Base bibliographique

Sommaire :

François Gigot de Lapeyronie (1678-1747), bienfaiteur de la chirurgie et promoteur de la fusion médecine-chirurgie, et la maladie qui porte son nom
François Gigot de La Peyronie (1678-1747), benefactor of surgery and supporter of the fusion of medicine and surgery, and the disease that bears his name.
2002
- Histoire
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 526-532

François Gigot de Lapeyronie, premier chirurgien de Louis XV a pu séparer à jamais les chirurgiens de la compagnie des barbiers et, en leur faisant accorder une charte, les mettre sur un pied d'égalité avec les médecins. La création, en 1731, de l'Académie Royale de Chirurgie, que Lapeyronie présida pendant 11 ans, apporta la fin d'une tutelle insupportable de la médecine à l'égard de la chirurgie et contribua à la promotion chirurgicale. En 1743, il fut le premier qui donna une description valable de la maladie qui porte son nom.

François Gigot de La Peyronie, first surgeon to Louis XV, definitively distinguished surgeons from the company of barbers and, by giving them a charter, placed them on an equal footing with physicians. The creation of Académie Royale de Chirurgie, in 1731, that LAPEYRONIE, presided for 11 years, put an end to the intolerable supremacy of medicine over surgery and contributed to the promotion of surgery. In 1743, he was the first to give a valid description of the disease that bears his name.

Mots clés:
La Peyronie / promoteur de la chirurgie / maladie de La Peyronie.
Mots-clés:
La Peyronie / promoter of surgery / La Peyronie disease.
Conséquences urologiques du traumatisme du nerf pudendal sur table orthopédique : mise au point et conseils pratiques
Urological consequences of pudendal nerve trauma during orthopaedic surgery: review and practical advice.
2002
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 504-509

Le traumatisme du nerf pudendal est une complication rare de la chirurgie orthopédique et traumatologique qui survient après une traction du membre pelvien sur table orthopédique munie d'un pelvi-support. Ce traumatisme est dû à un écrasement contre le billot central de la table ou à un étirement du nerf pudendal par une traction excessive lors du traitement des fractures du fémur. Les conséquences urologiques de ce traumatisme neurologique se présentent sous forme de troubles de la sensibilité périnéale dont la régression spontanée est habituellement rapide, ou par des troubles vésico-sphinctériens et/ou érectiles d'évolution plus péjorative et parfois durable. Le pronostic est fonction de l'intensité du tableau clinique et des résultats de l'exploration électro-physiologique qui est réservée aux atteintes graves. Cette exploration permet de situer le niveau de l'atteinte neurologique. La décompression chirurgicale, rarement indiquée, peut être nécessaire dans les cas d'atteinte motrice ou sensitive grave et persistante. L'information éclairée des patients sur cette possible complication neurologique avant une intervention sur table orthopédique est recommandée pour la bonne pratique chirurgicale.

Pudendal nerve trauma is a rare complication of orthopaedic and traumatological surgery, which occurs after traction of the pelvis on an orthopaedic table fitted with a pelvic support. This trauma is generally due to crushing of the nerve against the central part of the table or stretching of the pudendal nerve due to excessive traction during fractures of the femur. The urological consequences of this neurological trauma present in the form of disorders of perineal sensitivity, which usually rapidly resolve spontaneously, or vesicosphincteric and/or erectile disorders, which have a more pejorative course and which can sometimes persist. The prognosis depends on the severity of the symptoms and the results of electrophysiological studies, which are reserved for serious lesions. This investigation identifies the level of the neurological lesion. Surgical decompression, rarely indicated, can be necessary in the case of serious and persistent sensory or motor lesions. Patients must be clearly informed about this possible neurological complication before an operation on the orthopaedic table as part of good surgical practice.

Mots clés:
Nerf pudendal / traumatologie / troubles vésico-sphinctériens / impuissance / neuropathie.
Mots-clés:
Pudendal nerve / traumatology / vesicosphincteric disorders / impotence
Fistule vésico-acétabulaire
The vesicoacetabular fistula.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 497-499

Les auteurs rapportent la première observation de fistule vésico-acétabulaire consécutive à une arthrite septique de la hanche vue tardivement chez un patient de 22 ans. Le traitement est uniquement chirurgical. Le drainage seul des urines n'est pas suffisant.

We report the first case of a vesicoacetabular fistula observed with a septic arthritis of the left hip late treated in a 22-year-old man. The treatment of this fistula is surgical.

Mots clés:
Fistule / Vessie / hanche
Mots-clés:
Fistula / bladder / hip.
Hématome péri-rénal spontané causé par un adénome rénal
Spontaneous perirenal haematoma caused by a renal adenoma
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 474-476

L'hémorragie péri-rénale spontanée est une entité rare et est due à une pathologie rénale sous-jacente. Les tumeurs rénales représentent la majorité des causes de rupture rénale atraumatique. Nous rapportons une observation où l'hématome péri-rénal, dû à une rupture spontanée d'un adénome rénal de 2 cm de diamètre, fut traité par une néphrectomie radicale.

Spontaneous perirenal haematoma is a rare entity and is due to an underlying renal disease. Renal tumours represent the majority of causes of atraumatic renal rupture. The authors report a case in which perirenal haematoma, due to spontaneous rupture of a renal adenoma, 2 cm in diameter, was treated by radical nephrectomy.


Mots clés:
Rein / hématome spontané / adénome rénal / adénocarcinome rénal.
Mots-clés:
Kidney / spontaneous haematoma / Renal adenoma / Renal cell carcinoma
Le léiomyome de la vessie
Leiomyoma of the urinary bladder.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 493-496

Les tumeurs mésenchymateuses de vessie sont rares. Le léiomyome en est la forme histologique la plus fréquente. Nous rapportons le cas d'une patiente âgée de 50 ans, admise pour une hématurie totale récidivante. Les différents examens radiologiques (échographie, urographie intra-veineuse) ont conclu à une tumeur solide, siégeant au niveau du dôme vésical. L'aspect bénin, suspecté à la cystoscopie et confirmé par l'étude histologique des biopsies met en évidence un léiomyome vésical. Une cystectomie partielle est alors réalisée. Les suites post-opératoires ont été simples. L'étude anatomopathologique de la pièce opératoire a confirmé le diagnostic de léiomyome vésical.
Le léiomyome de la vessie est une tumeur bénigne mais rare. D'excellent pronostic, son traitement exclusivement chirurgical est toujours curatif.

Benign mesenchymal tumors of the bladder are rare. Leiomyoma is the most common mesenchymal tumor of the bladder. We report a new case.
A 50-year-old woman presented with total hematuria. Complementary investigations (ultrasonographie, intravenous urography ) showed an intravesical solid mass, arising from the bladder dome. Cystoscopic examination suggested a benign tumor, which was confirmed by pathologic assessment of biopsy. Partial cystectomy was performed.
Postoperative course was uneventful. Pathologic examination showed a leiomyoma.
Leiomyoma of the urinary bladder is a rare benign tumor. Its prognosis is good, the treatment being exclusively surgical.

Mots clés:
Vessie / tumeur mésenchymateuse / léïomyome.
Mots-clés:
bladder / leiomyoma / mesenchymal tumor.
Micro-lithiases testiculaires et cancer du testicule
Testicular microlithiasis and cancer of the testis.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 500-503

Un patient aux antécédents de cryptorchidie testiculaire suivi depuis 4 ans pour infertilité a développé un séminome. Il avait été retrouvé initialement des microlithiases testiculaires bilatérales à l'échographie.
Sur la base de cette observation et d'une revue de la littérature, l'étiopathogénie et la prise en charge de ces micro-lithiases face à l'apparition d'un cancer sont abordées.

