Base bibliographique

Sommaire :

Accès caliciel inférieur complexe et déflexion de l’extrémité distale : comparaison entre urétéroscopes souples à fibres optiques et numériques
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 766, suppl. 13


Objectifs

La plupart des urétéroscopes souples (URS-S) de dernière génération, qu’ils soient à fibres optiques ou numériques, ont des déflexions ventrales et dorsales d’environ 270. Malgré cette caractéristique commune, l’accès à un calice inférieur complexe avec angle pyélocaliciel aigu semble inégal entre les différents endoscopes. Comparer l’accès à un calice inférieur complexe et la déflexion de l’extrémité distale entre plusieurs modèles d’urétéroscopes souples.


Méthodes

Deux types d’URS-S ont été utilisés dans cette étude :

– URS-S à fibres optiques : FLEX-X2 (K. Storz), URF-P5, URF-P6 (Olympus) ;

– URS-S numériques : URF-V, URF-V2 (Olympus) ; BOA vision, COBRA vision (R. Wolf) ; FLEX-Xc (K. Storz) ; LithoVue (Boston Scientific).

Pour tester l’accès caliciel inférieur avec angle pyélocaliciel aigu entre les différents urétéroscopes, un simulateur in vitro a été utilisé pour réaliser ces expériences : la K-Box (Porgès-Coloplast). Pour comparer la déflexion maximale de l’extrémité distale de chaque urétéroscope, ces derniers ont été introduits dans une gaine d’accès urétérale puis l’angle de déflexion a été mesuré lorsque l’extrémité distale était sortie de 1, 2, 3 puis 4cm en dehors de la gaine (Fig. 1).


Résultats

L’accès caliciel inférieur complexe a été possible pour tous les URS-S à fibres optiques, hormis l’URF-P6, tandis que seul l’urétéroscope numérique Flex Xc y est parvenu (Figure 2). Concernant la déflexion de l’extrémité distale des URS-S, les URS-S à fibres optiques avaient une meilleure déflexion maximale que les URS-S numériques, sauf le Flex Xc qui avait des résultats similaires. La différence moyenne de déflexion maximale était de 21 en faveur des URS-S à fibres optiques (Tableau 1). L’urétéroscope obtenant le meilleur score était le Flex X2 (meilleure déflexion maximale) tandis que celui qui avait le score le plus faible était l’URF-V2 (moins bonne déflexion maximale).


Conclusion

Les résultats de l’accès caliciel inférieur complexe et de la déflexion maximale de l’extrémité distale étaient moins bons pour les URS-S numériques par rapport aux URS-S à fibres optiques. En d’accès difficile à un calice inférieur, il semble préférable d’utiliser un URS-S à fibres optiques.

Mots clés:
S. / L. / O. / M.
Adénocarcinome prostatique localisé : jusqu’où aller dans le traitement partiel de la prostate par ultrasons focalisés de haute intensité ? Étude d’une population de 100 cas
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 781, suppl. 13


Objectifs

Comparer les résultats oncologiques et fonctionnels de patients traités pour adénocarcinome de prostate localisé par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) en fonction du volume traité.


Méthodes

Étude monocentrique prospective de février 2014 à avril 2017 incluant tous les patients ayant bénéficié d’un traitement partiel de la prostate par HIFU Focal One® pour adénocarcinome prostatique localisé en primo-traitement. Les données pré- et peropératoires (±50 % de la prostate traitée) sont décrites au Tableau 1. Le critère d’échec est une biopsie de contrôle positive. La biopsie de contrôle a été décidée lorsque le ratio : PSA postopératoire/PSA préopératoire était supérieur au ratio : volume traité/volume mesuré ou que le taux de PSA de suivi était supérieur à NADIR+2.


Résultats

Sur 100 patients inclus, 98 avaient un volume traité mesuré : 44 patients (groupe 1) ont eu un volume de traitement inférieur à 50 % de leur volume prostatique (volume médian prostatique : 30,4cm3 [5,15–79,2]) et 54 patients ont eu plus de 50 % de leur prostate traitée (28,8cm3 [9,25–52,9]). Les patients du groupe 2 étaient plus âgés : 72 ans [54–84] contre 6 ans [53–80], p =0,01. Il n’y avait pas de différence statistiquement significative entre les deux groupes concernant la densité de PSA initial, le stade de d’Amico. Avec une médiane de suivi de 12 mois, les résultats oncologiques étaient meilleurs dans le groupe 2 : PSA médian à trois mois et six mois, taux de biopsie positive (10 % vs 28,5 %, p =0,05). Les effets secondaires n’étaient pas différents selon le groupe (Tableau 2).


Conclusion

En présence d’un adénocarcinome prostatique localisé, les résultats du traitement partiel de la prostate sont en rapport avec le volume traité. Cette constatation doit conduire à mieux définir les critères de sélection et de traitement lors de traitements focaux ou partiels pour adénocarcinome prostatique localisé.

Mots clés:
C. / B. / M. / J.-B. / N.
Altération de la fonction rénale après néphrectomie, comparaison de 3 populations : néphrectomie pour don vivant, néphrectomie élargie et néphrectomie partielle pour cancer
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 776, suppl. 13


Objectifs

Le risque d’apparition ou d’aggravation d’une insuffisance rénale chronique (IRC) est très variable selon le type de néphrectomie, l’indication et les comorbidités du patient. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de 3 types de néphrectomies sur la fonction rénale : néphrectomie élargie (NE) et partielle (NP) pour cancer, néphrectomie pour don vivant (DV), et de définir les facteurs prédictifs d’IRC.


Méthodes

Étude rétrospective et monocentrique incluant les patients ayant subi une néphrectomie dans notre centre entre 2007 et 2015. Nous avons inclus 354 néphrectomies : 177 néphrectomies élargies (NE), 86 néphrectomies partielles (NP) et 91 néphrectomies pour don vivant (DV). Le critère de jugement principal était le débit de filtration glomérulaire (DFG) évalué selon le MDRD, en préopératoire et à 1 an. Le stade d’IRC était déterminé selon la classification de l’HAS :

– Stade 1DFG>90mL/min ;

– Stade 2 DFG 60–89mL/min (IRC débutante) ;

– Stade 3 DFG 30–59mL/min (IRC modérée) ;

– Stade 4 DFG 15–29mL/min (IRC sévère) ;

– Stade 5DFG<15mL/min (IRC terminale).


Résultats

Le suivi médian était de 24 mois. L’âge, l’IMC, le score de Charlson, les facteurs de risque cardiovasculaires et la créatininémie préopératoire étaient significativement inférieurs dans la cohorte DV. Il n’y avait de différence entre les cohortes NP et NE. La variation moyenne du DFG à 1 an après NE, NP et DV était respectivement de–23,6mL/min (p <0,001),–8,94mL/min (p =0,003) et–26,57mL/min (p <0,001). À 1 an, l’apparition d’une IRC modérée était respectivement de 61 %, 20 % et 33 % dans les groupes NE, NP et DV. Par rapport à une NP et un DV, une NE entraînait une perte supplémentaire de DFG de respectivement 17,92mL/min (p <0,001) et 6,82mL/min (p =0,034). Les facteurs pronostiques d’altération de la fonction rénale, tous types d’interventions confondues étaient le diabète (p <0,001) et le DFG préopératoire bas (p <0,001).


Conclusion

Pour minimiser l’impact de la chirurgie sur le DFG, un traitement conservateur devrait être privilégié chaque fois que possible, et ne pas être compromis par le choix d’une technique ou d’une voie d’abord. Une néphrectomie pour DV entraîne une perte de DFG de 25–30mL/min et impose une sélection stricte des donneurs pour limiter l’apparition d’une IRC même modérée.

Mots clés:
P. / R. / V. / G. / E.
Amputation totale de verge pour cancer et uretrostomie périnéale en centre expert
2017
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 811, suppl. 13


Objectifs

Le cancer de la verge est une tumeur rare en Europe représentant 0,5 % des tumeurs malignes. Le traitement de référence est la pénectomie partielle ou totale suivant l’extension tumorale, mais reste peu pratiqué et connue en raison du nombre faible d’indications. L’objectif de ce travail est de présenter la technique chirurgicale d’amputation totale de verge pour cancer avec urétrostomie périnéale, réalisée par un chirurgien expert.


Méthodes

Il s’agit d’un patient de 56 ans diagnostiqué d’un carcinome épidermoïde de verge pT3 N3 M1 de grade 4 de Browers. Une amputation partielle de verge a été réalisée, en marge saine puis six cures de chimiothérapie (TIP) administrées avec une bonne réponse clinicoradiologique. Un curage inguinal bilatéral avait été réalisé 6 mois après. Un an plus tard, diagnostic de récidive locale avec envahissement urétral et adénopathies douloureuses scrotales, posant l’indication d’amputation totale de la verge avec urétrostomie périnéale.


