Base bibliographique

Sommaire :

ANNEXE 1 : Classification de Baden-Walker et POP-Q de l’ICS
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 2, 26, S105, suppl. S1


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Mots clés:
Prolapsus génital / Promontofixation / Implant prothétique Chirurgie vaginale
Mots-clés:
Pelvic organ prolapse / Sacrocolpopexy / MeSH / Vaginal surgery
Bilan avant le traitement chirurgical d’un prolapsus génital : Recommandations pour la pratique clinique
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 2, 26, S8, suppl. S1


Objectif

La question abordée dans ce chapitre de recommandations concerne le bilan clinique et paraclinique à réaliser chez les patientes présentant un prolapsus génital et pour qui une prise en charge chirurgicale a été décidée. Quels sont les examens du bilan clinique à prendre en compte comme facteur de risque d’échec ou de récidive après chirurgie, pour anticiper et évaluer les difficultés chirurgicales possibles, et pour orienter vers une technique chirurgicale préférentielle ?


Matériel et méthodes

Ce travail s’appuie sur une revue systématique de la littérature (PubMed, Medline, Cochrane Library, Cochrane Database of Systemactic Reviews, EMBASE ) concernant les méta-analyses, essais randomisés, registres, revues de la littérature, études contrôlées et grandes études non contrôlées publiés sur le sujet. Sa réalisation a suivi la méthodologie de la Haute autorité de santé (HAS) concernant les recommandations pour la pratique clinique, avec un argumentaire scientifique (accompagné du niveau de preuve, NP) et un grade de recommandation (A, B, C et accord professionnel [AP]).


Résultats

Il convient tout d’abord de décrire le prolapsus, par l’examen clinique, au besoin aidé d’un complément d’imagerie si les données de l’examen clinique sont insuffisantes, ou en cas de discordance entre les signes fonctionnels et les anomalies cliniques constatées, ou de doute sur une pathologie associée. Il convient de rechercher les facteurs de risque de récidive (prolapsus de haut grade) et de complications postopératoires (facteurs de risque d’exposition prothétique ou de difficultés d’abord chirurgical, syndrome douloureux pelvien avec hypersensibilisation) afin d’en informer la patiente et de guider le choix thérapeutique. Les troubles fonctionnels urinaires associés au prolapsus (incontinence urinaire, hyperactivité vésicale, dysurie, infection urinaire, retentissement sur le haut appareil) seront recherchés et évalués par l’interrogatoire et l’examen clinique, ainsi que par une débitmétrie avec mesure du résidu postmictionnel, un examen cytobactériologique des urines (ECBU), et une échographie réno-vésicale. En présence de troubles mictionnels il convient de faire leur évaluation clinique et urodynamique. En l’absence de tout signe urinaire spontané ou masqué, il n’y a à ce jour aucun argument pour recommander un bilan urodynamique de manière systématique. Il convient de rechercher et d’évaluer les symptômes anorectaux associés au prolapsus (syndrome d’intestin irritable, syndrome d’obstruction défécatoire [ODS], incontinence anale). Avant toute chirurgie de prolapsus, il est indispensable de ne pas méconnaître une pathologie utéro-annexielle.


Conclusion

Avant de proposer une cure chirurgicale d’un prolapsus génital de la femme, il convient de faire un bilan clinique et paraclinique visant à décrire le prolapsus (structures anatomiques impliquées, grade), chercher des facteurs de risque de récidive, de difficultés et de complications postopératoires, et apprécier le retentissement ou les symptômes associés au prolapsus (urinaires, anorectaux, gynécologiques, douleurs pelvi-périnéales) afin d’orienter leur évaluation et leur traitement.


Introduction

The issue addressed in this chapter of recommendations is: What is the clinical and para-clinical assessment to achieve in women with genital prolapse and for whom surgical treatment has been decided. What are the clinical elements of the examination that must be taken into account as a risk factor of failure or relapse after surgery, in order to anticipate and evaluate possible surgical difficulties, and to move towards a preferred surgical technique?


Material and methods

This work is based on a systematic review of the literature (PubMed, Medline, Cochrane Library, Cochrane Database of Systemactic Reviews, EMBASE) for meta-analyzes, randomized trials, registries, literature reviews, controlled studies and major not controlled studies, published on the subject. Its implementation has followed the methodology of the HAS on the recommendations for clinical practice, with a scientific argument (with the level of evidence, NP) and a recommendation grade (A, B, C, and professional agreement [AP]).


Results

It suits first of all to describe prolapse, by clinical examination, helped, if needed, by a supplement of imagery if clinical examination data are insufficient or in case of discrepancy between the functional signs and clinical anomalies found, or in case of doubt in associated pathology. It suits to look relapse risk factors (high grade prolapse) and postoperative complications risk factors (risk factors for prothetic exposure, surgical approach difficulties, pelvic pain syndrome with hypersensitivity) to inform the patient and guide the therapeutic choice. Urinary functional disorders associated with prolapse (urinary incontinence, overactive bladder, dysuria, urinary tract infection, upper urinary tract impact) will be search and evaluated by interview and clinical examination and by a flowmeter with measurement of the post voiding residue, a urinalysis, and renal-bladder ultrasound. In the presence of voiding disorders, it is appropriate to do their clinical and urodynamic evaluation. In the absence of any spontaneous or hidden urinary sign, there is so far no reason to recommend systematically urodynamic assessment. Anorectal symptoms associated with prolapse (irritable bowel syndrome, obstruction of defecation, fecal incontinence) should be search and evaluated. Before prolapse surgery, it is essential not to ignore gynecologic pathology.


Conclusion

Before proposing a surgical cure of genital prolapse of women, it suits to achieve a clinical and paraclinical assessment to describe prolapse (anatomical structures involved, grade), to look for recurrence, difficulties approach and postoperative complications risk factors, and to appreciate the impact or the symptoms associated with prolapse (urinary, anorectal, gynecological, pelvic-perineal pain) to guide their evaluation and their treatment.

Mots clés:
MOTS-CLÉS / Recommandations pour la pratique clinique / Prolapsus génital / Bilan clinique / Urodynamique
Mots-clés:
Recommendations for clinical practice / Genital prolapse / Clinical evaluation / Urodynamics / imaging
Chirurgie d’occlusion vaginale (colpocléisis) pour prolapsus génital : recommandations pour la pratique clinique
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 2, 26, S61, suppl. S1


Introduction

La technique de colpocléisis demeurant largement utilisé, nous avons souhaité réaliser une revue de la littérature pour évaluer ses résultats et émettre des recommandations concernant cette procédure.


Méthodes

Il s’agit d’une revue exhaustive de la littérature concernant le colpocléisis dans la cure de prolapsus, établissement de niveaux de preuve (NP) et de grades de recommandation selon la méthodologie des recommandations pour la pratique clinique


Résultats

A court terme, le colpocléisis est associé à une efficacité objective de 98 % (NP3) et à une efficacité subjective de 93 % (NP3). Une amélioration des symptômes (génitaux, urinaires et anorectaux) est observée, de même qu’une amélioration de la qualité de vie (NP4) et de l’image corporelle (NP3) pour une grande majorité des patientes. À moyen terme (1 à 3 ans), 85 à 100 % des patientes se déclarent satisfaites ou très satisfaites (NP3). À moyen et long termes, 5 % des patientes regrettent d’avoir fait cette intervention (NP4). Le colpocléisis est associé à moins de complications par rapport aux autres techniques par voie vaginale chez les femmes de plus de 80 ans (NP2).


Conclusion

Les techniques d’occlusion vaginale (colpocléisis) sont une option envisageable pour le traitement du prolapsus chez les femmes ne souhaitant plus avoir de rapports sexuels par le vagin (grade C). Avant de « laisser en place » un utérus et de faire une fermeture vaginale qui rendra toute exploration utérine compliquée, il convient d’évaluer le risque de pathologie endométriale (grade C).

Mots clés:
Prolapsus génital / Colpocléisis / traitement chirurgical / Recommandations
Mots-clés:
Genital prolapse / Surgical treatment / Colpocléisis / guidelines
Comité d’Urologie et de Pelvipérinéologie de la Femme
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 2, 26, vii, suppl. S1


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Existe-t-il des critères de choix entre les voies abdominale et vaginale dans la cure du prolapsus génital ?
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 2, 26, S98, suppl. S1


Introduction

L’éternel débat voie haute/voie basse pour la cure du prolapsus génital reste toujours passionnel. L’étude de la littérature disponible peut étayer une réflexion multidisciplinaire à partir de nos pratiques quotidiennes spécialisées.


Objectif

Il s’agit d’un travail de réflexion après étude des données de la littérature, dans le but de définir des critères de choix entre les voies abdominale et vaginale dans le traitement chirurgical du prolapsus génito-urinaire.


