Base bibliographique

Intégrer la désinfection chirurgicale des mains comme indicateur de qualité dans un bloc opératoire d’urologie
Integrate the surgical hand disinfection as a quality indicator in an operating room of urology
2017
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2017, 16, 27, 1015-1019, suppl. 16


But

La désinfection chirurgicale des mains par friction (DCF) contribue à réduire le risque d’infections du site opératoire. Dans ce but et afin de favoriser une bonne observance des soins de qualité, le service d’urologie du GH Sud des hospices civils de Lyon (CHLS) a réalisé un audit interne continu visant à améliorer la qualité de la DCF.


Méthodes

Un audit interne réalisé par les externes du service d’urologie a été instauré en 2013. La population étudiée était l’ensemble des opérateurs, instrumentistes et aides opératoires du bloc d’urologie du CHLS. Chaque externe réalisait 5 à 10 observations au hasard, incluant tous les types de professionnels. Les critères mesurés par l’audit étaient des critères concernant la friction.


Résultats

L’évolution des indicateurs a été positive. L’augmentation de la durée des première et deuxième frictions était particulièrement statistiquement significative au cours du suivi (p =0,001). La durée totale de friction montre une tendance comparable pour toutes les professions.


Conclusion

La désinfection chirurgicale des mains par friction au bloc d’urologie du centre hospitalier Lyon sud s’est progressivement améliorée au cours des audits itératifs.


The surgical hand disinfection by friction (SDF) helps to reduce the risk of surgical site infections. For this purpose and in order to promote good compliance to quality care, the urology service of Centre Hospitalier Lyon Sud achieved a continuous internal audit to improve the quality of the SDF.


Methods

An internal audit executed by the medical students of urology was established in 2013. The study population was all operators, instrumentalists and operating aids of urology operating room (OR). Each student realized 5–10 random observations, of all types of professionals. The criteria measured by the audit were criteria for friction.


Results

The evolution of indicators was positive. Particularly, the increasing duration of the first and second friction was statistically significant during follow-up (P =0.001). The total duration of friction shows a similar trend for all professionals.


Conclusion

The surgical hand disinfection by friction in the urology OR of the Centre Hospitalier Lyon Sud has gradually improved over the iterative audits.

Mots clés:
Désinfection chirurgicale / Audit médical / Assurance qualité / Désinfection des mains
Mots-clés:
Surgical disinfection / Medical audit / Quality assurance / Hand disinfection
Triorchidisme : une cause rare de la masse scrotale ?
Triorchidism: A rare cause of the scrotal mass?
2017
- Une image à retenir
- Réf : Prog Urol, 2017, 16, 27, 1020-1022, suppl. 16

Mots clés:
Polyorchidisme / Triorchidisme / Testicules surnuméraires
Mots-clés:
Poiorchidism / Triorchidism / Supernumerary testis
Détection du cancer de prostate par biopsies de saturation versus biopsies ciblées fusion d’image rigide
Prostate cancer diagnostic by saturation randomized biopsy versus rigid targeted biopsy
2017
- Article du mois
- Réf : Prog Urol, 2017, 16, 27, 1023-1030, suppl. 16


Introduction

Le schéma optimal associant biopsies randomisées (BR) à biopsies ciblées (BC) reste à trouver dans le diagnostic du cancer de prostate (CP). Cette étude compare des protocoles à 6, 12 ou 18 BR associant ou non des BC fusion rigide.


Matériel et méthodes

Entre janvier 2014 et mai 2016, 120 patients ont eu des biopsies prostatiques associant BR et BC. Chaque patient avait 18 BR plus des BC. Les résultats comparaient les protocoles sextant (6 BR), standard (12 BR), étendu (18 BR), avec ou sans l’ajout de BC dans la détection du CP.


Résultats

Le toucher rectal était normal, le PSA moyen à 8,99ng/mL et le volume prostatique moyen à 54cm3. Il s’agissait d’une 1re série pour 48 % des patients. Au total, 44 CP étaient détectés par le groupe 18 BR+BC (témoin). La détection du CP pour respectivement 6, 12 et 18 BR était de 61 %, 82 % et 91 %. L’ajout des BC augmentait cette détection de +27 % pour 6 BR+BC, +13 % pour 12 BR+BC et de +9 % pour 18 BR+BC. Les BC diagnostiquait 70 % des cancers. Neuf pour cent des cancers étaient manqués que par les BR seules. Le diagnostic des CP significatifs (Gleason≥7) était équivalent pour 12 BR+BC et 18 BR+BC.


