Base bibliographique

Sommaire :

Vessies agrandies dans l’enfance et l’adolescence : attention au risque de cancer à l’âge adulte
Bladder augmentation in childhood and adolescence: Beware of risk of cancer on adult patients
2013
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 16, 1375-1376
Les patients avec une vessie agrandie depuis l’enfance ou l’adolescence avaient dans la plupart des cas une vessie neurologique congénitale, plus rarement acquise, ou une malformation grave de la vessie de type exstrophie. L’agrandissement de vessie a révolutionné le pronostic rénal et fonctionnel de ces patients. Mais souvent, à l’adolescence, ces patients quittent les urologues pédiatres, sans trouver un urologue qui assurera l’indispensable suivi au long cours.
Mots clés:
Agrandissement de vessie / Cancer / vessie neurologique / Gastrocystoplastie / Adolescence
Mots-clés:
bladder augmentation / Cancer / Neurogenic bladder / Gastrocystoplasty / Adolescent
Intérêt de l’utilisation du PSA dans la prise en charge des prostatites : revue de la littérature
PSA interest and prostatitis: Literature review
2013
- Article de revue
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 16, 1377-1381

La prostatite est le plus souvent de diagnostic aisé mais certaines situations font doser le PSA pour ajouter un argument. Parfois un PSA élevé chez un malade asymptomatique fait prescrire une antibiothérapie systématique pour « éliminer » la part inflammatoire et confirmer l’indication de biopsie. Il nous a semblé intéressant de confirmer ou d’infirmer ces attitudes par une revue de la littérature.
Méthode : Nous avons réalisé une revue de la littérature avec les termes [prostatitis], [acute prostatitis], [prostate specific antigen], [PSA], dans les bases de données Medline, Pubmed et Ambase des articles publiés en français ou en anglais depuis 20 ans.
Résultats : L’élévation du PSA n’est pas constante lors d’un épisode de prostatite aiguë. Un PSA élevé chez un homme asymptomatique ne semble pas lié systématiquement à une inflammation de la prostate. Au vu de ces résultats, il semble inutile de doser le PSA lors d’un épisode d’infection urinaire fébrile chez un homme. L’utilisation systématique d’antibiotique pour faire baisser le PSA et ne pas réaliser de biopsie est délétère puisqu’il augmente potentiellement le risque de résistance aux antibiotiques et ne diminue pas le risque de biopsie de la prostate.
Conclusion : Le PSA semble inutile en cas d’épisode d’infection urinaire fébrile chez l’homme.

Prostatitis is easily diagnosed but sometimes associated with PSA measurement. An increased PSA in an asymptomatic patient may be associated with antibiotic use to eliminate the inflammatory part and to confirm prostate biopsy. It seems interesting to confirm or infirm these attitudes with a systematic review of the literature
Method: We performed a literature review using the words [prostatitis], [acute prostatitis], [prostate specific antigen], [PSA], in the MEDLINE, Pubmed and AMBASE database searching for articles in French or English published in the past 20 years.
Results: PSA is not always increased during an acute prostatitis episode. An increased PSA in an asymptomatic man does not seem to be systematically correlated to prostate inflammation. Analyzing the studies, it seems inaccurate to measure PSA value during a febrile urinary infection episode in men. Systematic use of antibiotic to decrease PSA and not performing prostate biopsy is not relevant and may induce resistance to antibiotic and doesn’t induce a reduction risk of having prostate biopsy.
Conclusion: PSA is unnecessary in case of febrile urinary tract infection in men.

Mots clés:
prostate / PSA / Prostatite
Mots-clés:
prostate / PSA / Prostatitis
Facteurs pronostiques des tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure
Prognostic factors of upper tract urothelial carcinoma
2013
- Article de revue
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 16, 1382-1388

Introduction : Les tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure (TVEUS) sont une entité rare. Peu de données probantes sont disponibles pour guider la prise en charge des patients. Le but de ce travail était de décrire les principaux facteurs impactant le pronostic des patients après traitement d’une TVEUS.
Matériel et méthodes : Une revue de la littérature a été réalisée en utilisant le moteur de recherche PubMed sans restriction de période mais en limitant la recherche aux travaux en anglais ou en français.
Résultats : Les facteurs pronostiques des TVEUS ont été divisées en quatre groupes : les facteurs liées au patient, préopératoires, opératoires et anatomopathologiques. Les facteurs pronostiques décrits pour les TVEUS étaient par ordre d’importance : le stade et le grade tumoral, l’envahissement ganglionnaire, l’existence de carcinome in situ concomitant, l’âge, l’invasion lymphovasculaire, l’architecture tumorale, la nécrose tumorale étendue, la localisation tumorale et le genre. Le rôle pronostique de l’obésité, de la consommation tabagique et des autres comorbidités (ECOG, ASA), récemment rapportés, nécessite confirmation. Concernant les facteurs périopératoires, l’approche endoscopique du bas uretère pendant la nephro-urétérectomie serait à plus haut risque de récidive vésicale.
Conclusion : L’incorporation de ces facteurs dans des modèles de prédiction clinique peut aider à guider la prise en charge des patients (surveillance, type de traitement, lymphadénectomie, chimiothérapie).

