Base bibliographique

Sommaire :

Cortico-surrénalomes malins. A propos de 22 cas
Adrenal cortical carcinoma. A series of 22 cases.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 205-210

Buts : Analyse du traitement d'une série de patients présentant un cortico-surrénalome malin.
Matériel et Méthodes : Il s'agissait de 22 patients, 15 femmes et de 7 hommes. L'âge moyen était de 35 ans avec des extrêmes de 23 et 58 ans. 55% des patients avait une tumeur non sécrétante; 45% des tumeurs s'étaient manifestées par une surproduction hormonale. La tumeur était localisée à droite 12 fois, à gauche 11 fois (la tumeur était bilatérale dans 1 cas). Pour la localisation du processus pathologique, l'échographie et la TDM étaient suffisantes. En utilisant la classification de McFarlane, les patients étaient stade I : 3 cas, stade II: 2 cas, stade III: 8 cas, stade IV : 9 cas.
Résultats : La surrénalectomie était réalisée chez 18 malades. Deux patients étaient décédés en peropératoires, 8 autres au cours des quatre premières années. Actuellement huit malades sont vivants dont 7 sans récidives tumorales ; un patient présente une récidive loco-régionale importante 39 mois après la surrénalectomie.
Conclusion : Le traitement chirurgical reste le seul traitement actuel efficace. Le diagnostic de cortico-surrénalome doit être le plus précoce possible

Objectives: Analysis of the treatment of a series of patients with adrenal cortical carcinoma.

Material and Methods: This series consists of 22 patients (15 women and 7 men) with a mean age of 35 years (range: 23 to 58 years). 55% of patients had a non-secreting tumour; 45% of tumours were associated with excessive hormonal secretion. The tumour was located on the right side in 12 cases and on the left side in 11 cases (the tumour was bilateral in 1 case). Ultrasound and CT were sufficient for localization of the tumour. The patients were classified as stage 1: 3 cases, stage II: 2 cases, stage III.: 8 cases, stage IV: 9 cases, according to MacFarlane's classification.

Results: Adrenalectomy was performed in 18 patients. Two patients died during the operation and another 8 died within the first four years. Eight patients are currently alive, including 7 with no signs of recurrence; one patient presented a large local recurrence 39 months after adrenalectomy.

Conclusion: Surgery remains the only effective treatment at the present time. The diagnosis of adrenal cortical carcinoma must be made as early as possible


Mots clés:
Tumeur / cortico-surrénalome / surrénale / Chirurgie / surrénalectomie.
Mots-clés:
umour / adrenal cortical adenomas / adrenal gland / surgery / adrenalectomy.
Les torsions du cordon spermatique chez l'adulte
Torsion of the spermatic cord in adults.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 265-270

Buts : Cette étude rétrospective, menée de janvier 1988 à décembre 1998, a pour objectif de démontrer que l'examen clinique est suffisant pour prendre en charge les patients porteurs d'une torsion du cordon spermatique.
Matériel et Méthodes : 72 patients, admis avec le diagnostic présomptif de torsion du cordon spermatique après examen clinique, ont eu une chirurgie en urgence par abord scrotal. Lorsque le diagnostic chirurgical était en faveur, les patients ont bénéficié d'une orchidopexie. Nous avons organisé notre série suivant le diagnostic en 2 groupes torsion et non torsion. Nous avons défini deux sous groupes issus du groupe torsion, le sous groupe orchidectomie et le sous groupe non orchidectomie.
Résultats : Dans 70,8% des cas, la suspicion de torsion du cordon spermatique s'est révélée exacte. La mortalité et la morbidité pour les patients opérés à tort s'est révélé nulle.
L'étude de la sensibilité (Se) et de la valeur prédictive positive (VPP) des signes cliniques a permis de délimiter un groupe d'hommes nécessitant une exploration chirurgicale en urgence. Il s'agit d'un homme présentant une douleur scrotale en l'absence de signes urinaires (Se=98%,VPP=72%), une bandelette urinaire négative (Se=97%,VPP=71%), avec une douleur qualifiée de violente (Se=80%,VPP=76%), un testicule ascensionné (Se=62%,VPP=86%) et un stade suraigu (Se=68%,VPP=79%). Le seul facteur péjoratif retrouvé lors d'une nécrose testiculaire est le délai de prise en charge supérieur à 6 heures. La durée d'hospitalisation (pConclusion : Cette étude rétrospective confirme, que l'examen clinique est suffisant pour une bonne prise en charge des torsions du cordon spermatique chez l'adulte et que le moindre doute justifie une exploration chirurgicale en urgence.

Objectives: The objective of this retrospective study, conducted between January 1988 and December 1998, was to demonstrate that physical examination is sufficient to manage patients with torsion of the spermatic cord.

Material and Methods: 72 patients, admitted with an empirical diagnosis of torsion of the spermatic cord based on physical examination, underwent emergency surgery via a scrotal incision. Orchidopexy was performed when the surgical diagnosis was in favour of torsion. We classified our series into 2 groups according to the presence or absence of torsion and we defined two subgroups in the torsion group: the orchidectomy subgroup and the non-orchidectomy subgroup.

Results: The suspicion of torsion of the spermatic cord was confirmed in 70.8% of cases. No mortality or morbidity were observed for wrongly operated patients. The study of the sensitivity (Se) and positive predictive value (PPV) of clinical signs defined a group of men requiring emergency surgical exploration: men presenting with scrotal pain in the absence of any urinary signs (Se=98%, PPV=72%), negative urinary dip-stick (Se=97%, PPV=71%), with pain described as violent (Se=80%, PPV=76%), an ascended testis (Se=62%, PPV=86%) and a subacute stage (Se=68%, PPV=79%). The only pejorative factor detected in the presence of testicular necrosis was a delay before management greater than 6 hours. The length of hospital stay (p
Conclusion: This retrospective study confirms that physical examination is sufficient to ensure good management of torsion of the spermatic cord in adults and that emergency surgical exploration is justified at the slightest doubt.

Key-Words:

Mots clés:
Torsion du cordon spermatique / adulte / Facteurs pronostiques / urgence chirurgicale.
Mots-clés:
torsion of the spermatic cord / adult / Prognostic factors / surgical emergency.
Métaplasie néphrogénique de l'uretère
Nephrogenic metaplasia of the ureter. A case report.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 287-290

Nous rapportons un cas de métaplasie néphrogenique à localisation urétérale.
Il s'agit d'une patiente âgée de 35 ans présentant des lombalgies gauches, une hématurie et une pollakiurie. L'examen clinique est sans particularité. L'UIV montre une image lacunaire au niveau de l'uretère iliaque gauche. L'urétéroscopie met en évidence un bourgeon tumoral au niveau de l'uretère iliaque gauche. La biopsie per-urétéroscopique avec une étude histologique montre une métaplasie néphrogénique de la muqueuse urétérale. Le traitement a consisté en une urétérotomie avec exérèse du polype urétéral puis, fermeture de l'urétérotomie sur sonde double J . L'évolution est favorable, les contrôles post-opératoire ( UIV, cystoscopie ) à 6 et 12 mois sont normaux .

The authors report a case of nephrogenic metaplasia of the ureter in a 35-year-old patient presenting with left low back pain, haematuria and frequency. Physical examination was not contributive. IVU showed a filling defect in the left iliac ureter. Ureteroscopy demonstrated a tumour nodule in the left iliac ureter. Ureteroscopic biopsy with histological examination showed nephrogenic metaplasia of the ureteric mucosa. Treatment consisted of ureterotomy with resection of the ureteric polyp, followed by closure of the ureterotomy over a double J stent. The course was favourable and postoperative follow-up (IVU, cystoscopy) at 6 months and 12 months was normal.


