Base bibliographique

Biomarqueurs urinaires du cancer de prostate
Urinary biomarkers in prostate cancer: An update
2010
- Article de revue
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 13, 1184-1191

Le manque de spécificité des outils diagnostiques usuels du cancer de prostate, en particulier du PSA sérique, rend urgent le développement de nouveaux biomarqueurs pour la détection de ce cancer. À ce titre, les biomarqueurs urinaires semblent particulièrement attractifs car peu invasifs, disponibles et adaptés à un dépistage à grande échelle. De nombreuses études ont émergé ces dernières années qui éprouvent des marqueurs nucléiques ou protéiques extraits d’échantillons urinaires afin d’évaluer leur apport diagnostique ou pronostique dans le cancer de prostate. Plusieurs biomarqueurs ont déjà surpassé certains aspects des performances du PSA sérique. Actuellement, le PCA3 a prouvé sa pertinence clinique dans la prédiction de positivité des rebiopsies prostatiques. De nouvelles voies de recherche émergent, utilisant les technologies à haut débit qui faciliteront la découverte de nouveaux biomarqueurs. Les approches futures résident dans l’exploration du transcriptome, du protéome au sein d’analyses multiplex afin d’identifier des combinaisons de marqueurs. Leur but est d’optimiser la détection du cancer de la prostate mais aussi la discrimination des cancers agressifs afin d’éclairer les décisions de traitement.

Widespread screening for prostate cancer has led to an increased incidence, an improved disease specific survival, but also to overdiagnosis and overtreatment. The limitations of screening tools, especially PSA, have led to active investigation of new biomarkers in recent years. Urinary markers, suitable for large scale use, minimally invasive collected, arouse of particular interest. Numerous protein, DNA or RNA markers are explored in order to improve detection and prognostic evaluation of prostate cancer. Some of them have already shown clinical values. PCA3 provided particularly encouraging results for the specific population of patients having a first set of negative biopsy, for which using PCA3 assay could allow to avoid unnecessary repeated biopsy. Fusion genes showed promising abilities in prostate cancer detection. New research methods are also emerging, and high-throughput technologies will facilitate high-dimensional biomarker discovery. Future approaches will probably integrate proteomic, transcriptomic and multiplex approaches to identify combinations of multiple biomarkers to optimize the detection of prostate cancer. In the near future, these markers would probably be able to provide prognostic data to discriminate significant cancers, a major challenge for prostate cancer treatment.

Mots clés:
cancer de prostate / dépistage / Biomarqueurs / PCA3
Mots-clés:
Prostate cancer / Screening / Biomarker / PCA3
Dérivation urinaire rectale à basse pression et anti-reflux : technique simplifiée
Urinary diversion to the augmented and valved rectum: Simplified technique
2010
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 13, 1217-1221

But : Décrire la vessie rectale à basse pression de Ghoneim dont les auteurs ont simplifié la technique en ne faisant ni la valve colocolique, ni la colostomie.
Méthode : Trente-six patients ont été opérés selon cette technique simplifiée.
Résultats : La simplification de la technique n’a pas été source de complication. Elle a diminué le temps opératoire et a évité un acte chirurgical secondaire (fermeture de colostomie).

Objective: Description of the Ghoneim's low pressure rectal bladder, without colo-colic valve and colostomy.
Method: Thirty-six patients underwent this simplified technique.
Results: The simplification of the technique did not increase the complication. The operating time has been lessened. The closing colostomy was avoided.

Mots clés:
Cystectomie / Dérivation urinaire / vessie rectale / Anti-reflux / Colostomie
Mots-clés:
Cystectomy / urinary diversion / rectal bladder / Antireflux
Étude de l’expression des kinases Aurora dans le carcinome à cellules rénales
Study of the expression of Aurora kinases in renal cell carcinoma
2010
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 13, 1200-1205