Résultats

La verge est disséquée jusqu’aux corps caverneux puis les corps caverneux ainsi que l’urètre bulbaire sont disséqués. La technique proposée est le plus anatomique possible en disséquant les principaux vaisseaux nourriciers de façon à pourvoir obtenir la meilleure hémostase possible avec l’exérèse la plus complète possible. Pour l’urétrostomie périnéale, un lambeau cutané en U inversé est réalisé pour réduire le risque de sténose postopératoire.


Conclusion

Les chirurgies de tumeur de verge sont rares et spécifiques et doivent être réalisées en centre expert afin d’assurer le meilleur résultat au niveau oncologique mais aussi fonctionnel.

Mots clés:
I. / J.-E. / A. / N. Morel
Analyse épidémiologique des 1799 patients traumatisés rénaux de l’étude multicentrique nationale TRAUMAFUF
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 699, suppl. 13


Objectifs

Le traumatisme rénal (TR) est le traumatisme génito-urinaire le plus fréquent : 10 % des cas de traumatisme abdominal. L’objectif de cette étude était d’analyser l’épidémiologie et les caractéristiques démographiques et traumatiques des traumatisés rénaux (TR) sur une durée de plus de 10 ans.


Méthodes

Étude multicentrique rétrospective nationale (TraumAFUF) incluant tous les patients pris en charge pour traumatisme du rein dans 20 centres hospitaliers entre 2000 et 2015. Les traumatismes iatrogènes étaient exclus de l’étude. L’ensemble des données démographiques, des circonstances du traumatisme et des données de la prise en charge et de l’évolution ont été analysés. Au total, 1799 (1431 hommes/268 femmes) patients ont été inclus, d’âge moyen 33,7 (±19,1) ans. Quinze pour cent des TR étaient de moins de 17 ans. Au total, 33,4 % étaient de haut grade (grade AAST>3).


Résultats

Les TR étaient non pénétrants dans 95,5 % des cas, 42,3 % étaient des AVP, 26,6 % des accidents sportifs et 2,5 % une tentative de suicide. Respectivement 50,1 % et 47,4 % des TR avaient hématurie macroscopique et des lésions viscérales associées, 84,5 % étaient stables hémodynamiquement. Soixante-treize pour cent avaient un scanner injecté initial. Si plaie urinaire au scanner : 28,5 % des patients avaient un drainage. Respectivement 9,8 % et 9,5 % des traitements initiaux étaient chirurgicaux et radiologiques. Une imagerie de contrôle était réalisée dans 70 % des cas chez un patient asymptomatique. La durée moyenne de séjour était de 14,9jours. En cas d’hématurie initiale, le grade du TR était significativement plus sévère (37,5 % vs 29,2 %, p <0,005), et l’hémodynamique plus instable (15,8 % vs 9,6 %, p <0,0001). Les principales différences de prise en charge entre les TR de haut grade survenu entre les périodes 2000–2009 et 2010–2016 sont présentées dans le Tableau 1.


Conclusion

La connaissance de l’épidémiologie des TR pourrait améliorer la connaissance et la prise en charge des traumatismes rénaux en France.

Mots clés:
X. / B. / G. / B. / C.
Analyse par spectroscopie Raman des lithiases urinaires en milieux biologique (ARALUB) : résultats préliminaires de l’étude de faisabilité
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 749, suppl. 13


Objectifs

Le diagnostic de la composition des lithiases urinaires est la clé de voûte dans le traitement préventif de la maladie lithiasique. À ce jour, l’examen de référence est la spectroscopie infrarouge (SPIR) associée à l’étude morphologique. L’objectif de cette étude était d’évaluer la faisabilité d’un diagnostic par spectroscopie Raman des lithiases urinaires en milieu biologique grâce à une fibre laser dédiée.


Méthodes

Un ensemble de calculs a été analysé par la technique de référence (SPIR+analyse morphologique). Les plus purs (>85 % de même composant) ont été sélectionnés pour être analysés par spectroscopie Raman sur une plate-forme dédiée. Une analyse dans l’air ambiant a d’abord été réalisée pour obtenir les spectres caractéristiques de chaque composant. Si des spectres caractéristiques étaient visualisés, une analyse en milieu urinaire était réalisée à différentes dilutions afin d’optimiser la concentration minimale de protéines du milieu permettant l’obtention des spectres caractéristiques. Une analyse Raman grâce à une fibre laser de faible diamètre était ensuite réalisée.


Résultats

Sept types de calculs identifiés comme purs à plus de 85 % par l’analyse SPIR (weddellite, whewellite, struvite, brushite, carbapatite, cystine et acide urique) ont été analysés ensuite sur une plate-forme Raman dédiée : une signature spectrale Raman a pu être obtenue pour chaque calcul sur au moins trois échantillons de chaque (Tableau 1). L’analyse en milieu urinaire a été réalisée avec différentes dilutions (10 %, 25 %, 50 %, 80 %). Les spectres, bien que d’intensité inférieure, étaient retrouvés pour les différents types de lithiases. Néanmoins, les calculs de brushite de weddellite et whewellite comportaient beaucoup de fluorescence ne permettant pas toujours d’obtenir la signature spectrale. L’analyse grâce une fibre laser ne permettait d’obtenir une signature spectrale de tous les échantillons.


Conclusion

Les résultats préliminaires de l’étude ARALUB confirment la possibilité d’utiliser la spectroscopie Raman pour l’analyse de la composition des lithiases urinaires en milieu biologique. Néanmoins, certaines entités restent difficiles à analyser du fait d’une fluorescence importante. Le milieu urinaire n’a pas modifié les résultats des analyses excepté en présence de sang ou de forte concentration de protéines.

Mots clés:
B. / I. / D. / D. / S.
Analyse prospective de l’impact psychosocial de la maladie de Lapeyronie
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 689-690, suppl. 13


Objectifs

Il existe une littérature croissante axée sur l’impact psychologique et la santé mentale des hommes atteints de la maladie de Lapeyronie (ML). L’objectif de notre étude était d’évaluer l’impact de la maladie de Lapeyronie sur la santé psychologique des hommes.


Méthodes

Les patients ont reçu 3 questionnaires validés lors de la première visite : le questionnaire Self-Esteem and Relationship (SEAR) comprend 5 composantes, les scores sont normalisés en une échelle de 0–100, les scores plus élevés étant plus favorables ; l’Échelle de dépression du Centre d’étude épidémiologique (CES-D) ; le questionnaire sur la maladie de Lapeyronie (PDQ) 3 domaines, les symptômes psychologiques et physiques, la douleur, le score de gène. Une analyse multivariée a été utilisée pour explorer les prédicteurs de dépression. Les facteurs entrant dans le modèle incluaient : âge, orientation sexuelle, degré de courbure ; La durée de la ML à la présentation, la présence de la déformation complexe, la perte de longueur, la longueur du pénis, la douleur, et la capacité de pénétrer.


Résultats

Au total, 204 hommes ont été analysés (Tableau 1). Vingt-cinq pour cent de l’échantillon atteignait le seuil de dépression du CES-D : 13 % modéré, 12 % sévère. Les scores du SEAR et du PDQ sont présentés dans le Tableau 2. Les scores SEAR étaient semblables aux scores SEAR rapportés par les hommes atteints de troubles érectiles modérés à sévères. Les scores PDQ étaient similaires aux scores PDQ rapportés dans les études Xiaflex (IMPRESS I & II). En analyse multivariée, les scores CES-D élevés étaient liés à l’incapacité de pénétrer (β =0,18, p =0,04). Les scores SEAR faibles étaient liés à l’incapacité de pénétrer (β =–0,30 p =0,01) et une plus grande courbure (β =–0,25, p =0,04). Les scores élevés du PDQ étaient liés à une plus grande courbure (β =0,33, p =0,02) et à la perte ressentie de longueur de pénis (β =0,24, p =0,06) et incapacité à pénétrer (β =0,22 p =0,09).


Conclusion

Ces données soulignent la prévalence significative de la dépression chez les patients atteints de ML. Les prédicteurs communs de troubles psychologiques étaient l’incapacité de pénétrer, une plus grande courbure et une perte ressentie de la longueur du pénis. Les questionnaires sur la qualité de vie dans la pratique clinique pourraient bénéficier à certains patients et entraîner dans certains cas des consultations spécialisées.

Mots clés:
J.-E. / L. / C. / J.
Analyse transcriptomique d’un panel de gènes dans le cancer de la prostate et implication de la déméthylase JMJD3 et de la méthyltransférase EZH2
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 719, suppl. 13


Objectifs

La marque épigénétique H3K27me3 et ses régulateurs, la méthyltransférase EZH2 et la déméthylase JMJD3 jouent un rôle important dans la progression tumorale prostatique. Le but de l’étude a été de déterminer le niveau transcriptionnel des gènes enrichis en H3K27me3 dans le cancer de la prostate et d’identifier l’impact de JMJD3 et d’EZH2 par déplétion chimique afin de comprendre leur implication sur la régulation ces gènes.