Introduction: Upper urinary tract urothelial carcinoma (UTUC) is a rare disease. Thus, little evidence-based data are available to guide clinical decision-making. The aim of the study was to provide an overview of the currently available prognostic factors for UTUC.
Material and methods: A systematic literature search was conducted using the PubMed databases to identify original articles regarding prognostic factors in patients with UTUC.
Results: We divided the prognostic factors for UTUC in four different categories: clinical factors, preoperative characteristics, intraoperative/surgical factors and postoperative/pathologic factors. Prognostic factors described in order of importance are: tumor stage and grade, lymph node involvement, a concomitant cis, age at the diagnostic, lymphovascular invasion, tumor architecture and necrosis, tumor location and multifocality, gender. The impact of obesity, smoking and other comorbidities (ECOG, ASA) on outcomes has been recently reported but needs to be validated. The endoscopic approach of distal ureter management during radical nephroureterectomy has been shown to be at higher risk of bladder recurrence.
Conclusion: The incorporation of such prognosticators into clinical prediction models might help to guide decision-making with regard to timing of surveillance, type of treatment, performance of lymphadenectomy, and consideration of neoadjuvant or adjuvant systemic therapies.

Mots clés:
Tumeur de la voie excrétrice urinaire supérieure / Pronostic / Récidive / Survie
Mots-clés:
Upper tract urothelial carcinoma / Prognostic / recurrence / Survival
Prise en charge urologique des calculs rénaux et urétéraux de l’adulte. Mise au point du Comité lithiase de l’Association française d’urologie (CLAFU). Aspects généraux
Management of adult's renal and ureteral stones. Update of the Lithiasis Committee of the French association of urology (CLAFU). General considerations
2013
- Mise au point
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 16, 1389-1399

Le Comité lithiase de l’Association française d’urologie (CLAFU) a souhaité faire le point sur les connaissances actuelles dans le domaine de la lithiase urinaire en s’appuyant sur le rapport du congrès de l’Association française d’urologie présenté en 2007, sur les dernières recommandations (guidelines) américaines et européennes, ainsi que sur l’expérience de ses membres. Cette mise au point concernant la prise en charge des calculs rénaux et urétéraux de l’adulte est présentée en quatre parties distinctes : 1) généralités ; 2) prise en charge des calculs de l’uretère ; 3) prise en charge des calculs rénaux ; 4) bilan métabolique et prise en charge médicale de la lithiase. Depuis les dernières recommandations françaises en 2004, des progrès techniques importants ont été réalisés et ont permis de faciliter et d’améliorer la prise en charge urologique des calculs urinaires : nouveaux générateurs de lithotritie extra-corporelle, nouveaux urétérorénoscopes souples (fibrés et numériques), utilisation généralisée de l’énergie laser holmium : YAG pour la fragmentation des calculs. La lithotritie extra-corporelle (LEC), l’urétéroscopie (URS) et la néphrolithotomie percutanée (NLPC) représentent toujours les trois principaux traitements chirurgicaux des calculs rénaux et urétéraux de l’adulte. La première partie de cette mise au point aborde la description et la classification des calculs, le bilan préopératoire, la prise en charge post-opératoire et le suivi. Trois principaux critères descriptifs doivent être pris en compte pour la décision thérapeutique : la localisation ou topographie (T), la composition ou nature chimique (N) et la taille du calcul (M). La composition du calcul est déterminée par l’analyse morpho-constitutionnelle avec spectrophotométrie par infrarouge (SPIR) et sa dureté peut être évaluée par la mesure de densité en unité Hounsfield (UH) à la tomodensitométrie (TDM). Le bilan biologique préopératoire doit comporter : une bandelette urinaire et/ou un ECBU, une ou plusieurs mesures du pH urinaire, une créatininémie et un bilan de coagulation. Le bilan radiologique recommandé, avant le traitement urologique programmé d’un calcul, est l’uro-TDM qui doit être réalisée avec une technique d’acquisition rigoureuse en limitant l’irradiation (Low-dose). A distance du traitement chirurgical (4 à 6 semaines), le patient doit être revu pour une évaluation radiologique du résultat (ASP-échographie ou TDM) et pour organiser le bilan étiologique et la prise en charge médicale centrés sur la connaissance de la composition du calcul, du bilan métabolique (bilan biologique sanguin et urinaire) et des habitudes nutritionnelles. Le bilan métabolique est recommandé dès le premier épisode lithiasique. Le succès du traitement chirurgical est défini par l’absence de fragment résiduel (SF) sur l’ASP ou l’échographie à trois mois. Un suivi annuel est recommandé et repose sur le couple ASP–échographie ou sur la TDM basse dose.