The authors report the case of a patient with a history of testicular cryptorchidism followed for 4 years for infertility and who developed seminoma. Bilateral testicular microlithiasis was initially detected on ultrasonography.
On the basis of this case and a review of the literature, the authors discuss the aetiopathogenesis and management of these microscopic stones in a context of cancer.

Mots clés:
Micro-lithiases testiculaires / infertilité / tumeur.
Mots-clés:
Testicular microlithiasis / Infertility / tumour.
Néphrite bactérienne focale. Difficultés diagnostiques
Focal bacterial nephritis : diagnosis and treatment.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 479-481

La néphrite bactérienne focale ou lobaire est une lésion inflammatoire locale aiguë, se manifestant sous forme d'une pyélonéphrite aiguë. Elle touche aussi bien les adultes que les enfants. Le diagnostic différentiel se pose , essentiellement, avec l'infarctus rénal, les tumeurs ainsi que les abcès rénaux. Les auteurs rapportent le cas d'un patient ayant consulté pour hématurie totale et fièvre d'apparition brutale. L'urographie intraveineuse a révélé une amputation du groupe caliciel inférieur droit. Le scanner a mis en évidence une lésion corticale arrondie, déformant le contour du rein et refoulant le groupe caliciel en regard. Le contrôle tomodensitométrique après 4 semaines de traitement antibiotique montrait un retour à la normale.

Focal bacterial nephritis or lobar nephronia represents an acute localized non-liquefactive infection of the kidney caused by bacterial infection. This is an uncommon form of pyelonephritis that can affect both adults and children. Imaging techniques, particularly CT scan, are necessary for diagnosis and to distinguish it from other conditions (abscess or renal masses) that require a different treatment. The authors describe a case of acute lobar nephronia in a 24-year-old man.

Mots clés:
Néphrite bactérienne focale / échographie / tomodensitométrie
Mots-clés:
Lobar nephronia / Ultrasound / CT scan.
Spongioplastie et 'déjantage' des corps caverneux. Intérêt dans la correction des hypospadias.
Urethroplasty and separation of the corpora cavernosa for hypospadias repair.
2002
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 521-525

L'hypospadias est une malformation fréquente dont le traitement n'est pas dénué de complications, en particulier à type de fistules.
Nous décrivons la technique chirurgicale du service (intervention de Duplay modifiée).
La spongioplastie n'est plus effectuée par simple rapprochement des tissus spongieux sans dissection. Les corps caverneux sont exposées sur leur face inférieure jusqu'à leur bord externe et jusqu'à leur sommet dans le gland permettant ainsi un rapprochement des tissus spongieux sans tension avec effet d'allongement de ce plan intermédiaire. Ceci complète la correction de la courbure et en particulier de la bascule du gland d'une part et protège l'urètre reconstruit ainsi que l'urètre en amont d'autre part. Le risque de fistule est donc réduit (2 cas sur 51).
Cette modification technique permet de traiter la totalité des hypospadias distaux (balaniques, balano-préputiaux, péniens antérieurs).
Elle a été également utilisée pour quelques cas d'hypospadias plus sévères.
Ces bons résultats doivent être confirmés sur une série comportant un plus grand nombre de patients.

Hypospadias is a frequent malformation and its treatment is not devoid of complications, particularly fistulas. The authors describe the department's surgical technique (modified Duplay technique). Urethroplasty is no longer performed by simple approximation of the urethral plate without dissection. The inferior surface of corpora cavernosa is exposed as far as the lateral border and as far as the summit in the glans, allowing tension-free suture of urethral tissues with a lengthening effect of this intermediate plane. This completes correction of chordee and especially 'bucket-handle' glans and protects the reconstructed urethra and proximal urethra. The risk of fistula is therefore reduced (2 cases out of 51). This technical modification can be used to treat all forms of distal hypospadias (glanular, glanulo-preputial, and anterior penile). It has also been used for several cases of more severe hypospadias. These good results must be confirmed in a larger series of patients.

Mots clés:
Hypospadias / spongioplastie / corps caverneux.
Mots-clés:
hypospadias / urethroplasty / corpora cavernosa.
Traitement des prolapsus génito-urinaires par spinofixation avec une prothèse de polypropylène
Treatment of genito-urinary prolapses by spinous fixation with a prolypropylene prosthesis.
2002
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 516-520

Cet article décrit une technique originale de cure par voie basse des prolapsus génito-urinaires des étages antérieur et moyen, avec ou sans hystérectomie associée. Cette technique fait appel à une prothèse de prolypropylène fixant les structures pelviennes des étages antérieur et moyen aux deux ligaments sacro-épineux.
Les résultats obtenus, très satisfaisants, laissent penser que cette technique prendra une place de choix dans le traitement des prolapsus génito-urinaires.

This article describes an original technique for transvaginal repair of prolapses concerning the anterior and middle stages of the pelvis. This operative technique uses a polypropylene prosthesis binding the pelvic structures of the anterior and middle stages to the small sacro-sciatic ligaments.
The very satisfactory results achieved let us think that this technique will take a great place in the treatment of the genito-urinary prolapses.

Mots clés:
Prolapsus génital / cystocèle / spinofixation.
Mots-clés:
Genital prolapse / cystocele / spinous fixation.
Troubles vésico-sphinctériens et neuro-syphilis
Vesicosphincteric disorders and neurosyphilis.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 490-492

Les troubles mictionnels secondaires à la neurosyphilis sont devenus rares. Nous rapportons une observation d'un patient présentant une arthrite du genou avec dysurie et rétention chronique d'urine. L'urethrocystographie a montré une vessie de grande capacité avec un résidu post-mictionnel. Le bilan urodynamique a révélé une areflexie detrusorienne. Le diagnostic étiologique était la neurosyphilis.
Les tests sérologiques des maladies sexuellement transmissibles doivent être systématiquement demandés chez les patients qui présentent des troubles mictionnels idiopathiques.

Voiding disorders secondary to neurosyphilis have now become rare. The authors report a case of a patient with arthritis of the knee associated with dysuria and chronic urinary retention. Urethrocystography showed a large bladder with post-voiding residual urine. Urodynamic assessment revealed detrusor areflexia. The aetiological diagnosis was neurosyphilis. Serological tests for sexually transmitted diseases must be systematically performed in patients presenting with idiopathic voiding disorders.


Mots clés:
Aréflexie / détrusor / neuro-syphilis.
Mots-clés:
Areflexia / Detrusor / Neurosyphilis
Tumeurs pyéliques à révélation inhabituelle : à propos de 2 cas
Unusual clinical presentations of tumours of the renal pelvis. Report of 2 cases.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 482-485

L'irritation chronique provoquée par la lithiase et la stase urinaire peut être à l'origine d'une métaplasie épidermoïde et parfois glandulaire de l'épithélium urothélial avec secondairement une transformation carcinomateuse.
Nous rapportons deux cas de tumeur pyélique associée à une pyonéphrose lithiasique chez l'un et à un syndrome de jonction pyélo-urétérale chez l'autre.

Chronic irritation induced by stones and urinary stasis can be responsible for squamous and sometimes glandular metaplasia of the urothelial epithelium with secondary carcinomatous transformation. The authors report two cases of tumour of the renal pelvis associated wth stone pyonephrosis in one case and ureteropelvic junction syndrome in the other.

