Base bibliographique

Sommaire :

Surrénalectomie par laparoscopie rétropéritonéale : une technique sûre et reproductible
Laparoscopic retroperitoneal adrenalectomy: a reliable and reproducible technique.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 438-443

But : La surrénalectomie par voie laparoscopique est devenue l'une des techniques de référence pour l'exérèse des tumeurs de petite taille de la surrénale. Le but de cette étude est d'évaluer l'approche rétropéritonéale quant à son taux de complications per-opératoires, sa morbidité et sa durée d'hospitalisation entre deux centres utilisant la même technique chirurgicale.
Matériel et Méthode : Entre janvier 1995 et mars 2000, deux centres différents ont effectué respectivement 55 et 60 surrénalectomies laparoscopiques (70 gauches, 45 droites) en utilisant une voie d'abord rétropéritonéale chez 106 patients (64 femmes et 42 hommes) âgés en moyenne de 49,3 ans (de 17 à 74 ans). La taille moyenne de la tumeur surrénalienne était de 31 mm (10 à 61mm). Dans tous les cas, 5 trocarts ont été utilisés.
Résultats : Entre les deux centres, il n'y avait pas de différence en terme de durée opératoire (100 mn contre 135 mn) de taux de conversion (0% contre 1,7%), de perte sanguine (74 ml contre 80 ml). Avec un suivi moyen de 23,4 mois, il n'y avait pas de différence concernant le taux de morbidité (12,7% contre 16,7%) qui comprenait les complications per-opératoires (1,8% contre 5%) avec 3 blessures vasculaires et les complications post-opératoires (10,9% contre 11,7%) qui comprenaient des abcès de paroi, des hématomes profonds, une hernie sur orifice de trocart et une pneumopathie sévère. La durée moyenne d'hospitalisation était de 3 jours contre 5 jours avec une durée moyenne de consommation d'antalgiques de 2 jours (1 à 5 jours).
Conclusion : La surrénalectomie par laparoscopie rétropéritonéale apparaît comme une voie d'approche sûre et reproductible pour l'exérèse des tumeurs de la surrénale de moins de 6 cm.

Introduction: Laparoscopic adrenalectomy has become one of the reference techniques for resection of small tumours of the adrenal gland. The objective of this study was to evaluate the retroperitoneal approach in terms of its intraoperative complication rate, morbidity and length of hospital stay, comparing two centres using the same surgical technique.
Material and Method: Between January 1995 and March 2000, two different centres respectively performed 55 and 60 laparoscopic adrenalectomies (70 left, 45 right) using a retroperitoneal incision in 106 patients (64 women and 42 men) with a mean age of 49.3 years (range: 17 to 74 years). The mean size of the adrenal tumour was 31 mm (range: 10 to 61 mm). Five trocars were used in every case.
Results: No difference was observed between the two centres in terms of operating time (100 min vs 135 min), conversion rate (0% vs 1.7%), and blood loss (74 ml vs 80 ml). With a mean follow-up of 23.4 months, no difference was observed for morbidity rate (12.7% vs 16.7%), including intraoperative complications (1.8% vs 5%) with 3 vascular injuries, and postoperative complications (10.9% vs 11.7%) comprising wound abscesses, deep haematomas, a hernia at the trocar orifice and one case of severe pneumonia. The mean hospital stay was 3 days vs 5 days with a mean duration of analgesic consumption of 2 days (range: 1 to 5 days).
Conclusion: Laparoscopic retroperitoneal adrenalectomy appears to be a reliable and reproducible approach for resection of adrenal gland tumours less than 6 cm in diameter.

Mots clés:
surrénale / Tumeur / laparoscopie
Mots-clés:
adrenal gland / tumour / Laparoscopy
Le cancer de la prostate en France : résultats de l'enquête CCAFU-FRANCIM
Prostate cancer in France: results of the CCAFU-FRANCIM survey.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 478-485

Objectif : La prise en charge, le diagnostic et le traitement du cancer de la prostate (Ca P) dans la population générale sont méconnus en France. L'objectif de cette enquête était d'analyser les modalités diagnostiques et thérapeutiques du cancer de la prostate en 1995, sur la base d'une population issue de 4 Registres français de cancer.
Matériel et Méthode : Un échantillon de 803 Ca P diagnostiqués en 1995 a été tiré au sort parmi les cas recensés dans 4 Registres (Bas-Rhin, Calvados, Isère et Tarn). L'analyse par questionnaire a porté sur les modalités de diagnostic, le stade clinique tumoral et le traitement réalisé. Le stade clinique (TNM 1992) a fait l'objet d'un codage centralisé. La régression logistique a été utilisée pour quantifier les différences de pratique en prenant en compte l'âge, le taux de PSA et le stade clinique. La probabilité d'avoir chacun des traitements a été étudiée en utilisant les mêmes déterminants cliniques.
Résultats : L'âge moyen des patients était de 71,6 ans (46-94). Dans 60% des cas, le stade clinique était T1 ou T2, dans 14% T3 ou T4 et dans 17% N+ ou M+. Le PSA (médian : 18,2 ng/ml) a été dosé dans 92,4% des cas. Le diagnostic a été fait par biopsie dans 63% des cas et par résection endoscopique (RTUP) dans 32% (5% d'inconnues). Les traitements principaux ont été : la prostatectomie radicale (PR) 21,9%, la radiothérapie 19,4%, l'hormonothérapie 33%, la RTUP isolée 16,3%, l'abstention thérapeutique 6% et un traitement non précisé dans 5,6% des cas. Les associations thérapeutiques correspondaient à 31% des cas. La PR était plus fréquemment réalisée chez les patients < 60 ans, pour les tumeurs T2 (OR : 3.3) et pour 4 < PSA < 20 ng/ml. La radiothérapie était plutôt réservée aux patients plus âgés avec des tumeurs T3-4 et pour 20 < PSA < 50 ng/ml. L'hormothérapie augmentait avec l'âge et le PSA (> 50 ng/ml). La RTUP et la surveillance augmentaient avec l'âge, diminuaient avec les PSA élevés et concernaient avant tout les T1.
Conclusion : Le diagnostic du Ca P en France en 1995 a été relativement précoce avec des tumeurs cliniquement localisées dans 60% des cas. Dans cette enquête, 94% des patients ont eu un traitement dans l'année qui a suivi le diagnostic, avec 40% de traitement à visée curative et 31% de traitements associés.

Objective: The management, diagnosis and treatment of prostate cancer (PC) in the general population are poorly defined in France. The objective of this survey was to analyse the diagnostic and therapeutic modalities of prostate cancer in 1995, on the basis of a population derived from 4 French cancer registries.
Material and Method: A sample of 803 PCs diagnosed in 1995 were selected at random from the cases listed in the 4 registries (Bas-Rhin, Calvados, Isère and Tarn). Analysis by questionnaire concerned the modalities of diagnosis, clinical tumour stage and the treatment performed. Clinical stage (TNM 1992) was submitted to centralized coding. Logistic regression was used to quantify the various practices, taking into account the patient's age, PSA level and clinical stage. The probability of receiving each treatment modality was studied by using the same clinical determinants.
Results: The mean age of the patients was 71.6 years (range: 46-94). The clinical stage was T1 or T2 in 60% of cases, T3 or T4 in 14% of cases and N+ or M+ in 17% of cases. PSA (median: 18.2 ng/ml) was assayed in 92.4% of cases. The diagnosis was established by biopsy in 63% of cases and by endoscopic resection (TURP) in 32% (5% unknown). The main treatments were: radical prostatectomy (RP): 21.9%, radiotherapy: 19.4%, endocrine therapy: 33%, isolated TURP: 16.3%, conservative management: 6% and unspecified treatment: 5.6% of cases. 31% of cases received combinations of various treatment modalities. RP was performed more frequently in patients over the age of 60 years, for T2 tumours (OR: 3.3) and for 4 < PSA < 20 ng/ml. Radiotherapy tended to be reserved for older patients with T3-T4 tumours and 20 < PSA < 50 ng/ml. The frequency of endocrine therapy increased with age and PSA (> 50 ng/ml). The frequency of TURP and surveillance also increased with age, decreased with high PSA and essentially concerned T1 tumours.
Conclusion: PC was diagnosed relatively early in France in 1995 with clinically localized tumours in 60% of cases. In this survey, 94% of patients received treatment during the year following diagnosis, with 40% of curative treatments and 31% of combined treatments.

