Base bibliographique

Sommaire :

Cancers urinaires et polyexpositions aux cancérogènes en milieu professionnel : résultats de l’enquête permanente du GISCOP93
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 667, suppl. 13


Objectifs

Le Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle en Seine-Saint-Denis (GISCOP93) mène depuis 2002 une enquête permanente auprès de patients résidant en Seine-Saint-Denis et nouvellement diagnostiqués pour un cancer. Depuis 2012, le GISCOP93 collabore avec la Fédération inter-hospitalière d’urologie de Seine-Saint-Denis qui regroupe l’activité urologique de tous les hôpitaux publics du département pour le recrutement de patients atteints de cancers de la vessie, de cancers de la voie excrétrice supérieure et de cancers du rein.


Méthodes

Suite au passage en réunion de concertation pluridisciplinaire d’onco-urologie des dossiers de cancers du rein et urothéliaux, les coordonnées des patients, l’anamnèse et l’histologie sont communiqués au GISCOP93 (sans restriction sur le métier rapporté, ni l’éventuel tabagisme). Une enquête professionnelle est alors proposée après signature d’un consentement. La méthodologie du GISCOP93 consiste à reconstituer au cours d’un entretien approfondi le parcours professionnel des patients en accédant à l’activité réelle de travail. Ces parcours sont ensuite analysés par un groupe d’experts constitué de médecins du travail, de toxicologues, de chimistes, d’ingénieurs des Caisses régionales d’assurance maladie, de délégués des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) qui identifient et caractérisent les expositions à des substances cancérigènes.


Résultats

La grande majorité des patients a accepté de participer à cette enquête. Depuis mai 2017, les parcours professionnels de 134 patients, atteints de cancer des voies urinaires, ont été reconstitués. À partir de l’analyse qualitative des parcours et des expositions aux cancérogènes trouvées par les experts, il a été mis en évidence l’absence d’une exposition unique mais une importante polyexposition, tous secteurs d’activité confondus et particulièrement pour les travailleurs des métaux. Nos résultats montrent que 38 % des salariés sont exposés de manière importante ; il s’agit surtout de produits de dégradation libérés par les procédés de production comme les fumées dégagées (métallurgie et électrométallurgie). Les cancérogènes les plus fréquemment rencontrés sont par ordre décroissant : amiante, solvants chlorés, hydrocarbures aromatiques polycycliques, huiles de coupe, poussières métalliques, fumées de soudage, silice, plomb, benzène.


Conclusion

La connaissance de l’activité réelle de travail rend possible le repérage des polyexpositions aux cancérogènes et peut contribuer à mettre à jour des travaux à risque, pouvant ainsi déboucher sur des actions de prévention. Ce pourcentage élevé doit motiver les urologues à collaborer avec des structures dédiées permettant de mettre en évidence les maladies professionnelles en particulier pour les cancers urothéliaux et les cancers du rein, même si un tabagisme est associé.

Mots clés:
F. / E. / J. / C.
Les recommandations dans le cadre de la prise en charge thérapeutique initiale des TVNIM sont-elles suivies : autocritique dans un centre hospitalier régional français
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 667-668, suppl. 13


Objectifs

La prise en charge des tumeurs de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) est codifiée par les recommandations nationales. Malgré cela, certains patients ne sont pas traités selon les recommandations. Le but de cette étude était de déterminer l’adhésion réelle aux recommandations thérapeutiques des TVNIM dans un centre hospitalier régional français et de déterminer les motifs influençant l’adhésion pour y améliorer la pratique future.


Méthodes

Dans cette étude monocentrique, les dossiers des patients ayant une première résection de tumeur de vessie (RETV) entre 2007 et 2016 ont été analysés de façon rétrospective. Les patients qui avaient une TVIM à la première RETV, ou qui n’avait pas de TVNIM à l’anapath ont été exclus. Les patients ont été classés selon les groupes à risques conformément aux recommandations de l’AFU. Il était ensuite analysé si le traitement proposé (rerésection, instillations) était conforme aux recommandations. Dans le cas contraire, les motifs qui avaient amené à traiter différemment étaient notifiés (le terrain défavorable du patient [PT], la mauvaise compliance du patient [PP], ou pas l’absence de cause retrouvée [N]).


Résultats

Au total, 166 patients ont été inclus (Figure 1). Lorsqu’une rerésection était indiquée, elle était réalisée dans 50 % cas (risque intermédiaire) et 33 % (haut risque) (Tableau 1). La totalité des patients à risque intermédiaire et à risque élevé avaient une indication théorique aux instillations. Quatorze pour cent les ont débuté dans le groupe à risque intermédiaire et 36 % dans le groupe à risque élevé. En ayant analysé la fréquence du motif d’absence de début des instillations, il était noté que la mauvaise compliance du patient (PP) ne variait pas entre ces 2 groupes ((21 % vs 14 % p =0,52). Par contre, il y avait une différence significative entre ces mêmes groupes lorsque la cause était le terrain défavorable du patient (PT) (0 % vs 19 % p =0,01) ou que le motif n’était pas retrouvé (N) (68 % vs 30 % p <0,001) (Tableau 2).


Conclusion

Une minorité des patients a été traitée conformément aux recommandations. Lorsque le traitement de référence n’était pas appliqué, bien que divers motifs étaient en cause, le motif lié au patient (terrain défavorable et mauvaise compliance) était non négligeable. Afin d’améliorer la prise en charge initiale des TVNIM, il faudrait agir sur les facteurs modifiables tels que l’éducation du patient et la formation du personnel médical et paramédical.

Mots clés:
C. / A. / S. / S. / P.
Impact pronostic et médicoéconomique de la pénurie de BCG Connaught dans le traitement du carcinome urothélial non invasif de vessie
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 669, suppl. 13


Objectifs

La BCG thérapie avec un traitement d’entretien d’au moins un an est le traitement standard des TVNIM de risque intermédiaire et de haut risque. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’impact pronostic et médicoéconomique de l’arrêt de production de la souche Connaught (novembre 2014)


Méthodes

Étude de cohorte, qui porte sur les patients ayant un cancer de vessie de risque intermédiaire et de haut risque, et qui compare le groupe I : résection entre novembre 2012 et septembre 2014 et le groupe II : résection entre octobre 2014 et décembre 2016. Critère de jugement principal : la récidive avec ou sans progression ; critère de jugement secondaire : l’impact de la récidive sur le coût moyen par patient.


Résultats

Les dossiers de 402 patients traités pour TVNIM de risque intermédiaire et de haut grade entre novembre 2012 et décembre 2016 ont été inclus dans l’analyse. Les résultats sont résumés dans le Tableau 1. Les résultats montrent que le risque relatif de récidive pendant la période de pénurie était de 2.6 (3,36 risque intermédiaire et de 1,87 haut risques) ; le risque relatif de cystectomie était de 4,52. Globalement, le surcoût moyen par patient pris en charge pour une TVNIM était de 1148 €, soit une augmentation de 196 %.


Conclusion

La période de pénurie de BCG entre octobre 2014 et décembre 2016 a eu un impact pronostic significatif qui se traduit par une prise en charge prolongée avec un risque de cystectomie. D’autre part, cette étude montre en situation de pénurie de BCG, que les coûts de prise en charge des TVNIM de risque intermédiaire et de haut risque sont doublés.

Mots clés:
S. / M. / M. Al / A. / L.
Résection bipolaire en-block au plasma versus la résection monopolaire standard dans des cas particuliers des tumeurs non invasives de la vessie–une étude prospective, randomisée à terme médium
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 669, suppl. 13


Objectifs

L’étude a été désignée à évaluer une nouvelle technique d’ablation tumorale (résection bipolaire en-block au plasma [REBP], complétée par biopsie de la base d’implantation) et de la comparer à la résection transurétrale de la vessie (RTUV) monopolaire standard. Les deux méthodes ont été appliquées de manière randomisée, dans des cas sélectionnés par le critère de la dimension des tumeurs vésicales non invasives de la musculaire (TVNIM).


Méthodes

Une étude randomisée, à terme médium a enrôlé 140 patients consécutifs diagnostiqués par écographie abdominale et scanner avec contraste qui ont présenté au moins une tumeur papillaire de la vessie de 1 à 3cm en diamètre. Les patients du groupe étude (n =70) ont subi une ablation tumorale en-block au plasma, et une résection bipolaire de la base des tumeurs. Dans le groupe témoin (n =70), on a utilisé la RTUV conventionnelle monopolaire. Le protocole de suivi des patients avec TVNIM confirmés a inclus une cytologie urinaire et une cystoscopie (tous les 3 mois pendant une année). Les cas de cancer invasif de la musculaire ont été exclus.


Résultats

La résection en-block au plasma a été caractérisée par une réduction significative du temps opératoire (18,34 versus 25,93minutes), du cathétérisme (1,58 contre 2,47jours) et de l’hospitalisation (2,09 contre 3,52jours) ainsi qu’une moindre baisse moyenne du niveau de l’hémoglobine (0,41 contre 0,76g/dL). Chez tous les patients inclus, l’analyse pathologique a confirmé la présence de fibres musculaires du détrousseur dans les pièces reséquées. Soixante et un et respectivement 63 des cas de TVNIM des deux groupes ont complété le protocole de suivi. Un taux de récurrence substantiellement réduit a été décrit parmi les patients du bras REBP (9,8 % contre 17,5 %). Cette différence a été liée à la fréquence réduite de manière significative des récurrences orthotopiques retrouvée dans le group étude (6,6 % contre 12,7 %) par comparaison à la série RTUV.


Conclusion

La technique d’ablation en-block au plasma a été caractérisée par une efficacité chirurgicale supérieure, un risqué d’hémorragie bien réduit et une période de convalescence plus courte. Du point de vue du oncologique, on a obtenu un avantage significatif à terme médium, tandis que, parmi les patients de la série REBP on a retrouvé, substantiellement, moins des récurrences hétérotopiques.

Mots clés:
B. / C. / C. / G. / C.
Un abord hybride NBI–vaporisation au plasma versus le traitement standard des tumeurs non-invasives de la vessie–une étude de cohorte a longue terme, distribuée en paires, index-témoin
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 669-670, suppl. 13


Objectifs

Pendant une étude à longue terme, distribuée en paires, index-témoin, un abord combiné diagnostique (cystoscopie standard [CS] et narrow band imaging [NBI]) et thérapeutique (vaporisation bipolaire au plasma [VBP]) a été comparé au protocole conventionnel (CS et résection transurétrale monopolaire de la vessie [RTUV]) dans des cas de grandes tumeurs de la vessie non invasives de la musculaire (TVNIM).


Méthodes

On a inclus 260 patients avec au moins une tumeur≥3cm diagnostiqués par échographie abdominale et scanner avec contraste. Les patients index (n =130) ont été prospectivement enrôlés et ont subi une CS et NBI, suivie par VBP (évaluation du stage tumoral et confirmation de l’ablation complète par résection bipolaire de la base tumorale). CS et RTUV ont été appliqués chez les cas-témoin sélectionnés de manière rétrospective (n =130). L’assortissement des paires a été déterminé par la catégorie similaire de risque de récurrence établi en accord avec le score de risque EORTC. Après 4 semaines, une ré-résection a été effectué dans les cas de TNIVM.


Résultats

VBP a montré des taux significativement réduits de la stimulation du nerf obturateur (2,7 % versus 18,4 %), de la perforation de la paroi vésicale (0,9 % versus 6,4 %), du cathétérisme (48,6 versus 74,1heures) et de l’hospitalisation (2,9 versus 4,2jours), ainsi qu’une moindre baisse de l’hémoglobine (0,47g/dL versus 0,96g/dL). La cystoscopie NBI a été caractérisée par un taux de détection tumorale substantiellement amélioré (CIS : 95,3 % versus 65,1 % ; pTa : 93,3 % versus 82,2 % ; TNIVM : 95 % versus 84,2 %). Dans le groupe NBI-VBP à la ré-résection, on a trouvé des taux substantiellement réduits des récurrences en générale (6,3 % versus 17,4 %) et particulièrement des lésions orthotopiques (3,6 % versus 12,8 %). Les taux de récurrences à un (7,2 % versus 18,3 %), deux (12,4 % versus 25,8 %) et trois (16,5 % versus 31,8 %) ans ont été significativement réduits dans la série NBI-VBP.


Conclusion

La VBP a souligné une efficacité supérieure, une réduction du risque hémorragique et une récupération postopératoire plus rapide pour les grandes TVNIM. La cystoscopie NBI a démontré une meilleure précision du diagnostic, tandis qu’on a trouvé plus de lésions de tous les stages tumoraux. Cet abord hybride a déterminé une baisse significative des taux de récurrences à trois ans.

Mots clés:
B. / C. / C. / G. / C.
ILT2, marqueur pronostique dans les tumeurs de vessie non infiltrantes
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 670-671, suppl. 13


Objectifs

Les tumeurs de vessie sont fréquentes, et la majorité des tumeurs n’infiltrant pas sont pas le muscle (TVNIM). Avec un risque majeur de récidive, les TVNIM nécessitent une surveillance étroite basée sur des fibroscopies régulières, et une cytologie urinaire. Aucun biomarqueur n’est actuellement recommandé dans la surveillance. L’objectif de l’étude était de développer un marqueur immunologique sanguin, reflétant la qualité du système immunitaire anti-tumoral, pouvant prédire la récidive.


Méthodes

Les patients était inclus de manière prospective, le diagnostic était fait sur l’analyse histologique des copeaux après résection transurétrale de vessie, et un dosage du taux de lymphocytes T CD8+/ILT2+ sanguin était réalisé en cytométrie de flux. Le critère principal de jugement était la récidive à 1 et 2 ans.


Résultats

Avec un suivi de 20,5 mois, 102 patients ont été inclus, dont 73 ont été suivis plus de 12 mois. Quarante-deux pour cent des patients ont récidivé dans un délai médian de 10,7 mois. Le taux de CD8ILT2+ était statistiquement plus élevé chez les patients récidivants, à 1 et 2 ans. Avec un seuil de 20 et 47 %, on pouvait définir 3 groupes de risque. Un seuil inférieur à 20 % prédisait l’absence de récidive (SSR=90 % à 1 an), tandis qu’un seuil à 47 % identifiait précisément les patients à haut risque de récidive. Comparé aux autres facteurs de prédiction de la récidive, dont le score EORTC, seul l’immunomarqueur CD8ILT2+ restait significatif en analyse multivariée (HR 2,98 ; p =0,004) (Figure 1, Figure 2, Tableau 1).


Conclusion

Le taux de lymphocyte T CD8+ ILT2+ semble prédictif de la récidive des TVNIM, de manière au moins aussi robuste que le score EORTC, et permettrait d’identifier des groupes à risque de récidive. Ces résultats encourageants devraient être confirmés dans un essai multicentrique à plus grande échelle, et le mécanisme immunologique exact de ce caractère pronostique, exploré.

Mots clés:
A. / F. / E. / J. / C.
Impact pronostic de l’expression de l’anticorps anti-PD L1 dans les tumeurs de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) à haut risque réfractaire aux instillations de BCG
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 671-672, suppl. 13


Objectifs

Le traitement des TVNIM repose sur les instillations endovésicales de BCG. En pratique, 45 % des patients sont en échec de traitement et une alternative thérapeutique doit être proposée. L’immunothérapie par anticorps anti-PD-1 et PD-L1 a démontré son efficacité dans le carcinome urothélial métastatique. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact pronostic de l’expression anti-PD L1 dans les TVNIM réfractaires au BCG.


Méthodes

Cent trente patients (18 femmes, 112 hommes) présentant une TVNIM à haut risque ayant reçu un traitement d’attaque par instillations de BCG de 2000 à 2015 ont été inclus rétrospectivement. Deux groupes : bon répondeur (BR) au BCG (n =102) et mauvais répondeur (MR) au BCG (n =28) défini par une récidive tumorale précoce après 6 instillations d’attaque. Pour chaque patient la première lame de résection et la lame de contrôle après BCG en cas de récidive tumorale ont été marquées par un Ac mono-clonal : anti PD L1 E1L3N (Cell Signaling Technology), puis classées selon l’intensité de marquage des cellules tumorales (TC) et des cellules inflammatoires du stroma (IC).


Résultats

La positivité était fixée par un seuil de marquage >ou égal à 1 %. avec comparaison des groupes par test exact de Fisher. La positivité de PD-L1 sur les TC et les IC a été observée respectivement chez 25 (19,2 %) et 82 (63 %) patients. Le taux de MR était de 21,9 % avec taux TC=0, de 20 % avec taux TC≥1 (OR=0,89, p =1). Le taux de MR était de 16,7 % avec taux IC=0, de 24,3 % avec taux IC≥1 (OR=1,60, p =0,37). Le marquage immunohistochimique des TC demeurait stable entre tumeur initiale et lame après BCG, tandis que celui des IC était variable : 14 patients sur 28 (50 %) ayant gagné 1 ou 2 points de marquage. Le test de Wilcoxon sur séries appariées montrait une hausse significative de l’intensité IC (p =0,021).


Conclusion

Dans cette étude préliminaire, il n’a pas été retrouvé de lien statistique entre l’expression de l’anticorps anti-PD-L1 des cellules tumorales, l’infiltrat inflammatoire de la lame initiale et l’échec de réponse au traitement par BCG. Une cohorte plus importante de patients semble nécessaire pour valider un éventuel facteur pronostic anatomoclinique.

Mots clés:
C. / C. / P. / F. / J.
NOD2, nouvel acteur dans la réponse immune vésicale aux instillations de BCG
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 671, suppl. 13


Objectifs

NOD2 (nucleotide-binding oligomerization domain-2 ) est un récepteur immun dont le rôle dans la réponse au BCG (Bacille de Calmette et Guérin) a été mis en évidence in vitro et in vivo, mais jamais étudié dans le contexte des tumeurs de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM). L’objectif de notre étude était d’identifier si NOD2 est impliqué dans la réponse immunitaire vésicale aux instillations de BCG.


Méthodes

L’impact de la délétion de NOD2 a été étudié par cytométrie de flux en comparant chez des souris wildtype (WT) et NOD2–/–, les taux de cellules immunes spléniques après vaccination par BCG, et vésicales après instillations de BCG. Le poids tumoral vésical et la réponse immune vésicale ont été comparés entre les souris WT et NOD2–/–dans un modèle orthotopique de tumeur vésicale incluant vaccination par BCG puis 3 instillations endovésicales hebdomadaires de BCG souche Connaught. La fréquence de 3 polymorphismes engendrant une perte de fonction de NOD2 [R702W (snp8), G908R (snp12), 1007fs (snp13)] et leur corrélation avec la récidive tumorale ont été étudiées chez des patients traités par BCG pour TVNIM de haut risque (n =120).


Résultats

Les souris NOD2–/–and WT sans tumeur ni traitement ont le même taux sanguin, splénique et vésical de cellules immunes. Les souris NOD2–/–répondent au vaccin BCG avec le même taux de cellules spléniques T CD8+–BCG spécifiques que les souris WT. Après instillation endovésicale de BCG, les souris NOD2–/–présentent un taux supérieur de cellules immunes vésicales en comparaison aux souris WT. Dans le modèle orthotopique, le poids tumoral et l’infiltration immune vésicale ne différaient pas significativement entre les souris NOD2–/–et WT. Le génotype de NOD2 a été étudié chez 87 des 120 patients inclus. La fréquence des variants R702W, G908R and 1007fs était respectivement de 6,9 %, 1,2 % et 5,7 %. Vingt patients (23 %) étaient porteurs d’au moins une modification de peptide. La survie sans récidive ne différaient pas selon le statut NOD2 muté ou non (48,1 mois vs 53,8 mois respectivement) (p =0,45).


Conclusion

La délétion de NOD2 in vivo influe sur la réponse vésicale au BCG sans impact détectable dans un modèle orthotopique en présence de tumeur vésicale, soulevant la question d’un mécanisme d’échappement tumoral. Identifier les patients qui ne répondront pas à l’immunothérapie par BCG demeure un enjeu d’importance. La relative fréquence de polymorphismes de NOD2 retrouvée dans notre cohorte est un facteur d’intérêt motivant une étude sur une cohorte multicentrique plus large.

Mots clés:
C. / M. / L. / A. / J.
Évaluation des mutations dans le promoteur du gène TERT comme biomarqueur non invasif pour la détection des cancers urothéliaux (UCs)
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 672, suppl. 13


Objectifs

Des mutations spécifiques des tumeurs ont récemment été détectées dans le plasma et d’autres fluides biologiques de patients atteints de différents cancers, mais leur application en tant que biomarqueur a été limitée par le seuil de détection des technologies. Des biomarqueurs non invasifs pour la détection des UCs existent, mais ils sont d’utilité clinique limitée, et le diagnostic des Ucs est actuellement confirmé par des investigations invasives.


Méthodes

Le projet DIAGURO exploite la découverte de deux mutations somatiques récurrentes dans le promoteur du gène TERT (C228T et C250T) dans les UCs (70 %) ainsi que les avancées technologiques de séquençage nouvelle génération NGS pour mettre au point une méthode capable d’identifier de faibles fractions alléliques (FA). Il s’agit d’évaluer dans une étude prospective cas-témoin si les mutations détectées dans le plasma et dans l’urine représenteraient un marqueur sensible et spécifique pour la détection et le suivi des UCs. Notre groupe a établi le séquençage NGS et l’analyse bio-informatique (Algorythme « Needlestack ») pour le criblage mutationnel (C228T/C250T) de 100 « cas » (plasma-urines-tumeur collecté au bloc opératoire) et 100 « témoins » (plasma-urine).


Résultats

Les résultats préliminaires menés sur 56 « cas » (confirmés par l’anatomopathologie), et 56 « témoins » indiquent la détection de C228T ou C250T dans l’urine (analyse de l’ADN circulant ou de l’ADN de cellules exfoliées) pour les 46 « cas » et 0 des « témoins ». Soit une sensibilité de 82 % et une spécificité de 100 %. La FA observée dans les urines des « cas » varie de 1 à 75 %, confirmant le seuil de détection de la mutation par notre NGS à 1 %. La sensibilité pour l’ADN circulant issu du plasma semble faible (8 %). La concordance entre le statut mutationnel de la tumeur et de l’urine est de 100 %. La capacité de détection ne semble pas être influencée par les paramètres cliniques et histopathologiques (tumeur primitive ou récurrente, stade, grade, instillations), en cohérence avec la présence de mutations C250T/228T dans toutes les formes d’UCs.


Conclusion

Nos résultats sont prometteurs quant à l’établissement d’un test sensible, spécifique et non invasif utilisant la détection des mutations du promoteur du gène TERT dans l’urine pour la détection des UCs. Ces résultats seront éprouvés après collection des 200 échantillons (cas-témoins) prévus dans le protocole DIAGURO, mais aussi par le criblage d’échantillons d’urine de cohortes prospectives afin d’évaluer la précocité de la détection des UCs.

Mots clés:
A. / F. / B. / E.
Les profils hormonaux préopératoires et les caractéristiques pathologiques du cancer de la prostate localisé sont liés à la testostérone totale et biodisponible
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 672-673, suppl. 13


Objectifs

Dans le cancer localisé de la prostate (PCa), l’impact de l’hypogonadisme biochimique sur l’émergence du cancer et la progression est encore controversé. Nous avons comparé les profils sériques préopératoires des hormones sexuelles et les caractéristiques pathologiques chez les patients atteints de PCa localisés selon leur statut gonadique évalué par la testostéronémie totale (TT) et biodisponible (BT).


Méthodes

Une nouvelle grande étude de cohorte prospective de 1125 patients (âge : 63,9 ans) ayant un PCa localisé, recrutés dans 4 centres urologiques en France, de 6/2013 à 6/2016. Les paramètres du syndrome métabolique (SM) ont été recueillis. Le dosage des stéroïdes sexuels ont été effectué par spectrométrie de masse en phase gazeuse. Une évaluation centralisée des données pathologiques (prédominance du grade de Gleason 4 [PrdGP4], stade) a été effectuée. La cohorte a été divisée en 4 groupes ; le 1er se composait de patients ayant une TT et BT normales (≥3ng/mL et BT≥0,8ng/mL), une TT diminuée dans le 2e, une BT diminuée dans le 3e et une TT et BT diminuées dans le 4e.


Résultats

Les pourcentages de PrdGP4 et de pT≥3a étaient d’un tiers chez les patients eugonadiques, augmentant significativement jusqu’à la moitié des hypogonadiques. Une augmentation de poids de 10 %, due à la masse grasse, était observée chez les patients à la TT diminuée, alors qu’aucun changement ne s’est produit en cas de BT diminuée, ce qui indique une dichotomie à l’action de TT et BT. Une différence significative dans la concentration de SHBG entre les patients à BT diminuée et ceux à TT diminuée a été observée, conférant à la SHBG un rôle clé dans la sélection des patients à haut risque d’un PCa agressive. En effet, lorsque les patients hypogonadiques sont définit uniquement par un seuil de TT≥3ng/mL, 90 patients (8 %) qui avaient une BT diminuée en raison d’une SHBG élevée, pas de SM, mais un taux de PrdG4 élevé étaient ignorés (Tableau 1).


Conclusion

Une diminution de la BT définie une population à risque de PCa agressif mais ne présentant pas plus d’obésité. Par conséquent, pour la prise de décision thérapeutique, en plus de la TT et de l’obésité, la BT devrait être évaluée pour la prise en charge du PCa localisé.

Mots clés:
Y. / H. / M. / M. / S.
Valeur pronostique du grade 4 biopsique minoritaire après prostatectomie : comparaison biopsie standard versus ciblée
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 672, suppl. 13


Objectifs

L’objectif de l’étude était de démontrer la valeur pronostique de la présence de grade 4 biopsique minoritaire, sur l’anatomopathologie après prostatectomie, en fonction de la technique biopsique (ciblée versus standard).


Méthodes

Entre janvier 2014 et décembre 2016, nous avons inclus 102 patients ayant eu une prostatectomie totale avec un score de Gleason biopsique à 7 (3+4). En préopératoire, 51 patients ont eu des biopsies ciblées KOELIS (BC) et 51 patients ont eu des biopsies standards (BS). L’analyse anatomopathologique était réalisée par la même équipe d’uropathologiste.


Résultats

La médiane d’âge et de PSA était de 64,7 vs 65,6 ans (ns) et de 8,9 vs 7,2ng/mL (p <0,0001) dans les groupes BC et groupes BS, respectivement. Concernant le score de Gleason, le taux d’« Upgrading » et « Downgrading » étaient de 23,5 % (12/51) vs 25,5 % (13/51) (ns), 9,8 % (5/51) vs 3,9 % (2/51) (ns) dans les groupes BC et BS, respectivement. Les taux de pT2, pT3, pT2R1 et pT3R1 étaient de 58,8 % (30/51) vs 62,7 % (32/51) (ns), de 41,2 % (21/51) vs 37,3 % (19/51) (ns), 3,3 % (1/30) vs 3,1 % (1/32) (ns) et 23,8 % (5/21) vs 26,3 % (5/19) (ns) dans les groupes BC et groupes BS, respectivement. Le pourcentage de volume tumoral sur la pièce opératoire était de 13,7 % vs 14,6 % dans les groupes BC et BS, respectivement (ns).


Conclusion

La présence de grade 4 biopsique minoritaire n’est pas influencée par la technique biopsique utilisée et n’est pas corrélée au résultat histologique après prostatectomie. La présence de grade 4 sur biopsie ciblée ne doit donc pas faire changer notre évaluation préopératoire du risque, comparativement au même résultat sur des biopsies randomisées.

Mots clés:
T. / J.-B. / M. / M. / N.
Relecture des pièces de prostatectomie de l’étude ANDROCAN
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 673-674, suppl. 13


Objectifs

L’interprétation histologique des pièces de prostatectomie radicale a pour but de confirmer la présence d’un adénocarcinome prostatique, d’en préciser la stadification : pTNM, score de Gleason et état des marges d’exérèse chirurgicale. Ces critères sont parfois sujets à des interprétation individuelles inter-pathologistes avec des coefficient kappa variant de 0,2 à 0,9. Nous rapportons les résultats de la lecture centralisée des foyers index (plus haut stade et/ou de plus haut grade) des pièces de prostatectomie radicale de l’étude ANDROCAN.


Méthodes

Les pathologistes des centres ayant participé à l’étude ANDROCAN ont transmis pour relecture centralisé les lames du foyer index des pièces de prostatectomies radicales (1494 cas sur les 1516 inclus). Les deux pathologistes experts en uropathologie (VM, CR) ont relus de manière anonymes les lames transmises et ont précisé pour chaque cas le score de Gleason, le stade pTNM (2010) et l’état des marges. En cas de discordance entre les deux relecteurs, une troisième lecture au microscope à double tête a été effectuée afin d’obtenir un consensus. Le coefficient de corrélation Kappa a été calculé pour évaluer la reproductibilité interobservateur.


Résultats

La concordance dans l’interprétation du score de Gleason exact (n =1211) est de 36,5 % (Kappa=0,035) avec une sous-évaluation du score dans 24,8 % des cas et une surévaluation du score dans 27,2 % des cas. En regroupant les cas en score de Gleason≤6 ; 3+4 ; 4+3 et ≥8 (n =1190), la concordance est de 36,8 % (Kappa=0,025). La concordance pour la prédominance de grade 4 et/ou 5 a été de 57 % (Kappa=–0,003). L’analyse du stade pathologique effectuée dans 1342 cas retrouve une concordance dans 93,5 % des cas (Kappa=0,86) avec une sous-évaluation du stade dans 2.2 % et une surévaluation du stade dans 4,2 % des cas. L’analyse des marges évaluable pour 1144 cas a montré une concordance dans 96,5 % des cas avec une sous-estimation des marges dans 5,8 % et une sur-estimation dans 16,6 % des cas (Kappa=0,92) Tableau 1, Tableau 2.


Conclusion

Nos résultats montrent qu’en termes d’analyse interobservateur les pathologistes ayant participé à cette étude ont des coefficient de corrélation excellents pour l’évaluation du stade et des marges, supérieurs à ceux rapportés dans la littérature (Kappa=0,58–0,82) mais que l’évaluation du SG et du pourcentage de grade 4/5 reste encore problématique.

Mots clés:
V. / C. / Y. / H. / T.
Validation externe d’un nomogramme pour l’identification d’une maladie favorable chez les patients atteints de cancer de la prostate de risque intermédiaire
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 674-675, suppl. 13


Objectifs

Établir une validation externe du nouveau nomogramme de Gandaglia et al. qui estime la probabilité d’avoir un CaP localisé et favorable chez les patients à risque intermédiaire.


Méthodes

Au total, 2928 patients atteints de CaP du groupe risque intermédiaire selon d’Amico ont été traités par PT et curage ganglionnaire bilatéral entre 2000 et 2011 (base multicentrique). Le CaP favorable était défini comme une maladie de bas grade et localisée (pT2 et SG6). La courbe sensibilité/spécificité ROC a été obtenue pour quantifier la précision globale (zone sous la courbe [AUC]) du modèle afin de prédire la probabilité d’avoir une maladie confinée à la prostate. La méthode de Kaplan–Meier a été utilisée pour l’évaluation de survie sans récidive (SSRB) de PSA.


Résultats

Parmi les patients, 10,6 % présentaient finalement des caractéristiques pathologiques favorables dans ce groupe intermédiaire. L’âge médian était de 68 ans. L’analyse de la courbe ROC montre une bonne précision du modèle (AUC=0,82 ; IC 95 %=0,79–0,84). Les facteurs indépendants de CaP non favorable étaient le PSAD (OR=0,01 ; IC 95 %=0,00–0,04 ; p <0,0001) et le pourcentage de biopsies positives (OR=0,97 ; IC 95 %=0,96–0,98 ; p <0,0001). La SSRB après PT était significativement supérieure dans le groupe favorable vs défavorable (94,2 % contre 74,4 % à 4 ans, p <0,0001) (Figure 1).


Conclusion

Cette validation externe du nomogramme de Gandaglia et al. montre une précision satisfaisante. Un patient sur dix dans ce groupe CaP à risque intermédiaire présentait une CaP favorable et pathologiquement prouvée. L’utilisation de ce nomogramme permet de distinguer les patients avec un CaP favorable qui pourraient être traités par une approche conservatrice.

Mots clés:
P. / M. / B. / G. / A.
Caractéristiques des candidats idéaux à la thérapie focale : comment les identifier avant décision thérapeutique ?
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 675-676, suppl. 13


Objectifs

Déterminer les caractéristiques clinicobiologiques, radiologiques et pathologiques des patients candidats idéaux à la thérapie focale (cancer unifocal pT2a).


Méthodes

Nous avons réalisé une analyse rétrospective d’une base de données multicentrique contemporaine des patients ayant subi une prostatectomie totale et ayant un stade pT2a sur la pièce opératoire. Les critères d’étude étaient les caractéristiques biologiques, cliniques, radiologiques et pathologiques de ces patients, ayant un cancer de prostate unifocal de faible volume.


Résultats

Au total, 376 patients ont été inclus (âge moyen 62,5 ans). Le PSA préopératoire moyen était de 7,5ng/mL (volume prostatique 57mL). En moyenne, 2 carottes biopsies étaient positives avec un score de Gleason 6 dans 77 %, 7 dans 19 %, et 8 dans 3 % des cas (envahissement moyen de l’ensemble des carottes 4 %). Sur l’IRM préopératoire, 11 % des cancers étaient suspects d’envahissement extraprostatique. Sur la pièce opératoire, le score de Gleason final était de 7 dans 33 %, et de 8 dans 3,1 % des cas. Aucune atteinte ganglionnaire n’a été rapportée (pN0).


Conclusion

Les cancers de prostate de faible volume, unifocaux, représentant la cible idéale des thérapies focales, restent difficiles à identifier avant décision thérapeutique. L’IRM surestime d’extension dans 10 % des cas environ. Un seuil de 2 biopsies randomisées positives apparaît comme facteur pathologique important. En revanche, l’extension des indications de traitement focal peut s’envisager aux grades de Gleason plus élevé sous réserve d’une conjonction favorable des autres caractéristiques clinicobiologiques.

Mots clés:
G. / T. / M. / L. / A.
Recueil et analyse d’une cohorte de prostatectomies totales pour cancers de prostate diagnostiqués par IRM et biopsies : prévalence, caractéristiques morphométriques et histopathologiques des cancers antérieurs
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 675, suppl. 13


Objectifs

L’imagerie IRM a récemment amélioré le diagnostic des cancers prostatiques. Il y a peu de données publiées concernant les résultats anatomopathologiques des cas de prostatectomies totales (PT) pour cancer antérieur détectés par IRM. L’objectif de notre étude est de faire un recueil et une analyse comparative des cancers antérieurs et postérieurs à l’aide des données des résultats anatomopathologiques des PT, incluant la localisation et l’étendue des foyers tumoraux et des marges d’exérèse chirurgicales (MCP).


Méthodes

Étude de cohorte incluant tous les patients opérés d’une PT de janvier 2009 à juin 2016, pour cancer, et ayant bénéficié d’une IRM prostatique systématique et de biopsies dirigées en cas de présence d’une lésion non échantillonnée par les biopsies systématisées (notamment en cas de lésion antérieure). Recueil effectué dans une base de données des résultats anatomopathologiques des PT : localisation, taille (grand axe), grade tumoral du foyer principal (FP) et secondaire (FS) éventuel, localisation des marges chirurgicales positives et taille des MCP (focales ou étendues, si>3mm). Un cancer antérieur était défini par la présence d’un FP antérieur. Analyse par test du Chi2 et de test de Student.


Résultats

Au total, 1002 patients ont été inclus. L’âge médian était de 63 ans (59–8), le PSA médian de 6,8ng/mL (5,2–9,5). Le FP était antérieur dans 13 % des cas (n =129). Dans 75 % (745) des cas, il existait un FS. Le FS était antérieur dans 13 % des cas (n =92), postérieur dans 85 % des cas (638) et non précisé dans 2 % des cas. Le grand axe tumoral était de 16mm (12–22) pour les FP postérieurs et 20mm (15–24) pour les FP antérieurs (p =0,0006). On retrouvait plus de MCP étendues lorsque le FP était antérieur (19,1 % vs 12,1 %, p =0,04). Il n’existait pas de différence entre le grade (p =0,46) et le stade (p =0,71) tumoral des FP antérieurs vs postérieurs (Figure 1).


Conclusion

L’analyse de cohorte de prostatectomies totales pour cancer diagnostiqué par IRM et biopsies a permis de mettre en évidence que les cancers antérieurs étaient de même grade que ceux de localisation postérieure, mais avaient un plus grand axe tumoral et un taux de MCP étendues plus important. L’impact de ces données sur la survie sans récidive biologique doit être étudié après un délai de suivi d’au moins 5 ans.

Mots clés:
G. / C. / R. / J. / S.
Association entre l’agressivité histologique du cancer de la prostate localisé et les stéroïdes sexuel : résultats de l’étude ANDROCAN
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 676, suppl. 13


Objectifs

Dans le cancer localisé de la prostate (PCa), l’impact des concentrations des stéroïdes sexuels sur l’agressivité du cancer est débattu, certains auteurs rapportant une association à la testostéronémie totale (TT), biodisponible (BT) ou à l’estradiol (E2). Nous avons comparé les profils sériques préopératoires des hormones sexuelles et les caractéristiques pathologiques chez les patients atteints de PCa localisés selon la prédominance du grade de Gleason 4 sur la pièce de prostatectomie.


Méthodes

Une nouvelle grande étude de cohorte prospective de 1343 patients (âge : 63,9 ans, taille : 175cm, poids : 82,2kg, IMC : 26,8 30kg/m2, circonférence abdominale : 101cm) ayant un PCa localisé, recrutés dans 4 centres urologiques en France, de 6/2013 à 6/2016. Les paramètres du syndrome métabolique (SM) ont été recueillis. Le dosage de TT, BT, T libre (freeT), DHT, Δ5, Δ4, E1 et E2 ont été effectué par spectrométrie de masse en phase gazeuse. Une évaluation centralisée des données pathologiques (prédominance du grade de Gleason 4 [PrdGP4] stade) a été effectuée.


Résultats

La cohorte a été divisée en 2 groupes :

– le 1er groupe se composait de patients ayant prédominance du grade 3 de Gleason [i.e. scores de Gleason≤7 (3+4)] ;

– le 2nd avait une prédominance du grade 4 de Gleason [i.e. scores de Gleason≥7 (4+3)].

Les patients ayant les cancers les plus agressifs (PrdGP4) étaient significativement plus âgés et avaient un PSA supérieur. Les concentrations de TT et d’E2 ne différaient pas entre les deux groupes. En revanche, celles de BT et de Free T étaient inférieures chez les patients PrdGP4. Une différence significative dans la concentration de SHBG entre les patients à PrdGP4 et ceux à PrdGP3 a été observée, conférant à la SHBG un rôle clé dans la sélection des patients à haut risque d’un PCa agressif (Tableau 1).


Conclusion

L’étude ANDROCAN, plus importante étude de cohorte prospective mondiale sur l’association entre les concentrations des stéroïdes sexuels et les caractéristiques du CaP localisés, montre qu’une diminution de la BT définie une population à risque de PCa agressif. Par conséquent, pour la prise de décision thérapeutique, en plus de la TT, la BT devrait être évaluée pour la prise en charge du PCa localisé. En revanche, l’E2 n’a pas lieu d’être prise en considération.

Mots clés:
Y. / H. / M. / M. / S.
Utilisation du PCA3 dans l’estimation individuelle du cancer de la prostate lors d’une consultation spécialisée. Résultats à 5 ans d’une étude prospective en vie réelle
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 676-677, suppl. 13


Objectifs

Évaluer l’intérêt du dosage du PCA3 dans l’évaluation individuelle du risque de cancer de prostate (CaP) après une première série de biopsies prostatiques (BP) négatives.


Méthodes

De 2011–2016, lors d’une consultation dédiée au diagnostic du CaP, les candidats à une nouvelle série de BP ont eu un interrogatoire standardisé, des dosages biologiques (PSA total, libre score PCA3), une mesure du volume prostatique (VP) permettant d’évaluer le risque individuel de CaP avec le PCPT/PCPT2.0/PCPT+PCA3. Après cette consultation, la décision de réaliser une nouvelle série de biopsies était propre à chaque urologue. Le succès de cette consultation était défini par le diagnostic de CaP dans la première année après cette consultation ou par l’absence de cancer à la fin du suivi. Au contraire, l’échec était d’avoir réalisé des biopsies négatives lors de la première année du suivi, ou le diagnostic d’un CaP plus d’un an après la consultation.


Résultats

Au total, 516 patients étaient inclus avec un âge moyen de 64,7 ans (47–85), PSA 8,1ng/mL (0,27–119,8), score PCA3 moyen à 22 (1–533) et 18,9 % présentaient un toucher rectal anormal. À 12 mois, les 7 facteurs prédictifs de succès de la consultation étaient : PSAl/PSAt (p =0,08), VP (p <0,01), PSAd (p <0,01), score PCA3 élevé (p <0,01), et les trois nomogrammes PCPT, PCPT+PCA3 élevés, PCPT2.0. À 5 ans seulement, le score PCA3 et le PCPT+PCA3 étaient des facteurs prédictifs de succès. Le taux de succès de cette consultation était de 46,5 % à 1 an et de 94 % à 5 ans (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

Le PCA3 intégré dans une consultation dédiée au CaP permet d’avoir un taux élevé de biopsies positives à 1 an et d’éviter 94 % de biopsies à 5 ans.

Mots clés:
M. / J.-B. / B. / D. / X.
Évolution de la qualité de vie des partenaires de patients souffrant de cancer de la prostate (CaP) recevant un traitement agoniste de l’hormone libérant de la gonadotrophine (GnRH)
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 677, suppl. 13


Objectifs

Plus des deux tiers des patients traités pour un CaP vivent en couple. La relation pourrait être perturbée au cours de cette période critique. Nous avons analysé l’évolution de la qualité de vie (QV) des partenaires de patients atteints de CaP traités avec un agoniste de la GnRH pendant 6 mois, ainsi que les facteurs qui y étaient corrélés.


Méthodes

À partir d’octobre 2015, une étude prospective, multicentrique, longitudinale et non interventionnelle a été menée en France (EQUINOXE, NCT02630641). Les urologues ont recruté des couples partenaires-patients ayant un CaP pour lesquels un traitement par agoniste de la GnRH était indiqué. La QV des partenaires à l’inclusion et après 6 mois de traitement a été évaluée par le questionnaire WHOQOL-BREF, et la perception de la cohésion au sein de la relation patient-partenaire par le questionnaire DAS-16 (ajustement dyadique).


Résultats

Les données de 258 partenaires ont été incluses dans une analyse intermédiaire. La durée moyenne de la relation était de 38,1 ans (±14,5). À l’initiation du traitement, la cohésion du couple était évaluée par les partenaires comme pauvre (29 %), moyenne (22 %) ou bonne (49 %). Après 6 mois de traitement, 71,2 % des partenaires rapportaient une amélioration de leur QV (amélioration d’au moins un des 4 domaines de QV : physique, psychologique, social, environnemental). En revanche, les scores de QV se dégradaient sur la période, en moyenne de 2,8 à 4,5 points (/100) selon le domaine étudié, de façon significative (QV ressentie, physique, psychique, environnement) ou non significative (état de santé, social). En analyse multivariée, seule l’ancienneté du couple était positivement corrélée à l’amélioration de la QV des partenaires (p =0,03).


Conclusion

La QV des partenaires de patients traités par agonistes de la GnRH pour un CaP s’abaisse faiblement, et significativement pour certains domaines. L’ancienneté du couple semble avoir un effet positif sur l’évolution de la QV des partenaires.

Mots clés:
A. / N. / V. / S.
Résultats opératoires et oncologiques à court terme de la cryothérapie prostatique de rattrapage
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 677-678, suppl. 13


Objectifs

En cas de récidive locale post-radiothérapie (RLPR), la place des traitements ablatifs comme la cryothérapie reste peu évaluée. L’objectif de cette étude était de décrire les résultats opératoires et oncologiques à court terme de la cryothérapie en cas de RLPR.


Méthodes

Tous les patients traités par cryothérapie prostatique totale ou focale pour une récidive locale après radiothérapie ou curiethérapie pour cancer de la prostate entre 2011 et 2016 dans un centre ont été inclus rétrospectivement. Toutes les RLPR ont été confirmées par mesure du PSA, biopsies prostatiques, IRM et PET à la choline. L’évaluation était clinicobiologique à M1, M3, M6 et 1 an. Les critères de jugement de l’efficacité du traitement étaient le PSA, l’introduction d’une hormonothérapie et la progression clinique.


Résultats

Dix-neuf hommes de 70 ans en moyenne ont été inclus : 16 (84,2 %) traité par radiothérapie, 3 (15,8 %) par curiethérapie. Le délai moyen de prise en charge après traitement initial était de 93,83 mois. Le PSA médian avant cryothérapie était de 5,27ng/mL. Le PSA médian à 1, 3, 6, 12 mois post-cryothérapie était respectivement de 2, 0,63, 1,24 et 2,32ng/mL. La durée moyenne d’hospitalisation était de 1,58jours. Quatre patients (21 %) ont présenté une complication Clavien 2 (RAU) lors de l’hospitalisation. À un an, il existait 3 complications tardives (16 %) (2 incontinences urinaires sévères, 1 sténose urétrale). Quatre patients (21 %) présentaient des signes irritatifs invalidants à 1 an. Le taux de récidive biologique et d’évolution clinique à 1 an était de 15,8 % (3 patients) et 26,3 % (5 patients), respectivement. Au total, 8 patients (42 %) ont été mis sous hormonothérapie depuis la cryothérapie.


Conclusion

La cryothérapie prostatique est faisable, avec des résultats opératoires satisfaisants mais au prix d’un taux significatif de complications tardives. Le taux de complications semble inférieur pour les cryothérapies focales par rapport aux totales. Plus d’un patient sur deux n’ont pas présenté de reprise évolutive à 1 an.

Mots clés:
A. / A. / V. / F. / F.
Facteurs de risques de toxicité urinaire et digestive après radiothérapie prostatique (IMRT-VMAT ® ) adjuvante/rattrapage après prostatectomie : étude prospective mono-opérateur
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 678, suppl. 13


Objectifs

Les nouvelles techniques de radiothérapie externe ont permis de réduire les doses d’irradiations des organes à risque. Les plans de traitement de radiothérapie de rattrapage ou adjuvante post-prostatectomie imposent un large champ d’irradiation pouvant contrecarrer ce précepte. L’objectif de cette étude était d’identifier les facteurs de risque de toxicité urinaire et digestive des patients traités de manière adjuvante post-prostatectomie ou, en rattrapage d’une récidive biologique à distance d’une prostatectomie, par radiothérapie externe avec modulation d’intensité/arc-thérapie.


Méthodes

Entre avril 2013 et septembre 2016, tous les patients traités en adjuvant ou pour un rattrapage d’un cancer de prostate localisé ou localement avancé, initialement traités par prostatectomie, ont été inclus. Une radiothérapie externe par modulation d’intensité/arc-thérapie dynamique, avec repositionnement scanographique quotidien, a été réalisée pour chaque patient. Les données cliniques (âge, score G8), les données oncologiques (PSA préop, PSA postop, Gleason biopsique et opératoire, pTNM) ainsi que les données dosimétriques ont été analysées. Un suivi clinique régulier permettait de recenser les toxicités urinaires et digestives de manière prospective. Les facteurs de risque de toxicité ont été recherchés en établissant deux groupes (toxicité de stade 0 et 1 versus toxicité de stade 2 et 3).


Résultats

Quatre-vingt-quatre patients ont été traités (57 en adjuvant, 27 pour un rattrapage). L’âge médian était de 66 ans [66 ; σ=8]. La médiane de suivi était de 15mois (10 toxicités urinaires [11,9 %] de grade≥2 ont été retrouvées ; dont une de grade 3 (1,1 %). Neuf toxicités digestives (10,7 %) de grade 2 ont été retrouvées ; aucune de grade 3. En termes de toxicité urinaire, on observait une différence significative quant à la dose totale reçue à l’ancien emplacement des vésicules séminales (46,6Gy vs 39,6Gy ; p =0,0003). En termes de toxicité digestive, on observait une différence à la limite de la significativité entre les groupes « irradiation pelvi-prostatique » vs « irradiation loge prostatectomie seule » (17,9 % vs 4,4 % ; p =0,057) (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

Notre étude met en évidence une toxicité digestive accrue en cas d’irradiation pelvi-prostatique, ce qui diffère des résultats du traitement initial du cancer de prostate avec cette même technique d’irradiation. La dose reçue au niveau de la loge des vésicules séminales semble être un critère de risque de toxicité urinaire dans notre étude. Un suivi à plus long terme est nécessaire à la validation de ces résultats.

Mots clés:
A. / B.
Résultat d’une étude prospective de surveillance active dans une population à risque de cancers agressifs
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 679, suppl. 13


Objectifs

La surveillance active (SA) est une option thérapeutique dans le cancer de prostate de faible risque. Toute la difficulté réside dans la bonne sélection des patients éligibles à ce traitement. L’objectif de cette étude est d’identifier les facteurs pronostics impliqués dans la sortie de SA.


Méthodes

Il s’agit d’une étude unicentrique incluant des patients originaires d’Afrique subsaharienne de façon prospective de 2005 à 2017. Initialement, la SA était proposée aux patients présentant un cancer de prostate de très faible risque en accord avec les critères français puis depuis 2008 l’étude a été ouverte au patient présentant un cancer de faible risque et aussi ceux ayant un cancer de risque intermédiaire favorable. Une analyse de Kaplan-Meier a été utilisée pour calculer la survie en SA et nous avons recherché des facteurs de sortie de SA au diagnostic avec un modèle de Cox.


