Base bibliographique

Apport de l’élastographie en temps réel pour la caractérisation des masses testiculaires
Elastography shows promise in testicular cancer detection
2015
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 2, 75-82

But : La généralisation du recours à l’échographie en mode B pour surveiller des lésions testiculaires suspectes a favorisé l’émergence de nodules limites de nature controversée. L’élastographie en temps réel (ETR) pourrait améliorer la précision diagnostique. Nous en avons évalué sa faisabilité et sa valeur diagnostique en pratique clinique courante.
Patients : Tous les patients adressés consécutivement dans notre centre pour masse testiculaire étaient explorés par échographie/doppler mode B et ETR. La dureté estimée sur le score d’Itho modifié, la perte d’architecture du parenchyme testiculaire et l’effet « billot » ainsi que d’autres critères élastographiques secondaires étaient évalués pour chaque lésion. Leur valeur diagnostique (précision [Acc], sensibilité [Se], spécificité [Sp] et valeur prédictive positive [Vpp] et négative [Vpn]) était appréciée en utilisant les résultats histologiques définitifs des tumeurs traitées par orchidectomie.
Résultats : Au total, 34 lésions testiculaires étaient analysées, entre mars 2008 et octobre 2011, chez 30 patients, correspondant à 26 (76 %) tumeurs malignes et 8 (24 %) bénignes (4 hématomes, 3 orchites et 1 ischémie). Les sensibilité, spécificité, valeur prédictive positive, valeur prédictive négative et précision diagnostique étaient respectivement de 82,3 %, 96,2 %, 37,5 %, 83 % et 75 % pour la dureté élastographique (p = 0,03), de 88,2 %, 92,3 %, 75 %, 92,3 % et 75 % pour la perte architecturale (p = 0,01), et de 85,3 %, 84,6 %, 87,5 %, 95,6 % et 63,6 % pour l’effet « billot » (p < 0,01).
Conclusion : L’ETR pourrait contribuer à caractériser des nodules testiculaires limites avec des critères diagnostiques prometteurs. Des analyses complémentaires prospectives contrôlées sont nécessaires pour valider ces résultats.
Niveau de preuve : 3.

Purpose: Elastography is a novel imaging technology that shows promise in the identification of anatomic structures. The widespread use of ultrasound for screening testicular tumors in patients with cancer risk factors highlights unclassified testicular micronodules. We investigated the ability of elastography to accurately diagnose testicular nodules.
Material: Patients with clinical testicular nodules were assigned to undergo elastography in a prospective study. The imaging was carried out by a single radiologist using a static elastography unit with a 9–14 MHz frequency linear transducer, to identify hardness score, loss of architecture of testicular parenchyma, and surrounding effect. When orchidectomy was required, the corresponding specimens were subjected to hematoxylin and eosin staining for histologic correlation.
Results: We imaged 34 testicular lesions: 26/34 (76%) malignant tumors and 8/34 (24%) non-tumor lesion including 4 hematomas, 3 orchitis and 1 ischemia. Se, Sp, PPV and NPV of hardness in elastography in differentiating between malignant and benign tissue was found to be 96.2%, 37.5%, 83%, and 75%, respectively. Further, for recognizing cancer, the loss of architecture of the testicular parenchyma detecting in elastography was 92.3%, 75%, 92.3%, and 75%, respectively, and the surrounding effect was 84.6%, 87.5%, 95.6% and 63.6%, respectively.
Conclusion: Elastography may be a promising tool at diagnosing testicular tumor when the loss of architecture and the surrounding effect were present. Further studies are needed to evaluate whether the utility of elastography is worth pursuing to identify of unclassified testicular micronodules.
Level of evidence: 3.

Mots clés:
Élastographie / échographie / testicule / Cancer
Mots-clés:
Elastography / Ultrasound / Scrotum / Testis / Cancer
Évolution de la fonction érectile après curiethérapie prostatique : étude prospective chez des patients ayant un score IIEF5 initial > 16
Erectile dysfunction evaluation after brachytherapy for low risk prostate adenocarcinoma: Prospective study of patients with a baseline IIEF5 > 16
2015
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 2, 68-74