Mots clés:
Diagnostic / Lithiase / Pyonéphrose / tumeur urothéliale.
Mots-clés:
Diagnosis / stones / Pyonephrosis / urothelial tumour.
Tumeurs radio et chimio induites
2002
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 510-515

SECONDS CANCERS PRIMITIFS APRES RADIOTHERAPIE
P. Richaud (Bordeaux)
SECONDES TUMEURS APRES CHIMIOTHERAPIE
S. Culine (Montpellier)
ONCOLOGIE ET IMMUNO-SUPPRESSION
E. Lechevallier (Marseille)
TUMEURS UROTHELIALES INDUITES PAR CHIMIOTHERAPIE OU RADIOTHERAPIE
C. Théodore (Villejuif)
TUMEURS DE VESSIE APRES RADIOTHERAPIE DE PROSTATE
A. Villers (Lille)
RISQUE DE DEUXIEME CANCER NON GERMINAL APRES RADIOTHERAPIE POUR TUMEUR SEMINOMATEUSE DU TESTICULE
M. Petit (Reims)
TUMEURS MALIGNES SECONDAIRES NON GERMINALES APRES CHIMIOTHERAPIE POUR CANCER DU TESTICULE
F. Michel (Dijon)

Mots clés:
Cancer / radiothérapie / Chimiotherapie / tumeur induite / iatrogénie
Uretère transcave
Transcaval ureter.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 486-489

Nous rapportons un cas d'uretère transcave compliqué de pyélonéphrite aiguë obstructive chez une patiente de 54 ans. L'uretère transcave est une malformation congénitale rare de la veine cave inférieure sous rénale dans laquelle l'uretère droit passe dans un anneau veineux constitué par un dédoublement localisé de la veine cave inférieure dû à la persistance de la veine cardinale postérieure et de la veine supracardinale droites.

The authors report a case of transcaval ureter complicated by acute obstructive pyelonephritis in a 54-year-old patient. Transcaval ureter is a rare congenital malformation of the infrarenal inferior vena cava (IRIVC) in which the right ureter passes through a venous ring composed of localized duplication of the vena cava due to persistence of the right posterior cardinal and supracardinal veins.

Mots clés:
Uretère / VCI / malformation
Mots-clés:
Ureters / abnormalities. Ureters / obstructions / vena cava / abnormalities.
Anévrisme rompu de l'artère rénale : une cause rare d'hématurie macroscopique
Ruptured aneurysm of the renal artery:a rare cause of macroscopic haematuria.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 454-458

Nous rapportons un cas de rupture d'anévrysme de l'artère rénale chez un homme de 70 ans admis en urgence pour hématurie massive et état de choc. La rapidité du diagnostic nous a permis de pratiquer la résection ex-situ de l'anévrisme avec reconstruction du pédicule rénal artériel au moyen d'un greffon veineux et autotransplantation du rein en fosse iliaque.
L'évolution du patient à un an est favorable avec normalisation de la fonction rénale à la biologie et à la scintigraphie.
Nous passons en revue la littérature quant à l'épidémiologie, la classification, la symptomatologie et la prise en charge des anévrysmes de l'artère rénale.

The authors report a case of ruptured aneurysm of the renal artery in a 70-year-old man urgently admitted for massive haematuria and shock. As a result of a rapid diagnosis, ex situ resection of the aneurysm was performed with reconstruction of the renal artery pedicle using a vein graft and autologous renal transplantation in the iliac fossa. The patient had a favourable course at one year with normal renal function on laboratory tests and isotope scan. The authors review the literature concerning the epidemiology, classification, clinical features and management of aneurysms of the renal artery.

Mots clés:
Anévrisme / artère rénale / hématurie / chirurgie ex situ / auto-transplantation.
Mots-clés:
Renal artery / Aneurysm / haematuria / ex situ surgery / autologous transplantation
Cortico-surrénalome bilatéral non sécrétant
Bilateral non-secreting adrenal cortical adenoma.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 459-461

Le cortico-surrénalome malin non sécrétant est rare. La forme bilatérale est exceptionnelle ; son diagnostic est souvent tardif, et son pronostic est sévère. Nous rapportons une observation de cortico-surrénalome bilatérale chez un homme de 53 ans.

Non-secreting malignant adrenal cortical adenoma is rare and the bilateral form is exceptional. Diagnosis is often delayed and it has a very poor prognosis. The authors report a case of bilateral adrenal cortical adenoma in a 53-year-old man.

Mots clés:
Cortico-surrénalome bilatéral / glande surrénale
Mots-clés:
Bilateral adrenal cortical adenoma / adrenal gland.
Epidémiologie des urgences urologiques en Centre Hospitalier Universitaire
Epidemiology of urological emergencies in a teaching hospital.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 437-442

Objectifs : Chiffrer l'activité d'urgence d'un service d'urologie hospitalo-universitaire. Appréhender l'épidémiologie des urgences urologiques médico-chirurgicales.
Matériel et Méthode : Etude prospective monocentrique effectuée dans l'un des 9 services d'urologie hospitalier universitaire de Paris/Ile de France, possédant un service d'accueil des urgences. L'équipe de garde : un interne de garde (IDG) et un étudiant hospitalier sur place, un Chef de clinique d'astreinte opérationnelle. L'évaluation : relevé quotidien sur fiche informatique de toute les consultations (CS) faite par l'IDG en dehors du service d'urologie, et de toutes les interventions chirurgicales pratiquées en urgence durant la garde (de 8h à 8h le lendemain).
Résultats : 1715 CS étaient dénombrées dont 15,6% ont justifié une hospitalisation. Onze pour cent des CS aux urgences étaient transférées d'un autre centre. Intervention chirurgicale en urgence : 5% des cas. 37 prélèvements multi-organes et 54 greffes rénales étaient effectués durant cette même période. Age moyen : 53,18 ans (extrême : 15-100). Age supérieur à 80 ans : 12%. Sex-ratio : 78% d'hommes, 22% de femmes. Le motif de consultation le plus fréquent était la lombalgie (25%). Les pathologies les plus fréquemment rencontrées étaient infectieuses (18,2%). Le drainage en urgence des pyélonéphrites obstructives représentait 30% des interventions chirurgicales. Les tumeurs de vessie étaient les cancers les plus fréquemment responsable de CS en urgence (35%). La traumatologie représentait 8,7% des CS.
Conclusion : Les urgences urologiques en CHU sont une activité à part entière qui nécessite des moyens matériels et humains spécifiques. Cette étude exhaustive pourrait servir de base à une réflexion sur l'organisation de la prise en charge des urgences urologiques.

Objectives: To quantitatively evaluate the emergency activity of a teaching hospital urology department. To determine the epidemiology of urological medical and surgical emergencies.
Material and Method: Single-centre prospective study conducted in one of the 9 teaching hospital urology departments of the Paris region equipped with an emergency room. The on-call team consisted of an intern and a hospital student on the spot, a Senior Registrar on call. Evaluation was based on daily computer records of all consultations performed by the intern outside of the urology department, and all emergency surgical operations performed during the out-of-hours period (8:00 p.m. to 8:00 a.m.)
Results: A total of 1,715 consultations were performed, 15.6% of which required admission to hospital. Eleven per cent of consultations in the emergency department were transferred from another centre. Emergency surgery was performed in 5% of cases. 37 multi-organ harvests and 54 renal transplantations were also performed during this same period. Mean age: 53.18 years (range: 15-100). 12% of patients were over the age of 80 years. Sex-ratio: 78% of males, 22% of females. The most frequent presenting complaint was low back pain (25%). The diseases most frequently encountered were infectious (19.2%). 30% of emergency surgical operations were performed for drainage of obstructive pyelonephritis. Bladder tumours were the cancers most frequently responsible for emergency consultations (35%) and traumatology represented 8.7% of emergency consultations.
Conclusion: Urological emergencies in a teaching hospital constitute a distinct clinical activity, which requires specific material and human resources. This exhaustive study could be used as a basis for review of the organization of the management of urological emergencies.

