Base bibliographique

Cancer de prostate: expérience et opinions de T.A. Stamey (Stanford) sur l'histoire naturelle, les marges de résection positives et la place de la radiothérapie (I). Conférence du 20 novembre 1993, CNIT, Paris. Commentaires de T.A. Stamey sur de nouve
2001
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 195-203
Mots clés:
prostate / Tumeur / histoire naturelle / histo-pronostic / radiothérapie
Mots-clés:
prostate / tumor / natural history / histoprognosis / radiotherapy
Cystite pseudo-tumorale à toxoplasme chez un patient atteint de SIDA.
Pseudoneoplastic Toxoplasma cystitis in an AIDS patient.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 270-273

Nous rapportons un cas de cystite due à une infection à Toxoplasma Gondii chez un patient atteint de SIDA. Les symptômes initiaux associaient une dysurie, une pollakiurie extrême et des urgences mictionnelles entraînant une incontinence d'urine. L'examen cyto-bactériologique des urines était stérile. La tomodensitométrie pelvienne et l'IRM pelvienne ont mis en évidence un épaississement de la paroi de la vessie et des vésicules séminales. La cystoscopie a confirmé la présence d'une prolifération endovésicale d'aspect pseudo tumoral. Le diagnostic de cystite à toxoplasme a été affirmé par la découverte de kystes toxoplasmiques lors de l'étude histopathologique des biopsies vésicales. La cystite à toxoplasme est une cause rare de cystite bulleuse pseudo tumorale chez les patients séropositifs pour le VIH.

The authors report a case of cystitis due to Toxoplasma Gondii infection in a patient suffering from AIDS. Initial symptoms consisted of dysuria, extreme frequency and urgent micturition responsible for pseudo urinary incontinence. Urine culture was sterile. Pelvic computed tomography and pelvic MRI demonstrated thickening of the bladder wall and seminal vesicles. Cystoscopy confirmed the presence of an intravesical proliferation with a pseudoneoplastic appearance. The diagnosis of Toxoplasma cystitis was confirmed by the discovery of Toxoplasma cysts on histological examination of bladder biopsies. Toxoplasma cystitis is a rare cause of pseudoneoplastic bullous cystitis in HIV-seropositive patients.

Mots clés:
cystite / SIDA
Mots-clés:
Cystitis / AIDS
Intérêt de la densité de PSA pour le diagnostic de cancer prostatique et pour l'indication de la prostatectomie radicale.
Value of PSA density for the diagnosis of prostate cancer and to determine the indication for radical prostatectomy.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 211-220

Nous avons évalué l'intérêt diagnostique et pronostique du calcul de la "densité de PSA" (DPSA) dans une étude prospective portant sur 100 hommes consultant pour différents troubles urinaires. La DPSA a été calculée par le rapport du PSA sérique sur le volume échographique de la glande et exprimée en ng/ml/ml. La DPSA moyenne des 31 patients qui avaient un cancer prostatique était significativement plus élevée que celle des 69 patients sans cancer prostatique (p=0,0003). Les patients ont été répartis en deux groupes selon la valeur du PSA sérique. Quarante-neuf patients avaient un PSA sérique ? 10 ng/ml, dont 31 avaient une DPSA ? 0,15 ng/ml/ml et 29 de ces 31 patients (94%) n'avaient pas de cancer prostatique; 18 avaient une DPSA > 0,15, dont six (33%) avaient un cancer prostatique (p=0,04). Cinquante et un patients avaient un PSA sérique > 10 ng/ml, dont 23 (45%) avaient un cancer prostatique; 14 des 51 patients avaient une DPSA ? 0,30 ng/ml/ml et deux d'entre eux (14%) avaient un cancer prostatique; 37 patients avaient une DPSA > 0,30 ng/ml/ml, dont 21 (57%) avaient un cancer prostatique (p=0,016). Parmi les 31 patients porteurs d'un cancer prostatique, 21 étaient candidats à une prostatectomie radicale. Quatre patients étaient N+, et 17 ont subi la prostatectomie radicale. L'envahissement capsulaire était lié de manière significative à la DPSA. Aucun des quatre patients dont la DPSA était inférieure ou égale à 0,30 ng/ml/ml n'avait d'envahissement capsulaire alors que 11 des 13 patients (85%) dont la DPSA était supérieure à 0,30 ng/ml/ml avaient un envahissement capsulaire. En conclusion, chez les patients dont le PSA est inférieur ou égal à 10 ng/ml, le calcul de la DPSA permettrait d'éviter environ deux tiers des biopsies prostatiques, au prix d'un risque très faible de méconnaître un cancer cliniquement significatif. En revanche, pour les patients dont le PSA est supérieur à 10 ng/ml, l'intérêt de la DPSA est plus restreint. D'autre part, dans les cancers cliniquement considérés comme opérables, la DPSA au seuil de 0,30 permet de prédire un envahissement capsulaire ou ganglionnaire avec une précision diagnostique de 94%.