Résultats

Nous avons inclus 278 patients. Cent quatre patients étaient sortis de SA à la date du 29/05/2017. Les caractéristiques démographiques et tumorales des patients au moment du diagnostic sont résumées dans le Tableau 1. La survie spécifique et globale à 10 ans était de 100 % et 94,8 %, respectivement. À 2,5 ans, 5 ans et 10 ans, le pourcentage de patients toujours en SA était de 74,46 %, 57,90 % et 43,50 %, respectivement (Figure 1). Le Tableau 2 décrit les causes de sorties de SA. La densité du PSA, l’âge au moment du diagnostic et le volume de la prostate étaient des facteurs de sortie de SA (Tableau 1).


Conclusion

La surveillance active est une alternative thérapeutique sûre dans notre population afro-caribéenne. Elle semble être faisable pour les risques intermédiaires favorables. La densité du PSA est un facteur prédictif d’agressivité tumorale et de sortie de SA.

Mots clés:
S. / G. / L. / V. / P.
Surveillance active du cancer de la prostate de faible risque : évolution des pratiques vers un élargissement des critères de sélection et de suivi
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 679-680, suppl. 13


Objectifs

Le cancer de la prostate à bas risque pose le problème du sur-traitement. La surveillance active est depuis une quinzaine d’années une réponse à ce problème, mais la sélection des patients éligibles reste débattue. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’évolution des pratiques de sélection et suivi de patients en surveillance active (SA) d’un cancer de la prostate (CaP) à bas risque.


Méthodes

Nous avons étudié rétrospectivement les patients entrés en surveillance active entre 2009 et 2014. Ils avaient tous un CaP de faible risque : âge <75, Gleason=6, PSA<15ng/mL, stade cT2. Les critères de reclassification étaient une progression biologique, biopsique, ou un stade T3. Les critères de jugement étaient la survie sans traitement (SST), l’impact pronostique des critères d’inclusion et de suivi sur le taux de conversion.


Résultats

Au total, 180 patients ont été inclus (63 ans ; suivi médian 46 mois). Quatre-vingt-deux patients (45 %) ont été traités avec un délai médian de 18 mois, un taux de conversion de 14,3/100 patients-années. La progression biopsique représentait 51 % des reclassifications ; 25 % ont été traité par choix. La SST était de 71 % à 2 ans, 52 % à 5 ans. Les facteurs prédictifs de conversion étaient : >3 biopsies positives (HR=2,29), la bilatéralité (HR=2,3), une absence de visibilité tumorale à l’IRM (HR=0,49). La progression du grade de Gleason conduisait toujours à un traitement. La compliance à un traitement en cas de progression du PSA était plus faible (Figure 1, Figure 2, Figure 3).


Conclusion

En réponse au sur-traitement des cancers de la prostate de faible risque, l’élargissement des critères d’inclusion et de suivi en SA est de plus en plus fréquent, et semble raisonnable, à conditions d’inclure l’IRM dans le suivi.

Mots clés:
A. / G.
L’utilisation du protoxyde d’azote durant l’anesthésie générale modifie-t-elle l’efficacité d’un traitement par HIFU Focal One
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 680-681, suppl. 13


Objectifs

Rapporter les modifications engendrées par l’utilisation du protoxyde d’azote (N2 O) durant l’anesthésie générale dans le cadre d’un traitement par HIFU (Focal One) en première intention chez des patients présentant un cancer de prostate localisé. Les données quantitatives ont été analysées par un test t de Student.


Méthodes

De septembre 2015 à décembre 2016, 99 patients ont été traités en première intention par HIFU avec le système Focal One pour un adénocarcinome prostatique. L’intervention a été réalisée soit avec l’utilisation d’un mélange de protoxyde d’azote/oxygène (N2 O/O2  : 50 %/50 %), soit sans utilisation de N2 O. Nous avons analysé les différents paramètres du traitement par HIFU : durée d’intervention et vitesse du traitement (volume traité par heure), nombre et durée des pauses, et variation du PSA postopératoire à 1, 3 et 6 mois. Les données quantitatives ont été analysées par un test t de Student.


Résultats

Les caractéristiques de la population et du traitement sont présentées dans le Tableau 1. À volume prostatique similaire, la durée moyenne d’intervention était significativement plus courte en l’absence de N2 O et la vitesse de traitement était significativement plus élevée en l’absence d’utilisation de N2 O (p <0,05). De même, le nombre moyen de pause et la durée moyenne de pause étaient moins élevés dans le groupe sans utilisation de N2 O (p <0,05). La diminution du PSA à un, trois et six mois était significativement plus importante dans le groupe sans N2 O (0,27 vs 1,84ng/mL, p <0,05) (Figure 1).


Conclusion

L’utilisation du N2 O semble diminuer l’efficacité du traitement par HIFU, en augmentant les phénomènes de cavitation, entraînant l’augmentation de la durée du traitement, le nombre et la durée des pauses. Il semble exister une moins grande efficacité du traitement par HIFU sur le plan carcinologique avec diminution moins importante du PSA postopératoire.

Mots clés:
E. / J. / T. / P.
Enquête nationale sur la pratique de la surveillance active pour cancer de prostate au Liban
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 681, suppl. 13


Objectifs

La surveillance active (SA) est actuellement reconnue comme une alternative au traitement actif chez les patients diagnostiqués de cancer de prostate (CaP) de bas risque. Au Liban, les données concernant cette pratique sont absentes. Dans ce contexte, une enquête nationale a été réalisée afin de mieux comprendre la pratique de la SA dans notre pays.


Méthodes

Un questionnaire électronique LimeSurvey a été envoyé par mail à 206 urologues, oncologues et radiothérapeutes concernant la pratique de la SA. Le questionnaire était reparti en 3 parties :

– données sociodémographique : âge, sexe, spécialité, années d’expérience, hôpital universitaire/non universitaire ;

– options thérapeutiques dans la situation bas risque, avantages et barrières au choix de la SA ;

– pratique courantes de la SA : nombre de patients, protocole d’inclusion, de suivi et de passage au traitement actif.


Résultats

Quarante-quatre questionnaires ont été analysés, la moyenne d’age des répondants était de 46 ans (30–75) dont la majorité était des hommes (93 %). Les urologues représentaient 72 %, suivi par oncologues (16 %) et radiothérapeutes (12 %). Vingt-huit répondants (59 %) travaillaient dans une structure universitaire. La répartition en année d’expérience 15 ans était de 34 % ; 16 % ; 7 % et 43 %, respectivement. En réponse à l’attitude vis-à-vis d’un CaP de bas grade, 50 % préconisaient la SA. Plus de 90 % des répondants considèrent la SA comme option valable, ne compromettant pas la survie et permettant une préservation de la qualité de vie. Les limitations de cette approche sont : peur de perdre le malade (66 %), anxiété des patients (61,8 %), absence de RCP (59 %), absence de critères clairs d’inclusion/suivi (40,9 %) et perte de l’opportunité de cure (34 %). Seulement 66 % des répondants avaient des malades en SA, ceux-ci représentaient pour la moitié moins de 5 % de leurs malades. Les critères suivis étaient ceux de l’EAU et l’AFU.


Conclusion

Cette enquête montre que malgré les bonnes connaissances des praticiens libanais en matière de SA, celle-ci n’est pas encore couramment appliquée. Des recommandations nationales sont nécessaires pour encourager cette pratique.

Mots clés:
A. El / M. / L. / M. / D.
Intérêts et limites de l’observatoire REVELA13 pour la connaissance épidémiologique des tumeurs de vessie chez la femme dans les Bouches-du-Rhône
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 681-682, suppl. 13


Objectifs

L’observatoire REVELA13 est un outil épidémiologique unique recensant l’incidence et les caractéristiques épidémiologiques des nouveaux cas de tumeur du rein, de la vessie et des leucémies aiguës dans le département des Bouches-du-Rhône depuis le 2 avril 2012. L’objectif de cette étude était d’exploiter pour la première fois les données de cet observatoire concernant les nouveaux cas de tumeurs de vessie (≥pT1) de la femme dans les Bouches-du-Rhône sur la période 2012–2014.


Méthodes

Il s’agissait d’une étude épidémiologique prospective descriptive observationnelle. À partir de signalements directs à l’observatoire via des fiches dédiées, de signalements indirects via les fiches issues des Réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) et d’une enquête interne d’exhaustivité s’appuyant sur les données croisées des cabinets d’anatomopathologie et des départements d’information médicale (DIM) des Bouches-du-Rhône, quinze variables (cf. Tableau 1) non nominatives étaient analysées. Elles ont permis de décrire les caractéristiques cliniques et anatomopathologiques ainsi que la distribution géographique des nouveaux cas incidents sur la période 2012–2014 dans le département des Bouches-du-Rhône.


Résultats

Au total, 288 nouveaux cas ont été recueillis. Cent vingt et un (42 %) étaient issus des signalements directs, 122 (42 %) des signalements indirects (fiches RCP) et 45 (16 %) ont été ajoutés après réalisation de l’enquête d’exhaustivité. Deux cent onze cas (73 %) ont été diagnostiqués dans des établissements privés, 59 (21 %) dans des établissements publics et 18 (6 %) dans des centres de lutte contre le cancer. Quarante-deux cas (15 %) n’ont jamais été identifiés sur les RCP transmises mais récupérés grâce au contrôle d’exhaustivité. L’âge moyen au diagnostic était de 74.15 ans. Cent quarante-huit (51 %) tumeurs n’infiltraient pas le muscle tandis que 134 (47 %) l’envahissaient. Cent douze (38 %) tumeurs étaient unifocales contre 94 (33 %) multifocales. Trente (10 %) étaient associées à du carcinome in situ (Cis) tandis que 137 (48 %) en étaient dépourvues. Il y avait 16 (6 %) grade 1, 53 (18 %) grade 2 et 200 (69 %) grade 3. Les tailles s’étalaient de 7 à 100mm.


Conclusion

Le taux d’incidence standardisé monde des tumeurs de vessie chez la femme dans les Bouches-du-Rhône était de 3,70 nouveaux cas/an/100 000 habitants, un taux bien supérieur à l’estimation nationale de 2012 évaluée à 2,5. Cette expérience qui nous montre l’intérêt d’un recueil local exhaustif des données (15 % de cas non transmis par les RCP) demeure complexe se heurtant à de nombreux freins réglementaires et illustrant certaines des difficultés du Data Mining dans le domaine médical.

Mots clés:
T. / G.
Impact de la pénurie de BCG endovésical sur le nombre de cystectomies et résections réalisées en France
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 682-683, suppl. 13


Objectifs

Les instillations endovésicales de BCG réduisent le risque de récidive et de progression des TVNIM. En avril 2012, la production de BCG Connaught a été interrompue entraînant une pénurie de BCG en France et une recommandation de limitation de son utilisation par l’AFU. L’objectif de ce travail était d’évaluer les conséquences de cette restriction sur l’évolution du nombre de résections et de cystectomies en France.


Méthodes

Les données du PMSI pour les actes de résection de la vessie et de cystectomie ont été analysées pour la période 2010 à 2015 en comparant la période avant pénurie (2010–2012) à la période de pénurie (2013–2015).


Résultats

Concernant le nombre de résections de vessie (Figure 1), entre 2010 et 2012, on observait une augmentation annuelle moyenne de 1,7 %, passant de 36 054 à 37 267 actes. Entre 2012 et 2015, l’augmentation annuelle moyenne était de 3,2 %. Cela représentait une moyenne de 599 résections de plus par an à partir de 2013. Concernant le nombre de cystectomies (Figure 2), entre 2010 et 2012, on observait une diminution annuelle moyenne de 0,4 %, passant de 4046 à 4010 cystectomies. Entre 2012 et 2015, on observait une augmentation annuelle moyenne de 2,2 %. Cela représentait en moyenne 114 cystectomies de plus par an à partir de 2013. De 2013 à 2015 ans, 1797 résections et 342 cystectomies de plus ont été réalisées par rapport à l’augmentation préalablement observée.


Conclusion

Sans qu’un lien de causalité puisse être directement établi, il est éclairant de constater le parallèle entre baisse d’approvisionnement en BCG et recrudescence des cystectomies. Il est important de porter ces données objectives à la connaissance des urologues et des autorités sanitaires.

Mots clés:
S. / H. / Y. / P. / E.
La sarcopénie est associée à un pronostic péjoratif pour les tumeurs de vessie infiltrant le muscle traitées par cystectomie totale
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 683, suppl. 13


Objectifs

La sarcopénie (ou diminution de la masse musculaire lombaire) a été associée dans de nombreuses tumeurs solides à un pronostic grevé. L’objectif de cette étude rétrospective multicentrique était d’évaluer l’impact de la sarcopénie sur le devenir oncologique des patients traités par cystectomie totale pour une tumeur de vessie infiltrant le muscle non métastatique.


Méthodes

Nous avons revu rétrospectivement les dossiers de 201 patients atteints tumeurs de vessie cT2-4aN0-3M0 avec ou sans chimiothérapie néoadjuvante et ayant bénéficié d’une cystectomie totale dans quatre établissements français entre 2010 et 2013. La présence d’une sarcopénie a été mesurée par un logiciel adapté sur un scanner abdominopelvien (niveau L5) réalisé dans le mois avant la chirurgie. Les définitions de sarcopénie utilisées étaient celles du consensus international (Index de muscle lombaire<55cm2/m2 pour les homes et <39cm2/m2 pour les femmes). Un modèle de régression de Cox multivarié ajustant pour les facteurs cliniques et anatomopathologiques standards a évalué l’association de la présence d’une sarcopénie avec la survenue d’une mortalité spécifique et/ou globale.


Résultats

Les patients présentant une sarcopénie étaient significativement plus âgés (p =0,03) et présentaient plus de comorbidités (Eastern Cooperative Oncology Group Performance Status) (p =0,02). En revanche, les deux groupes étaient similaires en termes d’administration de chimiothérapie néo- et adjuvante, stade pathologique T et N (p >0,05). Durant le suivi moyen de 4,7 années, 105 patients sont décédés, dont 81 de la tumeur de vessie. Les patients présentant une sarcopénie présentaient une survie spécifique diminuée (55 % vs 76 % ; p =0,01) ainsi qu’une survie globale diminuée (43 % vs 71 % ; p =0,02) par rapport aux patients ne présentant pas une sarcopénie. Cette association était confirmée en analyse multivariée aussi bien en termes de mortalité spécifique (RR, 2,04 ; p =0,02) que de mortalité globale (RR, 1,73 ; p =0,04).


Conclusion

La présence d’une sarcopénie dans le mois précèdent la cystectomie totale pour tumeur de vessie infiltrant le muscle étaient associée à un devenir oncologique grevé aussi bien en termes de mortalité spécifique que globale.

Mots clés:
E. / J. / M. / I. / P.
Pronostic des TVIM traitées chirurgicalement : TVIM d’emblée vs TVNIM secondairement infiltrantes. Étude rétrospective monocentrique
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 683-684, suppl. 13


Objectifs

Les tumeurs de vessie infiltrant la musculeuse traitées par cystectomie totale peuvent être divisées en deux groupes : les tumeurs de vessie d’emblée infiltrantes lors du diagnostic et les tumeurs secondairement infiltrantes après traitement endoscopique. Les données de la littérature divergent concernant leur pronostic. L’objectif de l’étude était d’évaluer le pronostic des tumeurs de vessie infiltrant d’emblée le muscle et des tumeurs de vessie infiltrant secondairement le muscle en évaluant la survie globale et la survie sans récidive.


Méthodes

Nous avons inclus de manière rétrospective et monocentrique les patients traités par cystectomie totale pour un carcinome urothélial infiltrant le muscle vésical entre 2000 et 2014. Les patients métastatiques lors de la cystectomie ont été exclus. Les survies ont été calculées selon la méthode de Kaplan-Meier et comparées avec le test de log rank si les proportionnalités étaient respectées. Le logiciel utilisé était SAS 9.4. Le seuil de significativité était p <0,05.


Résultats

Au total, 220 patients ont été inclus, 46 présentaient une tumeur de vessie infiltrant secondairement le muscle et 174 présentaient une tumeur de vessie infiltrant d’emblée le muscle. On observait 83,2 % d’hommes et 16,8 % de femmes. Selon les tables de l’EORTC, parmi les patients ayant secondairement progressé, 71 % présentaient initialement lors de leur première résection, un risque élevé de progression, 11 % un risque intermédiaire et 9 % un risque faible. Le délai entre la première résection pour les TVNIM initiales et la cystectomie était en moyenne de 33,4 mois. La survie médiane sans récidive était estimée à 38 mois dans le groupe secondairement infiltrant et à 55 mois pour le groupe d’emblée infiltrant. La survie globale médiane était estimée à 67 mois dans le groupe secondairement infiltrant et à 128 mois dans le groupe d’emblée infiltrant. Les résultats ne mettaient pas en évidence de différence significative (Figure 1).


Conclusion

Notre étude n’a pas démontré de différence significative en termes de survie entre les deux groupes, mais une étude multicentrique apparaît nécessaire afin d’objectiver si les tumeurs de vessie secondairement infiltrantes ont un plus mauvais pronostic et ainsi de mieux définir la place de la cystectomie totale précoce dans la prise en charge des tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle et ayant un haut risque de progression.

Mots clés:
C. / N. François / M. / C.
La résection endoscopique complète avant cystectomie pour tumeur de vessie améliore les résultats oncologiques
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 684-685, suppl. 13


Objectifs

L’importance d’une résection transurétrale de vessie (RTUV) macroscopiquement complète est largement établie dans le traitement des tumeurs vésicales non infiltrant le muscle (TVNIM) et des tumeurs vésicales infiltrant le muscle (TVIM) dans le cadre d’un traitement multimodale associant RTUV et radiochimiothérapie. En revanche, l’impact d’une RTUV complète chez les patients traités par cystectomie pour tumeur de vessie n’a jamais été évalué. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact d’une RTUV complète avant cystectomie radicale sur les résultats oncologiques.


Méthodes

Une étude rétrospective bicentrique a été menée incluant tous les patients ayant eu une cystectomie pour tumeur de vessie de 1995 à 2016. Les patients étaient séparés en deux groupes selon le caractère macroscopiquement complet ou non de la dernière RTUV avant cystectomie d’après le compte rendu opératoire (CRO). Si la description sur le CRO était douteuse le patient était exclu. Les critères de jugement était la survie sans récidive (SSR), la survie spécifique (SSpé) et le taux de diminution du stade (« downstaging ») et de pT0 entre l’anatomopathologie de la RTUV et de la pièce de cystectomie.


Résultats

Cent-vingt et un patients sur les 607 opérés sur la période étudiée ont été exclus par manque d’éléments sur le CRO. Sur les 486 patients inclus, 253 avaient eu une RTUV complète contre 233 incomplète (Tableau 1). En analyse multivariée, le taux de pT0 et de « downstaging » était plus important dans le groupe RTUV complète (OR=3,1 IC95 % [1,1–9,5] ; p =0,02 et OR=7,1 IC95 % [3,1–18,2], p <0,0001, respectivement). Après suivi médian de 41 mois, la SSR était meilleure dans le groupe RTUV complète [SSR à 5 ans : 57 % vs 37 % p <0,0001 (Figure 1)] de même que la SSpé [SSpé à 5 ans : 70,8 % vs 54,5 % p =0,002 (Figure 2)]. En analyse multivariée ajustant notamment au poids de la tumeur et l’utilisation de chimiothérapie néoadjuvante, la résection complète était le facteur le plus fortement associé à la SSR (HR=0,4 ; p =0,0003) et le seul facteur associé à la SSpé (HR=0,5 ; p =0,01).


Conclusion

Dans cette étude, une RTUV complète avant cystectomie était associée à un bénéfice en termes de survie sans récidive et de survie spécifique ; ainsi qu’à un taux plus important de pT0 et de diminution du stade.

Mots clés:
V. / G. / B. / A. / S.
Impact de la chimiothérapie néoadjuvante sur la morbidité périopératoire de la cystectomie pour tumeur de vessie infiltrant le muscle
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 685-686, suppl. 13


Objectifs

La chimiothérapie néoadjuvante (CNA) à base de sels de platine est le traitement de référence avant cystectomie radicale (CR) pour tumeurs infiltrantes de vessie (TVIM). Cette étude vise à comparer la morbidité périopératoire entre des patients ayant reçu une CNA avant CR et des patients traités par CR seule.


Méthodes

Tous les patients consécutifs ayant été traités par CR pour TVIM dans deux centres entre le 1er janvier 2008 et 31 décembre 2015 ont été inclus rétrospectivement. Les caractéristiques cliniques, anatomopathologiques et périopératoires des patients traités par CNA (groupe CNA-CR) ont été comparées au groupe CR seule (groupe CR) : âge, sexe, score de Charlson, IMC, stade radiologique et clinique, complications dans les 30jours postopératoires selon le score de Clavien-Dindo, durée d’hospitalisation, complications tardives, résultats anatomopathologiques, emboles vasculaires, marges. Tous les patients du groupe CNA-CR ont reçu 1 à 6 cycles de chimiothérapie selon le protocole MVAC dose-dense ou cisplatine-gemcitabine. Une régression logistique a été réalisée afin d’identifier les facteurs associés à la survenue de complications périopératoires.


Résultats

Au total, 199 patients ont été inclus : 48 dans le groupe CNA-CR et 151 dans le groupe CR. Les caractéristiques des patients sont présentées dans le Tableau 1. Le taux de complications tous Clavien confondus était de 73,9 % dans le groupe CNA-CR versus 73,8 % dans le groupe CR (p =1,0). Il n’existait pas de différence significative sur la durée moyenne d’hospitalisation [19,26±7,10jours dans le groupe CNA-CR contre 20,49±11,86jours (p =0,5)]. En analyse multivariée, seul le score de Charlson était associé à la morbidité périopératoire (p =0,05), contrairement à la réalisation d’une CNA (p =0,98). Le taux de tumeurs pT0 était significativement supérieur dans le groupe CNA (50 % vs 7 %, p <0,001).


Conclusion

La CNA n’entraîne pas de surmorbidité lors de la CR. Seules les comorbidités du patient sont associées à un risque accru de complications périopératoires.

Mots clés:
C. / A. / D. / C. / V.
Réponse pathologique finale après chimiothérapie néoadjuvante et cystectomie totale : le stade ypT0 associé à une meilleure survie comparé au stade ypTa-pTis-pT1
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 685, suppl. 13


Objectifs

La réponse pathologique après chimiothérapie néoadjuvante pour une tumeur de vessie infiltrant le muscle a été proposé comme un critère de substitution pour la survie globale. Cependant, une controverse persiste, à savoir, si l’absence de cancer résiduel (ypT0) ou la présence d’une tumeur de vessie n’infiltrant pas le muscle (ypTa-pTis-pT1) est le critère de substitution optimal. Nous avons cherché à évaluer l’impact sur la survie globale de ces réponses pathologiques dans une cohorte multicentrique rétrospective.


Méthodes

Nous avons revu rétrospectivement les dossiers de patients atteints de cancer urothélial de la vessie ayant reçu une chimiothérapie néoadjuvante suivie d’une une cystectomie totale dans 19 institutions entre 2000 et 2013. Les patients atteints d’une tumeur de vessie cT2-4aN0M0 pN0 ont été sélectionnés. La survie globale a été comparée entre les patients ypT0 et ypTa-pTis-pT1, y compris en analyse multivariée selon un modèle de régression de Cox.


Résultats

Au total, 1543 patients ayant eu une chimiothérapie néoadjuvante suivie d’une cystectomie totale ont été inclus ; 257 étaient ypT0N0 et 207 étaient ypTa-pTis-pT1 sur les pièces opératoires. Selon la méthode de Kaplan–Meier, la survie globale chez les patients ypT0 et ypTa-pTis-pT1, respectivement, étaient de 186,7 mois et de 138 mois, respectivement (p =0,58). En analyse multivariée, les patients ypTa-pTis-pT1N0 ypT0N0 présentaient un risque diminué de mortalité globale (RR 0,36, 95 % IC 0,23–0,67 et RR 0,28, 95 % IC 0,17–0,47, respectivement) par rapport aux patients pT2N0.


Conclusion

Le stade pathologique ypT0 sur les pièces opératoires de cystectomie totale est un bon prédicteur de la survie globale chez les patients ayant reçu une chimiothérapie néoadjuvante. En comparaison, les patients ypTa-pTis-pT1 n’avaient pas un risque de mortalité globale supérieur et sont eux aussi de bon pronostic. Ces résultats peuvent permettre une meilleure information des patients quant à leur pronostic en pratique quotidienne.

Mots clés:
E. / J. / M. / O. / S.
La protéine C-réactive à j4 postopératoire, un marqueur fiable du risque de complications après cystectomie
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 686-687, suppl. 13


Objectifs

Le dosage de la protéine C-réactive (CRP) à j4 postopératoire est recommandé en chirurgie digestive pour prédire le risque de complications. Le but de notre étude est d’analyser pour la première fois en urologie, la relation entre une CRP postopératoire élevée et l’existence de complications infectieuses et de complications sévères, en postopératoire des cystectomies pour cancer.


Méthodes

Il s’agit d’une étude multicentrique, analysant de façon rétrospective les données cliniques et biologiques de 313 patients traités par cystectomie pour cancer entre janvier 2013 et juillet 2016. Les complications postopératoires et les différents facteurs de risque de complications ont été analysés pour valider l’utilité du dosage de la CRP en postopératoire.


Résultats

Trois cent treize patients inclus, 278 (89 %) hommes, 35 (11 %) femmes (moyenne d’âge 68,1±9,2 ans). Cinquante-sept pour cent des patients ont bénéficié d’une dérivation urinaire par urétérostomie cutanée transiléale de type Bricker, 30 % d’une néovessie orthotopique et 11 % d’urétérostomies cutanées. Nous avions 26,5 % de complications de grade≥2 selon la classification de Clavien-Dindo. Un tiers des complications postopératoire des cystectomies était d’ordre infectieux ou inflammatoire. Parmi les patients sans complications, 92,8 % avaient une CRP<150mg/L à j4 postopératoire. En analyse multivariée, seul le taux de la CRP à j4 était prédictif du risque de complication (p150mg/L à j4 postopératoire est fortement associée à un risque de complication postopératoire) (OR=81,42 ; IC 95 % [25,6–258,3] ; p <0,001). Ainsi, la CRP à j4 est un marqueur fiable pour exclure l’existence de complications infectieuses avec une valeur prédictive négative de 0,94 (Figure 1, Tableau 1).


Conclusion

La CRP à j4 avec un seuil à 150mg/L permettrait de prédire de façon fiable le risque de complications postopératoires après cystectomie. Un monitorage de la CRP postopératoire pourrait aider à l’adaptation des protocoles de réhabilitation en postopératoire de cystectomie mais également à la prise en charge précoce de complications.

Mots clés:
M. / G.
Quel est le pronostic des patients traités par chimiothérapie d’induction pour un cancer de vessie localement avancé ou métastatique ganglionnaire ?
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 686, suppl. 13


Objectifs

Lorsque les tumeurs de vessie infiltrant le muscle sont localement avancées, ou qu’il existe une atteinte ganglionnaire, une chimiothérapie « d’induction » est recommandée. Elle vise à obtenir l’opérabilité du malade mais son bénéfice potentiel ne peut être extrapolé à partir d’études sur la chimiothérapie néoadjuvante, réalisée de principe, chez un patient opérable. Nous nous sommes intéressés aux devenir et pronostic des patients traités par chimiothérapie d’induction pour un cancer de la vessie localement avancé ou métastatique ganglionnaire.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique incluant les patients pris en charge pour une tumeur de vessie cTxN1-3M0 ou cT4NxM0 traités par chimiothérapie d’induction entre 2006 et 2016. L’envahissement ganglionnaire a été déterminé soit sur des critères d’imagerie, soit histologiquement avec la réalisation d’un curage premier. Les données clinico-bio-pathologiques et du suivi des patients ont été relevées. Les courbes actuarielles de survie ont été établies selon la technique de Kaplan–Meier et comparée par le test du log rank . L’analyse de l’association des différents facteurs supposément pronostiques à la survie ont été réalisées.


Résultats

Soixante-douze patients ont été étudiés. Leur devenir est rapporté dans la Figure 1. Le pronostic des 51 patients répondeurs à la chimiothérapie d’induction étaient significativement plus favorable en termes de survie sans progression et de survie globale (p <0,0001 et p =0,025, respectivement). Le pronostic des patients 47 patients opérés étaient significativement plus favorable en termes de survie sans progression et de survie globale (p <0,0001 pour les deux critères). L’analyse multivariée incluant les facteurs significatifs en univariée (p <0,10) faisait ressortir la réponse à la chimiothérapie d’induction et le stade T comme étant des facteurs pronostiques indépendants significativement associés à la survie sans progression (p =0,03 et p =0,04, respectivement) et faisait ressortir le taux de plaquettes avant chirurgie (thrombopénie ou thrombocytose) et la réalisation d’une chirurgie après chimiothérapie d’induction comme étant des facteurs pronostiques indépendants significativement associés à la survie globale (p =0,0014 et p =0,0017, respectivement).


Conclusion

Il semble de meilleur pronostic que les patients répondeurs à la chimiothérapie d’inductions soient opérés au décours de ce traitement.

Mots clés:
C. / Y. / M. / J. / J.
Comment le prix des traitements oraux de la dysfonction érectile influence-t-il sa fréquence de prise ?
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 687, suppl. 13


Objectifs

Les inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (IPDE5) sont les traitements de première intention de la dysfonction érectile. En moyenne, 35 % des patients traités sont inobservants en raison de son prix élevé.


Méthodes

Étude multicentrique, transversale, à visée descriptive, qui a analysé les réponses à un questionnaire distribué lors de consultation de suivi dans le service d’urologie au CHRU et dans un CHR pendant 12 mois. Les patients étaient inclus s’ils souffraient d’une dysfonction érectile traitée par inhibiteur de la phosphodiestérase de type 5 depuis au moins 3 mois.


Résultats

Soixante-trois questionnaires ont été analysés. Trente-cinq pour cent (n =22) de la population était inobservante au traitement en raison du prix ; parmi cette population, 50 % (n =11) déclaraient y avoir renoncé une fois sur trois et 27 % (n =6) une fois sur deux. Le prix moyen du comprimé était de 8,93€±5,42. Concernant les traitements princeps, le comprimé coûtait 10,46€±5,17 et celui du sildenafil générique 4,93€±3,88 (p =0,001). Les patients observants (n =24) au traitement avaient un score EDITS qui s’élevait à 61,79±23,01 ; celui des patients inobservants (n =39) à 51,68±23,66 %. Trente-neuf pour cent (n =25) des patients ont consulté plusieurs pharmacies pour trouver le prix le plus bas. Ces patients se sont rendus en moyenne dans 2,74 pharmacies (±0,98). Trente et un pour cent (n =19) ont comparé les prix sur des boutiques en ligne, mais seul l’un d’entre eux a fait un achat.


Conclusion

Les patients ne prennent pas leur traitement une fois sur trois, voire une fois sur deux en raison de son prix élevé. Le praticien prescripteur doit être sensibilisé à l’impact du prix des IPDE5 sur l’observance en raison de son non-remboursement.

Mots clés:
E. / R. El / J. / P.
Utilisation d’un nouveau logiciel informatique pour l’évaluation de la courbure dans la maladie de Lapeyronie : l’étude GOSOFT
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 687-688, suppl. 13


Objectifs

L’évaluation de la courbure (EC) est un challenge dans la maladie de Peyronie (MP) et est une étape cruciale dans l’évaluation du patient. L’évaluation en consultation utilisant l’injection intracaverneuse (IC) combinée au goniomètre (IG) est probablement l’approche la plus standard. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’utilité d’un nouveau logiciel (GoSoft) pour la mesure de la déformation de la verge dans la maladie de Lapeyronie.


Méthodes

Hommes atteints de MP, qui avaient une EC utilisant IG. Jusqu’à trois injections IC étaient réalisées pour obtenir une érection rigide. Le degré de courbure était mesuré avec un goniomètre, tandis que simultanément une photo était prise. La photo était analysée à l’aide du logiciel GoSoft par trois observateurs à différents moments, chacun étant à l’aveugle de l’évaluation goniomètrique. Le critère de jugement principal était de comparer la fiabilité inter-observateur et de GoSoft. Nous avons également comparé la concordance entre GoSoft et le goniométre. La corrélation était comparée pour des courbures≤45° et pour>45°. Une variabilité de 5° était acceptée et nous considérions une sous- et une sur-estimation si la différence était>5°.


Résultats

L’analyse comprenait 53 sujets. La fiabilité intra-observateur était excellente, ce qui représentait une corrélation élevée (r =0,96 à 0,98, p <0,001) avec une variance entre les moyennes de 1,3±0,6° (Tableau 1). La fiabilité inter-observateur était également élevée (r =0,89 à 0,95, p <0,001) avec une variance entre les moyennes de 2,2±1° (Tableau 2). Les coefficients de corrélation de Pearson (r ) entre le goniomètre et GoSoft pour chaque observateur étaient :

– observateur 1 : r =0,75, p <0,001 ;

– observateur 2 : r =0,73, p <0,001 ;

– observateur 3 : r =0,80, 5° dans 30 % des courbures.

La corrélation semblait être plus élevée pour des courbures plus importantes. Pour une courbure≤45°, les corrélations entre goniomètre et GoSoft variaient de : r =0,41–0,47, p =0,03 ; Tandis que, pour les courbures>45°, les corrélations variaient de : r =0,59–0,65, p <0,01 (Figure 1).


Conclusion

L’évaluation GoSoft est comparable avec la goniométrie. L’excellente fiabilité et reproductibilité pourrait fournir un instrument plus standardisé pour les évaluations de courbure chez les hommes atteints de maladie de Lapeyronie.

Mots clés:
J.-E. / L. Florez / M. / C. / N. Morel
Efficacité du Vitaros dans une population de patients prostatectomisés
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 688, suppl. 13


Objectifs

Cette étude a pour but de connaître l’efficacité du Vitros exclusivement dans une population de patients ayant bénéficié d’une prostatectomie totale robot-assistée avec ou sans conservation nerveuse.


Méthodes

L’évaluation a porté sur des patients vus en consultation de suivi post-prostatectomie présentant une dysfonction érectile. La qualité de l’érection était évaluée par l’interrogatoire en 5 stades, puis par autoquestionnaire IIEF 5, avant l’instauration du traitement puis 6 mois après.


Résultats

Le test a débuté en février 2015 jusqu’en octobre 2016. Le recul moyen par rapport à l’intervention était de 24 mois. Quarante-huit patients ont pu être inclus. La dysfonction érectile était classée 2 en moyenne (moyennement sévère). Le score IIEF 5 initial était à 8,7 au départ. Six mois plus tard, la classification de la DE était toujours classée moyennement sévère à l’interrogatoire et classée 10,6. Un changement de thérapeutique a eu lieu pour 67 % des patients.


Conclusion

Le traitement de la DE post-prostatectomie par Vitaros n’a pas apporté d’efficacité suffisante.

Mots clés:
C.
Analyse prospective de l’impact psychosocial de la maladie de Lapeyronie
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 689-690, suppl. 13


Objectifs

Il existe une littérature croissante axée sur l’impact psychologique et la santé mentale des hommes atteints de la maladie de Lapeyronie (ML). L’objectif de notre étude était d’évaluer l’impact de la maladie de Lapeyronie sur la santé psychologique des hommes.


Méthodes

Les patients ont reçu 3 questionnaires validés lors de la première visite : le questionnaire Self-Esteem and Relationship (SEAR) comprend 5 composantes, les scores sont normalisés en une échelle de 0–100, les scores plus élevés étant plus favorables ; l’Échelle de dépression du Centre d’étude épidémiologique (CES-D) ; le questionnaire sur la maladie de Lapeyronie (PDQ) 3 domaines, les symptômes psychologiques et physiques, la douleur, le score de gène. Une analyse multivariée a été utilisée pour explorer les prédicteurs de dépression. Les facteurs entrant dans le modèle incluaient : âge, orientation sexuelle, degré de courbure ; La durée de la ML à la présentation, la présence de la déformation complexe, la perte de longueur, la longueur du pénis, la douleur, et la capacité de pénétrer.


Résultats

Au total, 204 hommes ont été analysés (Tableau 1). Vingt-cinq pour cent de l’échantillon atteignait le seuil de dépression du CES-D : 13 % modéré, 12 % sévère. Les scores du SEAR et du PDQ sont présentés dans le Tableau 2. Les scores SEAR étaient semblables aux scores SEAR rapportés par les hommes atteints de troubles érectiles modérés à sévères. Les scores PDQ étaient similaires aux scores PDQ rapportés dans les études Xiaflex (IMPRESS I & II). En analyse multivariée, les scores CES-D élevés étaient liés à l’incapacité de pénétrer (β =0,18, p =0,04). Les scores SEAR faibles étaient liés à l’incapacité de pénétrer (β =–0,30 p =0,01) et une plus grande courbure (β =–0,25, p =0,04). Les scores élevés du PDQ étaient liés à une plus grande courbure (β =0,33, p =0,02) et à la perte ressentie de longueur de pénis (β =0,24, p =0,06) et incapacité à pénétrer (β =0,22 p =0,09).


Conclusion

Ces données soulignent la prévalence significative de la dépression chez les patients atteints de ML. Les prédicteurs communs de troubles psychologiques étaient l’incapacité de pénétrer, une plus grande courbure et une perte ressentie de la longueur du pénis. Les questionnaires sur la qualité de vie dans la pratique clinique pourraient bénéficier à certains patients et entraîner dans certains cas des consultations spécialisées.

Mots clés:
J.-E. / L. / C. / J.
Résultats des injections de collagénase Clostridium histolyticum (CCH) chez les hommes atteints de la maladie de Peyronie
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 689, suppl. 13


Objectifs

L’injection intra-plaque de collagénase Clostridium histolyticum (IP-CCH) est une pharmacothérapie approuvée par la FDA et l’EAU pour le traitement des hommes atteints de maladie de Lapeyronie (ML). IMPRESS I et II (Études de phase 3 de la CCH) retrouvaient une amélioration de la courbure de 34 % (–17,0±14,8°), comparativement à une amélioration de 18 % (–9,3±13,6°) dans le groupe placebo. Cette analyse a été menée pour définir les résultats des IP-CCH dans un centre expert.


Méthodes

La population de l’étude comprenait des hommes atteints de ML, avait une maladie stable (plus de 3 mois), et répondaient aux indications de CCH. Les patients recevaient jusqu’à 8 injections de CCH réparties en 4 cycles de traitement. Les évaluations de la courbure étaient réalisées à la première consultation, entre les cycles 2 et 3 et après le cycle 4. Le « pénis extenseur » a été utilisée comme technique de traction pour normaliser la thérapie mécanique post-IP-CCH. Les données anthropométriques des patients, les facteurs de ML et les complications de l’IP-CCH ont été enregistrées. Une analyse multivariée (MVA) a été utilisée pour explorer les prédicteurs d’amélioration. Deux définitions d’amélioration ont été utilisées : >10° et >25 % d’amélioration.


Résultats

Quatre-vingt-trois patients ont été évalués dont 42 avaient complété l’évaluation après 8CCH (Tableau 1). La courbure moyenne était de 44±20°, et diminuait après 4CCH à 40±20° (p =0,01). Pour les 42 hommes qui avaient bénéficié des 8 CCH, leur courbure de base était de 49±26° et diminuait à la fin du traitement à 43±23° (p =0,005). Trois catégories de changements de courbure étaient évaluées : « amélioration » (>10°) ; « Pas de changement » (variation de ±10°) et « aggravé » (>10°). Après 4 IP-CCH : 33 % s’amélioraient, 54 % ne changeaient pas et 13 % empiraient. Après 8 IP-CCH : 36 % s’amélioraient, 43 % ne changeaient pas et 21 % empiraient. Sur l’analyse multivariée, la courbure de base est restée le seul prédicteur significatif d’amélioration (OR=1,04 ; IC 95 % : 1,01–1,07, p =0,04). Pour une amélioration définie comme>25 % : après 4 CCH 31 % s’amélioraient et 41 % après 8 (Tableau 2).


Conclusion

Ces résultats reflètent notre expérience clinique, ce qui est très différent de ceux présentés dans les essais IMPRESS I et II. Environ un tiers des hommes améliorent considérablement leur courbure du pénis et il semble que la réponse maximale survienne après 4 injections de CCH.

Mots clés:
J.-E. / C. / J.
Plastie pénienne par lambeaux scrotaux pédiculés : une alternative intéressante à la greffe de peau libre
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 690-693, suppl. 13


Objectifs

Les plasties péniennes pour défect cutané du fourreau de la verge, toutes étiologies confondues restent actuellement des procédures délicates et peu communes, qui doivent répondre à des attentes esthétiques et fonctionnelles. La technique la plus communément pratiquée est la greffe de peau, avec des résultats imparfaits. Notre objectif est de rapporter les résultats de la plastie pénienne par rotation de lambeaux scrotaux pédiculés, une technique encore largement sous-utilisée.


Méthodes

L’ensemble des patients ayant bénéficié d’une plastie pénienne par lambeaux scrotaux (Figure 1) dans notre centre entre 2009 et 2016 ont été inclus. Nous avons collecté dans les dossiers de chaque patient les données démographiques, comorbidités, indications de plastie pénienne, données périopératoires et complications chirurgicales. Les résultats fonctionnels et esthétiques ont été recueillis par l’administration d’un questionnaire [Annexe 1] comprenant des items côtés de 1 à 10 évaluant l’impact de l’intervention sur l’aspect, la fonctionnalité et la satisfaction des patients, ainsi que deux questionnaires traduits et validés sur la rigidité des érection (EHS) et sur l’aspect des cicatrices (POSAS).


Résultats

Vingt-deux patients ont été inclus avec un suivi médian de 10,5 mois. Les indications étaient iatrogènes, verges enfouies, lésions tumorales et dermatosiques ou injections de produits sclérosants. Les complications précoces comprenaient 36,4 % de désunions cicatricielles, 9,5 % d’infections et 9,1 % d’hématomes, sans aucune reprise chirurgicale. Plus tardivement, 27,3 % des patients ont présenté une ascension testiculaire, 31,8 % une rétraction cutanée, 9,1 % un aspect pyramidal de la verge et 13,6 % un raccourcissement, avec au total 36,4 % de réinterventions (Tableau 1). Douze patients ont finalement répondu aux questionnaires. La satisfaction globale de l’intervention était cotée en moyenne à 8,3/10, avec un impact psychologique positif sur l’image corporelle et le regard extérieur. L’aspect global des organes génitaux, la pilosité, la coloration, l’élasticité et l’épaisseur cutanées étaient les items les moins bien notés. L’EHS et le POSAS postopératoires étaient respectivement cotés à 3,3/4 et 17,3/60 en moyenne (Tableau 2).


Conclusion

Dans notre série, la plastie pénienne par rotation de lambeaux scrotaux pédiculés paraît être une bonne alternative à la greffe de peau libre pour la reconstruction de défects cutanés du fourreau, avec une morbidité acceptable et des résultats fonctionnels, esthétiques et psychologiques satisfaisants. Ces résultats appellent confirmation par une étude de plus grande envergure, idéalement avec comparaison à la greffe de peau libre.

Mots clés:
L. / N. / P. / A. / J.-E.
Résultats chirurgicaux des poses d’implants péniens après phalloplastie : analyse rétrospective de 95 procédures
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 693-694, suppl. 13


Objectifs

La création d’un neophallus est une chirurgie complexe devant répondre à des objectifs esthétiques et fonctionnels. C’est un long et exigeant processus chirurgical dont l’étape finale réside en l’implantation d’une prothèse rigide ou gonflable permettant de reproduire une érection. Les données de la littérature à ce sujet sont rares et peu développées. L’objectif de notre étude était d’analyser les résultats chirurgicaux des patients opérés d’une pose de prothèse pénienne après phalloplastie selon une technique chirurgicale standardisée.


Méthodes

Tous les patients consécutifs opérés d’une pose de prothèse pénienne après phalloplastie de mars 2007 à mars 2015 ont été inclus. Les facteurs associés aux complications ont fait l’objet d’analyse multivariée. Les données ont été recueillies rétrospectivement dans le dossier médical informatisé, incluant les complications précoces survenant au cours du premier mois postopératoire et les complications tardives (érosion, infection, malposition et dysfonction mécanique).


Résultats

Soixante-neuf patients ont été inclus et 95 procédures analysées. Après un suivi moyen de 4 ans, 43 patients (62,3 %) avaient toujours leur implant originel en place. Les patients étaient opérés d’une phalloplastie pour transsexualisme (n =62, 89,9 %), malformation (n =4, 5,8 %), ou traumatisme (n =3, 4,3 %). Les phalloplasties réalisées étaient à 58 % des lambeaux libres antébrachiaux (n =40), 33 % des phalloplasties suprapubiennes (n =23), ou autres (7 %, n =6). Les prothèses érectiles utilisées étaient des AMS Ambicor (n =71, 74,7 %), des AMS Ambicor avec embout de prothèse vasculaire (n =19, 20,0 %), et autres (n =5, 5,2 %). Il n’y a pas eu de complications précoces dans 89 procédures (93,7 %) et si présentes il s’agissait principalement d’infection (n =4, 4,2 %). Les complications tardives étaient des érosions (n =4, 4,2 %), infections (n =4, 4,2 %), dysfonctionnement mécanique (n =10, 10,5 %) et des malpositions (n =12, 12,6 %) (Figure 1) (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

Cette étude présente les résultats chirurgicaux après l’implantation de prothèse pénienne des patients opérés d’une phalloplastie. Des études multicentriques sont nécessaires afin de préciser les facteurs de risque de survenue de complication ainsi qu’étudier la satisfaction des patients.

Mots clés:
P. / N. / D. / P. / A.
Enquête de pratique nationale sur le traitement de l’infertilité des hommes blessés médullaires
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 694, suppl. 13


Objectifs

Les traumatismes médullaires surviennent le plus souvent chez des hommes jeunes à l’apogée de leur santé reproductive et sexuelle. Le projet parental est une part importante du processus de réadaptation. L’objectif de notre étude était de faire un état des lieux de pratiques techniques et stratégie de recueil du sperme des hommes blessés médullaires (HBM).


Méthodes

Un questionnaire comportant 12 items sur la prise en charge de la fertilité de l’HBM a été adressé aux cliniciens et biologistes spécialisés en Assistance médicale à la procréation (AMP), via les listes de diffusion de quatre sociétés savantes : Société d’andrologie de langue française, Association française d’urologie, Société de médecine de la reproduction, Association de biologistes d’études de la fécondation et de la conservation de l’œuf (BLEFCO).


Résultats

Soixante-dix-huit questionnaires complets ont été retournés. Seuls 15 % des praticiens déclaraient faire un prélèvement chirurgical en première intention. Soixante et onze pour cent des praticiens proposaient en première intention un recueil de sperme par stimulation vibratoire pénienne (SVP) et/ou électro-éjaculation (EEJ) (26 %). Les raisons pour ne pas proposer une SVP ou une EEJ étaient le manque de formation et l’absence de matériel. Cinquante-huit pour cent des praticiens faisaient une congélation de gamètes en vue d’une AMP asynchrone. Le seuil de spermatozoïdes mobiles nécessaire à une IIU était majoritairement de 1million. Soixante-seize pour cent des praticiens utilisant la SVP proposaient aux couples une utilisation à domicile.


Conclusion

La SVP et l’EEJ permettent le recueil de sperme pour 95 % des HBM. Ce taux de succès, la facilité de mise en œuvre de la SVP, l’altération du spermogramme à la phase chronique d’un traumatisme médullaire, incitent à proposer un recueil de sperme pour congélation aux HBM dans la première année de rééducation.

Mots clés:
R. / J. / G. / K. Ben / S.
Impact de la perception de la cohésion relationnelle (ajustement dyadique) sur la qualité de vie des patients souffrant de cancer de la prostate (CaP) recevant un traitement agoniste de l’hormone libérant la gonadotrophine (GnRH)
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 694, suppl. 13


Objectifs

L’objectif était d’analyser le degré de cohésion relationnelle sur l’évolution de la qualité de vie (QV) des patients atteints de cancer de prostate (CaP) traités par agoniste de la GnRH pendant 6 mois.


Méthodes

À partir d’octobre 2015, une étude prospective, multicentrique, longitudinale et non interventionnelle a été menée en France (EQUINOXE, NCT02630641). Les urologues ont recruté, dans le processus normal de consultation, des patients ayant un CaP confirmé histologiquement, candidats à un traitement agoniste de la GnRH (monothérapie ou thérapie adjuvante) et en couple depuis au moins 6 mois. Les données ont été recueillies auprès de patients et des partenaires à l’inclusion et après 6 mois de traitement, sur la QV (WHOQOL-BREF), la perception de la maladie (B-IPQ), les symptômes de la maladie (QLQ-PR25) et la perception de la cohésion au sein du couple (DAS-16, ajustement dyadique).


Résultats

Au total, 258 patients (’âge moyen : 73,7±8,3 ans) ont été inclus dans une analyse intermédiaire. À l’inclusion, 27,1 % signalaient une diminution de l’activité sexuelle, 18,6 % une dysfonction érectile, 39,5 % des symptômes urinaires, 21,7 % une asthénie et 7,4 % des douleurs osseuses. Les patients rapportaient, en moyenne, une dégradation significative des scores des différents domaines (physique, psychologique, social et environnemental) de la QV sur la période de l’étude même si 22,2 % rapportaient une amélioration de leur QV sur la question générale. L’analyse multivariée révélait que l’amélioration de la QV (physique, psychologique et sociale) au cours de la période de l’étude était inversement et principalement corrélée à la sexualité des patients : moins les patients étaient concernés par la sexualité, meilleure était la progression des scores de QV.


Conclusion

Au cours des 6 premiers mois sous traitement par agoniste de la GnRH pour CaP, la sexualité est le principal facteur qui influence l’évolution de la QV des patients.