Mots clés:
Urgences / urologie / centre hospitalier universitaire / épidémiologie.
Mots-clés:
Emergencies / Urology / teaching hospital / epidemiology.
Neurofibrome rétropéritonéal solitaire géant
Solitary giant retroperitoneal neurofibroma.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 465-468

Le neurofibrome solitaire rétropéritonéal, tumeur ectodermique bénigne atteignant les gaines nerveuses, est très rare tant par sa fréquence que par sa localisation. Son diagnostic est histo-immunologique et son traitement, chirurgical, consiste en une exérèse complète de la masse en raison d'un risque dégénératif tumoral. Les auteurs rapportent le cas d'une patiente de 71 ans, admise pour des douleurs lombo-abdominales droites. L'échographie et la tomodensitométrie ont révélé la présence d'une tumeur rétropéritonéale mesurant 22 x 15 cm. L'exérèse fut réalisée par laparotomie médiane sans lésion des gros vaisseaux ni des organes adjacents. Elle pesait 7 kgs. L'histologie et l'étude immunohistochimique ont conclu à un neurofibrome. Deux ans après, la patiente était en bon état général.

Retropritoneal nerve sheath tumors (RNST), which include benign and malignant schwannomas and neurofibromas, are rare. A 71-year-old woman was complaining of flank pain. Ultrasonography and computed tomography revealed a retroperitoneal tumor measuring 22 x 15. It was successfully removed and extirpated through a midline laparotomy incision. It weighed 7 kgs. Histochemical and immunohistochemical staining of the tumor are useful for the diagnosis of solitary neurofibroma. After a two year follow-up, the patient is in good health, asymptomatic and without evidence of local recurrence.

Mots clés:
Tumeur retropéritonéale / neurofibrome / neurofibrosarcome / neurofibromatose.
Mots-clés:
Retroperitoneal tumor / neurofibroma / neurofibrosarcoma / neurofibromatosis.
Peut-on corriger en un seul temps les urétérocèles de l'enfant?
Is one-stage ureterocele repair possible in children?
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 443-449

But : Connaitre les résultats à long terme du traitement des urétérocèles sachant la rareté relative de la malformation, son polymorphisme extrême et la diversité des traitements.
Matériel et Méthodes : Les résultats à long terme sont le fruit du suivi post-opératoire entre 1970-2000 de 126 enfants porteurs de 131 urétérocèles.
Résultats : Avec un recul moyen de 72 mois et après un seul temps opératoire, seuls 64.2% des enfants sont guéris. Selon le type anatomique : les résultats favorables sont de 81.6% pour les voies simples et de 57.9% pour les voies doubles. Sur voies simples ou doubles, les succès thérapeutiques sont de 73% en cas d'implantation intra vésicale, et seulement de 53.9% soit 34 sur 63 enfants dans les formes ectopiques.
Selon la technique, les pourcentages de guérison sont de 67.6% après incision distale chez 34 enfants, de 61.9% après néphrectomie totale ou polaire supérieure chez 42 enfants, de 50% après cure de l'urétérocèle et réimplantation urétéro-vésicale chez 20 patients, de 75% après exérèse totale de la voie pathologique, reconstitution pariétale et réimplantation homo et / ou controlatérale chez 20 autres patients.
Conclusions : Un seul temps opératoire ne permet de guérir que 2/3 des patients. Connaissant la tendance à la régression progressive des distensions souvent monstrueuses en période néonatale, mieux vaut débuter par des incisions distales, poursuivre en cas d'infections récidivantes par une néphrectomie partielle ou totale et ne se résoudre à l'abord intra-vésical qu'en cas de pyélonéphrites itératives. Plus cette chirurgie portera sur des grands enfants ou des adolescents, plus les poches seront réduites et moindres les risques sphinctériens.

Aim: To determine the long-term results of ureterocele repair, bearing in mind the relative rarity of the malformation, its very polymorphic appearance and the diversity of treatments.
Material and Methods: Long-term results were assessed by postoperative follow-up of 126 children with 131 ureteroceles between 1970-2000.
Results: With a mean follow-up of 72 months, only 64.2% of children were cured after a one-stage procedure. According to the anatomical type, favourable results were obtained in 81.6% of cases with a single lumen and 57.9% of cases with a double lumen. Treatment success rates for single or double lumens were 73% in the case of intravesical implantation and only 53.9% (34/63 children) in ectopic forms.
According to the technique, cure rates were 67.6% after distal incision in 34 children, 61.9% after total nephrectomy or superior pole nephrectomy in 42 children, 50% after ureterocele repair and ureterovesical reimplantation in 20 patients, 75% after total resection of the pathological lumen, parietal reconstruction and ipsilateral and/or contralateral reimplantation in another 20 patients.
Conclusions: A one-stage procedure is only able to cure 2/3 of patients. In view of the tendency to progressive regression of often monstrous distensions during the neonatal period, first-line treatment should consist of a distal incision, followed, in the case of recurrent infections, by partial or total nephrectomy, while reserving the intravesical approach to cases with recurrent pyelonephritis. When this surgery is performed on older children or adolescents, the ureteroceles will be smaller with a lesser risk of sphincter damage.

Mots clés:
urétérocèle / uropathie / traitements / Résultats / nouveau-né
Mots-clés:
Ureterocele / uropathy / treatments / results / neonate
Pseudotumeur tuberculeuse surrénalienne
Adrenal tuberculous pseudotumour.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 462-464

La pseudotumeur tuberculeuse de la surrénale sans autres localisations tuberculeuses extrasurrénaliennes est une entité très rare. Nous décrivons le cas d'une patiente âgée de 24 ans dont l'échographie et la TDM révèlaient une masse surrénalienne droite. La surrénalectomie fut menée par voie coelioscopique et le diagnostic étiologique n'a été fait qu'après examen histologique de la pièce opératoire.

Tuberculous pseudotumour of the adrenal gland with no other extra-adrenal sites of tuberculosis is a very rare entity. The authors describe the case of a 24-year-old patient in whom ultrasound and CT revealed a right adrenal mass. Adrenalectomy was performed by laparoscopy and the aetiological diagnosis was only established after histological examination of the operative specimen.

Mots clés:
tuberculose / Surrénalectomie / coelioscopie.
Mots-clés:
tuberculosis / Adrenalectomy / laparoscopic surgery.
Sarcome à cellules claires du rein (à propos de trois observations)
Clear cell sarcoma of the kidney : 3 case reports.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 469-473

Le sarcome à cellules claires du rein est une tumeur maligne rare qui touche surtout la population pédiatrique. Chez l'adulte, il est extrêmement rare et fait l'objet de publication de cas sporadiques.
Matériel et Méthodes : Nous rapportons 3 cas de sarcome à cellules claires du rein développés chez 2 femmes et 1 homme, d'âge moyen de 40 ans (23-65 ans). La néphrectomie radicale avec lymphadénectomie hilaire étaient réalisées dans les trois cas. Une chimiothérapie à base de cisplatine et de doxorubicine était réalisée en 6 cycles dans un seul cas. Les deux autres cas n'avaient pas subi ni radiothérapie ni chimiothérapie.
Résultats : L'examen clinique, la scintigraphie osseuse et la tomodensitométrie thoraco-abdominale de la patiente ayant subi la chimiothérapie n'avaient pas montré de récidive tumorale 4 ans après la néphrectomie. Chez un des deux patients n'ayant subi ni radiothérapie ni chimiothérapie, la TDM avait montré une récidive au niveau de psoas gauche 3 mois plus tard ; le traitement avait consisté en une exérèse large sans radiothérapie ni chimiothérapie. Quatre mois plus tard, la TDM avait montré une récidive au niveau de la région rétropéritonéale gauche avec des métastases hépatique et splénique. Le patient était décédé 2 mois plus tard. L'autre patiente n'ayant subi ni chimiothérapie ni radiothérapie était décédée au septième mois après la néphrectomie.
Conclusion : Le traitement optimal est l'objet de controverse ; la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie sont utilisées seules, mais souvent en association.