Conclusion

L’ajout des BC aux BR augmente le diagnostic du CP de 10 %. Douze BR+BC est le protocole optimal pour le diagnostic du CP permettant la détection de 95 % des CP et de 97 % des CP significatifs.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Optimal diagram teaming up randomized biopsy (BR) to targeted biopsy (BC) is still missing for the diagnostic of prostate cancer (CP). This study compares diagram of 6, 12 or 18 BR with or without BC rigid.


Methods

Between January 2014 and May 2016, 120 patients had prostate biopsy BR and BC. Each patient had 18 BR and BC. Results compared sextant (6 BR), standard (12 BR) and saturation (18 BR) protocol with or without the adding of BC for the detection of CP.


Results

Rectal examination was normal, mean PSA at 8.99ng/mL and mean volume at 54cm3. It was first round for 48% of patients. Forty-four cancers were found by the group 18 BR+BC (control). The detection rate was respectively, for 6, 12 and 18 BR of 61%, 82% and 91%. The add of BC increased this detection of +27% for 6 BR+BC, +13% for 12 BR+BC and +9% for 18 BR+BC. BC found 70% of all CP. Nine percent of CP were missed by BR only. Significant CP (Gleason7) diagnostic was the same for 12 BR+BC and 18 BR+BC.


Conclusion

The add of BC to BR increase the detection of CP by 10%. Twelve BR+BC is the optimal diagram for the diagnostic of CP finding 95% of CP and 97% of significant CP.


Level of evidence

4.

Mots clés:
prostate / Cancer / Imagerie par résonance magnétique (IRM) / Biopsie ciblée / Biopsie saturation
Mots-clés:
prostate / Cancer / Magnetic resonance imaging (MRI) / Targeted biopsy / Saturation biopsy
Évaluation du coût en structure privée d’une ablation de sonde double J en externe à l’aide d’un fibroscope re-stérilisable
Double J stent removal's cost estimate using a re-sterilizable fibroscope in a French private structure
2017
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2017, 16, 27, 1031-1035, suppl. 16


Devant l’arrivée de nouveaux dispositifs destinés à simplifier l’extraction des sondes double J, il se pose le problème de la connaissance du réel coût d’une telle ablation dans les conditions actuelles de réalisation.


Matériels et méthodes

Il s’agit d’une évaluation monocentrique du coût par collecte des données et des rémunérations de cotation (CCAM, GHS/SE, …), estimation du coût lié à l’usure et l’amortissement des endoscopes et sources de lumière froide, estimation du coût de stérilisation, estimation du coût lié à l’intervention du personnel (Aide soignante [AS] et Infirmière [IDE]) avec chronométrage des différentes tâches.


Résultats

La cotation CCAM JCGE004 (48€) donne accès au forfait SE1 (73,71€ en privé, 75,89€ en public) sans nuit sans hospitalisation et sans anesthésie, correspondant aux conditions de réalisation en externe. Les coûts à l’acte des frais de matériel étaient : 4,42€HT pour les fibroscopes et la pince, le cable et la source de lumière. Les coûts de stérilisation à l’acte étaient de 17,95€HT et 7,61–9,51€ bruts de main d’œuvre. Les coûts à l’acte des frais de personnel IDE étaient de 9,92–10,84€ bruts. Le coût des consommables était de l’ordre de 1,37€HT, en excluant la base commune des extractions (1,876 €HT). Le coût total à l’acte en 2016, était donc de l’ordre de 47,4 à 50,496€TTC.


Conclusions

Cette estimation servira certainement de base de réflexion pour les investissements et les études futures de l’impact économique des nouveaux dispositifs d’extraction, en la corrélant biensûr aux différents contrats de maintenance des établissements.


Niveau de preuve

4.


In front of the arrival of new devices intended to simplify the removal of double J stent, it poses the problem of the knowledge of the real cost of such an ablation under the current conditions of realization.