Mots clés:
Cancer de la prostate / Épidémiologie / enquête de population / Diagnostic / Traitement
Mots-clés:
Prostate cancer / epidemiology / population survey / Diagnosis / treatment
Douleurs lombaires et hydrocalice
Lumbar pain and hydrocalyx.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 498-501

Nous rapportons l'observation d'une patiente présentant des douleurs lombaires gauches invalidantes. Les examens complémentaires ont permis d'affirmer le diagnostic d'hydrocalice isolé sans cause organique. Le traitement chirurgical a été conservateur avec plastie de la tige calicielle. La discussion porte sur la prise en charge diagnostic et thérapeutique par analogie de cet hydrocalice avec le syndrome de Fraley.

The authors report the case of a patient presenting with disabling left lumbar pain. Complementary investigations confirmed the diagnosis of isolated hydrocalyx with no organic cause. Surgical treatment was conservative with caliceal plasty. The authors discuss the diagnostic and therapeutic management by analogy between this type of hydrocalyx and Fraley's syndrome.

Mots clés:
Hydrocalice / syndrome de Fraley / douleur lombaire
Mots-clés:
Hydrocalyx / Fraley's syndrome / lumbar pain
Le léiomyosarcome de la veine rénale
Leiomyosarcoma of the renal vein. Case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 502-506

Les auteurs rapportent un nouveau cas de léiomyosarcome de la veine rénale droite qui se singularise par une évolution rapidement fatale en 9 mois, malgré l'absence de métastase initiale. Cette tumeur vasculaire exceptionnelle (une trentaine de cas publiés) doit être différenciée du léiomyosarcome rénal primitif et des léiomyosarcomes rétropéritonéaux étendus aux structures voisines. Ce diagnostic difficile avait été évoqué sur les examens tomodensitométrique et angiographique pré-opératoires. L'évolution des léiomyosarcomes de la veine rénale est généralement défavorable à moyen terme. Le pronostic est lié au caractère localisé de la tumeur et au risque de récidive locale et à distance. L'exérèse tumorale limitée est rarement suffisante et la néphrectomie élargie est le plus souvent nécessaire, éventuellement associée à un geste vasculaire sur la veine cave caudale en cas d'extension par contiguité.

The authors report a new case of leiomyosarcoma of the right renal vein, marked by a rapidly fatal course within 9 months, despite the initial absence of metastasis.
This exceptional vascular tumour (only about thirty cases have been published) must be distinguished from primary renal leiomyosarcoma and retroperitoneal leiomyosarcomas involving adjacent structures. This difficult diagnosis was suggested by preoperative CT and angiography. Leiomyosarcomas of the renal vein generally have an unfavourable outcome in the medium term. The prognosis is related to the localized nature of the tumour and the risk of local and distant recurrence. Limited tumour resection is rarely sufficient and radical nephrectomy is usually necessary, possibly associated with a vascular procedure on the inferior vena cava in the case of contiguous extension.

Mots clés:
Léiomyosarcome de la veine rénale / Tumeur du rein / Néphrectomie élargie
Mots-clés:
leiomyosarcoma of the renal vein / kidney tumour / Radical nephrectomy
Néphrome kystique multiloculaire de l'adulte.Présentation inhabituelle et revue de littérature
Multilocular cystic nephroma in adults. Unusual presentation and review of the literature.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 507-511

Nous rapportons le cas d'un néphrome kystique multiloculaire de localisation inhabituelle, envahissant largement le bassinet et occasionnant une symptomatologie atypique de douleurs lombaires aiguës. La confusion terminologique, la présentation particulière de cette tumeur kystique et la difficulté d'établir un diagnostic de certitude sur son caractère de bénignité avant l'intervention sont commentés par une brève revue de la littérature.

The authors report a case of a multilocular cystic nephroma in an unusual site, extensively invading the pelvis and causing atypical symptoms of acute lumbar pain. The authors discuss the confusing terminology, the unusual presentation of this cystic tumour and the difficulty of establishing a definitive diagnosis of its benign nature before the operation in the light of a brief review of the literature.

Mots clés:
Néphrome kystique / tumeur rénale kystique
Mots-clés:
cystic nephroma / cystic renal tumour
Adénocarcinome intraductal de la prostate
Intraductal adenocarcinoma of the prostate. Report of 3 cases and review of the literature.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 538-541

Trois patients d'âge moyen 69 ans ont présenté un cancer intraductal (anciennement appelé endométrioïde) de la protaste entre 1995 et 2000. Avec un suivi moyen de 17 mois, 2 patients sont vivants sans métastases, 1 décédé d'une autre cause.
Le cancer intraductal représente moins de 5% des cancers prostatiques. Son origine histologique a longtemps été sujette à discussion. La clinique est souvent particulière, et l'évolution naturelle supposée plus agressive que pour la forme glandulaire du cancer de prostate.
Le cancer intraductal de prostate ne dérive pas des structures mulleriennes mais bien du tissu prostatique. Il s'agit d'une forme particulière de carcinome prostatique, dont l'évolution et le traitement sont les mêmes que pour l'adénocarcinome.

Three patients with a mean age of 69 years presented with endometrioid carcinoma of the prostate between 1995 and 2000. With a mean follow-up of 17 months, 2 patients are alive without metastases and 1 has died from another cause. Endometrioid carcinoma represents less than 5% of all prostate cancers. Its histological origin has been the subject of controversy for a long time. The clinical presentation is often unusual and the natural history is considered to be more aggressive than that of the glandular form of prostatic cancer. Endometrioid carcinoma of the prostate is not derived from Müllerian structures, but from prostatic tissue. It is an unusual form of prostatic cancer, whose clinical course and treatment are the same as those of adenocarcinoma.

Mots clés:
Cancer intraductal / prostate / anatomo-pathologie
Mots-clés:
Intdraductal cancer / histopathology of the prostate
Bi-néphrectomie laparoscopique assistée manuellement pour hypertension artérielle réfractaire chez le transplanté rénal
Manually assisted laparoscopic bilateral nephrectomy for refractory hypertension in renal transplant recipients.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 433-437

Objectif : Nous rapportons notre expérience initiale d'une technique de néphrectomie bilatérale laparoscopique assistée manuellement pour hypertension artérielle réfractaire chez le transplanté rénal.
Matériel et Méthodes : Entre avril et mai 1999, 2 bi-néphrectomies laparoscopiques ont été réalisées en utilisant l'assistance manuelle par le «Hand-Port®». Un patient était opéré 4 mois avant transplantation rénale; le second était opéré 13 mois après transplantation rénale. Les deux patients avaient une hypertension artérielle sévère résistante à plusieurs médicaments anti-hypertenseurs. Une incision médiane sus-ombilicale de 8 cm et 3 trocarts sont nécessaires. Une main est introduite dans la cavité abdominale par le «Hand-Port®» en début d'intervention. La main intra-abdominale aide tous les temps de dissection du rein et le contrôle des vaisseaux. Les vaisseaux du rein et l'uretère sont clippés. Les reins sont retirés par la main intra-abdominale au travers de l'incision sus-ombilicale.
Résultats : Les temps d'intervention étaient successivement de 200 min. et 130 min. Les pertes sanguines étaient de 220 ml. Aucune conversion n'était réalisée. Le temps d'antalgiques majeurs post-opératoires était de 3 jours. Les durées d'hospitalisation étaient de 6 et 7 jours. Il n'y a eu aucune complication. La tension artérielle a été normalisée par la néphrectomie bilatérale dans les 2 cas, avec réduction significative des anti-hypertenseurs. Un an après l'intervention, les 2 patients étaient satisfaits du résultat esthétique.
Conclusions : La bi-néphrectomie laparoscopique assistée manuellement par le Hand-Port® est une alternative à la bi-néphrectomie à ciel ouvert. De plus larges séries sont nécessaires pour évaluer la morbidité de cette technique.