Matériel et méthodes

Ce travail s’appuie sur une revue exhaustive de la littérature sur la comparaison des résultats anatomiques et fonctionnels du traitement chirurgical du prolapsus vaginal par voie vaginale ou abdominale, établissement de niveaux de preuve (NP) et de grades de recommandation selon la méthodologie des recommandations pour la pratique clinique.


Résultats

Ce travail s’est heurté à la pauvreté de la littérature, avec peu d’études comparatives prospectives randomisées publiées. Dans ces études, il y avait de nombreuses limitations : petits effectifs, absence de description des sous-populations, pluralité des techniques. De plus, elles ont comparé la voie vaginale à la promontofixation par voie abdominale ouverte, alors qu’actuellement la promontofixation laparoscopique est recommandée. Dans la seule étude prospective randomisée comparative entre la voie vaginale et la promontofixation laparoscopique publiée, la réparation par voie vaginale a été réalisée avec une prothèse dont la commercialisation a été suspendue.


Conclusion

La pauvreté des études randomisées disponibles rend impossible l’élaboration de recommandations sur ce sujet, selon les critères de la Haute Autorité de Santé (HAS). Néanmoins, des critères de choix pour chacune de ces voies d’abord et techniques chirurgicales ont été dégagés par des avis d’experts.


Introduction

The never ending debate over the surgical approach of genital prolapse repair (abdominal versus vaginal route) is as passionate as ever. The available literature may support a multidisciplinary analysis of our expert daily practice.


Objective

Our purpose was to define selection criteria for surgical approach between abdominal and vaginal route in the management of genital prolapse by reviewing the literature.


Material and methods

Systematically review of the literature concerning comparative anatomical and functionnal results of surgery of pelvic organ prolaps by vaginal or abdominal route.


Results

We were confronted to the lack of data in the literature, with few prospective randomized comparative studies. Many limitations were identified such as small populations in the studies, no description of sub-population, multiplicity of surgical procedures. Moreover, vaginal route was compared to sacral colpopexy by open abdominal approach, whereas laparoscopic sacrocolpopexy is now recommended. Only one prospective randomized comparative trial assessed laparoscopic sacrocolpopexy and vaginal approach, in which was used a mesh withdrawn from the market.


Conclusion

The lack of available randomized trials makes it impossible to define HAS compliant guidelines on this topic. However, selection criteria for each surgical approach and technique were drawn from experts’ advices.

Mots clés:
Prolapsus génital / Promontofixation / Implant prothétique Chirurgie vaginale
Mots-clés:
Pelvic organ prolapse / Sacrocolpopexy / MeSH / Vaginal surgery
L’hystérectomie modifie-t-elle les résultats anatomiques et fonctionnels de la cure de prolapsus ? : Recommandations pour la pratique clinique
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 2, 26, S73, suppl. S1


Objectif

Élaborer des recommandations sur l’intérêt ou non de l’hystérectomie concomitante à la cure de prolapsus sur résultats anatomiques et fonctionnels, et selon la voie d’abord, suivant le matériel prothétique.


Matériel et méthodes

Revue exhaustive de la littérature concernant l’hystérectomie ou la conservation utérine dans la cure de prolapsus, établissement de niveaux de preuve (NP) et de grades de recommandation selon la méthodologie des recommandations pour la pratique clinique.


Résultats

Dans le traitement par voie basse, l’hystéropexie par sacrospinofixation (SSF) est une technique aussi efficace que l’hystérectomie avec suspension de l’apex dans les séries rétrospectives et dans une étude prospective randomisée (NP2) avec diminution de la durée opératoire, de la durée d’hospitalisation, du temps de convalescence et du temps de retour aux activités (NP2). Cependant, nous retrouvons une seule étude prospective avec des résultats contradictoires où le taux de récidive après conservation utérine est significativement augmenté par rapport à l’hystérectomie et suspension du fond. L’hystérectomie pendant la cure de prolapsus par voie basse, avec prothèse destinée à traiter l’étage moyen, ne semble pas modifier les résultats anatomiques (NP2). En cas de cure de prolapsus par voie basse avec prothèse, il n’existe pas d’arguments suffisants dans la littérature pour accorder un effet protecteur d’érosion prothétique à la conservation utérine (NP3). Dans le traitement par voie haute, par promontofixation, l’hystérectomie élève la durée opératoire (NP1), les pertes sanguines (NP1). La conservation utérine n’expose pas à un risque de récidive plus important sur l’étage moyen (NP2) et ne semble pas non plus réduire le taux de cystocèle secondaire (NP2). En cas de promontofixation, une hystérectomie totale concomitante augmente le risque d’érosion prothétique (NP3). En cas d’indication d’hystérectomie lors de la promontofixation, une hystérectomie subtotale est recommandée (grade C) à condition d’une absence de pathologie cervicale (accord d’experts). Il n’existe pas à ce jour de preuves suffisantes dans la littérature pour affirmer que la conservation utérine améliorerait la fonction sexuelle (NP3).


Conclusion

Il n’est pas nécessaire de réaliser une hystérectomie de principe pour espérer améliorer le résultat anatomique dans la chirurgie du prolapsus, quel que soit l’abord (grade B).


Objective

Provide guidelines for clinical practice concerning hysterectomy during surgical treatment of pelvic organ prolaps, with or without mesh.


Methods

Systematically review of the literature concerning anatomical and functionnal results of uterine conservation or hysterectomie during surgical treatment of pelvic organ prolaps.


Results

Sacrospinous hysteropexy is as effective as vaginal hysterectomy and repair in retrospective comparative studies and in a meta-analysis with reduced operating time, blood loss and recovery time (NP2). However, in a single RCT there was a higher recurrence rate associated with sacrospinous hysteropexy compared with vaginal hysterectomy. Sacrospinous hysteropexy with mesh augmentation of the anterior compartment was as effective as hysterectomy and mesh augmentation (NP2), with no significant difference in the rate of mesh exposure between the groups (NP3). Sacral hysteropexy is as effective as sacral colpopexy and hysterectomy in anatomical outcomes; however, the sacral colpopexy and hysterectomy were associated with increase operating time and blood loss (NP1). Performing hysterectomy at sacral colpopexy was associated with a higher risk of mesh exposure compared with sacral colpopexy without hysterectomy (NP3). There is no sufficient data in the literature to affirm that the uterine conservation improve sexual function (NP3).


Conclusion

While uterine preservation is a viable option for the surgical management of uterine prolapse the evidence on safety and efficacy is currently lacking.

Mots clés:
prolapsus / hystérectomie / prolapsus vaginal / prothèse / Promontofixation
Mots-clés:
Uterine prolapse / hysterectomy / vaginal prolapse / MeSH / Sacrocolpopexy
Recommandations pour la pratique clinique : Synthèse des recommandations pour le traitement chirurgical du prolapsus génital non récidivé de la femme par l?AFU, le CNGOF, la SIFUD-PP, la SNFCP et la SCGP
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 2, 26, S1, suppl. S1


Objectif

Élaborer des recommandations pour la chirurgie du prolapsus génital non récidivé de la femme.


Méthode

Revue de la littérature, établissement des niveaux de preuve, relecture externe et gradation des recommandations par l’Association française d’urologie (AFU), le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), la Société interdisciplinaire francophone d’urodynamique et de pelvi-périnéologie (SIFUD-PP), la Société nationale française de coloproctologie (SNFCP) et la Société de chirurgie gynécologique et pelvienne (SCGP).


Résultat

Il est utile d’évaluer les symptômes, le retentissement, les attentes de la femme et de décrire le prolapsus avant une chirurgie (grade C). En l’absence de signe urinaire spontané ou masqué, il n’y a aucun argument pour recommander un bilan urodynamique (grade C). Lorsqu’une promontofixation est indiquée, la cœlioscopie est recommandée (grade B). Une préparation digestive avant chirurgie vaginale (grade B) ou abdominale (grade C) n’est pas recommandée. Il n’y a pas d’argument pour une prothèse rectovaginale systématique en prévention de la rectocèle (grade C). La prothèse vésicovaginale par voie vaginale doit être discutée compte tenu d’un rapport bénéfices/risques incertain à long terme (grade B). La myorraphie des élévateurs ne paraît pas recommandée en première intention pour la cure des rectocèles (grade C). Il n’y a pas d’indication à une prothèse par voie vaginale pour la cure de rectocèle en première intention (grade C). Il n’y a pas de raison de réaliser systématiquement une hystérectomie au cours de la chirurgie (grade C). On peut ne pas traiter l’incontinence d’effort dans le même temps, si la femme est avertie de l’éventualité d’une chirurgie en deux temps (grade C).


Objective

Providing clinical practice guidelines for first surgical treatment of female pelvic organ prolapse.