Clear cell sarcoma of the kidney is a distinct, highly malingnant pediatric neoplasm. Its occurrence in adults is extremely rare and the subject of isolated case reports.
Material and Methods : We report 3 cases of clear cell sarcoma of the kidney in one men and two women between 23 and 65years old (mean age is 40 years). A radical nephrectomy with hilar lymph node dissection was accomplished. A combination chemotherapy regimen(cisplatin and doxorubicin ) was performed on 6 cycles in 1 case. The other 2 case was not underwent chemotherapy or radiation.
Results : In the patient underwent the combination chemotherapy, there was not evidence of tumor in the abdomen and thorax on CT Scan 4 years later. In one of the two patient not underwent chemotherapy or radiation, the CT scan revealed a left psoas reccurrence three month later ; therapy consisted for surgery without chemotherapy or radiation. Four month later, tfe CT scan revealed a reccurrence in the left retroperitoneal region and liver and speen metastasis. The patient was dead two month later. The other patient not underwent chemotherapy or radiation was dead seven month after nephrectomy.
Conclusion : Optimal treatment is unknown, and surgery, radiotherapy and chemotherapy are used alone but mostly in combination.

Mots clés:
sarcome / Rein / cellule claire.
Mots-clés:
Sarcoma / Kidney / clear cell.
Schwannome rétropéritonéal bénin : à propos de trois cas
Benign retroperitoneal schwannoma: report of three cases.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 450-453

Le schwannome est une tumeur développée au dépend des cellules de Schwann. De présentation variée et de diagnostic pré-opératoire difficile, sa localisation rétropéritonéale est exceptionnelle. Bien que la grande majorité des schwannomes soient bénins, il existe des formes malignes fréquemment associées au syndrome de Von Recklinghausen (4% des cas) ou aux autres neurofibromatoses. Nous rapportons trois cas de schwannomes retropéritonéaux bénins découverts dans le cadre de douleurs lombaires, de troubles du transit ou de façon fortuite. La fréquence, le diagnostic, les données de l'imagerie et le traitement de cette tumeur rare sont discutés.

Schwannoma is a tumour arising from Schwann cells. It has a variable presentation and its preoperative diagnosis is difficult. Retroperitoneal schwannoma is an exceptional site. Although the great majority of schwannomas are benign, malignant forms also exist, frequently associated with Von Recklinghausen syndrome (4% of cases) or other neurofibromatoses. The authors report three cases of benign retroperitoneal schwannoma discovered in a context of low back pain, altered bowel habit or incidentally, The frequency, diagnosis, imaging and treatment of this rare tumour are discussed.

Mots clés:
Schwannome bénin / neurofibromes / rétropéritonéal / tumeurs des nerfs périphériques.
Mots-clés:
Benign schwannoma / neurofibromas / Retroperitoneal / tumours of peripheral nerves
Suivi biologique du cancer de la prostate traité par radiothérapie exclusive : valeur pronostique du PSA pré-thérapeutique, du PSA Nadir et de la demi-vie du PSA
Biochemical monitoring of prostate cancer treated exclusively by radiotherapy: prognostic value of pretreatment PSA, PSA nadir and PSA half-life.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 421-428

Objectifs : Evaluation rétrospective de la valeur pronostique du PSA pré-thérapeutique, du PSA nadir et de la demi-vie du PSA comparés au grade et au stade après traitement du cancer de la prostate par radiothérapie.
Patients et Méthodes : 122 patients (19 T1 (15.6%), 31 T2a (25,4%), 26 T2b (21,3%), 20 T3a (16,4%), 19 T3b (15,6%), 7 Tx (5.7%)) traités par radiothérapie exclusive ont été étudiés. Le suivi médian était de 75,4 mois. Le traitement était une irradiation de haute énergie sur la loge prostatique pour 31 patients (25,4%) et sur le pelvis et la loge prostatique pour 91 patients (74,6%). La concentration en PSA a été dosée rétrospectivement. L'influence des différents paramètres sur la non-survenue d'échec biologique défini d'après les critères de l'ASTRO et sur la survie globale a été étudiée en univarié puis en multivarié avec un modèle de Cox.
Résultats : 29,5% des patients n'avaient pas de récidive biologique après un suivi moyen de 82 mois alors que la récidive biologique survenait chez 70,5% des patients dans un délai moyen de 5 mois. Chez ces derniers, 28 (33%) présentèrent une récidive clinique dans un délai moyen de 26 mois (4 à 80 mois) conduisant à 17 décès. Les modalités d'irradiation et le PSA pré-thérapeutique étaient sans influence sur le pronostic. Le PSA nadir médian des patients sans récidive était 0,24 ng/ml. Le taux de récidive était moins élevé au dessous de 0,5 ng/ml pour les récidives biologiques (45,5% vs 86,8%) (pConclusion : Un taux de PSA nadir inférieur à 0,5 ng/ml, une demi-vie de décroissance du PSA supérieure à 6 mois et un Gleason inférieur à 7 prédisent chez nos patients un faible risque de récidive biologique et une survie prolongée après traitement par radiothérapie exclusive.

Objectives: Retrospective evaluation of the prognostic value of pretreatment PSA, PSA nadir and PSA half-life compared to grade and stage after treatment of prostate cancer by radiotherapy.
Patients and Methods: 122 patients (19 T1 (15.6%), 31 T2a (25.4%), 26 T2b (21.3%), 20 T3a (l 6.4%), 19 T3b (15.6%), 7 Tx (5.7%)) treated by exclusive radiotherapy were studied with a median follow-up of 75.4 months. Treatment consisted of high energy irradiation to the prostate for 31 patients (25.4%) and to the pelvis and prostate for 91 patients (74.6%). PSA was assayed retrospectively. The influence of various parameters on the absence of laboratory failure, defined according to the ASTRO criteria, and on overall survival was studied by univariate and multivariate analysis with a Cox model.
Results: 29.5% of patients did not develop any biochemical recurrence after a mean follow-up of 82 months, while biochemical recurrence occurred in 70.5% of patients after a mean interval of 5 months. Among these patients, 28 (33%) developed clinical recurrence after a mean interval of 26 months (4 to 80 months) leading to death in 17 cases. The modalities of irradiation and pretreatment PSA had no influence on the prognosis. The median PSA nadir of patients without recurrence was 0.24 ng/ml. The recurrence rate was lower for a PSA nadir less than 0.5 ng/ml for biochemical recurrence (45.5% vs 86.8%) (pConclusion: A nadir PSA level less than 0.5 ng/ml, a PSA half-life greater than 6 months and a Gleason score less than 7 were predictive of a low risk of biochemical recurrence and prolonged survival after treatment by exclusive radiotherapy, in our patients.

