Base bibliographique

Prise en charge des effets secondaires de l’hormonothérapie dans le traitement du cancer de prostate
Hormone replacement therapy in prostate cancer: Side effects and their management
2012
- Article IDE
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 14, 881-885

L’hormonothérapie dans le cancer de prostate est une suppression androgénique. Cette suppression entraîne des effets indésirables qui sont bien connus. Les effets secondaires les plus fréquents sont les bouffées de chaleur, les troubles de l’érection et les troubles de la libido. Ces complications ont un impact fort sur la qualité de vie du patient. Les autres effets secondaires sont plus rares mais ont un pronostic plus grave car ils ont un impact sur l’espérance de vie du patient. Ces effets secondaires sont principalement le syndrome métabolique et l’ostéopénie. Le syndrome métabolique se traduit par des troubles lipidiques et une résistance à l’insuline. Les patients doivent avoir un bilan particulier lors de l’initiation du traitement et lors de la surveillance. Le dépistage de ces effets secondaires et leur prise en charge spécifique doivent être au cœur de la surveillance des patients sous hormonothérapie prolongée.

Hormone replacement therapy in prostate cancer is androgen deprivation. This deprivation causes side effects that are well known. The most frequent complications are hot flashes, erectile dysfunction and libido disorders. These complications have a strong impact on the quality of life of the patient. The other side effects, namely metabolic syndrome and osteopenia, are less frequent, but have a worse prognosis due to their significant impact on patients’ survival. The metabolic syndrome results in dyslipidaemia and insulin resistance. Patients under hormone therapy must have an initial evaluation and a subsequent close monitoring. Screening for these side effects and their specific management must be essential during the monitoring of long-term hormone therapy.

Place de la chirurgie conservatrice dans le traitement des tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure
Conservative management of urothelial carcinomas of the upper urinary tract
2011
- Article IDE
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 14, 861-866

Les tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure (TVEUS) sont des tumeurs rares qui représentent environ 5 % des tumeurs urothéliales. Le traitement de référence est actuellement la néphro-urétérectomie par chirurgie ouverte. Les tumeurs de la voie excrétrice non infiltrantes ou de bas grade ont une évolution favorable qui se rapproche de celle des tumeurs non invasives de la vessie (80 % de survie spécifique à cinq ans). La prise en charge chirurgicale des TVEUS permet de préserver le rein, lorsque les conditions locales le permettent. Les bons résultats carcinologiques des traitements conservateurs (urétéroscopie souple et urétérectomie segmentaire) en font une alternative désormais crédible à la néphro-urétérectomie pour la prise en charge systématique de certaines TVEUS sélectionnées. Le coût important des techniques endoscopiques demeure actuellement un facteur limitant à leur diffusion en France.

Urothelial carcinomas of the upper urinary tract (UUT-UCs) are rare and represent about 5% of all urothelial carcinomas. The standard treatment is still open radical nephroureterectomy. Low-grade and non-invasive UUT-UCs have a favourable outcome as non-muscle invasive bladder carcinomas (80% specific - survival rate at 5 years). First-line conservative treatment is being increasingly performed in patients with a normal controlateral kidney for surgical management of UUT-UCs. Conservative surgical management allows for kidney preservation contingent upon it is technically feasible to achieve. Conservative procedures (i.e., flexible ureteroscopy or open conservative surgery) for the treatment of superficial or low grade UUT-UCs have good outcomes and are therefore an alternative to open radical surgery. The important cost of the endoscopic techniques remains currently a limiting factor for the spread of the technique in France.

La radioprotection en endo-urologie
Radioprotection in endo urology
2011
- Article IDE
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 14, 867-870

La radioprotection est l’ensemble des mesures prises pour assurer la protection de l’homme contre les effets néfastes des rayonnements ionisants. Ils sont composés des rayonnements électromagnétiques de haute énergie et de la radioactivité (rayons alpha, bêta et gamma) d’origine naturelle ou liée à l’activité humaine. Le risque est fonction de la nature du rayonnement, de la sensibilité des tissus et de la dose reçue. En moyenne, l’irradiation d’origine naturelle nous expose à une dose de 3 mSv par an, ce qui est très faible et non dangereux. En endo-urologie, c’est l’amplificateur de brillance qui est la source d’irradiation pour le patient, mais aussi pour le personnel travaillant au bloc opératoire. Les doses cumulées peuvent être importantes si l’on y prend pas garde. Il ne faut donc l’utiliser que s’il est indispensable au déroulement de l’intervention et respecter les précautions d’utilisation qui sont détaillées : s’éloigner le plus possible de la source de rayons, porter des protections (tablier, lunettes), surveiller la dose cumulée (dosimètre).

The aim of radioprotection is to protect people against harmful effects of radiation; those radiations come from electromagnetic wave or radioactivity that can be natural or related to human activity. Radiation risk is dose related and biological dose is expressed in millisievert (mSv). Mean dose received from natural radioactivity is about 3 mSv, which is a low and non-dangerous dose. Total annual biological dose received should not exceed 20 mSv a year. In endo-urology image intensifier is the main source of irradiation in operating theatre. Rules for utilisation are detailed.

