Les TUBA et la fonction sexuelle ont été évalués par des échelles symptomatiques validées, y compris l'échelle IPSS ('Score international de symptôme prostatique'), l'échelle DAN-PSS ('Score de symptôme prostatique danois') et l'indice IIEF ('Indice international de la fonction érectile'). Les sujets ont également complété un questionnaire concernant leur état de santé et leurs données démographiques.
    Résultats : Au total, 34 800 questionnaires ont été adressés, dont 14 254 ont été complétés et renvoyés et 12 815 jugés évaluables et inclus dans l'analyse. Les résultats étaient cohérents d'un pays à l'autre. Bien que 90% des hommes présentaient des TUBA, seuls 19% avaient recherché un avis médical pour leurs problèmes urinaires et seulement 11% avaient reçu un traitement médical. Une activité sexuelle a été rapportée par 83% des hommes de l'échantillon, 71% rapportant au moins un épisode d'activité sexuelle au cours des quatre semaines précédentes. Les troubles sexuels et la gêne qu'ils occasionnent étaient fortement liés à la fois à l'âge et à la sévérité des TUBA. La relation entre les troubles sexuels et les TUBA est indépendante des co-morbidités telles que le diabète, l'hypertension, les maladies cardiaques et l'hypercholestérolémie.
    Conclusion : L'activité sexuelle est fréquente chez la majorité des hommes âgés de plus de 50 ans et constitue une composante importante de leur qualité globale de vie. La présence et la sévérité des TUBA représentent des facteurs de risque indépendants de la dysfonction sexuelle de l'homme âgé. Ces résultats soulignent l'importance clinique de l'évaluation des TUBA chez les patients atteints de dysfonction sexuelle, et la nécessité de prendre en compte les aspects sexuels lors de la prise en charge des patients présentant une hypertrophie bénigne de la prostate.

    Objectives : Lower urinary tract symptoms (LUTS), which are often caused by benign prostatic hypertrophy (BPH), and sexual dysfunction are common in older men, with an overall prevalence of > 50% in men aged „ 50 years. Men with LUTS have been reported to experience sexual dysfunction, including ejaculatory loss, painful ejaculation, and erectile dysfunction. This study was conducted to investigate the relationship between LUTS and sexual problems in aging men.
    Methods : A large-scale, multinational survey was conducted in the US and six European countries to systematically investigate the relationship between LUTS and sexual dysfunction in older men. Detailed questionnaires were mailed to a national representative sample of men aged 50 to 80 years in each country. Selection was made on the basis of age, occupation, geographie region, and population density. LUTS and sexual function were assessed by validated symptom scales, including the International Prostate Symptom Score, the Danish Prostatic Symptom Score, and the International Index of Erectile Function. Subjects also completed a health and demographics questionnaire.
    Results : A total of 34,800 surveys were mailed out, 14,254 were completed and returned, and 12,815 were deemed evaluable and included in the analysis. Results were consistent from one country to another. Although 90% of the men had LUTS, only 19% had sought medical help for urinary problems and only 11% were medically treated. Sexual activity was reported by 83% of the sample, with 71% reporting at least one episode of sexual activity during the previous 4 weeks. Sexual disorders and their bothersomeness were strongly related to both age and severity of LUTS. The relationship between sexual problems and LUTS is independent of comorbidities such as diabetes, hypertension, cardiac disease, and hypercholesterolemeia.

    Conclusions : Sexual activity is common in a majority of men over age 50 and is an important component of overall quality of life. The presence and severity of LUTS are independent risk factors for sexual dysfunction in older men. These results highlight the clinical importance of evaluating LUTS in patients with sexual dysfunction, and the need to consider sexual issues in the management of patients with benign prostatic hypertrophy.

    Key Words : Sexual dysfunction, prostatic hypertrophy, LUTS.

    Mots clés:
    Dysfonction sexuelle / hypertrophie prostatique / TUBA.
    Mots-clés:
    Sexual dysfunction / prostatic hypertrophy / LUTS
    La curiethérapie par implants permanents d'iode 125 dans le cancer localisé de prostate : résultats des 4 premières années d'expérience
    Permanent Iodine 125 implant brachytherapy in localized prostate cancer: results of the first 4 years of experience.
    2004
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 345-352

    Objectif : Cette étude rapporte les premiers résultats nationaux sur la curiethérapie par implants permanents d'iode 125 en cas de cancer de prostate localisé avec 4 ans de suivi.
    Matériel et Méthodes : Une série de 260 patients traités consécutivement selon la même technique (en monocentrique, avec dosimétrie prévisionnelle et utilisation d'implants liés) est analysée, tant sur le plan de la morbidité recueillie de manière prospective que sur le plan des résultats carcinologiques. Parmi les 260 patients de stade T1-T2, 68,4% appartenaient au groupe à risque faible (PSA10 ou score de Gleason>6) et 3% au groupe à risque élevé (PSA>10 et score de Gleason>6). Le suivi moyen était de 37,5 mois (15-63).
    Les effets secondaires ont été dominés par des troubles mictionnels obstructifs et/ou irritatifs dans la majorité des cas avec amélioration progressive dans 98% des cas. Une rétention aiguë d'urine a nécessité un drainage dans 10,7% des cas. Une intervention de désobstruction endoscopique a été réalisée après au moins 6 mois dans 2,3% des cas. Une ano-rectite a été rapportée dans 21,9% des cas, de stade I dans 20,3% et de stade II dans 1,5%, traitées médicalement dans tous les cas. Dans l'année suivant l'implantation, 34,2% des patients se sont plaints de troubles de l'érection traités médicalement avec succès.
    L'analyse des données dosimétriques à distance de l'implantation a permis de montrer une courbe d'apprentissage avec obtention des critères optimaux de couverture de la cible thérapeutique par la dose d'irradiation prescrite entre les 20 et 30 premiers patients. Cette analyse systématique patient après patient a permis d'optimiser la technique d'implantation en assurant notamment une meilleure couverture de la base et de la partie antérieure de la prostate.
    La survie sans rechute biologique à 3 ans est de 93,8% pour l'ensemble des patients et de 97,7% pour le groupe de bon pronostic. Quinze récidives sur 16 sont survenues dans les 18 premiers mois de l'expérience.
    Résultats : Les résultats de cette étude sont concordants avec ceux des équipes nord-américaines au même stade de notre expérience. Dans notre programme, une optimisation de la technique et des critères de sélection des patients a permis d'obtenir d'excellents résultats en terme de morbidité et de contrôle carcinologique. Nous proposons une curiethérapie électivement au groupe de patients de bon pronostic avec un volume prostatique inférieur à 50 ml et sans trouble fonctionnel urinaire patent. Une analyse est en cours pour confirmer ces résultats sur un long terme.