Objectif : Évaluer prospectivement la fonction érectile (FE) à 1 et 2 ans d’une curiethérapie prostatique (CuT) chez des patients ayant un score IIEF5 initial > 16.
Méthodes : De 2007 à 2012, 179 patients ayant un adénocarcinome prostatique (CaP) localisé à faible risque ont eu une CuT exclusive à l’iode125. L’hormonothérapie (15,6 %) et la prise d’inhibiteur de la 5 phosphodiestérase (IPDE5) après CuT n’étaient pas des critères d’exclusion. La FE a été évaluée par un auto-questionnaire IIEF5 en préopératoire, à 12 et 24 mois. Seuls les patients ayant un score initial > 16 ont été inclus.
Résultats : Sur les 179 patients, 102 (57 %) avaient un IIEF5 > 16 initialement. À 12 mois, 51,1 % conservaient un score > 16 et 24,5 % avaient une dysfonction érectile (DE) légère à modérée de sorte que 75,6 % avaient un IIEF5 ≥ 12. Environ 18 % avaient eu recours à des IPDE5. À 24 mois, 53,2 % avaient un IIEF5 > 16 et 80,6 % avaient un score ≥ 12. Une DE sévère concernait seulement 14,5 %. L’IIEF5 moyen était de 16,2, soit une baisse d’environ 5 points en 2 ans. Tous les patients traités par IPDE5 (27 %) pouvaient avoir des rapports sexuels. Le seul facteur prédictif indépendant en analyse multivariée était le score IIEF5 initial, 70 % des patients sans DE initialement (IIEF5 > 21) avaient un IIEF5 > 16 à 1 et 2 ans.
Conclusion : Durant les 2 premières années, la DE sévère était relativement rare (14 %) et plus de la moitié des patients préservaient un IIEF5 > 16. La FE après CuT dépend essentiellement de la situation préimplantatoire.
Niveau de preuve : 4.

Purpose: To evaluate erectile function (EF) prospectively from 1 to 2 years post-brachytherapy in patients with a baseline IIEF5 score > 16.
Methods: Between 2007 and 2012, 179 patients underwent an exclusive brachytherapy for localised low risk prostate adenocarcinoma. Neo-adjuvant hormotherapy (15.6%) and post-brachytherapy intake phosphodiesterase inhibitors (PDE5i) were not considered as exclusion criteria. EF was evaluated via a scoring questionnaire IIEF5 before the surgical implantation, at month 12 and 24 post-operation. Only patients with an initial IIEF5 score > 16 were included.
Results: Of the 179 patients, 102 (57%) had a baseline IIEF5 > 16. At 12 months, 51.1% maintained an IIEF5 > 16 and 24.5% had a mild to moderate erectile dysfunction (ED), so that a total of 75.6% with IIEF5 ≥ 12. About 18% of patients had used PDE5i. At 24 months, 53.2% had an IIEF5 > 16 and 80.6% had an IIEF5 ≥ 12. Severe ED was reported in only 14.5% of the patients. The mean IIEF5 was 16.2 with an average decline of 5 points from the initial stage. All patients who were treated with PDE5i (27%) could have sexual intercourse. EF at baseline was reported as the only predictive factor of ED in multivariate analysis, 70% of patient without ED initially, had an IIEF5 > 16 at 1 and 2 years.
Conclusion: Severe ED was quite rare (14%) during the first 2 years post-brachytherapy and more than half of patients maintained an IIEF5 > 16. The main predictive factor was the erectile function at baseline.
Level of evidence: 4.

Mots clés:
Cancer / prostate / Curiethérapie / érection / dysfonction érectile
Mots-clés:
Cancer / prostate / Brachytherapy / Erection / Erectile dysfunction
Free tubularised vesical mucosa graft for congenital stenosis of the urethra in children
Free tubularised vesical mucosa graft for congenital stenosis of the urethra in children
2015
- Urologie pédiatrique
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 2, 109-114

But : La prise en charge chirurgicale des sténoses urétrales chez l’enfant demeure un défi pour le chirurgien pédiatre, d’autant que ces sténoses s’inscrivent fréquemment dans un contexte de malformations urogénitales complexes et réalisent un obstacle à l’écoulement des urines, représentant un danger pour la fonction rénale. De nombreuses techniques ont été décrites pour la prise en charge de ces sténoses sans qu’il existe toutefois de prise en charge codifiée. Notre objectif était de préciser si la réalisation d’une urétroplastie suspendue par greffon libre tubularisé de muqueuse vésicale associée à une cystostomie non continente préalable était une prise en charge reproductible et sure. Nous n’avons pas retrouvé de description préalable de cette technique dans la littérature.
Matériel : Les deux enfants présentaient, dans un contexte de malformation urétrale complexe, une sténose urétrale congénitale. Dans les 2 cas, la prise en charge a consisté en la réalisation néonatale d’une cystostomie incontinente, puis d’une reconstruction employant une urétroplastie suspendue par greffon libre tubularisé de muqueuse vésicale, et enfin une fermeture de la cystostomie.
Résultats : Les suites postopératoires ont été simples. L’urétrocystoscopie montre un néo-urètre perméable et de bon calibre. Le jet urinaire est satisfaisant, il n’y a pas de dysurie, l’aspect cosmétique de la verge est satisfaisant.
Conclusion : L’urétroplastie suspendue par greffon libre de muqueuse vésicale associée à une cystostomie non continente préalable est une technique satisfaisante et reproductible de réparation des sténoses de l’urètre antérieur et postérieur chez l’enfant et permet une préservation de la fonction rénale.
Niveau de preuve : 5.