Objective: The authors report their preliminary experience of a manually assisted laparoscopic bilateral nephrectomy technique for refractory hypertension in renal transplant recipients.
Material and Methods: Between April and May 1999, 2 laparoscopic bilateral nephrectomies were performed with manual assistance using the Hand-Port®. One patient was operated 4 months before renal transplantation and the other was operated 13 months after renal transplantation. Both patients presented severe hypertension refractory to several antihypertensive drugs. An 8 cm midline supra-umbilical incision and 3 trocars were necessary. One hand was introduced into the abdominal cavity via the Hand-Port® at the beginning of the operation. The intra-abdominal hand assisted all phases of dissection of the kidney and control of vessels. The renal vessels and ureter were clipped. The kidneys were removed by the intra-abdominal hand through the supra-umbilical incision.
Results: Operating times were 200 min and 130 min. Blood loss was 220 ml. No conversion was performed. The duration of major postoperative analgesics was 3 days. Length of hospital stay was 6 days and 7 days. There were no complications. Blood pressure was controlled by bilateral nephrectomy in both cases, with significant reduction of antihypertensive therapy. One year after the operation, both patients were satisfied with the aesthetic result.
Conclusions: Laparoscopic bilateral nephrectomy manually assisted by the Hand-Port® is an alternative to open bilateral nephrectomy. Larger series are necessary to evaluate the morbidity of this technique.

Mots clés:
Néphrectomie / laparoscopie / hypertension / Transplantation rénale
Mots-clés:
nephrectomy / Laparoscopy / hypertension / renal transplantation
Effets de la cure de diurèse sur l'expulsabilité spontanée des calculs urinaires, le pH urinaire et la cristallurie des patients lithiasiques
Effects of high diuresis on stone expulsion, urinary pH and crystalluria in stone form.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 450-457

Objectif : La cure de diurèse est reconnue aujourd'hui comme une mesure de prévention de la lithiase et de sa récidive. Cependant, ses conséquences sur le risque cristallogène et sur l'expulsion spontanée des calculs ont fait l'objet de très peu de travaux. Cette étude a été entreprise pour apprécier les effets d'une cure de diurèse de 3 litres par jour sur la cristallurie et l'élimination des calculs in situ ainsi que sur la récidive à moyen terme de la lithiase.
Patients et Méthodes : L'étude porte sur 219 sujets vus en consultation d'urologie pour un premier calcul entre septembre 1996 et décembre 1999, répartis en deux groupes. Le groupe I comprend 129 sujets (68 hommes, 61 femmes) qui ont accepté de suivre pendant au moins 2 mois une cure de diurèse soutenue par des apports hydriques de 3 litres par jour et d'être surveillés par l'étude de la cristallurie. Le groupe II comprend 90 sujets (63 hommes, 27 femmes) qui ont refusé de suivre la cure de diurèse et de se soumettre aux études de cristallurie. Les patients du groupe I ont été suivis régulièrement par une étude sériée de la cristallurie dans les premières urines du réveil avant (2,95 prélèvements/patient) et pendant la cure de diurèse (2,84 prélèvements/patient). Les cristaux ont été recherchés en microscopie optique à polarisation. Le pH des urines a été mesuré sur chaque prélèvement. Les calculs expulsés ont été recueillis et analysés par spectrophotométrie infrarouge. Le groupe II constitue le groupe de référence pour l'étude de l'expulsion des calculs et de la récidive.
Résultats : La cristallurie était positive dans 52,4% des urines examinées avant cure de diurèse et chutait à 22,9% des urines pendant la cure de diurèse (p < 10-6). Le pH moyen des urines augmentait, chez l'homme, de 5,73 ± 0,46 avant la cure à 6,09 ± 0,47 (p < 10-6) pendant celle-ci et de 5,8 ± 0,68 à 6,24 ± 0,66 chez la femme (p < 10-6). Dans tous les cas, l'espèce cristalline la plus fréquente était la weddellite. Pendant l'étude, 98 patients (76%) du groupe I ont expulsé un ou plusieurs calculs contre seulement 13 patients sur 90 (14,4%) du groupe II (p<10-6). Aucun patient du groupe I n'a récidivé pendant la période d'étude alors que 37,8% des patients du groupe II ont récidivé au moins une fois leur lithiase (p < 10-7).
Conclusion : Une cure de diurèse régulièrement suivie est une mesure efficace pour faciliter l'expulsion spontanée des calculs de dimensions inférieures à 6 mm. Elle est aussi capable, par ses effets sur le pH urinaire, de réduire significativement la fréquence de la cristallurie et tout particulièrement la précipitation des espèces pH-dépendantes, contribuant ainsi à diminuer les processus de nucléation hétérogène de l'oxalate de calcium.

Objective : High urine volume is known to be an effective measure for preventing stone recurrence. However, only few studies have investigated its effects on crystalluria and spontaneous passage of calculi. The aim of the study was to assess the effects of high diuresis on stone expulsion and recurrence.
Patients and Methods : 219 patients were consulting for a first stone episode in Urology units in the Mostaganem area between September 1996 and December 1999. All stones were under 6 mm in size. The patients were divided in two groups : group I included 129 patients (68 males, 61 females) who agreed to be on a high water intake, at least 3 liters per day, over a two months period and to be followed periodically by crystalluria examination in the first morning urine ; group II included 90 patients (63 males, 27 females) who declined diuresis advice and urine collection for crystalluria examination. First morning urine collected in patients of group I were examined before (2.95 voidings per subject) and while on diuresis course (2.84 voidings per subject). For each sample, the urine pH was measured and crystals were looked for by polarizing microscopy. Stones spontaneously passed were collected and analyzed by infrared spectroscopy. Group II represented the control group for stone passing and recurrence.
Results : Crystalluria was present in 52.4% of urine samples before starting diuresis and decreased at 22.9% of urine samples on high diuresis. Mean pH value increased from 5.73 ± 0.46 before to 6.09 ± 0.47 (p < 10-6) while on diuresis course in males and from 5,8 ± 0,68 to 6,24 ± 0,66 in females (p < 10-6). The most frequent crystalline species was weddellite. Over the study period, 98 patients (76%) in group I and only 13 patients (14.4%) in group II passed stones spontaneously (p<10-6 contre group I). No stone recurrence was observed in group I while 37.8% of patients in group II presented at least one stone recurrence (p < 10-7).
Conclusion : A high diuresis is an effective measure (1) to make easier the passing of stone under 6 mm in size ; (2) to reduce the occurrence of crystalluria ; (3) to reduce significantly, because of its favourable effect on urine pH, the formation of pH-dependent crystalline phases, thus decreasing heterogeneous nucleation process of calcium oxalate and stone recurrence.

Mots clés:
Cristallurie / pH / Calculs urinaires / expulsion spontanée / Récidive
Mots-clés:
Diuresis / urine pH / Urinary calculi / Crystalluria / stone passing
Surveillance et pronostic des tumeurs superficielles «Ta» de vessie.Une série homogène de 138 cas suivis de 1 à 18 ans
Surveillance and prognosis of stage Ta superficial bladder cancers. A homogeneous series of 138 cases followed for 1 to 18 years
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 466-471

Objectif: Préciser les éléments du pronostic (risque de récidive et de progression) et les règles de surveillance des tumeurs papillaires superficielles Ta de vessie.
Matériel et Méthode : 138 tumeurs Ta de vessie vus de 1975 à 1995 et régulièrement suivies par le même urologue. La période de surveillance a été de 1 à 18 ans avec une moyenne de 66 mois et une médiane de 60 mois.
Résultats : 30% n'ont jamais récidivé (suivi moyen : 52 mois). 70% ont récidivé 1 ou plusieurs fois (suivi moyen : 80 mois) soit 46% de récidives Ta sans progression et 24% de récidives T?1 (dont 10% de récidives T>1).
- 13/138 malades sont morts d'un cancer de vessie dont 11 en moins de 10 ans.
Le risque de récidive et de progression est en relation statistiquement significative avec l'aspect macroscopique de la tumeur, sa localisation, son rythme évolutif dans les 12 premiers mois, le risque de récidive baisse de 70% à 35%, le risque d'aggravation baisse de 24% à 10%
Mais ce risque persiste longtemps : après plus de 5 ans sans récidive, 2 malades ont présenté des récidives mortelles 11 et 15 ans après le traitement initial.
Conclusion : Bien que superficielles, les tumeurs vésicales Ta sont des tumeurs graves. Leurs risques de récidive et de progression justifient une étroite surveillance dans l'année qui suit le diagnostic. L e rythme de surveillance ultérieure pourra être adapté au mode évolutif propre à chaque cas mais, quel que soit ce mode, nous conseillons une surveillance prolongée.