Objectifs : La famille des kinases Aurora a un rôle crucial dans la régulation de la mitose. La surexpression d’Aurora A et B a été rapportée dans de nombreux cancers. L’objectif de cette étude était d’analyser l’expression d’Aurora A et B dans le carcinome à cellules rénales (CCR) et son association avec les paramètres cliniques et pathologiques usuels.
Méthodes : Nous avons étudié rétrospectivement des échantillons tumoraux de 40 patients opérés pour tumeur rénale entre 2003 et 2006. L’ARN était extrait des échantillons tumoraux congelés correspondants. Après contrôle de la qualité de l’ARN, 31 échantillons ont été retenus afin d’évaluer l’expression des gènes Aurora A et B par RTPCR. Une analyse statistique a été réalisée utilisant le test du χ2 afin de comparer les niveaux d’expression d’Aurora A et B.
Résultats : L’âge moyen des patients était de 65 ans (35–82). Sept (22 %) d’entre eux présentaient un envahissement ganglionnaire et huit (26 %) des métastases à distance. La majorité des tumeurs (74 %) étaient classées grade 3 ou 4. Dix-huit patients (58 %) présentaient un carcinome à cellules claires, 12 (39 %) un carcinome papillaire et un une tumeur de Bellini. La surexpression d’Aurora A était associée à l’envahissement ganglionnaire (p = 0,001). La surexpression d’Aurora B était associée à la fois à l’envahissement ganglionnaire (p = 0,002) et au sous-type histologique, Aurora B étant significativement surexprimée dans le carcinome à cellules claires (p = 0,001).
Conclusions : Les kinases Aurora A et B étaient significativement surexprimées dans les CCR présentant un envahissement ganglionnaire et pourraient donc avoir une valeur pronostique.

Objectives: The Aurora kinase family plays a crucial role in the regulation of mitosis. Over-expression of Aurora A and B has been reported in many malignant tumors. The objective of this study was to analyze the expression of Aurora A and B in renal cell carcinoma (RCC) and its correlation with usual clinical and pathological parameters.
Methods: In a retrospective study, have been studied the tumoral samples of 40 consecutive patients who had been operated between 2003 and 2006 for a renal tumor. RNA was extracted from frozen corresponding tumoral samples. Thirty-one samples were retained based on RNA quality. RT-PCR was done on each of these samples to assess the expression of Aurora A and B genes. Statistical analysis was performed using Chi-square test to compare Aurora A and B levels.
Results: Median age was 65 years (35–82). Seven (22%) patients had nodal invasion and eight (26%) had distant metastases. Most of the tumors (74%) were grade 3 or 4. Eighteen patients (58%) had clear cell cancer histology, 12 (39%) had papillary histology, and one a Bellini type tumor. Aurora A overexpression was associated with lymph node invasion (p = 0.001). Aurora B over-expression was associated with both nodal involvement (p = 0.02) and histologic subtype (significantly over-expressed in clear cell tumors; p = 0.001).
Conclusions: Aurora A and B were differentially over-expressed in clear cell RCC and primary tumors of patients with lymph node involvement.

Mots clés:
carcinome à cellules rénales / Kinases Aurora / Thérapies ciblées / Envahissement ganglionnaire
Mots-clés:
Renal cell carcinoma / Aurora kinases / Targeted therapy / Lymph node invasion
Incontinence urinaire de la femme : profil épidémiologique au sud du Sahara
Urinary incontinence in woman: Epidemiologic profile in Sub Saharian countries
2010
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 13, 1213-1216

L’objectif de ce travail était de dresser le profil épidémiologique de l’incontinence urinaire de la femme africaine dans trois pays au sud du Sahara.
Matériel et méthodes : Il s’agissait d’une étude multicentrique qui résumait trois enquêtes épidémiologiques effectuées par questionnaire à Nouakchott, à Dakar et à Ndjamena. Les études étaient effectuées à partir d’un questionnaire anonyme qui a permis de recueillir : l’état civil, les antécédents médicaux, chirurgicaux, gynéco-obstétricaux, la fuite urinaire et ses caractéristiques.
Résultats : Au total, 3021 questionnaires ont été distribués, seules 2070 réponses ont pu être exploitées, soit un taux de 69 %. L’âge moyen était de 28 ans. Les femmes de moins de 30 ans représentaient 56 %, les femmes âgées entre 30 et 49 ans représentaient 42 % et les femmes de plus de 50 ans représentaient 2 %. La prévalence de l’incontinence était de 367 cas sur 2070 soit 17,7 %. L’incontinence urinaire était par impériosité dans 28,6 % ces cas, d’effort dans 38,4 % des cas et mixte dans 33 % des cas. Environ 23,9 % des nullipares et 23,5 % des multipares avaient une incontinence urinaire. Les fuites étaient occasionnelles dans 75 % des cas et habituelles dans 25 % des cas. Selon la gravité, 31 % des femmes avaient des fuites avec changement de sous-vêtements. Seules 23 % ont eu à consulter. Le retentissement psychosocial était retrouvé dans 31 % des cas.
Conclusion : L’incontinence urinaire était beaucoup plus fréquente dans nos régions qu’on ne l’imaginait, elle était rarement avouée.

