Base bibliographique

Rendre l’âme ? D’accord, mais à qui ? disait Gainsbourg
Give up the spirit? Fine, but whose? As Gainsbourg used to say
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 15, 26, 871
Éditorial
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 15, 26, 872-873
Histoire chirurgicale de la transplantation rénale
History of kidney transplantation surgery
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 15, 26, 874-881

Objectif : Réaliser une mise au point sur l’histoire de la transplantation rénale.

Matériel et méthodes : Une recherche bibliographique exhaustive à partir de Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) et Embase (http://www.embase.com) a été réalisée en utilisant les mots clés (MeSH) suivants seuls ou en combinaison : « Transplantation rénale, histoire, anastomose vasculaire ».

Résultats : Des premières ligatures artérielles à la découverte de la ciclosporine, l’histoire de la transplantation a été marquée par des paris chirurgicaux et des découvertes médicales (groupe sanguin, système HLA, immunité). L’audace de certains chirurgiens a permis, petit à petit, de mettre en place la technique de transplantation rénale comme un traitement de choix de l’insuffisance rénale terminale.

Conclusion : Cet article vise à rappeler les premières avancées chirurgicales en matière de chirurgie vasculaire et d’anastomoses, puis à reprendre les informations retrouvées dans les archives de la Bibliothèque nationale de France pour apporter une description rigoureuse des premières transplantations rénales, des techniques employées et de leurs auteurs.

Objectives : To perform a state of the art about the history of kidney transplantation.

Material and methods : An exhaustive systematic review of the scientific literature was performed in the Medline database (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) and Embase (http://www.embase.com) using different associations of the following keywords (MESH): kidney transplantation, history, vascular anastomosis.

Results : From the first vascular ligations to the discovery of ciclosporin, the history of organ transplantation was made of surgical bets and medical discoveries, such as blood group, HLA-system, immunity, etc. The audacity of some surgeons led to the onset of renal transplantation as the treatment of choice for end stage renal disease.

Conclusion : This article aims to describe the first surgical methods for vascular anastomosis and renal transplantation. Through a comprehensive search within the archives of the French National Library, the authors provide a precise description of the first renal transplantations performed, the technique that have been used and their authors.

Mots clés:
Transplantation rénale / Histoire / Anastomose vasculaire
Insuffisance rénale chronique et transplantation rénale
Chronic kidney disease and kidney transplantation
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 15, 26, 882-908

Objectif : Réaliser une mise au point des connaissances sur l’épidémiologie de l’insuffisance rénale chronique et son traitement de choix qu’est la transplantation rénale avec une analyse des coûts et des résultats de ce traitement ainsi que de ses inégalités d’accès.

Matériel et méthodes : Une recherche bibliographique exhaustive à partir de Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) et Embase (http://www.embase.com) a été réalisée en utilisant les mots clés (MeSH) suivants seuls ou en combinaison : « insuffisance rénale chronique ; épidémiologie ; transplantation rénale ; coût ; survie ; transplant ; mort cérébrale ; arrêt cardiaque ; accès ; allocations ». Les articles obtenus ont ensuite été sélectionnés sur leur méthodologie, leur langue de publication (anglais/français), leur pertinence par rapport au sujet traité et leur date de publication (10 dernières années). Seules des études prospectives et rétrospectives en anglais et en français, articles de revue, de méta-analyse ou de recommandations ont été sélectionnées. Cette recherche a retrouvé 3234 articles. Après sélection en fonction du titre et/ou du résumé, 99 articles ont été retenus et analysés. La sélection finale des articles s’est faite en fonction de leur pertinence.

Résultats : La prévalence de l’insuffisance rénale chronique est en constante augmentation en raison de l’augmentation de l’espérance de vie, de l’incidence du diabète et du contrôle des facteurs de risque cardiovasculaire. Son traitement de choix est la transplantation rénale dont les résultats sont toujours plus satisfaisants et qui, comparée à la dialyse, augmente l’espérance de vie, améliore la qualité de vie et coûte moins chère à la société. Mais, il existe, pour plusieurs raisons, une pénurie de transplants avec pour conséquence une augmentation de la liste d’attente. Par ailleurs, il existe des inégalités d’accès à ce traitement contre lesquelles il est difficile de lutter.

Conclusions : Le traitement de l’insuffisance rénale chronique par la transplantation rénale est difficile en raison d’une pénurie d’organes. Il faut développer d’autres voies d’approvisionnement pour améliorer la qualité et l’espérance de vie des patients.

Objectives : To report epidemiology and characteristics of end-stage renal disease (ESRD) patients and renal transplant candidates, and to evaluate access to waiting list and results of renal transplantation.

Material and methods : An exhaustive systematic review of the scientific literature was performed in the Medline database (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) and Embase (http://www.embase.com) using different associations of the following keywords: “chronic kidney disease, epidemiology, kidney transplantation, cost, survival, graft, brain death, cardiac arrest, access, allocation”. French legal documents have been reviewed using the government portal (http://www.legifrance.gouv.fr). Articles were selected according to methods, language of publication and relevance. The reference lists were used to identify additional historical studies of interest. Both prospective and retrospective series, in French and English, as well as review articles and recommendations were selected. In addition, French national transplant and health agencies (http://www.agence-biomedecine.fr and http://www.has-sante.fr) databases were screened using identical keywords. A total of 3234 articles, 6 official reports and 3 newspaper articles were identified; after careful selection 99 publications were eligible for our review.

Results : The increasing prevalence of chronic kidney disease (CKD) leads to worsen organ shortage. Renal transplantation remains the best treatment option for ESRD, providing recipients with an increased survival and quality of life, at lower costs than other renal replacement therapies. The never-ending lengthening of the waiting list raises issues regarding treatment strategies and candidates’ selection, and underlines the limits of organ sharing without additional source of kidneys available for transplantation.

Conclusion : Allocation policies aim to reduce medical or geographical disparities regarding enrollment on a waiting list or access to an allotransplant.

Mots clés:
Insuffisance rénale chronique / Épidémiologie / Transplantation rénale / Coût / Survie
Le donneur décédé de rein
Deceased donation in renal transplantation
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 15, 26, 909-939

Objectif : Proposer une revue des connaissances épidémiologiques et médicales du donneur décédé dans le cadre de la transplantation rénale.

Matériels et méthodes : Une recherche bibliographique à partir de Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) et Embase (http://www.embase.com) a été réalisée en utilisant les mots clés (MeSH) suivants seuls ou en combinaison : « donneur décédé ; mort cérébrale ; épidémiologie ; transplantation ; arrêt cardiaque ; prélèvement d’organes ». Les articles ont été sélectionnés sur leur méthodologie, leur langue de publication et leur pertinence. La bibliographie des articles sélectionnés a permis d’identifier d’autres publications antérieures d’intérêt. Les études prospectives et rétrospectives en anglais et en français, articles de revue, de méta-analyse ou de recommandations ont été sélectionnées. Les bases de données de l’Agence de biomédecine (http://www.agence-biomedecine.fr) et de la Haute Autorité de santé (http://www.has-sante.fr) ont été consultées en utilisant les mots clés « don d’organe, transplantation, prélèvement d’organes ». Cette recherche a retrouvé 2498 articles, 8 rapports officiels et 17 articles de presse écrite. Après sélection en fonction de leur pertinence, 157 articles ont été retenus et analysés.

Résultats : Le donneur décédé de rein peut être un donneur en mort encéphalique (ME), ou un donneur décédé d’arrêt cardiaque (DDAC). La pénurie de transplants a conduit à prélever des donneurs à critères dits élargis (ECD), de plus en plus âgés, avec des maladies vasculaires parfois étendues. Les résultats inférieurs de la transplantation à partir de tels donneurs soulignent l’importance de la prise en charge médicale en réanimation avant le prélèvement. L’évolution des lois de bioéthique en France et les excellents résultats publiés dans la littérature ont permis de mettre en place le prélèvement de DDAC des catégories de Maastricht II puis récemment III.