Methods

Systematic literature review, level of evidence rating, external proofreading, and grading of recommendations by 5 French academic societies: Association française d’urologie, Collège national des gynécologues et obstétriciens français, Société interdisciplinaire d’urodynamique et de pelvi-périnéologie, Société nationale française de coloproctologie, and Société de chirurgie gynécologique et pelvienne.


Results

It is useful to evaluate symptoms, their impact, women’s expectations, and to describe the prolapse prior to surgery (Grade C). In the absence of any spontaneous or occult urinary sign, there is no reason to perform urodynamics (Grade C). When a sacrocolpopexy is indicated, laparoscopy is recommended (Grade B). A bowel preparation before vaginal (Grade B) or abdominal surgery (Grade C) is not recommended. There is no argument to systematically use a rectovaginal mesh to prevent rectocele (Grade C). The use of a vesicovaginal mesh by vaginal route should be discussed taking into account an uncertain long-term risk-benefit ratio (Grade B). Levator myorrhaphy is not recommended as a first-line rectocele treatment (Grade C). There is no indication for a vaginal mesh as a first-line rectocele treatment (Grade C). There is no reason to systematically perform a hysterectomy during prolapse repair (Grade C). It is possible to not treat stress incontinence at the time of prolapse repair, if the woman is advised of the possibility of a 2-step surgical treatment (Grade C). Clinical practice guidelines.

Mots clés:
Prolapsus génital / traitement chirurgical / Recommandations / Femme
Mots-clés:
Genital prolapse / guidelines / Surgical treatment / Women
Traitement de l’incontinence urinaire associée au prolapsus génital : Recommandations pour la pratique clinique
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 2, 26, S89, suppl. S1


Objectif

Prolapsus et incontinence urinaire sont fréquemment associés. L’incontinence urinaire à l’effort (lUE) patente ou avérée est définie par une fuite d’urine survenant à la toux ou au Valsalva, en l’absence de toute manœuvre de réduction du prolapsus. L’incontinence urinaire masquée se traduit par une fuite d’urine survenant lors de la réduction du prolapsus au cours de l’examen clinique chez une patiente ne décrivant pas de symptômes d’incontinence à l’état basal. L’objet de ce chapitre est de réfléchir à la question de la prise en charge systématique ou non d’une IUE, patente ou masquée, lors de la cure d’un prolapsus des organes pelviens par voie haute ou par voie basse.


Matériel et méthodes

Ce travail s’appuie sur une revue systématique de la littérature (PubMed, Medline, Cochrane Library, Cochrane Database of Systemactic Reviews, EMBASE) concernant les méta-analyses, essais randomisés, registres, revues de la littérature, études contrôlées et grandes études non contrôlées publiés sur le sujet. Sa réalisation a suivi la méthodologie de la Haute Autorité de Santé (HAS) concernant les recommandations pour la pratique clinique, avec un argumentaire scientifique (accompagné du niveau de preuve, NP) et un grade de recommandation (A, B, C et accord professionnel, AP).


Résultats

En cas d’IUE patente, la cure concomitante du prolapsus et de l’IUE réduit le risque d’IUE postopératoire. Cependant le traitement isolé du prolapsus permet de traiter jusqu’à 30 % des IUE préopératoires. Le traitement concomitant de l’IUE expose à une morbidité spécifique d’hyperactivité vésicale et de dysurie.

La présence d’une IUE masquée représente un risque d’IUE postopératoire, mais il n’existe pas de test clinique ou urodynamique permettant de prédire de manière individuelle le risque d’IUE postopératoire. Par ailleurs, le traitement isolé du prolapsus permet de traiter jusqu’à 60 % des IUE masquées. Le traitement concomitant de l’IUE masquée expose donc là aussi à un surtraitement et à une morbidité spécifique d’hyperactivité vésicale et de dysurie.


Conclusion

En cas d’IUE, patente ou masquée, le traitement concomitant de l’IUE et du prolapsus réduit le risque d’IUE postopératoire mais expose à une morbidité spécifique de dysurie et d’hyperactivité vésicale (NP3). Le traitement isolé du prolapsus permet souvent à lui seul de traiter une IUE préopératoire. On peut proposer de ne pas traiter l’IUE, qu’elle soit patente ou masquée, dans le même temps à condition de prévenir les patientes de l’éventualité d’une chirurgie en deux temps (grade C).


Introduction

Prolapse and urinary incontinence are frequently associated. Patente (or proven) stress urinary incontinence (SUI) is defined by a leakage of urine that occurs with coughing or Valsalva, in the absence of any prolapse reduction manipulation. Masked urinary incontinence results in leakage of urine occurring during reduction of prolapse during the clinical examination in a patient who does not describe incontinence symptoms at baseline. The purpose of this chapter is to consider on the issue of systematic support or not of urinary incontinence, patent or hidden, during the cure of pelvic organs prolapse by abdominal or vaginal approach.


Material and methods

This work is based on an systematic review of the literature (PubMed, Medline, Cochrane Library, Cochrane database of systematic reviews, EMBASE) for meta-analyzes, randomized trials, registries, literature reviews, controlled studies and major not controlled studies, published on the subject. Its implementation has followed the methodology of the HAS on the recommendations for clinical practice, with a scientific argument (with the level of evidence, NP) and a recommendation grade (A, B, C, and professional agreement).


Results

In case of patent IUE, concomitant treatment of prolapse and SUI reduces the risk of postoperative SUI. However, the isolated treatment of prolapse can treat up to 30% of preoperative SUI. Concomitant treatment of SUI exposed to a specific overactive bladder and dysuria morbidity.

The presence of a hidden IUE represents a risk of postoperative SUI, but there is no clinical or urodynamic test to predict individually the risk of postoperative SUI. Moreover, the isolated treatment of prolapse can treat up to 60% of the masked SUI. Concomitant treatment of the hidden IUE therefore exposes again to overtreatment and a specific overactive bladder and dysuria morbidity.


Conclusion

In case of overt or hidden urinary incontinence, concomitant treatment of SUI and prolapse reduces the risk of postoperative SUI but exposes to a specific overactive bladder and dysuria morbidity (NP3). The isolated treatment of prolapse often allows itself to treat preoperative SUI. We can suggest not to treat SUI (whether patent or hidden) at the same time, providing that women are informed of the possibility of 2 stages surgery (Grade C).

Mots clés:
Prolapsus génital / traitement chirurgical / incontinence urinaire / Recommandations
Mots-clés:
Pelvic organ prolapse / Surgical treatment / Urinary incontinence / guidelines
Traitement du prolapsus génital par promontofixation laparoscopique : recommandations pour la pratique clinique
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 2, 26, S27, suppl. S1


Introduction

La promontofixation par laparotomie (PFL) a démontré son efficacité dans le traitement du prolapsus sur un grand nombre de patientes et avec un recul important. La technique laparoscopique reproduit les mêmes temps opératoires avec une morbidité réduite et bénéficie depuis peu du développement de l’assistance robotique. De nombreuses variantes techniques se sont développées autour de cette intervention et rendent parfois difficile l’analyse des résultats. L’objectif de cet article est d’établir des recommandations pratiques à partir des données de la littérature sur les différents aspects techniques opératoires.


Méthodes

Ce travail s’appuie sur une revue exhaustive de la littérature concernant les méta-analyses, essais randomisés, registres, revues de la littérature, études contrôlées et grandes études non contrôlées publiés sur le sujet. Les recommandations ont été élaborées par un groupe de travail multidisciplinaire puis relues et amendées par un groupe de relecteurs également multidisciplinaire (urologues, gynécologues, gastro-entérologues et chirurgiens). La méthodologie suit au mieux les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) avec un argumentaire scientifique pour chaque question (accompagnée du niveau de preuve [NP] et les recommandations, gradées (A, B, C et accord d’experts) et validées à l’issue de la phase de relecture.