Méthodes

Une étude par microarrays a permis d’établir la distribution de H3K27me3 à l’échelle du génome en relation avec les paramètres clinicopathologiques dans le cancer de la prostate. Le profil d’expression d’une vingtaine de gènes a été étudié par analyse transcriptomique à l’aide de TaqMan Low Density Arrays (TLDA) sur des biopsies de prostate représentant deux groupes tumoraux (score de Gleason>7 et ≤7) et un groupe sain. De plus, trois lignées continues tumorales prostatiques (DU 145, PC-3 et LNCaP) ont été traitées avec des inhibiteurs pharmacologiques de JMJD3 (GSK-J4) ou d’EZH2 (DZNeP) pour déterminer leur implication sur l’expression de la vingtaine de gènes étudiés.


Résultats

L’étude des biopsies montre une discrimination significative de l’expression de l’ensemble des gènes étudiés entre les différents types tumoraux ainsi qu’avec le groupe sain. De plus, six gènes ressortent davantage de cette étude selon les différents groupes cliniques : JMJD3, EZH2, MGMT, TRA2A, U2AF1 et RPS6KA2. L’étude in vitro a tout d’abord permis de déterminer l’IC50 de la molécule GSK-J4 à 48h de traitement sur les trois lignées DU 145 (22,9μM), PC-3 (3,5μM) et LNCaP (3,9μM). Par ailleurs, le traitement au DZNeP est réalisé pendant 72h à 10μM. Les résultats montrent une différence de sensibilité au GSK-J4 significative selon les lignées. En effet, l’expression du pool de la vingtaine de gènes se trouve significativement diminuée dans les LNCaP contrairement aux PC-3 et DU 145.


Conclusion

Cette étude permet de mieux comprendre l’impact de la marque épigénétique H3K27me3 et de ces régulateurs, JMJD3 et EZH2, sur l’expression transcriptionnelle des gènes impliqués dans le cancer de la prostate afin d’identifier de potentiels nouveaux marqueurs. De plus, l’utilisation d’« épidrugs », comme le GSK-J4 ou le DZNeP, permettra de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Mots clés:
M. / M. / Y. / F. / D.
Approche multimodale d’un adénocarcinome de l’ourache localement avancé
2017
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 810, suppl. 13


Objectifs

Présenter une technique de cystectomie partielle robotisée avec curage pelvien extensif.


Méthodes

Approche robotisée. Exérèse in sano. Curage pelvien étendu.


Résultats

Exérèse complète. Bonne récupération fonctionnelle. FOLFOX adjuvant.


Conclusion

L’approche robotisée offre l’avantage de réaliser une reconstruction vésicale de manière reproductible et d’effectuer un curage extensif en chirurgie mini-invasive.

Mots clés:
Q. / J. / D. / C. / J.
Artério-embolisation sélective versus tumorectomie dans le traitement des angiomyolipomes
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 774-775, suppl. 13


Objectifs

Le traitement optimal des angiomyolipomes (AML) du rein reste débattu. Historiquement, une intervention étaient recommandée lorsque la taille était supérieure à 4cm. Les deux options thérapeutiques les plus répandues sont la néphrectomie partielle (PN) et l’artério-embolisation sélective (AES). Cependant, les études comparatives sur leurs indications, avantages et efficacité sont rares. Dans cette étude, notre objectif était de comparer ces deux options thérapeutiques.


Méthodes

Les résultats de patients qui ont été pris en charge pour des AML par une NP (n =191) ou AES (n =51) ont été analysés rétrospectivement. Le critère de jugement principal était le succès thérapeutique défini comme l’absence d’un traitement secondaire du même type ou de type différent (absence de réintervention). Les critères secondaires étaient les complications post-interventionnelles et la préservation de la fonction rénale (perte de DFG). Les complications et la fonction rénale étaient évaluées selon la classification de Clavien-Dindo et la formule MDRD, respectivement. Un modèle de régression logistique uni- et multivarié a été utilisé pour prédire les facteurs de réintervention.


Résultats

Les caractéristiques générales de la population étudiée sont résumées dans le Tableau 1. La durée d’hospitalisation était plus courte dans le groupe AES (moyennes : 4,3±1,6 vs 3,14±3,5jours ; p =0,004) de même que les pertes sanguines. Les complications post-interventionnelles prises globalement (PN :15, 1 vs AES : 13,3 % p =0,09) ou stratifiées selon la classification de Clavien-Dindo (p =0,62) étaient identiques dans les deux groupes. Après un suivi moyen identique entre les deux groupes (33±44 vs 40±44 mois ; p =0,3), il existait une perte globale moyenne de DFG de 7,7±26mL/min/1,73m2 (p =0,001). Cette perte était identique entre les deux options thérapeutiques (PN : 6,87±26 vs AES : 11,56±23 ; p =0,36). En revanche, le nombre de réinterventions était plus important dans le groupe AES (41,6 % vs 4,7 ; p <0,0001). Sur le modèle statistique, l’analyse univariée et multivariée a confirmé que le mode de traitement par AES était associé à une réintervention (Tableau 2).


Conclusion

Cette étude a permis de mettre en évidence les avantages et les inconvénients des deux traitements les plus fréquents de l’angiomyolipome. La PN a plus de morbidité opératoire avec des pertes sanguines et une durée d’hospitalisation plus longue. L’AES permet de contrôler rapidement les hématomes du rétropéritoine mais elle est associée à un taux de réintervention plus important. Enfin, les deux traitements semblent avoir les mêmes résultats sur la préservation de la fonction rénale.

Mots clés:
I. / G. / A. / P. / L.
Assistance médicale électronique pour les urologues en formation ; une innovation à but éducatif
2017
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 807, suppl. 13


Objectifs

Les dossiers de santé électronique (DSE) sont devenus une nécessité dans la pratique quotidienne des médecins. Il est recommandé que les programmes de formation en soins de santé incluent les DSE dans leur curriculum afin de préparer les résidents en formation à leurs expériences cliniques. La plupart des résidents ne sont pas à jour avec les récentes lignes directrices sur la gestion des patients, comme ils dépensent plus de 40 % de leur temps devant un écran d’ordinateur remplissant les données DES.


Méthodes

Plusieurs “Guidelines” internationaux en uro-oncologie ont été encodées et intégrées dans un assistant médical électronique avancé (AME). Cela permet au logiciel de guider le stagiaire à travers plusieurs étapes afin de résoudre un cas clinique. Quand plusieurs modalité de traitement sont valable, le logiciel peut aider dans la décision clinique en fournissant des points favorables ou non favorables à un certain plan de gestion. Toutes les évaluations sont effectuées après une analyse approfondie du DSE et en tenant compte du profil personnalisé du patient et des co-morbidités.


Résultats

Cet article décrit un système de DSE entièrement fonctionnel qui est avantageux pour l’éducation médicale en raison de ses qualités interactives. Comme le logiciel est encodé avec des “Guidelines” internationaux et mis à jour d’une manière régulière, le logiciel aidera à éviter des erreurs de pratique médicale à maintenir les résidents en formation à jour avec les développements récents dans la pratique clinique (Figure 1, Figure 2).


Conclusion

L’utilisation d’un assistant électronique lors de la formation d’urologie est une innovation qui facilitera l’apprentissage en guidant les rencontres avec les patients et en assistant au plan de gestion. Une évaluation et une recherche complémentaires sont en effet nécessaires pour évaluer l’efficacité du programme dans la pratique quotidienne.

Mots clés:
F. / F. / S. / J. / I.
Association entre l’agressivité histologique du cancer de la prostate localisé et les stéroïdes sexuel : résultats de l’étude ANDROCAN
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 676, suppl. 13


Objectifs

Dans le cancer localisé de la prostate (PCa), l’impact des concentrations des stéroïdes sexuels sur l’agressivité du cancer est débattu, certains auteurs rapportant une association à la testostéronémie totale (TT), biodisponible (BT) ou à l’estradiol (E2). Nous avons comparé les profils sériques préopératoires des hormones sexuelles et les caractéristiques pathologiques chez les patients atteints de PCa localisés selon la prédominance du grade de Gleason 4 sur la pièce de prostatectomie.


Méthodes

Une nouvelle grande étude de cohorte prospective de 1343 patients (âge : 63,9 ans, taille : 175cm, poids : 82,2kg, IMC : 26,8 30kg/m2, circonférence abdominale : 101cm) ayant un PCa localisé, recrutés dans 4 centres urologiques en France, de 6/2013 à 6/2016. Les paramètres du syndrome métabolique (SM) ont été recueillis. Le dosage de TT, BT, T libre (freeT), DHT, Δ5, Δ4, E1 et E2 ont été effectué par spectrométrie de masse en phase gazeuse. Une évaluation centralisée des données pathologiques (prédominance du grade de Gleason 4 [PrdGP4] stade) a été effectuée.