Conclusion : L’accroissement de la pénurie de reins impose une rigueur chirurgicale lors du prélèvement multi-organes, pour limiter les erreurs techniques conduisant à la perte de précieux transplants. La réflexion quant à la gestion de la découverte d’un cancer chez le donneur s’est imposée pour augmenter le nombre de transplants disponibles tout en minimisant le risque de transmission néoplasique au receveur. Le programme français de prélèvement des DDAC de la catégorie III de Maastricht représente une source potentielle importante de transplants de qualité.

Objectives : To review epidemiologic data's and medical results of deceased donation in renal transplantation.

Material and methods : Relevant publications were identified through Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) and Embase (http://www.embase.com) database using the following keywords, alone or in association, “brain death; cardiac arrest; deceased donation; organ procurement; transplantation”. Articles were selected according to methods, language of publication and relevance. The reference lists were used to identify additional historical studies of interest. Both prospective and retrospective series, in French and English, as well as review articles and recommendations were selected. In addition, French national transplant and health agencies (http://www.agence-biomedecine.fr and http://www.has-sante.fr) databases were screened using identical keywords. A total of 2498 articles, 8 official reports and 17 newspaper articles were identified; after careful selection 157 publications were eligible for our review.

Results : Deceased donation may involve either brain death or non-heartbeating donors (NHBD). Organ shortage led to the procurement of organs from expanded-criteria donors, with an increased age at donation and extended vascular disease, leading to inferior results after transplantation and underlining the need for careful donor management during brain death or cardiac arrest. Evolution of French legislation covering bioethics allowed procurement from Maastricht categories II and recently III non-heartbeating donors.

Conclusion : The increase of organ shortage emphasizes the need for a rigorous surgical technique during procurement to avoid loss of transplants. A history or current neoplasm in deceased-donors, requires attention to increase the pool of organs without putting the recipients at risk for cancer transmission. French NHBD program, especially from Maastricht category III, may stand for a potential source of valuable organs.

Mots clés:
Donneur décédé / Mort cérébrale / Épidémiologie / Transplantation / Arrêt cardiaque
Le donneur vivant de rein
Living kidney donation
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 15, 26, 940-963

Objectif : Réaliser une mise au point sur les aspects éthiques, réglementaires et techniques de la chirurgie du donneur vivant de rein.

Matériel et méthodes : Une recherche bibliographique exhaustive à partir de Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) et Embase (http://www.embase.com) a été réalisée en utilisant les mots clés suivants seuls ou en combinaison : « Don croisé ; Donneur vivant ; Extraction vaginale ; Néphrectomie donneur ; Néphrectomie cœlioscopique robot-assistée ; Trafic d’organes ; Transplantation rénale ». Les documents législatifs français ont également été consultés (http://www.legifrance.gouv.fr). Ainsi, 6421 articles ont été identifiés. Après élimination des doublons et sélection des articles sur leur pertinence et dont le texte intégral était disponible par les abonnements hospitaliers et universitaires, 161 articles ont été revus et ont été sélectionnés.

Résultats : Le débat éthique concernant le don de rein se focalise aujourd’hui autour de la pénurie d’organes, de la compensation financière ou non du donneur, du trafic d’organes et des données récentes soulignant le sur-risque d’insuffisance rénale à long terme du donneur. Les aspects réglementaires visent à élargir le cercle des donneurs, tout en assurant la protection des personnes ; le don croisé est un exemple mais dont l’efficacité, en France, est discutable. La voie cœlioscopique s’est vite imposée comme une voie d’abord de référence et la voie robotique est en cours de développement sans bénéfice démontré par rapport aux autres techniques mini-invasives.

Conclusion : La chirurgie du donneur vivant a connu de nombreuses évolutions techniques principalement mini-invasives visant à minimiser les effets secondaires chez le donneur tout en maintenant le risque de morbidité le plus faible possible pour cette chirurgie particulière réalisée chez des patients sains dont la surveillance au long cours apparaît essentielle.

Objectives : To review ethical, legal and technical aspects of living kidney donor surgery.

Material and methods : An exhaustive systematic review of the scientific literature was performed in the Medline database (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) and Embase (http://www.embase.com) using different associations of the following keywords: Donor nephrectomy; Kidney paired donation; Kidney transplantation; Laparoscopic nephrectomy; Living donor; Organs trafficking; Robotic assisted nephrectomy; Vaginal extraction. French legal documents have been reviewed using the government portal (http://www.legifrance.gouv.fr). Articles were selected according to methods, language of publication and relevance. A total of 6421 articles were identified; after careful selection, 161 publications were considered of interest and were eligible for our review.

Results : The ethical debate focuses on organ shortage, financial incentive, organ trafficking and the recent data suggesting a small but significant increase risk for late renal disease in donor population. Legal decisions aim to increase the number of kidneys available for donation, such as kidney-paired donation that faces several obstacles in France. Laparoscopic approach became widely used, while robotic-assisted donor nephrectomy failed to demonstrate improved outcome as compared with other minimal invasive techniques.

Conclusion : Minimally invasive living donor nephrectomy aims to limit side effects in the donor without increasing the morbidity in this specific population of healthy persons; long term surveillance to prevent the onset of renal disease in mandatory.

Mots clés:
Don croisé / Donneur vivant / Extraction vaginale / Néphrectomie donneur / Trafic d’organes
Ischémie–reperfusion. Liquides de conservation et machines de perfusion en transplantation rénale
Ischemia–reperfusion. Preservation solution and hypothermic machine perfusion
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 15, 26, 964-976

Objectif : Décrire le mécanisme d’ischémie–reperfusion, ses conséquences sur le transplant rénal et les stratégies de conservation permettant de réduire les lésions d’ischémie–reperfusion.

Matériel et méthodes : Une recherche bibliographique exhaustive à partir de Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) et Embase (http://www.embase.com) a été réalisée en utilisant les mots clés suivants seuls ou en combinaison : « insuffisance rénale, transplantation rénale, lésions d’ischémie–reperfusion, préservation d’organe, machines de perfusion et cellules endothéliales ». Les articles obtenus ont ensuite été sélectionnés sur leur méthodologie, leur langue de publication (anglais/français), leur pertinence par rapport au sujet traité et leur date de publication. Seules les études prospectives et rétrospectives en anglais et en français, articles de revue, de méta-analyse ou de recommandations ont été sélectionnés (1293 articles). Après sélection en fonction du titre et du résumé et de la pertinence, 88 articles ont été analysés et inclus dans les différentes sous sections (ischémie–reperfusion 61 articles ; conservation d’organe 27 articles).

Résultats : Les lésions d’ischémie débutent lors du clampage de l’organe chez le donneur et perdurent jusqu’au déclampage. Les lésions de reperfusion correspondent à une aggravation des lésions précédentes lors de la phase initiale de reperfusion, conséquence de l’apport d’oxygène alors que le métabolisme mitochondrial n’est pas restauré, du réchauffement et de l’infiltration du greffon par les cellules du receveur. Outre d’importantes conséquences métaboliques et structurelles, ces lésions ont des conséquences immunologiques majeures, notamment par le biais de l’activation de l’immunité innée.

Conclusion : La compréhension des mécanismes d’ischémie–reperfusion est essentielle pour améliorer les techniques de préservation et limiter leur conséquence à long terme sur la survie des greffons et des patients. Parmi les stratégies pour lutter contre les lésions d’ischémie–reperfusion, la conservation des greffons sur machine à perfusion a montré son avantage tant sur la plan biologique que clinique. Les principes et les résultats de la perfusion des greffons seront décrits dans cet article.

Aims : To describe ischemia–reperfusion mechanisms, the impact on kidney graft and strategies developed to minimize ischemia–reperfusion damages.