Résultats

Lors d’une cure de prolapsus génito-urinaire par promontofixation associant hystéro- et vaginopexie antérieure, il n’y a pas d’argument pour mettre systématiquement une prothèse postérieure inter-rectovaginale en prévention du risque de rectocèle secondaire (grade C). En l’absence de colpocèle postérieure, le bénéfice apporté par la prothèse postérieure n’est, en effet, pas établi (NP3). Le traitement par mise en place d’une prothèse (postérieure) des rectocèles, élytrocèles et entérocèles est mal évalué (NP3), il n’est donc pas possible de se prononcer sur leurs résultats dans ces indications (accord professionnel [AP]). Les indications consensuelles de la rectopexie ventrale laparoscopique sont représentées par le prolapsus du rectum symptomatique (grade C), dont les résultats anatomiques et fonctionnels sont les mieux évalués (NP3). Il n’existe aucune donnée comparative de qualité qui permette de conclure sur le mode et le type de fixation des prothèses de promontofixation. Nous ne pouvons que rapporter les usages les plus courants sans autre conclusion. La fixation de la prothèse antérieure à l’isthme utérin et à la paroi vaginale antérieure est faite le plus souvent à l’aide de fils et au promontoire à l’aide de fils non résorbables. La grande majorité des auteurs conseille d’effectuer une péritonisation des prothèses pour limiter le risque d’occlusion postopératoire. Il est recommandé d’utiliser des prothèses non résorbables de type I (polypropylène macroporeux) ou de type III (polyester) et de ne plus utiliser les prothèses de type II (polytétrafluoroéthylène [PTFE], silicone) (grade C) en raison d’un taux élevé d’érosion prothétique en utilisant ces matériaux : PTFE (9 %) ou silicone (19 %) (NP3). En raison de résultats anatomiques inférieurs à court et moyen termes (NP2), l’utilisation de prothèses biologiques n’est pas recommandée (grade B). Les résultats anatomiques et fonctionnels ne sont pas différents entre laparotomie et cœlioscopie (NP1), mais la comparaison des résultats à long terme entre les deux voies n’est pas établie. La cœlioscopie permet une réduction des pertes sanguines, de la durée d’hospitalisation et de convalescence (NP1), et la gravité des complications postopératoires est supérieure en laparotomie. La voie cœlioscopique est donc recommandée lorsqu’une promontofixation est indiquée (grade B). Lors de la promontofixation cœlioscopique, il n’a pas été montré de différence de résultats anatomique, et fonctionnel, que l’on ait recours ou non à une assistance robotique (NP2). Cette dernière n’améliore pas les suites postopératoires et ne diminue pas le taux de complications par rapport à la cœlioscopie (NP3). Il ne peut donc être actuellement recommandé l’assistance robotique par rapport à la cœlioscopie classique lors de la réalisation d’une promontofixation (grade B).


Conclusion

La technique de promontofixation utilisant des prothèses non résorbables permet de traiter les prolapsus des organes pelviens avec des bons résultats, avec peu de complications y compris en termes d’exposition et d’infection de prothèses. Elle est considérée à ce titre comme la technique chirurgicale de référence à laquelle toutes les autres techniques de correction des prolapsus devraient se comparer. Il paraît donc important d’établir des recommandations claires sur les nombreuses variantes techniques opératoires qui se sont développées autour de cette intervention.


Introduction

Open sacrocolpopexy have demonstrated its efficiency in surgical treatment of pelvic organ prolapse with an important backward on a large number of patients. Laparoscopic sacrocolpopexy reproduced the same surgical technique with reduced morbidity and may benefits from the recent development of robotic. Numerous technical variants have been developped around the original procedure but results seems not ever equivalent. Our objectives are to establish practical recommendations issues from the data of the litterature on the various technical aspects of this technique.


Methods

This work leans on an exhaustive lecture of the literature concerning meta analyses, randomized tries, registers, controlled studies and the largest non controlled studies published on the subject. Recommendations were developed by a multidisciplinary workgroup then reread and amended by an also multidisciplinary group of proofreaders (urologists, gynecologists, gastroenterologists and surgeons). The methodology follows at best the recommendations of the HAS with a scientific argument for every question (accompanied with the level of proof, NP) and the recommendations, the officers (In, B, C and agreement of experts) and validated at the end of the phase of review.


Results

Surgical treatment of uro-genital prolapse by abdominal route classically associated hystero and anterior vaginopexy on the sacral ligament with a synthethic mesh. There are no argument to systematically associated a posterior vaginopexy to prevent secondary rectocele (level C). The consensual indication of laparoscopic rectopexy is represented by symptomatic rectal prolapse, the anatomical and functional results of which are the best estimated (level C).

The surgical treatment of rectocele, elytrocele and enterocele with a posterior vaginopexy is not well estimated (level 3). Thus, it is not possible to conclude on the results of a posterior vaginal fixation with a mesh in these indications (AP). In the absence of colpocèle, the interest brought by the posterior vaginal mesh is not established (level 3). There is no comparative studies which allows to conclude on the type and mode of fixation of the prostheses of sacrocolpopexy. We would only report the most common practices without other conclusion. The anterior mesh is usually fixed upper on the anterior part of uterus cervix and lower on the anterior vaginal wall. These fixations are most of the time made by suture and on the promontory with non absorbable suture. The great majority of the authors recommend to make a peritonisation of prostheses to limit the risk of post-operative occlusion. It is now recommended to use only 2 kind of not absorbable prostheses: type I (macroporous polypropylene) or type III (polyester) and not to use any more prostheses type II (PTFE, Silicone) (level C) because of a high rate of mesh erosion: PTFE (9 %) or Silicone (19%) (level 3). Biological prostheses are no more recommended, because of short and medium-term lower anatomical results (level B).

Anatomical and functional results are not stastistically differents between laparotomy and coelioscopy (NP1) but the comparison of tong-term results between both ways is not yet established. Coelioscopy allows significant reduction of blood losses, hospital stay and return to normal activity (level 1). Furthemore, there is a higher level of post-operative complications in laparotomy (level 1). When sacrocolpopexy is indicated, coelioscopy is thus recommended (level B).

During coelioscopic sacrocolpopexy, anatomical and functional result have not shown any significance difference when using or no a robotics assistance but real randomised studies does not exist (level 2). In comparison to coelioscopy, robotic seems not to improve post-operative consequences and not to decrease the rate of complications of sacrocolpopexy (level 3). Robotic assistance cannot be yet recommended when a coelioscopic sacrocolpopexy is indicated (rank B).


Concusion

Sacrocolpopexy using not absorbable meshes allows to cure pelvic organ prolapses with very good results with few complications in terms of prothetic exposure and infection and thus is now considered as the referent prothetic surgical technique in this indication. Thus, it seems very important to establish clear recommendations on the numerous operating technical variants which developed around the original technique.

Mots clés:
Prolapsus génital / traitement chirurgical / Promontofixation / Recommandations
Mots-clés:
Genital prolapse / guidelines / Surgical treatment / Sacral colpopexy
Traitement par voie basse des colpocèles postérieures : recommandations pour la pratique clinique
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 2, 26, S47, suppl. S1


Objectif

Ce travail est une synthèse des techniques chirurgicales proposées dans la cure des colpocèles postérieures par voie basse dans le but de chaque technique.


Matériel et méthodes

Ce travail s'est appuyé sur une revue exhaustive de la littérature (PubMed, Medline, Cochrane library, Cochrane database of systemactic reviews, Embase) ayant concerné les méta-analyses, essais randomisés, revues de la littérature, études contrôlées et grandes études non contrôlées publiés sur le sujet.


Résultats

Les colpocèles postérieures sont représentées par les rectocèles moyennes et basses et par les atteintes sus-lévatoriennes, hautes, ou élytrocèles. La symptomatologie associée est fréquemment des troubles anorectaux, nécessitant une évaluation préopératoire précise, du fait de leur prévalence élevée dans la population féminine, afin de corréler au mieux le prolapsus postérieur avec ces troubles avant de poser une indication opératoire. Pour les rectocèles moyennes traitées par voie basse, la réparation du fascia rectovaginal, sans myorraphie des releveurs, est recommandée. Elle est supérieure à la voie transanale dans cette indication. L'utilisation des prothèses biologiques pour la cure des rectocèles par voie vaginale n'est pas recommandée. Du fait de leur évaluation insuffisante et de leur morbidité, les prothèses synthétiques par voie vaginale ne sont pas indiquées pour la cure d'une rectocèle en première intention. La périnéorraphie superficielle ne doit être proposée que dans les rectocèles basses symptomatiques.

La promontofixation est préconisée pour la cure des élytrocèles, en sachant que la suspension du dôme vaginal non prothétique par voie vaginale garde une place en fonction de l'âge de la patiente, de ses comorbidités et des gestes associés.


Conclusion

Seuls les prolapsus postérieurs symptomatiques sont éligibles à une réparation par voie vaginale. L'évaluation de la fonction anorectale peut être nécessaire avant de poser l'indication opératoire, car l'aggravation postopératoire des troubles anorectaux préexistants ou l'apparition de novo d'une incontinence anale sont susceptibles d'entraîner une altération importante de la qualité de vie de ces patientes, dans cette chirurgie fonctionnelle.


Objective

The aim was to review the safety and efficacy of surgery for posterior vaginal wall prolapse by vaginal route, in order to identify a therapeutic algorithm based on benefit/risk evaluation of each surgical procedure.


Material and methods

We performed a review of the litterature published up to september 2015 (PubMed, Medline, Cochrane library, Cochrane database of systemactic reviews) according to the HAS methodology. Level evidence (1 to 4) was determined for each study as well as evidence based recommendations (A, B, C or professional agreement).