Objective: To identify prognostic factors (risk of recurrence and risk of progression) and define the rules for the surveillance of stage Ta superficial bladder cancers, based on the follow-up of a homogeneous patient series.
Material and Method: 138 Ta bladder cancers were recruited from 1975 to 1995 and regularly followed by the same urologist. The follow-up was 1 to 18 years with a mean of 66 months and a median of 60 months.
Results: 30% of patients developed no recurrence (mean follow-up: 52 months). 70% developed one or several recurrences (mean follow-up: 80 months): 46% of Ta recurrences without progression and 24% of T?1, with 10% of T>1 recurrencesd.
13/138 patients died from bladder cancer, including 11 patients in less than 10 years. The risk of recurrence and the risk of progression were significantly correlated with:
- the macroscopic appearance of the cancer: size, number and extent of implantations, sessile or pedunculated nature,
- its site: slightly more serious on the fixed part of the organ,
- its clinical course assessed over the first 12 months: in patients without recurrence at 12 months:
- the risk of recurrence decreased from 70% to 35%
- the risk of deterioration decreased from 24% to 10%.
However, this risk persisted in the long term: after more than 5 years without recurrence, 2 patients developed fatal recurrences, 11 and 15 years after the initial treatment.
Conclusion: Although superficial, Ta bladder cancers are serious cancers. The risk of recurrence and progression justify close surveillance in the year following diagnosis. Subsequently, the frequency of follow-up can be adapted to the specific course of each case, but, regardless of these modalities, long-term (indefinite?) surveillance is recommended.

Mots clés:
Vessie / tumeur superficielle / Pronostic / facteurs de risque
Mots-clés:
Superficial bladder cancer / prognosis / Risk factors
Surveillance et pronostic des tumeurs superficielles «T1» de vessie. Une série homogène de 88 cas suivis de 1 à 22 ans
Surveillance and prognosis of stage T1 superficial bladder tumours. A homogeneous series of 89 cases followed for 1 to 22 years.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 472-477

But : En s'appuyant sur l'évolution d'une série homogène de malades, préciser les éléments du pronostic (risque de récidive et risque de progression) et les règles de surveillance des tumeurs papillaires T1 de vessie.
Matériel et Méthode : 88 tumeurs T1 de vessie recrutées de 1975 à 1995 et régulièrement suivies par le même urologue.La période de surveillance a varié de 1 à 22 ans avec une moyenne de 52 mois et une médiane de 48 mois.
Résultats : 26% n'ont jamais récidivé (suivi moyen : 71 mois), 74% ont récidivé 1 fois ou plus (suivi moyen : 48 mois) dont 35% de récidives T>1.
29/88 malades sont morts d'un cancer infiltrant de vessie, 14 avant 3 ans, 19 avant 5 ans, 28 avant 10 ans.
Le risque de récidive et de progression est en relation statistiquement significative avec :
- l'aspect macroscopique de la tumeur : taille, nombre et étendue des implantations,
- son rythme évolutif apprécié d'après le rythme des récidives.Chez les malades sans récidive à 12 mois :
- le risque de récidive diminue de 74 à 50%.
- le risque d'aggravation baisse de 35 à 20%.
Dans cette cohorte ni le grading histologique de la tumeur initiale, ni le degré d'infiltration du chorion sous-muqueux ne semblent modifier le pronostic.
Conclusion : Considérées comme «superficielles» les tumeurs papillaires de vessie T1, quel que soit leur grade histologique, ont un pronostic grave.Elles justifient une surveillance endoscopique étroitedans l'année qui suit le diagnostic.Ultérieurement, le rythme de surveillance pourra être adapté au mode évolutif propre à chaque cas mais, quel que soit ce mode, nous conseillons une surveillance prolongée.

Objective: Define the prognostic factors (risk of recurrence and risk of progression) and the rules for surveillance of stage T1 papillary bladder tumours based on the clinical course of a homogeneous patient series.
Material and Method: 88 T1 bladder tumours recruited from 1975 to 1995 and regularly followed by the same urologist. The follow-up ranged from 1 to 22 years with a mean of 52 months and a median of 48 months.
Results: 26% patients relapsed (mean follow-up: 71 months) 74% developed one or more recurrences (mean follow-up: 48 months) with recurrences staged > T1 in 35% of cases. 29/88 patients died from invasive bladder cancer, 14 before 3 years, 19 before 5 years, 28 before 10 years. The risk of recurrence and progression was statistically significantly related to the macroscopic appearance of the tumour; size, number and extent of implantations; its rate of progression assessed by the frequency of recurrence. In patients with no recurrence at 12 months, the risk of recurrence decreased from 74% to 50% and the risk of progression decreased from 35% to 20%. In this cohort, neither histological grading of the initial tumour, nor the degree of invasion of the submucosal lamina propria appeared to modify the prognosis.
Conclusion: Stage T1 papillary bladder tumours, generally considered to be a superficial tumours regardless of their histological grade, have a serious prognosis and warrant close endoscopic surveillance during the year following the diagnosis. The subsequent frequency of follow-up can then be adapted to the specific mode of progression of each case, but, regardless of this mode of progression, the authors recommend long-term (life-long?) surveillance.

Mots clés:
Tumeurs superficielles de vessie / Pronostic / facteurs de risque
Mots-clés:
Superficial bladder cancer / prognosis / Risk factors
Traumatismes testiculaires : à propos de 56 cas
Testicular trauma: A series of 56 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 486-491

Objectifs : Evaluer la valeur diagnostique de l'examen clinique et de l'échographie dans les traumatismes testiculaires et analyser les complications des différents traitements proposés (traitement médical et chirurgical), de façon à mieux définir la place du traitement médical dans ces traumatismes de l'adulte jeune.
Patients et Méthode : 56 traumatismes testiculaires chez 50 patients ont été pris en charge entre janvier 1990 et janvier 2000. En l'absence de critère de gravité clinique et échographique (hématocèle, volumineux hématome intra testiculaire, rupture de l'albuginée ) un traitement médical par repos, anti-inflammatoires, et suspensoir a été instauré. En cas de suspicion de lésions graves du testicule, une exploration chirurgicale a été réalisée. Trois sous groupes ont été définis : traitement médical, traitement chirurgical précoce, et traitement chirurgical différé (délai supérieur à 3 jours). La morbidité immédiate et les séquelles à distance ont été analysées dans ces trois sous-groupes.
Résultats : Le tableau clinique associant douleur et augmentation de volume du scrotum rend difficile la réalisation du bilan lésionnel. L'échographie peut aider le clinicien mais sa sensibilité reste médiocre dans le diagnostic de rupture testiculaire. Il n'a pas été retrouvé de différence significative en terme de taux de morbidité, de taux d'orchidectomie, et de taux de séquelles à distance entre les trois sous-groupes.
Conclusion : En l'absence de signes de gravité, un traitement médical reste justifié avec une surveillance régulière, mais en cas de doutes cliniques ou échographiques, une exploration chirurgicale doit être réalisée dans de brefs délais.

Objectives: To assess the diagnostic value of clinical examination and ultrasound in testicular trauma and to analyse the complications of the various treatments proposed (surgical and medical treatments), in order to more clearly define the place of medical treatment in this form of trauma in young adults.
Patients and Methods: 56 cases of testicular trauma in 50 patients were managed between January 1990 and January 2000. In the absence of clinical and ultrasonographic criteria of severity (haematocele, very large intratesticular haematoma, rupture of the tunica albuginea), medical treatment consisting of rest, anti-inflammatory drugs, and testicular support was instituted. Surgical exploration was performed when serious lesions of the testis were suspected. Three subgroup were defined: the medical treatment subgroup, the early surgical treatment subgroup, and the deferred surgical treatment subgroup (more than 3 days after trauma). The immediate morbidity and long-term sequelae were analysed in each of these three subgroups.
Results: The clinical features of pain and scrotal swelling make assessment of the lesions difficult. Testicular ultrasound can help the clinician, but it has a low sensitivity for the diagnosis of testicular rupture. No significant difference was observed between the three subgroups in terms of morbidity, orchidectomy, and long-term sequelae rates.
Conclusion: In the absence of signs of severity, medical treatment with regular surveillance remains justified. However, in the case of doubtful clinical or ultrasound findings, surgical exploration must be performed as soon as possible.