Mots clés:
Uretère / métaplasie néphrogénique.
Mots-clés:
ureter / nephrogenic metaplasia.
Cancer du testicule et fertilité masculine
Testicular cancer of the testis and male fertility.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 193-199

Les troubles de la fertilité après le traitement d'un cancer testiculaire sont une séquelle importante. Initialement existe une hypofertilité touchant près de la moitié des patients. La chimiothérapie, la radiothérapie et la chirurgie ont leurs effets délétères propres. Si le désir de paternité ultérieur est souvent satisfait spontanément, des stérilités définitives existent. La conservation systématique de sperme, permettant si besoin de pallier celle-ci, doit faire systématiquement partie du contrat thérapeutique. Elle est au mieux réalisée avant la castration, ou dans ses suites immédiates. Elle possède également un rôle psychologique, projetant le patient dans un avenir de guérison. Les limites de la congélation ont beaucoup reculé grâce aux progrès de la fécondation in vitro et de l'ICSI. En cas de radiothérapie ou de chimiothérapie, une contraception efficace doit être recommandée pendant 2 ans dès le début du traitement. La tératogénicité à long terme des traitements utilisés reste encore actuellement très mal connue.

Disorders of fertility after treatment of testicular cancer constitute important sequelae. Almost one half of patients initially present decreased fertility. Chemotherapy, radiotherapy and surgery each exert their specific harmful effects. Although the desire for subsequent paternity is often satisfied spontaneously, some patients remain permanently sterile. Systematic semen storage, designed to palliate this sterility, when necessary, must be systematically part of the therapeutic contract. It is best performed before or immediately following castration. It also plays a psychological role, projecting the patient into his future cure. The limits of freezing have been considerably reduced with progress in vitro fertilization and ICSI. In the case of radiotherapy or chemotherapy, effective contraception must be recommended for 2 years after starting treatment. The long-term teratogenicity of the various treatments used is still very poorly known.

Mots clés:
Cancer du testicule / fertilite / Chimiotherapie / radiothérapie / curage
Mots-clés:
Testicular cancer / fertility / Chemotherapy / radioth
L'instabilité urétrale
Urethral instability.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 200-204

L'instabilité urétrale est un comportement anormal de l'urètre avec réduction brutale des pressions.
Des manifestations cliniques non spécifiques et des particularités d'enregistrement continu dans l'urètre en font une pathologie peu évoquée.
La modification des réflexes mictionnels est le support étiopathogénique le plus probable, bien que d'autres affections urétrales et neurologiques aient été constatées.
La multiplicité des options thérapeutiques traduit les limites de la connaissance des facteurs étiologiques.

Urethral instability is an abnormal behaviour of the urethra associated with sudden reduction of urethral pressures. This disease is rarely described in view of its nonspecific clinical features and the abnormalities only detected on continuous urethral recording. Alteration of the voiding reflex is the most likely aetiopathogenic basis, although other urethral and neurological diseases have been observed. The numerous treatment options reflect the limited knowledge concerning aetiological factors.

Mots clés:
Urètre / instabilité / exploration urodynamique
Mots-clés:
Urethra / instability / urodynamic studies
Etude de l'anatomie urétrale et du plancher pelvien par IRM avec antenne de surface et antenne endorectale
Normative female urethral and supportive structural measurements determined by body coil and endorectal coil MRI.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 224-230

Objectifs : L'imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM) pourrait avoir un rôle majeur dans l'évaluation des pathologies du plancher pelvien de la femme. Cette étude rétrospective a eu pour but de mesurer chez la femme les paramètres normaux de l'anatomie uréthrale et du plancher pelvien.
Patients et Méthodes : 20 patientes âgées de 27 à 82 ans, explorées par IRM (antenne de surface et/ou antenne endorectale) pour cancer du col utérin de stade 1B au maximum ont participé à cette étude. Aucune patiente n'avait de trouble mictionnel, de prolapsus, d'antécédent d'irradiation pelvienne ou de chirurgie urétrale ou vésicale. L'analyse a porté sur les coupes réalisées dans les plans axial et sagittal. Plusieurs mesures incluant les dimensions urétrales et l'évaluation de la capacité vésicale ont été réalisées de manière indépendantes par deux radiologues et analysées de manière statistique.
Résultats : Concernant l'étude des dimensions urétrales, nous avons trouvé une très forte corrélation inter-examinateur (intervalle de confiance 95%). La seule différence significative entre deux examinateurs a concerné l'étude du ligament pubo-vésical droit. Il existe une forte corrélation entre les images obtenues soit par antenne de surface soit par antenne endorectale en dehors de l'étude du ligament transverse de l'urèthre. Le degré de réplétion vésicale n'a pas eu d'impact sur les différentes mesures effectuées. Il existe une corrélation inverse entre l'âge des patientes et la mesure du volume urétral mesuré par l'antenne endorectale (p<0,05) et enfin il existe une corrélation entre le volume urétral et l'état hormonal des patientes (p<0,05).
Conclusion : L'étude de l'anatomie urétrale, que ce soit par antenne de surface ou par antenne endorectale, est reproductible. Le degré de réplétion vésicale n'ayant pas d'interférence avec l'analyse des différents paramètres anatomiques du pelvis, il n'est pas nécessaire de standardiser le volume vésical pour analyser les images. Il existe une corrélation entre le volume urétral, l'âge des patientes et leur état hormonal, cependant une étude plus importante serait nécessaire pour confirmer ces données.

Purpose: Although high resolution MRI can play a critical role in the evaluation of diseases affecting the female urethra, normative values have not been established. In this retrospective study, the normal values for female urethral dimensions and its supportive structures were measured and compared using a body coil (BC) and endorectal coil (ERC), and correlated with age and menopause.
Material and Methods: BC and/or ERC images of the pelvis in 20 patients (ages 27-82) with confined cervical cancer (stage IB or less) were reviewed. None of the patients had a history of urinary symptoms, pelvic prolapse, pelvic radiation, or prior bladder or urethral surgery. Images evaluated included axial and/or sagittal T2 weighted SE images of the lower pelvis before and/or after endorectal coil placement. Several measurements including urethral and bladder dimensions were obtained independently by two radiologists and compared statistically. Calculated urethral volume was correlated with the patients' age and menopausal status. The impact of calculated bladder volume on urethral dimensions was evaluated. Additional measurements of contiguous supporting structures were also correlated with age.
Results: Inter-rater reliability showed a strong intra-class correlation (95% CI) for urethral dimensions. A statistically significant difference between raters was only noted for the right pubovesical ligament measurement. Inter-technique reliability was also strong (95% CI) except for the distal transverse urethral dimension. Bladder volume did not effect measurement of urethral dimensions (p>.39). Lastly, calculated urethral volume utilizing the ERC technique showed an inverse correlation with age (p<0.05) and with the BC a correlation with menopausal status (p<0.05).
Conclusions: Measurement of urethral dimensions by either ERC or BC MRI is reliably reproducible by independent radiologists. There is no need for standardization of bladder volumes during urethral MRI. Normative values for all measured angles and dimensions are presented. There is evidence of correlation of urethral volume with age and menopause, though a larger study is warranted.