The objective of this study was to describe the epidemiologic profile of urinary incontinence of the African woman of three Sub Saharan African countries.
Material and methods: A multicentric study summarized the epidemiological data collected in female from Nouakchott, Dakar and Ndjamena using a questionnaire. All participants filled an anonymous questionnaire including demographic data and marital status, medical, surgical, gynecological and obstetrical history and the characteristics of the urinary incontinence.
Results: Overall, 3021 questionnaires were distributed, only 2070 answers (69%) could be processed. Mean age of the overall population was 28 years. Adult women aged less than 30 years accounted for 56% of the study population. The age group 30–49 years accounted for 42% of the population and only 2% of the study group had more than 50 years. The prevalence of incontinence was 367 cases over 2070 (17,7%). The types of incontinence found were: urgency in 28.6% of cases, stress incontinence in 38.4% of cases and mixed in 33% of cases. Approximately 23,9% of nulliparous and 23,5% of the multiparous had urinary incontinence. The leakage was occasional in 75% of the cases and regular in 25% of the cases. According to gravity, in 31% of cases the volume of urines lost necessitated a change of underwear. Of the women presenting urinary incontinence, 85 (23%) consulted a doctor. A psychosocial repercussion was found in 31% of the cases.
Conclusion: Urinary incontinence is much more frequent in our areas than it was thought to be because it was rarely acknowledged.

Mots clés:
incontinence urinaire de la femme / Pays au sud du Sahara
Mots-clés:
Female urinary incontinence / Sub Saharian countries
Les dérivations urinaires transrectales ont-elles encore une place en 2010 ?
Do trans-rectal urinary derivation techniques still have a place in our armamentarium in 2010?
2010
- Commentaire à…
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 13, 1221-1222
Les auteurs de cet article doivent être félicités particulièrement car ils ont souhaité faire partager leur expérience sur une technique méconnue qu’ils ont développée dans leur centre, la « vessie rectale à basse pression de Gonheim ». Ce travail est d’autant plus intéressant qu’il ne nous a été possible de trouver que peu de trace des résultats de cette technique par l’équipe de Gonheim, au-delà de la publication princeps signalée par les auteurs . À notre connaissance, aucune autre équipe que la leur n’a publié les résultats de leur technique.
Néphrectomie partielle : un risque de stagnation ?
Partial nephrectomy: Is there a risk of stagnation?
2010
- Lettre à la rédaction
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 13, 1192-1193
Le champ de la chirurgie partielle du rein s’est considérablement élargi ces dernières années. Au fil des publications, le dogme de la taille limite a quasiment disparu des recommandations des sociétés savantes, dont l’AFU au profit de la seule faisabilité technique, tandis qu’il a été établi qu’elle permet un contrôle carcinologique comparable à la chirurgie non conservatrice , même en situation métastatique , sans que la présence d’une marge positive n’obère la survie . Alors même que l’utilité d’une chirurgie conservatrice est avérée au long cours .
Mots clés:
Néphrectomie partielle / cancer du rein
Mots-clés:
Partial nephrectomy / Kidney cancer
Néphrolithotomie percutanée bilatérale en un temps : série de 60 cas
Simultaneous bilateral percutaneous nephrolithotomy: Series of 60 cases
2010
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 13, 1194-1199