Mots clés:
radiothérapie / Cancer de la prostate / demi-vie du PSA / nadir du PSA / récidive biologique.
Mots-clés:
radiotherapy / Prostate cancer / PSA half-life / PSA nadir / laboratory recurrence.
Comparaison d'un produit de phytothérapie (Permixon®) et d'un alpha-bloquant (tamsulosine) dans le traitement de l'hypertrophie bénigne de la prostate : étude internationale randomisée d'une durée de 12 mois
Comparison of a phytotherapeutic agent (Permixon) with an alpha-blocker (Tamsulosin) in the treatment of benigh prostatic hyperplasia : a 1-year randomized international study.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 384-394

But : Bien qu'il ait été démontré que l'extrait lipido-stérolique de Serenoa repens (LSESr) - Permixon® - présente une efficacité équivalente à celle du finastéride chez les patients atteints d'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), à ce jour, aucune comparaison valable n'a été effectuée entre un produit de phytothérapie et des alpha-bloquants. L'objectif de la présente étude était donc de comparer l'efficacité de Permixon et de la tamsulosine.
Méthodes : 811 hommes présentant une HBP symptomatique (I-PSS „ 10) ont été recrutés dans 11 pays européens pour entrer dans une étude randomisée, en double aveugle, d'une durée de 12 mois. Après une période de pré-inclusion (run-in) de 4 semaines, 354 patients ont reçu de la tamsulosine à raison de 0,4 mg/jour et 350 patients ont reçu Permixon à raison de 320 mg/jour. L'I-PSS, la qualité de vie (QdV) et le Qmax ont été évalués au temps 0 (conditions basales) puis régulièrement pendant une année. Le volume de la prostate et le taux de l'antigène spécifique prostatique (PSA) ont été mesurés lors de la sélection et à la fin de l'étude. L'analyse finale a été réalisée en per-protocole sur une population de 542 patients (tamsulosine: n=273; Permixon: n=269).
Résultats : A 12 mois, l'I-PSS a diminué de 4,4 dans les deux groupes et aucune différence n'a été observée en termes d'amélioration sur les symptômes obstructifs ou irritatifs. L'augmentation du Qmax a été similaire dans les deux groupes (Permixon: 1,8 ml/s ; tamsulosine : 1,9 ml/s). Le taux de PSA est resté stable, tandis que le volume prostatique diminuait discrètement chez les patients traités par Permixon. Les deux produits ont été bien tolérés, mais des troubles de l'éjaculation ont été plus fréquemment observés dans le groupe tamsulosine.
Conclusion : Cette étude démontre que Permixon et la tamsulosine ont une efficacité comparable pour traiter les troubles mictionnels secondaires à une HBP, pendant et jusqu'à une durée de 1 an de traitement.

Objective : While the lipidosterolic extract (LSESr) of Serenoa repens-Permixon®-has been shown to have an equivalent efficacy to finasteride in patients with benign prostatic hyperplasia (BPH), to date, therehas been no valid comparison of phytotherapy with alpha-blockers. The aim of this study was to assess the equivalent efficacy of Permixon and tamsulosin.
Methods : Eight hundred and eleven men with symptomatic BPH (international prosdtate symptom score, I-PSS „ 10) were recruited in 11 European countries for a 12-month, double-blind randomized trial. After a 4-week run-in period, 704 patients were randomly assigned to either tamsulosin 0.4 mg per day (N = 354) or Permixon 320 mg per day (N = 350). I-PSS, QoL and maximum urinary flow rate (Qmax) were evaluated at baseline and periodically for 1 year. Prostate vlume and serum prostate-specific antigen (PSA) were measured at selection and at endpoint. The endpoint analysis was performed on the per-protocol (PP) population of 542 patients (tamsulosin : N = 273; Permixon : N = 269).
Results : At 12 months, I-PSS decreased by 4.4 in each group and no differences were observed in either irritative or obstructive symptom improvements. The increase in Qmax was similar in both treatment groups (1.8 ml/s Permixon, 1.9 ml/s tamsulosin). PSA remained stable while prostate volume decreased slightly in the Permixon-treated patients. The two compounds were well tolerated, however, ejaculation disorders occurred more frequently in the tamsulosin group.
Conclusion : This study demonstrated that Permiwon and tamsulosin are equivalent in the medical treatment of lower urinary tract symptoms in men with BPH, during and up to 12 months of therapy.

Mots clés:
Serenoa repens / Permixon / phytothérapie / alpha-bloquants / tamsulosine
Mots-clés:
Serenoa repense / Permixon / phytotherapy / alpha-blockers / tamsulosin
Intérêt de l'urétéro-rénoscopie laser avec un urétéroscope semi-rigide dans le traitement des calculs de moins de 2 cm situés au-dessus des vaisseaux iliaques : à propos d'une série rétrospective de 460 cas consécutifs
Value of laser ureteroscopy with semi-rigid ureteroscope in the treatment of stones less than 2 cm situated above the iliac vessels: Report of a retrospective series of 460 consecutive cases.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 415-420

Objectif : Evaluer l'intérêt de l'urétéroscopie rétrograde en matière de traitement des calculs de moins de 2 cm et situés au dessus de l'artère iliaque.
Matériel et Méthode : 460 patients consécutifs âgés de 14 à 86 ans ((m=51,6)), de septembre 89 à décembre 98 et présentant un calcul situé au dessus des vaisseaux iliaques et mesurant moins de 20 mm ont été initialement pris en charge par urétéroscopie semi-rigide à charrière fine (7,5 CH) avec fragmentation par ondes laser type CANDELA, dans la majorité des cas.
L'ensemble des interventions a été réalisé sous anesthésie générale avec curarisation continue. L'intervention a été réalisée dans tous les cas par le même opérateur.
Dans 50 cas (10,65%) une séance complémentaire de lithotritie extra-corporelle (LEC) a été pratiquée au décours de l'intervention et dans 13 cas (2,82%) une 2ème urétéroscopie a été nécessaire.
Résultats : 352 patients (76,5%) ont été déclarés sans fragments résiduels, après une séance d'urétéroscopie laser exclusivement. 415 patients (90,21%) étaient débarrassés de tous fragments lithiasiques au 3ème mois post-opératoire.
Les complications ont associé 28 cas de perforations urétérales qui ont toutes cicatrisées après mise en place de la sonde double J et 7 cas d'hématurie en cours d'intervention sans gravité. Aucune complication à long terme n'a été relevée.
Conclusion : L'urétéroscopie avec lithotritie laser à l'aide d'un instrument semi-rigide à Charrière fine est une technique fiable pour traiter les calculs situés au dessus des vaisseaux iliaques à condition d'une anesthésie adaptée avec curarisation continue. La morbidité de cette procédure est faible ; cette approche constitue donc une alternative performante en cas d'échec de LEC pour le traitement des calculs de moins de 2 cm et situés au dessus des vaisseaux iliaques.

Objective: To evaluate the value of retrograde ureteroscopy in the treatment of stones less than 2 cm situated above the iliac artery.
Material and Method: Between September 1989 and December 1998, 460 consecutive patients, aged 14 to 86 years, presenting with stones situated above the iliac vessels and measuring less than 2 cm were initially managed by fine (7.5 F) semi-rigid ureteroscopy with CANDELA laser fragmentation in the majority of cases. All operations were performed under general anaesthesia with continuous muscle relaxation. The operation was performed by the same operator in every case. In 50 cases (10.65%), a complementary extracorporeal lithotripsy session was performed following the operation and in 13 cases (2.82%) a second ureteroscopy was necessary.
Results: 352 patients (76.5%) were free of any residual fragments after a single laser ureteroscopy session. 415 patients (90.21%) were free of any stone fragments at the 3rd postoperative month. Complications consisted of 28 cases of ureteric perforations, which were all cured by double J stenting, and 7 cases of minor haematuria during the operation. No long-term complication was observed.
Conclusion: Ureteroscopy with laser lithotripsy using a fine, semi-rigid instrument, is a reliable technique to treat stones situated above the iliac vessels, provided appropriate anaesthesia and continuous muscle relaxation are ensured. This procedure is associated with a low morbidity and therefore constitutes an effective alternative in the case of failure of ESWL for the treatment of stones less than 2 cm situated above the iliac vessels.