The Lithiasis Committee of the French Association of Urology (CLAFU) aimed to update the current knowledge about urolithiasis. This update will be devided into four parts: 1) general considerations; 2) the management of ureteral stones; 3) the management of kidney stones; 4) metabolic assessment and medical treatment of urolithiasis. Recent technicals advances helped the urologists to improve stones management: new extracorporeal shockwave lithotripsy (ESWL) devices, new flexible ureterorenoscopes, development of laser fragmentation. ESWL, semi-rigid and flexible ureteroscopy and the percutaneous nephrolithotomy (PCNL) remain currently the main therapeutic options. The first part of this update deals with the description and classification of stones, preoperative assessment, post-operative management and clinical follow-up. Main criteria of therapeutic choices are stone location, stone composition and stone size. Stone composition is assessed with infrared spectrophotometry analysis and its hardness is correlated with U.H. density on CT scan assessment. Preoperative assessment consists in urinary cytobacteriological examen, urinary PH, blood creatininemia, hemostasis. Low-dose CT scan is recommended before urological treatment. The result of the treatment must be done 1 or 3 months later with plain abdominal film and ultrasonography. Medical management of urolithiasis will be based on stone composition, metabolic and nutritional evaluation. Treatment success is definited by absence of residual fragments. Annual follow-up is recommended and based either on plain abdominal film and ultrasonography or low-dose CT scan.

Mots clés:
Lithiase urinaire / Calculs urinaires
Mots-clés:
Urolithiasis / urinary stones
Néphrectomies réalisées dans un contexte d’urgence : étude rétrospective, monocentrique à propos de huit cas
Emergency nephrectomies: Retrospective monocentric study, about eight cases
2013
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 16, 1400-1406

Objectif : Le recours à la néphrectomie en urgence est de plus en plus rare grâce à l’amélioration de la prise en charge des sepsis urinaires et au développement de la radio-embolisation. Peu de séries de patients ont été rapportées sur ce sujet. L’objectif de notre étude est d’évaluer les indications, la morbi-mortalité et les résultats des néphrectomies réalisées en urgence dans notre hôpital.
Patients et méthodes : De janvier 2011 à novembre 2012, huit patients ont été opérés d’une néphrectomie en urgence au CHU de Caen. Les caractéristiques de ces néphrectomies d’urgence ainsi que leurs morbi-mortalités ont été analysées et évaluées.
Résultats : Six femmes et deux hommes ont été analysés rétrospectivement de janvier 2011 à novembre 2012. Tous les patients opérés sauf un ont nécessité des soins intensifs pour une défaillance multiviscérale. Toutes ces néphrectomies en urgence concernaient un rein natif avec un abord à type de lombotomie ou de laparotomie sous-costale. Tous les patients ont survécu à l’issue de leur prise en charge. Un patient a conservé par la suite une insuffisance rénale justifiant le recours à une épuration extra-rénale.
Conclusion : Les néphrectomies en urgence ont été rares. Les sepsis urinaires non contrôlés ont été l’indication principale. L’identification des populations à risque d’évolution vers le choc septique est indispensable pour une prise en charge plus rapide et permettre ainsi une réduction de la mortalité liée au sepsis.

Objective: Emergency nephrectomies are rare because of the improvement of the management of urinary tract infections and the development of radio-embolization. Few series of patients have been reported. The objective of our study is to assess the indication, the morbi-mortality and the outcome of the emergency nephrectomy performed in our hospital.
Patients: Between January 2011 and November 2012, eight patients underwent an emergency nephrectomy at the University Hospital Center of Caen. The present review reports the characteristics of this emergency nephrectomy and their morbi-mortality.
Results: Six women and two men were analyzed retrospectively between January 2011 and November 2012. All patients except one needed intensive care for a multiple-organ failure. All these eight emergency nephrectomies concerned a native kidney with a surgical approach as a lombotomy or subcostal laparotomy. Both patients survived. One patient need a renal dialysis support.
Conclusion: Emergency nephrectomy are rare. Uncontrolled urinary sepsis represents the main indication. Identifying the population at risk of evolution to the toxic shock is indispensable for a better and faster care and to reduce the mortality bound to the sepsis.