Background: Reconstruction of urethral strictures in children remains a challenge to the pediatric surgeon as these are often related to different rare congenital anomalies with various clinical presentations that endanger renal function and should be repaired in young children. Multiple techniques have been described for their repair. We aimed to determine whether the use of a free tubularised bladder mucosal graft associated to a prior tubeless vesicostomy was feasible and sure, as this technique of reconstruction using tubularised grafts has not been described yet in young children.
Results: Two newborn male patients were referred to our department. Both presented a congenital stenosis of the urethra as a part of a complex urethral malformation. Surgery involved prior tubeless vesicostomy, free bladder mucosal graft for urethral reconstruction, and vesicostomy closure for both children. Postoperative evolution was satisfying in both children and cystourethroscopy showed permeable urethra. Satisfying cosmetic and functional results have been obtained in the two cases.
Conclusions: The prior vesicostomy prevents kidney damage in the context of complex genital and urinary malformations. Bladder mucosa's immunohistological properties are the most similar to those of the urethral tissue, and are appropriate for this type of correction, making our technique feasible and sure.
Level of evidence: 5.

Mots clés:
Tubularised vesical mucosa graft / Congenital urethral malformation / Urethral stenosis
Mots-clés:
Tubularised vesical mucosa graft / Congenital urethral malformation / Urethral stenosis
Impact de la chimiothérapie néoadjuvante sur la prise en charge des tumeurs de vessie infiltrant le muscle
Impact of neoadjuvant chemotherapy on therapeutic management of muscle-invasive bladder cancer
2015
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 2, 83-89

But : Évaluer la toxicité de la chimiothérapie néoadjuvante (CNA), son impact sur le délai préopératoire et la morbidité périopératoire de la cystectomie pour les tumeurs de vessie infiltrant le muscle (TVIM).
Patients : Étude rétrospective multicentrique de 78 patients traités par cystectomie de janvier 2009 à mars 2012 pour une TVIM. Les critères suivants ont été analysés : toxicité de la CNA (grade OMS), délai préopératoire, morbidité périopératoire (Clavien), durée de séjour, l’évaluation radiologique après CNA et le taux de réponse complète anatomopathologique (pT0).
Résultats : Soixante-dix-huit patients ont été inclus et appariés, 39 ont eu une CNA. Trente-trois pour cent ont eu une cure incomplète du fait de toxicité, 48 % ont eu une toxicité significative et le taux de toxicité de grade ≥ 3 était de 33 %. Le délai préopératoire médian était de 12,6 semaines (0,7–38), il était de 18 semaines avec CNA (groupe 1) vs 8 semaines sans CNA (groupe 2) (p = 0,01). En cas de toxicité, le délai était augmenté de 3,5 semaines (p = 0,12). Après cystectomie, 60 % des patients ont eu au moins une complication, dont 23 % une complication majeure. La CNA n’a pas augmenté la morbidité périopératoire (p = 0,15) ni la durée de séjour médiane (18 vs 20 jours ; p = 0,2). Il n’y a pas eu de progression tumorale après CNA et le taux de réponse radiologique était de 38 %. Le taux de pT0 était de 17,9 % vs 7,7 %. L’allongement du délai après CNA n’a pas aggravé le stade pathologique (p = 0,5).
Conclusion : La CNA a eu une toxicité élevée, mais sans impact sur la morbidité périopératoire, et l’augmentation du délai préopératoire n’a pas eu d’impact sur la classification pronostique de la tumeur.
Niveau preuve : 5.