Mots clés:
S. / N. / V. / A.
Complications urologiques de l’endométriose pelvienne profonde et de sa chirurgie
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 695, suppl. 13


Objectifs

L’endométriose pelvienne profonde (EPP) est connue pour son retentissement urétéro-rénal. Mais ses conséquences vésicales sont peu exposées. Ces complications urologiques peuvent être la conséquence directe de l’infiltration des tissus par l’EPP, ou bien des dissections pelviennes chirurgicales étendues. L’objectif de cette étude prospective était de décrire les atteintes urologiques, anatomiques et fonctionnelles, pré- et postopératoires de chirurgie d’EPP, ainsi que les facteurs associés à ces complications.


Méthodes

De mars 2015 à avril 2016, les données pré-, per- et postopératoires de 50 femmes opérées d’EPP ont été recueillies de façon prospective et monocentrique. Les symptômes du bas appareil urinaire (SBAU), la débitmétrie, la mesure du résidu post-mictionnel, les caractéristiques IRM des nodules d’EPP, et l’atteinte urétéro-rénale étaient relevés. La dissection vésicale, urétérale, de la cloison recto-utérine, des ligaments utéro-sacrés (LUS), et le nerve sparing étaient étudiés. La reprise mictionnelle postopératoire et la dilatation rénale postopératoire étaient surveillées.


Résultats

En préopératoire, on relevait 36 % de SBAU, 10 % de dilatations urétéro-rénales dont 6 % symptomatiques, 20 % d’endoprothèses urétérales préopératoires, et aucun nodule vésical. Il a été réalisé 86 % de nerve sparing , 42 % de résection de LUS, 64 % d’urétérolyse, 50 % de shaving rectal et 22 % de résection rectosigmoïdienne. Quarante-six pour cent (n =23) des patientes avaient au moins une complication urologique per- ou postopératoire : 30 % de SBAU dont 20 % de rétentions urinaires avec 8 % de nécessité d’auto-sondages intermittents propres prolongés. On retrouvait 10 % d’atteinte urétérale et 4 % de réimplantation urétérale. Les facteurs associés aux SBAU postopératoires étaient les SBAU préopératoires (p =0,0074) et l’exérèse unilatérale des LUS (p =0,0017). Les facteurs associés à la rétention d’urines postopératoire étaient l’exérèse unilatérale des LUS (p <0,001), et le shaving rectal (p <0,001).


Conclusion

Les SBAU chez les femmes atteintes d’EPP et opérées sont sous-estimés. Ces complications, pouvant aller jusqu’à la nécessité d’auto-sondages pendant plusieurs mois, incitent à proposer une évaluation urologique pré- et postopératoire systématique, afin de délivrer une information ciblée sur l’évolution des symptômes urologiques, et permettre à la patiente d’envisager les soins éventuels à venir et de s’y préparer.

Mots clés:
M. / P. / S. / M. / M.
Enquête de pratique sur la prise en charge de la nycturie associée à une polyurie nocturne en consultation d’urologie
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 695, suppl. 13


Objectifs

Mieux connaître les modalités de diagnostic de la nycturie et de mise en évidence de la polyurie nocturne par les urologues en France, ainsi que leur prise en charge chez les hommes et les femmes.


Méthodes

Enquête transversale réalisée du 03/11/2016 au 08/02/2017, à l’aide d’un questionnaire envoyé par courrier auprès de 359 urologues hospitaliers et libéraux dont 133 ont complété et validé l’ensemble des questions de l’enquête (62,4 % libéraux et 37,6 % hospitaliers).


Résultats

Pour 74,6 % à 79,5 % des médecins, la nycturie est souvent mise en évidence chez les hommes consultant pour troubles de stockage, de vidange, bilan prostatique et pour 49,2 % à 59,4 % chez les femmes consultant pour troubles de stockage, de la statique pelvienne, incontinence. Au total, 69,9 % des patients sont des hommes, 30,1 % des femmes, 64,6 % sont âgés de plus de 65 ans. La gêne rapportée est due principalement au nombre de levers nocturnes et aux troubles du sommeil. Avant de traiter une nycturie gênante, 83 % des médecins demandent des examens complémentaires dont un calendrier mictionnel (87,4 % chez les femmes, 76,6 % chez les hommes). Le traitement proposé de la nycturie avec polyurie nocturne est : une restriction hydrique vespérale et un traitement médicamenteux : anticholinergiques (60,9 %), desmopressine (30,8 %) chez les femmes ; alphabloquants (49,6 %), anticholinergiques (42,9 %), desmopressine (27,1 %) chez les hommes.


Conclusion

Cette enquête a montré une utilisation plus fréquente du calendrier mictionnel avant la prise en charge d’une nycturie que dans les enquêtes précédentes. C’est le seul outil à même d’identifier la polyurie nocturne comme l’une des étiologies de la nycturie et donc d’adapter le traitement. Malgré tout, hormis la restriction hydrique, la desmopressine semble peu utilisée dans cette étiologie. L’âge des patients, les troubles mictionnels concomitants, peuvent-ils expliquer ces modalités de prise en charge ?

Mots clés:
P. / J.-L. / T. / D.
Un système de neuromodulation sacré rechargeable pour le traitement de l’hyperactivité vésicale : résultats intermédiaires d’un essai clinique, prospectif, multicentrique
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 695-696, suppl. 13


Objectifs

La neuromodulation sacrée (NMS) est un traitement symptomatique recommandé pour le syndrome d’hyperactivité vésicale (HAV). Actuellement, les NMS implantées sont non rechargeables avec une durée de vie de 3 à 5 ans. Le système Axonics® (r-NMS), approuvé en 2016, est rechargeable avec une durée de vie de 15 ans. L’objectif de cette étude est d’évaluer la sécurité et l’efficacité de ce système.


Méthodes

Il s’agit d’une étude clinique prospective multicentrique, simple bras. Les patients concernés présentaient un diagnostic d’hyperactivité vésicale idiopathique. Les critères de jugements étaient les symptômes d’HAV sur le calendrier mictionnel, les réponses au questionnaire de qualité de vie spécifique validé (ICIQ OAB QoL) et la satisfaction du patient à 1 et 3 mois. Les patients étaient systématiquement implantés avec le boîtier de neuromodulation Axonics (R), dont la taille est très petite, sans phase de test.


Résultats

Cinquante et un patients ont été inclus dans 7 centres. À 3 mois, le taux d’efficacité sur la réduction des symptômes d’HAV sur le calendrier mictionnel était de 73 % des patients à 3 mois (n =33). Il a été observé une réduction significative du nombre de mictions et de fuites urinaires quotidiennes (p <0,001). Quatre-vingt-six pour cent des patients du groupe HAV avec fuite (UUI) ayant répondu avaient une réduction des fuites urinaires supérieure à 75 %. La qualité de vie des patients était significativement améliorée (p <0,001) sur le questionnaire ICIQ OAB QoL. Le taux de patients « satisfaits » était de 82 %. Concernant les effets indésirables, 8 % des patients (n =4) décrivaient un inconfort lié au dispositif et 4 % (n =2) une douleur sur le site de l’implant. Aucun patient n’a eu de difficulté à recharger le système (Figure 1, Figure 2, Tableau 1).


Conclusion

Le système r-NMS semble être sûr et efficace à 3 mois de l’implantation. Les patients peuvent recharger le système et aucun évènement indésirable concernant le chargement n’a été reporté. L’intérêt du système rechargeable est double, au niveau médicoéconomique ainsi que pour le patient en permettant de limiter la répétition des interventions chirurgicales.

Mots clés:
I. / A. / S. / P. / M. Perrouin
Toxine botulique après échec de neuromodulation sacrée dans l’hyperactivité vésicale idiopathique
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 696-697, suppl. 13


Objectifs

Il existe peu de données sur la conduite à tenir en cas d’échec de neuromodulation sacrée (SNS) chez les patients atteints d’hyperactivité détrusorienne idiopathique. Notre objectif était d’évaluer la tolérance et l’efficacité d’une première injection d’abobotulinum toxine (Dysport) ou d’onabotulinum toxine (Botox) en cas d’échec de SNS chez ces patients.


Méthodes

L’ensemble des patients traités par toxine botulique Dysport ou Botox après échec de SNS, dans notre centre, en 2005 et 2016 ont été inclus. Chaque patient était évalué avant l’injection puis 1 et 6 semaines après, avec un calendrier mictionnel sur 3jours et un score de satisfaction quoté à 10. Étaient également colligés, les paramètres urodynamiques, le maintien du neuromodulateur en position ON ou OFF, le nombre d’injections, la nécessité d’un traitement ultérieur. Les doses injectées étaient principalement 50 UI de Botox et 250 UI de Dysport.


Résultats

Trente patients, 22 femmes (73,3 %) et 8 hommes (26,7 %), ont été inclus. La moyenne d’âge était de 58,6 ans avec un suivi médian de 23,8 mois. Le délai médian entre le test de neuromodulation et la TB était de 11,7 mois [0,6–72,7]. Seulement 5 patients (16,6 %) avaient toujours un neuromodulateur fonctionnel lors de la première injection. Quatorze patients (46 %) ont eu une injection de Botox et 16 (54 %) une injection de Dysport. La moyenne journalière de miction et la nycturie ont significativement diminuée après injection de toxine (17,7 vs 11,5, p =0,0026 et 3 vs 2,2, p =0,008, respectivement). La médiane d’injections était de 2 [1–10]. Douze patients (40 %) ont arrêté la toxine pour inefficacité ou intolérance après une ou deux injections et 2 (15,3 %) après plus de 3 injections.


Conclusion

L’injection de toxine botulique permet d’améliorer significativement les symptômes d’hyperactivité vésicale après échec de SNS. Près de 46 % des patients arrêtent cependant la toxine à cause d’une intolérance ou d’une inefficacité.

Mots clés:
M. / C. / C. / J.
Efficacité et tolérance à long terme de la toxine botulique Dysport dans l’hyperactivité vésicale du patient neurologique
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 697, suppl. 13


Objectifs

La tolérance et l’efficacité de l’abobotulinum toxine (Dysport) à long terme n’est pas connue chez les patients neurologiques. Nous avons voulu rapporter les effets à long terme de la toxine botulique Dysport chez les patients traités depuis plus de 5 ans dans notre centre.


Méthodes

L’ensemble des patients atteints de sclérose en plaque ou blessés médullaires et traités, dans notre centre, par toxine Dysport pour hyperactivité détrusorienne réfractaire entre 2005 et 2012 dans ont été inclus. Étaient évalués, le score EDSS, le niveau lésionnel, le score ASIA, la réalisation d’autosondages intermittents, le nombre d’injections effectuées, la nécessité d’un traitement ultérieur. Les patients dont le suivi était inférieur à 1 an, étaient considérés en échec de toxine botulique. La première dose délivrée était principalement de 750 UI en 10 points d’injection.


Résultats

Quatre-vingt-deux patients, 48 femmes (58,5 %) et 34 hommes (41,5 %), ont été consécutivement inclus. Quarante patients étaient blessés médullaires et 42 patients étaient atteints de SEP avec un score EDSS médian de 6,0 [3,5–7,5]. La moyenne d’âge était de 46,6 ans. Le suivi médian était de 60,2 mois [0,0–176,6] avec un nombre médian d’injections de 3 [1–12]. Le taux de personnes encore traité par Dysport en fin de suivi était de 43,9 % (n =36). Parmi les 35 patients (42,6 %) ayant arrêté les injections, 25 (71,4 %) ont arrêté la toxine pour inefficacité, 4 (11,4 %) pour dégradation neurologique de la SEP, 3 (8,5 %) pour des effets secondaires et 3 patients blessés médullaires (8,5 %) pour amélioration des symptômes sans nécessité de réinjection. Parmi eux, 8 (22,8 %) ont eu une cystectomie Bricker, 4 (11,4 %) une entérocystoplastie et 13 (37,1 %) des injections de Botox dont 7 (53,8 %) ont eu, de nouveau, une efficacité.


Conclusion

Le recul important de cette étude nous permet de constater que la tolérance et l’efficacité de la toxine dysport à long terme est satisfaisant avec près de 1 patient neurologique sur 2 poursuivant le traitement à 5 ans. En cas d’échec de Dysport, les injections de Botox peuvent être une alternative.

Mots clés:
M. / C. / C. / J.N.
Intérêt du calendrier mictionnel et du bilan urodynamique dans le bilan d’un syndrome douloureux vésical pour différencier le phénotype clinique
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 697-698, suppl. 13


Objectifs

Le syndrome douloureux vésical est défini depuis 2008 par l’ESSIC comme étant une douleur pelvienne chronique évoluant depuis plus de 6 mois avec une pression ou un inconfort perçu en relation avec la vessie ; accompagné par une envie persistante et forte d’uriner ou une pollakiurie. Cependant, cette définition est très vaste et englobe à la fois les patients ayant une cystopathie pariétale (ancienne cystite interstitielle) et ceux ayant une hypersensibilité vésicale. L’objectif de notre étude a été d’analyser les données du calendrier mictionnel et du bilan urodynamique pour les corréler à la capacité vésicale anatomique évaluée sous anesthésie générale.


Méthodes

Étude monocentrique rétrospective reprenant les dossiers de 134 patients ayant tous eu une cystoscopie sous anesthésie générale pour le bilan d’un syndrome douloureux vésical entre janvier 2010 à septembre 2016. Les patients ont été stratifiés en 2 groupes en fonction de la capacité vésicale anatomique mesurée sous anesthésie générale :≤400mL (n =40) et >400mL (n =94). Les données du calendrier mictionnel, de l’endoscopie sous anesthésie générale et du bilan urodynamique réalisées lors du bilan initial ont été comparées en fonction des groupes.


Résultats

Les comparaisons entre les 2 groupes pour les données du calendrier mictionnel, de la cystoscopie et du bilan urodynamique sont représentées dans les Tableau 1, Tableau 2, Tableau 3 ci-dessous.


Conclusions

Les données du calendrier mictionnel, de l’endoscopie sous anesthésie générale et du bilan urodynamique ont été corrélées à la capacité vésicale anatomique qui est un élément primordial objectif pour stratifier le « phénotype vésicale » des patients ayant un syndrome douloureux vésicale entre l’ancienne cystite interstitielle et l’hypersensibilité vésicale. Ces données pourraient donc permettre à elles seules d’orienter de façon précoce la prise en charge des patients et de comparer des groupes homogènes de patients.

Mots clés:
C. / F.-X. / Q.-C. / A. / T.
La neurostimulation tibiale postérieure est-elle plus efficace chez les patients ayant une hyperactivité vésicale sans hyperactivité détrusorienne ?
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 697, suppl. 13


Objectifs

Des données récentes suggèrent que la neuromodulation sacrée serait aussi efficace chez les patients ayant une hyperactivité vésicale (HAV) avec et sans hyperactivité détrusorienne. L’impact de la présence ou non d’une hyperactivité détrusorienne sous-jacente sur l’efficacité de la neurostimulation tibiale postérieure (NTPT) pour HAV n’a jamais été évalué. Le but de cette étude était de comparer l’efficacité du traitement par NTPT transcutanée dans le traitement de l’HAV avec et sans hyperactivité détrusorienne sous-jacente.


Méthodes

Les données de tous les patients traités par NTPT pour troubles vésicosphinctériens entre 2012 et 2016 dans un centre ont été colligées prospectivement. L’évaluation initiale et à 2 mois comprenait un calendrier mictionnel sur 48heures, un questionnaire Urinary Symptom Profile une évaluation de l’efficacité par échelle visuelle analogique (EVA) allant de 0 (aucune efficacité) à 10 (efficacité maximale). Le matériel utilisé était un URO-stim Schwa medico 2®. Les patients ont été divisés en 2 groupes : présence (HAD) ou absence (no HAD) d’une hyperactivité détrusorienne sur le bilan urodynamique préthérapeutique.


Résultats

Soixante-dix patients ont été inclus, parmi lesquelles 22 n’avaient pas d’hyperactivité détrusorienne au bilan urodynamique préopératoire (31 %). L’EVA efficacité moyenne tendait à être plus élevé dans le groupe no HAD (4,7 vs 3,6 ; p =0,19) de même que le taux de patients ayant une amélioration≥50 % à 2 mois également similaire (57 % vs 42 % ; p =0,22). Le taux de patients ayant acheté le dispositif au bout de 6 mois était supérieur dans le groupe no HAD sans que cette différence n’atteigne la significativité (42 % vs 22 % ; p =0,12). L’amélioration du sous-score USP HAV à 2 mois était comparable dans les deux groupes (–2 vs–2,1 points ; p =0,85).


Conclusion

La neurostimulation tibiale postérieure transcutanée semble au moins aussi efficace dans le traitement de l’HAV sans hyperactivité détrusorienne que dans le traitement de l’HAV avec hyperactivité détrusorienne.

Mots clés:
Q. / L. / N. / S. / A.
Comparaison des caractéristiques et de la prise en charge des traumatismes rénaux entre la population adulte et pédiatrique
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 698-699, suppl. 13


Objectifs

Les traumatismes rénaux représentent les traumatismes génito-urinaires les plus fréquents. À l’âge pédiatrique, les lésions sont classiquement décrites comme différentes en raison, notamment des lésions associées et du mécanisme lésionnel. Néanmoins, il n’existe aucune donnée dans la littérature comparant ces traumatismes et leur prise en charge en fonction de l’âge. L’objectif de cette étude était de comparer les caractéristiques des traumatismes rénaux chez l’adulte et l’enfant.


Méthodes

Une étude multicentrique rétrospective nationale (TRAUMAFUF) a été conduite, incluant tous les patients pris en charge pour traumatisme du rein dans 15 centres hospitaliers entre 2005 et 2015. Les traumatismes iatrogènes étaient exclus de l’étude. Parmi les 1797 patients, 156 étaient âgés<15 ans et 1641 âgés>15 ans permettant de constituer nos 2 groupes. Les groupes étaient comparés et analysés par les tests t de Student et Chi2.


Résultats

Une hypotension artérielle initiale était constatée chez 6,4 % vs 14,0 % (p =0,006) respectivement chez l’enfant et l’adulte. Le taux de traumatismes rénaux de haut grade (AAST 3, 4 et 5) et de dérivation urinaire par sonde urétérale étaient similaires (53,9 vs 59,6 % ; p =0,18) et (7,1 % vs 5,1 % ; p =0,34), respectivement chez l’enfant et l’adulte. Aucune différence n’était observée sur la prise en charge urologique initiale : surveillance (89,7 % vs 84,5 % ; p =0,07), radio-embolisation (9,7 % vs 5,7 % ; p =0,11) et chirurgical (3,8 % vs 5,1 % ; p =0,56). Le taux de lésions viscérales associées était similaire (44,9 % vs 47,3 % ; p =0,62) mais les lésions osseuses augmentaient chez l’adulte (21,2 % vs 44,9 % ; p =0,0001). Le premier lever était plus précoce chez l’adulte (7,0 vs 6,3jours ; p =0,028). Aucune différence n’était observée sur la durée d’hospitalisation (11,9 vs 15,1jours ; p =0,08), le nombre de décès (1,9 % vs 3,4 % ; p =0,48) et les complications à long terme (6,8 % vs 4,1 % ; p =0,21) respectivement chez l’enfant et l’adulte.


Conclusion

Bien que les adultes présentent d’avantage de polytraumatismes et d’instabilité hémodynamique au diagnostic, la population pédiatrique présente le même profil de traumatisme rénal mais un premier lever plus tardif, ce qui n’entraîne aucune différence sur la prise en charge urologique, ni sur la morbi-mortalité post-traumatique.

Mots clés:
P. / O. / A. / S. / X.
Analyse épidémiologique des 1799 patients traumatisés rénaux de l’étude multicentrique nationale TRAUMAFUF
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 699, suppl. 13


Objectifs

Le traumatisme rénal (TR) est le traumatisme génito-urinaire le plus fréquent : 10 % des cas de traumatisme abdominal. L’objectif de cette étude était d’analyser l’épidémiologie et les caractéristiques démographiques et traumatiques des traumatisés rénaux (TR) sur une durée de plus de 10 ans.


Méthodes

Étude multicentrique rétrospective nationale (TraumAFUF) incluant tous les patients pris en charge pour traumatisme du rein dans 20 centres hospitaliers entre 2000 et 2015. Les traumatismes iatrogènes étaient exclus de l’étude. L’ensemble des données démographiques, des circonstances du traumatisme et des données de la prise en charge et de l’évolution ont été analysés. Au total, 1799 (1431 hommes/268 femmes) patients ont été inclus, d’âge moyen 33,7 (±19,1) ans. Quinze pour cent des TR étaient de moins de 17 ans. Au total, 33,4 % étaient de haut grade (grade AAST>3).


Résultats

Les TR étaient non pénétrants dans 95,5 % des cas, 42,3 % étaient des AVP, 26,6 % des accidents sportifs et 2,5 % une tentative de suicide. Respectivement 50,1 % et 47,4 % des TR avaient hématurie macroscopique et des lésions viscérales associées, 84,5 % étaient stables hémodynamiquement. Soixante-treize pour cent avaient un scanner injecté initial. Si plaie urinaire au scanner : 28,5 % des patients avaient un drainage. Respectivement 9,8 % et 9,5 % des traitements initiaux étaient chirurgicaux et radiologiques. Une imagerie de contrôle était réalisée dans 70 % des cas chez un patient asymptomatique. La durée moyenne de séjour était de 14,9jours. En cas d’hématurie initiale, le grade du TR était significativement plus sévère (37,5 % vs 29,2 %, p <0,005), et l’hémodynamique plus instable (15,8 % vs 9,6 %, p <0,0001). Les principales différences de prise en charge entre les TR de haut grade survenu entre les périodes 2000–2009 et 2010–2016 sont présentées dans le Tableau 1.


Conclusion

La connaissance de l’épidémiologie des TR pourrait améliorer la connaissance et la prise en charge des traumatismes rénaux en France.

Mots clés:
X. / B. / G. / B. / C.
Quelle est la place de la radio-embolisation en urgence dans la prise en charge de patients traumatisés rénaux en instabilité hémodynamique ? Résultats de l’étude multicentrique nationale TRAUMAFUF
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 699-700, suppl. 13


Objectifs

La plupart des sociétés savantes recommandent une laparotomie en urgence chez les patients traumatisés rénaux arrivés en instabilité hémodynamique (chirurgie « damage control »). Au cours des 10 dernières années, la radio-embolisation s’est largement développée. Toutefois sa place chez les traumatisés rénaux en instabilité hémodynamique n’a jamais été évaluée. L’objectif de cette étude était d’évaluer la place pratique de l’embolisation dans la prise en charge de ces patients.


Méthodes

Nous avons conduit l’étude multicentrique rétrospective nationale TRAUMAFUF incluant les patients pris en charge pour un traumatisme rénal dans 15 centres hospitaliers entre 2005 et 2015. L’instabilité hémodynamique était définie par une pression artérielle systolique<90 mmHg à l’entrée dans le centre hospitalier. Nous avons relevé les données du bilan diagnostique initial : imagerie à l’entrée, grade et nature du traumatisme, lésions associées. Pour les patients instables ayant eu une embolisation en première intention, nous avons relevé la date du premier levé, la nécessité et le motif d’une imagerie de réévaluation, la nécessité d’une transfusion post-embolisation, la durée d’hospitalisation, le taux de réhospitalisation et le taux de complications à long terme.


Résultats

Parmi une cohorte de 1287 patients, 240 patients (18,6 %) étaient arrivés en instabilité hémodynamique. Neuf patients n’avaient pas eu de scanner à l’entrée. Trente-huit patients ont été embolisés, dont 2 n’avaient pas eu de scanner d’évaluation initiale. Six patients (15,8 %) avaient un traumatisme de grade 3, 27 (71,1 %) de grade 4 (21 vasculaires et 6 urinaires) et 5 (13,2 %) de grade 5. Vingt-quatre patients avaient des lésions viscérales et 23 des lésions osseuses associées. Dix patients (26,3 %) avaient eu un traitement complémentaire : 2 chirurgies (5,3 %), 3 embolisations de faux anévrysmes (7,9 %) et 5 traitements endo-urologiques (13,2 %). Six patients (15,8 %) étaient hospitalisés moins d’une semaine et 30 (78,9 %) moins d’un mois. Cinq patients (13,2 %) ont nécessité une réhospitalisation. Un patient (2,6 %) a été suivi à long terme pour une insuffisance rénale chronique et 4 patients (10,5 %) étaient décédés.


Conclusion

Dans cette étude multicentrique, l’embolisation en radiologie interventionnelle précoce des patients arrivés en instabilité hémodynamique semblait être une option thérapeutique efficace et bien tolérée : complications et durée d’hospitalisation étaient limitées. Au vu de ces données, la radio-embolisation pourrait avoir une place chez les patients en instabilité hémodynamique en raison d’un traumatisme rénal.

Mots clés:
P. / B. / S. / R. / L.
Facteurs de risque d’échec du traitement conservateur des traumatismes du rein : une étude multicentrique (TRAUMAFUF)
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 700, suppl. 13


Objectifs

Le traumatisme du rein est le traumatisme génito-urinaire le plus fréquent, retrouvé dans 10 % des traumatismes abdominaux. Les recommandations actuelles préconisent un traitement conservateur basé sur une surveillance clinique et paraclinique, cependant, il existe peu de données bibliographiques sur les facteurs de risque d’échec du traitement conservateur. L’objectif de cette étude était d’évaluer les facteurs de risque d’échec du traitement conservateur des fractures du rein.


Méthodes

Une étude multicentrique rétrospective nationale (TRAUMAFUF) a été conduite, incluant tous les patients pris en charge pour traumatisme du rein dans 15 centres hospitaliers entre 2005 et 2015. Les traumatismes iatrogènes étaient exclus ainsi que les patients ayant eu un traitement non conservateur (traitement chirurgical ou radio interventionnel). L’échec du traitement conservateur était défini par le besoin d’une prise en charge chirurgicale ou radio-interventionnelle pendant la surveillance. Des analyses multivariées ont été réalisées afin d’identifier les facteurs de risque d’échec du traitement conservateur.


Résultats

Sur 1799 patients avec un traumatisme rénal, 1486 ont eu un traitement conservateur (82,6 %). L’échec du traitement conservateur a été constaté chez 175 patients (11,8 %). En analyse univariée, le grade AAST de la fracture du rein (p <0,0001), la présence d’une hématurie macroscopique (OR=1,7 ; p =0,006) ou d’une pression systolique<90mmHg (OR=1,8 ; p =0,03) au moment de l’admission étaient les facteurs de risque d’échec du traitement conservateur. En analyse multivariée, seul le grade AAST de la fracture du rein (p <0,0001) et la présence d’une hématurie macroscopique au moment de l’admission (OR=1,6 ; p =0,02) étaient statistiquement associés à un échec du traitement conservateur des traumatismes du rein.


Conclusion

Dans cette étude multicentrique, les seuls facteurs de risque identifiés d’échec du traitement conservateur des traumatismes du rein étaient le grade AAST de la fracture du rein et la présence d’une hématurie macroscopique au moment de l’admission. Une surveillance rapprochée est donc préconisée chez ces patients pris en charge par traitement conservateur.

Mots clés:
T. / J. / J. / M. / S.
Plaies urétérales traitées chirurgicalement. Étude monocentrique rétrospective
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 700-701, suppl. 13


Objectifs

L’uretère est un organe confiné dans le rétro-péritoine. Les plaies urétérales sont rares, avec une incidence de 0,083 % de l’incidence globale des interventions chirurgicales sur 10 ans. L’objectif de cette étude était d’évaluer les modalités de prise en charge chirurgicale des plaies urétérales en fonction du délai de découverte, de leur taille et de leur localisation. Nous avons évalué les résultats de cette prise en charge sur le retentissement rénal ainsi que les facteurs prédictifs de la gravité des plaies.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique. Étude réalisée à partir d’une revue systématique des dossiers de chirurgie du CHU. Le suivi moyen était de 30 mois. La durée d’hospitalisation moyenne était de 8jours.


Résultats

Initialement 34 patients (73,9 %) ont bénéficié d’une prise en charge initiale endoscopique. Seul 20 patients ont bénéficié de la pose de cette sonde double J et seulement 11 patients (55 %) n’ont pas récidivé la plaie urétérale avec un maintien de la sonde double J médian de 90jours (28–240). Trente-cinq patients ont donc bénéficié d’une prise en charge chirurgicale par voie ouverte (76,1 %). Nous retrouvons 57 % de réimplantations urétérovésicales (n =20), correspondant aux plaies urétérales pelviennes (n =32). Nous recensons par ailleurs 20 % de néphrectomies. Aucun patient n’a présenté de récidive de sa plaie urétérale. Huit patients ont présenté une dilatation secondaire des cavités pyélocalicielles (22,9 %). La réussite du traitement chirurgicale est donc de 77,1 %.


Conclusion

La prise en charge des plaies urétérales traitées chirurgicalement apporte de bons résultats mais reste relativement diversifiée du fait des différents niveaux lésionnels. Elle reste efficace dans près de 80 % des cas.

Mots clés:
M. / J. / N. / L. / Z.
Fracture des corps caverneux : présentation clinique, prise en charge et résultats. Étude multicentrique sur plus de 10 ans
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 701, suppl. 13


Objectifs

La fracture des corps caverneux ou faux pas du coït est un événement rare survenant lors de la courbure forcée de l’albuginée. Dans cette étude, nous nous intéressons aux éléments cliniques, à l’apport des examens d’imagerie ainsi qu’aux résultats postopératoire de cette pathologie.


Méthodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective multicentrique de 2005 à 2016. Les patients inclus présentaient une fracture des corps caverneux confirmée lors de l’exploration chirurgicale. Une imagerie par échographie ou IRM était réalisée en fonction de la disponibilité et en cas de doute diagnostique. Un traitement chirurgical par abord électif ou incision coronale était réalisé, avec recherche de lésion urétrale et suture du trait de fracture. Les patients présentant une fracture de la veine dorsale ou un hématome sans fracture des corps caverneux étaient exclus. La fonction érectile et la satisfaction des patients étaient évalués à l’aide des questionnaires IIEF et EDITS.


Résultats

Quarante-sept patients consécutifs ont été inclus. En moyenne, l’âge était de 42,5 ans (22–69), la durée d’hospitalisation de 2,3jours et le délai de prise en charge de 1,46 jour (3h–7jours). Un craquement était audible chez 62 % des patients, 67 % décrivaient une détumescence immédiate et 13,4 % une urétrorragie. 56,9 % des patients ont bénéficié d’une échographie, permettant la localisation de la fracture dans 51 % des cas. Une atteinte bilatérale a été recensée dans 13,4 % et une atteinte urétrale dans 10,15 %. La plaie du corps caverneux était en moyenne de 1,75cm (0,5–3cm). Une reprise chirurgicale précoce a été nécessaire a deux reprises, pour une urétrorragie et pour un phimosis sur hématome. Plus de 85 % des patients étaient satisfaits des résultats esthétiques et de la qualité de leur relation sexuelle à distance de l’opération. La valeur moyenne de l’IIEF5 était de 24,1.


Conclusion

La réparation chirurgicale dans les délais les plus brefs permet une diminution de la répercussion sur l’activité sexuelle dans la grande majorité des cas et un résultat esthétique satisfaisant. L’échographie est utile pour repérer le trait de fracture et orienter le diagnostic en cas de doute.

Mots clés:
N. / L. / A. / J.-E.
Valeur ajoutée de l’IRM de prostate avant première série de biopsies : étude MRI-FIRST
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 701-702, suppl. 13


Objectifs

Évaluer l’apport de l’IRM de prostate avant première série de biopsies.


Méthodes

Au total, 225 patients adressés pour une première biopsie de prostate (âge≤75 ans, PSA≤20ng/mL, TR≤T2c) ont été inclus dans cette étude prospective multicentrique (16 centres). Après IRM multi-paramétrique, un premier opérateur sans connaissance de l’IRM a prélevé 12 biopsies systématiques (plus deux biopsies optionnelles guidées par échographie). Un second opérateur a obtenu des biopsies sur une ou deux cibles suspectes (Likert≥3/5, 3 biopsies par cible). Les biopsies ciblées ont été réalisées sous guidage cognitif (4 centres), fusion écho/IRM (11 centres) ou échographie de contraste (1 centre). Le cancer significatif (CS) était défini selon 3 définitions : CS-A, ISUP grade groupe (GG)≥2 ou ISUP GG 1 avec invasion maximale≥6mm ; CS-B, ISUP GG≥2 ; CS-C, ISUP GG≥3.


Résultats

Le taux de biopsies positives était de 128/225 (56,9 %) pour tous cancers, 96/225 (42,7 %) pour les CS-A, de 87/225 (38,7 %) pour les CS-B et de 47/225 (20,9 %) pour CS-C. L’IRM était négative (Likert≤2/5) chez 45 patients (20 %). Suivant la définition du CS, la valeur prédictive négative de l’IRM était de 88,9–95,6 %. Le nombre de patients détectés par les biopsies systématiques seules, les biopsies ciblées seules et les deux types de biopsies étaient de 15, 19 et 62, respectivement pour les CS-A. Il était respectivement de 12, 18 et 57 pour les CS-B et de 3, 15 et 29 patients pour les CS-C.


Conclusion

Suivant la définition du CS, les biopsies ciblées ont détecté un CS qui aurait été raté par les biopsies systématiques chez 6,7–8,4 % des 225 patients. Omettre les biopsies systématiques aurait fait rater un CS chez 1,3-6,7 % des 225 patients.

Mots clés:
O. / P. / R. Renard / M. / C.
Quelle valeur donner à une fixation prostatique fortuite sur une tomographie par émission de positon au 18 F-fluorodésoxyglucose (TEP 18 F-FDG) ?
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 702-703, suppl. 13


Objectifs

La tomographie par émission de positon au 18F-fluorodésoxyglucose (TEP 18F-FDG) n’a aucune indication recommandée dans le bilan initial du cancer de la prostate. Le TEP-FDG étant un examen de plus en plus accessible avec des indications plus larges, des patients nous sont adressés pour avis concernant une fixation prostatique fortuite. Il n’existe aucune recommandation actuelle précisant l’attitude à adopter dans ce cas. Quelle valeur peut-on accorder à cette fixation fortuite ? Faut-il poursuivre les investigations ou pas ?


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective multicentrique sur 2 ans avec recherche à l’aide des mots clés « prostate » et « prostatique » dans la base de données du service de médecine nucléaire. Les patients inclus devaient avoir une fixation prostatique suspecte de malignité au TEP-FDG (SUV>3,5), moins de 80 ans, une maladie principale à l’origine de la prescription du TEP-FDG contrôlée, un score ECOG≤1, une espérance de vie>10 ans et aucune infection prostatique en cours. Après un dépistage individuel du cancer de la prostate, une série de ponctions biopsies prostatiques était proposée aux patients en précisant l’absence de recommandation validée quand bien même le dépistage individuel était normal.


Résultats

Au total, 4752 patients ont passé un TEP-FDG entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2014 dans le service de médecine nucléaire de l’hôpital Sainte-Musse. Trente-neuf (0,8 %) présentaient une fixation prostatique fortuite suspecte et 9 remplissaient les critères d’inclusions. Sept (18 %) patients sur 9 ont accepté les PBP dont 6 avec un PSA>4ng/mL, et 4 avec une anomalie au toucher rectal. Les patients biopsiés avaient entre 53 et 80 ans. Le diagnostic d’adénocarcinome (ADK) prostatique a été retrouvé chez tous les patients biopsiés amenant à un traitement adapté (chirurgie, radiothérapie, hormonothérapie) selon les recommandations française. De plus, nous avons trouvé une concordance de 100 % entre la latéralité de la fixation prostatique et le côté de l’ADK prostatique. Il existait également une concordance de latéralité entre le toucher rectal et l’hyperfixation prostatique (Figure 1, Figure 2).


Conclusion

Le TEP n’a aucune place pour le diagnostic initial de l’ADK prostatique. En cas de fixation prostatique fortuite au TEP-FDG, il faut considérer l’histoire clinique du patient. Il peut exister un réel intérêt de proposer des PBP sur la seule fixation prostatique selon son intensité et le caractère focalisé (sujet jeune), en dépit d’un examen clinique sans anomalie et de d’un taux de PSA normal.

Mots clés:
F. / P.O.
Concordance du score de Gleason entre biopsies prostatiques et anatomopathologie des pièces de prostatectomie radicale : augmentation de la précision grâce aux biopsies ciblées avec fusion écho/IRM ?
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 703-704, suppl. 13


Objectifs

Les biopsies prostatiques systématiques par voie échographique transrectale (BPs) sous-estiment le score de Gleason par rapport à celui des pièces de prostatectomie radicale (PR). Les biopsies prostatiques ciblées avec fusion écho/IRM (BPc) pourraient diminuer ce risque de sous-estimation. L’objectif de l’étude était de comparer la corrélation entre le score de Gleason des BPc et celui des pièces de prostatectomie.


Méthodes

Entre 06/2013 et 01/2017, nous avons inclus rétrospectivement tous les hommes ayant eu une prostatectomie radicale pour cancer de prostate (CaP) diagnostiqué par BPc et/ou BPs. Tous les patients avaient une IRM prébiopsique (interprétée par un seul radiologue utilisant le score PI-RADS) puis des biopsies prostatiques systématisées écho-guidées par voie transrectale (12 en moyenne) (BPs), et des biopsies prostatiques ciblées (2–4/cible) (BPc) avec fusion élastique écho/IRM utilisant UroStation™ (Koelis, Grenoble, France). Le score de Gleason a été défini de façon conventionnelle : Gleason PR=grade prédominant+grade secondaire ; Gleason BP=grade prédominant+grade le plus péjoratif. Les CaP cliniquement significatifs étaient définis par : Score de Gleason>7 ou longueur de cancer par biopsie>4mm.


Résultats

Cinquante-trois patients ont eu une prostatectomie radicale pour CaP diagnostiqué par BPc et/ou BPs. Le taux de détection de CaP significatif était respectivement de 81 %, 87 % et 94 % pour les BPs, BPc et association BPs et BPc. Le taux de corrélation du score de Gleason entre BPc et PR était supérieur à celui des BPs : respectivement R =0,22 et R =0,09. De plus, l’association des 2 protocoles BPs et BPc avait le taux de corrélation le plus élevé R =0,33. Par ailleurs, les BPs ont sous-estimé le score de Gleason chez 39,6 % des patients (21/53) contre 23 % (12/53) pour les BPc (p =0,09). L’association BPs et BPc comparée au BPs seules, sous-estimaient significativement moins le score de Gleason (16,9 %, 9/53, p =0,016) (Figure 1) (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

La réalisation de BPc a montré une meilleure estimation du score de Gleason. De plus, l’association BPs et BPc est le protocole le plus précis pour l’évaluation pré-thérapeutique du score de Gleason. Une évaluation plus précise de l’agressivité des cancers de prostate est indispensable lors de la prise en charge curative des patients.

Mots clés:
C. / A. / V. / A. / G.
Paramètres IRM de prédiction d’un Gleason 7 en surveillance active d’un cancer de la prostate
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 703, suppl. 13


Objectifs

Étude rétrospective de patients en SA pour cancer de prostate adressés pour réévaluation : une IRM a été réalisée chez tous les patients : seuls ceux ayant un score PI-RADS> ou=3 ont eu une série de biopsies de confirmation associant biopsies systématisées et biopsies ciblées en fusion élastique IRM-échographie. Une corrélation des images aux résultats anatomopathologiques a eu pour objectif de :

– évaluer l’apport des biopsies ciblées ;

– rechercher les critères IRM de prédiction d’un score de Gleason 7.


Méthodes

Biopsies de réévaluation guidées par IRM réalisées chez 125 patients en SA pour cancer de la prostate de Gleason 6 (3+3) sur biopsies systématisées. Au total, 14 biopsies par patient : 2–4 biopsies ciblées guidées par IRM pour lésions PI-RADS 3–5 (111 ZP et 14 ZT) et 10–12 biopsies systématisées. Analyse qualitative et quantitative des paramètres IRM des lésions en ZP chez 111 patients (PI-RADS, diamètre, volume, valeur d’ADC, visibilité à b élevé, cinétique du gadolinium) corrélée aux résultats anatomopathologiques des biopsies ciblées. Comparaison entre les groupes par le test de Mann-Whitney pour les paramètres quantitatifs et le test exact de Fisher pour les variables qualitatives. Régression logistique multivariée avec comme variable réponse à un Gleason 7 sur biopsie cible.


Résultats

Un cancer a été retrouvé chez 97 patients (86 zone périphérique et 11 zone de transition) dont 44 Gleason 6 (28 en biopsies ciblées et 16 en biopsies systématisées), 53 Gleason 7 (50 BC dont 19 en biopsies ciblées seules, 3 en biopsies systématisées seules). Les biopsies systématisées ont retrouvé 6 % de Gleason supérieur ou égal à 7 et 36 % de Gleason 6 en plus des biopsies ciblées. Une corrélation très significative a été établie entre le Gleason 7 et les paramètres IRM de la cible pour : le score PI-RADS, la valeur d’ADC, le diamètre de la cible, le volume de la cible. Une valeur d’ADC inférieure à 1,0 pour prédire un Gleason 7 montre une sensibilité à 82,2 %, une spécificité à 81,8 %, une valeur prédictive positive à 75,5 % et une valeur prédictive négative à 87,1 % (Figure 1).


Conclusion

Les biopsies ciblées couplées aux biopsies systématisées ont permis de requalifier en Gleason 7 plus de 50 % des patients en surveillance active dont 19 cas (20 %) uniquement grâce aux biopsies ciblées. Les paramètres IRM des lésions de la zone périphérique les plus prédictifs d’un Gleason 7 sont le PI-RADS supérieur ou égal à 4, une valeur d’ADC inférieure à 1,0, une visibilité à b élevé.

Mots clés:
D. / M. / F. / M. / R.
Prédiction du score de Gleason par l’association biopsies randomisées + ciblées avec fusion échographie-IRM
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 704-705, suppl. 13


Objectifs

À l’heure où un consensus commence à émerger dans la définition du cancer de prostate cliniquement significatif (Gleason≥7), la précision de prédiction du score de Gleason pathologique par les biopsies est plus que jamais primordiale. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’apport des biopsies ciblées avec fusion échographie-IRM pour la prédiction du score de Gleason.


Méthodes

Entre novembre 2011 et novembre 2016, 12 biopsies randomisées associées à 2 biopsies ciblées d’une ou 2 zones suspectes IRM (3T, multiparamétrique) ont été réalisées à l’aide de l’Urostation® (Koelis) chez 150 patients consécutifs, parmi lesquels 100 (67 %) ont eu un diagnostic de cancer de prostate. Les données de 51 patients traités par prostatectomie radicale ont été incluses dans l’analyse. La répartition des scores de Gleason biopsiques et pathologiques sont présentés dans la Figure 1.


Résultats

Le score de Gleason était correctement prédit par l’association biopsies randomisées+ciblées dans 28 cas (55 %), une sous-estimation du score de Gleason était notée dans 17 cas (33 %) et une sur-estimation dans 6 cas (12 %). L’ajout des biopsies ciblées a permis le diagnostic alors que les biopsies randomisées étaient négatives dans 4 cas et une correction du score de Gleason sous-estimé par les biopsies randomisées dans 1 cas. Le détail des scores de Gleason biopsiques et pathologiques correspondants est présenté dans la Figure 2. Dans 8 cas (16 %), un score de Gleason biopsique=6 (3+3) aurait pu faire conclure à tort à un cancer cliniquement non significatif [Gleason sur pièce de prostatectomie=7 (3+4) n =5 ; 7 (4+3) n =2, 8 (4+4) n =1]. Les scores PIRADS [V1 médiane 14 (12–15), V2 5 (4–5)] de ces patients dont le Gleason a été sous-évalué étaient en faveur de lésions de Gleason élevé.


Conclusion

L’association des biopsies ciblées aux biopsies randomisées ne met pas à l’abri d’une sous-estimation du score de Gleason qui survient dans un peu plus de 30 % des cas. Néanmoins considérant la seule classification du cancer comme significatif ou non en se basant uniquement sur le score de Gleason, cette sous-estimation porte à conséquence dans seulement 16 % des cas dans cette série.

Mots clés:
G. / J. / Q. / D. / J.
Détection du cancer de prostate chez des patients avec une IRM « normale »
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 705, suppl. 13


Objectifs

L’objectif de cette étude est d’évaluer le taux de cancer de prostate chez des patients ayant une IRM « normale » (Pi-RADS<3).


Méthodes

De janvier 2012 à mai 2017, parmi les 950 hommes qui ont eu une série de biopsies prostatiques (JG+EB), 59 hommes (âge médian 61,5 ans ; PSA médian 6,0ng/mL ; densité PSA médiane 0,13) ayant une IRM préopératoire « normale » (Pi-RADS<3) et un toucher rectal non suspect ont eu 12 biopsies systématisées dans 68 cas. Au total, 16,9 % (n =10) d’entre eux étaient en surveillance active et 22,0 % (n =13) avaient déjà eu une série de biopsies négatives.


Résultats

Le taux de détection de CaP était de 33,4 % (n =23) pour tous les cancers confondus, de 61,5 % chez les patients en surveillance active, de 37,8 % chez les patients naïfs et de 10,0 % chez les patients ayant déjà eu une série de biopsies. La médiane de longueur tumorale était de 3mm (2–8). Quatorze (53,8 %) des cancers étaient insignifiants selon les critères d’Epstein. Seuls 3 patients présentaient un CaP de Gleason≥7 et tous étaient Gleason 7 (3+4). Sur les 3, deux patients ont eu une prostatectomie radicale avec un adénocarcinome de stade pT2 et de score de gleason définitif 6 (3+3). Aucun facteur prédictif de cancer de prostate n’a été retrouvé en analyses univariée et multivariée. La valeur prédictive négative (VPN) de l’IRM « normale » était de 61,8 % pour tous les cancers et de 95,6 % pour les cancers de Gleason≥7.


Conclusion

L’IRM « normale » (Pi-RADS<3) a une grande valeur prédictive négative (95,6 %) pour les cancers significatifs. Dans notre étude, ne pas réaliser de biopsies de prostates chez ces patients aurait laisser passer 26 cas de CaP, dont seulement 3 de Gleason≥7. Cependant, des études restent nécessaires pour déterminer la place de l’IRM dans l’évaluation du risque de cancer de prostate.

Mots clés:
J. / M. / B. / J.-B. / V.
Évaluation de la détection tumorale intraprostatique du TEP 68Ga-PSMA : corrélation histologique sur pièce de prostatectomie radicale
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 705-706, suppl. 13


Objectifs

L’antigène membranaire spécifique de la prostate (PSMA) est exprimé́ 1000 fois plus au sein des tissus tumoraux que dans les cellules prostatiques normales. L’introduction du TEP 68Ga-PSMA a ainsi permis une meilleure détection des récidives locales et métastases tumorales après un traitement local initial en comparaison au TEP choline. Peu d’études ont évalué son rôle dans la détection de tumeur intra-prostatique.


Méthodes

Entre mars 2016 et avril 2017, les données des patients ayant eu un TEP 68Ga-PSMA dans le bilan d’extension avant prostatectomie radicale ont été revues. Les zones prostatiques ont été divisées en 20 segments représentées en forme de schéma cartographique (Figure 1). Les coupes histologiques et l’imagerie ont été revues par un anatomopathologiste et un radiologue nucléaire experts, et toutes les zones tumorales prostatiques ont été notées sur le schéma. La limite de détection SUV≥3 a été utilisée. La corrélation entre les données histologiques et radiologiques est effectuée (Figure 2). La sensibilité, spécificité, valeur prédictive positive (VPP) et négative (VPN) du test sont calculés.


Résultats

Au total, 280 segments prostatiques chez 14 patients sont évalués. Les données cliniques et pathologiques des patients sont exposées dans le Tableau 1. À l’examen histologique, 125/280 segments étaient atteints de cancer. Le TEP 68Ga-PSMA était suspect pour 52/280 segments, cependant, 44/52 segments étaient confirmés à l’histologie comme cancer de prostate. Par ailleurs, sur les 155 segments négatifs à l’histologie, 147 étaient également négatifs au TEP. La sensibilité, spécificité, valeur prédictive positive et négative du TEP Ga PSMA était de 35 %, 95 %, 85 % et 64 %, respectivement.


Conclusion

Cette étude confirme la spécificité du TEP Ga PSMA dans la détection des tumeurs intra-prostatiques. La sensibilité de cet examen était cependant basse, ceci pourrait être du à plusieurs facteurs dont le nombre élevé de segments évalués, l’inclusion de patients de risque faible et intermédiaire et la limite de détection SUV utilisée.

Mots clés:
A. El / M. / S. / A. Abi / R.
Facteurs prédictifs de positivité du TEP/TDM au 68 Ga-PSMA lors d’une récidive biochimique après traitement à visée curative de cancer prostatique
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 706-707, suppl. 13


Objectifs

L’antigène membranaire spécifique de PRostate (PSMA) est surexprimé dans le cancer de prostate. Le TEP/TDM au 68Ga-PSMA semble être un examen prometteur pour la détection précoce de récidive après traitement à visée curative de cancer prostatique (chirurgie, radiothérapie ou HIFU) en cas de récidive biochimique. Le but de cette étude est de définir les facteurs prédictifs de positivité du TEP/TDM au 68Ga-PSMA dans ce contexte.


Méthodes

Nous avons analysé rétrospectivement 402 patients ayant bénéficié d’un TEP/TDM au 68Ga-PSMA en récidive biochimique après traitement à visée curative de cancer prostatique dans notre institution (Institut Jules Bordet, Bruxelles, Belgique) entre janvier 2015 et juin 2017. La positivité du TEP/TDM a été définie par la détection d’au moins un foyer suggestif de récidive (local ou à distance) de cancer prostatique après analyse par notre équipe de médecine nucléaire. Les taux de détection ont été définis en fonction de la valeur du PSA au moment de l’examen (PSAt), du temps de doublement du PSA (PSAtd) et de sa vélocité (PSAvél). Une analyse uni–multivariée a permis de définir les facteurs prédictifs de positivité.