Material and methods : An exhaustive systematic review of the scientific literature was performed in the Medline database (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) and Embase (http://www.embase.com) using different associations of the following keywords: ischemia-reperfusion; organ preservation; hypothermic machine perfusion; renal transplantation. Publications obtained were selected based on methodology, language, date of publication and relevance. Prospective and retrospective studies, in English or French, review articles; meta-analysis and guidelines were selected and analyzed. This search found 1293 articles. After reading titles and abstracts, 88 were included in the text, based on their relevance.

Results : Ischemia–reperfusion injuries occur when blood supply of an organ is interrupted or drastically reduced. Ischemic damages started immediately after arterial clamping in donor, persist during cold ischemia time, and are increased after reperfusion because of increased oxygen levels, organ warming and recipient cell infiltration. Besides metabolic and biologic impact, IR induced dramatic immunologic impact through immunologic cells activation.

Conclusions : Knowledge of IR mechanisms is crucial to improve organ storage strategies and to decreased impact of IR on long-term graft and patient survival. Hypothermic machine perfusion was associated with prolonged graft survival versus cold storage. Principles and results of hypothermic machine perfusion will be reported.

Mots clés:
Insuffisance rénale / Transplantation rénale / Lésions d’ischémie–reperfusion / Préservation d’organe / Machines de perfusion
Aspects immunologiques et immunosuppression en transplantation rénale, transplantations rénales ABO et HLA-incompatibles
Immunology and immunosuppression in kidney transplantation. ABO and HLA incompatible kidney transplantation
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 15, 26, 977-992

Objectifs : Réaliser un état de l’art sur les aspects immunologiques en transplantation rénale, les différents immunosuppresseurs et leurs mécanismes d’action ainsi que les transplantations « immunologiquement » à risque comme les transplantations ABO et HLA-incompatibles.

Matériel et méthodes : Une recherche bibliographique exhaustive à partir de Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) et Embase (http://www.embase.com) a été réalisée en utilisant les mots clés suivants (MeSH) seuls ou en combinaison : « allogenic response; allograft; immunosuppression; ABO incompatible transplantation; donor specific antibodies; HLA incompatible; desensitization; kidney transplantation ». Les articles obtenus ont ensuite été sélectionnés sur leur méthodologie, leur langue de publication (anglais/français), leur pertinence par rapport au sujet traité et leur date de publication. Seules les études prospectives et rétrospectives en anglais et en français, articles de revue, de méta-analyse ou de recommandations ont été sélectionnés (4717 articles). Après sélection en fonction du titre et du résumé, 141 articles ont été analysés et inclus.

Résultats : En transplantation rénale des progrès considérables ont été réalisés ces dernières années dans la connaissance de la réaction allogénique permettant une optimisation de l’immunosuppression, et l’apparition de nouvelles molécules. Dans une première partie de cet article, le mécanisme de la réponse allo-immune est schématiquement décrit. Les différentes classes d’immunosuppresseurs sont ensuite présentées. Enfin, sont exposées les modalités d’association de ces molécules ainsi que les tendances actuelles de l’immunosuppression. Les modalités et résultats des transplantations ABO et HLA-incompatibles sont décrits.

Conclusion : La connaissance et le contrôle de la réaction immunitaire vis-à-vis du greffon, appelé réponse allogénique ont permis l’essor considérable de la transplantation rénale.

Objectives : To perform a state of the art about immunological features in renal transplantation, immunosuppressive drugs and their mechanisms of action and immunologically high risk transplantations such as ABO and HLA-incompatible transplantation.

Material and methods : An exhaustive systematic review of the scientific literature was performed in the Medline database (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) and Embase (http://www.embase.com) using different associations of the following keywords (MESH): “allogenic response; allograft; immunosuppression; ABO incompatible transplantation; donor specific antibodies; HLA incompatible; desensitization; kidney transplantation”. Publications obtained were selected based on methodology, language, date of publication (last 10 years) and relevance. Prospective and retrospective studies, in English or French, review articles; meta-analysis and guidelines were selected and analyzed. This search found 4717 articles. After reading titles and abstracts, 141 were included in the text, based on their relevance.

Results : The considerable step in comprehension and knowledge allogeneic response this last few years allowed a better used of immunosuppression and the discover of news immunosuppressive drugs. In the first part of this article, the allogeneic response will be described. The different classes of immunosuppressive drugs will be presented and the actual management of immunosuppression will be discussed. Eventually, the modalities and results of immunologically high-risk transplantations such as ABO and HLA incompatible transplantations will be reported.

Conclusions : The knowledge and the control of allogeneic response to allogeneic graft allowed the development of renal transplantation.

Mots clés:
Réponse allogénique / allogreffe / Immunosuppression / Transplantation ABO-incompatible / Transplantation HLA incompatible
Prise en charge de la polykystose rénale autosomique dominante avant transplantation rénale
Polycystic kidney disease and kidney transplantation
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 15, 26, 993-1000

Objectifs : Réaliser un état de l’art sur la polykystose rénale autosomique dominante acquise (PRADA), la prise en charge de ses complications urologiques et les modalités de traitement de l’insuffisance rénale.

Matériel et méthodes : Une recherche bibliographique exhaustive à partir de Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) et Embase (http://www.embase.com) a été réalisée en utilisant les mots clés suivants (MeSH) seuls ou en combinaison : « autosomal dominant polykystic kidney disease », « complications », « native nephrectomy », « kidney transplantation ». Les articles obtenus ont ensuite été sélectionnés sur leur méthodologie, leur langue de publication (anglais/français), leur pertinence par rapport au sujet traité et leur date de publication. Seules les études prospectives et rétrospectives en anglais et en français, articles de revue, de méta-analyse ou de recommandations ont été sélectionnés (3779 articles). Après sélection en fonction du titre et du résumé, 52 articles ont été analysés et inclus.

Résultats : La PRADA est la première cause d’atteinte génétique rénale (touchant 1 personne/1000 en France) aboutissant dans 50 % des cas à une insuffisance rénale chronique terminale nécessitant le recours aux techniques de suppléance ou à la transplantation. La PRADA est source de nombreuses complications urologiques comme l’hématurie macroscopique, les surinfections kystiques, douleurs rénales et les calculs de l’appareil urinaire pour lesquelles l’urologue peut être sollicité. Dans le cadre du bilan prétransplantation, la discussion portera sur la nécessité ou non de réaliser une néphrectomie des reins natifs dont les indications sont soit des complications récidivantes soit le manque de place pour l’implantation du greffon. Le moment optimum de la néphrectomie sera discuté selon plusieurs critères (dialyse ou greffe préemptive, sévérité des complications, anurie, accès à la greffe, potentiel donneur vivant).

Conclusion : La prise en charge de la PRADA dans l’évaluation prétransplantation rénale est complexe. L’attitude doit être la plus conservatrice possible afin de limiter les troubles électrolytiques secondaires à l’oligoanurie, de conserver un appareil urinaire fonctionnel et une bonne qualité de vie. La chirurgie reste le traitement de référence, cependant, l’embolisation rénale semble une alternative efficace et associée à une faible morbidité.

Objectives : To perform a state of the art about autosomal dominant polykystic kidney disease (ADPKD), management of its urological complications and end stage renal disease treatment modalities.

Material and methods : An exhaustive systematic review of the scientific literature was performed in the Medline database (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) and Embase (http://www.embase.com) using different associations of the following keywords (MESH): “autosomal dominant polykystic kidney disease”, “complications”, “native nephrectomy”, “kidney transplantation”. Publications obtained were selected based on methodology, language, date of publication (last 10 years) and relevance. Prospective and retrospective studies, in English or French, review articles; meta-analysis and guidelines were selected and analyzed. This search found 3779 articles. After reading titles and abstracts, 52 were included in the text, based on their relevance.

Results : ADPKD is the most inherited renal disease, leading to end stage renal disease requiring dialysis or renal transplantation in about 50% of the patients. Many urological complications (gross hematuria, cysts infection, renal pain, lithiasis) of ADPKD required urological management. The pretransplant evaluation will ask the challenging question of native nephrectomy only in case of recurrent kidney complications or large kidney not allowing graft implantation. The optimum timing for native nephrectomy will depend on many factors (dialysis or preemptive transplantation, complication severity, anuria, easy access to transplantation, potential living donor).