Objective: Assess the toxicity of neoadjuvant chemotherapy (NAC), its impact on surgical schedule and postoperative morbidity of cystectomy for muscle-invasive bladder cancer (MIBC).
Patients and methods: Retrospective multicentric study of 78 patients who underwent a cystectomy from January 2009 to March 2012 for MIBC. The following criteria have been studied: toxicity of NC (WHO classification), precystectomy interval, postoperative morbidity (Clavien), duration of stay, downsizing on CT-scan before cystectomy, and free of cancer pathology (pT0).
Results: Seventy-eight patients had been included, thirty-nine had a NAC. Thirty-three percent had a incomplete chemotherapy because of toxicity. Forty-eight percent had a significant toxicity and grade ≥ 3 toxicity was 33%. Median time between diagnosis and cystectomy was 12.6 weeks (0.7–38), 18 weeks with NAC (group 1) versus eight weeks without NAC (group 2) (P = 0.01). In case of toxicity, the delay was 3.5 weeks longer (P = 0.12). After cystectomy, 60% of patients had at least one postoperative complication; including 23% had major morbidity. NAC did not increase neither postoperative morbidity (P = 0.15) nor duration of stay (18 vs 20 days; P = 0.2). Radiological response rate to NC was 38%. pT0 rate was 79 vs 7.7%. The increase of precystectomy interval after NC did not worsen the pathological stage (P = 0.5).
Conclusion: NC had a high toxicity, but without impact on postoperative morbidity, and precystectomy interval did not have any impact on the prognosis.
Level of evidence: 5.

Mots clés:
Cancer de vessie / Chimiothérapie néoadjuvante / Toxicité / Cystectomie / morbidité
Mots-clés:
Bladder cancer / Urothelial tumor / Neoadjuvant therapy / Chemotherapy / Toxicity
Risque de perforation rectale liée à l’utilisation de l’échographie endorectale au cours de la photovaporisation prostatique au laser en intention de traiter : à propos de 4 cas
Risk of rectal perforation during intention to treat laser photovaporization of prostate with transrectal ultrasound guidance: A report of 4 cases
2015
- Commentaire à…
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 2, 107
Cet article est important car il rappelle aux lecteurs que le risque de plaie rectale est encore possible lors de la chirurgie endoscopique de la prostate.
Risque de perforation rectale liée à l’utilisation de l’échographie endorectale au cours de la photovaporisation prostatique au laser en intention de traiter : à propos de 4 cas
Risk of rectal perforation during intention to treat laser photovaporization of prostate with transrectal ultrasound guidance: A report of 4 cases
2015
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 2, 101-106

Contexte : L’utilisation d’un contrôle échographique endorectal (EER) lors d’une chirurgie endoscopique de prostate permet d’optimiser le geste chirurgical en limitant le risque de perforation capsulaire et de vérifier le caractère complet du traitement. Cette technique est en particulier proposée lors de la photovaporisation prostatique (PVP) par laser.
Objectif : Rapporter quatre cas de perforation rectale lors d’une chirurgie endoscopique de prostate sous contrôle échographique et identifier leurs modalités de survenue.
Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective incluant les chirurgies endoscopiques de prostate réalisées sous EER dans deux centres de novembre 2011 à mai 2013. En intention de traiter, toutes les procédures devaient être des PVP laser. Les plaies rectales ont été identifiées. Les données opératoires, les modalités de prise en charge de la plaie et l’évolution post-opératoire ont été analysées.
Résultats : Quatre cas de perforations rectales ont été identifiés parmi les 450 procédures chirurgicales étudiées. L’âge et le volume prostatique médians étaient respectivement de 80 ans [62–91] et 40 g [13–150]. Deux perforations sont survenues lors d’une PVP Greenlight® XPS 180 W. Deux autres ont été observées après résection transurétrale de la prostate monopolaire ou incision cervico-prostatique. Les patients ont été traités par colostomie ou suture directe associées à un drainage urinaire systématique. Deux patients sont décédés dans les suites de cette complication et deux patients présentent des résultats fonctionnels satisfaisants à 1 an.
Conclusion : L’utilisation de EER lors d’une chirurgie endoscopique de prostate serait associée à la survenue de perforations rectales par protrusion prostatique et devrait donc être précautionneuse.
Niveau de preuve : 5.