Mots clés:
traumatisme / scrotum / testicule
Mots-clés:
trauma / Testis
Paragangliome rétropéritonéal non fonctionnel
Retroperitoneal non functional paraganglioma.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 512-516

Les paragangliomes rétropéritonéaux non fonctionnels sont des tumeurs rares : moins de 50 cas ont été décrits dans la littérature. Ils sont souvent asymptomatiques et pouvent atteindre des dimensions importantes. Les auteurs rapportent un cas diagnostiqué par l'étude histologique de la pièce opératoire. Les formes malignes, plus fréquentes que les formes bénignes, présentent un envahissement locorégional et métastasent tardivement. Le traitement de ces tumeurs nécessite une exérèse chirurgicale la plus complète possible puisque le pronostic en dépend. Il n'existe par contre pas de consensus sur l'utilité des thérapeutiques complémentaires qui peuvent néanmoins constituer un appoint à titre symptomatique.

Non functional retroperitoneal paragangliomas are rare tumors: less than 50 cases are reported in the literature. They are usually asymptomatic and can attain big dimensions. The authors report a case diagnosed by histological examination of the operative specimen. Malignant tumors more frequent than the benign tumors present with a regional extension and delayed metastases. The treatment is completed by surgical excision. Radiotherapy and chemotherapy can be used for palliation of symptoms.

Mots clés:
Tumeur retropéritonéale / Paragangliome / Chirurgie
Mots-clés:
Retroperitoneal tumor / Paraganglioma / surgery
Hématome spontané de la surrénale
Surrénale, hématome, diagnostic, traitement
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 517-519

Nous rapportons une observation rare d'hématome spontané unilatéral de la surrénale droite chez un jeune patient de 22 ans.Le diagnostic préopératoire était apporté par l'échographie et la tomodensitométrie.Une surrénalectomie droite était réalisée.L'examen anatomopathologique de la pièce montrait qu'il s'agissait d'un hématome isolé sans anomalies surrénaliennes associées.

We report an uncommon case of unilateral spontaneous hematoma of the right adrenal gland in a 22-year old young man. Preoperative diagnosis was made by ultrasonography and CT-scan.A right adrenalectomy was performed.Pathological evaluation showed an isolated hematoma without adrenal abnormalities.The diagnostic and therapeutic aspects are discussed.

Mots clés:
surrénale / hématome / Diagnostic / Traitement
Mots-clés:
adrenal gland / hematoma / Diagnosis / treatmtnt
A propos de deux cas de fistule artério-urétérale.
Uretero-arterial fistula: report of two cases and review of the literature.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 528-533

Les fistules urétéro-artérielles sont des complications exceptionnelles : une quarantaine de cas ont été rapportés dans la littérature.
Nous rapportons deux nouvelles observations de fistule entre l'artère iliaque commune et l'uretère. L'une sur une intubation urétérale prolongée, après radiothérapie et chirurgie pelvienne pour un cancer utérin, l'autre après une allogreffe aorto-bifémorale.
Ces fistules surviennent en général sur un terrain particulier, associant plusieurs facteurs étiologiques. L'hématurie souvent massive et intermittente, domine le tableau clinique. Les examens les plus utiles au diagnostic sont l'urétéropyélographie rétrograde (UPR) et l'artériographie.
Les possibilités thérapeutiques proposées (néphrectomie, pontage vasculaire et même embolisation) dépendent de l'urgence de la situation et intéressent à la fois les appareils urinaire et vasculaire.
Le pronostic dépend de la précocité du diagnostic. Mais des mesures préventives peuvent être envisagées pour diminuer le risque d'apparition de ces fistules chez les patients à risques.

Uretero-arterial fistulas are exceptional complications: only about forty cases have been reported in the literature. The authors report new two cases of fistula between the common iliac artery and the ureter. One fistula occurred in a context of prolonged ureteric stenting after radiotherapy and pelvic surgery for cancer of the uterus, and the other occurred after an aorto-bifemoral allograft.
These fistulas generally occur in a particular clinical context, associating several aetiological factors. The clinical presentation is dominated by often massive and intermittent haematuria. The most useful diagnostic examinations are retrograde ureteropyelography and arteriography.
The proposed treatment options (nephrectomy, vascular bypass graft and even embolization) depend on the urgency of the situation and involve both the blood vessel and the urinary tract. The prognosis depends on early diagnosis, but preventive measures can be envisaged to decrease the risk of appearance of these fistulas in high-risk patients.

Mots clés:
Fistule urétéro-artérielle / cathétérisme urétéral / hématurie
Mots-clés:
Uretero-arterial fistula / ureteric stenting / haematuria
Epididymite aiguë révélatrice d'une tuberculose tertiaire
Tertiary tuberculosis presenting as acute epididymitis.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 542-545

Nous rapportons le cas d'un patient éthylo-tabagique de 50 ans présentant une épididymite aiguë isolée, évoluant sur un mode chronique, révélatrice d'une tuberculose tertiaire.
Cette observation exceptionnelle à l'heure actuelle, souligne l'intérêt d'une échographie des bourses ainsi que la réalisation d'examens complémentaires à la recherche d'autres foyers tuberculeux.

The authors report the case of a 50-year-old drinker and smoker presenting with isolated acute on chronic epididymitis, leading to the diagnosis of tertiary tuberculosis. This now exceptional case emphasizes the value of scrotal ultrasound and complementary investigations looking for other sites of tuberculosis.

Mots clés:
épididymite / tuberculose / Immunosuppression
Mots-clés:
epididymitis / tuberculosis / immunosuppression
L'UIV, un examen du passé sans avenir?
IVU, an examination of the past without a future?
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 552-561

L'UIV s'est vue ces dernières années voler sa place de "gold standard" dans l'exploration successivement du parenchyme rénal puis même de la voie excrétrice.
Deux gagnants : l'échographie et le scanner.
Dans la colique néphrétique, quelques réticents prônent encore la place de l'UIV, aux motifs suivants : le surcoût du scanner (cela n'est pas vrai par rapport à un scanner sans injection) et l'absence de données fonctionnelles (le scanner a sa propre sémiologie de l'hyperpression). Les avantages ne se discutent pas : résolution en contraste permettant de déceler la quasi totalité des calculs à l'exception de certaines complications des trithérapies chez les patients séropositifs, couverture étendue facilitant l'identification des diagnostics différentiels, rapidité et meilleure efficacité, enfin absence de risque lié à l'injection iodée dans cette indication.
Pourtant il est des cas où les performances sont plus limitées : patient maigre, ou souhait d'explorer la sphère gynécologique mais l'UIV n'est là pas plus contributive.
Alors quelle place réserver à l'UIV dans la colique néphrétique? le besoin d'un diagnostic de certitude et la discussion d'un geste urgent (levée d'obstacle dans un cadre infectieux) alors que le scanner est soit inaccessible (maintenance? ), soit vraiment trop irradiant, comme chez la femme enceinte, quand l'échographie, voire l'IRM et l'uroIRM, n'ont pas été suffisamment contributives.
L'indication essentielle reste en fait le besoin d'une fine visualisation de la voie excrétrice (bilan d'hématurie, recherche d'une tumeur uroépithéliale), le besoin d'un morphogramme fin de l'ensemble de l'arbre urinaire (appréciation de certaines pathologies malformatives), voire la recherche d'une grossière appréciation de la fonction rénale chez un polytraumatisé qui n'aurait pas été exploré en scanner et chez qui on hésiterait ? à juste titre - à ouvrir le rétropéritoine.
Il reste a prédire que, faute de faire des UIV, on ne fera plus le diagnostic de nécrose papillaire ou de petite diverticule caliciel, mais finalement qu'importe?
L'UIV n'est donc, dans les pays qui disposent d'un équipement adapté, plus qu'une affaire d'expert. L'UIV est un examen du passé, sans avenir certes, mais avec une descendance : l'uroscanner.