We evaluated the diagnostic and prognostic value of PSA density (PSAD) in a prospective study of 100 men consulting for various urinary tract disorders. PSAD was calculated by the ratio of serum PSA over the ultrasonographic volume of the prostate gland, and was expressed in ng/ml/ml. The mean PSAD of 31 patients with prostate cancer was significantly higher than that of the 69 patients without prostate cancer (p=0.0003). The patients were classified into two groups according tç the serum PSA valye. Forty nine patients had a serum PSA ? 10 ng/ml, 31 of whom had a PSAD ? 0.15 ng/ml/ml and 29 of these 31 patients (94%) did not have prostate cancer; 18 patients had a PSAD > 0.15 ng/ml/ml and six of them (33%) had prostate cancer (p=0.04). Fifty one patients had a serum PSA > 10 ng/ml and 23 of them (45%) has prostate cancer; 14 of these 51 patients had a PSAD ? 0.30 ng/ml/ml and two of them (14%à had prostate cancer; 37 patients had a PSAD > 0.30 ng/ml/ml, 21 of whom (57%) had prostate cancer (p=0.016). Twenty one of these 31 patients with prostate cancer were candidates for radical prostatectomy. Four patients were N+ and 17 underwent radical prostatectomy. Capsular invasion was significantly correlated with PSAD. None of the four patients with PSAD ? 0.30 ng/ml/ml showed capsular invasion, while 11 of the 13 patients (85%) with PSAD > 0.30 ng/ml/ml had capsular invasion. In conclusion, in patients with PSA ? 10 ng/ml, calculation of the PSAD avoids approximately two-thirds of prostatic biopsies, with a very low risk of missing a clinically significant cancer. On the other hand, PSAD is of more limited value in patients with PSA > 10 ng/ml. In cancers considered to be operable clinically, the cut-off value of 0.30 ng/ml/ml for PSAD is predictive of capsular or lymph node invasion with a diagnostic accuracy of 94%.

Mots clés:
prostate / Tumeur / densité du PSA
Mots-clés:
prostate / tumor / PSA density
Le phlegmon périnéphrétique. A propos de 75 cas.
Perinephric abscess. Review of 75 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 251-264

Malgré l'apport des nouvelles techniques d'imagerie et l'utilisation des nouveaux antibiotiques, le diagnostic du phlegmon périnéphrétique (P.P.N) reste toujours difficile et tardif, à l'origine d'une morbidité et mortalité élevées. 75 cas de P.P.N., colligés sur une période de 15 ans, sont revus. Les caractéristiques étiopathogéniques, diagnostiques, bactériologiques et thérapeutiques de cette affection sont étudiées. Les troubles urinaires sont retrouvés chez 26,7% des patients, le diabète chez 17% et la porte d'entrée extra-urinaire est retrouvée chez 11% des malades. Par ailleurs, 75% des patients sont vus avec un retard diagnostique de plus d'un mois. L'échographie rénale est pratiquée chez 55 patients montrant des images évocatrices de P.P.N. dans 96% des cas. Le scanner, quoique peu utilisé dans notre série, paraît plus performant que l'échographie. Les bacilles gram négatif et le staphylocoque sont les germes les plus fréquemment rencontrés. Le drainage chirurgical associé à l'antibiothérapie est entrepris chez tous les patients ayant un phlegmon périnéphrétique collecté (73 cas). L'évolution est le plus souvent favorable malgré l'étendue de l'abcèdation. Les données de la littérature concernant la pathogénie, la bactériologie, l'imagerie et le traitement, notamment percutané, de cette affection sont discutées.