Context: Transrectal ultrasound guidance (TUG) during prostate endoscopic surgery can optimize the procedure by reducing the risk of capsular perforation and ascertain the treatment completeness. TUG is proposed during photoselective vaporisation of prostate (PVP).
Objective: To report four cases of rectal perforations during PVP with TUG and assess their occurrence.
Materials and methods: This is a retrospective study including prostate endoscopic surgeries with TUG, performed in two centers between November 2011 and May 2013. Rectal perforations were identified. Surgical data, treatment modalities and postoperative outcomes of rectal perforations were analysed.
Results: Four rectal perforations were identified among 450 surgical procedures. Median age and prostate volume were 80 years old [62–91] and 40 mL [13–150], respectively. Two perforations occurred during PVP with Greenlight® XPS 180 W. Two perforations occurred during transurethral resection of prostate or cervicoprostatic incision. Patients were treated by systematic urinary drainage associated with colostomy or direct suture. Two patients died from this complication and two patients have satisfying functional outcomes at one year.
Conclusion: TUG during prostate endoscopic surgery could lead to rectal perforation by protusion of the prostate and therefore should be used cautiously.
Level of evidence: 5.

Mots clés:
Hypertrophie bénigne de prostate / chirurgie endoscopique / Photovaporisation / Laser / morbidité
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / endoscopic surgery / Photoselective vaporization / Morbidity / Intraoperative complication
Risque de perforation rectale liée à l’utilisation de l’échographie endorectale au cours de la photovaporisation prostatique au laser en intention de traiter : à propos de 4 cas
Risk of rectal perforation during intention to treat laser photovaporization of prostate with transrectal ultrasound guidance: A report of 4 cases
2015
- Commentaire à…
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 2, 108
La plaie rectale est une complication grave mais heureusement rare en chirurgie urologique. Le taux de plaies rectales après RTUP est mal évalué dans la littérature. Cette complication exceptionnelle est rapportée sous la forme de cas cliniques. Comme toutes les techniques d’endo-urologie, des complications variées (graves ou non) ont été décrites pendant et au décours immédiat de la PVP au laser greenlight. Néanmoins, aucun cas de plaie rectale au cours d’une PVP n’avait été rapporté jusque-là.
Traitement en un temps de la lithiase rénale complexe : à propos d’une série moderne de néphrotomies bivalves
Single procedure treatment of complex nephrolithiasis: About a modern series of anatrophic nephrolithotomy
2015
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 2, 90-95

But : Les progrès de l’endo-urologie ont considérablement réduit les indications de la chirurgie ouverte dans le traitement du calcul rénal coralliforme. Néanmoins, dans notre expérience, la chirurgie ouverte représente toujours le traitement de choix dans certains cas. Cette étude présente les résultats d’une série de patients sélectionnés, et discute des résultats en termes d’efficacité et de morbidité.
Matériel : Une cohorte de 26 patients a bénéficié d’une néphrolithotomie bivalve par lombotomie, pour traiter un calcul coralliforme complexe.
Résultats : La taille moyenne des calculs était de 68,5 mm, 70 % étaient des coralliformes complets. La durée opératoire était de 100 minutes. La perte sanguine était de 225 mL, avec un taux de transfusion post-opératoire de 15,4 %. La durée d’hospitalisation était de 8,4 jours. Le taux de patients sans résidu lithiasique suite à la procédure était de 92 %. La clairance de la créatinine (MDRD) à 3 mois était améliorée de 5,9 mL/min/m2 en moyenne sur l’ensemble de la série.
Conclusion : Il reste clairement des indications pour la chirurgie ouverte des calculs coralliformes, avec de bons résultats dans cette série contemporaine tant sur le volume lithiasique que sur la préservation néphronique. Il apparaît pourtant que cette technique n’est désormais plus enseignée.
Niveau de preuve : 5.

Purpose: Advances in endourology have significantly reduced indications of open surgery in the treatment of staghorn calculi. However, in our experience, open surgery is still the treatment of choice in some cases. This study presents the results of a series of selected patients and discusses the results in terms of efficacy and morbidity.
Materials: A cohort of 26 patients underwent anatrophic nephrolithotomy by lombotomy to treat a complex staghorn calculus.
Results: The mean stone size was 68,5 mm, 70% were complete staghorn calculi. The operative time was 100 minutes. Blood loss was 225 mL, with a postoperative transfusion rate of 15.4%. The hospital stay was 8.4 days. The stone free rate following the procedure was 92%. The creatinine clearance (MDRD) at 3 months was improved from 5.9 mL/min/m2 on average over the entire series.
Conclusion: There are clearly still indications for open surgery in staghorn stones management, with good results in this contemporary series on both stone removal and nephronic preservation. Yet, it appears that this technique is no longer taught.
Level of evidence: 5.