Mots clés:
Néphrectomie / Urgence / infection urinaire / Sepsis urinaire
Mots-clés:
nephrectomy / Emergency / Urinary infection / Urinary sepsis
Le dépistage du cancer de la prostate vu par les médecins généralistes
Screening of prostate cancer seen by general practitioners
2013
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 16, 1407-1411

Introduction : Le dépistage du cancer de la prostate a été récemment le sujet d’études internationales et de polémiques en France. Le but de notre étude était d’étudier la vision du dépistage, notamment par le PSA, qu’ont les médecins généralistes.
Méthode : Nous avons envoyé un questionnaire à 456 médecins généralistes de l’Oise à retourner de manière anonyme sur le cancer de la prostate, le PSA, l’impact économique du PSA et nous demandions si les médecins réalisaient le dépistage, s’ils y étaient favorables et pour quelles raisons.
Résultats : Nous avons reçu 38 % de réponses. Quatre-vingt-un pour cent des médecins généralistes considéraient que le cancer de la prostate était un cancer fréquent, 72 % qu’il évoluait lentement et 55 % qu’il concernait des hommes âgés. Pour 79 % des médecins généralistes, les patients étaient demandeurs d’un dépistage par le PSA. 88 % pensaient qu’ils devaient être en première ligne du dépistage, 58 % que les conséquences fonctionnelles du dépistage étaient satisfaisantes. Cinquante-sept pour cent des médecins généralistes disaient réaliser le dépistage de manière systématique et 88 % y étaient favorables.
Conclusion : Les médecins généralistes de l’Oise restaient favorables en majorité au dépistage du cancer de la prostate et les patients demandeurs malgré les diverses polémiques.

Introduction: The screening of prostate cancer was recently the subject of international studies and debates in France. We decided to study the vision of the screening, in particular by the PSA, which have the general practitioners.
Methods: We sent a questionnaire to 456 general practitioners of Oise (French department) to be returned in an anonymous way on the prostate cancer, PSA, the economic impact of the PSA and we asked whether the doctors realized the screening or not, if they were favorable to it and for which reasons.
Results: We received 38% of answers. Eighty-one percent of the general practitioners considered that prostate cancer is frequent, 72% that it evolved slowly and 55% that it affected old men. For 79% of the general practitioners, the patients were asking for a screening by PSA. Eighty-eight percent thought that they had to be in front line of the screening, 58% that the functional consequences of the screening were satisfactory. Fifty-seven percent of the general practitioners realized the screening in a systematic way and 88% were favorable to it.
Conclusion: The general practitioners of Oise remained favorable for the greater part to the screening of prostate cancer and the patients applicants in spite of various debates.

Mots clés:
dépistage / Cancer / prostate / Généraliste
Mots-clés:
Screening / Prostate cancer / General practitioner
Place de l’IRM prostatique avant prostatectomie radicale. Cohorte monocentrique rétrospective
Preoperative endorectal MRI in prostate cancer: A monocentric retrospective cohort
2013
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 16, 1412-1418

Introduction : L’objectif de cette étude a été d’évaluer l’apport de l’IRM prostatique telle qu’elle était réalisée en routine en préopératoire dans le bilan du cancer de prostate cliniquement localisé.
Patients et méthode : Entre juin 2006 et avril 2011, tous les patients opérés d’une prostatectomie radicale dans le service ont eu une IRM de prostate (1,5 T, séquences T1 et T2 avec antenne endorectale). Les examens ont été réalisés avec un délai de huit semaines au moins après les biopsies et ont été interprétés par le même radiologue. L’existence de cancer pour chaque zone, le franchissement capsulaire et l’atteinte des vésicules séminales ont été répertoriées. La corrélation entre les données de l’IRM et l’anatomopathologie de la pièce opératoire a été étudiée.
Résultats : Deux cent quinze patients ont été inclus, soit 1290 sextants analysés. Les sensibilités et spécificités étaient les suivantes : pour la prédiction du franchissement capsulaire (EEC) 26 % et 96 % ; pour l’atteinte des vésicules séminales (SVI) 17 % et 98 % ; pour la localisation du cancer 64 % et 74 % ; pour la prédiction de la latéralité 81 % et 48 %.
Discussion : La comparaison de ces résultats avec les nomogrammes existants (Partin, Kattan) mettait en évidence des résultats équivalents de l’IRM pour le staging. La prédiction de la latéralité était supérieure avec les biopsies (sensibilité 88 %, spécificité 70 %). L’IRM telle qu’elle a été réalisée dans notre centre offrait des résultats dans les limites basses des données de la littérature. Son apport pratique était limité. Réalisée selon ces modalités, elle offre peu d’intérêt par rapport aux outils existants.