Conclusion : Pretransplant management of ADPKD is challenging. A conservative strategy should be promoted to avoid anuria (and its metabolic complications) and to preserve a functioning low urinary tract and quality of life. When native nephrectomy should be performed, surgery remains the gold standard but renal arterial embolization may be a safe option due to its low morbidity.

Mots clés:
Polykystose rénale autosomique dominante / Transplantation rénale / Néphrectomie des reins natifs / laparoscopie
La transplantation rénale et ses défis
Challenges in renal transplantation
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 15, 26, 1001-1044

Objectif : Décrire les techniques chirurgicales de transplantation rénale, et rapporter les stratégies spécifiques liées aux situations à risque d’échec.

Matériels et méthodes : Une recherche bibliographique à partir de Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/) et Embase (http://www.embase.com/) a été réalisée en utilisant les mots clés (MeSH) suivants seuls ou en combinaison : « transplantation ; maladie artérielle ; obésité ; transplantations itératives ; troisièmes transplantations ; chirurgie assistée par robot ; traitements anticoagulants ; bi-transplantation rénale ». Les articles ont été sélectionnés sur leur méthodologie, leur langue de publication et leur pertinence. La bibliographie des articles sélectionnés a permis d’identifier d’autres publications antérieures d’intérêt. Cette recherche a retrouvé 1949 articles pour les maladies artérielles périphériques et traitements anticoagulants, 1083 pour l’obésité, 663 pour les bi-transplantations, 458 pour les transplantations itératives et 84 pour la transplantation avec assistance robotique. Après sélection en fonction de leur pertinence, 304 articles ont été retenus et analysés.

Résultats : L’évaluation chirurgicale du futur receveur est une étape primordiale pour anticiper les difficultés de la transplantation rénale, interrompre les traitements par clopidogrel ou par anticoagulant oral d’action directe, et réaliser un geste nécessaire de revascularisation. Il n’existe pas de données robustes pour définir le meilleur traitement de l’obésité du receveur ni le moment de sa réalisation mais sa prise en charge globale doit intervenir précocement dans la maladie rénale chronique afin d’améliorer l’accès de ces patients à la transplantation rénale et d’en améliorer les résultats. En cas de vessie neurologique ou d’uropathie malformative, l’évaluation de la fonction vésicale doit être réalisée avant l’installation de l’oligo-anurie pour proposer un traitement précoce. La dérivation urinaire peut être réalisée avant ou après la transplantation, sans différence significative concernant la survie des transplants et des patients ou la survenue d’épisodes infectieux. Le programme français de bi-transplantation rénale apporte des résultats très satisfaisants grâce à une sélection rigoureuse des donneurs mais peine à convaincre les équipes. Les transplantations itératives représentent un challenge chirurgical et immunologique, avec un risque accru de complications, et une diminution modérée de la survie du transplant en cas de donneur ECD ou de longue durée d’attente entre les transplantations. La transplantation rénale robot-assistée est une technique récente qui doit être évaluée.

Conclusion : La décision de repousser les limites de la transplantation rénale chez des receveurs fragiles s’inscrit dans une réflexion globale sur le pronostic du patient et le bénéfice qu’il peut retirer de l’attribution d’une ressource rare pour laquelle d’autres patients sont en attente.

Objectives : To describe kidney transplantation surgical techniques and to propose strategies in high-risk recipients.

Material and methods : Relevant publications were identified through Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/) and Embase (http://www.embase.com/) database using the following keywords, alone or in association, “renal transplantation; peripheral arterial disease; obesity; third and fourth transplantation; robotic-assisted kidney transplant; anticoagulant therapy; dual kidney transplant”. Articles were selected according to methods, language of publication and relevance. The reference lists were used to identify additional historical studies of interest. Both prospective and retrospective series, in French and English, as well as review articles and case-reports were selected. A total of 1949 articles were analyzed for arterial disease and anticoagulant therapy, 1083 for obesity, 663 for dual kidney transplants, 458 for third and subsequent procedures and 84 for robotic-assisted kidney transplantation. After careful selection, 304 publications were eligible for our review.

Results : Surgical assessment of future recipients is a pivotal step to anticipate technical difficulties, to interrupt clopidogrel or direct oral anticoagulants and to propose a revascularization procedure when necessary. Lack of data regarding obese recipients does not allow us to conclude about best surgical care or optimal timing but suggest that an early global management of obesity in chronic kidney disease patients is mandatory to improve access to a successful transplantation. In neurologic bladder and congenital anomalies, urodynamics and bladder function must be assessed prior to the onset of oliguria to intend an early treatment. Urinary diversion may be performed prior to or after transplantation with similar survival outcome and comparable rates of infections. Because of a rigorous selection of donors, the French dual kidney transplant program provides satisfactory outcomes, but fails in convincing surgical teams nationwide. Third and subsequent transplant procedures remain a surgical and immunological challenge, with an increased morbidity and a moderate decline in transplant survival only when donors are extended criteria’ with extensive duration of waiting time between procedures. Robotic-assisted kidney transplantation is a recent technique requiring methodical evaluation.

Conclusion : Kidney transplantation in challenging recipients implies a global understanding of patients’ prognosis and benefits versus dialysis, in the context of the attribution of a valuable resource awaited by other patients on waiting list.

Mots clés:
Transplantation / Maladie artérielle / Obésité / transplantations itératives / Troisièmes transplantations
Transplantation rénale pédiatrique
Pediatric kidney transplantation
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 15, 26, 1045-1052

Objectif : Faire une mise au point des indications, des différentes stratégies chirurgicales et des résultats de la transplantation rénale pédiatrique.

Matériel et méthodes : Une recherche bibliographique exhaustive à partir de Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) et Embase (http://www.embase.com) a été réalisée en utilisant les mots clés (MeSH) suivants seuls ou en combinaison : « transplantation rénale », « pédiatrie », « spécificité », « résultats ». Les articles obtenus ont ensuite été sélectionnés sur leur méthodologie, leur langue de publication (anglais/français), leur pertinence par rapport au sujet traité et leur date de publication. Seules les études prospectives et rétrospectives en anglais et en français, articles de revue, de méta-analyse ou de recommandations ont été sélectionnés (2608 articles). Après sélection en fonction du titre et du résumé, 18 articles ont été analysés et inclus.

Résultats : La transplantation rénale est reconnue comme le traitement de référence dans la prise en charge de l’insuffisance rénale terminale chez l’enfant. Il s’agit d’une procédure chirurgicale bien codifiée dont les principes de bases reposent sur un abord retropéritonéal lorsque le poids de l’enfant et la taille du rein à greffer le permettent, ou transpéritonéal par voie médiane pour les enfants de poids inférieur à 15 kg ou lorsque le rein à transplanter est trop gros pour être positionné dans la fosse iliaque. Les anastomoses vasculaires veineuses et artérielles se font habituellement sur l’axe iliaque primitif ou externe lorsque la transplantation est en fosse iliaque, et sur la veine cave inférieure et l’aorte lorsque l’abord est médian transpéritonéal. Le rétablissement de la continuité urinaire utilise le plus souvent une réimplantation urétérovésicale de type extravésicale selon la technique de Campos Freire. Néanmoins, les conditions anatomiques, en particulier vasculaires (thrombose de l’axe ilio-cave) rencontrées chez le receveur, peuvent amener à modifier la stratégie de transplantation.

Conclusion : Pour les équipes entraînées aux sutures vasculaires et aux techniques d’anastomoses microchirurgicales, les échecs techniques ne sont pas supérieurs à ceux rapportés chez l’adulte. La survie des greffons a considérablement augmentée pour être supérieure aujourd’hui à celle observée chez l’adulte au prix d’un traitement immunosuppresseur de même nature que celui utilisé chez les adultes. Les complications virales sont fréquentes et le lymphome post-transplantation reste une des principales causes de mortalité chez les enfants. L’adolescence est marquée par des problèmes de compliance au traitement immunosuppresseur et s’accompagne d’une augmentation significative de pertes de greffons.