Résultats

La cohorte a été divisée en 2 groupes :

– le 1er groupe se composait de patients ayant prédominance du grade 3 de Gleason [i.e. scores de Gleason≤7 (3+4)] ;

– le 2nd avait une prédominance du grade 4 de Gleason [i.e. scores de Gleason≥7 (4+3)].

Les patients ayant les cancers les plus agressifs (PrdGP4) étaient significativement plus âgés et avaient un PSA supérieur. Les concentrations de TT et d’E2 ne différaient pas entre les deux groupes. En revanche, celles de BT et de Free T étaient inférieures chez les patients PrdGP4. Une différence significative dans la concentration de SHBG entre les patients à PrdGP4 et ceux à PrdGP3 a été observée, conférant à la SHBG un rôle clé dans la sélection des patients à haut risque d’un PCa agressif (Tableau 1).


Conclusion

L’étude ANDROCAN, plus importante étude de cohorte prospective mondiale sur l’association entre les concentrations des stéroïdes sexuels et les caractéristiques du CaP localisés, montre qu’une diminution de la BT définie une population à risque de PCa agressif. Par conséquent, pour la prise de décision thérapeutique, en plus de la TT, la BT devrait être évaluée pour la prise en charge du PCa localisé. En revanche, l’E2 n’a pas lieu d’être prise en considération.

Mots clés:
Y. / H. / M. / M. / S.
Campagnes de lutte contre les fistules obstétricales au Cameroun : expérience et leçons
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 753, suppl. 13


Objectifs

Le but de ce travail était de rendre compte de notre expérience camerounaise dans la prise en charge des FO en utilisant un lambeau de voisinage en vue d’améliorer la continence et de prévoir éventuellement une chirurgie de pose de bandelettes dans les fistules cervicale, cervico-vaginale et uréthro-vaginale, de proposer des solutions aux défis et contraintes de cette chirurgie et de ressortir les perspectives pour la meilleure prise en charge et souligner l’intérêt de l’approche transfrontalière.


Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective avec un volet rétrospectif conduit dans six formations sanitaire du Cameroun pendant une période de 10 ans. Ont été inclus toutes les patientes présentant une fistule associée à des lésions cervico-uréthrale et chez qui la technique de lambeau de voisinage a été appliquée.


Résultats

La technique a été appliquée chez 84 patientes âgées de 14 à 44 ans. Quatorze jours après ablation de la sonde urinaire, nous avons observé 15 cas de persistance de fistules. La sonde urinaire a été maintenue pendant 30jours et à 3 mois, nous avons pu récupérer 9 cas. À 12 mois, 9 cas d’incontinence ont persisté, au total, nous avons enregistré 82,1 % de réussite, une diminution de la durée opératoire, les pertes sanguines minimes car aucune transfusion n’est enregistrée et le nombre de consommables considérablement réduit.


Conclusion

L’utilisation du lambeau de voisinage permet de respecter le sphincter strié de l’urètre. C’est une technique facile et accessible pour tous les chirurgiens dans les situations d’isolement. La FO est un problème de santé publique au Cameroun. Le succès de la chirurgie est un problème de tous les membres du circuit de prise en charge et pour cela un faut renforcer le partenariat et réseaux de lutte contre les FO.

Mots clés:
J.B. / P.
Cancers urinaires et polyexpositions aux cancérogènes en milieu professionnel : résultats de l’enquête permanente du GISCOP93
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 667, suppl. 13


Objectifs

Le Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle en Seine-Saint-Denis (GISCOP93) mène depuis 2002 une enquête permanente auprès de patients résidant en Seine-Saint-Denis et nouvellement diagnostiqués pour un cancer. Depuis 2012, le GISCOP93 collabore avec la Fédération inter-hospitalière d’urologie de Seine-Saint-Denis qui regroupe l’activité urologique de tous les hôpitaux publics du département pour le recrutement de patients atteints de cancers de la vessie, de cancers de la voie excrétrice supérieure et de cancers du rein.


Méthodes

Suite au passage en réunion de concertation pluridisciplinaire d’onco-urologie des dossiers de cancers du rein et urothéliaux, les coordonnées des patients, l’anamnèse et l’histologie sont communiqués au GISCOP93 (sans restriction sur le métier rapporté, ni l’éventuel tabagisme). Une enquête professionnelle est alors proposée après signature d’un consentement. La méthodologie du GISCOP93 consiste à reconstituer au cours d’un entretien approfondi le parcours professionnel des patients en accédant à l’activité réelle de travail. Ces parcours sont ensuite analysés par un groupe d’experts constitué de médecins du travail, de toxicologues, de chimistes, d’ingénieurs des Caisses régionales d’assurance maladie, de délégués des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) qui identifient et caractérisent les expositions à des substances cancérigènes.


Résultats

La grande majorité des patients a accepté de participer à cette enquête. Depuis mai 2017, les parcours professionnels de 134 patients, atteints de cancer des voies urinaires, ont été reconstitués. À partir de l’analyse qualitative des parcours et des expositions aux cancérogènes trouvées par les experts, il a été mis en évidence l’absence d’une exposition unique mais une importante polyexposition, tous secteurs d’activité confondus et particulièrement pour les travailleurs des métaux. Nos résultats montrent que 38 % des salariés sont exposés de manière importante ; il s’agit surtout de produits de dégradation libérés par les procédés de production comme les fumées dégagées (métallurgie et électrométallurgie). Les cancérogènes les plus fréquemment rencontrés sont par ordre décroissant : amiante, solvants chlorés, hydrocarbures aromatiques polycycliques, huiles de coupe, poussières métalliques, fumées de soudage, silice, plomb, benzène.


Conclusion

La connaissance de l’activité réelle de travail rend possible le repérage des polyexpositions aux cancérogènes et peut contribuer à mettre à jour des travaux à risque, pouvant ainsi déboucher sur des actions de prévention. Ce pourcentage élevé doit motiver les urologues à collaborer avec des structures dédiées permettant de mettre en évidence les maladies professionnelles en particulier pour les cancers urothéliaux et les cancers du rein, même si un tabagisme est associé.

Mots clés:
F. / E. / J. / C.
Caractéristiques anatomopathologiques des tumeurs testiculaires dans une population de patients infertiles traités par orchidectomie partielle
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 737, suppl. 13


Objectifs

Les tumeurs testiculaires découvertes lors d’un bilan d’infertilité sont souvent de faibles volumes. L’orchidectomie totale est le traitement de référence mais une chirurgie partielle peut s’envisager pour sauvegarder du parenchyme testiculaire et maintenir une fonction endocrine et exocrine. L’objectif de cette étude était d’étudier les particularités anatomopathologiques des tumeurs testiculaires chez les patients infertiles et d’étudier la faisabilité d’une orchidectomie partielle en première intention.


Méthodes

Une étude rétrospective multicentrique a permis de rassembler les données issues de patients infertiles, chez qui a été mis en évidence une tumeur testiculaire au cours du bilan d’infertilité. Un total de 32 patients traités par orchidectomie partielle a été inclus. Les patients inclus étaient des hommes de tous âges qui consultaient pour une infertilité avec un spermogramme altéré et chez qui l’examen clinique et/ou une échographie confirmai(en)t le diagnostic de tumeur intratesticulaire. Les patients opérés d’une orchidectomie totale d’emblée ont été exclus.


Résultats

La moyenne d’âge était de 36 ans (IIQ 32–37). La moitié des patients étaient azoosperme (16/32), un quart oligosperme (8/32) et 28 % teratosperme (9/32). Le plus grand axe tumoral échographique était en moyenne de 8,7mm (IIQ 5–10). Un total de 8/32 (25 %) des patients avaient une tumeur maligne (séminome 7/32, 22 % ; tératome 1/32, 3 %) et 24/32 (75 %) avaient une lésion bénigne (Leydigome 23/32, 72 % ; cicatrice fibreuse 1/32, 3 %). L’analyse extemporanée n’avait pas diagnostiqué le caractère malin dans 50 % (4/8), mais avait identifié 88 % (21/24) des tumeurs bénignes. Vingt-cinq pour cent des patients ont eu une orchidectomie totale complémentaire (8/32), dont 6/8 (75 %) parmi les patients atteint d’une tumeur maligne. Sur un suivi moyen de 26,1 mois (IIQ 8–31,3), un patient (3 %) a eu une récidive de type Leydigome homolatéral. Aucun patient n’avait de métastases. Un seul patient a donné paternité (3 %).


Conclusion

Cette étude met en évidence, dans une population de patients infertiles, que des tumeurs de faibles volumes sont en majorité bénignes et de bon pronostic. L’analyse extemporanée restait aléatoire pour affirmer le diagnostic de malignité, mais présentait une bonne sensibilité pour identifier une tumeur bénigne. La sauvegarde de parenchyme testiculaire pourrait donc être envisagée en première intention chez des hommes infertiles avec une possibilité d’orchidectomie totale secondaire.