In spite of the contribution of the new techniques of radiology and the use of new antibiotics, the diagnosis of perinephric abscess remains difficult and late and is at the origin of high morbidity and mortality. 75 cases of perinephric abscess collected during 15 years are reviewed. We studied the etiopathogenic, diagnostic, bacteriologic and therapeutic characteristics of this affection. Urinary signs are found in 26.7% of patients, diabetes in 17% and extra urinary origin is found in 11% of patients. Diagnostic delay is over one month in 75% of patients. Ultrasonography is carried out in 55 patients showing evocative images of perinephric abscess in 96% of cases. Computed tomography seems more performant than ultrasonography. Gram negative bacillus and staphylococcus are the germs which are the most frequently found. Surgical drainage associated to antibiotherapy is realized in all patients with collected perinephric abscess (73 cases). Evolution is often favourable in spite of the expanse of the abscedation. Literature data about pathogenesis, bacteriology, diagnosis and treatment of this affection are discussed.

Mots clés:
Infection / abcès périnéphrétique
Mots-clés:
infection / perirenal abscess
Le rôle du laser en Urologie.
The role of laser in urology.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 175-193

Le laser fait actuellement l'objet d'un regain d'intérêt en urologie, essentiellement pour traiter l'adénome prostatique et ce en raison de récents développements dans le domaine des fibres. Le laser est une lumière cohérente dans le temps et dans l'espace, émise de façon continue ou pulsée, dont seuls les effets thermiques et photochimiques sont utilisés en urologie. Ainsi, la coagulation endoscopique des tumeurs superficielles de vessie par laser Nd Yag ne semble pas à ce jour supérieure à la résection endoscopique classique, puisque bien que moins hémorragique, elle ne diminue pas le taux de récurrence. Par ailleurs, la photochimiothérapie du carcinome in situ vésical constitue encore un protocole de traitement complexe réservé à des centres spécialisés. Enfin, les tumeurs du haut appareil urinaire peuvent dans de rares indications, qui sont les mêmes que celles de la résection urétéroscopique ou percutanée, être traitées par coagulation au laser Nd Yag. L'apparition récente de fibres laser à tir latéral et de fibres avec embouts de contact a relancé l'intérêt du laser dans l'hypertrophie bénigne prostatique. Deux techniques s'opposent: la coagulation au laser Nd Yag sous contrôle visuel direct ou échographique (TULIP) dont les résultats objectifs sont retardés (deux à trois mois), et la vaporisation tissulaire de contact (Nd Yag, diode) dont les effets sont plus immédiats. Dans les deux cas, le saignement per-opératoire est minime et la durée d'hospitalisation raccourcie mais la durée du drainage des urines vésicales reste à préciser.La lithotripsie urinaire endoscopique par laser pulsé (colorant, Ho Yag), bien qu'efficace et atraumatique, ne saurait à l'heure actuelle justifier son coût important face à la concurrence représentée par les lithotripteurs par percussion mécanique. Enfin, le laser en terme de sténose de l'urèthre n'a pas montré à ce jour de quelconque supériorité face à l'uréthrotomie classique à la lame froide et d'autre part les soudures tissulaires au laser font encore partie du domaine expérimental. En conclusion, la technologie du laser, et notamment des fibres, se situe actuellement dans une importante phase de développement dont la pathologie urologique semble pouvoir bénéficier, essentiellement dans le traitement de l'adénome prostatique afin de réduire la morbidité de la classique résection endoscopique. Néanmoins, les autres applications urologiques du laser pourraient être prochainement validées grâce au développement de lasers moins coûteux (diode) et/ou aux fonctions multiples (Ho Yag).