Objectif : Évaluation rétrospective de l’efficacité et la morbidité de la néphrolithotomie percutanée bilatérale en un temps.
Matériel et méthode : De janvier 1993 à juillet 2009, 60 patients ayant subi une néphrolithomie percutanée (NLPC) bilatérale en un temps ont été revus parmi 1709 dossiers de NLPC. Il s’agissait de 30 hommes et 30 femmes d’âge moyen 45 ans (13–78 ans). Ils avaient tous des calculs rénaux bilatéraux (120 unités rénales atteintes). Leur surface moyenne était de 1177 mm2 (268–4972 mm2) ; 25 étaient coralliformes complets.
Résultats : La durée moyenne de la NLPC du premier côté a été de 80 minutes (30–270) et de 45 minutes (10–90) pour le second côté. La durée totale de l’intervention a été de 188 minutes (90–360). Quarante-cinq patients étaient sans fragment après une séance ; 15 patients (25 %) ont eu un geste supplémentaire pour être guéris : cinq NLPC dont une bilatérale ; huit ont eu une lithotripsie extracorporelle (LEC) (quatre avec sonde JJ) et deux autres une urétéroscopie souple. Aucune transfusion n’a été nécessaire. La fonction rénale est inchangée à terme. Ont été rapportées les complications selon Clavien : deux grade IIIb, un grade IVa et un grade IVb. La durée moyenne de séjour a été de 8,4 ± 4,9 jours (de deux à 35).
Conclusion : Dans cette NLPC bilatérale, en un temps, a eu une morbidité comparable à celle de la NLPC unilatérale avec la même efficacité qu’une NLPC bilatérale en deux temps. Elle doit être réservée à des patients sélectionnés et réalisée dans des centres entraînés.

Objective: Retrospective evaluation of the efficacy and morbidity of simultaneous bilateral percutaneous nephrolithotomy (SB-PCNL).
Methods: From January 1993 to July 2009, 60 patients have undergone SB-PCNL over a series of 1709 PCNL. Thirty men and 30 women, mean age 45 years old (13–78), were treated for bilateral renal stones (120 kidneys) of 1177 mm2 (268–4972 mm2); 25 were complete staghorn stones.
Results: Operating time for the first side of PCNL was 80 min (30–270) and 45 min (10–90) for the opposite side. Overall OR occupation was 188 min (90–360). Forty-five patients were stone free after one session; 15 patients (25%) have a complementary treatment to be stone free: five PCNL (one bilateral); eight ESWL (four with JJ stent) and two flexible ureteroscopy. No blood transfusion was required. Renal function was unchanged at 1 month. Clavien grade for complications were as follows: two grade IIIb, one grade IVa and one grade IVb. Hospitalization stay was 4 ± 4.9 days (2–35) taking account of two major sepsis (one pulmonary and one septicemia).
Conclusion: SB-PCNL was well tolerated with comparable morbidity and efficacy to PCNL performed on each side in two separate sessions. Nevertheless, SB-PCNL has to be performed for selected patients in expert centers.

Mots clés:
Humain / calcul rénal / néphrostomie / Chirurgie percutanée / Bilatéral
Mots-clés:
Humans / Kidney calculi / nephrostomy / Simultaneous / Bilateral surgery
Place de la chirurgie (néphrectomie cytoréductrice et métastasectomie) dans la prise en charge du cancer du rein métastatique : revue de la littérature
Role of surgery (cytoreductive nephrectomy and metastasectomy) in the management of metastatic renal cell carcinoma: A literature review
2010
- Article de revue
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 13, 1175-1183

La néphrectomie cytoréductrice a montré son importance dans le traitement du cancer du rein métastatique chez des patients bien sélectionnés et traités par immunothérapie. Avec l’avènement des anti-angiogéniques, son intérêt a été de nouveau remis en question. Cette revue reprend le rôle de la néphrectomie cytoréductrice à l’ère de l’immunothérapie et fait le point sur sa place actuelle à l’ère des thérapies ciblées. En attendant les résultats d’essais prospectifs randomisés, cette revue étudie aussi la chronologie optimale d’un traitement souvent multimodal, la place de la métastasectomie, les facteurs pronostiques des patients qui tireront un bénéfice de cette chirurgie, ainsi que le rôle de la néphrectomie cytoréductrice partielle et laparoscopique.

Cytoreductive nephrectomy is an established treatment option prior immunotherapy in well-selected patients with metastatic renal cell carcinoma. With the recent introduction of new targeted agents, the role of surgery has been source of controversy. This review examines the role of cytoreductive nephrectomy during the immunotherapy era, then in the new targeted therapies era. This review also summarizes the optimal timing of these treatments, the prognostic factors predicting outcome following cytoreductive nephrectomy, the role of metastasectomy, partial and laparoscopic cytoreductive nephrectomy.