Aims : To describe indications, surgical aspects, results and outcomes of kidney transplantation in children.

Material and methods : An exhaustive systematic review of the scientific literature was performed in the Medline database (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) and Embase (http://www.embase.com) using different associations of the following keywords (MESH): “kidney transplantation”, “pediatric”, “children”, “outcomes”. Publications obtained were selected based on methodology, language, date of publication (last 10 years) and relevance. Prospective and retrospective studies, in English or French, review articles; meta-analysis and guidelines were selected and analyzed. This search found 2608 articles. After reading titles and abstracts, 18 were included in the text based on their relevance.

Results : Kidney transplantation is the gold-standard treatment for end stage renal kidney disease in children. The surgical procedure is well standardized with a retroperitoneal approach when child and kidney size allow it or a transperitoneal approach in child less than 15 kg and big size kidney graft. Anastomosis sites include iliac vessels in the retroperitoneal approach, and inferior vena cava and aorta in case of transperitoneal procedure. Ureteral reimplantation used most of the time a Campos Freire technique. Sometimes, particular conditions in the recipient (such as vena cava thrombosis) required procedure adaptation.

Conclusion : Graft survival dramatically increased over the past few years and is now superior to those observed in adult kidney transplantation, particularly in experienced team with microsurgery skills. Immunosuppressive treatments are similar to adults. Viral infections and post-transplant lymphoproliferative disorder are the main complications of renal transplantation in children and may lead to lethal outcomes. An increase graft loss is observed during boyhood due to immunosuppressive drugs uncompliance.

Mots clés:
Transplantation rénale / Pédiatrie / Spécificité / Résultats
Transplantation simultanée de rein et de pancréas
Simultaneous pancreas and kidney transplantation
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 15, 26, 1053-1065

Objectifs : Réaliser un état de l’art sur les différents aspects de la transplantation pancréatique, comme les indications, les techniques chirurgicales, les stratégies d’immunosuppression et les résultats de la transplantation rein–pancréas simultanée.

Matériel et méthodes : Une recherche bibliographique exhaustive à partir de Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) et Embase (http://www.embase.com) a été réalisée en utilisant les mots clés suivants seuls ou en combinaison : « pancreas transplantation; kidney transplantation, simultaneous pancreas–kidney transplantation; immunosuppression ». Les articles obtenus ont ensuite été sélectionnés sur leur méthodologie, leur langue de publication (anglais/français), leur pertinence par rapport au sujet traité et leur date de publication. Seules les études prospectives et rétrospectives en anglais et en français, articles de revue, de méta-analyse ou de recommandations ont été sélectionnés (2736 articles). Après sélection en fonction du titre et du résumé et de la pertinence, 23 articles ont été analysés et inclus.

Résultats : En transplantation pancréatique des progrès considérables ont été réalisé ces dernières années aussi bien dans l’optimisation des indications, le perfectionnement de la technique chirurgicale, que dans l’immunosuppression. Dans une première partie de cet article, l’épidémiologie, les indications et le bilan pré transplantation de pancréas seront détaillées. Les techniques de prélèvement, de préparation et de transplantation pancréatique seront ensuite rappelées. Enfin, sont exposés les résultats de ces transplantations.

Conclusion : Malgré une morbidité non négligeable, la transplantation rein–pancréas reste le meilleur traitement de la maladie rénale chronique chez le patient diabétique de moins de 55 ans. Ses résultats à long terme et l’amélioration de la qualité de vie sont tout à fait satisfaisants.

Niveau de preuve : NA.

Objectives : To perform a State of The Art about the different aspects of pancreas transplantation such as indications, technical features, immunosuppressive strategies and outcomes of simultaneous pancreas–kidney transplantation.

Material and methods : An exhaustive systematic review of the scientific literature was performed in the Medline database (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) and Embase (http://www.embase.com) using different associations of the following keywords (MESH) : « pancreas transplantation; kidney transplantation; simultaneous pancreas–kidney transplantation; immunosuppression ». Publications obtained were selected based on methodology, language, date of publication (last 20 years) and relevance. Prospective and retrospective studies, in English or French, review articles; meta-analysis and guidelines were selected and analyzed. This search found 2736 articles. After reading titles and abstracts, 23 were included in the text, based on their relevance.

Results : These last few years, considerable progresses were done in optimizing indication for pancreas transplantation, as well as surgical improvement and a better used of immunosuppression. In the first part of this article, demographics, indication and pre-transplant evaluation will be described. The different techniques of procurement, preparation and transplantation will then be discussed. Finally, the results and outcomes of pancreas transplantation will be reported.

Conclusions : Despite its morbidity, pancreas transplantation is the optimal treatment of end stage renal disease in diabetic patients under 55. Long-term results and quality of life improvement after pancreas transplantation are excellent.

Level of evidence : NA.

Mots clés:
Transplantation pancréatique / diabète / Transplantation rénale
Complications chirurgicales de la transplantation rénale
Surgical complications of renal transplantation
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 15, 26, 1066-1082

Objectif : Rapporter la nature, l’incidence, les outils diagnostiques et les moyens thérapeutiques des complications chirurgicales de la transplantation rénale.

Matériels et méthodes : Une recherche bibliographique exhaustive à partir de Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/) et Embase (http://www.embase.com/) a été réalisée entre 1960 et 2016 en utilisant les mots clés suivants « complications chirurgicales ; fistule ; lymphocèle ; sténose ; thrombose » en combinaison avec le mot clef « transplantation rénale » dans le champ « Titre/Résumé ». Les articles obtenus ont ensuite été sélectionnés sur leur méthodologie. Ainsi 7618 articles ont été identifiés dont plus spécifiquement 981 pour les complications vasculaires, 1016 pour les complications urinaires et 239 pour les lymphocèles. Après élimination des doublons et sélection, 190 articles ont été revus et sélectionnés.

Résultats : L’incidence des complications chirurgicales de la transplantation rénale varie de 1 à 30 % selon les séries ; elles sont souvent rapportées de façon incomplète et leur prise en charge est rarement consensuelle. Les techniques d’angioplastie ont apporté une amélioration sensible du traitement des complications vasculaires du transplant à moyen et long terme. Les facteurs de risque de thromboses des vaisseaux du transplant sont le rein droit, la présence d’artères multiples du transplant, l’existence d’une artériopathie chez le donneur ou le receveur, les troubles hémodynamiques per-procédure, la présence d’une néphropathie diabétique ou un antécédent d’accident thromboembolique chez le receveur. Les complications urinaires et la lymphocèle, si elles ne mettent pas en jeu la survie du transplant, sont responsables d’une morbidité conséquente pour le receveur. L’anastomose pyélo-urétérale d’emblée ou de rattrapage fait partie des principales options thérapeutiques des sténoses et fistules urétérales.

Conclusion : La prévention des complications chirurgicales de la transplantation nécessite une préparation minutieuse du transplant, et un respect rigoureux des bonnes pratiques chirurgicales. Les comorbidités de plus en plus importantes des receveurs sélectionnés, et des donneurs marginaux, n’ont pas permis de diminuer significativement la morbidité globale de la transplantation rénale.

Objective : To report the nature, incidence, diagnosis and treatment options of surgical complications after renal transplantation.

Material and methods : Relevant publications were identified through Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/) and Embase (http://www.embase.com/) database from 1960 to 2016 using the following keywords “fistula; lymphocele; stricture; thrombosis”, in association with “renal transplantation” in Title/Abstract field. Articles were selected according to methods, language of publication and relevance. A total of 7618 articles were identified including specifically 981 for vascular complications, 1016 for urologic complications and 239 for lymphocele; after careful selection 190 publications were eligible for our review.