There is currently a renewed interest in laser in the field of urology, essentially for the treatment of benign prostatic hypertrophy, as a result of recent developments in the field of fibres. Laser is light coherent in time and space emitted continuously or in pulses. Only its thermal and photochemical properties are used in urology. Endoscopic coagulation of superficial bladder tumours by Nd YAG laser does not seem to be better than classical endoscopic resection, at the present time, as although it is less haemorrhagic, it does not decrease the recurrence rate. Photochemotherapy of bladder carcinoma in situ still constitutes a complex treatment protocol reserved for specialized centres. Lastly, upper urinary tract tumours can be treated by Nd YAG laser coagulation, in rare indications which are the same as those of ureteroscopic or percutaneous resection. The recent development of lateral firing laser fibres and contact tip fibres has led to a renewed interest in laser in benign prostatic hypertrophy. Two different techniques have been proposed: Nd YAG laser coagulation under direct visual or ultrasound control (TULIP), which gives delayed objective results (two or three months) and contact tissue vaporization (Nd YAG, diode), whose effects are more immediate. In both cases, intraoperative bleeding is minimal and the length of hospital stay is decreased, but the duration of urine drainage remains to be defined. Endoscopie pulsed laser urinary lithotripsy (dye, Ho YAG), although effective and atraumatic, is not justified at the present time because of its high cost compared to mechanical percussion lithotripters. Lastly, laser treatment for urethral stricture has not been found to be superior to classical scalpel urethrotomy and laser tissue welding is still in the experimental stages. In conclusion, laser technology, especially fibres, has currently reached an important phase of development with applications for urological disease, essentially in the treatment of benign prostatic hypertrophy in order to reduce the morbidity of classical endoscopic resection. However, other urological applications of laser could be validated in the near future due to the development of less expensive lasers (diode) and/or with multiple functions (Ho YAG).

Mots clés:
chirurgie endoscopique / Laser
Mots-clés:
endoscopic surgery / Laser
Traitement de l'hypertrophie bénigne de prostate par Prostatron(r): étude des effets d'une augmentation de la température de traitement.
Temperature effect on transurethral microwave thermotherapy for the treatment of benign prostatic hyperplasia.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 238-244

91 hommes consultant consécutivement pour une hypertrophie bénigne de prostate modérée à sévère ont été traités par hyperthermie transuréthrale (Prostatron(r)). L'âge moyen était de 68 ans (extrêmes 55-87). Le traitement a été réalisé en ambulatoire, sans anesthésie, et a comporté une seule séance de 60 minutes. 73,6% des patients (67/91) ont été suivis avec un recul moyen de 6,1 mois (extrêmes: 3-18 mois). L'émission micro-ondes a été contrôlée en continu afin d'adapter la température endouréthrale. Deux groupes de patients ont été constitués de manière prospective par tirage au sort: groupe 1 (n=34): température de traitement comprise entre 42 et 43°C, et groupe 2 (n=33): température de traitement comprise entre 43,1 et 45 °C.Les patients dans les deux groupes ont eu une amélioration des symptômes irritatifs et obstructifs, ainsi qu'une diminution du volume résiduel post-mictionnel et du volume prostatique (p

Transurethral microwave thermotherapy was administered to 91 consecutive men with moderate to severe benign prostatic hyperplasia. Mean patient age was 68 years, with a range of 55 to 87 years. Treatment was given in one 60-minute session, on an outpatient basis and without anesthesia. Of the 91 original patients 67 (73.6%) were followed from 3 to 18 months, mean 6.1 months. The microwave emission was continuously monitored to permit the control of the urethral temperature level. Patients were prospective and randomly assessed into 2 groups : group 1 (34 patients) who underwent treatment with urethral temperature between 42 and 43°C and group 2 (33 patients) treated with higher temperature ranging between 43.1 and 45°C. There was improvement of the irritative and obstructive symptoms, prostate weight and residual urine, in both groups after treatment (p

Mots clés:
prostate / HBP / traitement instrumental non invasif de l'HBP / thermothérapie
Mots-clés:
prostate / BPH / minimally invasive instrumental treatment of BPH / thermotherapy
Traitement des prolapsus génito-urinaires par promontofixation à l'aide d'un matériel prothétique associé à une hystérectomie totale: complications et résultats à propos d'une série de 55 observations.
Treatment of genitourinary prolapse by sacral fixation using prosthetic material combined with total hysterectomy. Complications and results based on a series of 55 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 221-230