Results

Posterior vaginal wall prolapse include mid and low rectoceles and high, beyond levator ani, defects (vaginal vault prolapse, enterocele). Patients with these prolapses frequently complain of bowel symptoms. Due to their high incidence in women, these symptoms require a careful evaluation before surgery in order to correlate them to the prolapse. Repair of the rectovaginal fascia without levatorplasty is recommended in mid rectoceles by vaginal route. The transvaginal approach is superior to the transanal approach for repair of posterior wall prolapse. Biological grafts are not recommended. Due to the lack of evaluation and to the morbidity of polypropylene meshes, there is no indication for their use in the first line surgical procedure of posterior compartment prolapse in the transvaginal approach. Superficial colpoperineorraphy must be proposed only in the symptomatic low rectoceles. Sacrocolpopexy is the procedure of choice for vaginal vault prolapse, but there is still a place for non-prothetic vault suspension by vaginal route according to the age of patients, comorbidities and associated surgical procedures.


Conclusions

Surgical option by vaginal route must be proposed only in symptomatic posterior vaginal wall prolapse. An anorectal evaluation can be required before surgery to avoid worsening of preoperative symptoms or a de novo fecal incontinence, which can lead to a dramatic impairment of patients' quality of life in this functional surgery.

Mots clés:
Colpocèle postérieure / Rectocèle / Élytrocèles / Prolapsus du dôme vaginal / Prothèse vaginale
Mots-clés:
Posterior vaginal wall prolapse / Rectocèle / enterocele / Vaginal vault prolapse / Vaginal mesh
Une interposition prothétique synthétique inter-vésico-vaginale implantée par voie vaginale diminue-t-elle le risque de récidive de cystocèle ? Recommandations pour la pratique clinique
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 2, 26, S38, suppl. S1


Introduction

L’utilisation d’une prothèse de renfort inter-vésico-vaginale a été largement employée pour tenter de diminuer les risques de récidive de prolapsus pour le traitement chirurgical des cystocèles par voie vaginale. Des complications spécifiques, notamment à type d’érosion, ont conduit à des études randomisées comparant les chirurgies par voie vaginale avec et sans utilisation de prothèse.


Méthodes

Ce travail s’appuie sur une revue systématique de la littérature (PubMed, Medline, Cochrane Library, Cochrane Database of Systemactic Reviews, EMBASE) concernant les méta-analyses, essais randomisés, registres, revues de la littérature, études contrôlées et grandes études non contrôlées publiés sur le sujet. Sa réalisation a suivi la méthodologie de la Haute autorité de santé (HAS) concernant les recommandations pour la pratique clinique, avec un argumentaire scientifique (accompagné du niveau de preuve [NP]) et un grade recommandation (A, B, C et accord professionnel [AP]).


Résultats

L’utilisation de prothèse synthétique inter-vésico-vaginale améliore le résultat anatomique par rapport à la chirurgie autologue pour le traitement de la cystocèle (NP1). Cependant, il n’y a pas de différence sur le résultat fonctionnel et on note une augmentation du nombre de réinterventions liées aux complications spécifiques, notamment d’érosions vaginales.


Conclusion

Si l’utilisation de prothèse synthétique inter-vésico-vaginale améliore le résultat anatomique par rapport à la chirurgie autologue pour le traitement de la cystocèle (NP1), l’absence de différence sur le résultat fonctionnel et l’augmentation du nombre de réinterventions liées aux complications spécifiques, notamment d’érosions vaginales, ne plaident pas en faveur de l’utilisation systématique de prothèse dans la cure de cystocèle non récidivée de la femme. Elle doit être discutée au cas par cas compte tenu d’un rapport bénéfices/risques incertain à long terme (grade B). Il convient d’étayer son utilisation par des études complémentaires centrées sur des populations spécifiques à risque de récidive.


Introduction

The use of prosthetic surgery by vaginal route has been widely used to try to reduce the risk of prolapse recurrence in the surgical treatment of vaginal cystoceles. Specific complications including type of erosion have led to randomized studies comparing surgery by vaginal route with and without use of Mesh.


Method

This work is based on a systematic review of the literature (PubMed, Medline, Cochrane Library, Cochrane database of systemactic reviews, EMBASE) for meta-analyzes, randomized trials, registries, literature reviews, controlled studies and major not controlled studies, published on the subject. Its implementation has followed the methodology of the HAS on the recommendations for clinical practice, with a scientific argument (with the level of evidence, NP) and a recommendation grade (A, B, C, and professional agreement (AP)).


Results

The use of inter-vesicovaginal synthetic mesh improves the anatomical result compared to the autologous surgery for the treatment of cystocele (NP1). However, there is no difference in the functional outcome and there is an increase in the number of reoperations related to specific complications, including vaginal erosions.


Conclusion

If the use of inter-vesicovaginal synthetic mesh improves the anatomical result compared to the autologous surgery for the treatment of cystocele (NP1), no difference in functional outcome and the increased number of related reoperations specific complications including vaginal erosions, do not argue for the systematic use of mesh in the treatment of primary cystocele. It must be discussed case by case basis taking into account a risk-benefit uncertain at long-term (grade B). Its use should be supported by additional studies focused on specific populations at risk of recurrence.

Mots clés:
Prolapsus génital / cystocèle / Voie vaginale / Prothèse synthétique / Recommandations
Mots-clés:
Pelvic organ prolapse / cystocèle / Vaginal surgery / synthetic mesh / guidelines
Aspects médicoéconomiques des traitements médicamenteux de l’hypertrophie bénigne de la prostate : une revue de la littérature du Comité des troubles mictionnels de l’homme de l’Association française d’urologie
Medicoeconomic aspects of benign prostatic hyperplasia medical treatment
2016
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2016, 26, 2, 129-136

Introduction : Les enjeux médicoéconomiques de la prise en charge médicamenteuse de l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) prennent une importance croissante du fait du vieillissement de la population et de la multiplication des options thérapeutiques, d’où la nécessité d’évaluer le rapport coût–efficacité pour définir les stratégies les plus pertinentes économiquement. L’objectif était de réaliser une revue de la littérature des études médicoéconomiques sur la prise en charge médicamenteuse de l’HBP.
Méthode : Une revue de la littérature a identifié 43 articles, 9 ont été sélectionnés pour leur pertinence.
Résultats : En se basant sur des modèles markoviens, on observait que : la bithérapie et les traitements combinés (alphabloquants et inhibiteurs de la 5-alpha réductase [5ARI]) semblaient avoir le meilleur rapport coût–efficacité. Venaient ensuite les alphabloquants moins coûteux mais exposant à un plus grand risque de progression et de recours à la chirurgie. Venaient ensuite les 5ARI en monothérapie et pour finir la surveillance simple.
Conclusion : Les modèles markoviens restent des outils imparfaits et les moyens investis dans les soins dépendent à la fois du modèle économique où ils sont mis en place et de la valeur que les individus et la société donnent à l’efficacité des soins.

Introduction: The medicoeconomic issues of drug management of benign prostatic hyperplasia (BPH) are essential due to the aging population and the increasing number of therapeutic options. It is thus essential to assess the cost-effectiveness in order to define the most appropriate therapeutic strategies economically. The objective of this work was to conduct a literature review on the medicoeconomic studies on the drug therapy of BPH.
Method: After analyzing the literature, 43 articles were found and 9 were selected for their relevance.
Results: Based on Markov models, we observed that: combination therapy and combined treatments (alphablockers and inhibitors of 5-alpha reductase [5ARI]) seemed to have the best cost-effectiveness. Then came the alphablockers, less expensive but exposing to a greater risk of progression and to the necessity of surgical treatments. Then came the 5ARI monotherapy and finally simple monitoring.
Conclusion: The Markov models are imperfect tools, and resources invested in care depend on both the economic model and the value that individuals and society give to efficiency and cost.