Results : Surgical complications occur in 1 to 30% of renal transplantations while being incompletely reported without consensual management. Angioplasty techniques led to a significant improvement of short- and long-term vascular complications outcome. Risk factors for transplant thrombosis are a right allotransplant, multiple renal arteries or vasculopathy in the donor, diabetes, arterial disease or thrombophilia in the recipient and hemodynamic changes during procedure. Urinary complications and lymphocele significantly impair overall outcome and recipients quality of life with no demonstrated impact on allotransplant survival. Immediate or salvage pelvi-ureterostomy is a main treatment option for ureteral strictures and fistula.

Conclusion : Prevention of surgical complications following renal transplantation relies on careful allotransplant preparation and strict respect of surgical best practices. Increasing comorbidities in recipients as well as marginal donors are significant limits for the improvement of post-transplant surgical outcome.

Mots clés:
Complications chirurgicales / Fistule / Lymphocèle / sténose / thrombose
Lithiase urinaire chez le patient transplanté rénal
Urinary lithiasis in renal transplant recipient
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 15, 26, 1083-1087

Objectif : Réaliser une mise au point des connaissances de la maladie lithiasique et de la prise en charge des calculs de l’appareil urinaire du transplant au moment du prélèvement rénal ou après transplantation rénale.

Matériel et méthodes : Une recherche bibliographique exhaustive à partir de Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) et Embase (http://www.embase.com) a été réalisée en utilisant les mots clés (MeSH) suivants seuls ou en combinaison : « lithiase, calcul, transplantation rénale ». Les articles obtenus ont ensuite été sélectionnés sur leur méthodologie, leur langue de publication (anglais/français), leur pertinence par rapport au sujet traité et leur date de publication (10 dernières années). Seules des études prospectives et rétrospectives en anglais et en français, articles de revue, de méta-analyse ou de recommandations ont été sélectionnées. Cette recherche a retrouvé 58 articles. Après sélection en fonction du titre et/ou du résumé, 37 articles ont été retenus et analysés. La sélection finale des articles s’est faite en fonction de leur pertinence.

Résultats : La pathologie lithiasique chez le transplanté rénal n’est pas plus fréquente que dans la population générale. Sa symptomatologie est minimisée par l’absence d’innervation du transplant, mais sa gravité est majorée par l’immunosuppression et le caractère unique du transplant. Le diagnostic est fréquemment fortuit du fait d’une surveillance systématique accrue chez ces patients transplantés. La prise en charge est similaire à celle sur des calculs sur reins natifs.

Conclusions : La lithiase sur transplant nécessite une prise en charge urologique adaptée du fait de sa potentielle gravité chez un patient immunodéprimé avec rein unique.

Objectives : To report epidemiology and characteristics of urinary lithiasis and its management in kidney allograft at the time of organ procurement or after kidney transplantation.

Material and methods : An exhaustive systematic review of the scientific literature was performed in the Medline database (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) and Embase (http://www.embase.com) using different associations of the following keywords (MESH): urinary lithiasis, stone, kidney transplantation. Publications obtained were selected based on methodology, language, date of publication (last 10 years) and relevance. Prospective and retrospective studies, in English or French, review articles; meta-analysis and guidelines were selected and analyzed. This search found 58 articles. After reading, 37 were included in the text based on their relevance.

Results : Frequency of urinary lithiasis in renal transplant recipient is similar to those observed in the general population. Generally, urinary lithiasis of the graft is asymptomatic because of renal denervation after organ procurement and transplantation. Nevertheless, this situation may be at high risk due to the immunosuppressed state of the recipient with a unique functioning kidney. Most of the time, the diagnosis is incidental during routine post-transplantation follow-up. Management of urolithiasis in renal transplant recipient is similar to that performed in general population.

Conclusion : Due to its potential severity in transplanted immunosuppressed patients with a sole kidney, urolithiasis requires expert urological management.

Mots clés:
Lithiase / Calcul / Transplantation rénale
Conséquences andrologiques de l’insuffisance rénale chronique : état de l’art pour le rapport annuel de l’Association française d’urologie
Andrologic consequences of chronic renal failure: State of the art for the yearly scientific report of the French National Association of Urology
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 15, 26, 1088-1093

Objectif : Décrire l’état de l’art des connaissances actuelles des conséquences gonadique de la maladie rénale chronique (MRC) terminale et de la transplantation rénale.

Matériel et méthode : Une recherche bibliographique a été conduite à partir des bases de données bibliographiques Medline (NLM outil Pubmed) et Embase à partir des mots clés suivants : « chronic kidney disease » ; « chronic renal failure » ; « hypogonadism » ; « kidney transplantation » ; « testicular dysfunction » ; « testosterone ». Les articles obtenus ont ensuite été sélectionnés en fonction de la combinaison des éléments suivants : méthodologie, langue publications (anglais/français) pertinence par rapport au sujet traité et date de publications. Ainsi, 383 articles ont été revus et 51 ont été sélectionnés.

Résultats : La prévalence de l’hypogonadisme chez les patients atteints de MRC est rapportée entre 24 % et 66 % et diminue partiellement après transplantation rénale. Il s’agit d’un hypogonadisme hypergonadotrope dont la physiopathologie est multifactorielle, associant principalement un déficit testiculaire primitif, une dérégulation hypothalamo-hypophysaire et une hyperprolactinémie. Les conséquences de l’hypogonadisme sont non seulement sexuelles mais participent également à l’anémie, la sarcopénie, l’athérosclérose et, potentiellement, dans la progression de la MRC. L’hypogonadisme est un facteur de risque indépendant de mortalité chez la MRC.

Conclusions : La MRC s’accompagne fréquemment d’un hypogonadisme dont la correction n’est validée que dans le cadre du traitement de la dysfonction érectile. Les autres bénéfices de la correction de l’hypogonadisme chez la MRC, notamment sur la survie globale, nécessitent d’être évalués.

Objective : To describe the state of the art of current knowledge regarding gonadal consequences of end-stage chronic kidney disease (CKD) and renal transplantation.

Material and method : A systematic review of the literature search was performed from the databases Medline (NLM, Pubmed) and Embase, focused on the following keywords: “chronic kidney disease”; “chronic renal failure”; “hypogonadism”; “kidney transplantation”; “testicular dysfunction”; “testosterone”. Publications obtained were selected based on methodology, language, date of publication (last 10 years) and relevance. Prospective and retrospective studies, in English or French, review articles; meta-analysis and guidelines were selected and analyzed. This search found 383 articles. After reading titles and abstracts, 51 were included in the text, based on their relevance.

Results : The prevalence of hypogonadism in CKD is reported between 24 % and 66 %, and decreases partially after renal transplantation. This is a hypogonadotropic hypogonadism whose pathophysiology is multifactorial, involving mainly a primitive testicular deficit, a hypothalamic-pituitary dysregulation, and an hyperprolactinemia. The consequences of this hypogonadism are not only sexual but also contribute to anemia, sarcopenia, atherosclerosis, and potentially in the progression of CKD. Hypogonadism is an independent risk factor for mortality in CKD patients.

Conclusions : CKD is frequently associated with an hypogonadism whose correction is validated only in the setting of erectile dysfunction treatment. The other benefits of the correction of hypogonadism in the CKD patients, including overall survival, needs to be evaluated.

Mots clés:
dysfonction érectile / Hypogonadisme / Insuffisance rénale chronique / Testostérone / Transplantation rénale
Transplantation rénale et cancers urologiques
Urologic malignancies in renal transplant candidates and recipients
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 15, 26, 1094-1113

Objectif : Rapporter l’épidémiologie et décrire la prise en charge des cancers urologiques chez les candidats et les receveurs d’une transplantation rénale.

Matériels et méthodes : Une recherche bibliographique exhaustive à partir de Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) et Embase (http://www.embase.com) a été réalisée entre 2000 et 2016 en utilisant les mots clés suivants en combinaison : prostate ; bladder ; testicular ; urologic malignancy ; cancer ; kidney ; transplantation ; renal cell carcinoma ; screening ; solid tumour. Les articles obtenus ont été sélectionnés sur leur méthodologie, leur langue de publication (anglais/français) et leur pertinence. Ainsi, 7730 articles ont été identifiés dont 781 pour les tumeurs solides en général, 1565 pour le carcinome rénal, 2674 pour le cancer de la prostate, 385 pour le carcinome urothélial et 56 pour le cancer testiculaire. Après élimination des doublons et analyse des articles, 221 ont été sélectionnés.