Résultats

Au total, 277 patients (68,9 %) avaient un TEP/TDM au 68Ga-PSMA positif et 170 (42 %) étaient considérés oligométastatiques (≤3 foyers). Les taux de détection étaient respectivement de 42, 40, 53, 69 et 91 % pour un PSAt≤0,2, 0,2–0,5, 0,5–1, 1–2, >2ng/mL, de 86, 77, 64 et 64 % pour un PSAtd≤4, 4–6, 6–12, >12 mois et de 44, 86, 83 et 98 % pour un PSAvél≤1, 1–2, 2–5, >5ng/mL/an. En analyse univariée, le type de traitement (RT ou HIFU) (OR : 5,3, IC 95 % 2,3–11,9, p =0,0001), l’hormono-résistance (OR : 2,6, IC 95 % 1,1–6,1, p =0,02), l’hormonothérapie durant la période de l’examen (OR : 2, IC 95 % 1–3,9, p =0,04), le nombre d’hormonothérapies reçues (OR :1,6, IC 95 % 1,1–2,2, p =0,007), le PSA (OR : 2,2, IC 95 % 1,8–2,7, p <0,0001), le PSAtd (OR : 1,2, IC 95 % 1–1,5, p =0,04) et le PSAvél (OR : 3,4, IC 95 % 2,4–4,7, p <0,0001) étaient des facteurs prédictifs de positivité. En analyse multivariée, le PSA (OR : 1,4, IC 95 % 1,1–1,9, p =0,01) et le PSAvél (OR : 2,4, IC 95 % 1,7–3,6, p <0,001) étaient les seuls facteurs prédictifs de positivité.


Conclusion

Le TEP/TDM au 68Ga-PSMA permet la localisation de récidives après traitement à viser curative de cancer prostatique même à de faibles valeurs de PSA. La valeur du PSA au moment de l’examen et sa vélocité semblent être les principaux facteurs prédictifs de positivité et doivent être pris en considération lors de la prescription de cet examen.

Mots clés:
R. / C. / A. / R. / F.
Comparaison des résultats oncologiques de la cryothérapie vs tumorectomie robot pour tumeur rénale : analyse comparative après appariement sur le stade et le score rénal
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 707-708, suppl. 13


Objectifs

La cryothérapie per cutanée pourrait être une alternative thérapeutique à la néphrectomie partielle qui est le traitement de référence des tumeurs rénales de moins de 4cm. L’objectif de cette étude était de comparer les résultats oncologiques de la cryothérapie par rapport à la tumorectomie robot assistée pour le traitement des tumeurs rénales de stade T1.


Méthodes

Les patients traités par tumorectomie robot vs cryothérapie pour tumeur rénale maligne dans 4 centres entre 2009 et 2016 ont été inclus rétrospectivement. Les deux groupes furent appareillés un pour un sur le stade tumoral radiologique et le score RENAL (package Matchit, R software version 3.2.2). Tous les patients du groupe cryo ont été biopsiés. Les caractéristiques des patients avant et après match ainsi que les résultats oncologiques ont été comparés entre les deux groupes. Une régression de Cox ajustée sur l’âge, le type de traitement, le type histologique et les marges a été conduite pour identifier les facteurs associés à la récidive locale. Les marges positives étaient définies histologiquement dans le groupe robot et radiologiquement dans le groupe cryo.


Résultats

Au total, 647 patients ont été identifiés, 470 robots et 177 cryo. Après appariement, on ne retrouvait pas de différence significative entre les deux groupes (177 robot et 177 cryo) pour le stade tumoral, le score RENAL, la taille tumorale (27,6 vs 25,9, p =0,07), et le sexe. L’âge des patients du groupe cryo restait significativement supérieur (69,9 vs 59,8 ans, p <0,001). Le taux absolu de récidive était de 2,8 % dans le groupe robot vs 8,4 % dans le groupe cryo (p =0,03). La survie sans récidive à 5 ans était de 85 % dans le groupe cryo vs 95 % dans le groupe robot (log rank p =0,02, Figure 1). En analyse multivariée, seule la présence de marges positives était significativement associée à la récidive locale (p <0,0001).


Conclusion

Le taux de récidive locale après cryothérapie était significativement plus élevé qu’après tumorectomie robot pour tumeur rénale de stade T1. La réalisation d’un traitement incomplet était le principal critère associé à la récidive. Le taux de récidive pourrait être surestimé dans le groupe cryo en raison d’un suivi radiologique plus strict.

Mots clés:
G. / L. / B. / Z. / Q.
Impact de la TEP/TDM à la 18-fluorocholine dans la stratégie thérapeutiques des récidives biochimiques des cancers de la prostate
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 707, suppl. 13


Objectifs

Évaluer l’impact dans la stratégie thérapeutique de la TEP/TDM à la 18-FCH chez les hommes en récidive biochimique d’un cancer de la prostate.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, unicentrique, portant sur une cohorte de malades en récidive biochimique d’un cancer de la prostate qui ont bénéficié d’une IRM pelvienne et d’un PET/TDM à la choline entre octobre 2012 et mars 2016. Afin d’évaluer de façon indépendante l’impact de la PET, les dossiers anonymisées de chaque malade étaient représentées en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), uniquement avec les résultats de l’IRM sans que ceux du PET soient dévoilés. Une confrontation des résultats issus des 2 RCP était ensuite réalisée.


Résultats

Trente-six hommes, d’age médian 70 ans, ont été inclus. Les taux de PSA médians au moment de l’IRM et de la PET étaient respectivement de 4,8 et 4,6ng/mL. Un changement de stratégie décisionnelle induit par la PET a été mis en évidence dans 45 % des cas. Parmi ces 16 changements de stratégie, une hormonothérapie a été évitée chez 37,5 % des hommes et un plus grand nombre de malades ont été éligibles à un traitement ciblé (56 % contre 16 % initialement). La TEP a permis de mettre en évidence 27 % de lésions supplémentaires comparativement à l’IRM pelvienne. Le taux de discordance entre TEP et IRM était de 41 % au niveau locorégional (Kappa de Cohen=0,207) dont 93 % situé dans le même champ d’exploration que l’IRM.


Conclusion

La PET/TDM à la choline semble avoir un impact décisionnel important dans la prise en charge des hommes en récidive biochimique d’un cancer de la prostate, témoignant de son intérêt en association avec l’IRM pelvienne dans ces situations.

Mots clés:
F. / F. / G. / M. / B.
Résultats oncologiques à 5 ans et morbidité périopératoire du traitement radio-ablatif versus chirurgical des tumeurs rénales de moins de 4 cm
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 708-709, suppl. 13


Objectifs

La prise en charge des petites tumeurs du rein est une balance entre l’efficacité oncologique et le risque lié au traitement, notamment pour les patients fragiles. L’objectif était de comparer les résultats oncologiques à 5 ans et la morbidité des traitements des tumeurs du rein de moins de 4cm (cT1a) par néphrectomie partielle (NP) versus traitement radio-ablatif (TRA).


Méthodes

Depuis 2010, 220 patients ont été traités par TRA et 300 par NP pour une tumeur cT1a. Une étude observationnelle rétrospective monocentrique a été menée, incluant les patients traités pour une tumeur rénale classée cT1a entre 2010 et 2012. Les caractéristiques des patients et des tumeurs ont été colligées, notamment leur complexité (RENAL score), et les données périopératoires (durée d’hospitalisation, complications [Clavien], créatininémie). Le test du Chi2 (ou Fischer) a été utilisé pour comparer les variables qualitatives, le t -test (Student) pour les variables quantitatives. Les survies (sans récidive, spécifique et globale à 5 ans) ont été analysées selon Kaplan–Meier et comparées par test du log rank .


Résultats

Au total, 48 patients ont été traités par NP et 65 par TRA entre 2010 et 2012. Les patients traités par TRA étaient significativement plus âgés, porteurs de tumeurs plus petites et plus complexes que les patients traités par NP. La variation de la créatininémie était comparable dans les deux groupes (12 vs 8,5 dans le groupe TRA et NP, ns). La durée d’hospitalisation était significativement plus courte dans le groupe TRA (3 vs 7j, p <0,0001). Il n’y avait pas de différence en termes de survenue de complications selon Clavien, 3 % vs 6 % de Clavien 3–4 pour TRA vs NP. Le suivi médian était de 61 mois vs 72 mois pour TRA vs NP. La survie sans récidive était comparable pour TRA vs NP [80 % (n =13) vs 94 % (n =4) (p =0,06)] (Figure 1) (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

La prise en charge des petites tumeurs rénales peut être réalisée par techniques ablatives, avec de bons résultats oncologiques, permettant une réduction de la durée d’hospitalisation sans majoration des complications. Même si la prise en charge chirurgicale est la référence, les techniques ablatives apparaissent comme une ressource thérapeutique efficace à long terme et peu morbide dans les tumeurs rénales T1a.

Mots clés:
B. / M.C. / S. / T. / M.
Traitement mini-invasif des tumeurs rénales de plus de 4 cm
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 709, suppl. 13


Objectifs

La chirurgie partielle du rein est le traitement de référence des cancers du rein localisé (T1). Toujours dans un souci de préservation néphronique et de traitement mini-invasif, la néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) a permis une généralisation de la chirurgie partielle et son extension à des tumeurs plus volumineuses. On tend également à élargir les indications des techniques de thermo-ablation (TA). Comparaison des résultats fonctionnels et oncologiques entre les deux groupes de traitement pour les tumeurs rénales de plus de 4cm.


Méthodes

Nous avons collecté les données de 93 patients ayant été pris en charge dans notre centre (HEGP-Necker–Enfants-Malades) de janvier 2010 à mai 2016 pour une masse rénale de plus de 4cm. Les patients ont été traités par une technique mini-invasive : 36 par néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) et 47 par l’une des techniques thermo-ablative (TA) (cryothérapie ou radiofréquence). L’analyse intermédiaire tente d’évaluer la préservation de la fonction rénale à 12 mois, la survie sans récidive locale et la mortalité compétitive prédictive à 5 ans.


Résultats

Le suivi médian de notre étude est de 29 mois. Le diamètre tumoral médian est similaire entre les groupes NPRA et TA : 45mm IQ [40–55] et 45mm IQ [41–54], respectivement (p =0,870). Nous avons comparé les caractéristiques des patients, tumorales et périopératoires (Tableau 1). Il ne subsiste pas de différence significative en termes de préservation de la fonction rénale à 12 mois du traitement, entre NPRA et TA (89 % vs 91 % ; p =0,644). Les complications post-interventionnelles classées selon le score de Clavien sont similaires entre les deux groupes (p =0,275). Le taux de récidive local est significativement plus élevé dans le groupe TA (p =0,033) (Figure 1). La probabilité prédictive de mortalité non spécifique à 5 ans, en rapport avec la morbidité compétitive, est plus élevée dans le groupe TA : 42,6 % [28,8–61,7] vs 15,2 % [5–20,9] pour NPRA (p <0,0001).


Conclusion

La chirurgie conservatrice rénale avec assistance robotique préserve la fonction rénale de manière semblable aux traitement ablatifs dans le cadre spécifique des tumeurs rénales de plus de 4cm. Le taux de récidive locale est plus élevé dans le groupe thermo-ablation. Évaluer la mortalité compétitive prédictive est déterminant pour la décision thérapeutique. En effet, un traitement n’est bénéfique que lorsqu’il entraîne une réduction de la morbidité et de la mortalité spécifique.

Mots clés:
G. / M. / J. / E. / A.
Néphrectomie partielle cœlioscopique après embolisation hypersélective et néphrectomie partielle robot-assistée : comparaison des résultats oncologiques et fonctionnels à court terme
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 710, suppl. 13


Objectifs

La néphrectomie partielle (NP) est le traitement de référence des tumeurs du rein localisées. La NP cœlioscopique après embolisation hypersélective (NPE) des vaisseaux tumoraux en salle hybride a été développée pour faciliter et sécuriser la NP cœlioscopique. L’objectif de cette étude était de comparer les résultats de la NPE et de la NP cœlioscopique robot-assistée (NPRA).


Méthodes

Entre mai 2015 et avril 2017, les patients traités consécutivement par NPE dans un premier centre, et par NPRA dans un second centre ont été inclus prospectivement. Les données opératoires prises en compte incluaient les procédures d’embolisation et de chirurgie pour la NPE. Les résultats fonctionnels étaient évalués par la mesure du débit de filtration glomérulaire (DFG) à 1 mois postopératoire, et les résultats oncologiques par la présence de marges chirurgicales positives (MCP). Les complications périopératoires étaient évaluées selon la classification de Clavien. Un test t de Student était utilisé pour comparer les variables quantitatives, et un test du Chi2 pour les variables qualitatives.


Résultats

Nous avons inclus 57 patients traités par NPE, et 48 par NPRA. Les caractéristiques des patients et des tumeurs étaient comparables dans les 2 groupes. Il n’existait pas de différence entre la NPE et la NPRA en termes de résultats fonctionnels avec une perte moyenne de DFG à 1 mois de respectivement 5,01 % et 7,46 % (p =0,17). Le taux de MCP était comparable dans les deux groupes (4,5 % vs 10,5 %, p =0,11). La durée opératoire moyenne était plus courte dans le groupe NPE (150 vs 195min, p <0,001). Les pertes sanguines moyennes peropératoires étaient plus faibles dans le groupe NPE (185 vs 345mL, p =0,04). Il y avait autant de complications majeures (Clavien≥3) dans les deux groupes, avec 1 totalisation et 1 conversion en chirurgie ouverte dans chaque groupe (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

Les résultats oncologiques et fonctionnels à court terme de la NPE sont comparables à ceux de la NPRA. Un suivi plus long et une cohorte de malades plus importante seront nécessaires pour confirmer l’intérêt de la NPE.

Mots clés:
M. / P. / A. / P. / A.
Résultats de la néphrectomie partielle robotique durant la phase d’adoption : experience du Moyen-Orient
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 710-711, suppl. 13


Objectifs

La néphrectomie partielle robotique constitue la deuxième indication urologique du robot Da Vinci après la prostatectomie radicale. Elle permet des résultats oncologiques similaires à la chirurgie ouverte dans les tumeurs de stade T1 avec moins de morbidité et une récupération plus rapide. Nous décrivons les résultats préliminaires durant la phase d’adoption de la technologie robotique dans notre centre.


Méthodes

Apres accord du Comité d’éthique de l’hôpital américain de Beyrouth, les données de 57 malades ayant bénéficié d’une néphrectomie partielle robotique entre mars 2014 et mars 2017 ont été recueillis. Les paramètres péri- et postopératoires, le score RENAL de néphrométrie et les résultats anatomopathologiques ont été analysés.


Résultats

L’âge moyen des patients était de 58 ans (24–84), et l’IMC était de 31kg/m2 (19–52). Le score RENAL de néphrométrie était bas (4–6), moyen (7–9) et élevé (10+) chez 51 %, 45 % et 4 % des malades respectivement. Le diamètre moyen des tumeurs était de 3cm (1,4–6), le temps opératoire total était de 241min (140–480). Le saignement est évalué à 250mL en moyenne (50–1200) avec un taux de transfusion de 5 %. Le temps d’ischémie chaude était de 17min en moyenne (12–30). Les résultats anatomopathologiques ont révélé 80 % de tumeurs malignes et 20 % de tumeurs bénignes (Tableau 1). Les marges étaient saines sauf pour un cas où la résection était rendue difficile par un clampage artériel incomplet. La durée d’hospitalisation était de 3,7jours (2–6). Le taux moyen de variation de la filtration glomérulaire à un mois de suivi était de–8,2mL/min.


Conclusion

La néphrectomie partielle robotique permet d’excellents résultats oncologiques et fonctionnels même durant la phase d’adoption. Une bonne formation en robotique, la sélection des cas et le travail d’équipe sont des éléments clés pour le succès du programme de chirurgie robotique.

Mots clés:
A. El / M. / M. / R. / M.
L’effraction tumorale lors de la néphrectomie partielle robot-assistée a-t-elle un impact sur la récidive tumorale ?
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 711, suppl. 13


Objectifs

Il arrive qu’il y ait une effraction tumorale (réelle ou supposée par le chirurgien) lors de la néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA). Notre objectif était de voir si cette effraction tumorale avait un impact sur la récidive tumorale.


Méthodes

Nous avons analysé rétrospectivement nos patients opérés d’une tumeur rénale par NPRA entre 2010 et 2016. Les patients opérés pour une tumeur bénigne ou kystique, ayant un antécédent de néphrectomie totale ou élargie pour cancer et ceux ayant un suivi inférieur à 1 an ont été exclus. La notion d’effraction tumorale a été systématiquement recherchée dans le compte rendu opératoire et la cohorte a été stratifiée en 2 groupes selon la présence ou non d’une effraction tumorale. Le taux de survie sans récidive a été évalué par la méthode de Kaplan–Meier et comparé par le test du log rank . Une analyse multivariée par régression logistique a été faite pour rechercher les facteurs prédictifs d’effraction capsulaire.


Résultats

Au total, 214 patients ont été inclus avec un suivi médian de 36 mois. Le taux d’effraction tumorale était de 13 % (n =28). Les caractéristiques anatomopathologiques étaient comparables entre les 2 groupes. Le taux de marges chirurgicales positives n’était pas significativement différent entre les deux groupes (14 vs 5 % ; p =0,08). Le taux de récidive locale ou à distance était de 7,1 % (n =2) dans le groupe effraction tumorale et de 7 % (n =13) dans le groupe sans effraction. La survie sans récidive était similaire dans les deux groupes (p =0,84). Après régression logistique, les facteurs prédictifs indépendants d’effraction tumorale étaient : l’expérience du chirurgien (>60 NPRA) [OR=4,42, IC95 % 1,38–19,95 ; p =0,01], la taille tumorale [OR=1,38, IC95 % 1,01–1,37 ; p =0,03] et la présence d’une graisse adhérente péri rénale [OR=2,35, IC95 % 1–5,92 ; p =0,05] (Figure 1).


Conclusion

L’effraction tumorale peropératoire ne semble pas avoir d’impact sur le pronostic oncologique à moyen terme. L’expérience du chirurgien, la taille tumorale et la présence d’une graisse adhérente péri rénale étaient des facteurs de risque d’effraction tumorale.

Mots clés:
Z. / B. / E. / F. / B.
L’intuition clinique du chirurgien permet-elle de mieux prédire la morbidité périopératoire de la néphrectomie partielle robot-assistée que les scores morphométriques ?
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 711-712, suppl. 13


Objectifs

L’objectif de cette étude était d’évaluer la capacité pré- et postopératoire du chirurgien à prédire la morbidité peropératoire et postopératoire de la néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) et à la comparer aux scores morphométriques.


Méthodes

Les patients opérés pour une tumeur rénale par NPRA entre avril 2016 et mai 2017 ont été inclus dans cette étude prospective. Deux chirurgiens ont estimé le risque de difficultés techniques sur une échelle visuelle analogique dans la salle d’opération avant et après la chirurgie. Pour chaque patient, 4 scores morphométriques (RENAL, PADUA, ABC et MAP score) ont été calculés. Les données démographiques et périopératoires ont été analysées par une régression logistique ou linéaire multivariée. Une analyse de liaison entre les scores radiologiques et EVA a été effectuée en utilisant un test de Spearman. La performance des différents scores à prédire la bonne qualité de la chirurgie estimée à partir du Trifecta a été évaluée par l’aire sous la courbe ROC.


Résultats

La durée d’intervention et les pertes sanguines moyennes étaient respectivement de 130min (±53) et 300mL (±355). Une totalisation a été nécessaire dans 5 cas (6,2 %). Le taux global de complications postopératoire était de 35 % (n =29). Le Trifecta a été accompli pour 43 patients (52 %). Les valeurs moyennes des EVA pré- et postopératoires étaient de 5,55 (±1,82) et 6,10 (±2,06), respectivement. Il y avait une association statistiquement significative entre les scores morphométriques et l’EVA préopératoire du chirurgien. La plus forte association a été observée avec le RENAL score (r =0,58, p <0,0001). En analyse multivariée, seul l’EVA préopératoire prédisait l’importance des pertes sanguines (β =0,31 ; p =0,03). En revanche, aucun score n’était prédictif des complications postopératoires. L’aire sous la courbe ROC pour la prédiction du Trifecta était de 0,75 pour EVA préopératoire du chirurgien versus 0,72 pour le RENAL score (Figure 1).


Conclusion

L’intuition clinique du chirurgien permet de mieux prédire l’importance des pertes sanguines et le taux d’accomplissement du Trifecta que les scores morphométriques. En revanche, aucun score ne permet de prédire les complications post opératoires.

Mots clés:
Z. / B. / E. / B. / R.
Peut-on se passer d’une sonde vésicale chez les patients bénéficiant d’une chirurgie rénale robot-assistée dans le cadre d’un protocole RAAC ?
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 712, suppl. 13


Objectifs

La RAAC (Réhabilitation améliorée après chirurgie) est un ensemble de mesures visant à améliorer les suites d’une intervention chirurgicale et à démédicaliser le patient en limitant, notamment la présence des drains et sonde urinaire source d’inconfort pouvant gêner la mobilisation précoce. L’objectif de cette étude est de voir si l’on peut se passer de la mise en place d’une sonde vésicale en chirurgie rénale robot-assistée.


Méthodes

Analyse prospective des données mictionnelles périopératoires des patients ayant bénéficié d’une néphrectomie ou d’une tumorectomie rénale robot-assistée entre janvier et mai 2017. Les patients ont été inclus dans le protocole RAAC sans sonde vésicale (tous les patients ont été inclus y compris les patients porteur d’une hypertrophie bénigne de prostate et/ou un diabète). Pas de critères de non-inclusion.


Résultats

Trente-quatre patients ont été inclus dans notre étude. Quatre patients (11 %) n’ont pas repris spontanément leur miction en postopératoire immédiat avec nécessité d’un sondage évacuateur unique. Sur ces 4 patients, il y avait 2 hommes dont un suivi et traité pour une HBP et deux femmes. Les autres patients ont repris des mictions spontanées en postopératoire immédiat. Au total, 94,5 % des patients sont sortis à j2 selon le chemin clinique du protocole RAAC. Aucun des patients n’a présenté en postopératoire d’infection urinaire symptomatique.


Conclusion

Cette étude préliminaire semble démontrer que la mise en place systématique d’une sonde vésicale en chirurgie rénale robot-assistée n’est pas indispensable.

Mots clés:
A. / P.
Variations anatomiques du drainage veineux de la glande surrénale gauche
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 712-713, suppl. 13


Objectifs

La laparoscopie est la voie de référence pour les surrénalectomies et permet une baisse de la morbidité ainsi qu’une diminution de la durée d’hospitalisation. Le contrôle de la veine surrénalienne est le temps clé de cette intervention chirurgicale. Cette étude a pour objet de décrire l’anatomie de la veine surrénalienne moyenne gauche (VSMG) ainsi que de ses variations anatomiques.


Méthodes

Il s’agit d’une étude anatomique basée sur la dissection de 80 surrénales de cadavres frais entre août 2014 et décembre 2016. Les corps ne devaient pas avoir d’antécédents surrénaliens ou de chirurgie retropéritonéale. Les conditions de dissection se rapprochaient de celles sur le vivant. Toutes les mesures étaient réalisées in situ. Les méthodes d’injection et de corrosion n’étaient pas utilisées.


Résultats

La VSMG était unique dans la majorité des cas mais deux veines surrénaliennes principales ont été retrouvées dans six cas (Figure 1). Elle avait un diamètre de 5mm (2–7mm) avec un trajet de 21mm en moyenne (10–32mm). La VSMG s’abouchait dans tous les cas au niveau du bord supérieur de la veine rénale gauche, après une anastomose avec la veine phrénique inférieure dans 34 cas (85 %) et sans anastomose dans six cas (15 %) (Figure 2). La VSMG s’abouchait au même niveau que de la terminaison de la veine gonadique gauche dans la veine rénale dans 14 cas (35 %) et en dedans de la terminaison de la veine gonadique gauche dans 26 cas (65 %). Dans ce cas, le VSMG était en dedans de la veine gonadique de 8mm en moyenne (2–20mm).


Conclusion

La VSMG présente une anatomie relativement modale mais il existe des variations. Sa ligature première est importante sur le plan chirurgical et endocrinien en particulier en cas de phéochromocytome. En cas de difficulté, la VSMG peut être identifiée en suivant, sur le bord interne de la surrénale, le tronc veineux surréno-diaphragmatique qui anastomose la veine phrénique gauche à la VSMG.

Mots clés:
A. / A. / M. / M. / M.
Comparaison de la procédure simultanée versus séquentielle pour les séquences prélèvement-transplantation rénale issus de donneur vivant
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 713-714, suppl. 13


Objectifs

Comparer les résultats cliniques entre les transplantations rénales issues de donneurs vivants effectuées simultanément ou séquentiellement dans 2 centres distincts.


Méthodes

Entre mars 2010 et mars 2014, 133 transplantations consécutives au don furent effectuées, dans la même salle opératoire, dans le centre 1 (C1). Cinquante-cinq furent effectuées de manière simultanée au don, dans deux salles opératoires contiguës, dans le centre 2 (C2). Dans les 2 centres, les transplantations étaient effectuées par un seul et même chirurgien expérimenté. Les données démographiques et périopératoires des donneurs et des receveurs furent évaluées puis comparées entre les 2 centres. Les variables nominales ont été comparées par le test du Chi2 ou de Fischer et les variables quantitatives à l’aide du test t de Student. Les survies ont été comparées par le test du log rank .


Résultats

Les donneurs issus des 2 groupes présentaient des caractéristiques démographiques semblables, hormis concernant le coté de prélèvement du greffon : 94,7 % de prélèvements coté gauche dans le C1 vs 76,4 % dans le C2 (p <0,001). Les receveurs du C1 présentaient significativement plus d’antécédents de transplantation et d’ABO incompatibilité par rapport au C2. Comme attendu, les durées d’ischémie froide étaient significativement plus basses dans le C2 (80,5±39,1 vs 230,2±41,8 ; p <0,001). En revanche, aucune différence n’a été retrouvée concernant le risque de rejet aigu et de retard de reprise de fonction (Tableau 1). Avec un suivi médian de 42,1 (12,5–80,2) mois dans le C1 et de 52,2 (5,9–78,4) dans le C2, on ne retrouvait pas de différence concernant la survie des transplants (survie à 78 mois : 77,3 % dans le C1 vs 78,3 % dans le C2, p =0,122) (Figure 1).


Conclusion

Notre étude n’a révélé aucune différence entre les 2 centres pratiquant les transplantations rénales issues de donneur vivant avec une procédure simultanée, ou séquentielle, concernant les résultats pour le transplant. Nos résultats indiquent qu’un un prolongement modéré du temps d’ischémie froide n’a pas d’influence sur les résultats de la transplantation à court et moyen terme. D’autres études sont en cours pour établir s’il existe des différences entre les deux modalités sur le versant médicoéconomiques.

Mots clés:
T. / X. / D. / M. / J.-B.
La survie des transplantations rénales des donneurs à cœur non battant incontrôlés sous la protection normothermique : sont-ils aussi bons que les reins des donneurs à cœur battant ?
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 714-715, suppl. 13


Objectifs

Le don à cœur non battant (DCNB) est apparu au cours des deux dernières décennies pour augmenter le nombre des donneurs, classiquement composé par la donation à cœur battant (DCB). La DCNB incontrôlée n’est pas populaire dans des nombreux pays, en raison de problèmes éthiques, entre autres. De plus, ces reins ont un risque ischémique plus élevé en raison d’un temps plus long d’ischémie froide. Nous comparons la survie des transplantations DCNB non contrôlées liées aux transplantations DCB.


Méthodes

Nous avons effectué une étude rétrospective de 300 transplantations de rein (150 DCNB non contrôlée avec la perfusion normothermique et 150 DCB) réalisées dans notre centre entre 2007 et 2012 sur récepteurs de moins de 60 ans. Nous avons recueilli des caractéristiques préopératoires, de la technique chirurgicale, des caractéristiques de greffe (temps d’ischémie froide.) et des événements postopératoires. Nous avons estimé la survie brute et la survie censurée par la mort censurée et par la non-fonction primaire avec des courbes de Kaplan–Meier, en utilisant Stata v12,0 pour Windows.


Résultats

Les deux groupes étaient comparables en ce qui concerne les caractéristiques de référence, avec un suivi médian de 53,6 mois (écart interquartile 35,3–70,5) et un âge médian de 43 ans pour les donneurs et 46 pour les récepteurs. La survie brute (Figure 1) à 1, 5 et 10 ans était de 93,3 %, 90,9 % et 88,5 % pour les reins DCB, 91,1 %, 83,6 % et 81,6 % pour les greffons DCNB non contrôlés, sans différence statistiquement significative (p =0,100). La survie censurée par la mort et la non-fonction primaire (Figure 2) à 1, 5 et 10 ans était de 95,6 %, 93 % et 88,7 % pour les greffes de DCB et 97 %, 88,9 % et 86,9 % pour les greffes de DCNB.


Conclusion

Les reins des DCNB sous préservation normothérmique ont une survie similaire à celle des greffes de DCB. Par conséquent, ils peuvent être considérés comme une source de valeur pour augmenter le nombre de donneurs afin de minimiser le manque d’organes en cours.

Mots clés:
F. / T. / F. / A. / M.
La prédisposition de la population générale au don d’organes : à propos d’un sondage d’opinion auprès de la population algérienne
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 715-716, suppl. 13


Objectifs

Ce travail a pour objectifs de dépister la tendance parmi la population algérienne de la prédisposition au don d’organes. Identifier des éléments permettant d’orienter la stratégie d’information et de sensibilisation de la population générale.


Méthodes

Enquête menée par questionnaire fermé, sur Internet (site de sondage en ligne) et sur terrain auprès de 843 personnes. Sur une période de 3 mois.

Les critères d’inclusion :

– population algérienne dont l’âge est supérieur ou égal à 20 ans ;

– ayant accepté et donné leur accord pour répondre au questionnaire.

Les critères d’exclusion :

– population ayant refusé ou ayant rendu des questionnaires incomplets.

Le recueil des données a été effectué sur la base d’un questionnaire et parmi les paramètres étudiés sont :

– connaissances acquises sur la notion de greffe et le don d’organe ;

– position déclarée vis-à-vis du don d’organe ;

– la position de notre religion vis-à-vis de la greffe d’organes ;

– les freins potentiels aux don d’organeq.


Résultats

Population interrogée : 67 % de moins de 40 ans, ayant suivi des études dans leur situation géographique est disparate (40 sites). Le niveau d’information sur la greffe et le don d’organes est acceptable. Cette information est délivrée essentiellement par les masses médias et paradoxalement 84 % la jugent quasi inexistante dans notre paysage médiatique. Soixante-dix pour cent pensent qu’il existe un risque et le tiers pensent ne pas pouvoir reprendre une vie normale. La méfiance déclarée chez notre population a été bien retrouvée. La position de notre religion vis-à-vis de la greffe d’organes n’est pas toujours évidente.


Conclusion

Ce travail peut être l’ébauche d’un plan de communication nationale dont les items à privilégier :

– vulgarisation des processus du prélèvement et de transplantation d’organes auprès de la population générale ;

– large diffusion de la position positive de la religion du don d’organes ;

– sondage d’opinion autour de l’universalisation du don d’organes (donneur universel de son vivant) pour lutter contre la pénurie d’organes dans le monde.

Mots clés:
S. / A. / M. / K. / M.
Transplantation rénale issue de donneurs décédés d’arrêt cardiaque de la catégorie II de Maastricht : expérience monocentrique après 100 cas
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 715, suppl. 13


Objectifs

Pour pallier la pénurie de greffon la transplantation rénale (TR) à partir de donneurs décédés d’arrêt cardiaque (DDAC) Maastricht II a été rétablie en France en 2006. Restreinte à certains centres agréés, cette procédure est parfois difficile à mettre en œuvre et ses résultats controversés. Le but de cette étude était d’étudier les résultats postopératoires et à moyen terme après 100 transplantations issues de DDAC MII.


Méthodes

Nous avons étudié rétrospectivement les données collectées prospectivement dans notre centre des 100 TR réalisées avec des greffons provenant de DDAC M2 entre août 2007 et mai 2016. Nous avons étudié les caractéristiques des donneurs et des receveurs, les modalités de perfusion, les durées d’ischémie, les taux de reprise retardée de fonction, les conditions de reprise de la diurèse, les taux de créatininémie à 1 et 5 ans et les survies globales et du greffon à 1 et 5 ans. Nous avons comparé les survies avec celle des transplantations issues de donneurs décédés de mort encéphalique.


Résultats

L’âge moyen des donneurs était de 45,2 ans, 75 % étaient des hommes. Les durées moyennes d’ischémie chaude et froide ont été de 11min et 515minutes respectivement. Au total, 61 % des préservations ont été réalisées par circulation régionale normothermique, 49 % par sonde de Gillot. L’âge moyen des receveurs était de 52,1 ans. Soixante-cinq pour cent ont présenté une reprise retardée de fonction avec une moyenne de 3,4 séances d’hémodialyse. La diurèse a été reprise en moyenne à j4 et le NADIR de créatinine atteint en moyenne à j23. La créatininémie moyenne à 1 an était de 146mol/L et à 5 ans de 185mol/L. Les survies globales et du greffon étaient respectivement de 97 % et 96 à 1 an et de 93 et 89 % à 5 ans.


Conclusion

La procédure M2 est aujourd’hui délaissée dans de nombreux centres en raison des contraintes logistiques et de résultats pas toujours satisfaisants. Pourtant dans notre centre, si les taux de reprise retardée de fonction sont importants, les résultats à moyen terme sont meilleurs que ceux des greffons issus de donneurs décédés de mort encéphaliques à critères élargis. De tels résultats incitent probablement à poursuivre la procédure pour l’instant.

Mots clés:
S. / J. / N. / J. / J.
Transplantations rénales à partir de donneurs décédés après arrêt cardiaque type Maastrischt 3, résultats préliminaires d’une série monocentrique de 29 patients
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 715, suppl. 13


Objectifs

Le recours aux transplants rénaux issus de donneurs à critères élargis, notamment de donneurs décédés après arrêt cardiaque (DDAC) se développe dans le contexte actuel de pénurie de transplants. Le prélèvement sur DDAC de type Maastricht 3 est autorisé en France depuis 2014. L’objectif de ce travail est d’analyser les résultats préliminaires des premières transplantations de reins DDAC M3.


Méthodes

Cette étude rétrospective monocentrique recense l’ensemble des DDACM3, et la totalité des patients transplantés rénaux avec ces transplants. Le recueil des données a été effectué à l’aide de la base locale de la coordination hospitalière des prélèvements d’organes et des tissus, des dossiers patients et de la base « Données informatisées et validée en transplantation ». Les procédures de prélèvements ont été réalisées, selon les réglés définies par le protocole DDACM3 de l’Agence de la biomédecine, après mise en place d’une Circulation normothermique régionale (CRN) en réanimation.


Résultats

Depuis le début du programme dans notre centre en 2015, 57 DDACM3 potentiels ont été recensés, 29 procédures ont abouti à une transplantation. Les caractéristiques des donneurs ont été : un âge moyen de 53,1±2,21 ans, une durée d’hospitalisation moyenne en réanimation de 5.2jours (1–28j). L’ischémie chaude fonctionnelle moyenne a été de 32minutes (dont 58 %≤30min). Le temps de CRN moyen a été de 178min (±11min). L’ischémie froide moyenne a été de 476minutes (348–1140min). Les caractéristiques des receveurs ont été : un âge moyen de 60±9 ans, 35 % de transplantation préemptive, 25 % IRC diabétiques, 27 % de PKD. Neuf pour cent des patients ont eu une reprise retardée de fonction du transplant et aucune non fonction primaire n’a été retrouvée. Les taux moyens de créatinémie à 3,6 et 12 mois post-transplantation ont été respectivement de 129μmol/L, 135μmol/L et 133μmol/L.


Conclusion

Les excellents résultats des transplantations rénale à partir de DDACM3 ne peuvent que nous inciter à poursuivre le développement de ce programme.

Mots clés:
T. / G. / J. / M. / M.
Morbidité et impact immunologique de la transplantectomie rénale : une série de 180 cas
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 716, suppl. 13


Objectifs

La place de la transplantectomie rénale reste mal établie. Actuellement cette intervention, réputée morbide et difficile, est principalement réservée aux transplants non fonctionnels à l’origine d’une symptomatologie clinique et/ou biologique. L’intérêt d’une transplantectomie systémique des reins non fonctionnels n’est pas démontré. L’objectif de cette étude est d’évaluer sa morbi-mortalité ainsi que son impact sur l’allo-immunisation.


Méthodes

Cette étude rétrospective monocentrique recense tous les patients ayant eu une transplantectomie rénale dans notre centre entre janvier 2000 et 1 mai 2016. Les caractéristiques concernant le transplant, la transplantation, la transplantectomie et l’allo-immunisation de chaque patient ont été relevées. Les complications ont été classées selon la classifications de Clavien-Dindo. L’allo-immunisation a été évaluée à l’aide des taux d’anticorps anti-HLA de classe I et de classe II.


Résultats

Cent quatre-vingt transplantectomies ont été recensées. Les indications ont été : un syndrome d’intolérance du greffon 48 %, un sepsis 23 %, une thrombose vasculaire 17 % ou une néoplasie 9 %. La latence à la transplantectomie a été de 1,7±3,4 ans (Figure 1). Elle a été réalisée pour par voie extracapsulaire (38,3 %) ou intracapsulaire (61,7 %). La durée moyenne d’intervention a été de 84±40minutes (Figure 2). Les pertes sanguines ont été de 258,10±601,32mL. La morbidité a été évaluée à 38 % et la mortalité à 3 %. La durée moyenne d’hospitalisation a été de 13±14jours. Les interventions réalisées après 12 mois ont été plus longues (p =0,006). Il n’a pas été mis en évidence de différence significative sur l’évolution des anticorps anti-HLA en fonction de la technique chirurgicale. Cinquante pour cent des patients candidats à une nouvelle transplantation ont été transplantés 28,1±21,3 mois après leur transplantectomie.


Conclusion

Cette intervention reste hautement morbide et les techniques alternatives n’ont pas fait la preuve de leur efficacité. Les données de son impact sur l’allo-immunisation restent discordantes. Actuellement, seul les patients symptomatiques bénéficient d’une transplantectomie. Une préparation optimale du patient en amont permet d’en limiter les complications.

Mots clés:
Y. / G. / P. / M. / M.
Polymorphismes des gènes liés au métabolisme des œstrogènes et risque de récidive biologique du cancer de la prostate chez les patients d’ascendance africaine
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 717-718, suppl. 13


Objectifs

Certains polymorphismes des gènes codant pour les enzymes impliquées dans le métabolisme des œstrogènes sont des facteurs de risque de cancer de la prostate. Il n’y a ce jour, aucune donnée sur leur rôle dans la récidive. Nous avons étudié les polymorphismes fonctionnels de CYP17, CYP19, CYP1B1, COMT et UGT1A1 et le risque de récidive biochimique du cancer de la prostate dans une population d’ascendance africaine.


Méthodes

Nous avons inclus 518 patients qui ont subi une prostatectomie radicale entre le 1er avril 2000 et le 31 décembre 2010 dans un même centre. La récidive biologique (BCR) a été définie par le dosage de 2 PSA consécutifs au-dessus de 0,2ng/mL. Les polymorphismes génétiques ont été déterminés par la technique de SNaPshot pour SNP et la taille du produit PCR pour les nucléotides répétés. Des analyses univariées ont été effectuées pour calculer le rapport de risque et la régression logistique a été utilisée pour estimer le rapport de cote (OR) et 95 % des intervalles de confiance (IC).


Résultats

Le taux de récidive est de 27,6 % avec un suivi médian de 5,5 ans. Le génotype GG de rs1056836 (CYP1B1) semble être associé à un risque accru de récidive biochimique ajusté aux PSA et aux données pathologiques (OR : 1,48 [IC95 % : 1,02–2,13], p =0,037). Pour l’allèle G de rs1056836 (CYP1B1), nous avons trouvé la même association significative ajustée aux PSA et aux données pathologiques (OR : 1,41 [IC95 % : 1,04–1,92], p =0,029). Concernant les autres polymorphismes, aucune association significative n’a été trouvée.


Conclusion

Nos résultats confirment l’hypothèse selon laquelle les polymorphismes des gènes codant pour les enzymes impliquées dans le métabolisme des œstrogènes pourraient moduler le risque de récidive biologique du cancer de la prostate chez les patients d’origine africaine.

Mots clés:
L. / M. / E. / S. / M.
Vingt-cinq ans de prostatectomies totales : amélioration des résultats carcinologiques malgré la migration des tumeurs opérées vers des risques intermédiaire et élevé
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 717, suppl. 13


Objectifs

L’objectif était d’évaluer l’épidémiologie des tumeurs opérées par prostatectomie totale de 1988 à 2015 et l’impact des éventuelles modifications sur la survie sans récidive biologique.


Méthodes

De 1988 et 2015, 3783 PT ont été réalisées pour un cancer de la prostate localisé. Les données préopératoires (âge, PSA préopératoire, stade clinique, score de Gleason, risque selon d’Amico, présence de grade IV) et postopératoires (stade pathologique, score de Gleason) ont été analysées et comparées selon des périodes de 5 ans. La survie sans progression (définie comme un PSA postopératoire>0,2ng/mL) a été analysée à l’aide de courbes de Kaplan–Meier selon ces périodes.


Résultats

Le nombre de PT annuelle augmentait jusqu’à 344 en 2011 puis diminuait à 179 en 2015. L’âge ne variait pas entre 1995 et 2015. Les tumeurs de risques intermédiaire et élevé augmentaient au cours des années, passant respectivement de 30,2 % et 16,7 % sur la période 1995–2000 à 49,6 % et1 8,2 % sur la période 2010–2015 alors que le risque faible diminuait de 53 % à 32 % avec une augmentation des grade 4 sur les biopsies de 16 à 57 %. Le score Gleason pathologique était de 6,8 sans modification au cours des périodes alors que le stade pathologique évoluait vers des tumeurs de plus haut stade (33,1 % et 2 % de pT3 et de N+ entre 1995–2000 vs 48,12 % et 6,4 % entre 2010–2015). La survie sans progression biologique à 5 ans augmentait pour chaque période de 63,9 % avant 1995 à 85,2 % pour la période 2010–2015 (p <0,0001) (Figure 1, Figure 2).


Conclusion

Le profil des tumeurs opérées par prostatectomie totale a changé depuis 1995, s’orientant vers plus de tumeurs de risque intermédiaire et élevé selon d’Amico et moins de tumeurs de stade pT2 sur la pièce. Malgré cela, la survie sans récidive biologique est meilleure traduisant l’amélioration de la qualité du geste chirurgical en 25 ans et démontrant l’excellente indication de la prostatectomie totale dans le cancer de la prostate localisé.

Mots clés:
L. / E. / I. / J. / A.
Dépistage du cancer de la prostate dans les familles à risque. Le nombre d’apparentés atteints et l’âge précoce de diagnostic dans la famille augmentent le risque de CaP
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 718, suppl. 13


Objectifs

Le cancer de prostate (CaP) familial représente 20–25 % des CaP diagnostiqués et le dépistage est recommandé pour les apparentés au premier degré dans les familles à risque. Cette étude avait pour objectif de préciser les facteurs de risque de CaP au sein de cette population à risque.


Méthodes

Lors de ce programme de dépistage de 8 ans, un dosage de PSA était réalisé chez 660 apparentés au premier degré, agés de 40–70 ans, (frères ou fils) de patients atteints de CaP, traités entre 1994 et 1997 dans 3 centre universitaires français. Nous rapportons ici les résultats du groupe âgé de 50–70 ans. Les apparentés étaient classés selon leur statut : héréditaire (HR 3+CaP=10,6 %) ; familial sans critère héréditaire (FNH 2 CaP=19 %) et sporadique (Sp 1 CaP 70 %). Les biopsies de prostate (BPx) étaient réalisées pour un PSA>4ng/mL, puis pour un PSA>2,5ng/mL à partir de 2002.


Résultats

Les données du dépistage sont présentées dans le Tableau 1. Le PSA était>4ng/mL chez 163 patients.

Les BPx :

– diagnostiquaient 34 CaP ;

– étaient négatives dans 43 cas ;

– n’étaient pas réalisées dans 90 cas : contrôle de PSA>2,5ng/mL 12/90 (13 %) ; refus 16/90 (18 %) ; avis urologue 18/90 (20 %), la VPP était de 45 %.

De plus, 313 hommes avaient un PSA était compris entre 2,5 et≤4ng/mL.

BPx :

– diagnostiquaient 25 CaP ;

– étaient négatives dans 20 cas ;

– n’ont pas été réalisées dans 113 cas (36 %) (non indiquées avant 2002).

La VPP était 25/45. Sept CaP (12 %) ont été découverts pour un PSA.


Conclusion

Nos résultats confirment prospectivement le risque élevé de CaP pour les apparentés au premier degré, particulièrement lorsque le nombre de cas atteints dans la famille est élevé (2+CaP) et l’âge de diagnostique dans la famille plus précoce (<65 ans). Nous suggérons donc un dépistage ciblé dans les familles à risque, et particulièrement en cas de statut HR ou FNH, et/ou de diagnostique familial précoce.

Mots clés:
P. / A. / G. / M. / O.
Variation du nombre de copies de GSTT1 et GSTM1 et le risque de récidive biochimique du cancer de la prostate dans une population des Caraïbes d’ascendance africaine
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 718, suppl. 13


Objectifs

Les suppressions des gènes de glutathion S-transférase M1 et T1 (GSTM1 et GSTT1) ont été étudiées comme facteurs de risque potentiels pour le cancer de la prostate. Nous avons étudié l’impact de la variation du nombre de copies (CNV) des gènes GSTM1  et/ou GSTT1  sur le risque de récidive biologique du cancer de la prostate dans une population d’ascendance africaine.


Méthodes

Nous avons étudié 518 patients qui ont subi une prostatectomie radicale entre le 1er avril 2000 et le 31 décembre 2010 dans un même centre. La récidive biologique (BCR) a été définie par le dosage de 2 PSA consécutifs au-dessus de 0,2ng/mL. Les nombres exacts de copies de GSTM1 et GSTT1 ont été déterminés par PCR en temps réel. Des analyses univariées ont été effectuées pour calculer le rapport de risque et la régression logistique a été utilisée pour estimer le rapport de cote (OR) et 95 % des intervalles de confiance (IC).


Résultats

Le taux de récidive est de 27,6 % avec un suivi médian de 5,5 ans. Les hommes avec 4 copies ou plus de GSTT1 ont un risque plus élevé de récidive biologique que du cancer de la prostate (OR : 4,92 ; [IC95 % :1,39–7,4] ; p =0,013) ajusté aux PSA et aux données histologiques. Les hommes avec 5 et 6 copies ou plus de gènes GSTM1  et GSTT1  ont un risque plus élevé de récidive (OR : 5,08 ; [IC95 % : 1,13–22,9] ; p =0,034 ; OR : 7,75 ; [IC95 % : 1,23–48,8] ; p =0,030) ajusté aux données PSA et histologiques.


Conclusion

Le nombre de copies de GSTT1 et GSTM1/GSTT1 combiné semble être associé à un risque accru de récidive biologique du risque de cancer de la prostate dans notre étude de population avec une relation de dose génique. Nos résultats confirment l’hypothèse selon laquelle les variations du nombre de copies de GSTT1 modulent le risque de maladie de récidive après une prostatectomie radicale.

Mots clés:
L. / M. / E. / S. / M.
Analyse transcriptomique d’un panel de gènes dans le cancer de la prostate et implication de la déméthylase JMJD3 et de la méthyltransférase EZH2
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 719, suppl. 13


Objectifs

La marque épigénétique H3K27me3 et ses régulateurs, la méthyltransférase EZH2 et la déméthylase JMJD3 jouent un rôle important dans la progression tumorale prostatique. Le but de l’étude a été de déterminer le niveau transcriptionnel des gènes enrichis en H3K27me3 dans le cancer de la prostate et d’identifier l’impact de JMJD3 et d’EZH2 par déplétion chimique afin de comprendre leur implication sur la régulation ces gènes.


Méthodes

Une étude par microarrays a permis d’établir la distribution de H3K27me3 à l’échelle du génome en relation avec les paramètres clinicopathologiques dans le cancer de la prostate. Le profil d’expression d’une vingtaine de gènes a été étudié par analyse transcriptomique à l’aide de TaqMan Low Density Arrays (TLDA) sur des biopsies de prostate représentant deux groupes tumoraux (score de Gleason>7 et ≤7) et un groupe sain. De plus, trois lignées continues tumorales prostatiques (DU 145, PC-3 et LNCaP) ont été traitées avec des inhibiteurs pharmacologiques de JMJD3 (GSK-J4) ou d’EZH2 (DZNeP) pour déterminer leur implication sur l’expression de la vingtaine de gènes étudiés.


Résultats

L’étude des biopsies montre une discrimination significative de l’expression de l’ensemble des gènes étudiés entre les différents types tumoraux ainsi qu’avec le groupe sain. De plus, six gènes ressortent davantage de cette étude selon les différents groupes cliniques : JMJD3, EZH2, MGMT, TRA2A, U2AF1 et RPS6KA2. L’étude in vitro a tout d’abord permis de déterminer l’IC50 de la molécule GSK-J4 à 48h de traitement sur les trois lignées DU 145 (22,9μM), PC-3 (3,5μM) et LNCaP (3,9μM). Par ailleurs, le traitement au DZNeP est réalisé pendant 72h à 10μM. Les résultats montrent une différence de sensibilité au GSK-J4 significative selon les lignées. En effet, l’expression du pool de la vingtaine de gènes se trouve significativement diminuée dans les LNCaP contrairement aux PC-3 et DU 145.