De mai 1986 à mai 1992, 55 patientes présentant un prolapsus génito-urinaire, ont été traitées par hystérectomie totale, promontofixation à l'aide d'une bandelette prothétique et colposuspension. L'âge moyen était de 55,5 ans (extrêmes : 38-78). 10 patientes (18,8%) ont présenté des complications post-opératoires précoces : 2 hématomes de paroi, une reprise pour hémorragie, une hématémèse secondaire à un ulcère duodénal, une occlusion intestinale par lâchage de la péritonisation, deux rétentions aiguës d'urine, une incontinence urinaire totale, un choc septique et un abcès de paroi. 3 patientes (5,4%) ont eu des complications post-opératoires tardives : une occlusion sur bride mésentérique, une éventration, et un cas d'algies pelviennes. La durée moyenne d'hospitalisation a été de 8,9 jours (extrêmes : 7 - 25) et le recul moyen était de 36 mois (extrêmes : 6-72 mois). Le résultat anatomique a été excellent (correction complète du prolapsus et absence de récidive) dans 96,4% des cas. Sur le plan fonctionnel, 3 patientes (5,4%) sont restées dysuriques et 5 (9,1%) ont gardé une incontinence urinaire d'effort modérée (3 fois) ou invalidante (2 fois). Une insuffisance sphinctérienne importante a été objectivée à la profilométrie dans ces deux derniers cas. L'association hystérectomie totale avec ouverture vaginale, et, promontofixation à l'aide d'une bandelette prothétique, évite le risque de pathologie ultérieure sur col restant et ne semble pas augmenter le risque infectieux et la morbidité postopératoire. Sans vouloir systématiser l'hystérectomie dans la technique de promontofixation, nous pensons ainsi préférable de réaliser une hystérectomie totale plutôt que supra-isthmique lorsque l'indication est posée.

From May 1986 to May 1992, 55 patients with genitourinary prolapse were treated by total hysterectomy, sacral fixation using a prosthetic band and colposuspension. The mean age was 55.5 years (range: 38 - 78 years). Ten patients (18.8%) developed early postoperative complications: 2 wall haematomas, one surgical revision for haemorrhage, one case of haematemesis secondary to a duodenal ulcer, one intestinal obstruction due to dehiscence of the peritonealisation, two cases of acute urinary retention, one case of complete urinary incontinence, one septic shock and one wall abscess. Three patients (5.4%) developed late postoperative complications: intestinal obstruction secondary to a mesenteric band, one incisional hernia, and one case of pelvic pain. The mean length of hospital stay was 8.9 days (range: 7 - 25 days) and the mean follow-up was 36 months (range: 6 - 72 months). The anatomical result was excellent (complete correction of the prolapse and absence of recurrence) in 96.4% of cases. In terms of the functional results, 3 patients (5.4%) remained dysuric and 5 (9.1%) have persistent stress incontinence, either moderate (3 cases) or disabling (2 cases). Marked sphincter insufficiency was demonstrated on the urethral pressure profile in these last two cases. The combination of total hysterectomy with vaginal opening and sacral fixation using a prosthetic band prevents the risk of subsequent disease of the remaining cervix and does not appear to increase the risk of infection or the postoperative morbidity. Without advocating systematic hysterectomy in the sacral fixation technique, we nevertheless believe that it is preferable to perform total hysterectomy rather than supra-isthmic hysterectomy when this procedure is indicated.

Mots clés:
gynécologie / prolapsus vaginal / Chirurgie gynécologique / cure de prolapsus
Mots-clés:
gynaecology / Vaginal prolapse / gynecologic surgery / prolapse surgery
Transplantectomies rénales: Etude multicentrique du Comité de Transplantation de l'Association Française d'Urologie.
Renal transplantectomies: Multicentre study of the Transplantation Committee of the Association Française d'Urologie.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 204-210

BUTS: Etude multicentrique du Comité de Transplantation de l'Association Française d'Urologie (les attitudes des différents centres français de transplantation en matière de transplantectomie rénale). MÉTHODES: Neuf centres ont participé à cette étude: Bordeaux, Brest, Grenoble, Marseille, Nantes, Paris-Necker, Paris-la Pitié, Strasbourg et Toulouse. L'enquête a été réalisée à partir de 2 types de fiches: étude des transplantectomies réalisées entre 1982 et 1992, étude spécifique des transplantectomies réalisées en 1992.
RÉSULTATS: De 1982 à 1992, 731 transplantectomies ont été réalisées dans ces centres, soit 15% de l'activité de transplantation rénale.Le rejet représente 80% des indications et les complications vasculaires 15%. Avant la 6ème semaine la technique utilisée est l'ablation complète du transplant, après ce délai le transplant est enlevé par voie sous-capsulaire. La mortalité post-opératoire est de 0,7% et la morbidité de 26%. En 1992, 91 transplantectomies ont été réalisées dans ces différents centres. Quarante-deux pour cent des transplants présentaient des signes locaux et 38% des signes généraux. Une transplantectomie sous-capsulaire a été réalisée dans 84% des cas, dans tous les cas pour un rejet. La morbidité a été de 16% . Une ablation complète du transplant a été réalisée dans 16%des cas, essentiellement pour des complications infectieuses. La morbidité a été de 7%.
CONCLUSION : La technique de transplantectomie rénale doit être adaptée au délai après la transplantation: avant la 6ème semaine l'ablation du transplant doit être complète, passé ce délai la transplantectomie doit être sous-capsulaire. Ainsi, cette intervention ne présente plus les mortalité et morbidité qui lui étaient accordées.