Mots clés:
S. / X. / S. / V. / F.
Caractéristiques des candidats idéaux à la thérapie focale : comment les identifier avant décision thérapeutique ?
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 675-676, suppl. 13


Objectifs

Déterminer les caractéristiques clinicobiologiques, radiologiques et pathologiques des patients candidats idéaux à la thérapie focale (cancer unifocal pT2a).


Méthodes

Nous avons réalisé une analyse rétrospective d’une base de données multicentrique contemporaine des patients ayant subi une prostatectomie totale et ayant un stade pT2a sur la pièce opératoire. Les critères d’étude étaient les caractéristiques biologiques, cliniques, radiologiques et pathologiques de ces patients, ayant un cancer de prostate unifocal de faible volume.


Résultats

Au total, 376 patients ont été inclus (âge moyen 62,5 ans). Le PSA préopératoire moyen était de 7,5ng/mL (volume prostatique 57mL). En moyenne, 2 carottes biopsies étaient positives avec un score de Gleason 6 dans 77 %, 7 dans 19 %, et 8 dans 3 % des cas (envahissement moyen de l’ensemble des carottes 4 %). Sur l’IRM préopératoire, 11 % des cancers étaient suspects d’envahissement extraprostatique. Sur la pièce opératoire, le score de Gleason final était de 7 dans 33 %, et de 8 dans 3,1 % des cas. Aucune atteinte ganglionnaire n’a été rapportée (pN0).


Conclusion

Les cancers de prostate de faible volume, unifocaux, représentant la cible idéale des thérapies focales, restent difficiles à identifier avant décision thérapeutique. L’IRM surestime d’extension dans 10 % des cas environ. Un seuil de 2 biopsies randomisées positives apparaît comme facteur pathologique important. En revanche, l’extension des indications de traitement focal peut s’envisager aux grades de Gleason plus élevé sous réserve d’une conjonction favorable des autres caractéristiques clinicobiologiques.

Mots clés:
G. / T. / M. / L. / A.
Classification endoscopique modifiée des lésions urétérales dues aux gaines d’accès urétéral 10/12-Fr (GLCS-PETRA) et suivi à moyen terme
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 765-766, suppl. 13


Objectifs

L’utilisation des gaines d’accès urétéral lors d’une urétéroscopie souple reste débattue. L’incidence des lésions urétérales a été rapportée comme élevée en cas d’utilisation de gaines 12/14-Fr. Nous rapportons dans cette étude une nouvelle classification des lésions urétérales dues à l’utilisation de gaine d’accès urétéral 10/12-Fr ainsi que les résultats du suivi à moyen terme.

Méthodes Au total, 182 urétéroscopies souples ont été incluses prospectivement dans cette étude. Ces dernières ont été réalisées pour le traitement de calculs rénaux entre novembre 2014 et novembre 2016. Des gaines d’accès urétéral 10/12-Fr ont été utilisées à chaque fois.

Une évaluation endoscopique modifiée des lésions urétérales (GLCS-PETRA) a été réalisée à la fin de chaque intervention au moment du retrait de l’endoscope, celle-ci se basant sur :

– le grade de la lésion suivant la classification endoscopique décrite par Traxer et al. ;

– la longueur de la lésion : 5mm ;

– la circonférence de la lésion : 50 % ;

– la localisation de la lésion : uretère lombaire, iliaque et pelvien.

Le suivi échographique était à 3 et 12 mois suivant l’ablation de la sonde JJ.


Résultats

Trente lésions urétérales ont été observées dans 26 uretères (14,2 %). Une seule lésion de grade 3 (atteignant le muscle lisse) a été observée (0,55 %). Les lésions urétérales de haut grade (2–3) étaient observées chez les patients non pré-stentés. Lors du suivi à 3 et 12 mois après ablation de la sonde JJ, aucune dilatation des cavités pyélocalicielles n’a été observée lors de l’échographie rénale réalisée (Figure 1).


Conclusion

L’utilisation de gaines d’accès urétéral 10/12-Fr apparaît peu morbide avec un taux de lésion urétérale de haut grade faible. Une évaluation endoscopique systématique de l’uretère à la fin de chaque intervention est recommandée afin de ne pas connaître une lésion urétérale. La durée d’implantation de la sonde JJ en cas de lésion reste à définir. Aucune conséquence à moyen terme n’a été observée en cas de lésion de haut grade au cours de cette étude.

Mots clés:
S. / S. / A. / E. / O.
Comment le prix des traitements oraux de la dysfonction érectile influence-t-il sa fréquence de prise ?
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 687, suppl. 13


Objectifs

Les inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (IPDE5) sont les traitements de première intention de la dysfonction érectile. En moyenne, 35 % des patients traités sont inobservants en raison de son prix élevé.


Méthodes

Étude multicentrique, transversale, à visée descriptive, qui a analysé les réponses à un questionnaire distribué lors de consultation de suivi dans le service d’urologie au CHRU et dans un CHR pendant 12 mois. Les patients étaient inclus s’ils souffraient d’une dysfonction érectile traitée par inhibiteur de la phosphodiestérase de type 5 depuis au moins 3 mois.


Résultats

Soixante-trois questionnaires ont été analysés. Trente-cinq pour cent (n =22) de la population était inobservante au traitement en raison du prix ; parmi cette population, 50 % (n =11) déclaraient y avoir renoncé une fois sur trois et 27 % (n =6) une fois sur deux. Le prix moyen du comprimé était de 8,93€±5,42. Concernant les traitements princeps, le comprimé coûtait 10,46€±5,17 et celui du sildenafil générique 4,93€±3,88 (p =0,001). Les patients observants (n =24) au traitement avaient un score EDITS qui s’élevait à 61,79±23,01 ; celui des patients inobservants (n =39) à 51,68±23,66 %. Trente-neuf pour cent (n =25) des patients ont consulté plusieurs pharmacies pour trouver le prix le plus bas. Ces patients se sont rendus en moyenne dans 2,74 pharmacies (±0,98). Trente et un pour cent (n =19) ont comparé les prix sur des boutiques en ligne, mais seul l’un d’entre eux a fait un achat.


Conclusion

Les patients ne prennent pas leur traitement une fois sur trois, voire une fois sur deux en raison de son prix élevé. Le praticien prescripteur doit être sensibilisé à l’impact du prix des IPDE5 sur l’observance en raison de son non-remboursement.

Mots clés:
E. / R. El / J. / P.
Comparaison de deux protocoles d’antibioprophylaxie pour la biopsie de la prostate : prophylaxie empirique versus prophylaxie ciblée selon la culture rectale
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 730, suppl. 13


Objectifs

Les bactéries résistantes aux fluoroquinolones (FQ) ont été fréquemment identifiées comme causes de complications infectieuses après biopsie de la prostate (BP). L’objectif de ce travail d’étudier la prévalence du portage digestif de bactéries résistantes aux FQ chez des patients proposés pour BP et d’étudier l’intérêt de la prophylaxie ciblée selon la culture rectale sur le taux de complications infectieuses après BP.


Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective qui a randomisé 92 patients proposés pour BP en deux groupes. Groupe I : les patients recevaient une antibioprophylaxie empirique par la ciprofloxacine. Groupe II : un écouvillonnage rectal était réalisé 10jours avant la BP et ces patients recevaient une antibioprophylaxie adaptée selon la culture rectale. La prévalence du portage digestif en germes résistants aux FQ et les mécanismes de résistance étaient étudiés ainsi que les facteurs de risque de portage de germe résistants. Une étude comparative de l’incidence des complications après la BP dans chaque groupe était réalisée ainsi que les souches responsables de complications infectieuses.


Résultats

Il n’y avait pas de différence entre les deux groupes en ce qui concerne l’âge, le volume de la prostate, le taux de PSA, le nombre de carottes de biopsie de la prostate, et le score de comorbidité de Charlson. Pour les patients du groupe II, on a retrouvé 45 % de résistance aux FQ. Les patients ayant une culture résistante aux FQ avaient plus d’antécédents d’infection urinaire et de prise d’antibiotiques au cours des six derniers mois (p =0,032, p =0,018, respectivement). Le taux de complication infectieuse après BP était de 18,7 % dans le groupe I et 4,7 % dans le groupe II (p =0,04). Dans le groupe I, les infections après BP étaient secondaires à des E. coli productrices de BLSE dans 70 % des cas.


Conclusion

La prévalence du portage digestif de bactéries résistantes aux FQ chez les patients proposés pour BP était élevée et les principaux facteurs de risque de résistance étaient l’antécédent d’infection urinaire et la prise d’antibiotiques au cours des six derniers mois. L’utilisation d’une antibioprophylaxie adaptée à la culture rectale a considérablement abaissé notre taux de complication infectieuse après BP.

Mots clés:
A. / A. / K. Ben / A. / A.
Comparaison de la procédure simultanée versus séquentielle pour les séquences prélèvement-transplantation rénale issus de donneur vivant
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 713-714, suppl. 13


Objectifs

Comparer les résultats cliniques entre les transplantations rénales issues de donneurs vivants effectuées simultanément ou séquentiellement dans 2 centres distincts.