Mots clés:
Lithiase / Urétéroscopie / lithotritie extra-corporelle.
Mots-clés:
stones; ureteroscopy; extracorporeal lithotripsy.
Le kyste hydatique du rein. Traitement à propos de 34 cas
Hydatid cyst of the kidney based on a series of 34 cases.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 409-414

But : La maladie hydatique sévit à l'état endémique dans certains pays où elle pose un véritable problème de santé publique. Elle n'épargne aucun organe. La localisation rénale est rare. Elle est estimée entre 2 et 4% des localisations viscérales. Le kyste hydatique rénal (KHR) ne fait parler de lui qu'à l'occasion de complications. La biologie contribue au diagnostic qui est radiologique. Le KHR pose des problèmes thérapeutiques rendant difficile la chirurgie conservatrice. Le but de ce travail est de rechercher le traitement le plus adapté.
Matériel et Méthode : 34 cas consécutifs de kyste hydatique rénal (1980 - 2001). Il s'agit de 23 hommes et 11 femmes dont l'âge moyen était de 42 ans (15-73 ans). La symptomatologie clinique a été dominée par la douleur (63%), une masse (26%), l'hydaturie (11,4%), l'hématurie (31,4%), une fièvre prolongée (23%) et une hypertension artérielle (3%). L'urographie intraveineuse pratiquée chez l'ensemble des patients a montré des calcifications dans 5 cas, un syndrome tumoral dans 11 cas et un rein muet dans 2 cas. La TDM abdominale, réalisée chez 8 patients, s'avèrait nécessaire chaque fois que le diagnostic demeure incertain, en particulier, en cas de kystes pseudo-tumoraux. Toutefois, l'échographie, réalisée chez 30 patients, demeure l'examen diagnostique de choix.
Résultats : Le traitement a consisté en 23 résections du dôme saillant, 5 périkystectomies, une néphrectomie partielle, et 6 néphrectomies totales. Un geste complémentaire a été réalisé, dans le même temps opératoire (kyste hydatique (KH) hépatique, péritonéal) dans 03 cas, et en différé (KH pulmonaire), dans 1 cas. Les suites opératoires ont été marquées par une fistule urinaire dans 2 cas et une suppuration de la cavité résiduelle dans 1 cas, traitée par ponction-drainage échoguidée.
Conclusion : La résection du dôme saillant est le traitement le plus adapté chaque fois que possible.

Aim: Hydatid disease is endemic in some countries, where it constitutes a real public health problem. It can affect any, but the kidney is a relatively rare site, representing 2% to 4% of all visceral sites. Renal hydatid cyst only presents at the stage of complications. Laboratory tests may suggest the diagnosis, which is confirmed by radiology. Renal hydatid cyst raises therapeutic problems making conservative surgery difficult. The objective of this paper is the find the best adapted treatment.
Material and Method: 34 consecutive cases of renal hydatid cyst (1980-2001) were observed in 23 men and 11 women with a mean age of 42 years (range: 15-73 years). The clinical features were dominated by pain (63%), a mass (26%), hydaturia (11.4%), haematuria (31.4%), prolonged fever (23%) and hypertension (3%). Intravenous urography performed in all patients showed calcifications in 5 cases, a mass syndrome in 11 cases and silent kidney in 2 cases. Abdominal CT, performed in 8 patients, was necessary whenever the diagnosis remained uncertain, particularly in the case of pseudoneoplastic cysts. However, ultrasonography, performed in 30 patients, remains the preferred diagnostic examination.
Results: Treatment consisted of resection of the prominent dome in 23 cases, pericystectomy in 5 cases, 1 partial nephrectomy and 6 total nephrectomies. An associated procedure was performed during the same operation (hepatic, peritoneal hydatid cyst) in 3 cases, and was deferred (pulmonary hydatid cyst) in 1 case. The postoperative course was marked by urinary fistula in 2 cases and suppuration of the residual cavity in 1 case, treated by ultrasound-guided aspiration-drainage.
Conclusion: The resection of the prominent dome is the most adapted traitment whenever possible.

Mots clés:
Rein / kyste hydatique / néphropathie parasitaire / résection du dôme saillant.
Mots-clés:
Kidney / hydatid cyst / parasitic nephropathy / resection of the prominent dome.
Quels sont les arguments pour une répartition locale des reins prélevés en vue de transplantation
What are the arguments in favour of local allocation of kidneys harvested for transplantation?
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 405-408

But : Les règles de répartition des organes autorisent qu'un des deux reins prélevés soit greffé localement alors que l'autre est échangé. Cette règle de priorité locale n'existe pas dans tous les pays. Le but de cet article est de savoir si cette règle apporte un bénéfice aux malades.
Matériel et Méthodes : 804 reins prélevés localement ont été comparés à 1196 reins échangés et greffés de 1970-2000 par une même équipe de transplantation rénale.
Résultats : La durée d'ischémie froide était plus courte (-6h), le nombre d'identité HLA était moins important (-0,8), le taux de nécrose tubulaire aiguë était moins important (-9), et la médiane de survie du greffon était de 7 mois plus longue pour les reins locaux.
Discussion : Un article analysant le registre Nord Américain arrive aux mêmes conclusions : la règle du prélèvement local permet de réduire l'ischémie froide et les pertes de greffon la première année.
Conclusion : La règle du prélèvement local a l'avantage d'augmenter le nombre de prélèvements de donneurs limites, de réduire l'ischémie froide, d'améliorer les résultats : cette règle doit donc être pérennisée.

The rules of organ allocation allow one of the two kidneys harvested to be transplanted locally while the other is exchanged. This rule of local priority does not exist in all countries. The purpose of this article is to determine whether this rule provides a benefit for the patient. 804 locally harvested kidneys were compared to 11,915 exchanged kidneys transplanted between 1970 and 2000 by the same renal transplantation team.
Results: The cold ischaemia time was shorter (-6 h), the number of cases of HLA identity was lower (-0.8), the rate of acute tubular necrosis was lower (-9), and the median graft survival of was 7 months longer for local kidneys.
Discussion: An article analysing the North American register reached similar conclusions: the local attribution rule reduces the cold ischaemia and the graft loss at one year.
Conclusion: The local attribution rule has the advantage of increasing the organ harvesting rate from borderline donors, reducing the cold ischaemia, and improving the results: this rule should therefore be maintained.

Mots clés:
Transplantation rénale / prélèvement / répartition des organes.
Mots-clés:
renal transplantation / harvesting / Organ allocation
Stérilité du couple à définition masculine par azoospermie et fécondation in vitro assistée par micro-injection (F.I.V.-I.C.S.I.). Réflexions à partir d'une étude prospective portant sur nos 42 premiers patients
Male infertility due to azoospermia and in vitro fertilization assisted by ICSI. Findings based on a prospective study of our first 42 patients.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 429-436

Introduction : Notre expérience en I.C.S.I a débuté en 1997. Ce travail propose le bilan de quatre années de fonctionnement à partir de 42 couples vus consécutivement.
Matériel et Méthode : Entre février 1997 et décembre 2000, 42 couples infertiles à définition masculine ont bénéficié d'une I.C.S.I. Quel que soit le type prédéfini d'azoospermie, obstructive ou non obstructive, une technique d'exploration chirurgicale et de recueil gamétique 'à ciel ouvert' est proposée.
Résultats : 71 cycles ont été réalisés, l'ICSI a utilisé des spermatozoides épididymaires dans 49 cycles, testiculaires dans 22 cycles. Le taux de fécondation est de 76% pour le sperme frais et de 87% pour le sperme congelé. Le taux de fécondation est de 88% pour les spermatozoides d'origine épididymaire et de 68% pour les spermatozoides d'origine testiculaire. 13 grossesses ont été obtenues (18,3%), 11 bébés sont nés à terme dont 3 grossesses gémellaires. Il n'existe pas de différence significative entre sperme frais et congelé, entre azoospermie obstructive et non obstructive.
Conclusion : La FIV-ICSI appliqué à la stérilité du couple à définition masculine a bouleversé la prise en charge des couples stériles. Cependant, comme pour tout nouveau procédé en médecine, nous nous devons d'être vigilants. Un recul suffisant est en effet nécessaire pour évaluer avec certitude l'innocuité de l'ICSI, notamment en ce qui concerne le risque d'anomalies génétiques.