OBJECTIVES: Multicentre study of the Transplantation Committee of the Association Française d'Urologie (French Urology Association) concerning the attitudes of various French transplantation centres in relation to renal transplantectomy. METHODS: Nine centres participated in this study: Bordeaux, Brest, Grenoble, Marseille, Nantes, Paris-Necker, Paris-La Pitié, Strasbourg and Toulouse. The survey was performed by means of 2 types of forms: study of transplantectomies performed between 1982 and 1992, specific study of transplantectomies performed in 1992. RESULTS: From 1982 to 1992, 731 transplantectomies were performed in these centres, i.e. 15% of all renal transplantations. Rejection represented 80% of the indications and vascular complications represented 15%. The technique used before the 6th week was complete removal of the transplant. After this period, the transplant was removed via a subcapsular approach. The postoperative mortality was 0.7% and the morbidity was 26%. In 1992, 91 transplantectomies were performed in these different centres. Forty-two per cent of the transplants presented with local signs and 38% with general signs. A subcapsular transplantectomy was performed in 84% of cases, for rejection in every case. The morbidity was 16%. Complete removal of the transplant was performed in 16% of cases, essentially for infectious complications. The morbidity was 7%. CONCLUSION: The renal transplantectomy technique must be adapted to the interval after transplantation: before the 6th week, the transplant must be completely removed; after this period, subcapsular transplantectomy must be performed. This operation therefore no longer carries the mortality and morbidity attributed to it.

Mots clés:
Transplantation rénale / Transplantectomie
Mots-clés:
renal transplantation / Transplantectomy
Tumeur carcinoïde pure primitive du testicule. A propos d'un cas.
Pure primary carcinoid tumour of the testis. A case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 274-275

Les auteurs rapportent un cas de tumeur carcinoïde pure primitive du testicule. Ces tumeurs sont très rares et leur diagnostic n'est fait qu'à l'examen histologique de la pièce opératoire. Elles sont primitives ou métastatiques, de pronostic radicalement différent. Leur diagnostic impose la recherche d'une localisation carcinoïde primitive.

The authors report a case of pure primary carcinoid tumour of the testis. This is a rare tumour which can only be diagnosed by histological examination of the resection specimen. They may be primary or metastatic, with radically different prognoses. The diagnosis of such lesions requires the search for the primary carcinoid tumour.

Mots clés:
testicule / tumeur rare / tumeur non germinale
Mots-clés:
Testis / rare tumor / non germ cell tumor
Tumeur de vessie T1 G3: La place respective du B.C.G. et de la cystectomie.
Respective role of BCG and cystectomy in T1 G3 bladder cancer.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 231-237

48 malades présentant une tumeur de vessie T1 G3 ont été traités de 1975 à 1991. Du carcinome in situ est associé dans un tiers des cas. 26 malades ont reçu des instillations endovésicales de B.C.G. (2,5 cycles en moyenne de 6 instillations) sans récidive locale ni dissémination dans 50% des cas (recul moyen de 54 mois). Treize patients ont récidivé après un intervalle libre de 8 mois (3 à 18 mois) : 7 avec une progression tumorale, 5 à stade identique et 1 Ta. Dans ce groupe, 6 cystectomies ont été réalisées dans les 2 ans : 3 malades sont guéris avec un recul moyen de 33 mois, 2 sont décédés du cancer, 1 patient est vivant avec un reflux urétéral. Compte tenu de l'âge et/ou du terrain, 7 patients ont été traités par résections itératives et autres traitements locaux : 3 ont récidivé sans progression, 2 sont décédés du cancer, 2 sont perdus de vue.21 cystectomies ont été réalisées d'emblée : 20 malades sont indemnes de toute récidive de leur maladie vésicale avec un recul moyen de 47 mois. Un est décédé par cancer en 6 mois.La tumeur de vessie T1 G3 doit être considérée comme une lésion de mauvais pronostic imposant un traitement actif. La B.C.G. thérapie de première intention est efficace dans 50% des cas. En cas de non réponse au B.C.G., la cystectomie s'impose.