Introduction: The aim of the study was to assess the added value of a prostatic MRI performed in a non-expert center before radical prostatectomy for prostate cancer.
Patients and methods: All patients considered for a radical prostatectomy for a clinically localised prostate cancer in our institution between June 2006 and April 2011 were analysed. They underwent a systematic endorectal 1.5 T MRI [eMRI] (T2 and diffusion-weighted imaging). The procedure was performed at least 8 weeks after transrectal ultrasound guided prostate biopsies. They were analyzed by a single experimented genitourinary radiologist. The preoperative characteristics and biopsy data were collected, as the eMRI interpretation using a systematic scale. Correlation between eMRI and final histopathology has been analyzed (standardized pathological report using the Stanford procedure). We considered the following points: extracapsular extension, seminal vesicle invasion and cancer localisation. Cancer localization was analyzed both by halves (left/right) and on sextant-basis (base, middle, apex, left and right respectively). For each data, sensitivity, specificity, positive (PPV) and negative predictive value (NPV) were calculated. Finally, we compared the results with those from the Partin's table and the Kattan's nomogram for T stage.
Results: Two hundred and fifteen patients underwent a radical prostatectomy, having a mean age of 63 ± 6 years, a mean PSA: 7.8 ± 3.8 ng/mL. One hundred and fifty-nine patients had organ confined disease. Fifty-six had pT3 disease (50 pT3a and 6 pT3b). Sensibilities and specificities were the following: for extracapsular extension 26% and 96%; for seminal vesicle invasion 17% and 98%; for cancer localisation 64% and 74%; for prediction of left or right side 81% and 48%.
Discussion: MRI showed equal performances compared to the Partin's table and the Kattan's nomogram for T stage. It showed lower performance compared to biopsy results for cancer localization (sensitivity 88%, specificity 70%). Literature provides wide ranges of results for eMRI. The results of this study were at the low limit of these ranges but reflect everyday practice. When performed, as it was in our study, eMRI did not seem to be accurate for staging. It had at best a very limited added value compared to the existing tools.

Mots clés:
IRM / cancer de prostate / Bilan préopératoire / prostatectomie radicale
Mots-clés:
MRI / Prostate cancer / Preoperative staging / radical prostatectomy
Implants péniens hydrauliques : enquête de satisfaction, résultats et complications. Étude rétrospective portant sur 50 patients consécutifs primo implantés au CHU de Nice entre 2000 et 2009
Inflatable penile prosthesis: Satisfaction rate, result, prognostic factors. Prospective study on 50 primooperated patients in CHU of Nice between 2000 and 2009
2013
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 16, 1419-1427