Material and method

This is a monocentric economic evaluation of cost and remuneration needed data-gathering of quotation (CCAM, GHS/SE, …), estimate of the associated costs of wear and damping of the endoscopic equipments (endoscopes, cables, …), estimate of the cost of sterilization, estimate of the associated costs to the intervention of staff (Auxiliary nurse [AS] and Nurse [IDE]) with timing of the various tasks.


Results

Quotation CCAM JCGE004 (48€) gives access to fixed price SE1 (73.71€ for private clinic, and 75.89€ for public institution) without hospitalization nor anaesthesia. The costs were reported to an act of single double J removal. Concerning the equipments: 4.42€HT for the fibroscopes, graspers, cable and light. The costs of sterilization were: 17.95€HT. The timed workforce's costs were: 7.61–9.51€ for AS and 9.92–10.84€ for IDE. The cost of consumable was about 1.37 €HT, by excluding the common base from the extractions (1.876€HT). The total costs in France in 2016 were thus about 47.4 to 50.496€ including all taxes.


Conclusions

This estimate will be used certainly for reflection on the investments and the future studies of the economic impact of the new devices of extraction, by correlating it of course with the various maintenance contracts from each institution.


Level of proof

4.

Mots clés:
Coût / extraction / endoprothèse / Urétérale / Double J
Mots-clés:
cost / Removal / stent / Ureteral / Double J
Intérêt de l’acide tranexamique dans les résections endoscopiques urologiques : étude prospective randomisée
Safety and efficacy of intravenous tranexamic acid in endoscopic transurethral resections in urology: Prospective randomized trial
2017
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2017, 16, 27, 1036-1042, suppl. 16


Introduction

Le saignement est une des complications les plus fréquentes des procédures de résection endoscopique d’adénome de la prostate (RTUP) et de tumeur de la vessie (RTUV). Le saignement peut provoquer une rétention sur caillot ou nécessiter des transfusions sanguines voire une réintervention. Le recours aux agents antifibrinolytiques, notamment l’acide tranexamique (ATX) constitue un des moyens efficaces pour réduire le saignement et la demande transfusionnelle en chirurgie. L’objectif primaire de l’étude était d’évaluer l’intérêt de l’ATX dans la diminution des besoins transfusionnels dans les procédures endoscopiques urologiques. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer l’efficacité de cet agent hémostatique sur la réduction des pertes sanguines et d’estimer le risque thrombotique artériel et veineux périopératoire.


Méthodes

Après accord du CPP, 131 patients âgés 18 ans et plus, ASA I/II et opérés d’une RTUP ou RTUV sous rachianesthésie ont été inclus. Les patients étaient randomisés en 2 groupes : le groupe TA recevait un bolus de 10mg/kg d’ATX 30minutes avant la résection suivi d’une perfusion continue de 1mg/kg/h pendant la résection et les 24heures postopératoires et le groupe P recevait du sérum salé isotonique au même débit.


Résultats

L’ATX n’avait pas réduit de façon significative le recours transfusionnel ni les pertes sanguines périopératoires évaluées par le Δ Hb dans la RTUP (Δ Hb moyen à 1,37±0,69 vs 1,72±1,23g/dL dans le groupe témoin) et dans la RTUV (1,15±0,95 vs 1,07±0,88g/dL dans le groupe témoin). Nous n’avons pas noté de différence entre les deux groupes en ce qui concerne les épisodes de rétention aiguë d’urine sur caillot. Aucune complication clinique d’ordre thromboembolique n’a été retrouvée jusqu’au 5e jour postopératoire.


Conclusion

Nous n’avons pas observé de bénéfice de l’ATX par rapport au placebo sur le recours transfusionnel ni sur la réduction du saignement périopératoire dans les procédures de résection endoscopique.


Enregistrement

ClinicalTrials.gov (NCT02653261).


Niveau de preuve

4.


Background

Endoscopic urological procedures (transurethral resection of the prostate TURP/transurethral resection of bladder tumor TURBT) are not without risk of significant bleeding. This risk is due to the vascular nature of the tissues and their high levels of fibrinolytic enzymes in the tissues and urine. This study was conducted to evaluate the safety and efficacy of the antifibrinolytic agent tranexamic acid (TXA) in reducing blood loss in patients undergoing TURP/TURBT and transfusion requirement.