Mots clés:
hypertrophie bénigne de la prostate / Coût–efficacité / Incremental cost-effectiveness ratio / Symptômes du bas appareil urinaire / traitement médicamenteux
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / cost-effectiveness / Incremental cost-effectiveness ratio / Lower urinary tract symptoms / Drug
Données comparatives moléculaires, précliniques et cliniques des différentes souches de bacille de Calmette-Guérin (BCG) : revue de la littérature du Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie (CCAFU)
Molecular, preclinical, and clinical comparative data regarding different strains of bacillus Calmette-Guérin (BCG): Review by the French Urological Association Oncology Committee (CCAFU)
2016
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2016, 26, 2, 121-128

Objectif : Rapporter les différences existantes entre les différentes souches de BCG utilisées pour le traitement des tumeurs de la vessie n’infiltrant pas le muscle (TVNIM) sur le plan moléculaire, de la cytotoxicité, de l’immunogénicité, de l’efficacité clinique et de la tolérance.
Matériel et méthode : Une recherche bibliographique a été conduite à partir de la base de données bibliographiques MedLine à partir des mots clés suivants : BCG ; vessie ; souche ; génome ; cytotoxicité ; réaction immunitaire ; efficacité ; tolérance.
Résultats : Des différences génétiques entre les souches de BCG ont été mises en évidence et corrélées à leur délai de différenciation depuis leur mise en culture initiale, présumant d’une moindre résistance aux défenses immunitaires de l’hôte des souches Tice et danoise vis-à-vis de la souche Connaught. Les données comparatives précliniques ont montré un effet cytotoxique et une immunogénicité supérieure de la souche Connaught par rapport aux souches Tice et danoise. Les études de phase III ont montré une efficacité supérieure du BCG Connaught vis-à-vis du BCG Tice et du BCG danois vis-à-vis du BCG Tice en termes de survie sans récidive.
Conclusions : Parmi les souches de BCG utilisées en France pour le traitement des TVNIM, l’efficacité préclinique et clinique de la souche Connaught a été supérieure à celle de la souche Tice. La limite des études actuellement disponibles réside principalement dans l’absence d’utilisation d’un traitement d’entretien.

Objective: To review the differences between the BCG strains used for the treatment of non-muscle invasive bladder cancer (NMIBC) at the molecular level, regarding cytotoxicity, immunogenicity, clinical efficiency, and safety.
Material and method: A systematic review of the literature search was performed from the database MedLine, focused on the following keywords: BCG; bladder; strain; genome; cytotoxicity; immune response; efficiency; safety.
Results: Genetic differences between BCG strains have been identified and correlated to their time to differentiation from their initial cultures start, assuming a lower resistance to the host immune defenses of Tice and Danish strains compared to the Connaught strain. Preclinical comparative data showed superior cytotoxic effect and immunogenicity of the Connaught strain compared to Tice and Danish strains. The phase III trials have shown superior efficiency of BCG Connaught compared to BCG Tice and BCG Danish compared to BCG Tice regarding recurrence-free survival.
Conclusions: Among BCG strains used in France in NMIBC treatment, preclinical and clinical efficiency of Connaught strain was higher than that of the Tice strain. The limits of the currently available studies lie primarily in the lack of use of maintenance therapy.

Mots clés:
BCG / Vessie / Souche / Génome / Cytotoxicité
Mots-clés:
BCG / bladder / Strain / Genome / Cytotoxicity
Étude de la sexualité masculine après dérivation urinaire externe continente de type Mitrofanoff
Male sexuality after external continent urinary diversion type Mitrofanoff
2016
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2016, 26, 2, 115-120

But : L’objectif de notre travail a été d’évaluer l’influence de la dérivation urinaire externe continente de type Mitrofanoff (DUECM) sur la sexualité masculine.
Matériel et méthodes : Il s’agit d’un questionnaire portant sur l’évaluation de la sexualité masculine après réalisation d’une DUECM dans un service d’urologie d’un centre hospitalo-universitaire. Durant la période de 20 ans entre 1992 et 2011, 140 patients ont eu ce type de dérivation pour des étiologies diverses. Sur 76 hommes, 46 ont répondu à notre questionnaire. Cette étude a été effectuée à l’aide d’un ensemble de 3 questionnaires validés (IIEF, DAN PSS et Urolife), regroupés selon le modèle de représentation de la sexualité de l’homme publié par le CTMH. Les patients étaient répartis en fonction de leur statut matrimonial : groupe 1 : 15 patients mariés avant l’intervention, groupe 2 : 7 patients mariés après l’intervention et groupe 3 : 24 célibataires.
Résultats : Dans le premier groupe, la dimension fonctionnelle était positive avec un score global de 81 %, le score de gêne sexuelle était évalué à 26 % et le score de satisfaction sexuelle était de 77 %. Chez les nouveaux mariés, la fonction sexuelle était jugée conservée dans tous les cas avec un score de satisfaction estimé à 98 %. Ces patients avaient signalé un sentiment de bien-être suite à la disparition de l’incontinence urinaire avec intégrité de leurs images corporelles. En revanche, chez les célibataires, une altération relative de la fonction sexuelle était notée (65 %) avec un score de satisfaction estimé à 59 %. Ces troubles étaient de causes multifactorielles en rapport surtout avec la pathologie neurologique.
Conclusion : À notre connaissance, notre étude est la première étudiant la sexualité masculine chez des patients présentant une dérivation urinaire continente de type Mitrofanoff. Le statut matrimonial joue un rôle prépondérant dans la sexualité de ces patients. Une étude prospective avec évaluation pré- et postopératoire permettra de mieux préciser les facteurs influençant la sexualité chez ces patients.
Niveau de preuve : 5.

Objective: To evaluate the influence of continent external urinary diversion type Mitrofanoff on male sexuality.
Material and methods: Between 1992 and 2011, 140 patients underwent continent urinary diversion type Mitrofanoff at an academic hospital. Among 76 men, 46 were interviewed about their sexuality after this operation. This study was performed using a set of validated questionnaires (IIEF, DAN PSS and Urolife), grouped by the model of the CTMH. Patients were divided according to their marital status: group 1: patients married before surgery (15 cases), group 2: patients married after surgery (7 cases) and group 3: singles (24 cases).
Results: In the first group, the functional dimension of sexuality was positive with an overall score of 81%, the sexual discomfort score was assessed at 26 % and the sexual satisfaction score was 77%. In the second group, sexual function was considered conserved in all cases with a satisfaction score estimated at 98%. These patients reported a feeling of well-being following the disappearance of urinary incontinence with integrity of their body images. In contrast, in the last group, relatively impaired sexual function was noted (65%) with a satisfaction score estimated at 59%. These disorders were multifactorial, mainly related to neurological causal pathology.
Conclusion: To our knowledge, this is the first study about male sexuality in patients with a continent urinary diversion type Mitrofanoff. Marital status has a major role in the sexuality of these patients. A prospective study with pre- and postoperative evaluation will better clarify the factors affecting sexuality in these patients.
Level of evidence: 5.

Mots clés:
Dérivation urinaire / Mitrofanoff / Sexualité masculine
Mots-clés:
urinary diversion / Mitrofanoff / Male sexuality
Évaluation de l’optimisation des conditions de réalisation des instillations endo-vésicales de mitomycine C dans le traitement des tumeurs de vessie non infiltrant le muscle
Assessment of the optimization of the conditions of mitomycin C intravesical instillation completion in the setting of non-muscle invasive bladder cancer treatment
2016
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2016, 26, 2, 79-82

Objectif : L’efficacité des instillations endo-vésicales de mitomycine C (MMC) requière une alcalinisation et une concentration des urines avant chaque instillation. L’objectif de l’étude était d’évaluer l’observance et l’efficacité des mesures d’alcalinisation et de concentration des urines chez les patients traités par instillation endo-vésicale de MMC pour une TVNIM.
Matériels et méthode : Étude épidémiologique descriptive prospective chez l’ensemble des patients traités consécutivement par instillations endo-vésicales de MMC pour une tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle (TVNIM). Il était recommandé aux patients de boire 2 litres d’eau de Vichy et d’effectuer une restriction hydrique la veille des instillations. Avant chaque instillation, un questionnaire concernant la réalisation de ces deux mesures était rempli, la densité et le pH urinaires étaient déterminés par bandelette urinaire.
Résultats : Sur 126 questionnaires inclus, 117 patients (93 %) et 106 patients (84 %) ont déclaré avoir effectué respectivement l’alcalinisation et la restriction hydrique. Quatre-vingt-onze patients (78 %) déclarant avoir effectué l’alcalinisation avaient un pH supérieur ou égal à 6,5 et leur pH urinaire moyen était de 6,94 vs 5,94 (p = 0,0001) chez les patients déclarant ne pas avoir effectué l’alcalinisation. Aucune différence significative de densité urinaire selon la restriction hydrique n’a été retrouvée.
Conclusion : L’observance des consignes d’alcalinisation des urines avant instillations de MMC a été satisfaisante et a permis d’obtenir un pH urinaire suffisamment élevé pour prévenir la dégradation du produit dans 91 % des cas. En revanche, la restriction a été peu suivie et n’a pas montré son efficacité sur la concentration des urines.
Niveau de preuve : 4.