Mots clés:
Urèthre / Plancher pelvien / vagin / IRM
Mots-clés:
Urethra / pelvic floor musculature / vagina / MRI
Caractéristiques des cancers prostatiques chez les français d'origine afro-antillaise
Characteristics of prostate cancers in French men of African and Caribbean origin.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 231-236

Objectifs : Evaluer les caractéristiques cliniques, biologiques et anatomopathologiques du cancer de la prostate au moment du diagnostic et après prostatectomie radicale dans différents groupes de patients ethniquement différents.
Patients et Méthodes : 466 patients ont été consécutivement soumis à des biopsies prostatiques, pour une anomalie du toucher rectal et/ou pour une élévation isolée du PSA (au-delà de 3 ng/ml). Dans cette série, 40 patients étaient noirs et 426 caucasiens.L'autre volet de l'étude intéresse 320 patients soumis à une prostatectomie radicale pour une tumeur prostatique T1 T2 (25 noirs, 295 caucasiens).Dans le groupe biopsié, nous avons analysé l'âge moyen, le PSA moyen, la longueur moyenne de cancer sur les biopsies et le score de Gleason moyen.Dans le groupe de patients opérés, nous avons étudié les caractéristiques préopératoires, le stade anatomopathologique, le statut des marges d'exérèse, la progression biologique (PSA au-delà de 0,05 ng/ml) et le délai de progression.
Résultats : Au moment du diagnostic, l'âge moyen était de 61,4 ans (48-73) pour les noirs et 65,2 ans (42-87) pour les caucasiens (p<0,05).Le score de Gleason médian était de 7 dans les deux groupes.Le PSA était respectivement de 13,4 (1,7-105) ng/ml contre 4,4 (0,4-600) ng/ml.Le pourcentage moyen de tissu envahi sur les biopsies était respectivement de 24% contre 18,8%, le pourcentage moyen de biopsies positives était de 53% contre 39%.Dans le groupe des patients opérés, les taux d'effraction capsulaire étaient de 39% chez les noirs et de 48,1% chez les caucasiens.Les taux de marges d'exérèse positives étaient respectivement de 21,7% contre 36,6%.Le taux de progression biologique avec un recul moyen de 33 mois (6-126) était identique (42,1% contre 41,1%) mais avec un délai de progression plus rapide pour les noirs (9 mois contre 12,3 mois).
Conclusions : Dans ce groupe de patients, les noirs ont le même profil biologique que les caucasiens au moment du diagnostic.Ils sont néanmoins plus jeunes au moment de la découverte de la maladie, ont plus de biopsies positives et plus de tissu biopsique envahi par la tumeur, et dans le groupe de patients soumis à la prostatectomie radicale, la récidive biologique est plus rapide.

Objectives : To evaluate the clinical, laboratory and histological characteristics of prostate cancer at the time of diagnosis and after radical treatment in various ethnically different patient groups.
Patients and Methods : Prostatic biopsies were performed in 466 consecutive patients because of an abnormal digital rectal examination and/or isolated elevation of PSA (greater than 3 ng/ml). In this series, 40 patients were Black and 426 were Caucasian. The other aspect of the study concerns 320 patients undergoing radical prostatectomy for stage T1 T2 prostatic tumour (25 Black, 295 Caucasian). In the biopsied group, we analysed mean age, mean PSA, mean cancer length on biopsies and mean Gleason score. In the operated group, we studied preoperative characteristics, histological stage, resection margin status, laboratory progression (PSA greater than 0.05 ng/ml) and time to progression.
Results : At the time of diagnosis, the mean age was 61.4 years (48-73) for Blacks and 65.2 years (42-87) for Caucasians (p<0.05). The median Gleason score was 7 in the two groups. The PSA was 13.4 (1.7-105) ng/ml versus 14.4 (0.4-600) ng/ml, respectively. The mean percentage of invaded tissue on biopsies was 24% versus 18.8% and the mean percentage of positive biopsies was 53% versus 39%, respectively. In the operated group, capsular effraction rates were 39% in Blacks and 48.1% in Caucasians. Positive resection margin rates were 21.7% versus 36.6%, respectively. The laboratory progression rate with a mean follow-up of 33 months (6-126) was identical in the 2 groups (42.1% versus 41.1%), but the time to progression was shorter for Blacks (9 months versus 12.3 months).
Conclusions : In this patient series, Black patients had the same laboratory profile as Caucasian patients at the time of diagnosis. However, they were younger at the time of discovery of the disease, had more positive biopsies and more tumour-invaded tissue on biopsies, and Black patients undergoing radical prostatectomy developed laboratory recurrence more rapidly.

Mots clés:
cancer de prostate / Diagnostic / Pronostic / Épidémiologie
Mots-clés:
Prostate cancer / Diagnosis / prognosis
Vascularisation intra prostatique en imagerie Doppler puissance et vasculaire 3D : critères d'analyse et intérêt dans l'établissement du diagnostic et du stade évolutif des cancers
Power Doppler and 3D vascular sonography of the intraprostatic blood supply: assessment criteria and value for diagnosis and staging of prostate cancer.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 237-245

Objectifs : Comparer la valeur de l'Echo Doppler puissance (EDP) à celle de l'échographie Mode B dans le diagnostic du cancer prostatique et évaluer l'intérêt de l'EDP pour apprécier la différenciation cellulaire en fonction du degré de vascularisation, et pour préciser le franchissement capsulaire du cancer.
Patients : 133 patients classés en 2 groupes ont été explorés : un groupe incluant 41 patients non suspects de cancer (15 sujets témoins et 26 patients présentant une prostatite aiguë) et un second groupe incluant 92 patients suspects d'être porteur d'un cancer (PSA>4ng/ml).
Méthodes : par échographie avec mode Doppler puissance et en reconstruction 3D, un indice de vascularisation gradué de 1 à 3 a été calculé sur les nodules de la zone périphérique. Trois types de vascularisation (A : capsule avasculaire régulière, B :capsule avasculaire irrégulière, C : vaisseaux franchissant la capsule) ont été décrits en fonction du stade présumé de cancer (A : intra prostatique; B : indéterminé; C : extra prostatique). La comparaison avec l'histologie a été faite avec les biopsies randomisées (92 cas) et de la prostatectomie radicale (21 cas).
Résultats : Un cancer a été diagnostiqué dans 57 des 92 patients (62%) suspects de cancer. La sensibilité globale de l'EDP dans le diagnostic initial de cancer prostatique était de 94,7%, la spécificité de 77,1%(contre respectivement 93% et 42,8% pour l'échographie seule). Pour une prévalence comprise entre 0,4 et 0,9 , la VPP variait de 73,4% à 97,4% et la VPN de 95,6% à 62 % ( p=0,02).
La corrélation de la vascularisation des tumeurs avec le score de Gleason a montré que 20/40 tumeurs ( 50%) de score supérieur ou égal à 7 avaient un indice de vascularisation égal à 3 contre 6/17( 35%) en cas de tumeur de score inférieur à 7 ( R=0,283, p=0,033).
Les 3 types vasculaires A, B, C ont été évalués de manière prospective dans la recherche d'un franchissement capsulaire. Dans les 8 cancers de type A, il existait un franchissement dans un des 8 cas. Dans les 8 cancers de type C un franchissement était présent dans 6 des 8 cas (75%).
Conclusion : L'EDP améliore la fiabilité de l'échographie dans le diagnostic du cancer prostatique et dans l'établissement du bilan d'extension. Il existe une corrélation entre le degré de vascularisation et le score de Gleason .