Mots clés:
Néphrolithotomie bivalve / calcul coralliforme / lithiase rénale / Laparotomie
Mots-clés:
Anatrophic nephrolithotomy / Staghorn calculi / Renal lithiasis / Laparotomy
Transposition des vaisseaux polaires pour syndrome de la jonction pyélo-urétérale : expérience préliminaire
Laparoscopic transposition of lower polar vessels for pyelo-ureteral junction obstruction: Preliminary experience
2015
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 2, 96-100

But : Les vaisseaux polaires inférieurs sont responsables d’une part importante des syndromes de la jonction pyélo-urétérale (JPU) y compris chez l’enfant. Si la classique pyéloplastie avec décroisement des vaisseaux reste la référence, certaines équipes ont remis au goût du jour la transposition des vaisseaux polaires dans cette indication, avec le développement de la chirurgie mini-invasive. Le but de notre étude était donc d’évaluer les résultats de la prise en charge des JPU pour vaisseaux polaires par cœlioscopie dans notre centre.
Matériel et méthode : Nous avons réalisé une étude rétrospective mono-centrique des patients opérés pour vaisseaux polaires par laparoscopie transpéritonéale entre janvier 2010 et décembre 2012.
Résultats : Au cours des 3 dernières années, 11 patients (7 garçons, 3 filles) âgés de 10,7 ans en moyenne (5,4–17) ont été pris en charge pour ce motif. Les circonstances de découverte étaient cliniques dans 9 cas (douleurs lombaires 7, infection 1, HTA 1), fortuites dans 1 cas et après un suivi anténatal dans 1 cas. Le diagnostic d’obstruction a été confirmé par des données échographiques et scintigraphiques. Le diagnostic étiologique par une tomodensitométrie ou une IRM. La durée opératoire était de 90,2 minutes (48–184) en moyenne. Sept patients sur 11 ont pu bénéficier d’une transposition associée à un encorbellement dans 3 cas. Quatre patients ont nécessité une pyéloplastie pour sténose intrinsèque associée dépistée par le test de charge (3) et/ou par l’exploration post-libération des vaisseaux. Après un suivi moyen de 12,9 ± 3 mois, 9 patients sur 11 étaient totalement asymptomatiques. Les 2 patients restants ont bénéficié d’une diminution partielle des douleurs.
Conclusion : La prise en charge laparoscopique des JPU pour vaisseaux polaires inférieurs par transposition des vaisseaux est une alternative efficace à la classique pyéloplastie. Néanmoins, notre expérience montre que la sélection des patients candidats à cette technique est primordiale et difficilement accessible avant l’exploration opératoire. Le test de charge paraît néanmoins fiable pour dépister les sténoses intrinsèques.
Niveau de preuve : 5.

Aim of the study: Lower pole vessels are a classical cause of PUJO even in children. The “gold standard” in the management of PUJ obstructions remains a dismembered pyeloplasty as described by Anderson and Hynes. However, some authors have developed an alternative procedure to this approach with encouraging results. The aim of our study was to evaluate our preliminary results concerning laparoscopic vascular hitch for crossing vessels.
Material and methods: We conducted a retrospective, monocentric study of all patients managed by this technique from January 2010 to December 2012.
Results: Eleven patients (7 boys, 4 girls) were managed by laparoscopy at a mean age of 10.7 years (5.4–17). They were referred to our center for clinical symptoms (intermittent pain 7, high blood pressure 1, UTI 1), antenatal diagnosis or accidental discovery. Obstruction was confirmed by MAG3 nephrogram and the presence of obstructive vessels by tomodensitometry or MRI. Mean operative time was 90.2 minutes (48–184). Seven patients over 11 were strictly managed by laparoscopic transposition of lower pole vessels. Four required a classical video-assisted dismembered pyeloplasty due to a potential intraluminal stenosis. The latter were suspected by a distension test with furosemid in all four cases. Mean follow-up was 12.9 ± 3 months. Nine patients over 11 were totally non symptomatic, whereas 2 still present mild intermittent pain. In all cases, ultrasound scans show an improvement of the pelvic dilatation.
Conclusion: Laparoscopic transposition of lower pole vessels is a suitable and feasible alternative for the management of obstructive PUJ. Our preliminary experience emphasizes the need for a precise preoperative selection of patients along with a per operative evaluation of the obstruction. Further experience seems required to improve our criteria in this indication.
Level of evidence: 5.

Mots clés:
jonction pyélo-urétérale / Enfants / laparoscopie / Obstruction
Mots-clés:
obstruction / children / Pyelo-ureteral junction / Laparoscopy