Méthodes

Entre mars 2010 et mars 2014, 133 transplantations consécutives au don furent effectuées, dans la même salle opératoire, dans le centre 1 (C1). Cinquante-cinq furent effectuées de manière simultanée au don, dans deux salles opératoires contiguës, dans le centre 2 (C2). Dans les 2 centres, les transplantations étaient effectuées par un seul et même chirurgien expérimenté. Les données démographiques et périopératoires des donneurs et des receveurs furent évaluées puis comparées entre les 2 centres. Les variables nominales ont été comparées par le test du Chi2 ou de Fischer et les variables quantitatives à l’aide du test t de Student. Les survies ont été comparées par le test du log rank .


Résultats

Les donneurs issus des 2 groupes présentaient des caractéristiques démographiques semblables, hormis concernant le coté de prélèvement du greffon : 94,7 % de prélèvements coté gauche dans le C1 vs 76,4 % dans le C2 (p <0,001). Les receveurs du C1 présentaient significativement plus d’antécédents de transplantation et d’ABO incompatibilité par rapport au C2. Comme attendu, les durées d’ischémie froide étaient significativement plus basses dans le C2 (80,5±39,1 vs 230,2±41,8 ; p <0,001). En revanche, aucune différence n’a été retrouvée concernant le risque de rejet aigu et de retard de reprise de fonction (Tableau 1). Avec un suivi médian de 42,1 (12,5–80,2) mois dans le C1 et de 52,2 (5,9–78,4) dans le C2, on ne retrouvait pas de différence concernant la survie des transplants (survie à 78 mois : 77,3 % dans le C1 vs 78,3 % dans le C2, p =0,122) (Figure 1).


Conclusion

Notre étude n’a révélé aucune différence entre les 2 centres pratiquant les transplantations rénales issues de donneur vivant avec une procédure simultanée, ou séquentielle, concernant les résultats pour le transplant. Nos résultats indiquent qu’un un prolongement modéré du temps d’ischémie froide n’a pas d’influence sur les résultats de la transplantation à court et moyen terme. D’autres études sont en cours pour établir s’il existe des différences entre les deux modalités sur le versant médicoéconomiques.

Mots clés:
T. / X. / D. / M. / J.-B.
Comparaison de l’ergonomie chirurgicale entre la chirurgie robotique et la cœlioscopie
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 746, suppl. 13


Objectifs

La chirurgie cœlioscopique est une voie d’abord très utilisée en chirurgie abdominale. Toutefois, la cœlioscopie pourrait induire plus de douleurs musculosquelettiques du chirurgien et majorerait la fatigue physique et mentale par rapport à la chirurgie robotique. L’objectif principal de cette étude est de comparer en pratique clinique l’ergonomie chirurgicale entre la chirurgie robotique et la cœlioscopie.


Méthodes

L’ergonomie chirurgicale a été évaluée chez les urologues, les gynécologues et les chirurgiens pédiatres, entre septembre 2016 et mars 2017, dans un centre expert pour la cœlioscopie et la chirurgie robotique. L’ergonomie physique était quantifiée par l’échelle de Borg, toutes les 30minutes au cours de l’intervention. À la fin de la procédure, l’échelle de la NASA (National Aeronautics and Space Administration) permettait d’objectiver l’ergonomie mentale. Seules les cœlioscopies durant plus d’une heure étaient comparées aux interventions robotiques.


Résultats

Au total, 88 interventions robotiques et 82 cœlioscopies ont été analysées. Au cours des cœlioscopiques, la douleur ressentie était significativement augmentée sur les 7 segments anatomiques. De plus, la gêne augmentait significativement au cours du temps. Les avants bras et le bas du dos étaient les segments les plus douloureux. La charge mentale générale et la performance étaient significativement plus élevées pour une cœlioscopie (p <0,05). Les jeunes chirurgiens rapportaient une diminution de l’effort ressenti (p <0,01), de la charge générale et de l’exigence physique et mentale (p <0,05) après une cœlioscopie par rapport à une chirurgie robotique. Les chirurgiens expérimentés décrivaient une exigence physique plus faible (p <0,05) et se sentaient moins performants (p <0,01) après une chirurgie robotique par rapport à une cœlioscopie.


Conclusion

La chirurgie robotique réduit les douleurs musculosquelettiques. Ces résultats sur l’ergonomie physique se retrouvent aussi bien chez les jeunes chirurgiens que chez les chirurgiens expérimentés. L’ergonomie mentale est en faveur de la cœlioscopie en particulier chez les jeunes chirurgiens.

Mots clés:
V. / F. / J. / A. / H.
Comparaison de l’incidence d’infections urinaires après un bilan urodynamique en fonction du traitement préalable par antibiothérapie d’éventuelles bactériuries asymptomatiques
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 729, suppl. 13


Objectifs

Le traitement des bactériuries asymptomatiques avant bilan urodynamique (BUD) reste controversé. Dans un contexte d’augmentation des antibiorésistances bactériennes en lien avec des antibiothérapies non nécessaires, nous avons pour objectif de comparer l’incidence d’infections urinaires (IU) dans la semaine suivant un BUD dans deux groupes de patients. Dans le premier groupe (groupe A) de patients, ceux présentant une bactériurie une semaine avant BUD étaient traités selon antibiogramme. Dans le deuxième groupe (groupe B), aucun patient avec une bactériurie asymptomatique n’était traité.


Méthodes

Le critère d’inclusion était une consultation en neuro-urologie comprenant un BUD. Les critères d’exclusion comprenaient l’annulation du BUD (refus du patient ou IU manifeste) ou l’injection intradétrusorienne de toxine botulinique lors de la même visite. Un examen de culture bactériologique d’urine (ECBU) prélevé par sondage aller-retour était effectué juste avant le BUD. Les patients étaient contactés par téléphone 7jours après le BUD à la recherche d’un des symptômes suivants : urines troubles et malodorantes, inconfort ou douleur au niveau du rein, de la vessie, ou en urinant, survenue d’incontinence urinaire, fièvre, augmentation de la spasticité, hyperréflexie autonome, malaise, léthargie ou sentiment d’inconfort. Les patients symptomatiques étaient alors traités selon l’antibiogramme d’un nouvel ECBU.


Résultats

Au total, 156 patients ont été vus dont 151 ont été inclus parmi lesquels 46 dans le groupe A et 105 dans le groupe B. Les deux groupes étaient comparables (cf. Tableau 1). La prévalence d’une bactériurie asymptomatique lors de la consultation atteignait 22,0 % dans le groupe A et 29,5 % dans le groupe B. À une semaine, 15 patients n’étaient pas joignables (5 dans le groupe A et 10 dans le groupe B), 3 patients présentaient des symptômes d’IU, mais aucun avec état fébrile. Parmi les 3 patients symptomatiques, 2 ont présenté une IU prouvée par ECBU. Ces résultats sont détaillés dans le Tableau 2. En définitive, l’incidence d’IU après BUD a été calculée à 2,44 % et 1,05 % dans les groupes A et B, respectivement. Le taux d’IU chez les patients avec vessie neurogène est de 0 % dans les deux groupes.


Conclusion

Bien que la prévalence des bactériuries asymptomatiques soit élevée chez les patients prévus pour un BUD, nous avons pu démontrer que, d’une part, que l’incidence d’IU après BUD est inférieure à 1,5 % sans effet bénéfique de l’antibiothérapie préalable et que, d’autre part, aucune IU fébrile n’a été reportée. Il semble donc que le traitement préalable au BUD des bactériuries asymptomatiques soit superflu. Une étude à plus large échelle reste toutefois nécessaire pour confirmer ces résultats.

Mots clés:
L. / N. / P. / B.
Comparaison des caractéristiques et de la prise en charge des traumatismes rénaux entre la population adulte et pédiatrique
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 698-699, suppl. 13


Objectifs

Les traumatismes rénaux représentent les traumatismes génito-urinaires les plus fréquents. À l’âge pédiatrique, les lésions sont classiquement décrites comme différentes en raison, notamment des lésions associées et du mécanisme lésionnel. Néanmoins, il n’existe aucune donnée dans la littérature comparant ces traumatismes et leur prise en charge en fonction de l’âge. L’objectif de cette étude était de comparer les caractéristiques des traumatismes rénaux chez l’adulte et l’enfant.


Méthodes

Une étude multicentrique rétrospective nationale (TRAUMAFUF) a été conduite, incluant tous les patients pris en charge pour traumatisme du rein dans 15 centres hospitaliers entre 2005 et 2015. Les traumatismes iatrogènes étaient exclus de l’étude. Parmi les 1797 patients, 156 étaient âgés<15 ans et 1641 âgés>15 ans permettant de constituer nos 2 groupes. Les groupes étaient comparés et analysés par les tests t de Student et Chi2.