Objectives : To compare the value of Power Doppler Sonography (PDS) and B mode sonography in the diagnosis of prostate cancer and to assess the value of PDS to assess cell differentiation as a function of the degree of blood supply and to specify capsular effraction of the cancer. Patients: 133 patients, divided into 2 groups, were investigated: one group consisted of 41 patients with no suspicion of cancer (15 control subjects and 26 patients with acute prostatitis) and a second group consisted of 92 patient with suspected cancer (PSA>4 ng/ml).
Methods : Power Doppler sonography with 3D reconstruction was used to calculate a graduated blood supply index from 1 to 3 for nodules of the peripheral zone. Three types of blood supply (A: regular avascular capsule, B: irregular avascular capsule, C: vessels crossing the capsule) were described as a function of the presumed stage of cancer (A: intraprostatic, B: undetermined, C: extraprostatic). Comparison with histology was performed on randomized biopsies (92 cases) and radical prostatectomy specimens (21 cases).
Results : A cancer was diagnosed in 57 of the 92 patients (62%) with suspected cancer. The overall sensitivity of PDS in the initial diagnosis of prostatic cancer was 94.7%, and its specificity was 77.1% (versus 93% and 42.8% for sonography alone, respectively). For a prevalence between 0.4 and 0.9, the PPV ranged from 73.4% to 97.4% and the NPV ranged from 95.6% to 62% (p=0.02). The correlation between tumour blood supply and Gleason score showed that 20/40 tumours (50%) with a Gleason score ? 7 had a blood supply index of 3 versus 6/17 (35%) of tumours with a Gleason score < 7 (r=0.283, p=0.033). The 3 vascular types, A, B, C, were evaluated prospectively in the detection of capsular effraction. Capsular effraction was detected in one of the 8 cases of type A cancer and in 6 of the 8 cases (75%) of type C cancer.
Conclusion : PDS improves the reliability of sonography in the diagnosis and staging of prostate cancer. There is a correlation between tumour blood supply and Gleason score.

Mots clés:
Cancer de la prostate / échographie / doppler
Mots-clés:
Prostate cancer / sonography / Doppler
Modalités d'utilisation de la térazosine en pratique médicale courante chez des patients ambulatoires présentant des troubles mictionnels obstructifs et irritatifs
Modalities of use of terazosin in routine medical practice in outpatients with obstructive and irritative voiding disorders.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 254-260

Buts : Evaluer l'efficacité et décrire les modalités d'utilisation du chlorhydrate de térazosine dihydraté prescrit, dans les conditions de la pratique médicale quotidienne, à une vaste population de patients présentant une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP).
Matériel et Méthodes : 1624 patients souffrant d'une HBP relevant d'un traitement médical ont été inclus dans cette étude clinique multicentrique de ville réalisée en ouvert par 983 médecins généralistes. Après une phase de titration d'une semaine, la térazosine a été administrée pendant 4 semaines à la posologie de 5 mg par jour en une seule prise le soir au coucher. L'efficacité du traitement a été mesurée sur l'évolution du score IPSS entre l'inclusion et la fin du traitement, le taux de réponse au traitement (baisse d'au moins 3 points du score IPSS) et l'évolution du score de qualité de vie. La tolérance du traitement a été évaluée par l'interrogatoire et l'examen clinique à chaque visite et par l'analyse de tout événement indésirable survenant en cours d'étude.
Résultats : Une amélioration de 45,8% en moyenne du score IPSS (correspondant à une baisse moyenne de 8,81 points) a été mise en évidence entre J.0 et J.35 (p < 0,001). Le taux de réponse au traitement a été de 91,8%. Une amélioration moyenne de 2,11 points (p < 0,001) du score de qualité de vie a été obtenue. Une analyse complémentaire par sous-groupes (dysurie modérée n = 775 et HBP sévère n = 702) a montré que l'efficacité du traitement était indépendante de l'intensité initiale du trouble mictionnel.
La tolérance clinique du traitement a été jugée bonne dans 92,5 % des cas par les médecins investigateurs. Les événements indésirables imputables au traitement et reliés à une baisse de la pression artérielle sont survenus avec une incidence de 2,6%. Moins de la moitié (20/43, soit 1,25% de la population) des patients ayant présenté un E.I. de ce type ont dû interrompre leur traitement. La maniabilité du traitement a été considérée comme bonne dans 85,2% des cas.
Conclusion : La térazosine constitue un traitement symptomatique efficace de l'HBP lorsque la chirurgie n'est pas indiquée, que l'intensité des troubles soit initialement modérée ou sévère. Sa tolérance apparaît tout à fait satisfaisante, dans une série de patients représentative d'une population ambulatoire de médecine générale concernée par l'HBP (âge, état de santé, traitements associés). Le schéma posologique progressif sur une semaine permet une initiation prudente du traitement et ne pose généralement pas de problème d'acceptabilité.

Objectives: To evaluate the efficacy and to describe the modalities of use of terazosin hydrochloride dihydrate, prescribed under conditions of routine clinical practice to a vast population of patients with benign prostatic hyperplasia (BPH).
Material and Methods: 1,624 patients suffering from BPH and requiring medical treatment were included in this multicentre open clinical trial performed by 983 general practitioners. After a one-week titration phase, terazosin was administered for 4 weeks at the dosage of 5 mg per day as a single dose in the evening at bedtime. The efficacy of treatment was assessed by the variation of the IPSS score between inclusion and the end of treatment, the treatment response rate (at least 3 point reduction of the IPSS score) and the course of the quality of life score. The safety of treatment was evaluated by clinical interview and physical examination at each visit and by analysis of all adverse events occurring during the trial.
Results: A mean 45.8% improvement of the IPSS score (corresponding to a mean decrease of 8.81 points) was demonstrated between D0 and D35 (p<0.001). The treatment response rate was 91.8%. A mean improvement of 2.11 points (p<0.001) of the quality of life score was obtained. Complementary subgroup analysis (moderate dysuria n=775 and severe BPH n=702) showed that the efficacy of treatment was independent of the initial severity of the voiding disorders.
The clinical safety of treatment was considered to be good in 92.5% of cases by the investigators. The incidence of adverse events attributable to treatment and related to a fall in blood pressure was 2.6%. Less than half (20/43, i.e. 1.25% of the population) of the patients experiencing this type of adverse event had to discontinue treatment. The ease of use of treatment was considered to be good in 85.2% of cases.
Conclusion: Terazosin constitutes an effective symptomatic treatment for BPH when surgery is not indicated, whether the initial disorders are moderate or severe. The safety of treatment appears to be perfectly satisfactory, in a patient series representative of the general practice outpatient population concerned by BPH (age, state of health, concomitant treatments). The one-week progressive dose regimen allows cautious introduction of treatment and generally does not raise any problems of acceptability.

Mots clés:
hypertrophie bénigne de la prostate / térazosine / Médecine générale
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Terazosin / general practice
Migration de dispositif intra-utérin dans la vessie
Migration of an intrauterine contraceptive device into the bladder. A case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 295-297

Les auteurs rapportent l'observation d'une patiente venue consulter pour infection urinaire récidivante avec altération de l'état général.
L'échographie, la radiographie sans préparation et la cystoscopie ont permis de noter la présence dans la vessie d'un disposiif intra-utérin posé 4 ans auparavant.
L'extraction endoscopique associée à une antibiothérapie ont permis la guérison.

The authors report the case of a patient presenting with recurrent urinary tract infection and deterioration of the general status. Ultrasonography, plain x-rays and especially cystoscopy demonstrated the presence in the bladder of an intrauterine contraceptive device inserted 4 years previously. Endoscopic removal combined with antibiotics ensured cure of this patient.