Methods

This study was a prospective, randomized, double-blind, placebo controlled clinical trial. One hundred and thirty-one patients of ASA physical status I or II, undergoing TURP (60 patients) or TURBT (71 patients) were randomly allocated to receive IV TXA: bolus of 10mg/kg at the induction of anesthesia followed by infusion of 1mg/kg/h intraoperatively and for 24h postoperatively or an equal volume of saline (control group). Blood loss was evaluated in terms of reduction in the serum hemoglobin level (delta Hb=Hb H24−Hb H0).


Results

There was no difference between two groups in terms of transfusion requirements and episodes of retention. TXA did not significantly reduce mean blood loss compared with placebo during TURP (1.37±0.69 vs. 1.72±1.23g/dL respectively, P =0.256) or TURBT (1.15±0.95 vs. 1.07±0.88g/dL; P =0.532). No thrombotic complications were noted in any patient.


Conclusion

Tranexamic acid did not reduce transfusion requirements or perioperative blood loss in transurethral resection of the prostate or bladder tumor.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Acide tranexamique / Résection endoscopique / hypertrophie bénigne de la prostate / tumeur de la vessie / Saignement
Mots-clés:
Tranexamic acid / Hemorrhage / transurethral résection of prostate / Bladder tumor
Faisabilité de l’urétéroscopie souple en ambulatoire pour la prise en charge des calculs urinaires : une étude rétrospective monocentrique
Safety and feasibility of outpatient flexible ureteroscopy for urinary stones: A retrospective single-center study
2017
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2017, 16, 27, 1043-1049, suppl. 16


Objectif

La maladie lithiasique est fréquente et coûteuse. Sa prise en charge a évolué et la chirurgie ambulatoire est devenue un enjeu majeur de qualité de soins et de dépenses de santé. L’objectif était d’évaluer la faisabilité de l’urétéroscopie souple pour calcul en ambulatoire.


Méthodes

Une étude rétrospective monocentrique a été menée incluant tous les patients ayant eu une urétéroscopie souple pour calculs en ambulatoire entre janvier 2012 et décembre 2013. Était défini comme un échec de l’ambulatoire une durée d’hospitalisation de plus de 12heures ou la nécessité de ré-hospitaliser le patient dans les 48 premières heures. Une analyse univariée a été réalisée pour rechercher les facteurs prédictifs d’échec de l’ambulatoire.


Résultats

Cent cinquante-sept patients ont été inclus pour un total de 174 interventions. Il s’agissait majoritairement d’hommes (57,5 %), avec un indice de masse corporelle (IMC) moyen de 25,2kg/m2±4,3. Les calculs étaient majoritairement uniques (64,3 %), avec une taille moyenne de 14,2mm±11,2. Une sonde double J était présente en préopératoire pour 80 patients (46,5 %), et la durée opératoire moyenne était de 64,2 minutes±34,1. Une gaine d’accès était utilisée dans 39 interventions (22,4 %). Un drainage postopératoire par sonde double J était réalisé chez 103 patients (59,1 %). Au total, 165 interventions (94,8 %) ont pu être réalisées en ambulatoire avec succès. Sur l’imagerie de contrôle, 69,5 % des patients étaient sans fragment résiduel. Des complications étaient observées dans 3,4 % des cas, majoritairement Clavien 1–2 (83,3 %). Les facteurs prédictifs d’échec de la prise en charge ambulatoire en analyse univariée étaient le sexe masculin (p =0,04), l’IMC (p =0,03), et la prise d’anticoagulants (p =0,003).


Conclusion

Dans cette série, l’urétéroscopie souple pour calculs urinaires réalisée en ambulatoire apparaissait comme une méthode efficace et sûre, présentant peu de complications (3,4 %) et avec un faible taux d’échec (5,1 %).


Niveau de preuve

4.


Aim

Management of urolithiasis has changed over the past decades. Outpatient surgery has become a major issue for healthcare systems. The aim of this study was to assess the feasibility of outpatient flexible ureteroscopy.


Methods

A single-center retrospective study has been conducted including all patients who underwent an outpatient flexible ureteroscopy between January 2012 and December 2013. Failure of outpatient management was defined as length of hospital stay>12 hours or readmission within 48 hours after discharge. Univariate analysis was performed to seek for predictors of failure of outpatient management.