Objectifs : Évaluer les résultats et le taux de satisfaction des patients implantés d’une prothèse pénienne.
Patients et méthode : Entre janvier 2000 et 2009, 50 patients ayant une dysfonction érectile (DE) d’origine organique ont été traités par la pose d’un implant pénien d’érection (IPE) hydraulique par le même opérateur. Seules les primo implantations ont été étudiées. Les dossiers ont été récupérés de manière rétrospective. Les informations que nous avons recueillies étaient les caractéristiques démographiques, celles de la prothèse, les complications per- et postopératoires, et la satisfaction était mesurée par un questionnaire. La collecte des informations a eu lieu par analyse des dossiers et par enquête téléphonique personnalisée. En plus de l’analyse des données de notre centre, nous avons voulu connaître quel était le devenir réel des patients implantés, la façon dont ils utilisaient leurs prothèses au quotidien, et au final le vécu de cette transformation de leurs vie sexuelle.
Résultats : L’âge moyen des patients était de 60,2 ± 8,46 ans (35–75 ans). Trente patients (60 %) implantés étaient diabétiques. La voie d’abord était pénoscrotale dans 100 % des cas. Trois types de prothèse ont été utilisés : AMS Ambicor, AMS 700, Titan OTR. Chez 24 patients, l’IPE était à deux compartiments et chez 26 un IPE à trois compartiments. Deux des patients ont eu leur prothèse retirée pour des raisons de dysfonctionnement du matériel, trois patients pour une érosion prothétique et deux patients pour une infection de prothèse. Sur ces sept explantations, quatre patients ont eu une repose de l’IPE. Le recueil des données du questionnaire était réalisé après un suivi médian de 45 mois (5–114 mois) chez 47 patients (trois explantés). Le taux de satisfaction était de 81 %. Quatre-vingt-quatre pour cent (n = 42) d’entre eux ont eu au moins un rapport par semaine. Vingt-deux pour cent (n = 11) étaient déçus par le manque de longueur de leur verge en érection, cela concernait surtout (72 %) les patients implantés avec une prothèse bi-compartiment. Quatre-vingt quatre pour cent (n = 42) recommanderaient l’intervention à leurs proches, 86 % n = 43 pensaient que leur partenaire en est satisfaite. Dix-huit pour cent (n = 9) ont éprouvés des difficultés lors de l’apprentissage de la technique. L’érection était jugée naturelle par plus de 80 % des patients, plus de 80 % des partenaires étaient satisfaites par le dispositif selon les patients, et 75 % des implantés ont repris confiance en leur fonction sexuelle.
Conclusion : Dans cette série, le taux de satisfaction était plus important avec des prothèses trois compartiments ; plus proches de la physiologie avec une sensation de verge plus longue par le patient, 94 % (47/50) des patients interrogés avaient une prothèse parfaitement fonctionnelle après un recul moyen de 45 mois. Les motifs d’insatisfaction les plus fréquemment relevés étaient la survenue de complications telles que des sepsis, une défaillance mécanique ou une érosion prothétique, mais qui au final ont été pour 60 % (n = 4) corrigées de manière chirurgicale.

Objective: To evaluate satisfaction rates and results in patients with penile prosthesis (5 PP).
Materials and methods: From January 2000 till 2009, 50 patients with organic erectile dysfunction (ED) were implanted with hydraulics penile prosthesis by the same surgeon. Medical records were collected retrospectively. We analysed demographic characteristics, type of prosthesis used, per- and postoperative complications, prothesis explantations and satisfaction rate measured by EDITS modified.
Results: Mean age of patients was 60.2 ± 8.46 years (35–75). Thirty implanted patients (60%) were diabetics. We used a peno-scrotal incision in all patients. Three types of prosthesis were used; AMS Ambicor, AMS 700, Titan OTR. A bi-compartment and three-compartment prosthesis were implanted respectively in 24 and 26 patients. The prosthesis was retrieved in two patients secondary to a mechanical failure, in three patients for prosthesis erosion, in two patients for prosthesis infection. In four out of the seven explanted patients, a second prosthesis was implanted. The EDITS questionnary was realized by telephonic interview in 47 patients after a mean follow-up of 45 months (5–114). The response rate was of 83%. The satisfaction rate was of 81%.
Conclusion: In our series, the satisfaction rate was better for the three-compartment prosthesis. After 45 months of follow-up, 73% (31/42) of patients had a functional prosthesis. The non-satisfaction most frequently found were patients who have complications as sepsis; mechanical failure, and prosthesis erosion, and subjective feeling of penile length reduction.

Mots clés:
Prothèse pénienne / Satisfaction / Enquête dysfonction érectile
Mots-clés:
penis / Penile prosthesis / impotence / Erectile dysfonction / Satisfaction
Aspects épidémiologiques et cliniques des malformations urogénitales cliniquement visibles chez les élèves adolescents de Cotonou
Epidemiological and clinical aspects of visible urogenital malformations among adolescent's schoolboys at Cotonou
2013
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 16, 1428-1434

But : Dépister systématiquement les malformations urogénitales cliniquement visibles (MUGCV) chez les adolescents et en décrire les aspects épidémiologiques et cliniques.
Patients et méthodes : L’étude était transversale de type descriptif et analytique et s’est déroulée de février à août 2012. Elle a concerné les élèves garçons de dix à 19 ans, des collèges d’enseignement secondaire public de Cotonou. Des 26 594 élèves inscrits, 2724 ont été inclus et examinés après un échantillonnage aléatoire de 30 grappes.
Résultats : L’âge moyen des élèves était de 15 ± 2,30 ans (11–19 ans), avec un pic à 18 ans. La prévalence des MUGCV était légèrement plus élevée (9,57 %) chez les individus de parents de niveau socioéconomique bas. La prévalence des MUGCV était plus élevée chez les Yoruba et apparentés (p = 0,02). Elle était plus forte (9,84 %) chez les sujets en période de puberté contre 6,69 % en pré-puberté (p = 0,03). Des 253 élèves ayant des MUGCV, 78 (30,83 %) avaient 146 signes fonctionnels. Il a été répertorié 266 affections et des associations malformatives chez 21 élèves (8,30 %). La varicocèle était la plus fréquente (5,47 %), puis venaient les hernies inguinales (0,99 %), l’hydrocèle vaginale (0,88 %), les anomalies de migration testiculaire (0,59 %), le kyste du cordon spermatique (0,51 %), l’hypotrophie testiculaire isolée (0,48 %), le micropénis (0,33 %), l’hypospadias (0,22 %), la courbure de verge (0,22 %) et le kyste de l’épididyme (0,07 %).
Conclusion : Parmi les patients ayant des MUGCV, la majorité avait au moins une varicocèle, qui occupait la première place au sein de ces malformations chez l’adolescent à Cotonou.