Mots clés:
Corps étranger / Vessie / migration / Dispositif intra-utérin
Mots-clés:
Foreign body / bladder / migration / intrauterine contraceptive device
A propos d'un cas de syndrome de loge secondaire à une position de lithotomie prolongée
A case of compartmental syndrome secondary to prolonged lithotomy position, treated conservatively.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 298-299

La position de la taille ou de lithotomie est très fréquemment utilisée pour les interventions portant sur le périnée. Le taux de complication post opératoire est faible à condition que l'intervention ne soit pas trop longue. En cas d'intervention prolongée, il est possible d'observer des compressions nerveuses du sciatique poplité externe, des complications thromboemboliques [1, 2] ou encore exceptionnellement des syndromes de loge par écrasement musculaire [2, 3, 4]. Le traitement du syndrome de loge dans ce contexte reste un sujet de controverse certains auteurs proposant la réalisation systématique d'aponévrotomies de décharge tandis que d'autres recommandent une attitude conservatrice.
Nous rapportons ici un cas de syndrome de loge survenue au décours d'une installation prolongée en position de lithotomie, traité avec succès de manière conservatrice.

The lithotomy position is widely used in urological surgery to obtain adequate exposure of the perineal plane.It is used, for instance, for stenosis of the posterior urethra.
Fortunately, it rarely gives rise to complications although if the operation takes a long time the patient may suffer various adverse reactions; these range from simple peronel nerve distress to thromboembolism [1, 2] and the much more serious «compartmental syndrome» [2, 3, 4].There is still debate about the best therapeutic approach to a lesion caused by prolonged muscle compression.Some suggest immediate fasciotomy, whether others hold out for conservative treatment.
We report here a case of compartmental syndrome arising in a patient who had to remain the the lithotomy position for a long time, which responded well to conservative treatment.

Mots clés:
Syndrome de loge / position de lithotomie / uréthroplastie
Mots-clés:
Compartmental syndrome / lithotomy position / urethroplasty
Erection peropératoire en chirurgie urologique basse
Intraoperative erection during lower urinary tract surgery.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 303-309

En chirurgie du bas appareil urinaire la survenue d'une érection est rare.Lorsqu'elle est persistante, elle peut obliger à différer une intervention basse et rendre impossible une endoscopie.Sa survenue lors des anesthésies médullaires résulte des manipulations avant l'installation complète du bloc sensitif ou d'un blocage incomplet des segments sacrés (S2 à S4) dont dépendent les nerfs érecteurs.Lors d'une anesthésie générale le mécanisme reste mal élucidé.Celle-ci pourrait déprimer le contrôle sympathique de la flaccidité à un niveau périphérique ou central.La cible périphérique pourrait être la musculature lisse du tissu caverneux, soit par action directe, soit par les récepteurs alpha.Sont évoqués également des stimuli psychogènes et réflexogènes qui pourraient être favorisés par une amplification des sensations au stade II de l'anesthésie.
Les différentes thérapeutiques ont été inspirées des expériences acquises dans le domaine du priapisme.Les traitements par voie générale tels que la kétamine, les béta2 mimétiques ou les benzodiazépines ne sont pas toujours efficaces et leurs effets indésirables ne sont pas négligeables.Les injections intracaverneuses de médicaments alpha stimulants constituent le traitement de choix.La phényléphrine et l'étiléfrine doivent être préférées en raison de leur rapide efficacité et de leurs effets secondaires, en particulier cardiovasculaires, modérés.

Erection is a rare event during lower urinary tract surgery. When it is extremely refractory, endoscopy is impossible and the lower urinary tract surgery may need to be deferred. The development of erection during spinal anaesthesia is due to manipulations before complete installation of sensory block or incomplete blockade of sacral segments (S2 to S4) supplying the nervi erigentes. The mechanism of erection during general anaesthesia remains poorly elucidated. General anaesthesia may suppress central or peripheral sympathetic control of flaccidity. The peripheral target could be the smooth muscle of the cavernous tissue, either by a direct action or via alpha-adrenergic receptors. Psychogenic and reflexogenic stimuli have also been proposed, possibly facilitated by amplification of sensations during stage II anaesthesia.
The various treatments are based on experience acquired in the field of priapism. Systemic treatments such as ketamine an beta2 mimetics or benzodiazepines are not always effective and are associated with considerable adverse effects. Intracavernous injections of alpha-adrenergic drugs constitute the treatment of choice. Phenylephrine and etilefrine are preferred because of their rapid efficacy and particularly their only moderate cardiovascular adverse effects.

Mots clés:
érection / Anesthésie
Mots-clés:
Erection / Anaesthesia
Injection périurétrale de microparticules de silicone dans le traitement de l'incontinence urinaire par insuffisance sphinctérienne
Periurethral injection of silicone microimplants in the treatment of urinary incontinence due to sphincter deficiency.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 219-223

But : Evaluer rétrospectivement l'efficacité à moyen terme de l'injection périurétrale de microparticules de silicone dans le traitement de l'incontinence urinaire par insuffisance sphinctérienne de la femme.
Matériels et Méthodes : Entre juillet 1992 et mars 1999, 25 patientes (âge moyen 65.17 ± 13,5 ans) ayant une incontinence urinaire par insuffisance sphinctérienne ont bénéficié d'injection(s) périurétrale(s) de microparticules de silicone. Un bilan urodynamique était pratiqué avant et après l'intervention.
Le suivi de l'évolution s'est fait jusqu'à 3 ans.
Résultats : Les taux subjectifs de réussite étaient à 6 semaines, 3 mois, 6 mois, 1 an et 3ans, respectivement de 80%, 72%, 65%, 60%, et 60%.
La pression de clôture urétrale maximale postopératoire était significativement augmentée (32,35 ± 18,04 cm H2O contre 23,68 ± 9,4 cm H2O; P<0,01)
Aucune complication opératoire ou post opératoire sérieuse n'est survenue.
Conclusion : Bien que le taux de réussite diminue avec le temps, l'injection périurétrale de microparticules de silicone pour traiter l'incontinence urinaire par insuffisance sphinctérienne de la femme demeure une méthode peu invasive et efficace.

Objective : To assess the mid-term efficacy of periurethral injection of silicone microimplants in women with urinary incontinence due to intrinsic sphincter deficiency.
Material and Methods : Between July 1992 and March 1999, 25 women ( mean age 65.17 ± 13.5 years ) with intrinsic sphincter deficiency underwent periurethral injection of silicone microimplants.
Urodynamic investigations were performed prior to and after surgery.
The subjective degree of continence was also assessed for 3 years.
Results : Subjective success rate were 80%, 72%, 65%, 60%, and 60% at 6 weeks, 3 months, 6months, 1 year and 3 years, respectively.
Post-operative maximum urethral closure pressure was significantly increased ( post-op 32.35 ± 18.04 cm H2O versus pre-op 23.68 ± 9.4 cm H2O ; P< 0.01)
No serious operative or postoperative complication occured.
Conclusion : In spite of time-dependent decrease in success rate periurethral silicone microimplants injection remains an effective and safe procedure for women with urinary incontinence due to intrinsic sphincter deficiency.