Results

One hundred and fifty-seven patients who underwent a total of 174 procedures were included. They were mostly men (57.5 %), with a mean body mass index of 25.2kg/m24.3). The stones were mostly unique (64.3 %), with a mean size of 14.2mm (±11.2). Eighty patients had a double J stent preoperatively (46.5 %), and mean operative time was 64.2 minutes (±34.1). An ureteral access sheath was used in 39 procedures (22.4 %). A double J stent was left postoperatively in 103 patients (59.1 %). In total, 165 procedures (94.8 %) were performed successfully as outpatient surgery. On postoperative imaging, the stone-free rate was 69.5 %. Postoperative complications occurred in 3.4 % of cases and were mostly minor (i.e. Clavien 1–2; 83.3 %). Predictive factors of failed outpatient management were male gender (P =0.04), BMI (P =0.03), and anticoagulants intake (P =0.003).


Conclusion

Outpatient flexible ureteroscopy for urinary stones is feasible and its low failure and complications rate may allow a wider spread of its use.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Urétéroscopie / Calcul / Ambulatoire / Lithiase urinaire
Mots-clés:
Flexible ureteroscopy / kidney stone / Outpatient / Urolithiasis
Comparaison rétrospective de la reproductibilité et des performances du R.E.N.A.L. score, du score 12 segments et du score UPRCC pour la néphrectomie partielle
Retrospective comparison of the reproducibility and the performances of R.E.N.A.L. score, 12 segments score and UPRCC score for the partial nephrectomy
2017
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2017, 16, 27, 1050-1057, suppl. 16


Introduction

Comparer trois scores morphométriques du rein sur la reproductibilité et la prédictibilité des complications per- et post-néphrectomie partielle.


Matériels et méthodes

Cette étude comparative a analysé une cohorte rétrospective monocentrique de 47 patients atteints d’une tumeur rénale unique et opérés par néphrectomie partielle par lombotomie excluant les maladies génétiques de janvier à décembre 2014. Les scanners préopératoires ont été relus en double insu par un radiologue et un interne en chirurgie qui ont classé chaque tumeur selon les trois classifications : le R.E.N.A.L. score, le score en 12 segments et la University Paris Renal Cancer Classification (UPRCC). Les critères de jugement ont été la durée opératoire et d’ischémie, les pertes sanguines, les lésions peropératoires, la durée d’hospitalisation et les complications postopératoires classées selon la classification de Clavien-Dindo. Le Kappa pondéré de Cohen et l’analyse de la variance à un facteur ont été utilisés respectivement pour comparer la reproductibilité inter-observateur et la prédictibilité des complications pour chaque classification.


Résultats

De janvier à décembre 2014, 44 patients atteints d’une tumeur rénale ont été analysés. La UPRCC a été la classification la plus reproductible avec 90 % de concordance inter-observateur contre 84 % pour le R.E.N.A.L. score et 72 % pour le score en 12 segments. La classification la plus prédictible de complications a été le score en 12 segments notamment grâce au sous-groupe comprenant le nombre de segments atteints qui permet de prédire significativement le risque d’une durée d’intervention, d’ischémie prolongée et le risque de perte sanguine (valeurs de p respectives=0,03 ; 0,06 et <0,001).


Conclusion

Le principal résultat de cette étude est que, comme dans la majorité des études précédentes sur les scores morphométriques, aucun score ne permet de prédire les complications postopératoires.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Compare three morphometrics scores of the kidney on the reproductibility and the predictability of complications per- and post-partial nephrectomy.


Materials and methods

This comparative study analyzed a monocentric retrospective cohort of 47 patients affected by a unique renal tumor and operated by partial nephrectomy by lumbotomy excluding the genetic diseases from January till December, 2014. The preoperative scanners were reviewed in double-blind by a radiologist and an internal surgeon who classified each tumor according to the three classifications: R.E.N.A.L. score, score in 12 segments and the University Paris Renal Cancer Classification (UPRCC). The judging criteria were the operative and ischemic duration, the blood loss, the preoperative injuries, the length of the hospital stay, the postoperative complications according to the Clavien-Dindo classification. The Cohen's kappa coefficient and the one-way analysis of variance were used respectively to compare the inter-observer reproducibility and the predictability of the complications for each classification.