Aims: To detect systematically visible urogenital malformations (VUGM) in adolescents and describe their epidemiological and clinical aspects.
Patients and methods: It was a cross sectional, descriptive and analytical study, conducted from February to August 2012. Upon 2724 adolescents from 10 to 19 years old, of the public secondary schools of Cotonou. Among the 26,594 registered pupils, 2724 were included and examined after a randomized sampling of 30 clusters.
Results: The mean age of the pupils was of 15 ± 2.30 years (11–19 years), with a peak at 18 years. The prevalence of the VUGM was slightly higher (9.57%) in individuals those had parents with low socioeconomic level. The prevalence of the VUGM was high in Yoruba and related (P = 0.02). It was stronger (9.84%) among subjects in puberty period's than in pre-puberty (6.69%) (P = 0.03). From the 253 having VUGM, 78 (30.83%) had 146 functional signs. It was indexed 266 affections and of malformatives associations in 21 pupils (8.30%). Varicocele was the most frequent (5.47%), followed by inguinal hernia (0.99%), hydrocele (0.88%), anomalies of testis migration (0.59%), cyst of spermatic cord (0.51%), insulated testicular hypotrophy (0.48%), micro-penile (0.33%), hypospadias (0.22%), penile curvature (0.22%) and epididymis cyst (0.07%).
Conclusion: Among patients who had VUGM, the majority had at least a varicocele, which occupies so far the first place within these malformations at the adolescents in Cotonou.

Mots clés:
Malformation urogénitale / Aspects épidémiologiques / Cliniques
Mots-clés:
Urogenital malformation / Epidemiologic / Clinical aspects
Résultats d’une enquête sur la pratique de la chirurgie ambulatoire en urologie en région Midi-Pyrénées
Results of a survey on urologic activity in 1-day surgery in Midi-Pyrénées
2013
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 16, 1435-1442

Introduction : La chirurgie ambulatoire est un exercice dont le développement a connu un essor significatif au cours de la dernière décennie. Le but de cette enquête était de faire le point sur les différents aspects de cette pratique, en urologie, en Midi-Pyrénées.
Matériel et méthode : Une étude transversale a été menée auprès des 57 urologues exerçant dans la région Midi-Pyrénées en utilisant un questionnaire informatisé rendu disponible sur Internet. Les urologues n’ayant pas répondu étaient relancés à hauteur d’un courrier électronique de rappel par semaine. Le questionnaire comptait 25 questions, réparties en quatre sous-groupes.
Résultats : Le taux de réponse était de 57,9 % (33/57 urologues). Les résultats montraient que la part de la chirurgie ambulatoire était de 26,4 %, qu’elle était supérieure dans les structures libérales (33,07 ± 17,16 vs 20,42 ± 13,54 %, p = 0,04), que les actes pratiqués étaient peu en adéquation avec les gestes marqueurs, qu’ils étaient réalisés majoritairement dans des blocs opératoires non dédiés (75,0 %) et au sein du programme conventionnel (71,8 %). Il existait un protocole de sortie écrit dans 90,6 % des cas (29 urologues), qui n’était jamais remis au patient dans 7,0 % des cas (2 urologues) et qui n’était jamais transmis au médecin traitant dans 75,8 % des cas (22 urologues).
Conclusion : Cette étude a montré qu’un quart des actes chirurgicaux urologiques réalisés en région Midi-Pyrénées, l’étaient dans le cadre de la chirurgie ambulatoire et que l’organisation respectait incomplètement les recommandations de l’International Association for Ambulatory Surgery. Les principaux problèmes étaient l’absence d’information du médecin traitant et le manque de suivi organisé. Les problèmes d’organisation étaient considérés comme les principaux facteurs limitant au développement de ce type d’activité. La quasi-totalité des urologues interrogés exprimaient le souhait d’augmenter la part d’activité ambulatoire dans le futur.