Mots clés:
incontinence urinaire / silicone / Urètre / injection.
Mots-clés:
Urinary incontinence / silicone / Urethra / injection
Efficacité et tolérance de la térazosine chez des patients ambulatoires présentant une hypertrophie bénigne de la prostate : essai comparatif contre alfuzosine, randomisé, en double-aveugle
Efficacy and safety of terazosin in outpatients with benign prostatic hyperplasia : comparative randomized, double-blind trial versus alfuzosin.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 246-253

Objectif : Comparer en médecine générale, l'efficacité et la tolérance de la térazosine (5 mg par jour en prise unique) à celles de l'alfuzosine (7,5 mg par jour en 3 prises) chez des patients présentant une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) symptomatique traitée durant 16 semaines.
Matériel et Méthodes : Treize investigateurs ont inclus des patients âgés de plus de 50 ans présentant une HBP avec un Score Symptomatique International (IPSS) supérieur à 12 et un volume résiduel post-mictionnel inférieur à 300 ml. Ces patients ont reçu après une période d'observation simple d'une semaine soit la térazosine soit l'alfuzosine durant 16 semaines (112 jours), après randomisation et en double-aveugle. Le critère principal d'efficacité était le pourcentage de réduction du Score IPSS à 3 et 16 semaines ; le second critère était le Score de Qualité de Vie de l'IPSS. La tolérance a été évaluée par le recueil des événements indésirables et la surveillance de la pression artérielle.
Résultats : Soixante-quatorze patients ont été inclus, 39 dans le groupe térazosine, 35 dans le groupe alfuzosine. Les 2 groupes ne présentaient pas de différence significative avant traitement.
L'amélioration du Score IPSS a été similaire dans les 2 groupes de traitement (p = 0,97 à 3 semaines, et p = 0,29 à 16 semaines), de même que l'amélioration du Score de Qualité de Vie (p = 0,47 à 3 semaines et 0,71 à 16 semaines). Dans le groupe térazosine, le traitement a été jugé ?efficace ou très efficace? chez 31 patients (86%), et dans le groupe alfuzosine, chez 28 patients (82%). Pour l'ensemble des patients, le Score IPSS était supérieur ou égal à 12 avant traitement. Vingt-cinq patients avaient un Score inférieur à 12 à 3 semaines ; ils étaient 56 à 16 semaines (p = 0,0001). Sept patients avaient un Score de Qualité de Vie inférieur à 2 avant traitement; ils étaient 38 à 3 semaines, et 56 à 16 semaines (p = 0,0001).
Il n'y a pas eu de différence significative entre les 2 groupes si l'on considère le nombre d'événements indésirables notifiés, l'évolution de la pression artérielle et celle du taux d'Antigène Spécifique de la Prostate. Aucun patient n'est sorti de l'étude du fait d'un événement indésirable lié au traitement. Deux décès sont survenus dans le groupe térazosine (2 patients agés de 86 et 93 ans) mais tout lien avec le traitement a été exclu.
Conclusion : Au cours de cette étude, la térazosine s'est révélée être aussi efficace et aussi bien tolérée que l'alfuzosine.

Objective : To compare, in general practice, the efficacy and safety of terazosin (5 mg per day in single dose) versus alfuzosin (7.5 mg per day in 3 doses) in patients with symptomatic benign prostatic hyperplasia (BPH) treated for 16 weeks.
Material and Methods : Thirteen investigators included patients over the age of 50 years presenting with BPH with an International Prostate Symptom Score (IPSS) greater than 12 and a post-voiding residual volume less than 300 ml. After a one-week observation period, these patients were randomized to receive either terazosin or alfuzosin for 16 weeks (112 days) under double-blind conditions. The primary endpoint was the percentage reduction of the IPSS score at 3 weeks and 16 weeks; the secondary endpoint was the IPSS quality of life score. Safety was evaluated by recording adverse events and monitoring blood pressure.
Results : Seventy four patients were included: 39 in the terazosin group, 35 in the alfuzosin group. The 2 groups were not significantly different before treatment.
Improvement of the IPSS score was similar in the 2 treatment groups (p=0.97 at 3 weeks, and p=0.29 at 16 weeks), as was the improvement of the quality of life score (p=0.47 at 3 weeks and p=0.71 at 16 weeks). Treatment was considered to be "effective or very effective" in 31 patients (86%) in the terazosin group, and in 28 patients (82%) in the alfuzosin group. The IPSS score was greater than or equal to 12 before treatment for all patients included in the study. Twenty-five patients had a score < 12 at 3 weeks versus 56 at 16 weeks (p=0.0001). Seven patients had a quality of life score less than 2 before treatment, versus 38 at 3 weeks, and 56 at 16 weeks (p=0.0001).
No significant difference was observed between the 2 groups in terms of the number of adverse events reported, or the course of blood pressure and prostate specific antigen. No patient dropped out of the study because of treatment-related adverse events. Two deaths were observed in the terazosin group (2 patients aged 86 and 93 years), but any relation to treatment was excluded.
Conclusion : During this study, terazosin appeared to be as effective and as well tolerated as alfuzosin.

Mots clés:
hypertrophie bénigne de la prostate / térazosine / alfuzosine
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Terazosin / Alfuzosin.
Les gangrènes péno-périnéo-scrotales. Aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques.A propos de 32 cas
Peno-perineo-scrotal gangrene. Epidemiological, diagnostic and therapeutic aspects at the University Urology Clinic and National University Hospital of Cotonou, based on 32 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 271-276

But : Décrire les caractéristiques des gangrènes de la sphère génitale masculine en vue d'une meilleure prise en charge thérapeutique.
Matériel et Méthodes : Dans le service d'Urologie du CHNU de Cotonou au Bénin, trente quatre dossiers de malades hospitalisés et traités sur une période de 8 ans et 8 mois pour gangrènes péno-périnéo-scrotales ont été dépouillés.Trente-deux ont été inclus dans cette étude rétrospective.Les aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques de l'affection ont été analysés.
Résultats : Les auteurs relèvent que les gangrènes péno-périnéo-scrotales ont une fréquence faible, 4 cas par an avec un pic de 8 cas en 1993, et que les sujets âgés de 40 à 70 ans sont les plus exposés, représentant environ 72% des cas.
Les lésions, prenant scrotum et verge le plus souvent (56,25%) sont caractérisées par un oedème, une nécrose tissulaire plus ou moins étendue et, parfois, par une crépitation gazeuse (gangrène gazeuse).Il est mis en évidence, d'une part la sténose uréthrale (31,25%) comme facteur favorisant prépondérant, d'autre part de nombreux germes pathogènes comme facteurs déterminants dont Proteus mirabilis, Proteusaeruginosa, S.aureus, Klebsellispneumoniae, etc. Le traitement comporte une phase d'urgence médico-chirurgicale suivie d'une phase assez astreignante faite de pansements et de surveillance pour une cicatrisation dirigée.Il aboutit à 78,12% de guérisons.
Conclusion : Les gangrènes péno-périnéo-scrotales sont une affection grave.Le taux de mortalité de 21,88% est assez élevé.Un diagnostic précoce basé sur les données cliniques permettra, en association avec la prévention de la sténose uréthrale, d'en améliorer le pronostic vital.

The authors analyse the epidemiological, diagnostic and therapeutic aspects of peno-perineo-scrotal gangrene in the urology department of a university hospital of a developing African country. The frequency of this disease is low, four cases per year, and most patients (about 72%) are between the ages of 40 to 70 years. The authors identified urethral stricture (31.25%) and idiopathic causes as the main predisposing factors, and many pathogenic bacteria, including P. mirabilis, P. aeruginosa, S. aureus, K. pneumoniae etc., as decisive factors. The treatment of peno-perineo-scrotal gangrene must be both medical and surgical. In addition to the medical treatment currently performed in the department, the authors would like to combine hyperbaric oxygen therapy and, as in Japan, the use of argatroban to accelerate wound healing.