Résultats

Une hypotension artérielle initiale était constatée chez 6,4 % vs 14,0 % (p =0,006) respectivement chez l’enfant et l’adulte. Le taux de traumatismes rénaux de haut grade (AAST 3, 4 et 5) et de dérivation urinaire par sonde urétérale étaient similaires (53,9 vs 59,6 % ; p =0,18) et (7,1 % vs 5,1 % ; p =0,34), respectivement chez l’enfant et l’adulte. Aucune différence n’était observée sur la prise en charge urologique initiale : surveillance (89,7 % vs 84,5 % ; p =0,07), radio-embolisation (9,7 % vs 5,7 % ; p =0,11) et chirurgical (3,8 % vs 5,1 % ; p =0,56). Le taux de lésions viscérales associées était similaire (44,9 % vs 47,3 % ; p =0,62) mais les lésions osseuses augmentaient chez l’adulte (21,2 % vs 44,9 % ; p =0,0001). Le premier lever était plus précoce chez l’adulte (7,0 vs 6,3jours ; p =0,028). Aucune différence n’était observée sur la durée d’hospitalisation (11,9 vs 15,1jours ; p =0,08), le nombre de décès (1,9 % vs 3,4 % ; p =0,48) et les complications à long terme (6,8 % vs 4,1 % ; p =0,21) respectivement chez l’enfant et l’adulte.


Conclusion

Bien que les adultes présentent d’avantage de polytraumatismes et d’instabilité hémodynamique au diagnostic, la population pédiatrique présente le même profil de traumatisme rénal mais un premier lever plus tardif, ce qui n’entraîne aucune différence sur la prise en charge urologique, ni sur la morbi-mortalité post-traumatique.

Mots clés:
P. / O. / A. / S. / X.
Comparaison des pressions maximales atteintes entre systèmes d’irrigation d’urétéroscopie souple dans un modèle in vitro
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 764-765, suppl. 13


Objectifs

Lors d’une urétéroscopie souple, différents systèmes d’irrigation peuvent être utilisés afin d’augmenter le flux d’irrigation pour améliorer la visibilité lors de l’intervention. Cependant, cette augmentation du flux d’irrigation se fait au détriment d’une augmentation de la pression intra-pyélique, potentiellement morbide. L’objectif de cette étude a été de comparer les pressions maximales atteintes par différents systèmes d’irrigation d’urétéroscopie souple dans un modèle in vitro et évaluer l’influence de l’assistant contrôlant cette dernière.


Méthodes

Quinze personnes ont été invitées à participer à cette étude, réparties en trois groupes en fonction de leur force physique. Cette répartition était basée sur la force individuelle, évaluée par la pression maximale atteinte avec l’utilisation d’une seringue d’insufflation Encore. Les systèmes d’irrigation évalués étaient : T-Flow, Dual Port, Hiline, Single Action Pumping System (SAPS) à flux continu, Irri-flo II, Peditrol et une simple seringue de 60mL. Chaque système d’irrigation était connecté à un urétéroscope souple Olympus URF-V2, ayant un canal opérateur de 3,6-Fr, qui était positionné dans un modèle artificiel de rein. Chaque participant devait exercer la pression maximale possible avec chaque système d’irrigation. La pression était mesurée avec un canal opérateur d’urétéroscope vide, avec fibre laser et avec panier.


Résultats

La pression maximale était obtenue avec la seringue de 60mL tandis que la plus faible l’était avec le système à flux continu SAPS, p <0,0001. Quel que soit le système d’irrigation, la pression d’irrigation maximale était statistiquement plus faible lorsque le canal opérateur de l’urétéroscope était occupé par une fibre laser ou un panier par rapport au canal opérateur vide, p <0,0001. Tableau 1. La pression maximale était d’autant plus importante que la force individuelle de base était élevée, quel que soit le système d’irrigation et quelle que soit l’occupation du canal opérateur par un instrument ou non. Aucune différence n’était cependant observée entre ces groupes pour le système T-Flow. Tableau 2.


Conclusion

Cette étude démontre que des niveaux importants de pression peuvent être atteints avec les systèmes d’irrigation lors d’une urétéroscopie souple, celle-ci étant d’autant plus importante que le canal opérateur de l’endoscope est vide. L’influence de la force de l’assistant contrôlant le système d’irrigation lors de l’intervention est majeure puisque des pressions importantes sont atteintes quel que soit le système d’irrigation et quelle que soit l’occupation du canal opérateur par un instrument ou non.

Mots clés:
S. / S. / L. / O. / B.
Comparaison des résultats oncologiques de la cryothérapie vs tumorectomie robot pour tumeur rénale : analyse comparative après appariement sur le stade et le score rénal
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 707-708, suppl. 13


Objectifs

La cryothérapie per cutanée pourrait être une alternative thérapeutique à la néphrectomie partielle qui est le traitement de référence des tumeurs rénales de moins de 4cm. L’objectif de cette étude était de comparer les résultats oncologiques de la cryothérapie par rapport à la tumorectomie robot assistée pour le traitement des tumeurs rénales de stade T1.


Méthodes

Les patients traités par tumorectomie robot vs cryothérapie pour tumeur rénale maligne dans 4 centres entre 2009 et 2016 ont été inclus rétrospectivement. Les deux groupes furent appareillés un pour un sur le stade tumoral radiologique et le score RENAL (package Matchit, R software version 3.2.2). Tous les patients du groupe cryo ont été biopsiés. Les caractéristiques des patients avant et après match ainsi que les résultats oncologiques ont été comparés entre les deux groupes. Une régression de Cox ajustée sur l’âge, le type de traitement, le type histologique et les marges a été conduite pour identifier les facteurs associés à la récidive locale. Les marges positives étaient définies histologiquement dans le groupe robot et radiologiquement dans le groupe cryo.


Résultats

Au total, 647 patients ont été identifiés, 470 robots et 177 cryo. Après appariement, on ne retrouvait pas de différence significative entre les deux groupes (177 robot et 177 cryo) pour le stade tumoral, le score RENAL, la taille tumorale (27,6 vs 25,9, p =0,07), et le sexe. L’âge des patients du groupe cryo restait significativement supérieur (69,9 vs 59,8 ans, p <0,001). Le taux absolu de récidive était de 2,8 % dans le groupe robot vs 8,4 % dans le groupe cryo (p =0,03). La survie sans récidive à 5 ans était de 85 % dans le groupe cryo vs 95 % dans le groupe robot (log rank p =0,02, Figure 1). En analyse multivariée, seule la présence de marges positives était significativement associée à la récidive locale (p <0,0001).


Conclusion

Le taux de récidive locale après cryothérapie était significativement plus élevé qu’après tumorectomie robot pour tumeur rénale de stade T1. La réalisation d’un traitement incomplet était le principal critère associé à la récidive. Le taux de récidive pourrait être surestimé dans le groupe cryo en raison d’un suivi radiologique plus strict.

Mots clés:
G. / L. / B. / Z. / Q.
Comparaison du score de progression du cycle cellulaire (CCP) et de deux marqueurs immunohistochimiques (PTEN et KI67) pour la prédiction du cancer de la prostate après prostatectomie radicale
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 725-726, suppl. 13


Objectifs

Nous avons évalué et comparé la capacité du score de progression du cycle cellulaire (CCP) et de l’expression des gènes PTEN ou Ki-67  à prédire la récidive biochimique (RB) chez des patients traités par prostatectomie radicale (PR).


Méthodes

Le score CCP et l’expression des gènes PTEN et Ki-67 , mesurée par immunohistochimie (IHC), ont été établis à partir des pièces tumorales de PR d’une cohorte rétrospective de patients atteints de cancer de la prostate opérés dans des centres urologiques français de 2000 à 2007. Après analyses univariée et multivariée, nous avons construit le meilleur modèle prédictif de RB.


Résultats

Quarante et un pour cent des 512 patients, avec un score CCP et des données cliniques complètes, ont eu une RB. Le délai moyen de la chirurgie au dernier suivi chez les patients sans RB était de 72 mois. En analyse univariée, le score CCP continu et une expression positive de Ki-67 prédisaient une RB avec un Hazard Ratio (HR) de 1,44 (IQR : 1,17–1,75, p =0,00053) et 1,89 (IQR : 1,38–2,57 ; p =0,00016), respectivement (Tableau 1). En revanche, l’expression de PTEN n’était pas associée au risque de RB. En analyse multivariée, seul le score CCP restait significativement associé à la RB (p =0,026) (Tableau 2). Le meilleur modèle prédictif de RB a été obtenu en incluant les scores CAPRA-S (HR=1,32) et CCP (HR=1,24).


Conclusion

Dans notre étude, le score CCP était supérieur aux deux marqueurs IHC (PTEN et Ki-67) pour prédire le risque de récidive biologique du cancer de la prostate après prostatectomie radicale.