Conclusion

Cette étude permet de mieux comprendre l’impact de la marque épigénétique H3K27me3 et de ces régulateurs, JMJD3 et EZH2, sur l’expression transcriptionnelle des gènes impliqués dans le cancer de la prostate afin d’identifier de potentiels nouveaux marqueurs. De plus, l’utilisation d’« épidrugs », comme le GSK-J4 ou le DZNeP, permettra de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Mots clés:
M. / M. / Y. / F. / D.
Les plans cancer appliqués au traitement chirurgical du cancer de prostate : le bilan d’un centre isolé géographiquement
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 719-720, suppl. 13


Objectifs

Depuis 2003, trois plans cancers ont structuré la lutte contre le cancer en France. L’application sur le terrain de l’ensemble des mesures de ces trois plans cancer, au cours d’un parcours de soin ciblé, n’a jamais été évaluée. L’objectif de ce travail est d’étudier les modalités et l’exhaustivité de l’application de leurs mesures phares dans le cas particulier du cancer de prostate (CaP) traité chirurgicalement dans un centre isolé géographiquement.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique réalisée dans un établissement de 100 lits situé à 2h du canceropôle régional. Elle a concerné tous les patients traités par prostatectomie totale laparoscopique (PTL) entre août 2009 et décembre 2014 (n =251). Au total, 22,7 % (n =57) ont reçu secondairement un autre traitement. Sont étudiés : le délai entre les biopsies prostatiques et la PTL, la traçabilité des éléments du dispositif d’annonce (DA), les soins de support identifiés, les modalités de retour à l’emploi des patients actifs, l’inclusion aux essais cliniques (GETUG 17, GETUG 20 et GETUG 22). Les données ont été recueillies en septembre 2016. Le suivi, défini par le délai entre la date de la dernière consultation et la PTL, permet d’établir un suivi médian de 43,1 mois (2,4–80,5).


Résultats

Le délai moyen entre les BP et la PTL était de 120,4jours (σ=65,4j). Les éléments du DA étaient tracés en totalité chez 45 % des patients (113/251). De plus, 60,1 % (n =151) des patients s’étaient présentés à la consultation d’annonce infirmière (CAI) avant la PTL. La nécessité de soin de support psychologique ou social était identifié chez 22,5 % des patients (34/151). L’établissement n’a pas été en mesure de proposer une CAI dans 12 % (n =30) (Figure 1). 13,5 % (n =34) des patients étaient actifs lors de l’intervention. 91,2 % (n =31) ont repris leur activité à l’identique après un arrêt de travail médian de 1,7 mois (0,25–6). 14 % (35/251) des patients étaient éligibles à un essai clinique (Tableau 1). 17,1 % (6/35) d’entre eux se sont vus proposer la participation à l’un des essais après RCP et 5,7 % des patients (2/35) sont finalement inclus dans un essai.


Conclusion

Les plans cancers balisent un parcours de soin de qualité. Une plus grande transparence dans le financement des mesures opposables et la considération des spécificités locales faciliteraient leur application. La PTL traite le CaP avec la perspective raisonnable d’une reprise à l’identique de l’activité professionnelle. La RCP ne garantit pas la participation aux essais cliniques, qui dépend surtout de l’éloignement des canceropôle et de la vigilance de l’urologue.

Mots clés:
F. / C. / J.
Évolution des indications de la prostatectomie radicale au cours des dix dernières années
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 720, suppl. 13


Objectifs

Au cours de la décennie écoulée, les indications de la prostatectomie radicale (PR) ont été confronté à l’avènement de la surveillance active et des thérapies ablatives, d’une part, et à un repositionnement dans les cancers à haut risque selon la classification de D’Amico, d’autre part. Pour mesuré, les conséquences que ces confrontations ont pu avoir, nous avons analysé l’évolution des indications de la PR au cours des dix dernières années dans notre centre.


Méthodes

Étude d’un registre prospectif monocentrique consignant les caractéristiques clinicopathologique de 1821 patients traités par PR réalisée entre mars 2007 et mars 2017. La tendance statistique des données démographique (âge, indice de masse corporelle [IMC], comorbidités) et pathologique (score de Gleason sur la ponction biopsie prostatique [PBP], PSA et stade T clinique) et la classification de D’Amico des patients ont été analysées (Microsoft Excel et XLSTAT).


Résultats

L’âge des patients traités par PR a augmenté, passant de 62±6 ans à 65±6 ans (p =0,0001). Leur IMC n’a pas évolué, mais les fréquences des comorbidités cardiovasculaire et métabolique ont cru de 6 % à 11 % et 2 % à 11 %, respectivement. Le score de Gleason sur la PBP et le PSA préopératoire et le stade T ont augmentés (Figure 1). Classées selon D’Amico, les indications pour cancer de faible risque ont diminué alors que celles pour les cancer de haut risque ont augmenté (Figure 2).


Conclusion

Les indications de PR dans notre centre ont évoluées au cours des dix dernières années, reflétant, d’une part, un recours aux alternatives non radicales pour les patients à faible risque de D’Amico et, d’autre part un usage de la PR chez des patients plus âgés, plus comorbides et atteins de cancers plus agressif.

Mots clés:
J. Rose dite / Y. / J. / D. / P.
Dépistage du cancer de la prostate en 2016 : résultats d’une enquête nationale itérative sur des échantillons de la population française
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 721, suppl. 13


Objectifs

Les enquêtes EDIFICE, initiées en 2005, ont pour objectif d’améliorer les connaissances des comportements des Français sur les dépistages des cancers, dont le dépistage individuel du cancer de la prostate (CaP). Les précédentes analyses avaient montré une augmentation du taux déclaré de dépistage entre 2005 et 2008 suivie d’une stabilisation jusqu’en 2014. Les résultats de la dernière enquête menée en 2016 sont présentés.


Méthodes

Les enquêtes EDIFICE, réalisées par téléphone en 2005, 2008, 2011, 2014 et 2016, ont été menées sur des échantillons représentatifs de la population française en utilisant la méthode des quotas. Un total de 2554 hommes, âgés de 50 à 75 ans, sans antécédent de cancer ont été interrogés sur leur participation à au moins un dépistage du CaP au cours de leur vie, sur leur catégorie socioprofessionnelle et sur le niveau de précarité (score EPICES).


Résultats

Après une forte augmentation de 36 % en 2005 à 49 % en 2008 (p ≤0,01), le taux déclaré de dépistage du CaP s’est stabilisée en 2014 pour diminuer significativement à 42 % en 2016 (p =0,02). Ceci a été observé dans toutes les catégories d’âge. Les hommes les plus jeunes participent moins que leurs aînés (50–54 ans : 20 % ; 55–59 ans : 36 % ; 60–64 ans : 47 % ; 65–69 ans : 55 % ; 70–75 ans : 60 %). La participation des hommes inactifs diminue en 2016 vs 2014 (60 % vs 50 %, p =0,02). La précarité a un impact négatif en 2014 et 2016 (taux de dépistés précaires vs non-précaires : 37 % vs 53 % en 2014, p <0,01 et 34 % vs 46 % en 2016, p =0,01). En 2016, le taux de dépistés baisse significativement dans les populations non-précaires (53 % en 2014 vs 46 %, p =0,05).


Conclusion

Pour la première fois en 2016, une baisse significative du taux déclaré de dépistage du CaP a été observée, en particulier chez les personnes non-précaires et les inactifs. Cette diminution nécessite une surveillance afin d’éviter une perte de confiance générale dans le dépistage des cancers et d’adapter les messages de sensibilisation, notamment pour les personnes à risque de CaP.

Mots clés:
J. / M. / J. / L. / J.
Évaluation prospective de la prostatectomie radicale cœlioscopique robot-assistée en unité de chirurgie ambulatoire : résultats à 1 an
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 721-722, suppl. 13


Objectifs

Évaluer de façon prospective la prise en charge de la prostatectomie radicale cœlioscopique robot-assistée (PRR) en unité de chirurgie ambulatoire (UCA) pendant 1 an.


Méthodes

Entre le 15/3/16 et le 31/5/17, 96 PRR ont été réalisées par le même binôme chirurgien-anesthésiste. Trente-quatre PRR ont été programmées en UCA, après avoir donné aux patients une information conforme aux recommandations de la HAS. Les interventions ont été réalisées suivant un protocole anesthésiste per- et postopératoire spécifique permettant la récupération rapide après chirurgie (RRAC). Les critères de sortie étaient : EVA<4, absence de morphiniques en postopératoire, boissons dès le réveil et arrêt de toute perfusion, lever sans difficultés entre la 4e et la 6e heure, REDON<100cm3. La sortie a été validée après visite du chirurgien et de l’anesthésiste. L’appel du lendemain a permis d’évaluer la qualité de la nuit post-opératoire à domicile.


Résultats

Toutes les PRR ont été réalisées en cœlioscopie transpéritonéale, avec ou sans curage ilio-obturateur, avec ou sans préservation des bandelettes neurovasculaires. Trente et un des 34 patients programmés en UCA ont pu sortir le soir même, donc moins de 12h après l’entrée. Un patient sur les 31 sortis a dû être réadmis en urgence le soir même du fait d’une hématurie caillotante avec obstruction de la sonde vésicale. La sonde a simplement été débouchée en chambre, et le patient est ressorti le lendemain, sans autre conséquence. Deux patients n’ont pas pu sortir : l’un car son accompagnant pour la sortie et la nuit a eu un empêchement, l’autre pour des raisons administratives de prise en charge. Tous les patients appelés le lendemain étaient satisfaits d’avoir pu passer la nuit à leur domicile. Tous les patients ont été revus au 6e jour postopératoire pour ablation de sonde vésicale.


Conclusion

La PRR peut être proposée en UCA, sans en augmenter le risque de complications. Il s’agit d’un avantage spécifique de la robotique, car aucune expérience ambulatoire pour la prostatectomie n’avait été tentée auparavant avec les autres abords chirurgicaux. La prise en charge en UCA diminue le stress lié à l’hospitalisation en permettant un retour rapide au domicile (<12h), et le risque d’infections nosocomiales. Cela présente également un intérêt économique majeur, dont l’évaluation est en cours.

Mots clés:
O. / R. / S. / S. / S.
Quel profil des patients métastatiques hormonosensibles en 2016 ? Enquête descriptive de la pratique et de la prise en charge en France
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 721, suppl. 13


Objectifs

Le cancer métastatique de la prostate est une maladie très hétérogène pour laquelle plusieurs facteurs pronostiques ont été identifiés. En France, si l’incidence et l’épidémiologie de la maladie sont étudiées, il existe en revanche peu de données spécifiques sur les patients métastatiques hormonosensibles. Le but cette enquête descriptive est de décrire la prise en charge de ces patients en pratique quotidienne.


Méthodes

L’enquête a été conduite auprès de 98 médecins participants (44 urologues et 54 oncologues médicaux et/ou radiothérapeutes) entre novembre et décembre 2016, via un cahier de recueil (questionnaire de 2 pages) reprenant l’historique de la maladie depuis son diagnostic initial. Au total, 984 cas patient ont été recueillis, pour lesquels un diagnostic de cancer de la prostate métastatique a été posé entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2015, qu’il s’agisse d’un primo-diagnostic (cancer de la prostate de novo métastatique) ou d’un cancer de la prostate en récidive métastatique. Un focus particulier a été réalisé chez les patients diagnostiqués métastatiques d’emblée.


Résultats

Cinquante-six pour cent des patients (n =549) ont été diagnostiqués en phase métastatique à partir d’un dosage du PSA (77 %), de douleurs ou d’évènements osseux (50 %). Dans plus de 70 % des cas, l’urologue a géré la prise en charge du patient. L’âge moyen était de 69,4 ans (min 41 ; max 93), 61 % des patients avaient un score de Gleason≥8. Une altération de l’état général était présente dans 26 % des cas (ECOG 2+) et une comorbidité dans 69 %. Quatre-vingt-quinze pour cent présentaient de multiples métastases osseuses, 14 % viscérales. 77 % étaient classés « haut volume » (métastases viscérales ou+de 3 lésions osseuses) et 54 % sont « haut risque » (2 parmi Gleason≥8 et critères haut volume). Tous les patients ont reçu un agoniste LHRH dont 17 % en association avec docétaxel en 2015.


Conclusion

L’urologue reste l’acteur clé de la prise en charge des patients métastatiques en pratique quotidienne. Ces patients restent des patients âgés avec des co-morbidités importantes et une charge tumorale élevée. Les nouvelles recommandations sur l’utilisation de la chimiothérapie précoce par docétaxel sont progressivement adoptées.

Mots clés:
A. / J. / M. / C.
Étendue et localisation des marges chirurgicales positives après prostatectomie radicale : impact sur la récidive biologique avec un suivi médian de 8 ans
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 722-723, suppl. 13


Objectifs

Évaluer la valeur pronostic de l’étendue et de la localisation des marges chirurgicales positives (MCP) après prostatectomie radicale (PR) sur la récidive biologique (RB).


Méthodes

Analyse rétrospective à partir d’une base de données de 1275 PR réalisées entre janvier 1992 et décembre 2013 dans 4 centres universitaires. Les critères d’inclusion étaient : suivi>18 mois, PSA postopératoire indosable, absence d’envahissement des vésicules séminales (VS), absence d’envahissement ganglionnaire confirmé par chirurgie (pN0) ou par imagerie (cN0) et absence de traitement néoadjuvant ou adjuvant. La RB était définie par un PSA≥0,2 sur 2 dosages. Les patients ont été répartis en 2 groupes :

– MCP focale (MCPf) : MCP unique (MCPu)≤3mm ;

– MCP étendue (MCPe) : marge unique de longueur continue>3mm ou marges multiples quelle que soit la longueur.

La localisation des MCP était relevée pour chaque patient.


Résultats

Cent quatre-vingt-neuf patients ayant des MCP ont été inclus. Le suivi médian était de 101 mois (18–283), le PSA médian préopératoire était de 7,7ng/mL (1,8–27) et l’âge médian était de 63 ans (46–76). La RB était survenue uniquement dans 12,1 % (14/115) pour les MCPf contre 54,1 % (40/74) en cas MCPe. Dans le modèle multivarié, les MCPe étaient significativement associées à une augmentation de la RB par rapport aux MCPf (HR=6,29 ; IC=3,32–11,93). Les MCPe diminuaient significativement la SSRB (p <0,001) pour tous les patients mais aussi pour les sous-groupes pT2, pT3a, pG≤6 et pG≥7. Le délai médian de RB après PR était significativement plus court pour les MCPe que pour les MCPf (57,2 vs 89,2 mois, p <0,001). L’étude statistique de l’impact de la localisation des MCP n’a pas mis en évidence de zone significativement à risque de RB hormis une tendance pour les MCPu basales.


Conclusion

Nous avons montré, avec un recul médian de 8 ans, que les MCPe étaient fortement associées à la RB alors que les MCPf ne constituaient pas un facteur de mauvais pronostic. Il paraît donc licite de surveiller ces patients à faible risque de RB mais de traiter précocement les patients ayant une MCPe.

Mots clés:
Y. / N. / S. / H. / N.
Risques intermédiaires favorables ou défavorable : une classification simple et efficace pour estimer le risque d’envahissement ganglionnaire avant prostatectomie
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 722, suppl. 13


Objectifs

Les recommandations européennes et françaises indiquent un curage ganglionnaire pelvien (CGP) pour les risques intermédiaires lorsque l’estimation du risque d’envahissement ganglionnaire est supérieur à 5 % selon le nomogramme de Briganti. Récemment, une classification (classification de Zumsteg) a subdivisé ces patients en deux sous-groupes : favorables et défavorables (FIR et UIR). Aucune étude ne s’est penchée sur l’intérêt de cette classification pour estimer le risque d’envahissement ganglionnaire et l’a comparé avec le nomogramme de Briganti.


Méthodes

Il s’agit d’une étude bicentrique rétrospective incluant les patients consécutifs ayant eu un CGP associé à une prostatectomie totale pour un cancer de la prostate de risque intermédiaire selon la classification NCCN. Pour être classés FIR, les patients ne devaient avoir qu’un seul facteur de risque intermédiaire (PSA entre 10 et 20ng/mL, toucher rectal T2b ou T2c, score de Gleason biopsique égal à 3+4), moins de 50 % de biopsies positives et pas de score 4 majoritaire sur les biopsies. Tous les autres patients ne répondant pas à ces critères ont été classés UIR. Les données préopératoires (PSA, toucher rectal, biopsies, nomogramme de Briganti) et postopératoires (stade pTNM, score de Gleason, complications des CGP, suivi) ont été collectées et analysées.


Résultats

Entre 2009 et 2016, 387 patients ont été inclus : 149 (38,5 %) et 238 (54,3 %) étaient classés FIR et UIR respectivement, 212 (54,8 %) avaient un nomogramme de Briganti inférieur à 5 %. Trente-huit patients (9,8 %) ont eu un envahissement ganglionnaire : cela concernait 6 patients classés FIR (4,0 %) versus 32 patients (13,4 %) UIR et quatorze patients (6,6 %) ayant un nomogramme de Briganti inférieur à 5 % versus 24 patients (13,7 %) ayant un nomogramme de Briganti supérieur à 5 %. Huit patients avec un nomogramme de Briganti inférieur à 5 %, mais classés UIR, ont eu un envahissement ganglionnaire. En simulant différents seuils parmi le nomogramme de Briganti ou les tables de Partin pour choisir les patients chez qui on réaliserait un CGP, la classification de Zumsteg était toujours plus précise (avec un ratio pourcentage d’envahissement ganglionnaire chez patients avec CGP/pourcentage d’envahissement ganglionnaire chez les patients sans CGP plus élevé).


Conclusion

La classification de Zumsteg semble être un outil plus simple et plus efficace que le nomogramme de Briganti pour estimer le risque d’envahissement ganglionnaire chez les patients ayant un adénocarcinome de prostate de risque intermédiaire devant bénéficier d’une chirurgie. Le CGP pourrait être proposé uniquement aux patients du groupe UIR, le risque de métastase ganglionnaire étant très faible chez les patients du groupe FIR.

Mots clés:
N. / G. / Y. / H. / J.
La modification peropératoire de la stratégie de dissection des bandelettes vasculo-nerveuses influe-t-elle sur le taux de marges chirurgicales des prostatectomies radicales ?
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 723, suppl. 13


Objectifs

L’impact d’une préservation des bandelettes vasculo-nerveuses au cours d’une prostatectomie radicale sur le taux de marges chirurgicales est mal établi dans la littérature. Nous avons observé par ailleurs que la stratégie de dissection des bandelettes est parfois modifiée en peropératoire. L’objectif de cette étude est d’évaluer la fréquence des modifications de stratégie en peropératoire, et de déterminer si elles influent sur le taux de marges chirurgicales.


Méthodes

Nous avons inclus de manière prospective 50 patients consécutifs ayant bénéficié d’une prostatectomie radicale entre décembre 2016 et mars 2017 dans notre centre. Pour chaque patient, nous avons recueilli en préopératoire le type de dissection prévue par le chirurgien pour chaque côté, puis en postopératoire le type de dissection effectivement réalisé pour chaque côté. Les marges chirurgicales étaient évaluées en insu lors de l’analyse anatomopathologique. La fréquence des modifications peropératoire du type de dissection des bandelettes a été évaluée indépendamment pour chaque côté (n =100). L’association avec les marges a été analysée par régression logistique uni- et multivariée.


Résultats

Les fréquences des dissections prévues intra-, inter- et extra-fasciales étaient respectivement de 16 %, 60 % et 24 %. Les fréquences des dissections réalisées intra-, inter- et extra-fasciales étaient respectivement de 18 %, 55 % et 27 %. La stratégie était modifiée en peropératoire dans 13 % des cas (pour n =100), soit chez 26 % des patients. Ces modifications étaient dans 46 % des cas un rapprochement et dans 54 % des cas un éloignement de la capsule prostatique. Aucune association n’a été mise en évidence entre les changements de stratégie et le taux de marges chirurgicales en analyse uni- et multivariée. Les taux de marge étaient comparables en uni- et multivarié quel que soit le type de dissection adoptée.


Conclusion

Notre série montre une fréquence importante des changements de stratégie en peropératoire (26 % des patients), avec presque autant d’éloignement que de rapprochement. Dans les deux cas, on ne montre aucune différence sur le taux de marges. Ceci semble montrer que l’éloignement de la capsule en cas d’adhérence est justifié pour le contrôle carcinologique, et que le rapprochement en cas de dissection favorable ne péjore pas la qualité de la résection.

Mots clés:
J. / P. / N. Barry / A. / L.
Risque de récidive biologique en fonction de la présence, de l’étendue et de la localisation de marges chirurgicales positives après prostatectomie totale avec assistance robotisée et un recul de plus de 5 ans
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 723-724, suppl. 13


Objectifs

Il y a peu de données publiées sur la signification biologique des marges chirurgicales positives après prostatectomie totale avec assistance robotisée et un recul de plus de 5 ans. L’objectif était d’évaluer le risque de récidive biologique en fonction de la présence, de l’étendue et de la localisation de marges chirurgicales positives.


Méthodes

Étude de cohorte monocentrique de janvier 2003 à avril 2012. Les critères d’inclusion étaient un cancer de prostate cT1 à cT3 traités par prostatectomie totale robot-assistée. Les variables étudiées étaient le PSA initial, le stade pT, le score de Gleason, le type de marges chirurgicales (focales≤3mm ou étendues>3mm) et leurs localisations (apex, base, postérolatérale, col vésical). La récidive biologique était définie par un PSA>0,2ng/mL, confirmée par deux dosages successifs. L’analyse des variables a été réalisée à l’aide du modèle de Cox.


Résultats

Au total, 530 patients ont été inclus avec un recul minimum de 5 ans et une médiane de suivi de 92,3 mois (IQR=87,3–99,4). Cent trente-huit (26 %) patients ont présenté une récidive biologique. Le taux de marges positives était de 29,3 % (n =156). En analyse multivariée, la présence de marges focales à l’apex (10 % des prostatectomies) n’était pas associée à une augmentation du risque de récidive (RR=1,09 ; IC95 %=0,62–1,91 ; p =0,77). La présence de marges positives étendues à l’apex était associée à une augmentation du risque de récidive (RR=4,97 ; IC95 %=2,68–9,21 ; p <0,0001). Les autres variables liées à une majoration du risque de récidive, en analyse multivariée, étaient : un risque intermédiaire (p =0,0005) ou élevé (p <0,0001) de d’Amico, un stade tumoral pT3 (p <0,0001), un statut métastatique ganglionnaire (p <0,0001) (Figure 1, Figure 2).


Conclusion

Le risque de récidive biologique est augmenté en cas de marges positives étendues, indépendamment du stade pT, du risque de d’Amico et du statut ganglionnaire. La présence de marges chirurgicales focales à l’apex n’est pas associée à une augmentation du risque de récidive. Ces résultats sont à confirmer par d’autres séries.

Mots clés:
G. / J. / G. / S. / C.
Mesures pelvimétriques prédictives de marges positives au décours d’une prostatectomie totale robot-assistée pour cancer de la prostate
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 724-725, suppl. 13


Objectifs

Travailler dans un espace étroit serait-il générateur de marges chirurgicales positives (MCP) lors d’une prostatectomie totale robot-assistée (PTRA) ? L’objectif est d’évaluer l’influence de mesures pelvimétriques (MP) sur le taux de MCP sur les pièces de PTRA.


Méthodes

Il s’agit d’une étude monocentrique rétrospective dans laquelle nous avons analysé les résultats de 178 patients qui ont bénéficié d’une PTRA. Les patients inclus ont réalisé une IRM pelvienne préopératoire disponible pour analyse. La profondeur apicale (PA) et la hauteur du bord supérieur de la prostate (HP) par rapport au bord supérieur de la symphyse pubienne ont été mesurées en coupe axiale. En coupe transversale a été mesurée la distance entre les épines ischiatiques (DIP). L’index de profondeur apicale, l’index volumétrique prostatique (IVP), le rapport de profondeur et l’index de profondeur prostatique (IPP) sont définis respectivement par les rapports DIP/PA, DIP/VP, HP/PA et (PA/HP)/DIP (Figure 1).


Résultats

Les résultats ont été exprimés en médiane, une analyse univariée puis multivariée a été réalisée. Les MP de 178 patients ont été analysées. Le Tableau 1 résume les caractéristiques de la population. En analyse univariée, toutes les MP étaient associées à un taux de MCP supérieurs lorsqu’elles étaient prédictives d’un bassin étroit et/ou d’une prostate profonde, excepté l’IVP (p =0,241). En analyse multivariée, l’IPP est associé à un taux de MCP supérieur OR=1,01 (IC95=1,005–1,02) (Tableau 2).


Conclusion

L’IPP est associé à un taux supérieur de MCP lors de PTRA. Cet indice est utile pour planifier l’orientation thérapeutique des patients atteints de cancer prostatique en estimant le risque de MCP et donc d’évaluer le risque de récidive biologique après traitement.

Mots clés:
C. / R.
Comparaison du score de progression du cycle cellulaire (CCP) et de deux marqueurs immunohistochimiques (PTEN et KI67) pour la prédiction du cancer de la prostate après prostatectomie radicale
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 725-726, suppl. 13


Objectifs

Nous avons évalué et comparé la capacité du score de progression du cycle cellulaire (CCP) et de l’expression des gènes PTEN ou Ki-67  à prédire la récidive biochimique (RB) chez des patients traités par prostatectomie radicale (PR).


Méthodes

Le score CCP et l’expression des gènes PTEN et Ki-67 , mesurée par immunohistochimie (IHC), ont été établis à partir des pièces tumorales de PR d’une cohorte rétrospective de patients atteints de cancer de la prostate opérés dans des centres urologiques français de 2000 à 2007. Après analyses univariée et multivariée, nous avons construit le meilleur modèle prédictif de RB.


Résultats

Quarante et un pour cent des 512 patients, avec un score CCP et des données cliniques complètes, ont eu une RB. Le délai moyen de la chirurgie au dernier suivi chez les patients sans RB était de 72 mois. En analyse univariée, le score CCP continu et une expression positive de Ki-67 prédisaient une RB avec un Hazard Ratio (HR) de 1,44 (IQR : 1,17–1,75, p =0,00053) et 1,89 (IQR : 1,38–2,57 ; p =0,00016), respectivement (Tableau 1). En revanche, l’expression de PTEN n’était pas associée au risque de RB. En analyse multivariée, seul le score CCP restait significativement associé à la RB (p =0,026) (Tableau 2). Le meilleur modèle prédictif de RB a été obtenu en incluant les scores CAPRA-S (HR=1,32) et CCP (HR=1,24).


Conclusion

Dans notre étude, le score CCP était supérieur aux deux marqueurs IHC (PTEN et Ki-67) pour prédire le risque de récidive biologique du cancer de la prostate après prostatectomie radicale.

Mots clés:
P. / G. Cancel / G. Fromond / J. / E.
Prostatectomie radicale après thérapie photodynamique vasculaire ciblée TOOKAD soluble : faisabilité, résultats à court et long terme
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 725, suppl. 13


Objectifs

La thérapie focale par thérapie photodynamique vasculaire ciblée avec TOOKAD® soluble (VTP) est l’une des nouvelles alternatives à faible morbidité pour traiter le cancer localisé de la prostate. L’objectif de notre étude était d’évaluer la faisabilité d’une prostatectomie radicale (PR) en cas d’échec ou de récidive après VPT et décrire des résultats fonctionnel et oncologique à court et à long terme.


Méthodes

Étude rétrospective comprenant 42 patients atteints de cancer de la prostate persistant ou récidivant après une thérapie photodynamique, avec un suivi médian de 22 (12–36) mois après PR à partir de 14 centres chirurgicaux en Europe entre 2008 et mars 2017. Ont été incluses 15 chirurgies assistées par robot, 6 procédures cœlioscopiques et 18 prostatectomies par laparotomie. Le critère d’évaluation primaire était la morbidité périopératoire (paramètres périopératoires, difficultés techniques). Les paramètres secondaires étaient les résultats postopératoires précoces et à long terme sur le plan fonctionnel et oncologique.


Résultats

Le temps opératoire médian était de 180 (150–223) minutes. La médiane de perte sanguine était de 200mL (155–363). Selon les chirurgiens, la chirurgie était facile pour 29 patients (69 %), difficile pour 13 patients (31 %). La préservation nerveuse était possible pour 14 patients (33 %). Pas de mortalité périopératoire. Il y avait 13 pT3 (31 %), 21 (50 %) pT2c. Les marges chirurgicales étaient positives pour 13 patients (32 %). Le PSA était indétectable à 6–12 mois pour 37 patients (88 %). Neuf patients ont eu une radiothérapie complémentaire. Quatre patients avaient un dernier PSA>0,2ng/mL. À un an, 27 patients (64 %) étaient complètement continents (aucune protection/jour), 9 (21 %) avaient une faible incontinence (1 protection/jour). Quatre patients (11 %) pouvaient avoir des rapports sexuels sans traitement, 23 (64 %) avec un traitement approprié.


Conclusion

La prostatectomie est faisable, sans morbidité significative pour traiter la plupart des cancers prostate localement récurrents après thérapie photodynamique. Les résultats oncologique et fonctionnel semblent comparables à ceux des prostatectomies premières. L’évaluation des résultats de la chirurgie est très importante afin d’évaluer la place réelle de ce nouveau traitement focal mini invasif.

Mots clés:
V. / J.-E. / S. / A. / A.
Prostatectomie radicale robot-assistée (RALP) post-chirurgie de l’adénome : étude rétrospective multicentrique
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 726-727, suppl. 13


Objectifs

Plusieurs études ont montré que les antécédents de résection trans-urétrale de prostate (RTUP) entraînent un risque majoré de sténose anastomotique, de dysfonction érectile et d’incontinence urinaire après une prostatectomie totale par voie ouverte. De même avec la voie robot-assistée avec une augmentation de la durée opératoire, des saignements et de l’incontinence. L’objectif de l’étude est de comparer les résultats périopératoires des prostatectomies totales robot-assistées pour cancer de la prostate localisé réalisée après chirurgie de l’adénome.


Méthodes

Il s’agit d’une étude observationnelle descriptive rétrospective multicentrique, réalisée entre janvier 2005 et décembre 2015, à laquelle ont participé 4 services d’urologie. Tous les hommes opérés d’un cancer de la prostate par voie robot-assistée dans les suites d’une chirurgie de l’adénome ont été inclus : post-RTUP, post-PVP ou post-AVH. Les résultats périopératoires ont été comparés à un groupe de malade témoin, opérés sur la même période, appariés sur les mêmes centres et les mêmes opérateurs, n’ayant pas d’antécédents de chirurgie de la prostate.


Résultats

Soixante-dix-sept hommes ont été inclus dans l’étude : 9 post-PVP, 42 post-RTUP, 7 post-AVH et 19 patients témoins indemnes de toutes chirurgies prostatiques. Aucune différence significative n’a été mise en évidence en comparant le groupe PVP au groupe RTUP ou AVH concernant le temps opératoire, le taux de saignement, le taux de complications ainsi que le taux de marges, la continence ou la fonction érectile. La comparaison du groupe PVP seul au groupe témoin confirme des différences significatives favorables au groupe témoin concernant la durée opératoire, le taux de saignement périopératoire, ainsi que le nombre de garniture par jour à 1 an (224mL vs 67mL, p =0,0043 ; 185min vs 143min p =0,0281 et 2,2 garnitures contre 0,6 p =0,0035). Néanmoins, aucune différence n’était constatée sur le taux de marges ou la fonction érectile.


Conclusion

La chirurgie de l’adénome semble rendre plus difficile et plus risqué la prostatectomie radicale robot-assistée, mais sans différence concernant le type de chirurgie réalisée (PVP vs RTUP ou AVH) Des études prospectives sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

Mots clés:
P. / B. / C. / A. / A.
Morbidité et mortalité de l’urosepsis selon les nouvelles définitions : étude observationnelle internationale prospective (SERPENS)
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 727-728, suppl. 13


Objectifs

Tester les définitions du syndrome septique selon SOFA récemment proposées dans les cas d’urosepsis.


Méthodes

Une étude prospective, internationale, observationnelle a été réalisée (étude SERPENS) pour étudier l’épidémiologie et les résultats de l’urosepsis (NCT02380170). Le recrutement en cours a commencé en septembre 2014 avec un objectif de 600 inclusions. Une analyse intermédiaire a été réalisée le 19e mois de l’étude auprès de 30 centres participants. L’insuffisance d’organe et les résultats de la mortalité ont été enregistrés jusqu’au 30e jour suivant le diagnostic initial de l’urosepsis. La stratification selon les scores SOFA et qSOFA a été utilisée. Notre objectif était d’analyser la mortalité et la morbidité à 30jours pour tester la valeur de la nouvelle classification de la septicémie selon SOFA.


Résultats

Au total, 247 cas ont été recrutés dont 233 provenant d’un service d’urologie. L’âge moyen était de 58 ans (20–95). Plus de la moitié des cas (59 %) avaient un syndrome de réponse inflammatoire systémique (SIRS) et 41 % (n  : 95) avaient soit une septicémie sévère ou un choc septique lors du diagnostic initial. Avec les nouvelles définitions proposées, 42 % des patients seraient classés comme sepsis à l’aide de SOFA et 23 % avec qSOFA. Cependant, 36 % des cas présentant un sepsis sévère ou un choc septique ont été catégorisés comme n’ayant pas de sepsis selon les définitions SOFA. L’urosepsis avait associé une insuffisance d’organe dans 51 % avec 1,3 % de mortalité jusqu’à un suivi de 30jours. La mort a eu lieu chez 1 SIRS et 2 patients en sepsis sévère. L’insuffisance d’organe s’est développée dans 21 % chez les patients ayant un score SOFA<2.


Conclusion

Les définitions de la septicémie selon SOFA n’ont pas permis de détecter le développement d’une insuffisance d’organe chez tous les patients. Bien que cette insuffisance d’organe n’existait pas au diagnostic initial du SIRS, elle s’est malgré tout développée avec un décès. Malgré les définitions actualisées, nous avons identifié que le diagnostic de SIRS conserve sa valeur clinique.

Mots clés:
F. / Z. / B. / T. / A.
Profil de résistance aux antibiotiques dans les infections urinaires communautaires au Liban
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 727, suppl. 13


Objectifs

Déterminer le profil actuel de résistance aux antibiotiques dans les infections urinaires communautaires dans un pays du Moyen-Orient, évaluer ces résistances en fonction des antécédents cliniques des patients et susciter une prise de conscience quant à l’utilisation intempestive des antibiotiques.


Méthodes

Nous avons réalisé en 2016 une étude prospective descriptive sur 3 mois consécutifs concernant des patients non hospitalisés qui avaient une infection urinaire. La culture des urines a été réalisée dans l’un de deux laboratoires centraux de Beyrouth. Un questionnaire fut rempli par les patients concernés indiquant l’âge, le sexe, la survenue ou non d’infection urinaire antérieure, la prise antérieure d’antibiotiques ou antécédent d’instrumentation urologique. Au total, 313 patients furent Inclus dans l’étude (uroculture positive et questionnaire rempli). Trentz patients avaient une infection urinaire multibactérienne. L’effectif terminal consistait ainsi en 343 germes.


Résultats

Les entérobactéries constituaient la majorité des bactéries cultivées (297 souches, 87 %) avec 194 (57 %) souches d’Escherichia coli (E. coli ). Soixante-huit (23 %) bactéries secrétant des bêtalactamases à spectre élargie (BLSE) étaient identifiées chez 63 patients, dont 54 (79 %) E. coli . Parmi les patients qui avaient une infection à germe BLSE, 25 (40 %) n’avaient pas des antécédents d’infections urinaires, 28 (44 %) n’avaient pas pris des antibiotiques auparavant et 41(65 %) n’avaient pas d’antécédents urologiques. Vingt-huit (44 %) patients avec germes BLSE étaient asymptomatiques et 12(19 %) avaient moins que 20 ans. Les tableaux ci-dessous montrent le taux de résistance aux quinolones des différentes souches BLSE et non BLSE (Tableau 1) et le profil de résistance aux antibiotiques des souches BLSE (Tableau 2).


Conclusion

Nous assistons à une augmentation de la fréquence des entérobactéries BLSE dans les infections urinaires communautaires même chez ceux qui n’ont pas des antécédents urologiques ni de prise antibiotique antérieure. La résistance aux quinolones des souches BLSE et non-BLSE est élevée alors que la résistance à la fosfomycine et aux furanes reste faible. Une campagne de sensibilisation auprès des professionnels de santé est fortement recommandée afin de limiter l’utilisation intempestive et inadaptée des antibiotiques.

Mots clés:
P. / J. / J. / M. / R.
Faut-il contrôler la stérilité des urines avant cystoscopie en externe ?
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 728-729, suppl. 13


Objectifs

L’utilité des examens cytobactériologiques urinaires (ECBU) avant endoscopie urologique sans effraction tissulaire n’est pas consensuelle. La stratégie dans notre centre consiste à ne prescrire ni ECBU ni antibioprophylaxie avant cystoscopie chez un patient asymptomatique. Cet audit, dans le cadre de l’évaluation des pratiques professionnelles, a consisté en l’évaluation prospective de tous les patients consécutifs asymptomatiques qui devaient avoir une cystoscopie en consultation afin d’évaluer les suites de cet examen.


Méthodes

Les patients devant avoir une cystoscopie ne recevaient aucun traitement antibiotique préalable, ni antibioprophylaxie. Un ECBU était réalisé au moment du geste. Les patients étaient invités à renvoyer un questionnaire, 15jours après leur examen, comportant les items suivants : survenue de symptômes irritatifs, fièvre, nécessité de consulter un médecin/de prendre un traitement antibiotique/d’être hospitalisé pour un problème urinaire. Les résultats ont ensuite été analysés en fonction du résultat de l’ECBU concomitant à la cystoscopie. L’ECBU était considéré positif en cas de germe unique>10–4ufc/mL et contaminé s’il y avait<10–4ufc/mL ou 3 germes différents ou plus.


Résultats

Parmi les 209 patients inclus, 179 (85,6 %) avaient un ECBU stérile, 16 (7,7 %) un ECBU contaminé et 12 (5,7 %) un ECBU positif ; 2 ECBU n’ont pu être réalisé. Dans les suites, 4 patients (1,9 %) ont présenté une infection urinaire fébrile, 72 (34,4 %) une symptomatologie irritative, 11 (5,25 %) ont pris un traitement antibiotique et 2 (0,95 %) ont été hospitalisés. L’incidence des différents événements n’était pas significativement associée au statut de l’ECBU (p >0,05 dans tous les cas). Une analyse de sous-groupes considérés comme potentiellement à risque accru d’infection [âge>65 ans, HBP symptomatique, diabète, sonde double J, cathéter urétral, anomalie des voies urinaires (vessie neurologique, sténose urétrale,…)] n’a pas montré d’association avec les évènements étudiés (symptômes irritatifs, fièvre, prescription d’antibiotiques, nécessité d’hospitalisation) à l’exception de la présence d’une anomalie des voies urinaires qui était associée à une probabilité plus élevée de prescription d’antibiotique (p <0,002) (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

Après cystoscopie chez un patient asymptomatique, l’incidence d’événements indésirables n’était pas supérieure chez les patients ayant un ECBU contaminé ou positif. Nos résultats ne sont pas en faveur de l’utilité du contrôle systématique de la stérilité des urines ainsi que d’une antibioprophylaxie avant procédure endo-urologique sans effraction tissulaire en consultation externe, excepté en cas d’anomalie des voies urinaires.

Mots clés:
P. / J. / B. / T. / J.
Comparaison de l’incidence d’infections urinaires après un bilan urodynamique en fonction du traitement préalable par antibiothérapie d’éventuelles bactériuries asymptomatiques
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 729, suppl. 13


Objectifs

Le traitement des bactériuries asymptomatiques avant bilan urodynamique (BUD) reste controversé. Dans un contexte d’augmentation des antibiorésistances bactériennes en lien avec des antibiothérapies non nécessaires, nous avons pour objectif de comparer l’incidence d’infections urinaires (IU) dans la semaine suivant un BUD dans deux groupes de patients. Dans le premier groupe (groupe A) de patients, ceux présentant une bactériurie une semaine avant BUD étaient traités selon antibiogramme. Dans le deuxième groupe (groupe B), aucun patient avec une bactériurie asymptomatique n’était traité.


Méthodes

Le critère d’inclusion était une consultation en neuro-urologie comprenant un BUD. Les critères d’exclusion comprenaient l’annulation du BUD (refus du patient ou IU manifeste) ou l’injection intradétrusorienne de toxine botulinique lors de la même visite. Un examen de culture bactériologique d’urine (ECBU) prélevé par sondage aller-retour était effectué juste avant le BUD. Les patients étaient contactés par téléphone 7jours après le BUD à la recherche d’un des symptômes suivants : urines troubles et malodorantes, inconfort ou douleur au niveau du rein, de la vessie, ou en urinant, survenue d’incontinence urinaire, fièvre, augmentation de la spasticité, hyperréflexie autonome, malaise, léthargie ou sentiment d’inconfort. Les patients symptomatiques étaient alors traités selon l’antibiogramme d’un nouvel ECBU.


Résultats

Au total, 156 patients ont été vus dont 151 ont été inclus parmi lesquels 46 dans le groupe A et 105 dans le groupe B. Les deux groupes étaient comparables (cf. Tableau 1). La prévalence d’une bactériurie asymptomatique lors de la consultation atteignait 22,0 % dans le groupe A et 29,5 % dans le groupe B. À une semaine, 15 patients n’étaient pas joignables (5 dans le groupe A et 10 dans le groupe B), 3 patients présentaient des symptômes d’IU, mais aucun avec état fébrile. Parmi les 3 patients symptomatiques, 2 ont présenté une IU prouvée par ECBU. Ces résultats sont détaillés dans le Tableau 2. En définitive, l’incidence d’IU après BUD a été calculée à 2,44 % et 1,05 % dans les groupes A et B, respectivement. Le taux d’IU chez les patients avec vessie neurogène est de 0 % dans les deux groupes.


Conclusion

Bien que la prévalence des bactériuries asymptomatiques soit élevée chez les patients prévus pour un BUD, nous avons pu démontrer que, d’une part, que l’incidence d’IU après BUD est inférieure à 1,5 % sans effet bénéfique de l’antibiothérapie préalable et que, d’autre part, aucune IU fébrile n’a été reportée. Il semble donc que le traitement préalable au BUD des bactériuries asymptomatiques soit superflu. Une étude à plus large échelle reste toutefois nécessaire pour confirmer ces résultats.

Mots clés:
L. / N. / P. / B.
Comparaison de deux protocoles d’antibioprophylaxie pour la biopsie de la prostate : prophylaxie empirique versus prophylaxie ciblée selon la culture rectale
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 730, suppl. 13


Objectifs

Les bactéries résistantes aux fluoroquinolones (FQ) ont été fréquemment identifiées comme causes de complications infectieuses après biopsie de la prostate (BP). L’objectif de ce travail d’étudier la prévalence du portage digestif de bactéries résistantes aux FQ chez des patients proposés pour BP et d’étudier l’intérêt de la prophylaxie ciblée selon la culture rectale sur le taux de complications infectieuses après BP.


Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective qui a randomisé 92 patients proposés pour BP en deux groupes. Groupe I : les patients recevaient une antibioprophylaxie empirique par la ciprofloxacine. Groupe II : un écouvillonnage rectal était réalisé 10jours avant la BP et ces patients recevaient une antibioprophylaxie adaptée selon la culture rectale. La prévalence du portage digestif en germes résistants aux FQ et les mécanismes de résistance étaient étudiés ainsi que les facteurs de risque de portage de germe résistants. Une étude comparative de l’incidence des complications après la BP dans chaque groupe était réalisée ainsi que les souches responsables de complications infectieuses.


Résultats

Il n’y avait pas de différence entre les deux groupes en ce qui concerne l’âge, le volume de la prostate, le taux de PSA, le nombre de carottes de biopsie de la prostate, et le score de comorbidité de Charlson. Pour les patients du groupe II, on a retrouvé 45 % de résistance aux FQ. Les patients ayant une culture résistante aux FQ avaient plus d’antécédents d’infection urinaire et de prise d’antibiotiques au cours des six derniers mois (p =0,032, p =0,018, respectivement). Le taux de complication infectieuse après BP était de 18,7 % dans le groupe I et 4,7 % dans le groupe II (p =0,04). Dans le groupe I, les infections après BP étaient secondaires à des E. coli productrices de BLSE dans 70 % des cas.


Conclusion

La prévalence du portage digestif de bactéries résistantes aux FQ chez les patients proposés pour BP était élevée et les principaux facteurs de risque de résistance étaient l’antécédent d’infection urinaire et la prise d’antibiotiques au cours des six derniers mois. L’utilisation d’une antibioprophylaxie adaptée à la culture rectale a considérablement abaissé notre taux de complication infectieuse après BP.

Mots clés:
A. / A. / K. Ben / A. / A.
Écologie et résistances aux fluoroquinolones dans les complications infectieuses urinaires fébriles (CIUF) après biopsies de prostate : étude rétrospective portant sur 466 biopsies
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 730, suppl. 13


Objectifs

La SPILF a rapporté en 2014 une augmentation importante des résistances aux fluoroquinolones pour l’Escherichia coli (3 à 25 %), or cette bactérie est celle qui est la plus fréquemment rencontrée dans les infections urinaires communautaires (70–80 %). Les objectifs de cette étude étaient d’évaluer l’évolution de la fréquence des infections urinaires fébriles après biopsies prostatiques, d’en définir l’écologie et le profil de résistance.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique, conduite pour les années 2012 à 2015, et ayant évalué une série de 466 biopsies prostatiques échoguidées. Tous les patients ont été pris en charge selon les recommandations de l’AFU (Ouzzane et al., 2011). Nous avons évalué, pour tous les patients inclus, s’ils avaient présenté un syndrome fébrile, des signes fonctionnels urinaires ou un point d’appel clinique ou biologique, évocateurs d’une infection urinaire et ayant conduit à la réalisation d’un examen cytobactériologique des urines (ECBU) et d’hémocultures, dans les 30jours suivants la réalisation du geste.


Résultats

Parmi les 466 biopsies réalisées, sept complications infectieuses ont été rapportées (6 prostatites, une orchite), soit 1,5 %. Cinq infections à E . coli ont été identifiées, dont deux souches résistantes aux fluoroquinolones (40 %). Aucun germe n’a pu être identifié pour deux patients.


Conclusion

Les complications infectieuses fébriles après biopsie de prostate sont rares (1,5 %). L’E . coli est le germe le plus fréquemment identifié avec 40 % de résistance aux fluoroquinolones dans notre expérience.

Mots clés:
H. / F. / K. / J.L. / R.
Risque de cancer de la prostate de haut grade après 2 ans d’utilisation de 5-ARI dans le traitement de l’hyperthrophie bénigne de la prostate
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 730-731, suppl. 13


Objectifs

Le risque de survenue de cancer de la prostate de haut grade après utilisation d’inhibiteur de la 5-alpha reductase (5-ARI) demeure controversé entre les différents essais cliniques randomisés (PCPT, REDUCE) et les études observationnelles.

Évaluer l’association entre l’utilisation de 5-ARI et la survenue de cancer de la prostate (et en particulier de haut grade, Gleason 8–10).


Méthodes

Design : étude cas-témoin nichée dans une cohorte. Data source : Base de données de l’Assurance maladie (SNIIRAM) couplée aux données des laboratoires d’anatomopathologie de Bretagne. Participants : parmi les 74 596 hommes vivant en Bretagne avec au moins un remboursement d’une spécialité indiquée dans le traitement médical de l’hypertrophie bénigne de la prostate (5-ARI, alphabloquant ou phytothérapie) identifiés entre 2010 et 2011, 859 cas incidents de cancer de la prostate ont été identifiés entre 2012 et 2013, et liés à la base de données anapath pour identifier le score Gleason ; 5 témoins ont été attribués par cas, matchés sur l’âge. Mesure statistique : odds ratio conditionnel ajusté pour estimer le risque de cancer de prostate de haut grade (Gleason 8–10).


Résultats

Notre analyse a porté sur 1053 hommes traités par 5ARI (191 cas et 862 témoins) et 4101 recevant un autre traitement médicamenteux (69 % utilisant un alphabloquant). Odds ratio (OR) ajusté de cancer de prostate de haut grade : 1,52 (IC95 %, 0,96–2,42) chez les hommes exposés aux 5-ARI comparativement aux hommes recevant un autre traitement médicamenteux. Augmentation du risque avec augmentation de la durée d’exposition aux 5-ARI : OR à 0,64 pour<1 an, à 0,86 pour 1–2 ans de traitement, à 1,94 (IC95 % 1,05–3,61) après 2 ans de traitement.


Conclusion

Nos résultats indiquent une augmentation du risque de cancer de la prostate de haut grade (Gleason 8–10) chez les utilisateurs à long terme (>2 ans) de 5-ARI comparativement aux patients recevant un autre traitement médicamenteux. Cette information doit être prise en compte lors de la prise en charge d’une hypertrophie bénigne de la prostate symptomatique.

Mots clés:
L. / F. / E. / S. / N.
Stéroïdes sexuels dans le sérum et le tissu prostatique de la prostate humaine non cancéreuse (Essai STERPROSER)
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 731-732, suppl. 13


Objectifs

Les concentrations intraprostatique des stéroïdes sexuels et leurs corrélations aux concentration sériques ont fait l’objet d’études parcellaire avec des méthodologies de dosage critiquables. L’objectif de l’essais STERPROSER a été rechercher des différences dans les concentrations des stéroïdes sexuels dans le plasma et des échantillons chirurgicaux frais de prostate centrale bénigne selon le volume de la prostate.