Mots clés:
Gangrènes péno-périnéo-scrotales / traitement médical et chirurgical
Mots-clés:
Peno-perineo-scrotal gangrene / medical and surgical treatment
Traumatisme du pédicule rénal chez l'enfant.A propos de deux cas de revascularisation tardive par prothèse endovasculaire
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 277-281

But : Le diagnostic des ruptures pédiculaires rénales de l'enfant est difficile et tardif. L'évaluation échographique seule est insuffisante dans toute contusion rénale. Ceci conduit souvent à une néphrectomie car le geste tardif de revascularisation chirurgicale semble aléatoire. D'où l'intérêt parfois d'une approche endovasculaire mini-invasive.
Observations
Premier cas : un garçon âgé de 6 ans est admis aux urgences pour une contusion du flanc droit survenue lors d'un accident de la voie publique, la recherche d'hématurie immédiate est négative. Vingt-quatre heures après le traumatisme, l'apparition d'une hématurie microscopique fait pratiquer un écho-doppler rénal qui met en évidence une thrombose tronculaire de l'artère rénale droite alors que l'échographie initiale est normale.
Deuxième cas : Une fillette âgée de 15 ans est victime d'une défenestration. 48 heures après le traumatisme , la persistance d'hématurie microscopique fait pratiquer une UIV qui révèle une mutité rénale alors que l'échographie initiale est normale.
L'artériographie rénale montre une dissection complète de l'artère rénale droite dans les deux cas. Une endoprothèse a été mise en place. Les suites sont simples. Dans la première observation, le contrôle écho-doppler retrouve une modification de l'écho-structure du pôle supérieur (absence de vascularisation) alors que le pôle inférieur a une vascularisation interlobulaire normale.L'uroscanner au deuxième mois confirme une excrétion du pôle inférieur dans des délais normaux. Dans la deuxième observation, la revascularisation est satisfaisante aux contrôles écho-dopplers.Après 20 mois de revul, le rein présente un aspect morphologique et fonctionnel normal.
Conclusion : Le diagnostic des lésions pédiculaires reste délicat et repose sur une exploration par angioscanner en urgence. Le traitement par endoprothèse vasculaire est réalisable chez l'enfant. Il peut, dans certains cas de dissection de l'artère rénale, être une alternative à la chirurgie. Mais il pose à moyen et long terme la question du devenir d'une sténose de l'artère rénale expérimentale lors de la croissance de l'enfant.

Trauma of the renal pedicle in children. Report of two cases of late revascularization by endovascular stent.
Objective : the diagnosis of renal pedicle rupture in children is difficult and often delayed. Ultrasound alone is insufficient in the assessment of all cases of renal contusion. This often leads to nephrectomy, due to the uncertain results of a late surgical revascularization procedure. A minimally invasive endovascular approach is therefore sometimes useful.
Case reports :
1st case : a 6-year-old boy was admitted to the emergency department with contusion of the right flank caused by a road accident. The immediate test for haematuria was negative. Twenty-four hours after trauma, renal duplex ultrasound was performed due to the appearance of microscopic haematuria and it demonstrated trunkal thrombosis of the right renal artery, while the initial ultrasound was normal.
2nd case: a 15-year-old girl who jumped out of a window. 48 hours after the trauma, IVU was performed because of persistent microscopic haematuria and revealed a silent kidney, while the initial ultrasound was normal.
Renal arteriography showed complete dissection of the right renal artery in both cases. Stenting was performed. The postoperative course was uneventful. In the first case, follow-up duplex ultrasound revealed a modification of the echostructure of the superior pole (absence of blood supply) while the lower pole had a normal interlobular blood supply. CT scan at the 2nd month confirmed normal excretion from the lower pole. In the first case, revascularization was satisfactory on the follow-up duplex ultrasound. After 20 months of follow-up, the kidney presented a normal functional and morphological appearance.
Conclusion : The diagnosis of renal pedicle lesions remains difficult and is based on emergency CT angiography. Treatment by vascular stenting can be performed in children. In some cases of renal artery dissection, it can constitute an alternative to surgery. However, it raises the question of the medium- and long-term repercussions of renal artery stenosis on the child's growth.

Mots clés:
Traumatisme rénal / lésion vasculaire / endoprothèse / Enfant
Mots-clés:
Renal trauma / vascular lesion / stent / child
Papillome inversé de la jonction pyélo-urétérale, données actuelles de la littérature
Inverted papilloma of the ureteropelvic junction : case report and review of the literature.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 282-286

RESUME
Nous rapportons le quatrième cas de papillome inversé de la jonction pyélo-urétérale depuis la première description de cette lésion en 1963 par Potts et Hirst. La rareté de cette lésion ainsi que son mode de révélation originale nous ont conduit à une revue exhaustive de la littérature concernant les papillomes inversés du haut appareil urinaire. Cette lésion proliférante de l'urothélium peut précéder, accompagner ou suivre les tumeurs urothéliales superficielles ou infiltrantes. Il en ressort qu'elle justifie un traitement et une surveillance rigoureuse afin de dépister un processus néoplasique associé. La controverse de la bénignité du papillome inversé n'est toujours pas levée.

The authors report the fourth case of inverted papilloma of the ureteropelvic junction since the first description of this lesion in 1963 by Potts and Hirst. In view of the rarity of this lesion and its unusual presentation, they conducted an exhaustive review of the literature concerning inverted papillomas of the upper urinary tract. This proliferative lesion of the urothelium can precede, accompany or follow superficial or invasive urothelial tumours. Rigorous treatment and surveillance are therefore justified to detect an associated tumour. The controversy concerning the benign nature of inverted papilloma has still not been clarified.

Mots clés:
Papillome inversé / haut appareil urinaire / jonction pyélo-urétérale
Mots-clés:
inverted papilloma / upper urinary tract / ureteropelvic junction
Lobulation splénique et pseudo-cancer du rein gauche
Splenic lobulation and pseudo-cancer of the left kidney.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 291-294

La découverte d'une masse dans la région spléno-réno-pancréatique doit conduire à pratiquer les examens nécessaires afin d'éviter le piège d'une fausse image tumorale rénale. Tout en prenant le masque, elle peut correspondre en fait à une lobulation splénique, à un kyste de la queue du pancréas ou à une entité splénique (rate accessoire ou splénose).

Discovery of a mass in the spleno-reno-pancreatic region requires complementary investigations to exclude a false diagnosis of renal tumour. While resembling a renal tumour, such masses can actually correspond to splenic lobulation, a cyst of the tail of the pancreas or a splenic entity (accessory spleen or splenosis).