Forty eight patients with T1 G3 bladder cancer were treated between 1975 and 1991. An associated carcinoma in situ in one third of cases. Twenty six patients received intravesical BCG instillations (an average of 2.5 courses of 6 instillations) with no local recurrence or metastases in 50% of cases (mean follow-up: 54 months). Thirteen patients developed recurrence after a mean disease-free interval of 8 months (range: 3 to 18 months: 7 with disease progression, 5 at an identical stage and 1 Ta. Six cystectomies were performed in this group over the following two years: 3 patients were cured with a mean follow-up of 33 months, 2 died from their cancer, 1 patient is alive with an urethral redux. In view of age and/or clinical context, 7 patients were treated by repeated resections and other klocal treatments: 3 relapsed without progression, 2 died from their cancer and 2 have been lost to follow-up. Twenty one cystectomies were performed as first-line treatment: 20 patients are rec urrence-free with a mean follow-up^of 47 months and one patient died from cancer within 6 months. T1 G3 bladder cancer should be considered to be a lesion with a poor prognosis, requiring active treatment. First-line BCGtherapy is effective in 50% of cases, but cystectomy is required in the absence of response to BCG.

Mots clés:
Vessie / Tumeur urothéliale / BCG / Cystectomie radicale
Mots-clés:
bladder / transitional cell carcinoma / BCG / Radical cystectomy
Tumeur des tubes collecteurs de Bellini. A propos d'un cas.
Tumour of the papillary ducts of Bellini. A case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 265-269

A propos d'une observation personnelle et d'une revue de la littérature, les auteurs rappellent les caractères particuliers des tumeurs rénales développées à partir des tubes collecteurs de Bellini. Cette lésion rare et de pronostic très sombre est d'abord remarquable parce qu'elle se développe dans la zone médullaire du rein. Histologiquement, le diagnostic est souvent difficile à affirmer et les techniques d'immuno-histochimie sont indispensables. Le rôle éventuel d'une chimiothérapie complémentaire à la néphrectomie et le type de cette chimiothérapie sont discutés.

Based on a personal case and a review of the literature, the authors describe the particular features of renal tumours arising from the papillary ducts of Bellini. The most remarkable feature of this rare lesion, which has a very pooor prognosis, is that it arises in the medullary zone of the kidney. The histological diagnosis is often difficult to confirm and immunohistochemical techniques are essential. The possible role of adjuvant chemotherapy following nephrectomy and the type of regimens used are discussed.

Mots clés:
Rein / tumeur rare
Mots-clés:
Kidney / rare tumor
Urostomie continente. Poche iléale et valve de Benchekroun.
Continent urostomy. Ileal pouch and Benchekroun hydraulic valve.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 245-250

Les auteurs rapportent leur expérience concernant l'utilisation des poches iléales détubulées, la valve hydraulique de Benchekroun confectionnée en continuité avec la poche assurant la continence dans tous les cas, et l'antireflux chez douze patients. Trente patients ont bénéficié de cette technique entre janvier 1986 et décembre 1992. L'indication majeure est représentée par les tumeurs vésicales ayant nécessité une cystoprostatectomie. 90% des patients opérés selon cette technique sont continents d'emblée. 10% ont nécessité une réintervention. L'évolution lointaine est marquée par un maintien de la fonction rénale. Sur le plan radiologique, on note une stabilisation voire même une régression de la dilatation du haut appareil et l'absence du reflux en particulier chez les patients porteurs d'une valve antireflux.

The authors reported their experience using detubularized ileal pouch and Benchekroun hydraulic valve. They obtain continence in all patients, and antireflux in only 12 of them. 30 patients were operated occording to this technique from January 1986 to December 1992. The main indication was represented by vesical tumors, treated by cystoprostatectomy. 90% of the patients operated this way are continent, when 10% were reoperated to achieve continence. They point out in the follow-up the steady state of renal function, and radiologically, the improvement or at least the stabilization of pyelo-ureteral dilatation, and the absence of ureteral reflux, especially when antireflux system was performed using Benchekroun hydraulic valve.

Mots clés:
dérivation urinaire externe continente / poche iléo-caecale continente
Mots-clés:
continent external urinary diversion / continent ileocaecal pouch