Objective: The efficacy of intravesical instillation of mitomycin C (MMC) requires alkalinisation and concentration of urine before each instillation. The objective of the study was to assess compliance and effectiveness of urine alkalinazation and fluid restriction protocols in patients treated with intravesical instillations of MMC for TVNIM.
Material et method: Descriptive prospective epidemiological study in all patients consecutively treated with intravesical instillations of MMC for non-muscle invasive bladder cancer (NMIBC). Patients should be advised to drink 2 liters of water from Vichy and to perform fluid restriction the day before the instillations. Before each instillation, a questionnaire on the implementation of these measures was filled, density and pH were determined by urinalysis strips.
Results: On 126 questionnaires fulfilled, 117 patients (93%) and 106 patients (84%) reported having made alkalinization and fluid restriction, respectively. Ninety-one of patients (78%) reported having performed alkalinization had a pH greater than or equal to 6.5 and the mean urinary pH was 6.94 vs. 5.94 in patients stating not to have made alkalizing (P = 0.0001). No significant differences in urine density according to fluid restriction was found.
Conclusion: The observance of the instructions regarding urine alkalinization before MMC instillations was satisfactory and has achieved a sufficiently high urinary pH to prevent degradation of the product in 91% of cases. Conversely, the fluid restriction was not followed closely and has not shown its effectiveness on the concentration of urine.
Level of evidence: 4.

Mots clés:
Tumeur de vessie n’infiltrant pas le muscle / instillation / Mitomycine C / Alcalinisation / Restriction hydrique
Mots-clés:
Non-muscle invasive bladder cancer / Instillation / Mitomycin C / Alkalinization / Fluid restriction
Évaluation des effets indésirables des instillations endovésicales par BCG : implication potentielle de la souche utilisée ?
Evaluation of adverse events caused by intravesical BCG instillations: Has the strain used a potential implication?
2016
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2016, 26, 2, 73-78

Introduction : Les instillations endovésicales de BCG représentent un traitement établi des tumeurs vésicales non musculo-invasives à haut risque de récidive et de progression. Elles présentent une toxicité que nous avons souhaité évaluer ainsi que l’influence potentielle de la souche de BCG utilisée sur les effets indésirables.
Matériel et méthodes : Tous les dossiers des patients traités par BCG de 1998 à 2012 ont été analysés de façon rétrospective. La compliance thérapeutique, la souche utilisée ainsi que les complications dues au traitement ont été colligées.
Résultats : Cent quarante-six patients ont été retenus pour l’analyse et 140 (95,9 %) ont pu terminer leurs 6 instillations d’induction. Au total, 30 patients (20,6 %) ont arrêté le traitement pour cause d’effets indésirables survenus dans 80 % des cas lors de l’induction et des 2 premiers cycles d’entretien. La souche utilisée semble avoir eu un impact significatif : 16 patients sur 42 (38,1 %) traités par la souche Connaught (Immucyst®) et 14 patients sur 104 (13,5 %) traités par la souche Tice (Oncotice®) ont dû arrêter le traitement par BCG à cause d’effets indésirables (p < 0,05) avec un risque relatif de 2,83 (IC 95 % : 1,52–5,23).
Conclusion : Les effets indésirables liés au BCG apparaissent généralement en début de traitement et n’empêchent pas un traitement d’entretien. L’implication potentielle de la souche de BCG utilisée dans la survenue de ces effets indésirables est peu rapportée et devrait être évaluée de façon prospective.
Niveau de preuve : 4.

Introduction: Intravesical instillations of BCG represent an established treatment of high-risk non-muscle-invasive bladder cancer but also carry considerable toxicity. The aim of this work was to identify adverse effects, their impact on the treatment and the possible involvement of the BCG strain used.
Material and methods: To evaluate adverse events in terms of incidence, severity and moment of occurrence, we performed a retrospective analysis of all patients treated with BCG in our institution from 1998 to 2012.
Results: One hundred and forty-six patients were retained for analysis, 140 (95.9%) finished their first induction cycle. Thirty patients (20.6%) had to stop the treatment because of BCG-related adverse events, 80% of which happened during the first 3 BCG cycles (12 instillations). The strain used may have had a significant impact: 16 out of 42 patients (38.1%) treated with Connaught (Immucyst®) and 14 out of 104 patients (13.5%) treated with Tice (Oncotice®) had to stop treatment because of BCG related adverse events (P = 0.0019) with an odds ratio of 2.83 (IC 95%: 1.52–5.23).
Conclusion: BCG-related adverse events generally occur at the beginning of the treatment and therefore do not limit the use of BCG maintenance therapy. Good instillation practice and, in our series, the shift from Connaught to Tice strain enabled to significantly reduce BCG-related adverse events through time. The potential implication of the BCG strain used should be evaluated in prospective trials.
Level of evidence: 4.

Mots clés:
Cancer de vessie non musculo-invasif / Souche BCG / effets indésirables
Mots-clés:
Non muscle-invasive bladder cancer / BCG strain / adverse events
Évaluation microbiologique de la désinfection des cystoscopes souples au CHRU de Brest de janvier 2007 à décembre 2014
Microbiological evaluation of cystoscope reprocessing at Brest university hospital from January 2007 through December 2014
2016
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2016, 26, 2, 103-107

But : Les cystoscopes souples sont des appareils thermosensibles non autoclavables qui doivent subir une désinfection de haut niveau selon la classification de Spaulding. L’objectif de cette étude est de fournir des données épidémiologiques relatives à la surveillance de la qualité microbiologique des cystoscopes utilisés dans un centre hospitalo-universitaire, de présenter le taux de conformité des contrôles microbiologiques et de lister les principaux micro-organismes identifiés.
Matériel : Étude prospective de l’ensemble des résultats des prélèvements microbiologiques réalisés pendant 8 ans au CHRU de Brest. Les résultats des contrôles ont été interprétés selon les recommandations ministérielles.
Résultats : Au cours de l’étude, 87 contrôles microbiologiques ont été réalisés. Le taux de prélèvements non conformes était de 19,5 % (17/87). Ce taux atteignait 24,5 % (12/49) pour les contrôles programmés. Les micro-organismes identifiés étaient présents en faible quantité et correspondaient principalement à des bactéries issues de l’environnement.
Conclusion : Le taux de non-conformité des contrôles microbiologiques réalisés sur les cystoscopes est relativement élevé (19,5 %) mais le risque infectieux semble limité. En effet, les micro-organismes retrouvés sont présents en faible quantité et ne sont pas connus pour être responsables d’infections urinaires. La sensibilisation des professionnels chargés du traitement des cystoscopes et la réalisation d’audits réguliers devraient permettre d’assurer un bon niveau de désinfection des cystoscopes.
Niveau de preuve : 3.

Purpose: Flexible cystoscopes are high temperature sensitive devices that must undergo high-level disinfection according to Spaulding classification. The objective of this study is to provide epidemiological data on the monitoring of microbiological quality of cystoscopes used in a teaching hospital, in order to determine the compliance rate of disinfection and to describe the main identified microorganisms.
Material: Prospective study of all the results of microbiological samples taken for 8 years at the Brest teaching hospital. The analysis results were interpreted according to the ministerial recommendations.
Results: During the study, 87 microbiological tests were performed. The rate of non-compliant samples was 19.5% (17/87). This rate reached 24.5% (12/49) of the programmed controls. The microorganisms identified were present in small amounts, corresponding mainly to bacteria from the environment.
Conclusion: The rate of non-compliance of the microbiological tests performed on cystoscopes is relatively high (19.5%), but the infectious risk seems limited. Hidden microorganisms are present in small quantities and identified germs are not known to be responsible for urinary tract infections. Educating professionals responsible for cystoscopes reprocessing and conducting regular audits may help to ensure a good level of cystoscope disinfection.
Level of evidence: 3.

Mots clés:
Cystoscopes souples / Désinfection / Surveillance microbiologique / Épidémiologie
Mots-clés:
Flexible cystoscopes / Disinfection / Microbiological monitoring / epidemiology
Évaluation précoce des troubles postopératoires après photovaporisation de la prostate Greenlight™ grâce à un questionnaire dédié
Evaluation of postoperative symptoms after Greenlight<i>™</i> photovaporization of the prostate through a dedicated questionnaire
2016
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2016, 26, 2, 108-114

But : Évaluer les symptômes postopératoires précoces après photovaporisation laser Greenlight™ grâce à un questionnaire dédié 1 mois après photovaporisation laser de la prostate (PVP).
Matériel : Une étude rétrospective a été menée de 2008 à 2014. Le questionnaire comportait 5 questions (douleurs mictionnelles, hématurie, urgenturie, incontinence et qualité du jet) et était rempli à un mois postopératoire. Le critère principal était la présence de brûlures mictionnelles. Des analyses descriptives ont été menées ; la recherche de facteurs associés à la présence de brûlures a été réalisée par les tests de Mann-Whitney, Chi2 ou Fischer.
Résultats : Sur 169 patients, 22 % n’avaient pas de brûlure mictionnelle, 37 % avaient des douleurs légères, 30 % des douleurs supportables et 11 % des douleurs intenses. Les patients douloureux étaient significativement plus âgés (p = 0,012), avaient des urgenturies plus importantes (p = 0,01) et des hématuries avec sang rouge ou caillots (p = 0,0001). Seulement 7 % des patients n’avaient pas d’urgenturies ; celles-ci étaient jugées gênantes ou insupportables dans 57 % des cas. L’hématurie était par ailleurs aussi fréquente, avec des caillots chez 21 % des patients. Parmi les patients, 93 % éprouvaient une amélioration de leur jet mictionnel.
Conclusion : L’administration d’un questionnaire symptômes systématique un mois après la réalisation d’une PVP a permis de montrer que 41 % des patients ressentaient des douleurs à la miction, 57 % des urgenturies représentant une gêne significative, 39 % des hématuries significatives (sang rouge ou caillots). Ces observations incitaient à une information plus précise des patients, et à des études plus approfondies pour mieux comprendre les troubles de cicatrisation après PVP.
Niveau de preuve : 5.