Méthodes

Étude prospective monocentrique réalisée entre septembre 2014 et janvier 2017. L’âge, les paramètres de l’obésité et les concentrations sériques et intraprostatiques des stéroïdes sexuels ont été recueillis et mesurés par spectrométrie de masse en phase gazeuse respectant les dernières directives dans le domaine. Les calculs statistiques ont été ajustés pour l’âge et l’indice de masse corporelle (IMC).


Résultats

Trente-deux patients, répartis de manière égale entre les groupes de prostate de volume normal (<50g) et élevé (≥50g), ont été inclus dans l’analyse. Les patients prostatiques à volume élevé étaient plus âgés, plus lourds et avaient un IMC plus élevé. La comparaison ajustée en fonction de l’âge et de l’IMC a montré une plus grande concentration de DHT dans les prostates de volumes élevés. Les tissus prostatiques de volumes normaux et élevés concentraient les stéroïdes sexuels d’une manière similaire. La comparaison des rapports des marqueurs substituts de l’activité enzymatique dans le tissu a mis en évidence des rapports testostérone totale/estrone et testostérone totale/estradiol similaires, et un rapport DHT/estrone plus élevé et un rapport DHT/PSA plus faible dans les prostates à volume élevé (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

L’essai STERPROSER fournit des preuves d’une activité plus élevée des enzymes 5-alpha réductase, ce qui conduit à une concentration plus élevée de DHT dans les prostates de volumes élevés. L’activité comparée de l’aromatase selon le volume de la prostate suggère une affinité enzymatique plus élevée de la 5-alpha-réductase pour la testostérone et/ou une affinité enzymatique inférieure de l’aromatase pour la testostérone dans les prostates de volumes élevés.

Mots clés:
Y. / J. / C. / J. / F.
Le diabète impacte les résultats fonctionnels de la photo-vaporisation prostatique au laser Greenlight ® XPS 180-W
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 732, suppl. 13


Objectifs

Évaluer les résultats fonctionnels des patients diabétiques opérés par photo-vaporisation prostatique (PVP) d’une hypertrophie bénigne de prostate (HBP) compliquée de symptômes du bas appareil urinaire (SBAU).


Méthodes

Entre janvier 2012 et décembre 2015, 1070 patients ont été opérés dans un centre expert d’une HBP compliquée de rétention aiguë d’urine (RAU) ou résistante aux traitements médicamenteux par PVP laser Greenlight® XPS 180-W. L’analyse a comparé 120 patients diabétiques de type II à 120 patients non diabétiques par appariement 1:1 portant sur l’âge, le volume prostatique (VP) et l’IPSS préopératoire. Les données fonctionnelles (IPSS, ICS SF Male Score, débimétrie, PSA) ont été recueillies prospectivement. Les données continues et catégorielles ont été comparées par test de Kruskall–Wallis et Chi2, respectivement.


Résultats

Les VP moyens étaient de 58,3g 32,2 et de 60,5g 36,7 dans les groupes diabétique et témoin, respectivement (p =0,624). Les patients diabétiques avaient des comorbidités significativement plus lourdes, une sonde vésicale pour RAU et une bactériurie préopératoire dans 55,8 % et 56,0 %, respectivement (p <0,001). L’énergie délivrée de 4,3KJ/g en moyenne était comparable dans les deux groupes (Tableau 1). Les durées de sondage, d’hospitalisation ainsi que le taux d’échec de reprise mictionnelle initiale et à j90 étaient augmentées dans le groupe diabétique (p =0,009, p <0,001 et p =0,026, p =0,058, respectivement). Les patients diabétiques avaient une nycturie pré- et postopératoire, une incontinence urinaire à l’effort et par impériosité significativement plus importante à 3 mois (p =0,017, p =0,003 et p <0,001, p =0,013) (Tableau 2). Le score IPSS, le débit maximal, le résidu post-mictionnel et le PSA postopératoire moyen étaient comparables dans les deux groupes (Figure 1).


Conclusion

La PVP Greenlight® XPS chez les patients diabétiques de type II n’augmente pas le risque de complications postopératoires et offre des résultats fonctionnels dans l’ensemble satisfaisants. Toutefois les résultats légèrement inférieurs sur les symptômes de la phase de remplissage et le plus fort taux d’incontinence postopératoire précoce invite à la prudence dans cette population en considérant toujours la possibilité d’une participation d’une cystopathie diabétique à la genèse des troubles mictionnels de ces patients.

Mots clés:
R. / R. / S. / K. / G.
Évaluation de la morbidité des traitements antiagrégants et anticoagulants lors de la photo-vaporisation prostatique par laser Greenlight selon leur management périopératoire
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 733-734, suppl. 13


Objectifs

La photo-vaporisation prostatique (PVP) par laser Greenlight pour l’HBP permet de traiter les patients symptomatiques sous antiagrégants (AAG) et anticoagulants (ATC). Le management périopératoire de ces traitements est difficile et peu d’études ont évaluer leur impact spécifique sur la morbidité périopératoire. L’objectif de l’étude était d’évaluer la morbidité de la PVP chez les patients sous AAG ou ATC.


Méthodes

Une base de données prospective bicentrique incluait l’ensemble des patients sous AAG ou ATC ayant eu une PVP. Était reporté le type de traitement ainsi que la poursuite ou non du traitement en périopératoire. L’analyse portée plus particulièrement sur la morbidité périopératoire définit par le taux de complications selon la classification de Clavien-Dindo, le taux de complications mineures et majeures, et le taux de complications hémorragiques. L’aspirine n’étant quasiment jamais arrêtée dans les centres, les patients uniquement sous aspirine étaient le groupe témoin pour l’évaluation du management périopératoire des différentes molécules.


Résultats

Cent-quatre-vingt-cinq patients ont été inclus prospectivement. Parmi eux, 121 étaient sous AAG (aspirine ou clopidogrel et dérivés) et 64 sous ATC (AVK ou NACO). L’analyse globale comparant les patients sous AAG et les patients sous ATC ne retrouvait pas de différence entre les groupes concernant les complications globales et hémorragiques postopératoires (Tableau 1). La comparaison du groupe aspirine poursuivie vs clopidogrel et dérivés poursuivis ou non retrouvait plus de complications majeures (p =0,03) et hémorragiques (p =0,04) dans le groupe clopidogrel. En revanche, la comparaison entre aspirine poursuivie et anticoagulants ne retrouvait pas de différence qu’ils soient arrêtés ou pas (Tableau 1).


Conclusion

Le clopidogrel et ses dérivés sont les seuls à avoir un impact sur le risque de complications majeures et hémorragiques au décours d’une PVP qu’ils soient arrêtés ou pas. Les anticoagulants qu’ils soient arrêtés ou non n’augmentent pas la morbidité postopératoire comparativement à l’aspirine. Une étude prospective de forte puissance sur ces différentes molécules est nécessaire pour confirmer ces résultats.

Mots clés:
B. / B. / M. / J. / B.
La poursuite des anticoagulants au cours la PVP n’impact pas le risque de complications hémorragiques postopératoires : étude prospective multicentrique
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 733, suppl. 13


Objectifs

La photo-vaporisation laser de prostate (PVP) par laser Greenlight a été développée notamment pour permettre un meilleur contrôle de l’hémostase. Néanmoins, la gestion des anticoagulants (ATC) en périopératoire reste débattue, et particulièrement la possibilité de poursuivre les anticoagulants durant cette période. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’impact de la poursuite des anticoagulants sur le risque de complications hémorragiques.


Méthodes

L’ensemble des patients sous anticoagulants (AVK, NACO) opérés par PVP dans deux centres ont été inclus prospectivement. Les caractéristiques des patients étaient enregistrées comprenant notamment le type de traitement anticoagulant et la poursuite ou le relais de celui-ci. Les complications per- et postopératoires notamment hémorragiques étaient rapportées selon la classification de Clavien-Dindo en complications mineures (<3) ou majeures (≥3). Deux groupes ont été analysés puis comparés ceux avec arrêt des ATC et ceux ou les ATC étaient poursuivis. Le test du Chi2 (ou le test de Fisher) a été utilisé pour comparer les variables qualitatives, le test t de Student pour les variables quantitatives.


Résultats

Parmi les 185 patients de la cohorte, 64 patients étaient sous ATC (AVK n =57, NACO n =7). Cinquante-neuf pour cent des patients ont eu leur traitement arrêtés ou relayés par des HBPM et 41 % poursuivaient leur traitement durant toute la période périopératoire. Les caractéristiques préopératoires des patients étaient similaires dans les deux groupes. Concernant les complications, aucune différence n’a été retrouvée entre les deux groupes (37 % vs 46 % ; p =0,45) y compris concernant les complications majeures (p =0,79), les complications hémorragiques globales (16 % vs 23 % ; p =0,46) ou le taux de caillotage intravésicale (p =0,79) (Tableau 1). Les résultats fonctionnels à 6 mois étaient similaires entre les deux groupes.


Conclusion

La réalisation de la PVP chez les patients sous anticoagulants est faisable. La poursuite de ces traitements, sans arrêt ou relais, en périopératoire n’augmente pas significativement le risque de complications postopératoires, notamment hémorragiques. Ces résultats permettent d’envisager une prise en charge simplifiée des patients sous ATC, en suggérant de ne pas arrêter le traitement de ces patients fragiles.

Mots clés:
B. / B. / M. / J. / B.
Facteurs prédictifs de l’incontinence urinaire après énucléation endoscopique au laser Greenlight ®  : expérience internationale multicentrique
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 734, suppl. 13


Objectifs

Bien qu’elle soit le plus souvent transitoire, l’incontinence urinaire (IU) est considérée par le patient et l’urologue comme une complication invalidante après énucléation endoscopique de la prostate. Plusieurs études ont évalué l’IU de novo et ses facteurs prédictifs après l’énucléation du laser de Holmium. L’énucléation de la prostate au laser Greenlight® (GreenLEP) est une nouvelle technique d’énucléation endoscopique. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’IU de novo après GreenLEP et de rechercher des facteurs prédictifs.


Méthodes

Étude internationale multicentrique rétrospective réalisée sur les données de patients opérés par GreenLEP entre 2011 et 2016 par 4 chirurgiens. L’IU de novo était définie par toute fuite d’urine postopératoire rapportée par le patient ou par l’utilisation de protections. Le suivi postopératoire était programmé à 1, 3 et 6 mois avec le recueil des données suivantes : IPSS, index de qualité de vie, Q max , résidu post-mictionnel, PSA et le volume résiduel de la prostate. Le statut de continence a été évalué à chaque visite de suivi. L’expérience du chirurgien a été analysée comme une variable continue de cas consécutifs. Des analyses de régression logistique uni- et multivariées ont été effectuées pour rechercher des facteurs prédictifs de l’incontinence urinaire postopératoire.


Résultats

Sur 416 patients inclus, 70 (17 %), 32 (7,8 %) et 12 (3 %) avaient une IU à 1, 3 et 6 mois, respectivement (Figure 1). La rééducation effectuée à partir du premier mois postopératoire améliorait significativement la récupération de la continence à 3 mois : 48 % vs 4,8 % de récupération à 3 mois chez les patients avec et sans rééducation (p <0,001). En analyse univariée, le volume prostatique (OR=29,4 ; p =0,005) et l’expérience du chirurgien (OR=0,4 ; p =0,05) étaient les deux facteurs significativement associés à l’IU à 1 mois. En analyse multivariée ajustée (âge, ASA et expérience du chirurgien), le volume prostatique était le seul facteur prédictif de l’IU (OR=26,4 ; p =0,009). Après ajout de variables per- et postopératoires dans le modèle multivarié, le poids des copeaux était le seul facteur prédictif de l’IU (OR : 31 ; p <0,0001).


Conclusion

L’IU de novo était fréquente après GreenLEP mais légère à modérée et transitoire dans la plupart des cas (83 % des patients incontinents rétablis à 6 mois). Le facteur prédictif de l’IU à 1 mois était la quantité de tissu prostatique retiré suggérant un rôle important de l’adénome dans la continence et un changement du mécanisme de continence postopératoire (rôle principal du sphincter strié). La rééducation précoce permettait d’améliorer plus rapidement la récupération des patients.

Mots clés:
B. / M. / S. / E. / T.
Étude de la continence après HoLEP : résultats à 6 mois
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 735, suppl. 13


Objectifs

Étudier la continence à 6 mois des patients opérés d’une HBP symptomatique résistant au traitement médical par énucléation rétrograde endoscopique au laser Holmium (HoLEP).


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique menée sur l’ensemble des patients opérés entre mai 2016 et avril 2017 par la technique HoLEP. L’énucléation était réalisée selon la technique des 3 lobes à l’aide d’un générateur laser holmium à 100W. Les lobes prostatiques étaient morcelés à l’aide du morcellateur Wolf. Les patients étaient revus à 1, 3 et 6 mois postopératoire. La qualité de la miction était évaluée par le score IPSS, le Qol-IPSS, la débitmétrie et la mesure du RPM. La continence était évaluée par l’interrogatoire, le port de protection(s), le score ICIQ-SF et le score hyperactivité vésicale du questionnaire USP (volet 2).


Résultats

Au total, 121 patients ont été opérés durant cette période. Vingt-quatre patients ont été exclus de l’étude car perdu de vue ou ayant subi un traitement intercurrent. Trente-cinq patients évalués avaient un recul minimum de 6 mois (Tableau 1). À 6 mois, le score IPSS moyen et le Qol-IPSS moyen étaient de respectivement 3,4±2,6 et 0,8±0,7 ; le Q max moyen et le RPM moyen de respectivement 27,3±10mL/s et 78,6±100mL. Les scores ICIQ-SF et USP (volet 2) moyen à 6 mois étaient de respectivement 2±3,5 et 1,1±3,7 contre 4,5±4,7 et 9,8±3 en préopératoire (p <0,0001). À 6 mois, 4 patients (11,4 %) gardaient une incontinence novo dont d’une incontinence d’effort (2,8 %) mais aucun d’entre eux ne portaient de protection (Tableau 2).


Conclusion

L’HoLEP a amélioré la continence à 6 mois des patients souffrant de fuites urinaires par urgenturie en rapport avec leur HBP et a entraîné une incontinence urinaire d’effort persistante à 6 mois dans moins de 3 % des cas.

Mots clés:
H. / R. / X. / S. / M.
Souhait des patients concernant la préservation des éjaculations antégrades après traitement chirurgical pour obstruction sous-vésicale d’origine prostatique
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 735-736, suppl. 13


Objectifs

L’obstruction sous-vésicale d’origine prostatique est la cause principale de la symptomatologie urinaire chez les hommes de plus de 50 ans. Du fait de la prévalence importante de cette pathologie, de nombreux hommes ont recours à un traitement médical ou chirurgical ayant pour conséquence des troubles de l’éjaculation avec un impact potentiel négatif sur la qualité de vie. L’objectif de cette étude a été d’évaluer le souhait des patients par rapport à la préservation des éjaculations antégrades après traitement chirurgical.


Méthodes

Tous les patients avec symptômes du bas appareil urinaires liés à une obstruction sous-vésicale d’origine prostatique avec indication chirurgicale et sexuellement actifs ont été inclus dans cette étude monocentrique. Un traitement chirurgical endoscopique avec tentative de préservation des éjaculations antégrades a été proposé à tous les patients. Ces derniers ont été informés en préopératoire des risques d’échec de préservation des éjaculations antégrades ainsi que de la récidive précoce de la symptomatologie urinaire. Chaque patient était ensuite interrogé sur le souhait de préserver ou non les éjaculations antégrades à l’issue du traitement chirurgical.


Résultats

Au total, 489 patients ont été inclus avec un âge moyen de 68,3 ans [43,2–93,8]. Parmi eux, 175 (36 %) préféraient opter pour un traitement chirurgical avec tentative de préservation des éjaculations antégrades. L’âge moyen de ce groupe de patients (groupe 1) était de 61,8 ans [43,2–81,2]. En comparaison, le groupe de patients souhaitant un traitement chirurgical complet (groupe 2) était plus âgé avec un âge moyen de 71,9 ans [52,8–93,8], p <0,001. Lors de l’évaluation préopératoire, le score IPSS symptôme était significativement plus faible dans le groupe 1 que le groupe 2 (18,3 [1–35] versus 21 [3–35], p =0,02). Aucune différence significative n’avait été observée pour les critères suivants : score IPSS de qualité de vie, débit maximal à la débimétrie mictionnelle, volume prostatique évalué par échographie transrectale, prise d’alpha bloquants (Tableau 1). Le taux de patients prenant des inhibiteurs de la 5-alpharéductase était plus élevé dans le groupe 2.


Conclusion

Cette étude montre que plus d’un tiers des patients sexuellement actifs avec indication chirurgicale pour obstruction sous-vésicale d’origine prostatique souhaitent préserver les éjaculations antégrades en dépit des risques d’échec et de récidive précoce des symptômes urinaires. Les patients optant pour ce traitement étaient plus jeunes que les autres. La prise en compte de ce souhait devrait être plus largement considérée dans la décision chirurgicale.

Mots clés:
S. / B.
Résultats à moyen et long terme de la photo-vaporisation laser Greenlight avec préservation des éjaculations antégrades
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 736, suppl. 13


Objectifs

La perte des éjaculations antégrades après traitement chirurgical pour obstruction sous-vésicale d’origine prostatique est un risque associé quelle que soit la technique chirurgicale employée. L’objectif de cette étude a été de rapporter les résultats à moyen et long terme de la photo-vaporisation laser Greenlight avec préservation des éjaculations antégrades.


Méthodes

Tous les patients consécutifs avec symptômes du bas appareil urinaires liés à une obstruction sous-vésicale d’origine prostatique avec indication chirurgicale et sexuellement actifs ont été inclus dans cette étude monocentrique prospective menée entre janvier 2010 et décembre 2013. Un traitement chirurgical endoscopique avec tentative de préservation des éjaculations antégrades a été proposé à tous les patients. Ces derniers ont été informés en préopératoire des risques d’échec de préservation des éjaculations antégrades ainsi que de la récidive précoce de la symptomatologie urinaire. Critères d’évaluation : débit maximal à la débimétrie mictionnelle, résidu post-mictionnel, score IPSS symptôme et qualité de vie, Danish Prostate Symptom Score Sex Questionnaire (DAN-PSSsex). Ces critères ont été évalués à 1–3, 3–6, 6–12, 12–24, 24–36, >36 mois.


Résultats

Soixante-cinq patients ont été inclus avec un âge moyen de 62,15 ans. L’éjaculation antégrade était préservée dans 90,7 % des cas (59/65) entre 1 et 3 mois (Tableau 1). Ce taux restait constant jusqu’à 24–36 mois. Une amélioration significative du débit maximal, du volume mictionnel et du résidu post-mictionnnel était observée à 3 mois. De la même manière, les score IPSS symptôme et qualité de vie étaient significativement diminués. Ces résultats se maintenaient dans le temps jusqu’à 36 mois (Tableau 2). Sept patients (10,8 %) ont été réopérés avec nouvelle tentative de préservation des éjaculations antégrades du fait de la récidive de la symptomatologie urinaire.


Conclusion

Cette étude montre que la préservation des éjaculations antégrades après traitement chirurgical par photo-vaporisation laser Greenlight est possible et que les résultats se maintiennent dans le temps. Les résultats postopératoires fonctionnels obtenus sont comparables à ceux décrits pour les techniques conventionnelles. Les résultats de cette étude interrogent sur la prise en compte de la préservation des éjaculations dans la décision chirurgicale.

Mots clés:
S. / B.
Caractéristiques anatomopathologiques des tumeurs testiculaires dans une population de patients infertiles traités par orchidectomie partielle
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 737, suppl. 13


Objectifs

Les tumeurs testiculaires découvertes lors d’un bilan d’infertilité sont souvent de faibles volumes. L’orchidectomie totale est le traitement de référence mais une chirurgie partielle peut s’envisager pour sauvegarder du parenchyme testiculaire et maintenir une fonction endocrine et exocrine. L’objectif de cette étude était d’étudier les particularités anatomopathologiques des tumeurs testiculaires chez les patients infertiles et d’étudier la faisabilité d’une orchidectomie partielle en première intention.


Méthodes

Une étude rétrospective multicentrique a permis de rassembler les données issues de patients infertiles, chez qui a été mis en évidence une tumeur testiculaire au cours du bilan d’infertilité. Un total de 32 patients traités par orchidectomie partielle a été inclus. Les patients inclus étaient des hommes de tous âges qui consultaient pour une infertilité avec un spermogramme altéré et chez qui l’examen clinique et/ou une échographie confirmai(en)t le diagnostic de tumeur intratesticulaire. Les patients opérés d’une orchidectomie totale d’emblée ont été exclus.


Résultats

La moyenne d’âge était de 36 ans (IIQ 32–37). La moitié des patients étaient azoosperme (16/32), un quart oligosperme (8/32) et 28 % teratosperme (9/32). Le plus grand axe tumoral échographique était en moyenne de 8,7mm (IIQ 5–10). Un total de 8/32 (25 %) des patients avaient une tumeur maligne (séminome 7/32, 22 % ; tératome 1/32, 3 %) et 24/32 (75 %) avaient une lésion bénigne (Leydigome 23/32, 72 % ; cicatrice fibreuse 1/32, 3 %). L’analyse extemporanée n’avait pas diagnostiqué le caractère malin dans 50 % (4/8), mais avait identifié 88 % (21/24) des tumeurs bénignes. Vingt-cinq pour cent des patients ont eu une orchidectomie totale complémentaire (8/32), dont 6/8 (75 %) parmi les patients atteint d’une tumeur maligne. Sur un suivi moyen de 26,1 mois (IIQ 8–31,3), un patient (3 %) a eu une récidive de type Leydigome homolatéral. Aucun patient n’avait de métastases. Un seul patient a donné paternité (3 %).


Conclusion

Cette étude met en évidence, dans une population de patients infertiles, que des tumeurs de faibles volumes sont en majorité bénignes et de bon pronostic. L’analyse extemporanée restait aléatoire pour affirmer le diagnostic de malignité, mais présentait une bonne sensibilité pour identifier une tumeur bénigne. La sauvegarde de parenchyme testiculaire pourrait donc être envisagée en première intention chez des hommes infertiles avec une possibilité d’orchidectomie totale secondaire.

Mots clés:
S. / X. / S. / V. / F.
Évaluation à long terme de la fonction urinaire, sexuelle et de la qualité de vie après curiethérapie pour cancer de verge
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 738, suppl. 13


Objectifs

La curiethérapie est un traitement efficace avec une approche conservatrice dans la prise en charge des cancer de verge localisé (lésions T1/T2 et <4cm). Cependant, les résultats fonctionnels à long-terme de cette stratégie ont été peu étudiés. Le but de ce travail était donc d’évaluer la fonction urinaire, sexuelle et la qualité de vie (QoL) chez des patients traité par curiethérapie de verge pour un cancer localisé.


Méthodes

Vingt-trois patients traités dans notre service par curiethérapie de verge pour un cancer localisé (T1/T2) et 3 ans. La fonction urinaire était évaluée par l’International Consultation on Incontinence Questionnaire Male Lower Urinary Tract Symptoms (ICIQMLUTS), l’échelle de Peeling et la recherche de dilatation urétrale et/ou d’autosondage. La fonction sexuelle était explorée avec le questionnaire IIEF5 (International Index of Erectile Function) et l’aspect esthétique de la verge avec cinq questions dérivant de l’Index of Male Genitalia Image (IMGI) questionnaire. Enfin, la qualité de vie (QoL) était mesurée par une évaluation de la douleur et de la gène ainsi que par une échelle visuelle analogique.


Résultats

L’âge médian était de 63,4 ans (IQR : 49,7–67,0) et le suivi médian de 5,9 ans (IQR : 5,2–6,7). La dose médiane délivrée était de 63,4Gy (IQR : 59,8–64,1). La fonction urinaire était modérément impactée avec un ICIQMLUTS médian à 6 (IQR : 2–10). Dans 26 % (n =6), il y avait une nécrose du gland nécessitant des dilatations/auto-sondages dans 13 (n =3) et 30 % (n =7) des cas, respectivement. Il existait une corrélation entre l’ICIQMLUTS et le nombre d’aiguilles implantées (p =0,03). L’activité sexuelle était maintenue dans 70,8 % et la dysfonction érectile était modérée : IIEF5 médian=20 (IQR=13–24). L’esthétisme de la verge était satisfaisant avec un IMGI médian de 21 (IQR=16–22). Enfin, la QoL était bonne avec un score médian de 80 (IQR=65–90) et des douleurs absentes/modérées dans 43 (n =10) et 39 % (n =9) des cas. La QoL était seulement impactée par la douleur (p =0,02).


Conclusion

Bien que ce questionnaire doit être validé sur une cohorte indépendante, cette étude montre un impact modéré de la curiethérapie de verge sur la fonction urinaire, sexuelle et la qualité de vie. Il s’agit d’une stratégie conservatrice valable dans le cancer de verge localisé et une collaboration étroite entre radiothérapeute et urologue reste prépondérante pour la gestion des effets indésirables.

Mots clés:
D. / C. / P. / R. / A.
Lymphadénectomie rétropéritonéale robot-assistée pour masses résiduelles post-chimiothérapie dans les tumeurs germinales testiculaires : faisabilité et résultats du single-docking avec approche latérale lors du curage modifié
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 738, suppl. 13


Objectifs

Le traitement chirurgical des masses résiduelles post-chimiothérapie peut être mené par différentes voies d’abord (ouverte, cœlioscopique ou robot-assistée). L’objectif de cette étude était d’évaluer la faisabilité et les résultats du curage rétropéritonéal robot-assisté avec docking unique et position en décubitus latéral dans la chirurgie des masses résiduelles post-chimiothérapie pour cancer testiculaire.


Méthodes

Étude rétrospective, monocentrique, évaluant 11 patients opérés entre octobre 2013 et mai 2017 par un seul chirurgien pour un curage rétropéritonéal dit « modifié ». Tous les patients inclus devaient avoir une masse résiduelle après chimiothérapie supérieure à 3cm pour les séminomes et/ou 1cm pour les non-séminomes. Toutes les chirurgies ont été réalisées par décubitus latéral et single-docking . Les données préopératoires (âge, pathologie testiculaire, type de chimiothérapie, taille de la lésion et stade clinique), peropératoires (durée opératoire, pertes sanguines, conversion, complications peropératoires, nombre de ganglions prélevés et pathologiques) et postopératoires (complications, durée d’hospitalisation, survie sans récidive clinique à 2 ans et mode éjaculatoire) ont été évalués.


Résultats

Onze patients ont été inclus (10 tumeurs germinales non séminomateuses, 1 nécrose avec augmentation de l’alpha protéine, avec une taille médiane de 20mm). La durée opératoire médiane était de 153minutes avec 120mL de perte sanguine, sans complication peropératoire ni conversion. Le nombre médian de ganglions prélevés était de 7 [1–24], avec en moyenne 1 ganglion positif [0–3] (tératome dans 8 cas, nécrose tumorale dans 2 cas et absence de tumeur dans 1 cas). Deux patients ont eu des complications postopératoires Clavien I ou II (1 chylopéritoine et 1 neuropathie périphérique post-chimiothérapie). La conservation de l’éjaculation antégrade était retrouvée dans 72,7 % des cas, après un suivi médian de 4 mois 4 [1–48]. La survie sans récidive clinique à 2 ans était de 100 % (6 patients évaluables).


Conclusion

La lymphadénectomie rétropéritonéale robot-assistée pour masses résiduelles post-chimiothérapie dans les tumeurs germinales testiculaires avec approche latérale et single-docking est une technique sûre et reproductible avec des résultats oncologiques et fonctionnels prometteurs. Une étude prospective est en cours pour confirmer ces résultats préliminaires.

Mots clés:
C. / J.-B. / M. / M. / N.
Suivi à long terme des patients opérés d’un carcinome de verge : étude rétrospective bicentrique
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 738-739, suppl. 13


Objectifs

La prévalence du cancer de verge est de 1/100 000 hommes. Sa morbidité et sa mortalité sont très importantes. L’objectif de cette étude était d’évaluer la survie globale et la survie sans récidive locorégionale ou à distance en fonction du stade, du grade de la tumeur et du type de chirurgie réalisée.


Méthodes

Étude de cohorte rétrospective bicentrique, de 98 patients pris en charge pour un cancer de verge entre février 2006 et mars 2016. Les données épidémiologiques et cliniques ont été collectées par dossier informatisé pour chaque patient. L’analyse de la survie était réalisée selon le modèle de Kaplan–Meier avec test de log rank . Le modèle de COX a été utilisé pour l’analyse uni- et multivariée.


Résultats

Au moment du recueil, 64 (65 %) étaient en vie, 24 (24.8 %) décédés secondairement au cancer de verge et 10 (10.2 %) d’une autre cause. Une biopsie préchirurgical a été réalisée dans 53 % (59) des cas. Au total, 110 opérations ont été réalisées, 15 (13,6 %) tumorectomies, 10 (9,1 %) tumorectomies+greffes, 27 (24,5 %) amputations totales, 32 (29,1 %) amputations partielles, 12 (10,9 %) glansectomies superficielles et 14 (12,7) glansectomies totales. L’évaluation ganglionnaire a été réalisée dans 48 (43,6 %), 18 (16,3 %), 16 (14,5 %), 9 (8,1 %) cas respectivement par ganglion sentinelle, curage inguinal, curage modifié et curage pelvien. Trente-neuf (35,5 %) cas n’ont bénéficié d’aucune évaluation ganglionnaire. Le suivi moyen était de 32,54 mois avec une survie sans récidive locorégionale de 25.6 mois et une survie sans récidive métastatique de 29.6 mois. Trente et un pour cent (34) des patients ont présenté une récidive locorégionale avec 35,6 % (21/59) pour les pénéctomies partielles/totales contre 25,5 % (13/51) pour les chirurgies conservatrices.


Conclusion

Notre étude met en évidence la gravité de cette pathologie avec 25 % des patients décédés secondairement au cancer de verge. Nous rapportons aussi que les nouvelles techniques de préservation qui ont pour but de diminuer le retentissement sur la vie sexuelle n’augmentent pas pour autant le risque de récidive locorégionale.

Mots clés:
F. / N. / J.-E. / A. / P.
Évaluation scannographique de la longueur urétérale chez l’enfant
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 739, suppl. 13


Objectifs

La taille de l’uretère est variable chez l’enfant. Elle n’est pas précisément connue. En cas de chirurgie de la voie excrétrice supérieure, la mise en place d’une sonde JJ trop courte entraînerait un mauvais positionnement d’une des extrémités. Une sonde JJ trop longue serait moins bien tolérée. Le premier objectif est d’évaluer la reproductibilité inter-observateur d’une technique de mesure scannographique de longueur urétérale (LU) de l’enfant. Le second est d’évaluer la LU de l’enfant selon son âge.


Méthodes

Étude monocentrique rétrospective réalisée sur images de scanners abdominopelviens injectés, d’enfants de 0 à 16 ans sans syndrome de masse abdominale ou scoliose sévère. La mesure s’effectuait pour chaque uretère entre la jonction urétéro-pyélique et urétéro-vésicale par reconstruction 3D. Mesures sur 35 scanners pour l’évaluation de la reproductibilité inter-observateur en double insu (2 observateurs). Mesure sur 160 scanners (sex ratio=1,8) pour l’analyse de la LU selon leur âge (10 par tranche d’âge de 1 an).


Résultats

Le coefficient de corrélation intra-classe pour la LU droite et gauche est estimé à 0,97 (p <0,0001 avec un intervalle de confiance à 95 % de [0,94–0,99]). Les longueurs urétérales moyennes (mm) droite et gauche par tranche d’âge étaient respectivement représentées dans la Figure 1.


Conclusion

La technique de mesure de l’uretère de l’enfant décrite est reproductible et fiable. Ces résultats préliminaires permettent d’obtenir une estimation de la longueur urétérale chez l’enfant selon l’âge. Ceci permet facilement de déterminer la longueur de l’endoprothèse urétérale à utiliser en cas de chirurgie de l’uretère.

Mots clés:
T. / M. / J. / K. / S.
La cure chirurgicale de la varicocèle chez l’adolescent, améliore-t-elle la croissance testiculaire et les paramètres du spermogramme ?
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 739-740, suppl. 13


Objectifs

La varicocèle est rare chez l’enfant mais plus fréquente chez l’adolescent (15 %), elle a un effet délétère sur la croissance du testicule et la spermatogenèse qui s’aggrave avec le temps. Il n’est pas clairement établi que son traitement puisse prévenir ou rétablir la normalité du testicule ainsi que les paramètres du spermogramme. Le but de ce travail est d’évaluer l’intérêt de la cure chirurgicale de la varicocèle chez l’adolescent.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, descriptive, portée sur 32 patients, âgés entre 15 et 19 ans, ayant consulté pour varicocèle sur une période de 12 ans entre 2004 et 2015. L’indication opératoire a été portée chez tous ces patients, cependant, 14 patients ont refusé le traitement chirurgical. La surveillance a été faite par un examen urologique, une échographie Doppler et un spermogramme à 1 an.


Résultats

Chez les patients opérés, l’évolution hémodynamique postopératoire était caractérisée par une disparition totale de la varicocèle et une taille stabilisée des testicules chez les 16 patients ayant initialement un volume testiculaire normal. Pour les 2 patients ayant une hypotrophie testiculaire gauche, l’évolution était marquée par l’augmentation de la taille du testicule gauche atteint, passant de 22mm de grand axe à 32mm dans les deux cas. Au spermogramme, on a assisté a une normalisation des paramètres chez 8 patients (44.5 %), une amélioration chez 4 patients (22 %) et une stabilisation chez 6 patients (35 %). Chez les patients ayant refusé la chirurgie, 8 patients (57 %) ont présenté un état stationnaire du volume testiculaire avec stabilisation des paramètres spermatique, 6 patients (43 %) ont présenté une hypotrophie testiculaire et une aggravation de la concentration et de la mobilité des spermatozoïdes.


Conclusion

Le traitement de la varicocèle permet d’obtenir un rattrapage de croissance du testicule atteint par rapport au testicule controlatéral ainsi il prévient la survenue d’une atrophie testiculaire, elle améliore aussi la concentration et la mobilité des spermatozoïdes. Cependant, l’effet sur la morphologie des spermatozoïdes est plus discuté.

Mots clés:
M. / A. / M. / S. / M. Hadj
Évaluation de la douleur et les signes urinaires liés au drainage urétéral par sonde double JJ chez les enfants
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 740-741, suppl. 13


Objectifs

Évaluer l’impact sur la qualité de vie des enfants porteurs d’endoprothèses de type JJ après urétéroscopie pour la prise en charge des lithiases urinaires.


Méthodes

De mars 2014 à avril 2017, 30 enfants ont été inclus dans cette étude [(21 garçons et 9 filles) ; âge moyen : 6,8 ans (extrêmes : 4–13 ans)]. Les endoprothèses ont été placées après urétéroscopie pour pathologie lithiasique chez tous les patients. Il s’agissait d’une endoprothèse de type JJ d’une seule marque 4,8Fr de diamètre et la longueur de la sonde était choisi en fonction de la taille de l’enfant12, 22 et 24cm). La tolérance des sondes double J a été évaluée après ablation par un questionnaire pourtant sur 3 sections (Questionnaire original USSQ) : la douleur, les symptômes urinaires et la qualité de vie des enfants.


Résultats

La durée moyenne du drainage était 5,6 semaines (extrêmes : 3–12 semaines). Sur les 30 enfants, tous ont signalé un ou plusieurs symptômes urinaires après ablation de la sonde JJ. Les symptômes était la douleur à la miction, douleur du flanc et les brûlures mictionnelles respectivement : 76,6 %, 66,6 % et 50 % des cas. Les signes urinaires qui ont affecté la qualité de vie des enfants, étaient : pollakiurie rapportée dans 90 % des cas, urgenturie : 50 % et l’hématurie macroscopique : 53,3 % des cas. L’évolution de ces symptômes durant la période du drainage était intense lors de la première semaine (100 %), diminue mais persistent lors de la 2e semaine chez plus de la moitié des enfants (56,6 %), enfin diminuent significativement (20 %) et disparaissent lors de l’ablation de la sonde p <0,001. Le score EVA était de 3,6.


Conclusion

Les données de notre étude confirment que la morbidité des endoprothèses est importante, en termes de symptômes engendrés mais aussi et surtout en termes de retentissement sur la qualité de vie. La durée du drainage doit être courte que possible afin d’améliorer le confort de l’enfant.

Mots clés:
R. / R. / H. / S. / M.
Urétérocèle sur duplicité pyélo-urétérale : urétérocélotomie endoscopique : indications et résultats. À propos d’une série monocentrique homogène de 41 patients
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 740, suppl. 13


Objectifs

La prise en charge des urérétérocèles avec urétéro-hydronéphrose polaire supérieure sur système double varie selon : le mode de découverte (antenatale ou infection), implantation (orthotopique ou ectopique), degré de dilatation des voies excrétrices, valeur fonctionnelle du rein… Ainsi, la stratégie thérapeutique initiale–surveillance ou urétérocélotomie–reste encore discutée sans qu’existe de véritable consensus d’un centre à l’autre.


Méthodes

Il s’agit d’une revue rétrospective des patients pris en charge pour urétérocèle sur système double. Ceux présentant une urétérocèle avec dilatation des cavités du pôle inférieur ou une pyonéphrose ont eu une urérétocélotomie endoscopique initiale (UEI) ; une surveillance a été adoptée sinon. Les données cliniques et paracliniques ont ainsi été étudiées initialement et au cours du suivi. L’urétérocélotomie a été effectuée par cystoscopie par ponction-électrocoagulation. Le suivi était systématisé : clinique (survenue d’infections urinaires, retard de croissance staturo-pondérale, trouble du fonctionnement vésical) et paraclinique : échographies à 3 mois, 6 mois, un an puis tous les ans, scintigraphie rénale au DMSA, cystographie (CGR).


Résultats

Quarante et un patients ont été suivis consécutivement entre 1998 et 2016. Les caractéristiques sont résumées dans le Tableau 1. Un enfant a été perdu de vue précocement. Vingt-sept patients sur 40 ont eu une UEI : isolée 13 fois (48,15 %) et suivie d’une autre intervention chez 14 enfants (51,85 %) : 5 hémi-néphrectomies polaires supérieures, 6 urétérocélectomies et réimplantations urétérovésicales, 3 anastomoses de l’uretère du pôle supérieur dans le pyélon du pôle inférieur, 1 néphrectomie et 3 urétérocélotomies endoscopiques secondaires. Parmi les 13 patients n’ayant pas eu d’UEI, aucun geste chirurgical n’a été réalisé chez 4/13 (30,77 %) ; pour les 9 autres : 5 hémi-néphrectomies polaires supérieures, 2 urétérocélectomies et réimplantations anti-reflux, 2 anastomoses de l’uretère du pôle supérieur dans le pyélon du pôle inférieur et 1 urétérocélotomie endoscopique secondaire.


Conclusion

L’UEI permet de se passer d’une chirurgie ultérieure plus lourde dans presque la moitié des cas, et n’a entraîné, pour les autres, ni complication lors de la chirurgie ultérieure ni perte de fonction rénale. La stratégie thérapeutique s’est avérée indépendante de l’existence ou non d’un reflux à la CGR, soulevant la question de sa systématisation dans le bilan initial.

Mots clés:
F. / E. / D.
Consultation conjointe en urologie pédiatrique : comment faciliter la transition vers les service d’adulte ?
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 741, suppl. 13


Objectifs

Pour les patients porteurs d’une uropathie sévère, la transition de l’âge pédiatrique à l’âge adulte est un enjeu majeur. Dans cette étude, nous avons voulu analyser notre activité de consultation conjointe et évaluer son efficacité dans la transition du patient des services de pédiatrie vers l’urologie adulte.


Méthodes

Étude rétrospective sur dossiers, menée à partir des listes de la consultation conjointe. Celle-ci regroupe deux fois par an un urologue pédiatre, un urologue d’adulte et deux infirmières stomathérapeutes autour de jeunes patients suivis pour une pathologie urologique chronique. Depuis 2003, 92 patients ont ainsi été reçus à cette « consultation de transition ». Les données recueillies concernaient l’âge à la première consultation conjointe, la durée du suivi et le devenir des patients.


Résultats

Soixante-treize patients ont consulté pour vessie neurologique (52 sur dysraphisme spinal), 12 pour malformation vésicale complexe (exstrophie, agénésie du trigone et VUP), 4 pour malformation génitale, 2 pour troubles mictionnels et une pour lithiase. L’âge moyen lors de la première consultation était de 23,8 ans (14–51 ans). Quarante-trois patients n’ont été vus qu’une fois en consultation conjointe ; les autres sont venus 2,3 (2–9) fois en moyenne, soit un suivi de 45,6 (7,6–138,4 mois) en consultation conjointe. Après cette phase de transition, 53 patients (57 %) ont poursuivi leur prise en charge dans le service d’adultes, 6 sont toujours suivis en pédiatrie dont 2 en consultation conjointe, 11 consultent à la fois en pédiatrie et chez les adultes, 2 sont décédés et 21 ont été perdus de vue. Trente-trois patients ont nécessité une intervention, dont une seule a été réalisée en pédiatrie.


Conclusion

La consultation conjointe permet une transition efficace, de la pédiatrie vers l’urologie adulte, dans plus de 50 % des cas. Pour les praticiens, cette consultation représente un temps privilégié de discussion entre chirurgien pédiatre et urologue d’adultes sur des dossiers complexes. Pour les patients, elle est un lieu de rencontre privilégié avec les professionnels qui les suivront désormais.

Mots clés:
M. / A. / P. / J.N.
Mise en place d’un programme de réhabilitation précoce dans un service d’urologie : quelle courbe d’apprentissage ?
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 741-742, suppl. 13


Objectifs

ERAS : programme de réhabilitation rapide établi autour d’interventions chirurgicales jugées comme classiquement « lourdes » afin d’en réduire les complications et d’améliorer le confort du patient dans les suites postopératoires. Un tel programme implique une formation et une éducation de toutes les équipes médicales et paramédicales. ERAS a montré des résultats significatifs dans notre centre, après cystectomies. L’objectif de cette étude est de décrire la mise en place d’un tel programme et montrer qu’il nécessite une courbe d’apprentissage.


Méthodes

Il s’agit d’une étude comparative, rétrospective et monocentrique. La cohorte est composée de tous les patients consécutifs ayant subi une cystectomie radicale (voie ouverte ou cœlioscopique), pour cancer de vessie, associé à une dérivation urinaire continente ou non. Deux groupes sont comparés en fonction de la date de leur intervention, le groupe 1 concerne la première moitié de la mise en place de ERAS, et le groupe 2 la seconde moitié. Les critères de jugement sont la durée de séjour, les complications majeures (considérées comme Clavien≥3B) et l’iléus paralytique postopératoire (par notion de repose de sonde nasogastrique). La compliance au protocole est analysée.


Résultats

ERAS est instauré depuis février 2016 dans notre service, après une période de 6 mois d’analyses des données antérieures, d’informations des équipes, et de rédaction de nouveaux protocoles en fonction des données de la littérature. Quarante et un patients sont inclus à ce jour, scindés en 2 groupes (20 premiers inclus vs 21 derniers) comparables sur l’âge, le IMC et les comorbidités sévères. La compliance au protocole est similaire entre les 2 groupes : 65 % versus 66.5 % (p  : NS). La durée médiane de séjour est de 17jours pour le groupe 1 et de 14jours pour le groupe 2 (p  : NS). Les complications majeures sont de 15 % et de 10 %, en faveur du groupe 2. Le taux de repose de sonde nasogastrique, en raison d’un iléus postopératoire est de 30 % versus 14 %, respectivement pour le groupe 1 et le groupe 2.


Conclusion

Pour une compliance au protocole comparable, on observe au fil du temps une optimisation des suites postopératoires après cystectomie, principalement sur la durée de séjour postopératoire et sur le taux de repose de sonde nasogastrique pour iléus. Les équipes médicales et paramédicales nécessitent donc une expérience indispensable à l’obtention de résultats significatifs. Ceci implique une information et une éducation permanente de l’ensemble des acteurs de la prise en charge de ces patients.

Mots clés:
L. / A. / H. / S. / L.
Syndrome de jonction pyélo-urétérale chez l’enfant et l’adulte jeune opère par cœlioscopie robot-assistée : quelles différences de prise en charge entre urologues d’adulte et chirurgiens pédiatres ? Intérêt de la suspension des vaisseaux polaires
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 741, suppl. 13


Objectifs

Comparer la prise en charge des urologues d’adulte et des chirurgiens pédiatres pour le syndrome de jonction pyélo-urétérale (SJPU) symptomatique de l’enfant et de l’adulte jeune et secondairement, évaluer les résultats de la suspension des vaisseaux polaires (SVP) par rapport à la pyéloplastie au sein du même échantillon.


Méthodes

Cette étude rétrospective monocentrique regroupait les patients opérés entre janvier 2007 et décembre 2015, par les urologues d’adulte et les chirurgiens pédiatres. Ont été inclus les patients entre 2 et 30 ans présentant un SJPU symptomatique (douleurs lombaires ou infection urinaire fébrile), sans diagnostic prénatal et opérés par cœlioscopie robot-assistée. La présence de vaisseaux polaires inférieurs (VPI), la technique chirurgicale (SVP ou pyéloplastie), les complications chirurgicales, la durée de séjour et le suivi (clinique et échographique à 1, 6, 12 et 24 mois, puis tous les deux ans) ont été colligés.


Résultats

Durant la période d’intérêt, 64 patients pédiatriques et 30 patients adultes ont été pris en charge pour un SJPU par cœlioscopie robot-assistée. Vingt-cinq enfants et 26 adultes ont été inclus. Des VPI ont été retrouvés chez 100 % des patients pédiatriques et 92 % des patients adultes. En dehors de la durée de séjour (3,44jours pour les patients pédiatriques versus 3,77jours, p=0,02), il n’y avait pas de différence significative en termes de résultats entre les deux approches. Vingt-trois SVP et 28 pyéloplasties ont été analysées. Deux reprises chirurgicales ont été nécessaires dans le groupe SVP contre une dans le groupe pyéloplastie. Aucune différence significative pour les critères étudiés entre les deux techniques n’a été démontrée.


Conclusion

La SVP doit être réservée au SJPU extrinsèque. C’est une procédure qui a démontré tout son efficacité chez l’enfant. Elle n’est pas recommandée chez l’adulte mais pourrait être envisagée dans certains cas rigoureusement sélectionnés.

Mots clés:
C. / A. / H. / F.
Protocole de réhabilitation précoce ERAS après cystectomie radicale : qui en tire le plus de bénéfices ?
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 742-743, suppl. 13


Objectifs

Le programme de réhabilitation rapide ERAS, instauré en février 2016 dans notre CHU, a démontré une réduction significative de la morbidité périopératoire et de la durée d’hospitalisation. Les patients jeunes de moins de 70 ans avec peu de comorbidités sembleraient profiter le plus de ce protocole. L’objectif de cette étude est de comparer les suites postopératoires des patients âgés de moins de 70 ans par rapport à celles des patients de plus de 70 ans, selon les comorbidités.


Méthodes

Une étude comparative monocentrique a été menée, depuis février 2016, sur des patients opérés d’une cystectomie totale avec Bricker ou néovessie, par voie ouverte ou cœlioscopique. Tous les patients pris en charge ont été inclus prospectivement et ont suivi le programme ERAS. Un groupe témoin regroupait les patients opérés de 2012 à février 2016 et n’ayant pas bénéficié de ce programme. Les patients étaient répartis en 2 groupes selon leur âge : groupe 1 (moins de 70 ans) et groupe 2 (70 ans ou plus). Les scores ASA étaient précisés. Le critère de jugement principal était la durée de séjour. Les critères secondaires étaient le taux de complications majeures (Clavien≥3B), et le taux de repose de sonde nasogastrique.


Résultats

Quatre-vingt-dix-sept patients furent inclus au total : 41 patients ERAS et 56 patients témoins. Dans le groupe ERAS : 20 patients ont≥70 ans (64 % ASA3–4) et 21 patients ont<70 ans (48 % ASA3–4). La durée médiane de séjour diminue de 19 à 14jours pour le groupe 1 et de 19 à 18jours pour le groupe 2 principalement pour les patients fragiles (19jours à 17jours pour les ASA 3–4 versus 19jours à 32jours pour les ASA 1–2 ; p  : NS). Le taux de complication majeure diminue dans le groupe 1 : 5 % contre 24 % pour le groupe 1, versus 20 % contre 23 % pour le groupe 2 (p  : NS). Une sonde nasogastrique est reposée dans 22 % des cas contre 39 % avant ERAS : 19 % versus 56 % pour le groupe 1 (ASA 1–2), et 25 % versus 26 % pour le groupe 2 (p  : NS).


Conclusion

L’optimisation de la prise en charge des cystectomies par un programme de réhabilitation précoce permettrait une amélioration de la durée de séjour et des suites postopératoires principalement pour les patients de moins de 70 ans ASA1–2 et les patients de plus de 70 ans avec de nombreuses comorbidités (ASA3–4), pour une compliance au protocole identique.

Mots clés:
M. / A. / H. / S. / L.
Réhabilitation améliorée après chirurgie urologique : une expérience monocentrique prospective évaluant l’impact sur la durée de séjour et les complications péri- et postopératoires
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 742, suppl. 13


Objectifs

L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact de la mise en place d’un protocole de réhabilitation améliorée après chirurgie (RAAC) sur la durée de séjour et la morbidité périopératoire chez les patients opérés d’une chirurgie mini-invasive robot-assistée.