Introduction: One-day surgery is an exercise whose development has grown significantly over the last decade. This survey aims at reviewing the different aspects of this practice in urology, in the second largest region of France.
Materials and methods: A cross-sectional study was conducted among the 57 urologists working in the Midi-Pyrénées region. A computerized questionnaire was made available on Internet. The non-responder urologists received a reminder email every week. The questionnaire included 25 questions, divided into four subgroups.
Results: The response rate was 57.9% (33/57 urologists). Results showed that the 1-day surgery rate was 26.4%. It was higher in the private sector (33.07 ± 17.16 vs. 20.42 ± 13.54%, P = 0.04). Surgeries were made mainly in non-dedicated operating theaters (75.0%) and in the conventional list (71.8%). There was a written output protocol in 90.6% of cases (29 urologists), which was never given to the patient in 7.0% of cases (2 urologists) and never sent to the family doctor in 75.8% of cases (22 urologists).
Conclusion: This study has shown that outpatient surgery accounted for a quarter of urologic surgery in Midi-Pyrénées region, and that the organization follows the recommendations of the International Association for Ambulatory Surgery. The main problems were the lack of information of the family doctor, and the lack of organized follow. Organizational problems were considered as the limiting factors of this activity development.

Mots clés:
Chirurgie ambulatoire / urologie / Organisation
Mots-clés:
One-day surgery / Urology / Organisation
Métastase urétérale isolée d’un adénocarcinome prostatique : à propos d’un cas et revue de la littérature
Ureteral metastasis of prostatic adenocarcinoma: Case report and literature review
2013
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 16, 1443-1448

Les métastases urétérales secondaires à un adénocarcinome prostatique sont très rares. Nous rapportons un cas de métastase urétérale droite d’un cancer de prostate découverte chez un homme de 66 ans. Seulement dix cas de métastases urétérales de cancer de prostate ont été rapportés ces 30 dernières années dans la littérature. Les patients avaient le plus souvent un cancer de prostate multimétastatique. Le traitement local n’est pas standardisé. Il semble pertinent de proposer une hormonothérapie seule en première intention.

Ureteral metastases of prostatic adenocarcinoma are very rare. We report the case of a 66-year-old man with a right ureteral metastasis of prostate cancer. Only 10 cases have been reported in the literature these last 30 years. Most patients had a multimetastatic prostate cancer. Local treatment is not standardized. Hormonotherapy seems to be the most appropriate treatment in first intention.

Mots clés:
Adénocarcinome prostatique / Métastase urétérale / Obstruction urétérale
Mots-clés:
Prostatic adenocarcinoma / Ureteral metastasis / Ureteral obstruction
Réponse au commentaire sur la néphrectomie laparoscopique pour reins polykystiques est faisable et reproductible
Response to the comment to the laparoscopic nephrectomy for polycystic kidney is feasible and reproducible
2013
- Commentaire à…
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 16, 1449-1450
Suite à la publication de notre article sur la faisabilité de la néphrectomie laparoscopique pour les reins polykystiques (PKR) , le Dr Timsit a fait plusieurs commentaires auxquels nous souhaitions répondre.
RETRACTED : Un cas de possible transmission du virus de l’hépatite C au décours d’une biopsie transrectale échoguidée de prostate
2013
- Rétractation
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 16, 1451-1452
This article has been retracted: please see Elsevier Policy on Article Withdrawal (http://www.elsevier.com/locate/withdrawalpolicy).
Erratum à l’article « Les médicaments de la vessie » [Prog Urol 2013;23(15):1271–86]
2013
- Erratum
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 16, 1453-1454
Une erreur s’est produite dans l’un des articles du Rapport 2013 : Les médicaments de la vessie [Urinary bladder drugs], la , illustrant le mécanisme d’action de la toxine botulique en page 1281 n’est pas la bonne. Voici la figure telle qu’elle aurait dû apparaître.
Erratum à l’article « Les médicaments de la médecine sexuelle » [Prog. Urol. 2013;23(15):1299–311]
2013
- Erratum
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 16, 1455
Une erreur s’est produite dans l’un des articles du Rapport 2013 : Les médicaments de la médecine sexuelle [Drugs for sexual medicine]. Une invertion s’est produite entre le nom et le prénom de l’auteur en troisième position qui s’appelle en fait Geoffroy Robin. Les affiliations restent inchangées. Voici donc la liste des auteurs telle qu’elle aurait dû apparaître :