Résultats : Les receveurs d’une transplantation rénale présentent un sur-risque de cancer urologique tout comme les patients dialysés. Le cancer de la prostate est de présentation similaire à la population générale ; toutes les options thérapeutiques sont possibles. La prostatectomie présente l’avantage de pouvoir préciser le stade et affirmer rapidement le succès thérapeutique. La lymphadénectomie doit être discutée et le dépistage systématique par PSA et toucher rectal doit être proposé. Les cancers des reins natifs sont le plus souvent de bas grade et stade, et sont traités par néphrectomie totale. Pour les patients en attente de transplantation, il est inutile d’imposer un délai de surveillance après traitement d’une tumeur rénale à faible risque de récidive selon les scores prédictifs. Les tumeurs du transplant rénal ont une prévalence de 0,2 à 0,5 %, avec une survie sans retour à la dialyse allant de 40 à 75 % pour des suivis réels de 21,5 à 43 mois. Leur traitement repose sur la chirurgie conservatrice, l’ablation percutanée ou la transplantectomie (immédiate ou différée). Contrairement aux cancers du rein et de la prostate, les carcinomes urothéliaux sont de présentation et de pronostic défavorables par rapport à la population générale. La prise en charge présente des spécificités liées à la diminution de l’efficacité du BCG et à la problématique de la dérivation urinaire.

Conclusion : Dans tous les cas, la décision de transplantectomie doit mettre en balance le bénéfice de l’arrêt de l’immunosuppression avec la diminution de survie (et de qualité de vie) du patient retournant en dialyse ; il n’existe pas de recommandation robuste concernant la modification du traitement immunosuppresseur. Les facteurs pronostiques du cancer et la facilité d’accès à une transplantation ultérieure sont des éléments décisionnels fondamentaux.

Objective : To review epidemiology and management of urologic neoplasms in renal transplant candidates and recipients.

Material and methods : Relevant publications were identified through Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) and Embase (http://www.embase.com) database using the following keywords, alone or in association, “neoplasms”; “prostate cancer”; “renal carcinoma”; “renal transplantation”; “transitional carcinoma”; “waiting list”. Articles were selected according to methods, language of publication and relevance. A total of 7730 articles were identified including 781 for solid tumors, 1565 for renal cell carcinoma (RCC), 2674 for prostate cancer (Pca), 385 for transitional carcinoma (TC) and 56 for testicular cancer; after careful selection, 221 publications were eligible for our review.

Results : Renal transplant candidates and recipients are at higher risk of urologic neoplasms than general population, but prostate cancer has similar features. Thus, all therapeutic options are valid. Conversely to radiation therapy, radical prostatectomy provides precise staging and immediate affirmation of therapeutic success. Lymph nodes dissection needs to be discussed; systematic screening using PSA level and digital rectal examination should be offered in this specific population. RCC arising in native kidneys are usually low grade and stage and require total nephrectomy. In transplant candidates, there is no need to delay transplantation after treatment of low risk RCC according to published predictive nomograms. RCC of the allograft are rare, with a prevalence of 0.2 to 05% with a dialysis free survival ranging from 40 to 75% at 21.5 to 43 months. Treatment options are nephron sparing surgery, percutaneous ablation and immediate or deferred transplantectomy. Conversely to RCC or PCa, TC present with more unfavorable features as general population. Their management faces specific difficulties such as lower efficacy of BCG instillation or the technical challenge of urinary diversion.

Conclusion : Application of appropriate indication for transplantectomy relies on benefit-risk balance between the interruption of immunosuppressive agents versus survival and quality of life impairment after returning to dialysis. No robust recommendation exists regarding switch of immunosuppressive drugs. Cancer predictive factors and access to a subsequent transplantation are key decisive elements.

Mots clés:
Cancer de la prostate / carcinome à cellules rénales / carcinome urothélial / Liste d’attente / Néoplasies urologiques
Troubles du bas appareil urinaire et de la statique pelvienne chez les candidats et receveurs d’une transplantation rénale
Lower urinary tract symptoms and pelvic floor dysfunction in renal transplant candidates and recipients
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 15, 26, 1114-1121

Objectif : Décrire les symptômes du bas appareil urinaire et leur traitement dans la population des candidats et receveurs d’une transplantation rénale.

Matériels et méthodes : Une recherche bibliographique à partir de Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) et Embase (http://www.embase.com) a été réalisée en utilisant les mots clés (MeSH) suivants, seuls ou en combinaison : « transplantation », « hyperplasie prostatique », « résection transurétrale de la prostate », « sphincter urinaire », « bandelette sous-uréthrale », « troubles mictionnels », « incontinence urinaire ». Les articles ont été sélectionnés sur leur méthodologie, leur langue de publication et leur pertinence. La bibliographie des articles sélectionnés a permis d’identifier d’autres publications antérieures d’intérêt. Cette recherche a retrouvé 991 articles. Après sélection en fonction de leur pertinence, 47 articles ont été retenus et analysés.

Résultats : La diminution de la capacité vésicale en prétransplantation est corrélée à une longue durée de dialyse mais ne semble pas être un facteur de risque de complications de la transplantation. Cette dernière permet la normalisation de la débitmétrie, de la compliance et de la capacité vésicales. Le traitement médicamenteux des troubles mictionnels liés à l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) chez le patient dialysé ou transplanté peut reposer sur la plupart des alpha-bloquants. La silodosine et le dutastéride n’ont pas été évalués. Les anticholinergiques doivent être utilisés avec précaution, en favorisant l’utilisation de solifénacine à 5mg par jour. Le traitement chirurgical de l’HBP ne s’envisage qu’en cas de diurèse préservée ou de façon précoce après la transplantation. Les injections de toxine botulique et les traitements des troubles de la continence n’ont fait l’objet que de cas cliniques.

Conclusion : L’évaluation et le traitement des troubles mictionnels avant et après transplantation rénale sont primordiaux pour l’amélioration de la qualité de vie des patients et la protection de la fonction du transplant. Les données de la littérature sont le plus souvent insuffisantes pour émettre des recommandations mais les urologues doivent connaître les spécificités de cette population afin de proposer un traitement adapté au moment le plus opportun du parcours de soins de ces patients.

Objectives : To describe lower urinary tract symptoms (LUTS) and their management in renal transplant candidates and recipients.

Material and methods : Relevant publications were identified through Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) and Embase (http://www.embase.com) database using the following keywords, alone or in association: “transplantation”, “prostate hyperplasia”, “transurethral resection of prostate”, “urinary incontinence”, “LUTS”, “pelvic floor dysfunction”. Articles were selected according to methods, language of publication and relevance. The reference lists were used to identify additional historical studies of interest. Both prospective and retrospective series, in French and English, as well as review articles and case reports were selected. In addition, French national transplant and health agencies (http://www.agence-biomedecine.fr and http://www.has-sante.fr) databases were screened using identical keywords. A total of 991 articles were analyzed and after careful selection, 47 publications were eligible for our review.

Results : Reduction of bladder capacity, due to dialysis and anuria, is correlated with dialysis duration. This reduction is reversible after renal transplantation and does not seem to put renal transplant recipients at risk for medical complications. Transplant procedure generally allows restoration of bladder maximal output, normal bladder capacity and compliance. Medical treatment of LUTS related to prostate hyperplasia (BPH) includes alpha-blockers and finasteride. Silodosin and dutasteride have not been evaluated in that setting. Antimuscarinics may be used with caution, and favor the use of solifenacin at 5mg per day. Surgical treatment of BPH requires a preserved urine output, otherwise must be delayed after transplantation; it may thus be performed safely in the early postoperative course. Botulinum toxin injections and surgical treatment of stress incontinence and prolapse are barely reported in this population.