IVU has been gradually replaced over recent years as the "gold standard" investigation for the renal parenchyma and urinary tract by two new modalities: ultrasound and computed tomography. Some authors still advocate IVU for the assessment of renal colic, for the following reasons: the excess cost of CT (which is not true for plain CT) and the absence of functional data (there are specific CT signs for increased pressure). However, the advantages of CT are clearly established: contrast resolution allowing the detection of almost all stones except for certain complications of triple combination therapy in HIV seropositive patients, extensive cover facilitating identification of differential diagnoses, rapidity and greater efficacy, and finally the absence of risk related to the injection of iodinated contrast agents in this indication. However, the performance of CT may be more limited in certain situations: thin patients, or when the female genital tract also needs to be investigated, but IVU is not more contributive in this context. The current place of IVU in renal colic is therefore to establish a definitive diagnosis and to guide an urgent procedure (removal of an obstruction in a context of infection) when CT is either unavailable (maintenance... ) or really excessively irradiating, as in pregnant women, when ultrasound, or even MRI and MR urography have not been sufficiently contributive. The essential indication remains detailed visualization of the urinary tract (assessment of haematuria, detection of an urothelial tumour), detailed visualization of the entire urinary tract (assessment of certain malformations), or even a gross assessment of renal function in a patient with multiple injuries, which cannot be investigated by CT and in whom the surgeon rightly hesitates before opening the retroperitoneum. However, in the absence of IVU, we may fail to diagnose papillary necrosis or a small caliceal diverticulum, but is that really important in the final analysis? IVU, in countries with adapted equipment, is therefore now only an expert examination. IVU is an examination of the past, without a future indeed, but with a descendant: CT urography.

Mots clés:
scanographie / UIV / Rein / Colique néphrétique / Tumeurs
Mots-clés:
CT scan / IVU / Kidney stones / kidney tumours / Bladder tumours
L'angiogenèse dans les tumeurs vésicales : indicateur pronostique et cible thérapeutique
Angiogenesis in bladder tumours: prognostic indicator and therapeutic target.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 417-427

L'angiogenèse est un processus complexe, multi-étapes qui mène à la formation de nouveaux capillaires sanguins (néovaisseaux) à partir des vaisseaux préexistants. Elle est indispensable à la croissance des tumeurs solides et à la dissémination tumorale métastatique (angiogenèse tumorale). L'initiation de ce processus s'effectue grâce à la synthèse, par les cellules tumorales et non tumorales associées à la tumeur, de facteurs de croissance appelés facteurs ou inducteurs angiogéniques. Le bFGF (basic Fibroblast Growth Factor) et le VEGF (Vascular Endothelial Growth Factor) sont deux facteurs angiogéniques qui interviennent dans l'angiogenèse tumorale vésicale.
L'activité angiogénique d'une tumeur vésicale peut être mesurée par la densité des micro-vaisseaux (DMV) reconnue par certains comme un indicateur pronostique indépendant de la récidive et de la survie dans le groupe des tumeurs invasives. L'expression du VEGF dans le tissu tumoral vésical et dans les milieux biologiques (sérum, urines) apparaît comme un marqueur prédictif du risque évolutif des tumeurs superficielles. Le dosage du bFGF dans les urines montre des taux élevés chez les patients ayant une tumeur de vessie mais cette augmentation n'est pas spécifique d'une pathologie tumorale vésicale.
L'inhibition de l'angiogenèse tumorale est devenue un enjeu thérapeutique. Pour les tumeurs de vessie, la suramine et un analogue de la fumagilline (TNP-470) ont donné des résultats prometteurs en terme de tolérance et d'efficacité par voie intravésicale.

Angiogenesis is a complex, multi-step process which leads to the formation of new blood capillaries (neovessels) from pre-existing vessels. It is essential top the growth of solid tumours and tumour metastasis (tumour angiogenesis). This process is initiated by the synthesis, by tumour cells and non-malignant tumour-associated cells, of growth factors called antigenic factors or inducers. bFGF (basic Fibroblast Growth Factor) and VEGF (Vascular Endothelial Growth Factor) are the two angiogenic factors involved in bladder tumour angiogenesis.
The angiogenic activity of a bladder tumour can be measured by the microvascular density (MVD), considered by some authors to be an independent prognostic indicator of recurrence and survival in the group of invasive bladder tumours. VEGF expression in bladder tumours and biological fluids (serum, urine) appears to be a predictive marker of the risk of progression of superficial bladder tumours. Urinary bFGF assay reveals high levels in patients with bladder tumour, but this elevation is not specific to bladder tumours.
Inhibition of tumour angiogenesis has become a therapeutic target. Intravesical suramine and a fumagillin analogue (TNP-470) have given promising results in terms of efficacy and safety in the treatment of bladder tumours.

Mots clés:
tumeur vésicale / angiogenèse / basic Fibroblast Growth Factor (bFGF) / Vascular Endothelial Growth Factor (VEGF) / Pronostic
Mots-clés:
bladder tumour / Angiogenesis / basic Fibroblast Growth Factor (bFGF) / Vascular Endothelial Growth Factor (VEGF) / prognosis.
PC SPES dans le cancer de la prostate : revue critique de la littérature
PC SPES in prostate cancer: critical review of the literature.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 428-432

Le PC SPES est un mélange de plantes ou d'extraits de plantes chinoises proposé en vente libre depuis 1996 dans le traitement du cancer de la prostate. Chacun de ses composés a prouvé de façon individuelle une action anti-tumorale dans différents modèles in vitro ou in vivo. Son action favorable dans le cancer de la prostate en hormono-échappement sur des études n'ayant qu'un faible recul, a donné à ce produit une certaine publicité et la libre circulation ainsi que les facilités d'achat à l'étranger par Internet font que les patients en France peuvent l'utiliser sans avis ni suivi médical. Cet article a pour but une revue critique de ces résultats dans le cancer de la prostate.

PC SPES is a mixture of Chinese plants or plant extracts available on unrestricted sale since 1996 in the treatment of prostate cancer. Each of its components has been individually demonstrated to have an antitumour action anti-neoplastic in various in vitro or in vivo models. Its favourable action on hormone-resistant prostate cancer, demonstrated in studies with only a short follow-up, led to a certain publicity concerning this product, and its unrestricted sale together with the possibility of purchasing this product in other countries by Internet have led to the use of this product by some patients in France without medical advice or follow-up. This article presents a critical review of the results of this product in prostate cancer.

Mots clés:
Cancer / prostate / hormono-résistant / phlébite / phytoestrogène
Mots-clés:
Cancer / prostate / hormone-resistant / phlebitis
Aspects thérapeutiques des abcès du reinA propos de 50 cas
Therapeutic aspects of renal abscess based on a series of 50 cases
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 444-449

But : L'abcès du rein pose souvent un problème de démarche thérapeutique. A travers notre expérience et la revue de la littérature, nous proposons une conduite à tenir thérapeutique devant un abcès du rein.
Matériel et Méthodes : 50 cas d'abcès du rein ont été traités entre janvier 1988 et septembre 1999.
La taille de l'abcès était inférieure ou égale à 4 cm dans 19 cas, entre 4 et 10 cm dans 29 cas et supérieure à 10 cm dans 2 cas. L'échographie rénale et l'urographie intraveineuse faisaient partie intégrante du bilan morphologique initial. Tous les malades ont été mis sous un traitement antibiotique par voie intraveineuse pendant une durée moyenne de 28 jours. Un drainage complémentaire percutané de l'abcès a été réalisé chez 25 patients. Un traitement chirurgical a été préconisé chez 13 patients en présence d'une importante collection péri-rénale ou d'un sepsis grave, ou à la suite à un échec du drainage percutané.
Résultats : L'antibiothérapie seule n'a été proposée que chez 17 malades pour des abcès de taille inférieure à 4 cm et chez ces patients 90% ont guéri.
Le traitement percutané réalisé chez 25 patients a donné 80% de succès; les autres patients ont subi une chirurgie ouverte. Après un traitement chirurgical, un décès dans un tableau de choc septique a été observé malgré une néphrectomie de sauvetage. Les autres patients ont évolué favorablement.
Conclusion : Le traitement de l'abcès du rein est basé sur une antibiothérapie associée ou non à un geste de drainage percutanée ou chirurgical en fonction de la taille de l'abcès et de l'évolution clinique. Un algorithme décisionnel peut être proposé.