Mots clés:
Néphrectomie cytoréductrice / Cancer du rein métastatique / Métastasectomie / Thérapie ciblée
Mots-clés:
Cytoreductive nephrectomy / Metastatic renal cell carcinoma / Metastasectomy / Targeted therapy
Résultats carcinologiques après prostatectomie totale pour cancer : validation française de la classification de D’Amico
Oncologic outcomes after radical prostatectomy: French validation of the D’Amico risk group classification
2010
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 13, 1206-1212

But : Valider la classification de D’Amico sur une série consécutive française et analyser les facteurs de risque de récidive après prostatectomie totale (PT) pour cancer.
Patients : Étude rétrospective incluant 730 patients consécutifs ayant eu une PT pour cancer de prostate localisé ou localement avancé (cT1–cT3) dans notre centre entre octobre 2000 et mai 2009. La récidive biologique était définie par une valeur d’antigène spécifique de prostate (PSA) supérieur à 0,1 ng/ml confirmée par deux augmentations à deux dosages successifs. La survie sans récidive était calculée selon la méthode de Kaplan-Meier après stratification des patients selon les groupes à risque de D’Amico. La concordance statistique de la survie prédite par le modèle de D’Amico et la survie observée était mesurée avec l’indice C de Harrell. L’impact des différentes variables pathologiques sur la récidive biologique a été évalué en analyse univariée et multivariée selon le modèle de Cox.
Résultats : Le suivi médian était de 30 mois [écart interquartile : 13–51]. La survie sans récidive biologique à trois et cinq ans était de 85 % (intervalle de confiance [IC] à 95 %, 81–88 %) et 78 % (IC 95 %, 74–83 %), respectivement. La survie sans récidive biologique à cinq ans pour les groupes à risque faible, intermédiaire et élevé était respectivement de 92 % (IC 95 %, 88–97 %), 73 % (IC 95 %, 65–81 %) et 44 % (IC 95 %, 28–59 %) (p < 0,001). L’indice C de Harrell était de 0,71. Les marges chirurgicales étaient positives dans 31 % des cas. En analyse multivariée, le PSA préopératoire, le stade pathologique, le score de Gleason et le statut des marges chirurgicales étaient des facteurs indépendants de prédiction du risque de récidive biologique.
Conclusion : La capacité de la classification de D’Amico à prédire le risque de récidive après PT a été validée de façon externe dans cette série consécutive. Le PSA, le stade pathologique, le score de Gleason et les marges chirurgicales constituaient des facteurs prédictifs indépendants de récidive après PT dans notre série.

Purpose: To validate the D’Amico risk group classification in French consecutive series and to analyse recurrence risk factor after radical prostatectomy (RP) for prostate cancer.
Material: We retrospectively analyzed data collected from 10/2000 to 05/2009 for 730 consecutive patients who underwent RP for clinically localized or locally advanced prostate cancer (cT1–cT3) in our institution. Biochemical recurrence (BCR) was defined by prostate-specific antigen (PSA) of greater than 0.1 ng/ml, with rising PSA at two consecutive dosages. Postoperative survival was estimated using the Kaplan–Meier method after D’Amico's group stratification. The accuracy of the model was evaluated using the Harrell's concordance index. The impact on outcomes of preoperative PSA and pathological features was evaluated using a monovariate and multivariate Cox analysis.
Results: Median follow-up was 30 months [interquartile range: 13–51]. The overall 3-year and 5-year probability of freedom from BCR was 85% (95% Confidence Interval (CI), 81–88%) and 78% (95% CI, 74–83%), respectively. For low, intermediate, and high-risk group, the 5-year freedom from BCR was 92% (95% CI, 88–97%), 73% (95% CI, 65–81%) and 44% (95% CI, 28–59%), respectively (p < 0.001). Harrell's concordance index was 0.71. Surgical margins were positive in 31% of all cases. In a multivariate analysis, preoperative PSA, pathological tumor stage, Gleason score and surgical margins status predicted BCR after RP.
Conclusions: We externally validated the ability of the D’Amico's risk group stratification to predict disease progression following RP in European patients. Preoperative PSA, pathological stage, Gleason score and surgical margins status predicted BCR after RP in our series through a multivariate analysis.