Results

Forty-four tumors of which 30 (64%) were on the left kidney, with an average size of 55.19mm with 17 (39%) on the upper pole, 12 (27%) on the lower pole and 15 (34%) medio-renal. The UPRCC was the most reproductible classification with 90% inter-observer concordance against 84% for the R.E.N.A.L. score and 72% for the score in 12 segments. The most predictable classification of complications was the score in 12 segments in particular thanks to the subgroup including the number of segments reached which allows to predict significantly the risk of a duration of intervention, prolonged ischemia and the risk of blood loss (P =0.03, 0.06 and <0.001).


Conclusion

The main result of this study is that, as in the majority of the previous studies on morphometrics scores, no score allows to predict the postoperative complications.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Segmentation / score / Cancer / Rein / Néphrectomie
Mots-clés:
Segmentation / score / Cancer / kidney / nephrectomy
Évaluation de l’effet antilithiasique, oxalo-calcique et phospho-ammoniaco-magnésien d’extrait aqueux d’ Erica multiflora L.
Evaluation of antilithiasic, oxalo-calcic and magnesium ammonium phosphate effect of Erica multiflora L. aqueous extract
2017
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2017, 16, 27, 1058-1067, suppl. 16


Objectif

Au Maroc, comme dans beaucoup de pays, un grand nombre de malades utilisent les plantes médicinales dans le traitement de leurs maladies dont la lithiase urinaire. Le but de la présente étude est de tester l’effet antilithiasique de l’extrait aqueux d’Erica multiflora , réputée antilithiasique dans la région orientale du Maroc.


Méthodes

L’extrait aqueux d’E.  multiflora a été étudié dans deux modèles oxalo-calciques de rats rendus expérimentalement lithiasiques. Les paramètres biochimiques urinaires ont été mesurés et les coupes histologiques des reins ont été analysées. L’effet de l’extrait a été également testé dans un modèle de cristallisation de phospho-ammoniaco-magnésien in vitro. Le nombre de cristaux et leur taille en présence et absence d’extrait ont été comparés.


Résultats

E.  multiflora n’a pas inhibé le développement des calcifications parenchymateuses et papillaires et par conséquent elle n’a pas d’effet sur la prévention de développement des cristaux d’oxalate de calcium rénaux. Même s’il y a une augmentation du pH urinaire et une diurèse remarquable, l’extrait de la plante n’a pas présenté d’activité inhibitrice significativement importante sur la cristallisation de l’oxalate de calcium. Par contre, l’extrait de la plante s’est montrée plus efficace contre la lithiase phospho-ammoniaco-magnésienne en inhibant la formation des cristaux de struvite par diminution de leur taille et de leur nombre ainsi que leur agrégation.


Conclusion

L’extrait d’E.  multiflora doit être utilisé dans l’inhibition et l’élimination des cristaux de type phospho-ammoniaco-magnésien plutôt que ceux d’oxalate de calcium.


Niveau de preuve

3.


Objective

In Morocco, as in many countries, a large number of patients use medicinal plants to treat their disease including urinary lithiasis. The aim of the present work is to study the antilithiasic effect of Erica multiflora aqueous extract, purported for its antilithiasic effect in the oriental region of Morocco.


Methods

E.  multiflora aqueous extract was studied in two oxalo-calcic models of rats rendered experimentally lithiasic. Urinary biochemistry parameters were measured and histological slides of kidneys were analyzed. The effect of the extract was also tested in a magnesium ammonium phosphate crystallization model in vitro. The number of crystals and their size in presence and absence of extract were compared.


Results

E.  multiflora extract did not inhibit the development of parenchymal and papillary calcifications and therefore did not prevent calcium oxalate crystallization into kidneys. Even if there was an increase in urinary pH and diuresis, the plant extract did not show a significant inhibitory activity against calcium oxalate crystallization. However, the plant extract exerted an efficient antilithiasic activity toward struvite crystallization inhibiting the formation of crystals by reduction of their size and numbers as well as their aggregation.


Conclusion

E. multiflora aqueous extract need to be used in the inhibition and elimination of magnesium ammonium phosphate crystals rather than calcium oxalate ones.


Level of evidence

3.

Mots clés:
/ / oxalate de calcium / Struvite / Rats
Mots-clés:
/ / calcium oxalate / Struvite / Rats