Prise en charge des pyélonéphrites aiguës
Management of acute pyelonephritis
2011
- Article IDE
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 14, 871-875

La pyélonéphrite est une infection bactérienne des voies urinaires hautes et du parenchyme rénal. La contamination se fait essentiellement par contamination urinaire ascendante et rétrograde à partir des flores digestives, génitales et cutanées, expliquant que les germes les plus fréquemment rencontrés soient des bacilles Gram négatif (BGN) type entérobactéries, Escherichia coli en tête. Le pic de fréquence se situe chez les femmes de 15 à 65 ans mais les pyélonéphrites peuvent concerner des sujets de tout âge et des deux sexes. Le diagnostic est généralement facile et basé sur l’association d’une fièvre, d’une douleur lombaire unilatérale et d’un ECBU positif. La biologie et l’imagerie visent à rechercher toute forme de pyélonéphrite compliquée, en particulier la forme obstructive due à un obstacle (le plus souvent un calcul) sur les voies urinaires et qui est une urgence chirurgicale. La prise en charge dépend de l’existence de signes de gravité ou de complications associées. Le traitement repose sur l’antibiothérapie, à débuter d’emblée, initialement probabiliste puis secondairement adaptée à l’antibiogramme. Les patients hospitalisés dans les services d’urologie seront ceux qui présentent une pyélonéphrite compliquée (obstacle urinaire, abcédation, sepsis sévère, insuffisance rénale, rein unique, comorbidité).

Pyelonephritis is a bacterial infection of the upper urinary tract and renal parenchyma. Infection occurs primarily by urinary contamination upward and backward from the intestinal flora, and genital skin, explaining that the seeds are most commonly encountered Gram-Negative bacilli (GNB), Escherichia coli in mind. The peak incidence is among women aged 15 to 65, but pyelonephritis may include subjects of all ages and both sexes. The diagnosis is usually straightforward and based on a combination of fever, unilateral flank pain and a positive urine culture. Biology and imaging aim to seek any form of pyelonephritis complicated, especially due to the obstructive form a barrier (usually a calculation) of the urinary tract and is a surgical emergency. Support depends on the existence of signs of severity or complications. Treatment consists of antibiotics, to begin immediately, initially probabilistic and secondarily adapted to the antibiogram. Patients hospitalized in the urology will be those with complicated pyelonephritis (urinary obstruction, abscess, sepsis, renal insufficiency, solitary kidney, comorbidity).

Lithiase urinaire : bilan métabolique et prévention
Urolithiasis: Metabolic evaluation and prevention
2011
- Article IDE
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 14, 876-880


Traitement de l’incontinence urinaire d’effort féminine : les bandelettes sous-urétrales
Female stress incontinence treatment: Urethral slings
2011
- Article IDE
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 14, 886-891

L’incontinence urinaire d’effort chez la femme est due à une faiblesse des structures musculoaponévrotiques soutenant la vessie et l’urètre, souvent secondaire à des traumatismes obstétricaux. Jusqu’en 1996, le traitement de référence était la colposuspension de type Burch, par laparotomie puis par cœlioscopie. Est alors arrivée dans l’arsenal thérapeutique, une nouvelle technique, rapide, reproductible, sure et mini-invasive : la bandelette sous-urétrale. Le tension-free-vaginal-tape (TVT) puis le trans-obturator-tape (TOT). Cet outil thérapeutique est devenu la technique de référence dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort. Avec maintenant plus de 15 ans de recul, 80 % des patientes opérées sont toujours satisfaites.

Female stress incontinence is often the consequences of obstetrical traumatisms. They are responsible of a weakness of perineal musculoaponevrotic structures. Until 1996, the reference treatment of this pathology was the “Burch” colposuspension, by laparotomy, then laparoscopic way. After 1996, a new procedure was developped by Ulmten, reproducible, easy, safe and mini-invasive: the tension free-vaginal-tape (TVT) followed by the trans-obturator-tape (TOT). This therapeutic tool has become the reference for the treatment of the female stress incontinence. There are now 15 years from the beginning of this procedure and still 80% of the patients are improved.

Injections de toxine botulique : une nouvelle voie thérapeutique en urologie
Botulinum toxin injections: A new therapeutic avenue in urology
2011
- Article IDE
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 14, 892-897

Les toxines botuliques, poisons naturels puissants, sont utilisées à faible dose pour soigner. Injectées dans les tissus du bas appareil urinaire (vessie, prostate, sphincter strié de l’urètre), elles permettent de traiter certaines forme d’incontinence urinaire ou des difficultés de vidange de la vessie liées à un dysfonctionnement du sphincter de l’urètre ou à la présence d’un adénome de prostate.

Chirurgie urologique et ambulatoire
Urology and ambulatory surgery
2011
- Article IDE
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 14, 898-902

La chirurgie ambulatoire est la réalisation d’un acte chirurgical avec entrée et sortie le même jour. L’évolution de la chirurgie en hospitalisation traditionnelle vers l’ambulatoire est une révolution culturelle. La fonction soin et hébergement de nos établissements de santé sont déconnectées. La chirurgie ambulatoire est source de progrès pour la chirurgie, l’anesthésie, nos organisations. Elle correspond à une demande du public. Elle est éthique. Il existe aujourd’hui une volonté institutionnelle partagée par l’ensemble des acteurs de santé. L’AFU a mesuré son retard et a l’objectif de faciliter à la communauté urologique ce mode de prise en charge. Des recommandations savantes vont être produites en collaboration avec l’HAS. Le rôle des IDE d’urologie y est précisé.

The ambulatory surgery is the realization of a surgical act with entrance and taken out the same day. The evolution of the surgery in traditional hospitalization towards the ambulatory is a cultural revolution. The function care and accommodation of our establishments of health are disconnected. The ambulatory surgery is source of progress for the surgery, the anesthesia, our organizations. She corresponds to a demand of the public. She is ethical. There is an institutional will shared by all the actors of health today. The AFU measured its delay and has the objective to facilitate to the urologic community this mode of taken care. Learned recommendations are going to be produced in association with the HAS. The role of the IDE of urology is specified there.