Méthodes

Il s’agit d’une étude monocentrique prospective ayant inclus 202 patients consécutifs entre janvier 2016 et mai 2017, dont 162 prostatectomies totales (PT) et 40 néphrectomies partielles (NP) opérés par chirurgie robot-assistée. Le protocole RAAC incluait des mesures pré-, per- et postopératoires anesthésiques (charge glucidique préopératoire, remplissage peropératoire euvolémique, ventilation artificielle protectrice, épargne morphinique, prévention des nausées et vomissements postopératoires,…) et chirurgicales (pas de drainage systématique, ré-alimentation précoce,…), ainsi qu’un suivi quotidien par un infirmier coordinateur en collaboration avec un réseau d’infirmiers libéraux. Nous avons recensé la durée de séjour et les complications périopératoires (durant l’hospitalisation) et postopératoires précoces (<90jours) selon la classification de Clavien-Dindo pour chacune des deux interventions et comparé ces données à celles antérieures au protocole RAAC.


Résultats

La durée moyenne de séjour était de 2,88jours (médiane=3 [1-21]) concernant la PT (versus 4,24 avant RAAC) et de 3,84jours (médiane=4 [2–11]) pour la NP (versus 4,80 avant RAAC). Concernant les complications périopératoires, le taux de complications a été significativement réduit par la mise en place du protocole RAAC, aussi bien pour la PT (6,7 % vs 16,2 %, p =0,02) que pour les NP (16,6 % vs 42,6 %, p =0,01), essentiellement à la faveur des complications mineures (Clavien-Dindo I et II). Concernant les complications postopératoires précoces, nous avons constaté une stabilité du taux de complications par rapport à la période antérieure au protocole RAAC (NP : 6,7 % vs 9,8 %, p =0,62 ; PT : 14,1 % vs 8 %, p =0,15).


Conclusion

La mise en place d’un protocole RAAC standardisé multidisciplinaire a permis de réduire significativement la durée de séjour et le taux de complications périopératoires chez les patients opérés d’une chirurgie mini-invasive robot-assistée, sans augmentation du taux de complications postopératoires à 90jours.

Mots clés:
S. / G. / M. / M. / S.
Enseignement des procédures chirurgicales par Simulation : un nouveau modèle utilisant un corps reperfusé : SimLife
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 743-744, suppl. 13


Objectifs

La simulation doit être la norme de la formation médicochirurgicale initiale ou continue selon les directives nationales. Mais pour la chirurgie, elle est limitée par la distance entre les dispositifs disponibles et la réalité du bloc opératoire. Nous proposons un nouveau modèle de simulation utilisant des corps auxquels un dispositif de circulation pulsatile et de ventilation est associé.


Méthodes

Le modèle SimLife comprend un corps relié à un dispositif spécifique permettant une circulation artérielle pulsatile par un liquide mimant le sang et permettant d’obtenir une couleur, une texture des tissus proches de la réalité (Figure 1 : schéma du module). Ce dispositif s’adapte aux conditions opératoires pour des procédures par voie ouverte et par cœlioscopie. SimLife System permet de plus une ventilation induisant les mouvements du thorax et du diaphragme. Ce modèle a été évalué pendant 24 mois, par 40 apprenants, au cours de sessions de formation en chirurgie en cœlioscopie : néphrectomie, prostatectomie pré péritonéale et sleeve gastrectomie en utilisant une échelle de Likert de 1 à 10.


Résultats

Pour les 4 critères suivant : possibilité d’apprentissage d’une procédure avec ce modèle, réalisme général du modèle (Figure 2 : plaie de l’artère rénale gauche), réalisme anatomique du modèle et satisfaction globale, le taux de satisfaction est toujours supérieur à 80 % (83–97 %).


Conclusion

En cœlioscopie, le SimLife est un dispositif d’enseignement par simulation à très haut degré de réalisme, utilisable pour évaluer l’acquisition de performance des apprenants dans un programme pédagogique.

Mots clés:
P. / J. / D. / C. / D.
Importance du réalisme pour la validation d’un simulateur : exemple d’un simulateur de biopsies prostatiques
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 743, suppl. 13


Objectifs

Le simulateur Biopsym est un environnement d’apprentissage de la biopsie prostatique permettant la formation initiale ou le perfectionnement du geste (biopsies randomisées, biopsies ciblées, fusion cognitive échographie-IRM). Une première étude de validation avait été réalisée ne permettant pas de valider le construit (discrimination confirmée/novices) du fait d’un manque de réalisme perturbant les experts. L’objectif de cette étude était de valider cette étape à partir d’une nouvelle version plus réaliste du simulateur.


Méthodes

La première version du simulateur consistait en un ordinateur relié à un bras à retour d’effort muni d’un stylet manié en guise de sonde d’échographie. Les amplitudes de mouvement dans l’espace (translations latérales) n’étaient pas limitées. Une sonde d’échographie a été créée en impression 3D et connectée au bras, introduite à travers un anus en silicone (Figure 1). Après un module d’introduction permettant de découvrir le fonctionnement du simulateur et la réalisation d’une check-list pré-procédure, chaque utilisateur a pu réaliser 12 biopsies randomisées sur simulateur et obtenir un score sur 100 % exprimant la qualité de répartition des biopsies au sein du volume prostatique. Les scores obtenus par les novices et les experts ont été comparés.


Résultats

Onze utilisateurs confirmés (urologues seniors ou internes d’urologie fin de cursus) et 10 novices (étudiants en médecine) ont testé la nouvelle version du simulateur. Le score médian obtenu par les novices était de 31 % (20–35), celui des utilisateurs confirmés de 51 % (46–57). Cette différence était statistiquement significative (p =0,0053, Figure 2). La durée médiane pour réaliser l’exercice par les utilisateurs confirmés était de 3minutes et 30 secondes (3 : 11–4 : 12) versus 5minutes et 25 secondes (4 : 49–6 : 53) pour les novices (p <0,001). L’évaluation du réalisme global de la procédure de biopsies par les utilisateurs confirmés sur une échelle de 1 à 10 était évaluée à 7/10 (6–9).


Conclusion

Cette nouvelle version du simulateur a pu être validée au niveau du construit (capacité à discriminer les utilisateurs confirmés et les novices) grâce à une amélioration de son réalisme. La dernière étape de validation restante consistera à valider le transfert des compétences acquises lors de la réalisation de biopsies en situation réelle.

Mots clés:
G. / S. / E. / J. / J.
Enseignement des procédures chirurgicales au prélèvement multi-organe sur SimLife
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 744-745, suppl. 13


Objectifs

L’enseignement par simulation devient la norme pour la formation en médecine. Pour la chirurgie, la simulation est limitée par le degré de réalisme des dispositifs sur le marché et le bloc opératoire. Ainsi nous proposons un nouveau modèle de simulation utilisant des corps auxquels un dispositif de circulation pulsatile et de ventilation est associé, le SimLife. Ce modèle est un outil de formation et dévaluation supplémentaire pour des procédures par voie ouverte comme le prélèvement multi-organe.


Méthodes

Le SimLife comprend un corps relié à un dispositif spécifique permettant une circulation artérielle pulsatile et une ventilation induisant des mouvements thoraciques et diaphragmatiques. La perfusion artérielle permet de maintenir une colonne de pression dans les artères. Les électrovannes assurent la dimension pulsatile de cette colonne de liquide, mimant ainsi pour le chirurgien les battements cardiaques transmis aux vaisseaux. Le passage du sang simulé dans les organes redonne à ceux-ci une recoloration, une température et une texture réalistes. Il a été évalué sur deux ans lors des sessions de l’École francophone de prélèvement multi-organe (EFPMO), par 70 apprenants, au cours de sessions de prélèvement multi-organes, en utilisant une échelle de Likert de 1 à 10.


Résultats

Pour 4 critères : possibilité d’apprentissage d’une procédure avec ce modèle, réalisme général du modèle (Figure 1 : canulation aortique), réalisme anatomique du modèle et satisfaction globale (Figure 2 : mise en situation), le taux de satisfaction est toujours supérieur à 85 % (82–98 %).


Conclusion

En chirurgie ouverte, le SimLife est un dispositif d’enseignement par simulation à très haut degré de réalisme, utilisable pour évaluer l’acquisition de performance des apprenants dans un programme pédagogique comme le prélèvement multi-organe.

Mots clés:
P. / B. / L. / E. / J.
Évaluation prospective de la qualité de l’information reçue en préopératoire lors de l’utilisation du robot chirurgical Da Vinci™ (Intuitive Surgical, Sunnyvale, CA, EU) : à propos d’une série de 90 patients
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 745-746, suppl. 13


Objectifs

L’information donnée aux patients par les chirurgiens sur les modalités pratiques d’une intervention chirurgicale est prérequis incontournable inscrit dans le Code de déontologie. Cette étude cherche à évaluer le niveau de connaissance des patients avant chirurgie robot-assistée au sujet de la technique opératoire utilisée.


Méthodes

Une étude prospective a été menée entre le 1er janvier 2017 et le 1er mai 2017 au sein de notre CHU. Il a été proposé à 90 patients en préopératoire de répondre à un auto-questionnaire anonyme avec questions à choix multiple ou unique (Figure 1, Figure 2). Ce questionnaire évaluait les modalités d’acquisition de l’information, la recherche ou non d’un centre équipé d’un robot pour leur pris en charge, la satisfaction de la qualité de l’information reçue les connaissances sur le fonctionnement du robot ainsi que les bénéfices attendus. Les caractéristiques démographiques (âge, sexe) ainsi que le type de chirurgie robotique réalisée ont été relevés. Un commentaire libre était possible en fin de questionnaire.


Résultats

L’information était donnée majoritairement par l’urologue en consultation (77,8 %) ou l’équipe médicale à l’admission (73,3 %). Elle était jugée suffisante dans 67,8 %, absente dans 21,1 % ou incomprise dans 12,2 %, 37,8 % des patients souhaitaient être opéré dans un centre disposant le robot. Concernant les connaissances du patient, le robot serait télécommandé (85,6 %), améliorerait le confort du chirurgien (41,1 %), l’accessibilité de la région à traiter (43,3 %), les suites fonctionnelles (41,1 %), la précision du geste (72,2 %), diminuerait la durée opératoire (32,2 %), d’hospitalisation (54,4 %), ou la douleur (40 %), serait plus cher que la cœlioscopie (17,8 %), opérerait seul (1,1 %). Dix patients (11,1 %) n’avaient aucune idée du fonctionnement ni des bénéfices attendus. Si le patient avait le choix avec la cœlioscopie seule, il choisirait le robot « sans hésitation » dans 84,4 % et « possiblement » dans 15,6 %. Le mot « confiance » apparaît dans 6/26 commentaires libres (23 %) (Figure 3).


Conclusion

La majorité des patients (77,8 %) ont reçu une information par leur urologue et se considèrent satisfaits (67,8 %) alors que 21,1 % décrivent ne pas en avoir reçu et 12,2 % ne pas l’avoir comprise. Les connaissances du fonctionnement et des bénéfices attendus sont très hétérogènes même si le choix des patients s’oriente principalement vers le robot (84,4 %). Notre étude ne fait que confirmer l’importance d’une reformulation de l’information en préopératoire, notamment lors de l’utilisation de l’outil robotique.

Mots clés:
C. / J.-A. / M. / J.-B. / S.
Comparaison de l’ergonomie chirurgicale entre la chirurgie robotique et la cœlioscopie
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 746, suppl. 13


Objectifs

La chirurgie cœlioscopique est une voie d’abord très utilisée en chirurgie abdominale. Toutefois, la cœlioscopie pourrait induire plus de douleurs musculosquelettiques du chirurgien et majorerait la fatigue physique et mentale par rapport à la chirurgie robotique. L’objectif principal de cette étude est de comparer en pratique clinique l’ergonomie chirurgicale entre la chirurgie robotique et la cœlioscopie.


Méthodes

L’ergonomie chirurgicale a été évaluée chez les urologues, les gynécologues et les chirurgiens pédiatres, entre septembre 2016 et mars 2017, dans un centre expert pour la cœlioscopie et la chirurgie robotique. L’ergonomie physique était quantifiée par l’échelle de Borg, toutes les 30minutes au cours de l’intervention. À la fin de la procédure, l’échelle de la NASA (National Aeronautics and Space Administration) permettait d’objectiver l’ergonomie mentale. Seules les cœlioscopies durant plus d’une heure étaient comparées aux interventions robotiques.


Résultats

Au total, 88 interventions robotiques et 82 cœlioscopies ont été analysées. Au cours des cœlioscopiques, la douleur ressentie était significativement augmentée sur les 7 segments anatomiques. De plus, la gêne augmentait significativement au cours du temps. Les avants bras et le bas du dos étaient les segments les plus douloureux. La charge mentale générale et la performance étaient significativement plus élevées pour une cœlioscopie (p <0,05). Les jeunes chirurgiens rapportaient une diminution de l’effort ressenti (p <0,01), de la charge générale et de l’exigence physique et mentale (p <0,05) après une cœlioscopie par rapport à une chirurgie robotique. Les chirurgiens expérimentés décrivaient une exigence physique plus faible (p <0,05) et se sentaient moins performants (p <0,01) après une chirurgie robotique par rapport à une cœlioscopie.


Conclusion

La chirurgie robotique réduit les douleurs musculosquelettiques. Ces résultats sur l’ergonomie physique se retrouvent aussi bien chez les jeunes chirurgiens que chez les chirurgiens expérimentés. L’ergonomie mentale est en faveur de la cœlioscopie en particulier chez les jeunes chirurgiens.

Mots clés:
V. / F. / J. / A. / H.
Compétences non techniques au bloc opératoire en chirurgie robotique et l’incidence des évènements porteurs de risque : une évaluation multicentrique
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 747-748, suppl. 13


Objectifs

La chirurgie robotique par son environnement de travail complexe nécessite un ensemble de compétences non techniques (CNT) pour la bonne gestion du travail d’équipe : communication et organisation de l’environnement sont indispensables. Nous avons voulu étudier la relation entre la maîtrise des CNT et la survenue d’évènements porteurs de risques (EPR) (évènement non attendu non directement lié au patient) pendant une intervention afin d’établir un guide de bonnes pratiques et des objectifs de formation.


Méthodes

Il s’agit d’une étude observationnelle multicentrique (5 centres) de septembre 2016 à juin 2017. Trois types de procédures robotiques étaient filmées et observées par un expert en CNT, issu de l’aviation militaire. Il établissait un score CNT crée selon des scores validés qui évalue 2 dimensions : environnement (ergonomie, organisation, perturbateurs) et communication (conscience de la situation, prise de décision, coopération, leadership) entre le chirurgien et l’équipe. Chaque item était coté de 1 à 5. Les équipes réalisaient une auto-évaluation sur leur travail avec le même score. Les critères de jugements étaient le nombre d’EPR (exemple : erreur de compréhension, conflits avec les bras du robot, erreur de matériel) et la durée de l’intervention.


Résultats

Les scores de CNT pouvaient varier de 7 (note la moins bonne) à 35. Les résultats descriptifs de l’ensemble des interventions seront présentés pour confirmer notre hypothèse :

–type d’intervention : nombre d’EPR par intervention et durée d’intervention ;

–évaluation de 2 dimensions : l’environnement et la communication, leur relation, ainsi que le score composite CNT ;

–les relations entre les critères de jugements et le score de CNT ainsi que leurs 2 dimensions respectives ;

–les concordances entre le score CNT et l’auto-évaluation par l’équipe (Tableau 1).


Conclusion

L’environnement et la communication sont étroitement liés et permettent quand les deux sont bien utilisées d’améliorer la qualité et la performance d’une intervention. Une maîtrise des CNT permet de diminuer la survenue d’EPR et a un impact significatif sur la gestion des risques. Une formation spécifique pourrait être intégrée à l’apprentissage de la chirurgie robotique.

Mots clés:
A. / J. / A. / R. / J.-B.
Intérêt ergonomique de la robotique pour la chirurgie rénale : étude comparative prospective de 4 techniques de prélèvement de rein
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 747, suppl. 13


Objectifs

La chirurgie ouverte, méthode de prélèvement de référence pour le don de rein est de plus en plus remplacée par l’approche cœlioscopique. L’impact ergonomique de ces techniques et le probable avantage de la robotique n’ont que peu été évalués. Une étude comparative prospective a permis d’apprécier les caractéristiques ergonomiques de ces différentes techniques pour le chirurgien.


Méthodes

Nous avons utilisé la base de données DOVIREIN, étude nationale prospective multicentrique, contrôlée, comparant quatre techniques (ouverte cœlio pure , cœlio hand-assisted & cœlio robot ) de prélèvement chez 264 patients faisant don d’un rein, entre juillet 2010 et avril 2013. Les caractéristiques ergonomiques des techniques étaient évaluées via l’échelle de Borg pour différentes parties du corps et le score NASA-TLX pour la charge de travail globale.


Résultats

Nous avons recueilli 258 questionnaires. Il n’y avait pas de différence significative au niveau du squelette axial (cou et bas du dos). Pour l’épaule/bras gauche et l’épaule/bras droit, l’échelle de Borg montrait un confort supérieur, dès 150minutes en cœlioscopie robotique, le score NASA-TLX montre une charge générale de travail et une activité physique moins importantes en chirurgie robotique avec en moyenne des scores à 41,773 contre 54,538 en lombotomie, 53,156 en cœlioscopie hand assisted et 52,226 en cœlioscopie (p =0,0085). La position assise en chirurgie robotique laissait penser à un avantage ergonomique par rapport aux autres techniques de chirurgie rénale. Aucune étude comparative des 4 techniques n’avait cependant été réalisée jusqu’ici. Nos résultats confirment un intérêt de l’assistance robotique pour les membres supérieurs du chirurgien (Borg) ainsi que pour la charge générale de travail (NASA-TLX). La position du dos reste probablement à améliorer.


Conclusion

L’inconfort de la position de travail, source à long terme de troubles musculosquelettiques, est prise en compte dans de nombreuses professions mais l’est rarement au sein des blocs opératoires. L’évolution de la chirurgie ouverte vers la cœlioscopie n’a pas amélioré la position du chirurgien qui est devenue parfois très inconfortable. La chirurgie robotique marque une étape importante, et notre étude confirme un progrès ergonomique notamment pour une chirurgie rénale.

Mots clés:
B. / P. / W. / H. / N.
Étude épidémiologique observationnelle de 4294 dossiers de calculs urinaires analysés sur un CHU
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 748, suppl. 13


Objectifs

La lithiase urinaire est une pathologie fréquente dont la prévalence en France est estimée à 10 %. La détermination de la composition des calculs urinaires ainsi que de leurs morphologies sont indispensables dans la prise en charge des patients. L’objectif de l’étude est d’analyser l’épidémiologie des calculs de notre région selon l’âge, le sexe, et de la comparer aux données françaises.


Méthodes

L’étude épidémiologique rétrospective a inclus l’ensemble des dossiers de calculs urinaires analysés dans notre centre entre le 01/01/2013 et le 31/12/2016. Les échantillons provenaient de plusieurs centres hospitaliers de la région. Les échantillons trop petits pour permettre la détermination de la composition et les artéfacts de recueil ont été exclus. La composition des calculs urinaires a été déterminée à l’aide de la spectrométrie infrarouge. L’âge, le sexe des patients, ainsi que le composant majoritaire des calculs ont été pris en compte dans l’étude. Les analyses statistiques ont été réalisées en utilisant le test du Chi2.


Résultats

Au total, 4294 calculs ont été analysés. La moyenne d’âge des patients était de 51,9 ans avec un sex-ratio H/F égal à 1,74. Le composant majoritaire retrouvé le plus fréquent était la whewellite (42,9 %). Puis par ordre de fréquence : carbapatite (14,7 %), weddellite (14,5 %), acide urique (12,6 %) et weddellite/whewellite (9,5 %). Des différences significatives hommes/femmes ont été montrées pour ces composants : il existe une prédominance masculine pour la whewellite (45,32 % vs 38,61 % chez la femme, p <0,001) ainsi que pour l’acide urique (14,59 % vs 9,06 % chez la femme, p <0,001). Cependant, nous avons retrouvé une prédominance chez la femme de carbapatite (23,8 % vs 9,53 % chez l’homme, p <0,001) (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

La composition des calculs de notre région est proche de celle rapportée dans l’étude nationale de Daudon (2007). Nous notons une fréquence plus élevée de carbapatite dans notre étude. Ceci est peut être à rapporter au ratio H/F qui est plus faible dans notre étude (1,74 vs 2,1). Cette différence de ratio peut être expliquée par un recrutement quasi-exclusivement hospitalier.

Mots clés:
N. / S. / C. / L. / C.
Impact de la nature chimique du calcul sur la rigidité artérielle dans la lithiase urinaire
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 748, suppl. 13


Objectifs

Des travaux récents suggèrent que les patients souffrant de lithiases calciques présenteraient des niveaux de rigidité artérielle plus élevés que des individus sains. Le but de cette étude était :

–de comparer le niveau de rigidité artérielle des patients lithiasiques par rapport aux individus sains ;

–d’évaluer l’impact de la nature chimique du calcul sur le niveau de rigidité artérielle.


Méthodes

Une étude prospective, monocentrique a été conduite entre septembre 2015 et novembre 2016. Au total, 99 patients ont été inclus : 41 individus sains (donneurs vivants de rein) et 58 patients lithiasiques. La mesure de la vitesse de l’onde de pouls (VOP) a été réalisée pour chaque patient et les résultats ont été comparés entre les 2 groupes. Les calculs expulsés ont été analysés par spectrophotométrie et la nature chimique a été récoltée chez les patients lithiasiques.


Résultats

Seule la phosphorémie était différente chez les patients lithiasiques [0,89mmol/L) vs le groupe témoin (1,02mmol/L, p =0,005)]. Il n’y avait pas de différence de niveau de rigidité artérielle entre les 2 groupes (p =0,34). L’analyse en sous-groupe a montré que les patients présentant des calculs de brushite avaient des valeurs de VOP supérieures à ceux présentant des calculs de weddellite (10,2 vs 7,2m/s respectivement, p =0,04). Cependant, nous n’avons pas retrouvé de différence significative en termes de pression artérielle ni de différence de pression artérielle centrale.


Conclusion

Nos résultats révèlent un niveau de rigidité artérielle plus élevé chez les patients souffrant de calculs de brushite. Ces résultats suggèrent que les facteurs de risque cardiovasculaires de ces patients doivent être correctement dépistés chez ces patients.

Mots clés:
G. / N. / N. / C. / L.
Analyse par spectroscopie Raman des lithiases urinaires en milieux biologique (ARALUB) : résultats préliminaires de l’étude de faisabilité
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 749, suppl. 13


Objectifs

Le diagnostic de la composition des lithiases urinaires est la clé de voûte dans le traitement préventif de la maladie lithiasique. À ce jour, l’examen de référence est la spectroscopie infrarouge (SPIR) associée à l’étude morphologique. L’objectif de cette étude était d’évaluer la faisabilité d’un diagnostic par spectroscopie Raman des lithiases urinaires en milieu biologique grâce à une fibre laser dédiée.


Méthodes

Un ensemble de calculs a été analysé par la technique de référence (SPIR+analyse morphologique). Les plus purs (>85 % de même composant) ont été sélectionnés pour être analysés par spectroscopie Raman sur une plate-forme dédiée. Une analyse dans l’air ambiant a d’abord été réalisée pour obtenir les spectres caractéristiques de chaque composant. Si des spectres caractéristiques étaient visualisés, une analyse en milieu urinaire était réalisée à différentes dilutions afin d’optimiser la concentration minimale de protéines du milieu permettant l’obtention des spectres caractéristiques. Une analyse Raman grâce à une fibre laser de faible diamètre était ensuite réalisée.


Résultats

Sept types de calculs identifiés comme purs à plus de 85 % par l’analyse SPIR (weddellite, whewellite, struvite, brushite, carbapatite, cystine et acide urique) ont été analysés ensuite sur une plate-forme Raman dédiée : une signature spectrale Raman a pu être obtenue pour chaque calcul sur au moins trois échantillons de chaque (Tableau 1). L’analyse en milieu urinaire a été réalisée avec différentes dilutions (10 %, 25 %, 50 %, 80 %). Les spectres, bien que d’intensité inférieure, étaient retrouvés pour les différents types de lithiases. Néanmoins, les calculs de brushite de weddellite et whewellite comportaient beaucoup de fluorescence ne permettant pas toujours d’obtenir la signature spectrale. L’analyse grâce une fibre laser ne permettait d’obtenir une signature spectrale de tous les échantillons.


Conclusion

Les résultats préliminaires de l’étude ARALUB confirment la possibilité d’utiliser la spectroscopie Raman pour l’analyse de la composition des lithiases urinaires en milieu biologique. Néanmoins, certaines entités restent difficiles à analyser du fait d’une fluorescence importante. Le milieu urinaire n’a pas modifié les résultats des analyses excepté en présence de sang ou de forte concentration de protéines.

Mots clés:
B. / I. / D. / D. / S.
Faisabilité de la lithotripsie extra-corporelle sous hypnosédation à l’aide d’un casque de réalité virtuelle 3D
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 749-750, suppl. 13


Objectifs

Alors que la plupart des équipes effectue les séances de lithotripsie extra-corporelle (LEC) sous un protocole d’anesthésie, le but de notre étude a été d’évaluer l’efficacité et la morbidité de la LEC dans le traitement des calculs du haut appareil urinaire chez l’adulte, sous hypnosédation à l’aide d’un casque de réalité virtuelle 3D.


Méthodes

Étude prospective de janvier à mai 2017 : nous avons proposé à l’ensemble des patients justifiant d’une LEC pour calcul<2cm du haut appareil urinaire de réaliser la séance sans anesthésie sous hypnosédation seule. Un monitoring minimal avec pose d’une voie veineuse périphérique était mis en place en cas d’échec de l’hypnosédation. L’appareil utilisé était un lithotripteur Dornier compact Sigma. Un questionnaire réalisé selon l’échelle de Likert et une échelle visuelle analogique (EVA) étaient ensuite complété par les patients afin d’évaluer la douleur, la satisfaction et le confort. Il était demandé également au patient de préciser comment il souhaiterait que soit réalisée une prochaine séance de LEC (de la même manière sans anesthésie, avec un traitement analgésique ou avec une anesthésie). Accessoirement, les douleurs postopératoires et leurs conséquences ont été évaluées.


Résultats

Sur la période d’étude, 36 patients ont accepté la séance de LEC sous hypnosédation à l’aide du casque de réalité virtuelle. La séance de LEC a été considérée comme pas du tout douloureuse pour 7 patients (19,5 %), comme légèrement douloureuse pour 18 patients (50 %), comme douloureuse pour 7 patients (19,5 %) et comme très douloureuse pour 4 patients (11 %). Si une nouvelle séance était nécessaire, près de 53 % souhaitaient que celle-ci soit effectuée de la même manière, 37 % souhaitaient qu’elle soit réalisée avec un traitement analgésique 10 % souhaiteraient une anesthésie. Le taux de douleur post-LEC était de 39 % (EVA supérieures à 5) (Figure 1, Figure 2).


Conclusion

La LEC sous hypnosédation paraît tout à fait réalisable mais peut se discuter un traitement antalgique associé afin de diminuer la morbidité. L’utilisation du casque de réalité virtuelle 3D est un outil simple à utiliser et reproductible. L’avantage de ne pas réaliser d’anesthésie systématique permettrait d’optimiser l’accès à l’appareil de LEC.

Mots clés:
M. / P. / V. / J.
Retour sur un an de réunion multidisciplinaire autour de la lithiase urinaire
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 749, suppl. 13


Objectifs

Depuis 4 ans, nous avons mis en place dans notre centre une réunion multidisciplinaire (RCP) entre urologues, néphrologues et biochimistes, pour discuter des dossiers de patients traités chirurgicalement dans le service pour lithiase urinaire.


Méthodes

Tous les dossiers de patients ayant bénéficié d’une analyse de calcul suite à une extraction de calculs par urétéroscopie ou par NLPC sont revus. Sont sélectionnés pour être présentés lors de cette RCP tous les types de calcul, à l’exception des calculs de Ia simple qui sont statistiquement les plus nombreux (environ 40 %). Nous avons réalisé une étude rétrospective sur 1 an de notre RCP pour l’année 2015. Nous avons donc présenté les dossiers de 121 patients.


Résultats

Sur 121 patients, nous avons proposé un bilan de débrouillage pour 21 % d’entre eux, un bilan approfondi pour 51 % et des conseils d’alcalinisation des urines pour 18 %. Parmi les patients pour lesquels une exploration fonctionnelle avait été suggérée, 81 % des patients ont été convoqués, 96 % sont venus. La calciurie de débit moyenne est de 0,09±0,02mmol/kg, la calciurie de concentration à 3,75±1,1mmol/L, la citraturie à 1,33±0,61mmol/L. L’analyse des calculs a montré que 15 % de type IIa, 4 % de Iva1, 21 % associant IIa et IVa1, 12,5 % du IVd, 4 % de Va, 18 % d’acide urique IIIa/IIIb. Il a été réalisé 13 charges calciques et 4 charges acides dans les suites de ces bilans. Il a été diagnostiqué 6 maladies de cacchi Ricchi, une acidose tubulaire distale, 4 hypocitraturies idiopatiques, une acidose métabolique sur cystoplastie, 6 hyperparathyroidies primaires, 3 diabètes phosphatés.


Conclusion

La réalisation d’une RCP permet d’améliorer la prise en charge des patients en leur proposant une orientation rapide vers un néphrologue si nécessaire, avec une convocation directe par le biais de la RCP, pour une recherche étiologique de leur maladie lithiasique. Elle a permis dans notre service le dépistage de plusieurs troubles métaboliques, permettant donc d’instaurer un traitement adapté au patient pour éviter la récidive lithiasique.

Mots clés:
N. / C. / L. / L. / S.
Résultats oncologiques à 5 ans après la cystectomie radicale laparoscopique pour cancer de la vessie : étude prospective monoentrique
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 750-751, suppl. 13


Objectifs

La cystectomie totale sous cœlioscopie est associée à une réduction significative de la morbidité en comparaison avec la cystectomie par laparotomie, cependant, un nombre limité des études publiées, a montré que le contrôle carcinologique et les résultats de suivi à long terme sont comparables entre les deux techniques. Nous rapportons les résultats oncologiques à 5 ans après cystotomie totale laparoscopique pour cancer de la vessie.


Méthodes

Entre février 2007 et mars 2016, nous avons inclus dans cette étude tous les patients atteints de cancer de la vessie et ayant subi la cystectomie radicale laparoscopie avec ou sans curage ganglionnaire et dérivation urinaire. Nous avons rapporté essentiellement les taux des survies : survie globale, survie spécifique au cancer et la survie sans récidive, comme indicateurs principaux des résultats ontologiques ainsi que le stade tumoral, l’atteinte ganglionnaire et l’état des marges chirurgicales. Nous avons construit les courbes de Kaplan–Meier pour évaluer la survie globale (SG), la survie spécifique au cancer (SSC), la survie sans récidive (SSR).


Résultats

Au total, 93 patients (82 hommes et 11 femmes) de 482 (19 %) nécessitant une cystectomie radicale ont subi une chirurgie laparoscopique. La plupart des tumeurs étaient confinées à l’organe (OC) (61,2 %). Le nombre médian des ganglions lymphatiques prélevé (LN) était de 15 et 20,4 % des patients avaient un ganglion positif. Les marges chirurgicales étaient de 5,3 %. Le suivi médian pour l’ensemble du groupe des patients était de 50 mois (19–84 mois). Quarante-trois (46,2 %) patients ont été suivis au moins 71 mois. Sur cinq ans, la SSR, SSC et SG étaient de 67 %, 85 % et 79 %, respectivement. La tumeur non confinée a l’organe, la présence de ganglion positive et la présence des marges positives étaient associées à une SG plus faible (p <0,039, p <0,016 et p <0,001).


Conclusion

La cystectomie radicale laparoscopique semble être une technique sur et associée à des résultats oncologiques à long terme acceptables et similaires à ceux de la cystectomie par chirurgie ouverte retrouvés dans la littérature.

Mots clés:
A. / S. / M. / M. / Z.
Comparaison périopératoire de la voie d’abord robotique et de la voie incisionnelle pour le traitement des tumeurs de la vessie infiltrant le muscle : analyse d’une série française multicentrique
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 751-752, suppl. 13


Objectifs

Comparer les résultats obtenus après cystectomie pour le traitement des tumeurs de la vessie infiltrant le muscle (TVIM) entre la voie incisionnelle et la voie robotique.


Méthodes

Les données cliniques et opératoires des patients opérés d’une cystectomie par voie robot-assistée (RALRC) et/ou par voie incisionnelle (ORC) ont été collectées prospectivement dans 8 centres français. Les données cliniques étaient l’âge, l’IMC, le stade TNM, les données opératoires (durée, perte sanguine, transfusions), le type de dérivation urinaire. Les données postopératoire suivantes ont été recueillies : durée de séjour, les complications postopératoires (selon l’échelle de Clavien), les résultats anatomopathologiques et la récidive à 3 mois à 6 mois puis tous les 6 mois pendant 5 ans.


Résultats

Au total, 252 patients ont été inclus dont l’âge médian était 67 ans et le sex-ratio homme/femme 4 :1. La durée opératoire était significativement plus élevée dans le groupe RARLC [258 vs 308min ; p =0,02]. Les pertes sanguines, le taux de transfusion et le taux de marges positives étaient significativement moins élevés dans le groupe RALRC, EBL [524 vs 1050mL ; p =0,01], taux de transfusion [14 vs 34 % ; p =0,01], marges positives [7 vs 14 % ; p =0,03]. Le nombre de complication grave (Clavien≥IIIb) était significativement moins élevé dans le groupe RALRC [11 vs 24 % ; p =0,04]. La survie sans récidive à 2 ans était de 84 % dans le groupe RALRC contre 71 % dans le groupe ORC (p =0,06). Aucune métastase sur orifice de trocart n’a été rapportée dans le groupe RARC.


Conclusion

Les résultats de cette première étude multicentrique française ont permis de constater que la cystectomie robot assistée est une intervention dont la morbidité périopératoire n’est pas supérieure à la voie d’abord de référence. Sur le plan carcinologique, les données à court terme ne sont pas défavorable mais le recul est encore limité.

Mots clés:
Louis / Jérôme / Gregory / Vivien / Alexandra
Profil des récidives après cystectomie par voie laparoscopique robot assistée et voie ouverte : une série contemporaine 2012–2016
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 751, suppl. 13


Objectifs

Des études récentes (Nguyen DP et al. Recurrence patterns after open and robot-assisted radical cystectomy for bladder cancer. Eur Urol 2015) ont rapporté plus de récidives notamment péritonéales et ganglionnaires après cystectomie pour tumeur de vessie par voie laparoscopique avec assistance robotique. L’objectif de cette analyse rétrospective était de montrer le profil de récidives après cystectomie par voie laparoscopique robot assistée et par voie ouverte sur une série récente de patients.


Méthodes

Cette étude de cohorte rétrospective monocentrique inclus les patients opérés de façon concomitante par voie ouverte et par voie laparoscopique robot assistée. Les hommes ont eu dans tous les cas une cystoprostatectomie totale et les femmes une pelvectomie antérieure. Le mode de dérivation était soit des dérivations continentes (néovéssie), soit non continentes (Bricker). Le suivi postopératoire est basé sur la clinique, la cytologie urinaire, la fibroscopie et l’uroscanner. Les récidives ont été enregistrées en fonction de leurs sites de récidives.


Résultats

Soixante-dix-neuf patients ont été opérés sur la période 31 par voie ouverte et 48 par voie laparoscopie robot assistée le suivi médian était de 19 mois. Il y a eu 8 récidives dans le groupe ouvert et 11 dans le groupe laparoscopie : les localisations sont décrites dans le Tableau 1. Le taux de récidive locale était de 3,3 % vs 10,4 % p =0,39 dans les groupes open et robot, respectivement. Aucune récidive à type de carcinome péritonéale n’a été relevée dans les deux groupes.


Conclusion

Le profil des récidives n’est pas significativement différent entre les groupes ce qui montrerait que la cystectomie laparoscopie robot assisté à une sécurité carcinologique identique à la cystotomie par voie ouverte.

Mots clés:
V. / B. / G. / K. / G.
Étude des facteurs déterminant la qualité de vie des patients après cystectomie et dérivation orthotopique pour cancer urothélial
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 752, suppl. 13


Objectifs

Déterminer les facteurs ayant un impact sur la Qualité de Vie Globale (QDV G) des patients avec une néovessie orthotopique (NVO) après cystectomie pour cancer.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique menée au CHU de Toulouse. Tous les patients masculins vivants en mai 2017, et ayant eu entre mars 2010 et août 2015 une cystectomie pour cancer, associée à une dérivation urinaire par NVO étaient inclus. Trois auto-questionnaires, l’EORTC QLQ-C30, l’EORTC QLQ-BLmi30, l’USP et un calendrier mictionnel étaient soumis aux patients par voie postale. Le critère de jugement principal était le score de QDV G corrélés aux données périopératoires, aux résultats du calendrier mictionnel, et aux sous-scores de QDV et de symptômes obtenus aux trois auto-questionnaires. Les corrélations statistiques étaient effectuées avec un test exact de Fisher pour les variables qualitatives et un test de Spearman pour les variables continues.


Résultats

Au total, 24 patients d’âge médian 66 ans (56–74) ont participé à l’étude avec un suivi médian de 24 mois (9–79). La QDV G médiane sur une échelle de 0 à 100 était de 79,6 (16,6–100). La réalisation d’une chimiothérapie néoadjuvante ou adjuvante, les complications postopératoires immédiates n’avait pas d’impact sur la QDV G. Un score de dysurie et d’hyperactivité vésicale élevé au questionnaire USP était significativement associé à une diminution de la QdV G. L’incontinence nocturne caractérisée par le port de protection était fortement corrélée à une baisse de la QDV G. Enfin, la dégradation de l’image corporelle ainsi que l’altération de la fonction sexuelle sont significativement liée à une baisse de la QDV G.


Conclusion

La QDV G des patients cystectomisé pour cancer avec une NVO est impactée en premier lieu par les symptômes urinaires, la fonction sexuelle et l’image corporelle. Une étude prospective est en cours afin de déterminer l’évolution de la QDV et des facteurs l’impactant à différents temps suite à la chirurgie.

Mots clés:
V. / M. / A. / B. / M.
L’application d’un programme de réhabilitation précoce (ERAS) améliore-t-elle les résultats périopératoires après cystectomie ?
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 752-753, suppl. 13


Objectifs

Évaluer la faisabilité et l’impact de l’implémentation d’un programme ERAS après cystectomie radicale pour cancer de vessie.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective observationnelle comparant un groupe témoin pré-ERAS regroupant les cystectomies opérées pour cancer de vessie de janvier 2013 à décembre 2015 avec une procédure classique, et un groupe interventionnel ERAS bénéficiant d’un programme de réhabilitation précoce pré-, per- et postopératoire à partir de février 2016. Le critère de jugement principal était la durée de séjour. Les critères secondaires étaient le taux de complications majeures (Clavien≥3B), le taux de réadmissions, le taux d’iléus et la compliance au protocole.


Résultats

Les 2 groupes étaient comparables en termes de données démographiques. Quatre-vingt-dix-sept patients ont été inclus, 56 patients témoins et 41 patients ERAS. La compliance totale a été de 65,8 % pour le protocole que nous avons mis en place. La médiane de séjour était de 19 j vs 14 j (p  : 0,021) en faveur du groupe ERAS (Figure 1). Le taux des complications majeures (Clavien≥3B) était de 23,2 % pour le groupe témoin et de 12,1 % pour le groupe ERAS (p  : NS). Le taux de reposes de sonde nasogastrique était plus élevé dans le groupe témoin (39,3 % vs 21,9 % ; p  : NS). Le taux de réadmission a été de 7,1 % dans le groupe témoin et de 14,6 % dans le groupe ERAS (p  : NS).


Conclusion

L’optimisation de la prise en charge périopératoire des cystectomies radicales pour cancer de vessie par l’application d’un programme de réhabilitation précoce en CHU a permis de réduire de façon significative la durée de séjour postopératoire et a tendance à améliorer le taux de complications graves ainsi que le taux d’iléus postopératoires.

Mots clés:
A. / H. / S. / L. / M.
Qualité de vie après cystectomie avec dérivation urinaire type Briker
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 752, suppl. 13


Objectifs

La cystectomie est le traitement de référence pour les tumeurs vésicales infiltrantes. Le choix de la dérivation urinaire dépend de critères liés à la tumeur et aux patients. La dérivation urinaire externe type Bricker est un montage fréquemment réalisé et faire partie de cette chirurgie mutilante qui change le schémas corporel. Le but de notre travail est d’étudier la qualité de vie des patients ayant eu une cystectomie avec dérivation type Briker.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective réalisée au service d’urologie du centre hospitalo-universitaire La Rabta de Tunis. Notre étude a été réalisée de janvier 2007 à décembre 2013 sur 70 patients traités par cystectomie totale pour un cancer infiltrant de la vessie avec dérivation urinaire type Briker. L’étude s’est basée sur un questionnaire contenant 35 questions inspirées du questionnaire validé et publié en France par Dr Christian Castagnola en janvier 1996. Un score de gêne a été établi à partir de la sensation de gêne et le malaise à effectuer certaines tâches dans la vie quotidienne (sur le plan professionnel, émotionnel et relationnel, le fonctionnement moteur…).


Résultats

Soixante-deux pour cent des patients actifs avant l’intervention ont cessé de travailler après la mise en place d’une dérivation urinaire externe, devant la grande gêne ressentie sur les lieux du travail. Seulement 35 % des patients étaient globalement satisfaits de leurs interventions et de leurs dérivations urinaires externes au moment de l’enquête. Depuis l’intervention, 87 % des patients étaient très gênés dans la vie. La vie sexuelle a été beaucoup perturbée chez 89 % des patients, avec 85,5 % des patients ont déclaré que cela s’est répercuté sur leur relation de couple. Au total, 92 % des patients interrogés ont déclaré qu’ils n’aimaient plus leurs corps. Cependant, seuls deux patients ont consulté un psychiatre depuis l’intervention.


Conclusion

La qualité de vie est un concept important dans la prise en charge des patients. Le caractère non continent de la dérivation urinaire ne permet pas la réinsertion du patient dans la vie socioprofessionnelle et est source de problèmes psychologiques. Une meilleure écoute des patients et une prise en charge multidisciplinaire associant urologues, stomathérapeutes et psychiatres sont importants pour améliorer la qualité de vie du patient en post opératoire.

Mots clés:
F. / A. / K. / K. / M.A.
Campagnes de lutte contre les fistules obstétricales au Cameroun : expérience et leçons
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 753, suppl. 13


Objectifs

Le but de ce travail était de rendre compte de notre expérience camerounaise dans la prise en charge des FO en utilisant un lambeau de voisinage en vue d’améliorer la continence et de prévoir éventuellement une chirurgie de pose de bandelettes dans les fistules cervicale, cervico-vaginale et uréthro-vaginale, de proposer des solutions aux défis et contraintes de cette chirurgie et de ressortir les perspectives pour la meilleure prise en charge et souligner l’intérêt de l’approche transfrontalière.


Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective avec un volet rétrospectif conduit dans six formations sanitaire du Cameroun pendant une période de 10 ans. Ont été inclus toutes les patientes présentant une fistule associée à des lésions cervico-uréthrale et chez qui la technique de lambeau de voisinage a été appliquée.


Résultats

La technique a été appliquée chez 84 patientes âgées de 14 à 44 ans. Quatorze jours après ablation de la sonde urinaire, nous avons observé 15 cas de persistance de fistules. La sonde urinaire a été maintenue pendant 30jours et à 3 mois, nous avons pu récupérer 9 cas. À 12 mois, 9 cas d’incontinence ont persisté, au total, nous avons enregistré 82,1 % de réussite, une diminution de la durée opératoire, les pertes sanguines minimes car aucune transfusion n’est enregistrée et le nombre de consommables considérablement réduit.


Conclusion

L’utilisation du lambeau de voisinage permet de respecter le sphincter strié de l’urètre. C’est une technique facile et accessible pour tous les chirurgiens dans les situations d’isolement. La FO est un problème de santé publique au Cameroun. Le succès de la chirurgie est un problème de tous les membres du circuit de prise en charge et pour cela un faut renforcer le partenariat et réseaux de lutte contre les FO.

Mots clés:
J.B. / P.
L’incontinence urinaire chez la femme est-elle vraiment sous-estimée ? Questionnaire auprès de 500 femmes menées dans la région du centre tunisien ?
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 753-754, suppl. 13


Objectifs

L’incontinence urinaire par son caractère tabou dans notre contexte arabo-musulman reste une pathologie sous-estimée.

But Analyser le profil épidémiologique de l’incontinence urinaire de la femme en Tunisie et déterminer les facteurs de risque associé à cette pathologie et son retentissement sur la qualité de vie.


Méthodes

Étude monocentrique à travers une enquête épidémiologique menée par un questionnaire anonyme adressé à 500 femmes âgées de 35 ans et plus dans la région de Mahdia qui est située au centre tunisien. Les paramètres recueillis sont l’âge, le statut matrimonial, les antécédents, le type d’incontinence urinaire et le retentissement sur la qualité de vie.


Résultats

Au total, 500 femmes étaient interrogées. L’âge moyen était de 44,6 ans. La fréquence de l’incontinence urinaire chez ces femmes était de 38,2 %. L’incontinence urinaire d’effort représente le type le plus fréquent. Toutes les femmes incontinentes sont gênées lors des activités quotidiennes, 75,1 % gênées lors des situations d’effort et 85,1 % des femmes sentent que leur image était menacée. L’âge avancé, la ménopause, l’obésité, l’accouchement par voie basse, l’accouchement par manœuvre instrumentale, les infections urinaires à répétition, le diabète type 2, la constipation chronique, les antécédents de prolapsus pelvien, les antécédents de chirurgie abdominale, les antécédents familiaux d’incontinence urinaire, la prise des inhibiteurs de l’enzyme de conversion et la prise des diurétiques représentaient des facteurs de risque significatif d’incontinence urinaire.


Conclusion

La fréquence de l’incontinence urinaire est sous-estimée chez la population féminine tunisienne. Souvent cachés par la patiente, elle a un retentissement important sur la qualité de vie et l’image corporelle de la patiente.

Mots clés:
A. / M. / W. / Z. / N.
Efficacité et tolérance à long terme de la toxine botulique Dysport dans l’hyperactivité vésicale idiopathique
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 754, suppl. 13


Objectifs

Il existe très peu de données dans la littérature sur la tolérance et l’efficacité à long terme de la toxine botulique Dysport dans l’hyperactivité vésicale idiopathique. Nous avons voulu rapporter les effets à long terme de la toxine botulique Dysport chez les patients traités depuis plus de 5 ans dans notre centre.


Méthodes

L’ensemble des patients traités par abobotulinum toxine (Dysport) pour une hyperactivité vésicale idiopathique, dans notre centre entre 2005 et 2012 ont été inclus. Étaient évalués l’amélioration des symptômes au calendrier mictionnel, les données urodynamiques, la nécessité d’effectuer des auto sondages intermittents (ASI), le nombre d’injections effectuées, la nécessité d’un traitement ultérieur. Les patients dont le suivi était inférieur à 1 an étaient considérés en échec de toxine botulique. La dose la plus utilisée était de 250 UI en 10 points d’injections.


Résultats

Cinquante-neuf patients, 48 femmes (81,3 %) et 12 hommes (20,3 %), ont été consécutivement inclus. La moyenne d’âge était de 63,1 ans. Le suivi médian était de 49,4 mois [0–155,4] avec un nombre médian d’injections de 2 [1–10]. Dix-huit patients (30,5 %) ont été perdus de vus moins d’un an après la première injection. Quinze patients (25,4 %) étaient toujours sous injection en fin de suivi et 26 (44 %) avaient arrêté les injections, 20 (76,9 %) pour inefficacité de la toxine, 5 (20 %) pour des résidus trop importants nécessitant des ASI et 1 (4 %) pour une disparition des signes fonctionnels. Parmi les 18 patients ayant plus de deux injections, seuls 6 (33 %) ont arrêté la toxine.


Conclusion

La toxine botulique Dysport est efficace chez 25 % des patients. Un patient sur deux ne poursuit pas les injections par manque d’efficacité ou problème de tolérance. Cependant, la toxine botulique maintien son efficacité sur le long terme.

Mots clés:
M. / C. / C. / J.N.
Pratiques médicales et prise en charge de l’hyperactivité vésicale en médecine générale et en gynécologie, en France : enquête ROSTIN
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 754, suppl. 13


Objectifs

Les enquêtes épidémiologiques ont montré que l’hyperactivité vésicale (HAV), malgré une prévalence élevée était sous-diagnostiquée. Les freins à la prise en charge proviennent en partie des patients mais aussi de médecins qui pourraient sous-estimer la maladie. Ainsi, nous avons réalisé, en France, une enquête de pratique afin d’évaluer les connaissances sur l’HAV, ses traitements auprès des médecins généralistes et gynécologues.


Méthodes

L’enquête ROSTIN est une enquête de pratique transversale, multicentrique, réalisée auprès d’un échantillon représentatif de médecins généralistes et gynécologues. Une base de 4400 médecins généralistes et de 4400 gynécologues répartis sur le territoire français (métropole et DOM) a été constituée. Après accord de participation à l’enquête, le questionnaire est envoyé aux médecins participants. Ce questionnaire, outre les données sociodémographiques des médecins, se propose de recueillir les informations concernant divers aspects catégorisés selon le sexe et l’âge des patients, tels que les principaux troubles fonctionnels urinaires rencontrés, les signaux d’appel, les comorbidités, l’impact sur la qualité de vie et les traitements…


Résultats

Les premiers résultats de cette enquête montrent certains points communs aux 2 populations médicales concernant la population féminine présentant des symptômes urinaires. En effet, la gêne liée aux symptômes semble être plus sévère avec l’avance en âge. Les principaux motifs de plaintes de ces patientes sont principalement l’urgenturie et l’incontinence, qui varient selon l’âge. Les gynécologues, bien que leurs patientes soient réticentes, semblent aborder plus souvent que les médecins généralistes, la question des troubles urinaires. En revanche, ils utilisent très peu le catalogue mictionnel comme outil d’aide au dépistage/diagnostic et ne font que très rarement appel à un médecin urologue. Contrairement aux gynécologues, les médecins généralistes ont souvent recours aux médecins spécialistes (urologues en priorité et parfois rééducateur fonctionnel).