Mots clés:
P. / G. Cancel / G. Fromond / J. / E.
Comparaison périopératoire de la voie d’abord robotique et de la voie incisionnelle pour le traitement des tumeurs de la vessie infiltrant le muscle : analyse d’une série française multicentrique
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 751-752, suppl. 13


Objectifs

Comparer les résultats obtenus après cystectomie pour le traitement des tumeurs de la vessie infiltrant le muscle (TVIM) entre la voie incisionnelle et la voie robotique.


Méthodes

Les données cliniques et opératoires des patients opérés d’une cystectomie par voie robot-assistée (RALRC) et/ou par voie incisionnelle (ORC) ont été collectées prospectivement dans 8 centres français. Les données cliniques étaient l’âge, l’IMC, le stade TNM, les données opératoires (durée, perte sanguine, transfusions), le type de dérivation urinaire. Les données postopératoire suivantes ont été recueillies : durée de séjour, les complications postopératoires (selon l’échelle de Clavien), les résultats anatomopathologiques et la récidive à 3 mois à 6 mois puis tous les 6 mois pendant 5 ans.


Résultats

Au total, 252 patients ont été inclus dont l’âge médian était 67 ans et le sex-ratio homme/femme 4 :1. La durée opératoire était significativement plus élevée dans le groupe RARLC [258 vs 308min ; p =0,02]. Les pertes sanguines, le taux de transfusion et le taux de marges positives étaient significativement moins élevés dans le groupe RALRC, EBL [524 vs 1050mL ; p =0,01], taux de transfusion [14 vs 34 % ; p =0,01], marges positives [7 vs 14 % ; p =0,03]. Le nombre de complication grave (Clavien≥IIIb) était significativement moins élevé dans le groupe RALRC [11 vs 24 % ; p =0,04]. La survie sans récidive à 2 ans était de 84 % dans le groupe RALRC contre 71 % dans le groupe ORC (p =0,06). Aucune métastase sur orifice de trocart n’a été rapportée dans le groupe RARC.


Conclusion

Les résultats de cette première étude multicentrique française ont permis de constater que la cystectomie robot assistée est une intervention dont la morbidité périopératoire n’est pas supérieure à la voie d’abord de référence. Sur le plan carcinologique, les données à court terme ne sont pas défavorable mais le recul est encore limité.

Mots clés:
Louis / Jérôme / Gregory / Vivien / Alexandra
Compétences non techniques au bloc opératoire en chirurgie robotique et l’incidence des évènements porteurs de risque : une évaluation multicentrique
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 747-748, suppl. 13


Objectifs

La chirurgie robotique par son environnement de travail complexe nécessite un ensemble de compétences non techniques (CNT) pour la bonne gestion du travail d’équipe : communication et organisation de l’environnement sont indispensables. Nous avons voulu étudier la relation entre la maîtrise des CNT et la survenue d’évènements porteurs de risques (EPR) (évènement non attendu non directement lié au patient) pendant une intervention afin d’établir un guide de bonnes pratiques et des objectifs de formation.


Méthodes

Il s’agit d’une étude observationnelle multicentrique (5 centres) de septembre 2016 à juin 2017. Trois types de procédures robotiques étaient filmées et observées par un expert en CNT, issu de l’aviation militaire. Il établissait un score CNT crée selon des scores validés qui évalue 2 dimensions : environnement (ergonomie, organisation, perturbateurs) et communication (conscience de la situation, prise de décision, coopération, leadership) entre le chirurgien et l’équipe. Chaque item était coté de 1 à 5. Les équipes réalisaient une auto-évaluation sur leur travail avec le même score. Les critères de jugements étaient le nombre d’EPR (exemple : erreur de compréhension, conflits avec les bras du robot, erreur de matériel) et la durée de l’intervention.


Résultats

Les scores de CNT pouvaient varier de 7 (note la moins bonne) à 35. Les résultats descriptifs de l’ensemble des interventions seront présentés pour confirmer notre hypothèse :

–type d’intervention : nombre d’EPR par intervention et durée d’intervention ;

–évaluation de 2 dimensions : l’environnement et la communication, leur relation, ainsi que le score composite CNT ;

–les relations entre les critères de jugements et le score de CNT ainsi que leurs 2 dimensions respectives ;

–les concordances entre le score CNT et l’auto-évaluation par l’équipe (Tableau 1).


Conclusion

L’environnement et la communication sont étroitement liés et permettent quand les deux sont bien utilisées d’améliorer la qualité et la performance d’une intervention. Une maîtrise des CNT permet de diminuer la survenue d’EPR et a un impact significatif sur la gestion des risques. Une formation spécifique pourrait être intégrée à l’apprentissage de la chirurgie robotique.

Mots clés:
A. / J. / A. / R. / J.-B.
Complication insolite de la chirurgie percutanée du rein : lithiase intra-thoracique
2017
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 805, suppl. 13


Objectifs

Nous présentons une vidéo de notre solution face à une complication atypique de la chirurgie percutanée du rein, qui est la migration d’une lithiase dans le thorax.


Méthodes

Une patiente de 17 ans présente des lithiases résiduelles après chirurgie ouverte pour coralliforme droit. Une NLPC est réalisée par un abord caliciel supérieur intercostal au-dessus de la onzième côte. Après un faux mouvement, la lithiase et le néphroscope flexible sont extériorisés dans le trajet percutané. La lithiase est perdue. La fluoroscopie retrouve la lithiase dans le thorax droit. Après exploration du trajet percutané, la brèche pleurale est trouvée. Une thoracoscopie est réalisée avec le néphroscope et la gaine d’Amplatz. La lithiase est extraite. Un drain thoracique est mis en place sur un guide par l’abord percutané. Une sonde-JJ est mise dans le rein.


Résultats

Le drain thoracique est retiré au deuxième jour postopératoire, après contrôle radiologique normal. La patiente est sortie le quatrième jour postopératoire, sans autre complication.


Conclusion

Il y a un risque accru de complication thoracique avec l’abord intercostal surtout entre la dixième et la onzième côte. La thoracoscopie et l’ablation de la lithiase ont été possibles avec le néphroscope et par le même abord percutané. Une manipulation précise et douce est nécessaire au cours de tout geste chirurgical pour éviter les complications.

Mots clés:
M. / H. / A. / A. / M.
Complications urologiques de l’endométriose pelvienne profonde et de sa chirurgie
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 695, suppl. 13


Objectifs

L’endométriose pelvienne profonde (EPP) est connue pour son retentissement urétéro-rénal. Mais ses conséquences vésicales sont peu exposées. Ces complications urologiques peuvent être la conséquence directe de l’infiltration des tissus par l’EPP, ou bien des dissections pelviennes chirurgicales étendues. L’objectif de cette étude prospective était de décrire les atteintes urologiques, anatomiques et fonctionnelles, pré- et postopératoires de chirurgie d’EPP, ainsi que les facteurs associés à ces complications.


Méthodes

De mars 2015 à avril 2016, les données pré-, per- et postopératoires de 50 femmes opérées d’EPP ont été recueillies de façon prospective et monocentrique. Les symptômes du bas appareil urinaire (SBAU), la débitmétrie, la mesure du résidu post-mictionnel, les caractéristiques IRM des nodules d’EPP, et l’atteinte urétéro-rénale étaient relevés. La dissection vésicale, urétérale, de la cloison recto-utérine, des ligaments utéro-sacrés (LUS), et le nerve sparing étaient étudiés. La reprise mictionnelle postopératoire et la dilatation rénale postopératoire étaient surveillées.


Résultats

En préopératoire, on relevait 36 % de SBAU, 10 % de dilatations urétéro-rénales dont 6 % symptomatiques, 20 % d’endoprothèses urétérales préopératoires, et aucun nodule vésical. Il a été réalisé 86 % de nerve sparing , 42 % de résection de LUS, 64 % d’urétérolyse, 50 % de shaving rectal et 22 % de résection rectosigmoïdienne. Quarante-six pour cent (n =23) des patientes avaient au moins une complication urologique per- ou postopératoire : 30 % de SBAU dont 20 % de rétentions urinaires avec 8 % de nécessité d’auto-sondages intermittents propres prolongés. On retrouvait 10 % d’atteinte urétérale et 4 % de réimplantation urétérale. Les facteurs associés aux SBAU postopératoires étaient les SBAU préopératoires (p =0,0074) et l’exérèse unilatérale des LUS (p =0,0017). Les facteurs associés à la rétention d’urines postopératoire étaient l’exérèse unilatérale des LUS (p <0,001), et le shaving rectal (p <0,001).


Conclusion

Les SBAU chez les femmes atteintes d’EPP et opérées sont sous-estimés. Ces complications, pouvant aller jusqu’à la nécessité d’auto-sondages pendant plusieurs mois, incitent à proposer une évaluation urologique pré- et postopératoire systématique, afin de délivrer une information ciblée sur l’évolution des symptômes urologiques, et permettre à la patiente d’envisager les soins éventuels à venir et de s’y préparer.

Mots clés:
M. / P. / S. / M. / M.