Conclusion : Precise assessment and optimal management of LUTS in renal transplant candidates and recipients are critical to improve quality of life and to preserve allotransplant function. Literature data lack evidence to propose robust recommendations. However, knowledge of reported specificities in this peculiar setting is mandatory for urologists to provide patients with finest options and optimal treatment timing.

Mots clés:
Transplantation / hyperplasie prostatique / Résection transurétrale de la prostate / Troubles mictionnels / incontinence urinaire
Sexualité, fertilité et grossesse après transplantation rénale
Sexuality, fertility and pregnancy after kidney transplantation
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 15, 26, 1122-1131

Objectif : Décrire les troubles de la fonction sexuelle et de la fertilité, liés à la maladie rénale chronique et leur évolution après transplantation rénale.

Matériel et méthodes : Une recherche bibliographique exhaustive à partir de Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) et Embase (http://www.embase.com) a été réalisée en utilisant les mots clés (MeSH) suivants seuls ou en combinaison : « dysfonction érectile ; impuissance ; sexualité ; grossesse ; fertilité ; transplantation rénale ». Les articles obtenus ont ensuite été sélectionnés sur leur méthodologie, leur langue de publication (anglais/français), leur pertinence par rapport au sujet traité et leur date de publication. Seules des études prospectives et rétrospectives en anglais et en français, articles de revue, de méta-analyse ou de recommandations ont été sélectionnées (706 articles). Après sélection en fonction du titre et du résumé, 76 articles ont été analysés et inclus.

Résultats : La prévalence de dysfonction érectile est importante chez les patients insuffisants rénaux chroniques. Les étiologies de cette dysfonction érectile sont multiples et son origine est souvent multifactorielle. La transplantation rénale permet généralement une amélioration de la sexualité et la prise en charge de la dysfonction érectile chez l’homme transplanté rénal est identique à la population générale. L’amélioration de la sexualité chez l’homme comme chez la femme après transplantation rénale peut aboutir à une grossesse qui peut être menée à bien chez la femme transplantée rénale sous réserve d’une transplantation datant d’au moins un an, d’absence de facteurs de risque (hypertension artérielle mal contrôlée, d’altération de la fonction rénale du greffon). L’adaptation de l’immunosuppression peut être nécessaire pour éviter tous risque de tératogénicité chez le fœtus.

Conclusions : La transplantation rénale permet une amélioration de la sexualité et de la fertilité chez les patient(e)s insuffisant(e)s rénaux.

Aims : To describe sexuality and fertility alterations secondary to chronic kidney disease and their outcomes after renal transplantation.

Material and methods : An exhaustive systematic review of the scientific literature was performed in the Medline database (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) and Embase (http://www.embase.com) using different associations of the following keywords: erectile dysfunction; impotence; sexuality; pregnancy; fertility; renal transplantation. Publications obtained were selected based on methodology, language, date of publication (last 10 years) and relevance. Prospective and retrospective studies, in English or French, review articles; meta-analysis and guidelines were selected and analyzed. This search found 706 articles. After reading titles and abstracts, 76 were included in the text, based on their relevance.

Results : The observed prevalence of erectile dysfunction is high in men with chronic kidney disease. The causes of erectile dysfunction are numbers and its origin is often multifactorial. Most of the time, kidney transplantation improves sexuality and the management of erectile dysfunction in transplanted men is similar to the general population. Improvement in sexuality in men and women after kidney transplantation may conduct to pregnancy. The outcomes of pregnancy after transplantation are quite good in absence of risk factors such as time to pregnancy less than 1 year after transplantation, uncontrolled high blood pressure, and decreased renal function of the graft. Adaptation of immunosuppression may be required to avoid any teratogenicity for the fetus.

Conclusion : Kidney transplantation improves sexuality and fertility in men and women with chronic kidney disease.

Mots clés:
dysfonction érectile / impuissance / sexualité / grossesse / fertilite
La transplantation rénale en 2046 : avenir et perspectives
Renal transplantation in 2046: Future and perspectives
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 15, 26, 1132-1142

Objectif : Rapporter les principales évolutions pouvant marquer l’évolution de la chirurgie de la transplantation.

Matériel et méthode : Une recherche bibliographique exhaustive à partir de Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) et Embase (http://www.embase.com) a été réalisée entre 1960 et 2016 en utilisant les mots clés suivants en combinaison : « bio-ingénierie ; immunomodulation ; médecine régénérative ; rein ; tolérance immunitaire ; xénotransplantation ». Les articles obtenus ont été sélectionnés sur leur méthodologie, leur langue de publication (anglais/français) et leur pertinence par rapport au sujet traité. Les articles pertinents cités dans les bibliographies des revues ont aussi été analysés. Ainsi, 5621 articles ont été identifiés dont 2264 pour la xénotransplantation, 1058 pour la médecine régénérative et pour 2299 pour l’immunomodulation. Après élimination des doublons et sélection des articles, 86 articles ont été revus et sélectionnés.

Résultats : La xénotransplantation vascularisée reste encore confrontée à des obstacles majeurs dus à la discordance d’espèce malgré les progrès de manipulation génétique. La difficulté d’acceptation psychologique d’un xénotransplant par les receveurs potentiels et le questionnement éthique lié à cette considération utilitaire de la vie animale sont des freins majeurs à son développement. La médecine régénérative et le développement de la bio-impression tridimensionnelle permettent désormais d’implanter avec succès des organes fonctionnels simples. La bio-ingénierie, qui repose sur la création d’une matrice acellulaire secondairement colonisée par des cellules pluripotentes, puis assemblée dans un bioréacteur, se heurte à la complexité de l’unité rénale mais les progrès considérables des dernières années laissent entrevoir son énorme potentiel. Les protocoles d’induction de la tolérance immunitaire, par déplétion lymphocytaire d’induction ou greffe de moelle concomitante haplo-identique, apportent des résultats convaincants.

Conclusion : Les axes actuels de recherche visant à augmenter le nombre de reins disponibles pour transplantation (xénotransplantation et reins bio-artificiels) et à allonger la durée de vie du transplant par induction d’une tolérance immunitaire, laissent entrevoir l’avenir enthousiasmant de la transplantation rénale qui améliorera certainement la survie et la qualité de vie des patients atteints de maladie rénale chronique terminale.

Objectives : To report major findings that may build the future of kidney transplantation.

Material and methods : Relevant publications were identified through Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) and Embase (http://www.embase.com) database from 1960 to 2016 using the following keywords, in association, “bio-engineering; heterotransplantation; immunomodulation; kidney; regenerative medicine; xenotransplantation”. Articles were selected according to methods, language of publication and relevance. A total of 5621 articles were identified including 2264 for xenotransplantation, 1058 for regenerative medicine and 2299 for immunomodulation; after careful selection, 86 publications were eligible for our review.

Results : Despite genetic constructs, xenotransplantation faces the inevitable obstacle of species barrier. Uncertainty regarding xenograft acceptance by recipients as well as ethical considerations due to the debatable utilization of animal lives, are major limits for its future. Regenerative medicine and tridimensional bioprinting allow successful implantation of organs. Bioengineering, using decellularized tissue matrices or synthetic scaffold, seeded with pluripotent cells and assembled using bioreactors, provide exciting results but remain far for reconstituting renal complexity and vascular patency. Immune tolerance may be achieved through a tough initial T-cell depletion or a combined haplo-identical bone marrow transplant leading to lymphohematopoietic chimerism.

Conclusion : Current researches aim to increase the pool of organs available for transplantation (xenotransplants and bio-artificial kidneys) and to increase allograft survival through the induction of immune tolerance. Reported results suggest the onset of a thrilling new era for renal transplantation providing end-stage renal disease-patients with an improved survival and quality of life.

Mots clés:
Bio-ingénierie / Immunomodulation / Médecine régénérative / Rein / Tolérance immunitaire