Aims: To evaluate postoperative symptoms after Greenlight™ photovaporisation of the prostate (PVP), through a dedicated questionnaire.
Methods: A retrospective study has been conducted between 2008 and 2014. The questionnaire had 5 sections about pain while voiding, hematuria, urgency, incontinence and urinary stream, and was filled at one-month postoperative. The main outcome criterion was pain while voiding. Descriptive statistical analyses were done to identify predictive factors for pain while voiding.
Results: Out of 169 patients, 22% had no pain while voiding, 37% had moderate pain, 30% acceptable pain and 11% intense pain. Patients with pain were significantly older, (P = 0.012), had more urgency (P = 0.01) and more often hematuria (P = 0.0001). Only 7% of patients had no symptoms of urgency, and urgency was painful or bothering in 57% of cases. Hematuria was frequent, with clots in 21% of cases. Ninety three percent felt improvement of urinary stream.
Conclusions: Systematic evaluation of symptoms through a dedicated questionnaire one month after PVP has shown that 41% of patients felt pain while voiding, 57% had urgency and 39% significant hematuria. These results should encourage a more accurate patient information and further studies to better understand postoperative healing after PVP.
Level of evidence: 5.

Mots clés:
prostate / Photovaporisation / Brûlures mictionnelles
Mots-clés:
prostate / Photovaporisation / Voiding / Pain
Impact pronostique du genre féminin sur le devenir oncologique des patients traités par cystectomie totale
Negative prognostic impact of female gender on oncological outcomes following radical cystectomy
2016
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2016, 26, 2, 83-88

But : Nous avons voulu évaluer l’impact pronostique du sexe féminin sur le devenir oncologique des patients ayant une tumeur de vessie infiltrant le muscle traités par cystectomie totale.
Matériel : Les données de 701 patients traités par cystectomie totale associée à une lymphadénectomie pelvienne pour une tumeur de vessie infiltrant le muscle ont été collectées. L’impact du genre sur la récidive tumorale, la mortalité spécifique et globale ont été analysés à l’aide de modèles uni- et multivariés de régression de Cox.
Résultats : Parmi les 701 patients, il y avait 553 hommes (78,9 %) et 148 femmes (21,1 %). Avec un suivi moyen de 45 mois (écart interquartile 23–73), 163 patients (23,3 %) ont présenté une récidive tumorale et 127 (18,1 %) sont décédés du fait de la tumeur de vessie. En analyses multivariées, après ajustement sur les facteurs pronostiques cliniques et anatomopathologiques classiques (âge, stade tumoral, grade tumoral, présence d’emboles tumoraux, présence de CIS concomitant, statut ganglionnaire), le sexe féminin était un facteur pronostique indépendant associé à la survenue d’une récidive tumorale (RR : 1,73 ; IC 95 % 1,22–2,47 ; p = 0,02) et d’une mortalité spécifique (RR = 2,50, IC 95 % = 1,71−3,68 ; p < 0,001).
Conclusion : Le sexe féminin apparaît être un facteur pronostique indépendant du devenir oncologique des patients après cystectomie totale. Il semble pertinent de s’y intéresser pour proposer à l’avenir des traitements plus adaptés au pronostic de chaque patient et notamment une prise en charge plus agressive des tumeurs survenant chez les femmes.
Niveau de preuve : 5.

Objective: To confirm gender specific differences in pathologic factors and survival rates of urotelial bladder cancer patients treated with radical cystectomy.
Patients and methods: We conducted a retrospective monocentric study on 701 patients treated with radical cystectomy and pelvic lymphadenectomy for muscle invasive bladder cancer. Impact of gender on recurrence rate, specific and non-specific mortality rate were evaluated using Cox regression models in univariate and multivariate analysis.
Results: We collected data on 553 males (78.9%) and 148 females (21.1%) between 1998 and 2011. Both groups were comparable at inclusion regarding age, pathologic stage, nodal status and lymphovascular invasion. Mean follow-up time was 45 months (interquartile 23–73) and by that time, 163 patients (23.3%) had recurrence of their tumor and 127 (18.1%) died from their disease. In multivariable Cox regression analyses, female gender was independently associated with disease recurrence (RR: 1.73; 95% CI 1.22–2.47; P = 0.02) and cancer-specific mortality (RR = 2.50, 95% CI = 1.71–3.68; P < 0.001).
Conclusion: We confirmed female gender to be an independent negative prognosis factor for patients following a radical cystectomy and lymphadenectomy for an invasive muscle bladder cancer.
Level of evidence: 5.

Mots clés:
Tumeur de vessie / cystectomie totale / Facteurs pronostiques / Sexe / Mortalité spécifique
Mots-clés:
Bladder cancer / Radical cystectomy / Prognostic factors / Gender / Cancer-specific mortality
Le traitement des petites tumeurs du rein : efficacité et comparaison des coûts
Treatment of small renal masses: Effectiveness and cost-comparison analysis
2016
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2016, 26, 2, 89-95

Objectif : Le stade de découverte et le traitement du cancer du rein ont changé. La néphrectomie partielle est le traitement de référence pour les petites tumeurs du rein (PTR). Sont recommandées également les techniques thermo-ablatives. Le coût de ces traitements pour l’établissement et pour la société est souvent mal connu. Le but de cette étude était de calculer le coût du traitement des PTR afin d’en apprécier la rentabilité pour un établissement de santé qui investit dans l’innovation.
Matériel et méthodes : Une étude rétrospective monocentrique a été menée avec 124 patients traités pour une PTR de stade T1a par néphrectomie partielle ouverte (NPO), cœlioscopique (NPC) et robot-assistée (NPCR), par radiofréquence (RF) et cryothérapie (CT) entre 2009 et 2011. Nous avons calculé le prix du séjour de chaque patient, recherché la somme facturée à l’Assurance maladie et calculé la rentabilité du traitement pour l’établissement.
Résultats : La NPO coûtait en moyenne 7884 ± 1201 € et rapportait 451 ± 1861 €, la NPC coûtait en moyenne 6973 ± 3503 € et rapportait 2271 ± 3370 €, la NPCR coûtait en moyenne 9600 ± 4595 € et entraînait un déficit de 838 ± 3007 €. La radiofréquence coûtait en moyenne 2724 ± 813 € et entraînait un déficit de 954 ± 684 €, la cryothérapie coûtait en moyenne 6702 ± 857 € et entraînait un déficit de 4723 ± 941 €.
Conclusion : Au moment de l’étude, la NPC était le traitement des PTR qui offrait la meilleure rentabilité.
Niveau de preuve : 4.

Objective: The stage of discovery and treatment of kidney cancer have changed. Partial nephrectomy is the standard treatment for small renal masses (SRM). Also are recommended the thermal ablative techniques. The cost of these treatments for the establishment and society is often unclear. The purpose of this study was to calculate the cost of treatment of SRM in order to assess the profitability for a health institution that invests in innovation.
Materials and methods: A retrospective single-center study was conducted with 124 patients treated for SMR (T1a) by open partial nephrectomy (OPN), laparoscopic partial nephrectomy (LPN) and robot-assisted partial nephrectomy (LRPN), radio frequency (RF) and cryotherapy (CT) between 2009 and 2011. We calculated the price of stay of each patient, searched the amount billed to health insurance and calculated the profitability of treatment for the establishment.
Results: The OPN cost on average 7884 ± 1201 € and reported 451 ± 1861 €, the LPN cost on average 6973 ± 3503 € and reported 2271 ± 3370 €, the cost of the LRPN was on average 9600 ± 4595 € and resulted in a deficit of 838 ± 3007 €. The radiofrequency cost on average 2724 ± 813 € and caused a deficit of 954 ± 684 €, cryotherapy cost on average 6702 ± 857 € and resulted in a deficit of 4723 ± 941 €.
Conclusion: According to current repayment terms, the LPN was the treatment of SRM that offered the best profitability.
Level of evidence: 4.

Mots clés:
Comparaison des coûts / Tumeur rénale / Épargne néphronique
Mots-clés:
Cost-comparison / Renal tumor / Nephron sparing surgery