Mots clés:
rate / Rein / échographie / IRM / tomodensitométrie
Mots-clés:
Spleen / Kidney / ultrasonography / MRI / computed tomography
Traitement de l'incontinence urinaire féminine d'effort avec cystocèle par promontofixation utérine au Gore Tex® et intervention de Burch
Treatment of female urinary stress incontinence by Gore-Tex® sacral colpopexy combined with Burch operation. Results of a series of 77 patients.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 211-218

Objectif : Nous traitons l'incontinence urinaire féminine d'effort (IUE) avec cystocèle associée ou non à un prolapsus génital par une promontofixation utérine et une colpo-suspension antérieure selon le procédé de Burch. Nous évaluons les résultats d'une série continue de 77 patientes. Une enquête téléphonique a été réalisée avec un recul moyen de 40,6 mois (intervalle de 15 à 74 mois).
Matériel et Méthodes : de Janvier 1991 à Décembre 1995, 77 patientes (moyenne d'âge de 56,7 ans) ont eu une promontofixation utérine au Gore-Tex® et une colposuspension de Burch pour IUE. Nous avons associé dans 53 cas sévères une myorraphie des releveurs de l'anus. Les fuites étaient marquées dans tous les cas, associées dans 93% des cas à une cystocèle de stade supérieur ou égal à 2. Le bilan urodynamique retrouvait dans 17,3% une instabilité vésicale (IV) et dans 11,9% des cas une insuffisance sphinctérienne (IS) inférieur ou égal à 35 cms-H2O. Les principales complications ont été : 4 hémorragies nécessitant un culot de transfusion, 2 abcès de paroi, un hématome de paroi, une occlusion du grêle au 4ème mois traitée chirurgicalement.
Résultats : 6 patientes sont perdues de vue (bons résultats précoces) et 2 dossiers ne sont pas exploitables avec assez de recul (patientes décédées d'autres maladies). Les bons résultats sont définis par au moins deux de ces critères : une patiente satisfaite, une absence de fuite et pas de port de garniture. Nous obtenons 59 succès (85,5%) et 10 échecs (14,5%). Les résultats sont stables dans le temps avec 88,8% de succès avec plus de 60 mois de recul (20 patientes). 9 échecs sur 10 sont apparus la première année. Ils ont été mis en évidence par enquête, alors que le suivi post-opératoire à un mois avait été satisfaisant. Ils n'avaient donc pas été suivis de propositions thérapeutiques particulières. Les deux facteurs principaux d'échecs sont l'IV et l'IS sévère. On retrouve 3 fois plus d'échec quand les pressions de clôture préopératoires étaient inférieures à 30 cm d'eau.
Conclusion : la promontofixation utérine associée à l'opération de Burch est une solution fiable pour la cure de l'IUE avec cystocèle notable. Elle assure de bons résultats initiaux qui se maintiennent au-delà d'un an.

combination of sacral colpopexy and Burch anterior colposuspension. We evaluated the results of a consecutive series of 77 patients completing a telephone interview after a mean follow-up of 40.6 months (range: 15 to 74 months).
Material and Methods : From January 1991 to December 1995, 77 patients (mean age : 56.7 years) underwent Gore-Tex* sacral colpopexy and Burch colposuspension for USI. Levator ani myorrhaphy was also performed in 53 severe cases. Incontinence was severe in every case, and associated with stage ? 2 cystocele in 93% of cases. Urodynamic assessment revealed detrusor instability (DI) in 17.3% of cases and sphincter insufficiency (SI) ? 35 cm H2O in 11.9% of cases. The main complications were: 4 haemorrhages requiring transfusion of one unit, 2 wound abscesses, one wall haematoma, and one small bowel obstruction at the 4th month, treated surgically.
Results : Six patients were lost to follow-up (good early results) and 2 files could not be analysed with sufficient follow-up (patients died from other diseases). Good results were defined by at least two of the following criteria: patient satisfied, no incontinence and no need for protective pads. We obtained 59 successes (85.5%) and 10 failures (14.5%). The results remained stable over time with 88.8% of success after a follow-up of more than 60 months (20 patients). Nine of the 10 failures occurred during the first year. They were demonstrated by the survey, while the postoperative follow-up at one month had been satisfactory. No specifyc treatment was therefore proposed. The two main factors of failures were DI and severe SI. Three times more failures were observed when the preoperative closure pressure were less than 30 cm H2O.
Conclusion : Sacral colpopexy combined with Burch operation is a reliable solution for repair of USI with marked cystocele. It ensures good initial results which persist at one year and in the long-term.

Mots clés:
Incontinence / cystocèle / Promontofixation / colposuspension
Mots-clés:
Incontinence / cystocele / Sacral colpopexy
L'abcès prostatique à propos de deux cas
Prostatic abscess. Report of two cases
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 300-302

Les auteurs rapportent deux cas d'abcès prostatique chez deux patients âgés de 17 et 55 ans dont la symptomatologie clinique n'était pas spécifique.L'imagerie médicale (Echographie, TDM) a permis le diagnostic en montrant une formation prostatique liquidienne cloisonnée.Le traitement a consisté en un drainage par voie trans-uréthrale associé à une antibiothérapie.L'évolution est favorable dans les deux cas.
L'abcès prostatique est une pathologie rare dont le diagnostic a bénéficié des progrès de l'imagerie.Son traitement de choix reste le drainage endoscopique trans-uréthral.

Prostatic abscess is a rare disease. In the light of two cases, the authors discuss the diagnostic and therapeutic aspects of this disease. Two patients, aged 17 and 55 years, presented nonspecific clinical features. Medical imaging (US, CT) established the diagnosis by showing a loculated cystic prostatic mass. Treatment consisted of transurethral drainage and antibiotics with a favourable course in both cases. Prostatic abscess is a rare disease for which the diagnosis has been facilitated by progress in medical imaging. The treatment of choice remains transurethral endoscopic drainage.

Mots clés:
prostate / Infection / abcès / Endoscopie
Mots-clés:
prostate / infection / Abscess / endoscopy
Uréthroplastie distale par retournement d'un lambeau pédiculé ventral de peau pénienne : aspects techniques
Distal urethroplasty by reverse pedicle ventral skin flap : technical aspects.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 310-315

Nous présentons une technique d'uréthroplastie distale (ou uréthroméatoplastie) qui consiste à reconstruire le plancher de l'urèthre distal (urèthre balanique) par retournement d'un patch pédiculé ventral de peau pénienne prélevé transversalement.
Cette technique permet le traitement des rétrécissements récidivants de l'urèthre balanique chez des patients circoncis avec un bon résultat esthétique et fonctionnel.

The authors present a distal urethroplasty technique (or urethromeatoplasty) which consists of reconstruction of the floor of the distal urethral (glandular urethra) by inversion of a pedicled ventral penile skin patch graft raised transversely.This technique allows treatment of recurrent stricture of the glandular urethra in circumcised patients with good aesthetic and functional results.

Mots clés:
Rétrécissement uréthral / uréthroméatoplastie / lambeau cutané pénien pédiculé.
Mots-clés:
Urethral stricture / urethromeatoplasty / pedicled penile skin flap.
Incontinence urinaire masculine et graciloplastie dynamique
Male urinary incontinence and graciloplasty.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 313-324

Les traitements chirurgicaux de l'incontinence urinaire masculine à l'effort sont peu nombreux et le sphincter artificiel urinaire reste le traitement de référence. Il a sa morbidité et ses limites techniques propres ne le rendant pas toujours utilisable. La graciloplastie stimulée pourrait fournir une alternative thérapeutique intéressante dans certaines situations. L'objectif de ce travail est de revoir la technique, les indications déjà connues en dehors de l'incontinence urinaire et les résultats de la graciloplastie stimulée en urologie.

Only a few surgical treatments are available for male urinary stress incontinence and artificial urinary sphincter remains the reference treatment. It is associated with a certain morbidity and specific technical limitations and can therefore not always be used in a given patient. Stimulated graciloplasty could constitute a useful alternative treatment in exceptional situations. The objective of this study was to review the technique, the indications already defined apart from urinary incontinence and the results of stimulated graciloplasty in urology.

Mots clés:
incontinence urinaire / insuffisance sphinctérienne / graciloplastie / Chirurgie / Homme
Mots-clés:
Urinary incontinence