Introduction: Our experience of ICSI began in 1997. This study reviews our four-year experience based on 42 consecutive couples.
Material and Method: Between February 1997 and December 2000, 42 sterile couples due to male infertility were treated by ICSI. Surgical exploration and 'open' gamete collection were proposed regardless of the predefined type of azoospermia, obstructive or non-obstructive.
Result: Seventy one cycles were performed: ICSI used epididymal spermatozoa in 49 cycles, and testicular spermatozoa in 22 cycles. The fertilization rate was 76% for fresh semen and 87% for frozen semen. The fertilization rate was 88% for epididymal spermatozoa and 68% for testicular spermatozoa. 13 pregnancies were obtained (18.3%), 11 babies were born at term including 3 twin pregnancies. No significant difference was observed between fresh and frozen semen, or between obstructive and non-obstructive azoospermia.
Conclusion: IVF-ICSI applied to sterility due to male infertility has revolutionized the management of sterile couples. However, as for any new procedure in medicine, we must be vigilant, as a sufficient follow-up is necessary to definitively evaluate the safety of ICSI, especially in terms of the risk of genetic abnormalities.

Mots clés:
ICSI / stérilité / Infertilité masculine / azoospermie.
Mots-clés:
ICSI / Sterility / Male infertility / azoospermia.
Tamsulosine avec ou sans Serenoa repens dans l'hypertrophie bénigne de la prostate : l'essai OCOS
Tamsulosin with or without Serenoa repens in benign prostatic hyperplasia : the OCOS trial.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 395-403

But : Dans le traitement des symptômes de l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), une référence médicale (RMO) s'oppose aux associations médicamenteuses car leur utilité n'est pas démontrée. L'essai OCOS a donc comparé l'une des associations possibles (tamsulosine-Serenoa repens) à la tamsulosine seule, recherchant une différence d'efficacité et évaluant leur tolérance clinique chez des patients ayant une HBP symptomatique.
Matériel et Méthodes :Les patients de cet essai randomisé en double insu devaient avoir un IPSS (International Prostate Symptom Score) >= 13 et un Qmax entre 7 et 15 mL/s. La tamsulosine (0,4 mg) devait être administrée une fois par jour pendant 52 semaines, avec, deux fois par jour, un placebo (TAM) ou Serenoa repens 160 mg (TAM+SR).
Résultats : 352 patients ont été recrutés par 47 centres ; 329 (âge moyen : 65 ans) ont été randomisés : 161 dans le groupe TAM, 168 dans le groupe TAM+SR. Aucune différence statistiquement significative entre les groupes n'a été observée, ni pour le critère principal [la variation de l'IPSS total entre la valeur de base et la dernière évaluation (TAM : -5,2 ; TAM+SR : -6,0 ; p = 0,286)], ni pour les critères secondaires [variations des scores d'évacuation (p = 0,239) et de remplissage (p = 0,475) de l'IPSS, du Qmax (p = 0,564), pourcentages de répondeurs selon l'IPSS (p = 0,361), amélioration de la qualité de vie (IPSS-QoL : p = 0,091 ; UROLIFE© BPH QoL9 : p = 0,442), tolérance].
Conclusion : L'addition de Serenoa repens à la tamsulosine n'a apporté aucun bénéfice significatif aux patients : l'essai OCOS ne remet pas en cause la RMO applicable au traitement de l'HBP.

Objective : In the treatment of the symptoms of benign prostatic hyperplasia (BPH), a French guideline opposes the use of drugs in conjunction, in the absence of proven utility. The OCOS trial therefore compared one of the possible drug combinations (tamsulosin and Serenoa repens) with tamsulosin alone, to see if there was any difference in effectiveness and to evaluate the clinical tolerance of each in patients with symptoms of BPH.
Material and Methods : In this double-blind, randomised trial, patients had to have an IPSS (International Prostate Symptom Score) >= 13 and a Qmax between 7 and 15 mL/s. Tamsulosin (0.4mg) was to be administered once a day for 52 weeks, with, twice daily, a placebo (TAM) or Serenoa repens 160mg (TAM+SR).
Results : 352 patients were recruited by 47 centres; 329 (average age 65) were randomised: 161 into the TAM group and 168 into the TAM+SR group. No statistically significant difference was found between the two groups, neither for the major end-point [change in total IPSS between the baseline value and the final evaluation (TAM: -5.2; TAM+SR: -6.0; p = 0.286)], nor for the secondary end-points [changes in the voiding scores (p = 0.239) and in filling scores (p = 0.475) of the IPSS, Qmax (p = 0.564), percentage of respondents according to the IPSS (p= 0.361), improvement in quality of life (IPSS-QoL: p = 0.091; UROLIFE© BPH QoL: p = 0.442), safety].
Conclusion : The addition of Serenoa repens to tamsulosin did not provide any significant benefit to the patients: the OCOS trial does not cast doubt on the guideline applicable to the treatment of BPH.

Mots clés:
hypertrophie bénigne de la prostate / tamsulosine / Serenoa repens / essai randomisé / double insu.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / tamsulosin / Serenoa repens / randomised trial / double-blind.
Prothèses péniennes et infection
Penile prostheses and infection
2002
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 377-383

Les infections de prothèses péniennes, estimées à 3%, représentent la complication majeure de ce type de prothèses. Le sepsis précoce se développe la première semaine et comporte une symptomatologie franche (douleur, érythème, écoulement), les germes isolés ayant une virulence élevée comme Staphylococcus aureus. Le sepsis tardif survient après plusieures semaines à plusieurs mois avec un tableau clinique plus frustre, Staphylococcus epidermidis étant isolé dans plus de 50% des cas.
Le traitement classique de ces infections comporte une antibiothérapie adaptée à la flore locale, l'ablation de la prothèse parfois suivie d'une réimplantation différée. Des procédés de sauvetage du matériel prothétique sont maintenant proposées.
Parmi les facteurs de risque d'infection imputables au patient, on note le diabète, l'infection urinaire et l'immunodépression. On distingue également les facteurs de risque liés au geste comme la durée d'hospitalisation, le non-respect du protocole opératoire, la durée de l'acte ainsi que la survenue d'une plaie urétrale. La prévention des sepsis sur prothèses péniennes repose sur la connaissance de ces facteurs de risque ainsi que sur une antibioprophylaxie ou bien une antibiothérapie prolongée.

Infection of penile prostheses, estimated to occur in 3% of cases, represent the major complication of this type of prosthesis. Early sepsis occurs during the first week and presents in the form of frank clinical features (pain, erythema, penile discharge); highly virulent bacteria are isolated, such as Staphylococcus aureus. Late sepsis occurs after an interval of several weeks to several months with less specific clinical features; Staphylococcus epidermidis is isolated in more than 50% of cases. Conventional treatment of these infections consists of antibiotics adapted to the local flora and removal of the prosthesis, sometimes followed by deferred reimplantation. Prosthetic material salvage procedures are now proposed. Patient-related risk factors for infection include diabetes, urinary tract infection and immunodepression, while procedure-related risk factors include the length of hospital stay, poor operative technique, prolonged operating time and iatrogenic urethral injuries. Prevention of sepsis of penile prostheses is based on prevention of these risk factors and prophylactic antibiotics or prolonged antibiotic therapy.

Mots clés:
impuissance / Prothèse pénienne / infection.
Mots-clés:
impotence / Penile prosthesis / infection