Mots clés:
Antigène spécifique de prostate / Cancer de la prostate / Long terme / Prostatectomie / facteur de risque
Mots-clés:
Prostate specific antigen / Prostate cancer / Long term / Prostatectomy / risk factor
Syndrome de persistance des canaux de Müller
Persistent Müllerian ducts syndrome
2010
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 13, 1227-1229

Le syndrome de persistance des canaux de Müller représente une forme rare du pseudohermaphrodisme masculin interne, il est caractérisé par la présence de l’utérus, les trompes et la partie supérieure du vagin, chez un garçon par ailleurs normalement virilisé avec un caryotype 46 XY. Il est la conséquence d’un déficit en hormone anti-müllérienne ou d’une anomalie de ses récepteurs. Sa découverte est souvent peropératoire lors d’une cure d’hernie ou de cryptorchidie, et exceptionnellement à l’occasion d’une dégénérescence des testicules ectopiques. Nous discutons un cas rare de ce syndrome révélé par une tumeur testiculaire bilatérale sur cryptorchidie pelvienne.

Persistent Müllerian ducts syndrome is a rare form of internal male pseudohermaphroditism, characterized by the presence of the uterus, fallopian tubes and upper vagina in an otherwise normally virilised male with a 46 XY karyotype. It is the result of a deficiency in anti-Müllerian hormone or abnormality of this hormone receptor. Often, the diagnosis is made incidentally during surgical exploration for cryptorchidism or herniorrhaphy, and exceptionally during cancer of ectopic testis. We discuss a rare case of this syndrome revealed by a bilateral intra-abdominal gonadal tumor.

Mots clés:
Canaux de Müller / Cancer testiculaire / Pseudo-hermaphrodisme / cryptorchidie
Mots-clés:
Müllerian ducts / testis tumour / Pseudohermaphroditism / cryptorchidism
Tumeurs rénales hybrides : à propos de deux patients
Hybrid renal tumors: A report of two patients
2010
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 13, 1223-1226

But : Rappeler la coexistence possible chez un même patient de tumeurs rénales à type d’oncocytome, de carcinome chromophobe et de tumeur hybride « oncocytome-chromophobe » (TH). Résumer les données récentes de la littérature sur la tumorigenèse supposée de ces tumeurs et leur association au syndrome de Birt-Hogg-Dubé (BHD).
Patient et méthode : Deux cas cliniques ont été décrits à partir de l’étude des dossiers médicaux. Une revue de la littérature médicale récente a été réalisée en effectuant une recherche ciblée sur la base de données du National Center for Biotechnology Information (NCBI).
Résultats : Il s’agissait de deux patients ayant de multiples tumeurs du rein, de petite taille, et traitées par tumorectomie. Histologiquement, ces tumeurs avaient les caractéristiques morphologiques de TH. Un syndrome de BHD a été supposé chez ces deux patients mais non documenté.
Conclusions : Il existe histologiquement un spectre tumoral allant de l’oncocytome au carcinome chromophobe, avec des formes intermédiaires hybrides. Les TH n’ayant pas de spécificité anatomoclinique, il paraît prudent de les considérer comme des carcinomes chromophobes. En cas de TH, une enquête génétique familiale à la recherche d’un BHD peut être proposée pour permettre la surveillance et le traitement précoce des lésions.

Purpose: Renal hybrid tumors (HT) are characterized by the association of both oncocytes- and chromophobe-cells within the same tumor. They have been reported in patients with Birt-Hogg-Dube (BHD) syndrome. The aim of this report was to describe two cases of HT and summarize recent literature.
Patient and method: Case study was summarized from the patient's medical chart. Review of literature was performed using the National Center for Biotechnology Information (NCBI) database.
Results: Two patients were diagnosed with multiple but small tumors of the kidney, and were treated with partial nephrectomy. Pathological analysis of these tumors showed oncocytoma-like and chromophobe-like cells intermixed in the same stroma.
Conclusions: HT may constitute a spectrum of tumors between renal oncocytoma and chromophobe renal cell carcinoma. From a pragmatic management perspective, it would be appropriate to consider such tumors as chromophobe carcinoma. In case of HT, a genetic study for BHD syndrome can be proposed to family relatives.

Mots clés:
Birt-Hogg-Dubé / Oncocytome rénal / Carcinome chromophobe / Tumeur hybride
Mots-clés:
Birt-Hogg-Dubé / Renal oncocytoma / Chromophobe renal cell carcinoma / Hybrid tumor