Introduction: Renal abscess often raises therapeutic problems. Based on their experience and a review of the literature, the authors propose a treatment plan for renal abscess.
Material and Methods: The authors report 50 cases of renal abscess treated between January 1988 and September 1999 in the Department of Urology of Charles Nicolle Hospital in Tunis. The diameter of the abscess was less than or equal to 4 cm in 19 cases, between 4 and 10 cm in 29 cases and greater than 10 cm in 2 cases. Renal ultrasound and intravenous urography are an integral part of the initial morphological assessment. All patients were treated by intravenous antibiotics for a mean duration of 28 days. Complementary percutaneous drainage of the abscess was indicated in 25 patients. Surgical treatment was indicated in 13 patients in the presence of a large perirenal collection or severe sepsis, or following failure of percutaneous drainage.
Results: Antibiotics alone were proposed in only 17 patients with an abscess less than 4 cm in diameter and 90% of these patients were cured. Percutaneous treatment was performed in 25 patients with an 80% success rate; the other patients underwent open surgery. One patient died after surgery in a context of septic shock despite salvage nephrectomy. The other patients has a favourable outcome.
Conclusion: The treatment of renal abscess is based on antibiotics alone or combined with a percutaneous or surgical drainage procedure depending on the size of the abscess and the clinical course. The authors describe their decisional flow-chart.

Mots clés:
Abcès du rein / antibiothérapie / drainage percutané.
Mots-clés:
Renal abscess / antibiotic therapy / percutaneous drainage
Evaluation de la tolérance de la BCG thérapie endovésicale en France: analyse des évènements indésirables graves notifiés sur une période de trois ans
Evaluation of the safety of intravesical BCG therapy in France: analysis of serious adverse events notified over a three-year period.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 458-465

Buts : La BCG thérapie endovésicale reste le traitement prophylactique de première intention des récidives de tumeurs superficielles de la vessie. Il est cependant nécessaire d'évaluer dans le même temps la tolérance de ce médicament dont le développement a montré le risque potentiel de complications.
Matériel et Méthodes : A partir du recueil spontané des évènements indésirables rapportés selon les bonnes pratiques de pharmacovigilance et dans le cadre d'une enquête menée conjointement avec les Autorités de Santé, une analyse des évènements indésirables reçus par le fabricant au cours d'une période de trois ans a été conduite. Une synthèse des évènements indésirables graves (EIG) a été élaborée et des hypothèses sur les facteurs favorisant leur apparition ont été discutées. Enfin des recommandations pratiques pour le praticien en ont découlé.
Résultats : Au cours de cette période, 97 EIG ont été rapportés spontanément. Parmi ces 97 EIG, 12 sont locaux, 12 sont régionaux et 73 sont systémiques. Parmi les 73 EIG systémiques, 46 ont une origine infectieuse à BCG suspectée, 18 ont une origine dysimmunitaire et pour 9 d'entre eux, il n'a pas été possible de trancher. Plusieurs hypothèses sont émises sur les circonstances ayant favorisé l'apparition de ces EIG. Des recommandations sont proposées.
Conclusion : L'activité de pharmacovigilance a permis de mieux connaître la tolérance du BCG-IT utilisé en France en terme quantitatifs et qualitatifs. Des hypothèses sur les facteurs favorisant une intolérance ont été décelées et des recommandations émises. Poursuivre cet effort de collaboration entre les praticiens, les Autorités de Santé et le fabricant s'avère indispensable pour une utilisation optimale de ce médicament.

Objectives: Intravesical BCG therapy remains the first-line prophylactic treatment for recurrences of superficial bladder tumours. However, necessary the safety of this medicinal product, for which a potential risk of complications was demonstrated during development, needs to be evaluated.
Material and Methods: Based on spontaneous notifications of adverse events reported according to good pharmacovigilance practice and in the context of a survey conducted jointly with Health Authorities, the authors present an analysis of adverse event notifications received by the manufacturer over a three-year period. A summary of serious adverse events (SAE) was established and hypotheses concerning factors predisposing to these adverse events were discussed. Finally, practice guidelines were formulated.
Results: During this period, 97 SAEs were reported spontaneously, including 12 local SAEs, 12 regional SAEs and 73 systemic SAEs. 46 of the 73 systemic SAEs were suspected to be due to BCG infection, 18 were related to immune disorders and the cause of 9 SAEs could not be determined. Several hypotheses are formulated concerning the circumstances leading to the onset of these SAEs and practice guidelines are proposed.
Conclusion: Pharmacovigilance has allowed a better understanding of the qualitative and quantitative safety of BCG-IT in France. Hypotheses concerning factors predisposing to adverse effects were formulated and practice guidelines were proposed. It is essential to continue this collaboration between practitioners, Health Authorities and the manufacturer to ensure optimal use of this medicinal product.

Mots clés:
BCG / Immunothérapie / Cancer de vessie / sécurité
Mots-clés:
BCG / Immunotherapy / Bladder cancer / safety
Activité du système nerveux autonome mesurée par la variabilité de la fréquence cardiaque dans l'incontinence urinaire féminine
Autonomic nervous system activity measured by heart rate variability in female urinary incontinence.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 492-497

Buts : Comparer l'activité du SNA, mesurée par la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC), dans différents types d'incontinence urinaire (IU) féminine.
Matériel et Méthodes : 25 patientes ont été incluses dans cette étude prospective : 11 présentaient une IU d'effort sans insuffisance sphinctérienne, 9 une IU mixte et 5 une IU par urgence. L'IU sans instabilité vésicale idiopathique (IVI) (n=11) a été comparée à l'IU avec IVI (n=14). Il n'y a pas de différence statistiquement significative de l'âge moyen des patientes selon les groupes. Un Holter ECG de 24 heures, dans les conditions de vie habituelles des patientes, a permis d'obtenir des indices temporels et fréquentiels (transformée de Fourier) de la VFC, reflets de l'activité sympathique, parasympathique et globale du SNA.
Résultats : L'activité globale du SNA des patientes présentant, soit une IU mixte, une IU par urgence ou une IU avec IVI, est diminuée de façon statistiquement significative (p<0,05), par rapport à celle des patientes présentant une IU d'effort. La balance sympathico-vagale, la fréquence cardiaque, la pression artérielle, et le score de Ditrovie ne sont pas significativement différents entre les groupes.
Conclusions : Cette première étude montre que l'IVI est associée à une diminution d'activité globale du SNA par rapport à celle des patientes sans IVI. De plus, il existe des modifications d'activité sympathique, parasympathique et d'activité globale du SNA entre les différents types d'IU féminine.

Objectives: To compare the ANS activity, measured by heart rate variability (HRV) in various types of female urinary incontinence (UI).
Materials and Methods: 25 patients were included in this prospective study: 11 presented stress UI without sphincter incompetence, 9 presented mixed UI and 5 presented urge UI. UI without idiopathic detrusor instability (IDI) (n=11) was compared to UI with IDI (N=14.). No statistically significant difference was observed for mean age of the patients in the two groups. A 24-hour Holter ECG, under the conditions of the patient's everyday life, provided time and frequency indices (Fourier transform) of HRV, reflecting the sympathetic, parasympathetic and global ANS activity.
Results: The global ANS activity of the patients with either mixed UI, urge UI or UI with IDI, was statistically significantly lower (p<0.05) than that of patients with stress UI. The sympathetic-vagal balance, heart rate, blood pressure, and Ditrovie score were not significantly different between the groups.
Conclusions: This preliminary study shows that IDI is associated with a global reduction of ANS activity compared to that of patients without IDI. Modifications of sympathetic, parasympathetic and global ANS activity were also observed between the various types of female UI.

Mots clés:
incontinence urinaire féminine / instabilité vésicale idiopathique / variabilité de la fréquence cardiaque / système nerveux autonome
Mots-clés:
Female urinary incontinence / idiopathic detrusor instability / heart rate variability / autonomic nervous system
Le lymphangiome rénal
Renal lymphangioma.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 520-522

Notre cas clinique est celui d'un jeune de 39 ans présentant des coliques néphrétiques mises sur le compte d'une tumeur rénale diagnostiquée à la TDM. Le traitement était une néphrectomie totale en l'absence d'une certitude diagnostique histologique en per-opératoire de lymphangiome rénal.
Le lymphangiome rénal est une tumeur bénigne rare dont l'origine la plus probable est une malformation congénitale du système lymphatique.L'imagerie médicale a toujours des limites pour le diagnostic qui pourrait être confirmé par la ponction biopsie rénale.Le traitement doit toujours être le plus conservateur possible.L'évolution est toujours favorable.

The authors report the case of a 39-year-old man presenting with renal colic attributed to a renal tumour diagnosed on CT scan. Treatment consisted of total nephrectomy in the absence of a definitive intraoperative histological diagnosis of renal lymphangioma.
Renal lymphangioma is a rare benign tumour, probably derived from a congenital malformation of the lymphatic system. Medical imaging has certain limits for the diagnosis which can be confirmed by renal needle biopsy. Treatment must always be as conservative as possible. The clinical course is always favourable.