Conclusion

Les résultats préliminaires de l’enquête ROSTIN montrent des comportements sensiblement différents des médecins généralistes et gynécologues dans le cadre du dépistage/diagnostic des patients présentant des symptômes d’HAV. Cependant, ces deux populations médicales s’accordent sur leur besoin de disposer de recommandations, d’outils d’aide au dépistage/diagnostic, d’évaluation des symptômes et de leur suivi afin de mieux appréhender l’hyperactivité vésicale.

Mots clés:
C. / M.
Résultats et satisfaction de la bandelette sous-urétrale rétropubienne (BSU TVT) à long terme chez la femme
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 754-755, suppl. 13


Objectifs

La bandelette sous-urétrale (BSU) est un traitement courant de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) chez la femme. Le but de notre étude est d’évaluer les résultats et la satisfaction des patientes traitées par bandelette sous-urétrale rétropubienne (BSU TVT, tension-free vaginal tape ) avec un recul d’au moins 10 ans.


Méthodes

Étude rétrospective réalisée sur une cohorte de 70 patientes opérées d’une BSU TVT entre avril 2002 et avril 2007 pour une IUE objectivée à l’examen clinique (présence de fuites à l’effort avec test de soutènement positif). Quatorze patientes (20 %) présentaient une IU mixte. L’appréciation du résultat et de la satisfaction étaient recueillies par téléphone avec le questionnaire Ditrovie et des questions portant sur la présence ou non de fuites urinaires, leur abondance, leur caractère à l’effort ou non, le nombre de protections et la satisfaction.


Résultats

Huit patientes ont été exclues (5 décès, 3 démences sévères). Soixante-deux patientes ont été contactées. Le taux de réponses était de 61,3 %, 28/38 patientes se disaient satisfaites (73,7 %), 21/38 patientes étaient continentes (55,3 %), 17/38 patientes décrivaient la persistance de fuites urinaires (44,7 %) dont 4 à l’effort (23,5 %) et 13 sur urgenturies (76,5 %) dont 7 avaient une IU mixte initialement. Au total, 10,5 % des patientes interrogées présentaient des fuites à l’effort à au moins 10 ans de l’intervention. Parmi les patientes ayant toujours des fuites, 14 (82,3 %) portaient des protections dont 10 (26,3 %) plusieurs par jour et 10 (26,3 %) au moins une la nuit. Le score Ditrovie moyen était de 1,37. Les limites de cette étude étaient le caractère rétrospectif, l’absence d’examen clinique pour confirmer la présence ou l’absence de fuites et le caractère subjectif des questions.


Conclusion

Le taux de satisfaction 10 ans après TVT est de 73,7 %. Seules 55,3 % des patientes étaient continentes mais les récidives décrites à l’effort ne sont que de 10 %.

Mots clés:
M. / C.
Résultats fonctionnels après chirurgies d’ablation de bandelettes synthétiques
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 755, suppl. 13


Objectifs

Les bandelettes synthétiques pour chirurgie d’incontinence urinaire d’effort (IUE) et/ou de prolapsus pelvien peuvent mener à des complications nécessitant des chirurgies supplémentaires. L’objectif de cette étude est d’évaluer les indications de ces chirurgies de révision ainsi que leurs résultats fonctionnels.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, réalisée dans un centre tertiaire, dans laquelle toutes les patientes consécutives ayant eu une chirurgie de révision de bandelettes synthétiques, entre janvier 2008 et septembre 2016, ont été incluses. Les données suivantes ont été recueillies : informations démographiques, antécédents médicaux, données liées à la pose initiale de la bandelette, complications postopératoires et prise en charge. Les complications liées à la pose initiale des bandelettes ont été catégorisées selon la classification de complications de prothèses de l’ICS/IUGA.


Résultats

Au total, 140 femmes, d’âge moyen 60,5 ans (écart 35–91), ont eu une chirurgie de révision de bandelettes. Les patientes ont bénéficié des chirurgies suivantes : ablation de bandelette sous-urétrale (BSU) (n =95/140, 67,9 %), section de BSU (n =23/140, 16,4 %), ablation de bandelette après cure de prolapsus pelvien (n =18/140, 12,9 %) et ablation concomitante de BSU et de bandelette après cure de prolapsus pelvien (n =4/140, 2,9 %). Les indications chirurgicales des révisions sont présentées à la Figure 1. Les bandelettes ont majoritairement été révisées à T3 (2 à 12 mois) et T4 (plus de 12 mois). La durée moyenne de suivi était de 20,4 mois (écart 6,0 jours–7,8 ans). Les symptômes de remplissage et de vidange se sont complètement résolus chez 37/59 (62,7 %) et 14/37 (37,8 %) patientes, respectivement. Les douleurs pelviennes/dyspareunies ont été totalement soulagées dans 30/47 (63,8 %) des cas. Les complications des chirurgies de révision sont présentées à la Figure 2.


Conclusion

Les complications liées aux BSU et aux bandelettes après cure de prolapsus pelvien peuvent nécessiter une chirurgie de révision. Bien que la majorité des symptômes ait été soulagée suite aux chirurgies de révision, les patientes doivent être informées du fait qu’ils peuvent perdurer. L’incontinence urinaire d’effort récidivante ou persistante peut nécessiter une chirurgie complémentaire.

Mots clés:
S. / E. / C. / T. / J.
Impact à long terme (5 ans) de la promonto-fixation cœlioscopique sur les symptômes pelviens, la qualité de vie et la sexualité : résultats d’une étude prospective
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 756, suppl. 13


Objectifs

L’objectif principal de notre étude a été d’évaluer l’impact de la promonto-fixation cœlioscopique sur les symptômes pelviens, la qualité de vie et la sexualité des patientes opérées pour POP symptomatique après 60 mois de suivi et grâce à des questionnaires validés. Les objectifs secondaires ont été d’évaluer les taux de récidive anatomique et les complications.


Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective monocentrique concernant 82 patientes souffrant d’un prolapsus urogénital (PUG) de stade supérieur ou égal à 2 selon la classification POP-Q. La prise en charge chirurgicale consistait en une promonto-fixation laparoscopique utilisant des prothèses de polypropylène. La sévérité des symptômes pelviens, la qualité de vie globale et la sexualité étaient évaluées à l’aide d’autoquestionnaires validés, respectivement : le PFDI-20 (Pelvic Floor Distress Inventory), le PFIQ-7 (Pelvic Floor Impact Questionnaire) et le PISQ-12 (Pelvic organ prolapse urinary Incontinence Sexual Questionnaire). Lors de la consultation préopératoire et à chaque consultation de suivi (trois mois, 12 mois, 36 mois et 60 mois), les données de l’examen clinique et les trois questionnaires étaient consignées dans un formulaire standardisé.


Résultats

En ce qui concerne l’évaluation des symptômes pelviens avec le questionnaire PFDI-20, les résultats montrent une amélioration statistiquement significative pour le score PFDI-20 à 3, 12, 36 et 60 mois de suivi en comparaison au score préopératoire (p <0,05). Concernant l’évaluation du retentissement des symptômes sur la qualité de vie, les résultats du score PFIQ-7 montrent une amélioration statistiquement significative (p <0,05) pour le score PFIQ-7 ainsi que les sous-questionnaires pour les symptômes liés au prolapsus génital (POPIQ-7) et aux troubles urinaires (UIQ-7) à 3, 12, 36 et 60 mois par rapport aux valeurs préopératoire. Le sous-questionnaire CRAIQ-7 s’améliore en postopératoire mais de manière non significative (p >0,05) à 3, 12 et 36 mois de suivi. L’amélioration du score CRAIQ-7 devient statistiquement significative à 60 mois de suivi par rapport au préopératoire, respectivement 42,3 versus 33,1 (p <0,05). L’effet sur la sexualité a été évalué avec le questionnaire PISQ-12. Le score moyen préopératoire a été de 34,9 (±5,7). Durant le suivi, ce score s’améliore mais de manière non significative à 3, 12, 36 et 60 mois. En analysant séparément chaque question du questionnaire PISQ-12, on a constaté une amélioration des symptômes sexuels sur 4 items. Les épisodes d’incontinence urinaire per-coïtale ainsi que la peur de la survenue de ces épisodes ont été moins fréquents à 60 mois (p <0,05). L’évitement des rapports à cause du prolapsus ainsi que les émotions négatives pendant les rapports ont également été moins fréquents (p <0,05). Il n’existait pas d’amélioration à 60 mois pour les questions concernant la sexualité du partenaire (p >0,05). Concernant le taux de récidive anatomique, l’évaluation à 60 mois retrouve un prolapsus de stade POP-Q>2 chez 14 (19,7 %) patientes au niveau de l’étage postérieur, chez 4 (5,6 %) patientes au niveau de l’étage antérieur et chez 2 (2,8 %) patientes au niveau de l’étage moyen (Figure 1).


Conclusion

Cette étude prospective monocentrique avec un suivi de 5 ans a permis de confirmer les bons résultats de la technique de promonto-fixation coelioscopique tant sur le plan anatomique que sur les symptômes pelviens, la sexualité et la qualité de vie des patientes, et ce, en utilisant des auto-questionnaires validés. Nous avons constaté que cette amélioration était précoce, dès la première visite à 3 mois postopératoire mais aussi durable à long terme jusqu’à 60 mois.

Mots clés:
A. / S. / M. / L. / P.
Implantation de sphincter urinaire artificiel pour incontinence urinaire d’effort chez la femme : comparaison des voies ouverte, cœlioscopique et robot-assistée
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 756-757, suppl. 13


Objectifs

L’utilisation de la voie robot-assistée pour implantation d’un sphincter artificiel urinaire (SAU) chez la femme a récemment été rapportée dans la littérature mais aucune série n’a à ce jour comparé les résultats de la voie robot-assistée à la voie d’abord standard qu’est la voie ouverte. L’objectif de cette étude était de comparer les résultats périopératoires des voie ouverte, cœlioscopique et robot-assistée.


Méthodes

Les données de toutes les patientes traitées par implantation d’un SAU pour incontinence urinaire d’effort par insuffisance sphinctérienne dans un centre entre 2005 et 2016 ont été recueillies rétrospectivement. Entre 2005 et 2009, toutes les implantations étaient réalisées par voie cœlioscopique. Entre 2010 et 2013, tous les SAU étaient implantés par voie ouverte, puis à partir de septembre 2013, ils étaient tous implantés par voie robotique. Les données périopératoires des patientes opérées par voie robotique et par voie ouverte ont été comparées à l’aide du test du Chi2 pour les variables qualitatives et de l’analyse de variance (Anova) pour les variables quantitatives continues.


Résultats

Trente-huit patientes ont été incluses pour analyse dont 16 opérées par voie ouverte, 7 par voie cœlioscopique et 15 opérées par voie robotique. La durée opératoire était significativement plus courte dans le groupe ouvert (178,8 vs 231,7 vs 221 ; p =0,03). Le taux de plaies vaginale et/ou vésicale peropératoires étaient plus faible dans le groupe robot, sans que cette différence n’atteigne la significativité (56,2 % vs 57,1 % vs 33,3 % ; p =0,37) et il en était de même pour (18,8 % vs 42,9 % vs 6,7 % ; p =0,12). Le taux de patientes sans protection en postopératoire (62,5 % vs 71,4 % vs 80 % ; p =0,48) étaient comparables entre les groupes. En revanche, le taux de complications postopératoires était plus important dans les groupes ouvert et cœlioscopie (68,8 % vs 57,1 % vs 20 % ; p =0,02). La durée d’hospitalisation était plus courte dans le groupe robot (9,3 vs 7,1 vs 3,9jours ; p =0,04) (Tableau 1).


Conclusion

L’utilisation de la voie robot-assistée pour l’implantation de SAU chez la femme pourrait permettre de diminuer la morbidité périopératoire sans diminuer l’efficacité du traitement comparée aux voies d’abord ouverte et cœlioscopique.

Mots clés:
B. / S. / L. / L. / Q.
Résultats fonctionnels à long terme du sphincter urinaire artificiel AMS 800, chez les patientes âgées de plus de 75 ans ayant une incontinence urinaire d’effort par insuffisance sphinctérienne
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 757, suppl. 13


Objectifs

Évaluer les résultats fonctionnels à long terme du sphincter urinaire artificiel (SUA) AMS 800 chez les patientes âgées de plus de 75 ans et ayant une incontinence urinaire d’effort (IUE) par insuffisance sphinctérienne.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude monocentrique rétrospective incluant toutes les patientes âgées de plus de 75 ans et ayant bénéficié de la pose d’un SUA pour incontinence urinaire entre mars 1991 et décembre 2015. La continence postopératoire était définie par l’absence de port de protection. Les taux de révisions et d’explantation ont été rapportés. Une courbe de survie de Kaplan–Meier a été réalisée afin d’évaluer la survie du SUA sans explantation ni révision (Figure 1).


Résultats

Au total, 45 patientes ont été incluses. L’âge médian des patientes au moment de la chirurgie était de 77 ans (IQR 75–82). La durée moyenne de suivi était de 5 ans (IQR 0,1–17). Trente-sept patientes (82 %) avaient déjà eu au moins une chirurgie pour incontinence avant la pose du SUA. Au total, 32 patientes avaient encore leur SUA à la fin du suivi, sans révision ni explantation. Quatre patientes ont été explantées (une pour infection, deux pour érosion et une pour plaie du grêle au cours d’une révision) et 9 patientes ont eu une révision du matériel. Les taux de survie sans explantation ni révision étaient de 78 % à 5 ans et de 50 % à 10 ans. À la fin du suivi, 69,4 % de patientes étaient sèches.


Conclusion

Le SUA est une option efficace de traitement de l’IUE par insuffisance sphinctérienne dont les résultats fonctionnels à long terme, chez les patientes de plus de 75 ans, sont satisfaisants.

Mots clés:
A. / E. / P. / C. / S.
Suivi à long terme des bandelettes sous-urétrales rétropubiennes dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort chez la femme neurologique
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 757-758, suppl. 13


Objectifs

Le traitement de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) a largement été étudié dans la population générale. Cependant, l’état actuel des connaissances concernant les modalités de traitements de l’IUE des patientes ayant des vessies neurologiques (IUEN) reste limité. L’objectif de l’étude était d’évaluer l’efficacité et la tolérance des bandelettes sous-urétrales rétropubienne (BSU-RP) dans le traitement de l’IUE chez des patientes neurologiques réalisant des autosondages intermittents (ATSI).


Méthodes

Il s’agissait d’une étude monocentrique rétrospective descriptive d’une série consécutive de patientes neurologiques ayant une IUE confirmée à l’examen clinique (fuite d’urine à l’effort de toux vessie remplie à 200mL). L’IUE était associée à une hypermobilité urétrale corrigée par une manœuvre de soutènement à mi-urètre et traitée par mise en place de BSU-RP par un seul opérateur expert en neuro-urologie. L’indication opératoire était retenue en cas d’échec de rééducation pelvi-périnéale bien conduite. Le taux de succès (nombre de protection, score USP) et la survenue de complications ont été étudiés.


Résultats

Entre avril 2004 et mars 2016, une BSU-RP a été implantée chez 10 patientes d’âge moyen de 57±12 ans. Le nombre moyen de protections quotidiennes préopératoire était de 2,9±0,6. Le suivi moyen était de 6,4±3,4 ans. Les résultats montrent à long terme une IUE corrigée pour 7 patientes sur 10. Lors de la dernière visite, le score USP d’IUE moyen était de 1,5±2,1 sur 12. Six patientes (75 %) ne portaient aucune protection diurne et 5 (62,5 %) avaient un score USP d’IUE nul. Une patiente a eu un échec initial, une autre un échec après 5 ans de suivi. Le dernier échec était aggravé par défaut d’observance (nombre insuffisant d’ATSI, IU par urgenturie mal contrôlée). Aucune complication n’a été relevée et aucune patiente n’a eu de difficulté à réaliser ses ATSI (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

L’efficacité à long terme de la mise en place des BSU-RP chez les femmes neurologiques ayant recours au ATSI était de 70 %. La réalisation d’ATSI n’était pas associée à une augmentation du risque de complications à long terme. D’autres études prospectives, comparatives, avec effectifs plus importants sont nécessaires pour pouvoir préciser la place des BSU-RP dans le traitement de l’IUEN.

Mots clés:
T. / E. / L. / P. / M.
Les pathologies urologiques restent la première cause de décès chez les patients spina bifida
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 758-759, suppl. 13


Objectifs

L’atteinte du haut appareil urinaire liée au dysfonctionnement neurogène du bas appareil urinaire a longtemps été rapportée comme étant la première cause de décès chez les spina bifida. Cependant, il n’existe pas de données récentes sur les causes de décès les patients spina bifida. L’objectif de cette étude était de rapporter les causes de décès hospitaliers des patients spina bifida au cours des dernières années en France.


Méthodes

Les données de la base PMSI nationale des années 2009 à 2014 ont été extraites par des ingénieurs de l’École des hautes études en santé publique et analysées objectivement. Le nombre de décès (dans une structure hospitalière) de patients spina bifida était évalué par l’association des codes CIM 10 : Q05 ou Q76 et mode de sortie=9. Les causes de décès ont également été analysées au cas par cas et classées selon les catégories suivantes : urologique, pulmonaire, neurologique, digestive, musculocutanée, cardiovasculaire, ostéo-articulaire, cancer, autre.


Résultats

Le nombre de décès de patients spina bifida par an sur la période d’étude oscillait entre 14 (2012) et 31 (2011), soit un total de 138 décès sur six ans. Les pathologies urologiques constituaient la première cause de décès des patients spina bifida (17 %). Les causes urologiques de décès étaient majoritairement l’insuffisance rénale terminale et le choc septique d’origine urinaire. Les autres causes principales de décès étaient les causes pulmonaires (17 %), les pathologies neurologiques (14 %) et les pathologies digestives (11 %).


Conclusion

Malgré les progrès de la neuro-urologie au cours des vingt dernières années, les pathologies urologiques restent la première cause de décès des patients spina bifida en France de nos jours.

Mots clés:
J. / F. / C. / E. / J.
Escarres sacrées et fistules urétro-périnéales des patients blessés médullaires : évaluation du devenir fonctionnel et urologique au sein d’équipes multidisciplinaires
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 759, suppl. 13


Objectifs

Les escarres associées à des lésions de l’urètre chez le patient blessé médullaire représentent un véritable challenge thérapeutique pour le chirurgien urologue, plasticien, orthopédiste et le médecin rééducateur. Il existe très peu de données sur la prise en charge de ces complications. Le but de ce travail était de rapporter les résultats de la prise en charge urologique des fistules urétro-périnéales avec escarre chez les patients blessés médullaires.


Méthodes

Une étude nationale, descriptive, rétrospective et multicentrique dans 9 services de chirurgie urologique ou de médecine physique réadaptation (MPR). Nous avons inclus un total de 64 patients blessés médullaires ayant une escarre sacrée ou périnéale associée à une fistule urétro-périnéale entre 2002 et 2016. Les données sociodémographiques, le suivi MPR et neuro-urologique et les données pré- et postopératoires des dérivations urinaires et des chirurgies d’escarres ont été recueillis puis analysés.


Résultats

L’âge médian était de 45,9 ans (IQR=38,7–53,0), le suivi médian de 16,5 mois (IQR=8,7–51,3). Le sex-ratio H/F était=5,7 avec l’absence de suivi neuro-urologique dans 55,7 %. Les auto-sondages intermittents, une sonde à demeure et une cystostomie à demeure étaient retrouvés chez 31,3 % (n =20), 25,0 % (n =16) et 20,3 % (n =13) des patients et 51,6 % (n =33) étaient incontinents. Les complications majeures étaient : l’ostéite (46,9 %, n =30) et la gangrène de Fournier (20,3 %, n =13). Une chirurgie pour dérivation urinaire était réalisée dans 95,3 % (n =61) des cas. Elle était non continente (DUNC) dans 79,7 % (n =51) avec un Bricker le plus souvent (90,2 %). Le taux de complications post-opératoires précoces majeures (Clavien III–V) était de 21,3 % (n =13). Une ré-intervention à distance était nécessaire dans 29,5 % (n =18), la plus fréquente était le drainage des voies excrétrices (16,3 %) et une DUNC sans cystectomie était systématiquement associée à un pyocyste (n =6/6). Enfin 54,7 % (n =35) des patients bénéficiaient d’une chirurgie d’escarre avec une cicatrisation dans 80 % (n =28).


Conclusion

En cas d’escarres associées à des lésions de l’urètre chez le blessé médullaire, une prise en charge adaptée avec dérivation urinaire et cystectomie si possible, puis chirurgie de recouvrement cutané associée éventuellement à un geste orthopédique permet la cicatrisation dans la majorité des cas. De plus, une prévention par un suivi neuro-urologique et un mode mictionnel adapté sont prépondérants pour prévenir ces complications du décubitus.

Mots clés:
D. / C. / M. / E. / J.
La dérivation non continente trans-intestinale par anse non détubulée comme traitement des patients atteints de sclérose en plaques avec des troubles urinaires du bas appareil : résultats préliminaires d’une cohorte nationale
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 759-760, suppl. 13


Objectifs

La sclérose en plaques (prévalence 83/100 000 en Europe) est la première cause de handicap neurologique acquis de l’adulte jeune. Les troubles vésicosphinctériens y sont fréquents : 75 % à 10 ans d’évolutivité de la maladie. L’objectif de notre étude était de décrire et d’analyser la morbi-mortalité et l’impact sur la qualité de vie, de la réalisation d’une dérivation urinaire non continente type Bricker chez des patients atteints de sclérose en plaques avec des troubles urinaires du bas appareil réfractaires aux traitements conservateurs.


Méthodes

L’étude était rétrospective et multicentrique. Dix centres français membres du GENULF ont identifié les patients atteints de SEP ayant bénéficié d’un Bricker entre janvier 2010 et décembre 2015 avec un suivi supérieur à 6 mois. Étaient évalués l’ancienneté de la SEP, le score EDSS préopératoire, le dernier mode mictionnel, les traitements des TUBA avant dérivation, le DFG, l’anatomie rénale préopératoire et le nombre total d’hospitalisation pour infection urinaire. La morbidité postopératoire précoce était gradée selon Clavien-Dindo, et tardive par le DFG, l’anatomie rénale, la survenue d’infection urinaire fébrile avec hospitalisation et le décès lié à une complication urinaire. La qualité de vie pré- et postopératoire par questionnaire Qualiveen Short Form et le PGI-I.


Résultats

Ont été analysés 211 patients (77,3 % de femmes) d’âge moyen 54 ans. L’ancienneté de la SEP était de 20,9 ans (±ET9,8). L’EDSS médian préopératoire était de 7,5 (IQR 7–8). La durée moyenne de l’hospitalisation était de 17,5jours. Le suivi médian a été de 22 mois (IQR 9–44). Quarante-quatre pour cent des patients avaient des complications postopératoires précoces : 87 % Clavien I, II ou IIIa et 10 % IIIb ou IV ; 1 décès d’un choc septique d’origine pulmonaire. Dix-neuf patients sont décédés entre j30 et la dernière visite (2/19 d’un sepsis d’origine urinaire). Le DFG postopératoire moyen était de 101,5mL/min contre 102,6mL/min préopératoire (p =0,709). L’anatomie rénale était inchangée chez 73,2 % des patients, s’est améliorée dans 8,1 % des cas et 18,7 % ont développé une dilatation uni- ou bilatérale. Il y avait une nette amélioration de la qualité de vie (Figure 1, Figure 2, Figure 3).


Conclusion

Nous avons rapporté la plus grande série de cas de Bricker réalisée chez des patients atteints de SEP qui souffrent de TUBA en phase terminale. Les complications postopératoires précoces étaient fréquentes mais majoritairement de faible grade Clavien. Au suivi moyen, la fonction rénale restait inchangée, bien qu’une dilatation des voies urinaires majorée soit apparue (18,7 %). La qualité de vie liée au mode mictionnel a été considérablement améliorée et l’impression de l’amélioration du patient était élevée.

Mots clés:
S. / G.
Effet de la sensibilisation vésicale et de la stimulation nociceptive colique sur l’activation chronique des centres neuronaux médullaires chez la souris
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 760, suppl. 13


Objectifs

Les syndromes de vessie douloureuse (SVD) et d’intestin irritable (SII) sont des pathologies chroniques fréquemment associées. Malgré la présence de neurones de la corne dorsale de la moelle épinière, recevant à la fois des afférences de la vessie et du côlon, la physiopathologie exacte de cette association est mal connue. Notre objectif était d’évaluer la présence d’une hyperactivité neuronale chronique en lien avec une hypersensibilité viscérale sur un modèle murin de sensibilisation croisée chronique.


Méthodes

Vingt-quatre souris mâles, adultes, C57Bl6 ont été réparties en 4 groupes. Une sensibilisation vésicale était induite chez 12 souris par injection intra-vésicale de 300μL d’acide acétique 0,9 %. Un groupe témoin de 12 souris recevaient une injection de sérum salé 0,9 %. À j7, 12 souris (6 acide acétiques, 6 salines) subissaient une distension colorectale (CRD). Un dosage immunohistochimique du facteur de transcription c-fos, témoignant de l’hyperactivité neuronale, était effectuée au niveau de la corne dorsale de la moelle épinière chez l’ensemble des souris. Les mêmes expérimentations étaient effectuées après blocage de l’activation microgliale, par injection intra-péritonéale de minocycline 1 heure avant l’injection d’acide acétique.


Résultats

Il existe une hyperexpression de c-fos au niveau des neurones sensitifs de la corne dorsale de la moelle épinière chez les souris distendues, préalablement sensibilisées à l’acide acétique comparativement aux souris sensibilisées non distendues, souris salines distendues et non distendues (p <0,05). Le blocage de l’activation microgliale empêche l’apparition d’une viscérosensibilité clinique chez les souris sensibilisées à l’acide acétique.


Conclusion

La sensibilisation vésicale par acide acétique conduit à une hyper-activation neuronale lors d’une stimulation nociceptive potentiellement responsable de l’hypersensibilité viscérale chronique. Cette hyperactivation neuronale est médiée par l’activation des cellules microgliales.

Mots clés:
M. / K. / G.
Résultats à long terme du sphincter urinaire artificiel chez les patients spina bifida de sexe masculin
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 760-761, suppl. 13


Objectifs

Rapporter les résultats fonctionnels à très long terme après implantation d’un sphincter artificiel urinaire (SAU) chez une population d’homme spina bifida.


Méthodes

De 1982 à 2014, 34 patients spina bifida de sexe masculin ayant une incontinence urinaire par insuffisance sphinctérienne ont bénéficié d’un SAU. Les taux d’explantation et de révision ont été évalués à partir de la date de l’implantation jusqu’à la dernière visite de suivi, en utilisant la méthode de Kaplan–Meier. Le taux de survie des SAU (sans révision ni explantation) en fonction du mode mictionnel (spontané vs sondage intermittent) a également été rapporté. La continence, définie par l’absence de port de protections, a été évaluée au terme du suivi.


Résultats

Au total, 42 SAU ont été implantés chez 34 patients. L’âge médian des patients au moment de la chirurgie était de 19 ans (IQR 15–29). La durée médiane de suivi était de 21 ans (IQR 10–25). Au terme du suivi, 100 % des patients ont eu au moins une intervention. Le taux de survie sans révision des SAU était de 56 %, 31 %, 8 % et 0 % à 10, 15, 20 et 25 ans. Le taux de survie sans explantation était de 77 %, 59 %, 52 % et 45 % à 10, 15, 20 et 25 ans. En considérant le mode mictionnel, la durée médiane sans révision ni explantation est plus logue dans le groupe « miction spontané » que dans le groupe « sondage intermittent » (12,9 ans vs 4,9 ans ; p <0,001). Au terme du suivi, 37 % des patients qui avaient encore leur SAU étaient continents.


Conclusion

Le SAU implanté chez les patient spina bifida de sexe masculin semble offrir à long terme un résultat fonctionnel acceptable mais au prix d’un taux de ré intervention élevé.

Mots clés:
Z. / A. / J. / C. / J.
Sphincter artificiel urinaire chez les patients spina bifida de sexe masculin : comparaison de deux sites d’implantation de la manchette périprostatique et péri-bulbaire
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 761, suppl. 13


Objectifs

Comparer les résultats de l’implantation péribulbaire et périprostatique de la manchette du sphincter artificiel urinaire AMS 800 (SAU) chez les patients spina bifida de sexe masculin.


Méthodes

De 1985 à 2015, 65 patients spina bifida de sexe masculin ayant une incontinence urinaire par insuffisance sphinctérienne ont bénéficié d’un SAU. Les patients ont été divisés en deux groupes selon le site d’implantation de la manchette : position périprostatique et périurétrale bulbaire. Les taux d’explantation et de révision ont été évalués à partir de la date de l’implantation jusqu’à la dernière visite de suivi, en utilisant la méthode de Kaplan–Meier.


Résultats

Au total, 78 SAU ont été implantés. Quarante-six (59 %) manchettes ont été implantées en position périurétrale et 32 (41 %) en position périprostatique. L’âge médian des patients au moment de la chirurgie était de 21 ans (IQR 15-27). La durée médiane de suivi était de 21 ans (IQR 9–24). Le taux de survie sans révision des SAU était de 76 %, 52 %, 30 % et 6 % à 5, 10, 15, 20 ans dans le groupe « périprostatique » et de 78 %, 51 %, 29 % et 6 % à 5, 10, 15, 20 ans dans le groupe « périuétrale bulbaire » (p =0,85). Le taux de survie sans explantation était de 95 %, 89 %, 82 % et 62 % à 5, 10, 15, 20 ans dans le groupe « périprostatique » et de 73 %, 69 %, 50 % et 46 % à 5, 10, 15, 20 ans dans le groupe « périurétrale bulbaire » (p =0,08).


Conclusion

Le siège d’implantation de la manchette du SAU chez les patient spina bifida de sexe masculin ne semble pas modifier les résultats fonctionnels à long terme. Toutefois, il existait une tendance vers une survie sans explantation plus longue dans le groupe périprostatique.

Mots clés:
Z. / F. / M. / T. / J.
Technique modifiée de York Mason pour la cure de fistule urétro rectale iatrogène
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 761-762, suppl. 13


Objectifs

Les fistules urétrorectales sont des complications désastreuses des traitement interventionnels sur la prostate. Plusieurs approches de réparation chirurgicales ont été décrites sans consensus à l’heure actuelle pour la meilleure option. Nous avons pour objectif de présenter 20 ans d’expérience dans le traitement chirurgical par la technique York Mason modifiée pour des fistules urétrorectales iatrogéniques.


Méthodes

Nous avons mené une analyse rétrospective unicentrique sur notre base de donnée collectée de manière prospective reprenant tous les cas de fistules urétrorectales iatrogéniques traités dans notre centre entre 1997 et 2017. L’intervention de York Mason modifiée a été pratiquée pour 30 patients consécutifs et nous avons mené des analyses descriptives avec comparaison statistiques entre groupes. La patiente est en position de Jacknife permettant une approche postérieure transanale transphonctérienne par une incision à 2h. Une excision complète du trajet fistuleux est réalisée. Nous ne fermons pas le tractus urinaire puis la face antérieure du rectum est fermée en deux plans décalés. La reconstruction du sphincter anal se fera avec un réalignement parfait.


Résultats

Les manifestations cliniques étaient urines dans les selles (90 %), pneumaturie (90 %) ou fécalurie (37 %). La taille médiane de fistule était de 5mm. Le temps opératoire médian était de 90minutes, les pertes sanguines de 250mL et la durée d’hospitalisation de 4jours. Des complications postopératoires sont survenues pour 4 patients (hémorragie digestive, abcès et hématome périnéal). Le taux de succès de notre technique était de 80 %, 97 % et100 % après1, 2 ou 3 procédures de York Mason. Avec un suivi médian de 76 mois, nous ne retrouvions pas de récidive, ni d’incontinence urinaire acquise ou d’incontinence anale. Aucune différence significative n’a été retrouvée pour les temps opératoires, pertes sanguines ou durée d’hospitalisation entre les patients ayant ou non eu une autre approche thérapeutique avant YM et entre les patients ayant eu une ou plusieurs tentatives de YM (Tableau 1).


Conclusion

La technique modifiée de York Mason est une approche efficace et reproductible pour la cure de fistule urétro-rectale iatrogènes. En raison de sa faible morbidité, son faible taux de perte sanguines, l’absence d’incontinence urinaire de novo et de son faible taux d’incontinence anale, cette technique devrait être le traitement de choix, spécialement pour la réparation de fistules non compliquées de petite taille après prostatectomie radicale chez des patients non irradiés.

Mots clés:
S. / F. / E. / J. / M.
Cure de l’hypospadias : comparaison des differentes techniques chirurgicales sur une serie de 306 cas
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 762, suppl. 13


Objectifs

L’hypospadias constitue l’une des anomalies urogénitales les plus fréquentes de l’enfant. Il touche 1/300 naissances masculines. Plusieurs techniques chirurgicales ont été décrites pour la cure de cette pathologie. L’objectif de notre étude est de comparer les différentes techniques couramment utilisées et leurs résultats à court et à moyen et long terme.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 306 cas d’hypospadias pris en charge au service d’urologie du CHU Sahloul de Sousse sur une période de 20 ans allant de janvier 1995 à janvier 2014.


Résultats

Le recul moyen était de 18 mois (3 mois–9 ans). Il s’agissait de 134 hypospadias antérieurs (43,8 %), 140 moyens (45,8 %) et 32 postérieurs (10,5 %). Les techniques utilisées : uréthroplastie selon Mathieu (31,4 %), Onlay (30,1 %), Snodgrass (12,4 %), Duplay (4,6 %) et uréthroplastie par avancement uréthral (11,1 %). Les complications à court terme : infection locale (1,6 %), lâchage des sutures (4,9 %). Le taux d’infection était similaire pour toutes les techniques alors que le lâchage de suture survenait surtout au décours d’une uréthroplastie selon Onlay. Les complications à moyen et long terme étaient à type de fistule uréthrale dans 21,2 % des cas et de sténose uréthrale dans 5,8 % des cas. La fistule uréthrale était survenue, par ordre de fréquence décroissant, au décours d’une cure selon Onlay, Mathieu ou Snodgrass. La sténose uréthrale était survenue uniquement au décours d’un avancement uréthral ou d’une cure selon Snodgrass.


Conclusion

Il n’y a pas de technique « idéale » pour la reconstruction uréthrale pour les hypospadias. Chaque technique expose à des complications spécifiques. La prise en charge de l’hypospadias nécessite encore de nos jours la maîtrise de plusieurs techniques chirurgicales différentes afin d’adapter la prise en charge chirurgicale au patient.

Mots clés:
G. / K. / E. / M. Ben / W.
Enquête nationale sur les traitements chirurgicaux des sténoses de l’urètre au Maroc
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 762, suppl. 13


Objectifs

Les sténoses de l’urètre demeurent un motif fréquent de consultation. L’objectif de cette enquête est d’évaluer les pratiques chirurgicales en matière de sténose de l’urètre surtout dans les formes étendues et d’apprécier les tendances des urologues en formation à l’hyperspecialisation.


Méthodes

Il s’agit d’une enquête sous forme de deux questionnaires, menée auprès des urologues chirurgiens et des urologues en formation. Au total, 193 questionnaires remplis comportant chacun 17 questions évaluant les pratiques chirurgicales en matière de sténose de l’urètre et un deuxième questionnaire similaire adressé aux urologues en formation a visé d’évaluer leurs tendances d’hyperspécialisation.


Résultats

L’étude a recueilli 193 fiches, soit 54 % de tous les urologues en activité dans notre pays. Parmi les chirurgiens questionnés, 8 % seulement pratiquaient l’urétroplastie. L’attitude majoritaire adoptée devant une sténose de l’urètre antérieur est de référer le patient à une autre structure. Parallèlement, le questionnaire similaire adressé aux urologues en formation a noté que la majorité rend vers la laparoscopie, l’endo-urologie, la cancérologie et en dernier la neuro-urologie et la chirurgie de l’urètre.


Conclusion

Il existe un désintérêt total vis-à-vis de cette pathologie. La chirurgie des sténoses de l’urètre est désignée comme étant ingrate nécessitant reprises et sujette aux complications. Les centres qui s’intéressent à cette chirurgie sont de moins en moins fréquents avec une absence de relève de la part des chirurgiens en cours de formation d’où la nécessité de faire aimer et banaliser cette chirurgie.

Mots clés:
A. / M. / Z. / S. / I.
Uréthroplastie en 2 temps avec greffe de muqueuse buccale pour sténose urétrale étendue
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 762-763, suppl. 13


Objectifs

Le traitement des sténoses urétrales étendues est difficile avec parfois une prise en charge envisagée trop tard ou pire mal adaptée, il est parfois nécessaire de réaliser une chirurgie en deux temps. C’est pourquoi l’objectif principal de cette étude est d’évaluer l’efficacité et les complications de l’uréthroplastie en 2 temps.


Méthodes

Nous avons recueilli de façon rétrospective les données de 24 patients ayant bénéficié d’une uréthroplastie en 2 temps de 2009 à 2016. La première intervention consistait en la résection de la zone de sténose par abord direct, prélèvement de muqueuse buccale de longueur correspondant à la perte de substance et la fixation de la greffe. Le 2e temps intervenait au minimum 3 mois après la première chirurgie et consistait en la tubulisation de la greffe de muqueuse.


Résultats

Les patients étaient âgés en moyenne de 46,6 ans. Les étiologies principales des sténoses étaient : un polytraumatisme, un hypospade ou la présence d’une endoprothèse sténosée. La localisation de la sténose était bulbaire chez 8 patients, pénienne chez 9 patients, glanulaires chez 2 patients et prostatique chez 5 patients. Les longueurs des sténoses allaient de 3cm à 10cm avec en moyenne 5,7cm. Vingt patients (83 %) ont eu des suites sans récidive de sténose. Trois patients ont présenté une fistule urétrale, 2 patients présentaient des fuites urinaires, 1 dysérection. Quatre patients (17 %) ont nécessité une réintervention soit pour récidive de sténose, soit pour fistule urinaire non tarie. Les traitements complémentaires ont été la pose d’une prothèse urétrale type allium dans 2 cas, une urétrotomie et une nouvelle cure de fistule.


Conclusion

Les résultats sont encourageants avec 83 % des patients considérés comme guéris. L’uréthroplastie en 2 temps peut être considérée comme une excellente technique pour le traitement des sténoses urétrales étendues.

Mots clés:
H. / J.-E. / N.
Urétroplastie en 2 temps selon la technique de Schreiter
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 763-764, suppl. 13


Objectifs

Dans les sténoses de l’urètre complexe antérieures et bulbaires, multi-opérés, l’urétroplastie en 2 temps avec greffe de peau mince en filet, proposée par Schreiter et Noll (Mesh Graft uretroplasty), apparaît intéressante car elle apporte une peau sans poil, avec une possibilité de reconstruction d’un tube urétral, et ce quelle que soit la longueur de la sténose [11Schreiter F., Noll E.L. J Urol 1989 ;  142 : 1223

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L’objectif de cette étude a été d’évaluer la technique avec un recul suffisant.


Méthodes

Quarante-cinq 45 patients, 59.2±7.12 ans, ont été opérés de 2005 à 2015. Neuf patients avaient un antécédent d’hypospadias péno-scrotal, multi-opérés, dont 2 présentaient une fistule péno-scrotale. Les 36 autres patients avaient été opérés d’une sténose de l’urètre selon la séquence : urétrotomie (n =3.10±0.82) puis urétroplastie (n =1.8±0.43), parfois précédée ou suivie de la mise en place de prothèse métallique (6 cas). La longueur de la sténose a été de 8,7±4.26cm. La technique comprend :

–1er temps : large mise à plat de la sténose, en gardant la face dorsale, et greffe de peau mince en filet ;

–2nd temps : 8 semaines plus tard : création d’un tube urétral à partir de la greffe cutanée.


Résultats

La surveillance a été basée sur la qualité de vie, la débimétrie, la présence ou non d’infections urinaires, la nécessité de gestes complémentaires. Le recul a été de 5.66±2.34 ans. Aucune fistule urétro-cutanée n’a été observée. Deux patients (4,5 %) ont nécessité la réalisation d’une urétrostomie périnéale en raison de l’échec de la technique avec récidive d’une sténose complexe. La persistance ou récidive d’infections urinaires a été notée dans 31 % des cas, avec persistance de BMR dans 8/14 cas. La débimétrie n’est pas bonne avec un débit maximum moyen de 8.72±3.32mL/s, mais 72 % des patients estiment avoir une amélioration de leur qualité de vie (Figure 1, Figure 2).


Conclusion

Cette technique en 2 temps permet la reconstruction d’un tube urétral fonctionnel dans la majorité des cas, à partir de situations complexes avec un long passé de dysurie majeure, rétention d’urine et d’infections urinaires. Elle représente une réelle alternative sur des terrains avec de lourdes comorbidités (diabète, paraplégie, antécédent de gangrène de Fournier) où l’urétroplastie en 1 temps est souvent en échec.

Mots clés:
O. / E. / J. / J. / M.
Comparaison des pressions maximales atteintes entre systèmes d’irrigation d’urétéroscopie souple dans un modèle in vitro
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 764-765, suppl. 13


Objectifs

Lors d’une urétéroscopie souple, différents systèmes d’irrigation peuvent être utilisés afin d’augmenter le flux d’irrigation pour améliorer la visibilité lors de l’intervention. Cependant, cette augmentation du flux d’irrigation se fait au détriment d’une augmentation de la pression intra-pyélique, potentiellement morbide. L’objectif de cette étude a été de comparer les pressions maximales atteintes par différents systèmes d’irrigation d’urétéroscopie souple dans un modèle in vitro et évaluer l’influence de l’assistant contrôlant cette dernière.


Méthodes

Quinze personnes ont été invitées à participer à cette étude, réparties en trois groupes en fonction de leur force physique. Cette répartition était basée sur la force individuelle, évaluée par la pression maximale atteinte avec l’utilisation d’une seringue d’insufflation Encore. Les systèmes d’irrigation évalués étaient : T-Flow, Dual Port, Hiline, Single Action Pumping System (SAPS) à flux continu, Irri-flo II, Peditrol et une simple seringue de 60mL. Chaque système d’irrigation était connecté à un urétéroscope souple Olympus URF-V2, ayant un canal opérateur de 3,6-Fr, qui était positionné dans un modèle artificiel de rein. Chaque participant devait exercer la pression maximale possible avec chaque système d’irrigation. La pression était mesurée avec un canal opérateur d’urétéroscope vide, avec fibre laser et avec panier.


Résultats

La pression maximale était obtenue avec la seringue de 60mL tandis que la plus faible l’était avec le système à flux continu SAPS, p <0,0001. Quel que soit le système d’irrigation, la pression d’irrigation maximale était statistiquement plus faible lorsque le canal opérateur de l’urétéroscope était occupé par une fibre laser ou un panier par rapport au canal opérateur vide, p <0,0001. Tableau 1. La pression maximale était d’autant plus importante que la force individuelle de base était élevée, quel que soit le système d’irrigation et quelle que soit l’occupation du canal opérateur par un instrument ou non. Aucune différence n’était cependant observée entre ces groupes pour le système T-Flow. Tableau 2.


Conclusion

Cette étude démontre que des niveaux importants de pression peuvent être atteints avec les systèmes d’irrigation lors d’une urétéroscopie souple, celle-ci étant d’autant plus importante que le canal opérateur de l’endoscope est vide. L’influence de la force de l’assistant contrôlant le système d’irrigation lors de l’intervention est majeure puisque des pressions importantes sont atteintes quel que soit le système d’irrigation et quelle que soit l’occupation du canal opérateur par un instrument ou non.

Mots clés:
S. / S. / L. / O. / B.
Facteurs de risque d’échec d’insertion de gaine d’accès urétérale : étude sur 594 procédures
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 764, suppl. 13


Objectifs

Les gaines d’accès urétérales (GAU) ont été développées pour faciliter les procédures d’urétérorénoscopie souple (URSS). Leur utilisation permet d’avoir un accès rapide et sécurisé au bassinet tout en diminuant les pressions intra-rénales et améliorant la vision. L’usage des GAU 12/14F (diamètre externe 14F) est largement répandu mais peut parfois échouer lors de son insertion dans l’uretère. Nous avons étudié les facteurs de risque d’échec d’insertion de GAU 12/14F lors des procédures d’URSS.


Méthodes

Tous les patients ayant bénéficié d’une tentative d’insertion de GAU 12/14F au cours d’une URSS de janvier 2010 à janvier 2016 ont été rétrospectivement inclus. L’âge, le sexe, la taille, l’IMC des patients, leurs antécédents urologiques, l’indication d’URSS, le côté, la présence ou non d’une endoprothèse urétérale (JJ), l’expérience de l’opérateur, la réalisation d’une urétéroscopie semi-rigide (URSR) associée et le type de GAU ont été étudiés en analyse uni- et multivariée. Trois différents types de GAU ont été utilisés durant l’étude : une coaxiale [Flexor® (Cook®)] et deux parallèles [Flexor® Parallel™ (Cook®) et ReTrace® (Coloplast®)].


Résultats

Cinq cent quatre-vingt-quatorze tentatives d’insertion de GAU ont été colligées chez 480 patients (sex-ratio : 1,28). Dans 8,6 % des cas (n =51), la tentative de montée de GAU a échoué. Soixante-quatre pour cent des uretères (n =379) étaient préparés par une sonde JJ et 95 % des procédures (n =566) étaient réalisées pour le traitement de calculs. Les facteurs prédictifs d’échec d’insertion de GAU indépendants étaient : l’absence d’URSS antérieure (p =0,02, OR=4,5, IC 95 %[1,3–16,3]), l’absence de sonde JJ préparant l’uretère (p <0,0001, OR=36 IC 95 % [11–117,9]), l’absence d’URSR précédant la montée de GAU (p =0,01, OR=7,4, IC 95 %[1,6–35,2]) et l’utilisation de GAU de type Flexor® Parallel™ (p <0,0001, OR=7,1, IC 95 %[2,8–17,9]). L’âge, le sexe, l’IMC, le côté de la chirurgie ou la longueur des GAU (35 contre 45cm) n’étaient pas des facteurs prédictifs d’échec.


Conclusion

Dans notre série, l’insertion d’une GAU 12/14F en vue d’une URSS a échoué dans 8,6 % des cas. L’absence d’URSS antérieure sur le même rein, de sonde JJ préparant l’uretère, d’URSR lors de l’intervention et l’utilisation d’une GAU de type Flexor® Parallel™ sont des facteurs indépendants d’échec de montée de GAU.

Mots clés:
T. / D. / E. / N. / E.
Classification endoscopique modifiée des lésions urétérales dues aux gaines d’accès urétéral 10/12-Fr (GLCS-PETRA) et suivi à moyen terme
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 765-766, suppl. 13


Objectifs

L’utilisation des gaines d’accès urétéral lors d’une urétéroscopie souple reste débattue. L’incidence des lésions urétérales a été rapportée comme élevée en cas d’utilisation de gaines 12/14-Fr. Nous rapportons dans cette étude une nouvelle classification des lésions urétérales dues à l’utilisation de gaine d’accès urétéral 10/12-Fr ainsi que les résultats du suivi à moyen terme.

Méthodes Au total, 182 urétéroscopies souples ont été incluses prospectivement dans cette étude. Ces dernières ont été réalisées pour le traitement de calculs rénaux entre novembre 2014 et novembre 2016. Des gaines d’accès urétéral 10/12-Fr ont été utilisées à chaque fois.

Une évaluation endoscopique modifiée des lésions urétérales (GLCS-PETRA) a été réalisée à la fin de chaque intervention au moment du retrait de l’endoscope, celle-ci se basant sur :

– le grade de la lésion suivant la classification endoscopique décrite par Traxer et al. ;

– la longueur de la lésion : 5mm ;

– la circonférence de la lésion : 50 % ;

– la localisation de la lésion : uretère lombaire, iliaque et pelvien.

Le suivi échographique était à 3 et 12 mois suivant l’ablation de la sonde JJ.


Résultats

Trente lésions urétérales ont été observées dans 26 uretères (14,2 %). Une seule lésion de grade 3 (atteignant le muscle lisse) a été observée (0,55 %). Les lésions urétérales de haut grade (2–3) étaient observées chez les patients non pré-stentés. Lors du suivi à 3 et 12 mois après ablation de la sonde JJ, aucune dilatation des cavités pyélocalicielles n’a été observée lors de l’échographie rénale réalisée (Figure 1).


Conclusion

L’utilisation de gaines d’accès urétéral 10/12-Fr apparaît peu morbide avec un taux de lésion urétérale de haut grade faible. Une évaluation endoscopique systématique de l’uretère à la fin de chaque intervention est recommandée afin de ne pas connaître une lésion urétérale. La durée d’implantation de la sonde JJ en cas de lésion reste à définir. Aucune conséquence à moyen terme n’a été observée en cas de lésion de haut grade au cours de cette étude.

Mots clés:
S. / S. / A. / E. / O.
Accès caliciel inférieur complexe et déflexion de l’extrémité distale : comparaison entre urétéroscopes souples à fibres optiques et numériques
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 766, suppl. 13


Objectifs

La plupart des urétéroscopes souples (URS-S) de dernière génération, qu’ils soient à fibres optiques ou numériques, ont des déflexions ventrales et dorsales d’environ 270. Malgré cette caractéristique commune, l’accès