    Objective: This study reports the preliminary national results of permanent Iodine 125 implant brachytherapy for the treatment of localized prostate cancer with a follow-up of 4 years.

    Material and Methods
    : The authors analyse a series of 260 patients treated consecutively according to the same technique (single-centre, with estimated dosimetry and the use of fixed implants) in terms of morbidity, recorded prospectively, and in terms of cancer control. In the group of 260 patients with stage TI-T2 prostate cancer, 68.4% belonged to the low-risk group (PSA 10 or Gleason score > 6) and 3% belonged to the high-risk group (PSA > 10 and Gleason score > 6). The mean follow-up was 29.5 months (range: 8-56 months). Adverse effects were dominated by obstructive and/or irritating voiding disorders in the majority of cases, with progressive improvement in 98% of cases. Acute urinary retention required drainage in 10.7% of cases. An endoscopic disobstruction operation was performed after at least 6 months in 2.3% of cases. Anorectitis was reported in 21.91% of cases: stage I in 20.3% and stage II in 1.5%, treated medically in every case. In the year following implantation, 34.2% of patients complained of erectile dysfunction that was successfully treated medically. Analysis of the dosimetric data after implantation demonstrated a learning curve in which optimal coverage of the therapeutic target by the dose of irradiation prescribed was obtained between the first 20 and 30 patients. This systematic, patient-by-patient analysis allowed optimization of the implantation technique, especially by ensuring better coverage of the base and anterior part of the prostate.

    Results: The 3-year laboratory recurrence-free survival was 93.8% for all patients and 97.7% for the good prognosis group. Fifteen of the 16 recurrences occurred during the first 18 months of the experience. The results of this study are concordant with those of North American teams at the same stage of experience. In this programme, optimization of the technique and patient selection criteria achieved excellent results in terms of morbidity and cancer control. The authors propose elective brachytherapy to the group of patients with a poor prognosis, a prostate volume less than 50 ml and with no obvious urinary functional disorders. An analysis is underway to confirm these results with a longer follow-up.

    Mots clés:
    cancer de prostate / Curiethérapie / échographie / radiothérapie.
    Mots-clés:
    Prostate cancer / Brachytherapy / Ultrasound / radiotherapy.
    Déséquilibre de Bax, Bcl-2, et infection par HPV dans les tumeurs du pénis et les tissus adjacents
    Bax and Bcl-2 imbalance and HPB infection in penile tumors and adjacent tissues
    2004
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2004, 14, 353-359

    Objectifs : Analyser l'expression des protéines liées à l'apoptose, Bax et Bcl-2 et l'infection à HPV dans des spécimens de carcinome du pénis et dans le tissu adjacent.
    Matériel et Méthodes : Bax et Bcl-2 ont été analysés par Western Blot et la présence de virus HPV par PCR sur 16 spécimens de tumeur, 11 spécimens de tissu cutané adjacent et 10 spécimens de corps caverneux adjacent. Le tissu pénien normal a été utilisé comme groupe contrôle.
    Résultats : Par comparaison au groupe contrôle, les tumeurs présentaient un déséquilibre dans l'expression de Bax et de Bcl-2. Ces altérations ont été également observées dans le tissu adjacent à la tumeur. Par ailleurs, 37,5% (6/16) de nos spécimens étaient infectés par HPV.
    Conclusions : Le déséquilibre Bax et Bcl-2 est probablement associé avec le processus néoplasique. Aucune corrélation n'était trouvée entre l'âge du patient, la différentiation tumorale et l'équilibre Bax et Bcl-2. Une infection par HPV ne serait pas la cause majeure de développement d'un cancer du pénis.

    Objectives : To analyze the expression pattern of apoptotic related proteins Bax and Bcl-2 and HPV virus infection in samples of penile carcinomas and adjacent tissues.

    Material and Methods : Bax and Bcl-2 were assayed by Western Blot and HPV virus presence by PCR in 16 tumor samples, 11 adjacent skin and 10 adjacent corpus cavernosum samples. Normal penile tissues were used as controls.

    Results : Comparative to control samples, tumors showed an imbalance in Bax and Bcl-2 expression. These alterations were also observed in tumor adjacent tissues. We found that 37.5% (6/16) of our samples were infected by HPV.

    Conclusions : Bax and Bcl-2 imbalance is probably associated with the neoplastic process. No correlation between Bax/Bcl-2 balance and patient age and tumor differentiation was found. HPV infection should not be the major cause for penis cancer development.

    Mots clés:
    cancer du pénis / apoptose / infection HPV.
    Mots-clés:
    Penis cancer / apoptosis / HPV infection.