Mots clés:
Rein / Tumeur / lymphangiome
Mots-clés:
Kidney / tumour / lymphangioma
Hématome spontané sous capsulaire du rein d'origine non tumorale (à propos de cinq cas)
Spontaneous non-neoplastic subcapsular haematoma of the kidney. Report of five cases.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 523-527

L'hématome spontané sous-capsulaire (HSC) du rein est une situation rare. Les étiologies sont dominées par les tumeurs du rein dans plus de 50% des cas. La néphrectomie est justifiée en présence d'une tumeur ou en cas d'hémorragie non contrôlée. Quand l'étiologie n'est pas retrouvée, l'idéal est de proposer un suivi par des clichés de tomodensitométrie focalisés sur le rein du côté de l'HSC. Les auteurs rapportent 5 observations d'HSC du rein, dont un anévrisme rétropyélique et un cas de périartérite noueuse. Deux fois l'étiologie n'était pas déterminée. L'intervention chirurgicale a été proposée pour les 5 cas. La néphrectomie fut pratiquée 3 fois et une évacuation simple de l'hématome fut réalisée 2 fois.

Spontaneous subcapsular haematoma (SCH) of the kidney is a rare condition, secondary to kidney tumours in more than 50% of cases. Nephrectomy is justified in the presence of tumour or uncontrolled haemorrhage. When the aetiology cannot be determined, thin-slice CT follow-up of the patient's kidney can be performed. The authors report 5 cases of SCH of the kidney. A retropelvic aneurysm was responsible for the haematoma in one case; polyarteritis nodosa was the cause of bleeding in another case and the aetiology could not be determined in two cases. All patients were managed surgically. Nephrectomy was performed in 3 cases and simple evacuation of the haematoma was performed in 2 cases.

Mots clés:
Hématome sous-capsulaire du rein / tumeurs du rein / Périartérite noueuse
Mots-clés:
Spontaneous subcapsular haematoma of the kidney / renal tumours / polyarteritis nodosa
Fistule urétéro-artérielle iliaque : traitement endovasculaire. Complication du maintien prolongé d'une endoprothèse double J
Endovascular treatment of an iliac uretero-arterial fistula. Complication of prolonged double J stenting. A case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 534-537

Nous rapportons un cas de fistule entre l'artère iliaque externe et l'uretère gauche, chez une patiente porteuse d'une endoprothèse double J depuis plusieurs années pour sténose urétérale iatrogène.
Le diagnostic a été évoqué en raison des antécédents et devant l'hématurie de sang rouge extériorisée au niveau du méat urétéral gauche.
La radiologie interventionnelle a permis le diagnostic positif et le traitement par positionnement d'une prothèse couverte au niveau de l'artère iliaque externe. Il s'agit de la quatrième observation publiée de traitement endovasculaire d'une fistule urétéro-artérielle iliaque.

The authors report a case of fistula between the external iliac artery and the left ureter, in a patient with a double J stent for several years to treat iatrogenic ureteric stenosis. The diagnosis was suggested by the patient's history and the presence of bright haematuria from the left ureteric meatus. Interventional radiology established the positive diagnosis and allowed treatment by placement of a covered prosthesis in the external iliac artery. This is the fourth published case of endovascular treatment of an iliac uretero-arterial fistula.

Mots clés:
Fistule urétéro-artérielle / hématurie / cathétérisme urétéral / sonde double crosse.
Mots-clés:
Uretero-arterial fistula / haematuria / ureteric stenting / double J stent
Traitement endoscopique du reflux vésico-rénal chez l'enfant : résultats à court et à long terme des injections de polytétrafluoroéthylène (Téflon®)
Endoscopic treatment of vesicorenal reflux in children: long-term and short-term results of polytetrafluoroethylene (Teflon) injections.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 546-551

But : Evaluer rétrospectivement l'efficacité et la tolérance du traitement endoscopique du reflux vésico renal chez l'enfant par injection de polytetrafluoroethylène (Téflon®), à court et à long terme, à partir de la plus importante série publiée dans la littérature.
Matériel et Méthodes : Six cent cinquante uretères chez 402 enfants ont été traités par injection sous orificielle de polytétrafluoroéthylène de 1986 à 1993. Les résultats à court terme ont été évalués à un mois et un an après la fin du traitement par examen clinique, cytobactériologie urinaire, échographie rénale et vésicale et cystographie rétrograde. Les résultats à long terme ont été évalués avec un recul moyen de 116 mois par examen clinique, échographie rénale, questionnaire aux familles et examen cyto bactériologique des urines.
Résultats : 86,6% des uretères chez 82,1% des enfants sont guéris de leur reflux un an après leur traitement endoscopique. Il n'y a pas eu de complications graves à court terme. A long terme, 97% des enfants n'ont jamais représenté de pyélonéphrite. Le bilan échographique n'a pas montré de dilatation du haut appareil urinaire, ni de lésion pariétale vésicale suspecte. 4,4% des reins traités ont poursuivi leur évolution vers la néphropathie de reflux par pyélonéphrite chronique, malgré la correction correcte de leur reflux. Il n'y a pas eu de complication locale liée au biomatériau, ni d'arguments pour des pathologies à distance induites par la migration des particules de Téflon®. Aucune dégénérescence carcinologique n'a été rapportée.
Conclusions : Le traitement endoscopique du reflux a fait la preuve dans notre série de son efficacité à court terme et du maintien des bons résultats à long terme. Aucune complication locale ou par migration du Téflon n'a été retrouvée dans notre série. Pour 82% des enfants traités, il a permis d'éviter une réimplantation urétérale conventionelle.

Objective: To retrospectively evaluate the short-term and long-term efficacy and safety of endoscopic treatment of vesicorenal reflux in children by polytetrafluoroethylene injection, based on the largest series published in the literature.
Material and Methods: Six hundred and fifty ureters in 402 children were by subureteric injection of polytetrafluoroethylene from 1986 to 1993. The short-term results were evaluated one month and one year after treatment by physical examination, urine culture, bladder and renal ultrasonography and retrograde cystography. The long-term results were evaluated with a mean follow-up of 116 months by physical examination, renal ultrasonography, questionnaire for the patient's family and urine culture.
Results: 86.6% refluxing ureters in 82.1% of children were cured after endoscopic treatment. No serious short-term complications were observed. In the long-term, 97% of children never presented an episode of pyelonephritis. Ultrasonographic assessment did not reveal any dilatation of the upper urinary tract, no any suspicious lesions of the bladder wall. Continuing reflux nephropathy due to chronic pyelonephritis was observed in 4.4% of treated kidneys, despite satisfactory correction of reflux. No local complications related to the biomaterial and no signs suggestive of distant diseases induce by migration of Teflon particles were observed. No malignant degeneration was reported.
Conclusions: Review of this series demonstrates the short-term efficacy and long-term maintenance of the good results of endoscopic treatment of reflux. No local complication and no complications due to migration of Teflon were observed in this series. This procedure avoided the need for conventional ureteric reimplantation in 92% of treated children.

Mots clés:
reflux vésico-rénal / Traitement endoscopique / polytétrafluoroéthèlène / Enfant
Mots-clés:
Vesicorenal reflux / endoscopic treatment / polytetrafluoroethylene / child
Pierre-François-Olive Rayer (1793-1867) : un des fondateurs de l'uro-néphrologie moderne
Pierre-François-Olive Rayer (1793-1867) : one of the founders of modern uro-nephrology.
2001
- Histoire
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 560-565

L'oeuvre scientifique de RAYER s'étend sur plusieurs domaines de la médecine. Son apport le plus considérable concerne la dermatologie, l'anatomo-pathologie, la pathologie infectieuse humaine et la chimie médicale. Mais, il a surtout contribué au développement de l'uro-néphrologie moderne et il est considéré comme un de ses fondateurs.

Rayer's scientific work is extended on several fields of the medicine. His most considerable contribution concerns dermatology, anatomopathology, infectious pathology and medical chemistry. However, thanks more particularly to his work on uro-nephrology, Rayer is considered as one of the founders of this discipline.

Mots clés:
Rayer pionnier / uro-néphrologie / dermatologie / anatomo-pathologie / pathologie infectieuse
Mots-clés:
Rayer pionner / uro-nephrology / anatomo-pathology / dermatology / medical chemistry