Base bibliographique

Sommaire :

Douleurs pelvipérinéales chroniques en urologie : mieux comprendre pour mieux traiter
Chronic pelvic and perineal pain: Best understanding to better treat
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 833-835


Mots clés:
Douleur pelvi-périnéale
Douleurs pelvipérinéales chroniques en urologie : enquête auprès des urologues français
Chronic pelvic pain in urology: A nationwide questionnaire survey among French urologists
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 836-842

But : Connaître l’opinion des urologues français concernant la place des douleurs pelvipérinéales chroniques au sein de leur activité clinique, leur organisation de prise en charge, leur niveau de connaissance estimé et leurs besoins de formations ressentis sur ce thème.
Matériel et méthodes : Huit cent soixante dix-huit urologues membres de l’Association française d’urologie, exerçant en France, ont été sollicités pour remplir un questionnaire en ligne sur leurs habitudes de pratique concernant les douleurs pelvipérinéales chroniques.
Résultats : Trois cent cinquante-deux urologues ont répondu (taux de réponse 40 %). Pour près de 20 %, les douleurs pelvipérinéales chroniques représentaient plus de 5 % de leur activité de consultation. Plus de la moitié voyait entre 20 et 100 nouveaux cas de douleurs pelvipérinéales chroniques par an. Plus de trois quarts estimaient leur niveau de connaissance sur les douleurs pelvipérinéales chroniques passable, voire insuffisant. Trois quarts des urologues souhaiteraient disposer d’un avis d’autres spécialistes pour plus d’un patient sur quatre. Plus de 56 % estimaient que l’organisation de leur activité de consultation ne permettait pas une prise en charge adéquate de ce type de patient. La majorité estimait utile de développer des actions de formation supplémentaires spécifiques.
Conclusion : Cette enquête démontre que les douleurs pelvipérinéales chroniques sont fréquentes dans la pratique urologique mais que les urologues s’estiment mal formés et pas assez bien organisés pour une prise en charge optimale de ces pathologies.

Objective: To know the opinion of French urologists concerning the importance of pelvic and perineal pain syndromes in their clinical activity, their management, self-admitted knowledge and training needs concerning this situation.
Material and methods: Eight hundred and seventy-eight urologists exercising in France, all French Urology Association (AFU) members, have been asked to fill in an online questionnaire concerning their daily management of chronic pelvic and perineal pain syndromes.
Results: Three hundred and fifty-two urologists answered (response rate 40%). For about 20%, chronic pelvic and perineal pain syndromes took up more than 5% of consult activity. More than half took care of between 20 and 100 new cases of chronic pelvic and perineal pain every year. More than two thirds deemed their knowledge concerning chronic pelvic and perneal pain fair to insufficient. Three quarters of urologists would like to benefit from an opinion from another specialist for more than one out of four patients. More than 56% deemed that the organization of their daily consult activity was inadequate for the management of this type of patient. Most of them deemed useful to develop additional specific training programs.
Conclusion: This survey shows that pelvic and perineal pain syndromes are frequent in daily urological consult activity, despite the fact that urologists feel they lack in training and organization to manage properly these diseases.

Mots clés:
Douleurs pelvipérinéales chroniques / Syndrome douloureux pelvien chronique / questionnaire / Pratiques
Mots-clés:
Chronic pelvic pain / Chronic pelvic pain syndrome / Questionnaire / Practice patterns
Anatomophysiologie des douleurs pelvipérinéales chroniques
Anatomy and physiology of chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 843-852

Objectif : Comprendre les mécanismes impliquées dans la régulation des phénomènes douloureux issus de la région pelvipérinéale.
Matériel méthodes : Description des voies anatomiques empruntés dans la transmission des messages douloureux et des mécanismes physiologiques de contrôle de la douleur.
Résultats : Le pelvis et le périnée ont une innervation différente. Le pelvis est innervé par des structures sympathiques, le périnée par des structures appartenant au système somatique issu des racines sacrées (et nerf pudendal) et au système végétatif sympathique issu de la région thoracolombaire. Il existe des systèmes de régulation du message douloureux à tous les étages du système nerveux : deux sont essentiels : l’un situé au niveau des cornes dorsales de la moelle (gate control), l’autre au niveau supra médullaire (système inhibiteur descendant). À travers une série de filtres et d’amplificateurs, le message douloureux sera intégré et analysé au niveau du cortex cérébral, en interconnexion avec différentes aires impliquant la mémoire et l’émotion notamment.
Conclusion : Il faut bien différencier ce qui revient à l’excès de nociception de ce qui revient à un dysfonctionnement des systèmes de régulation de la douleur (exemple des douleurs neuropathiques). La définition de la douleur : « expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée à une lésion tissulaire existante ou potentielle ou décrite en termes d’une telle lésion » montre bien qu’il faut admettre que toute douleur n’est pas forcément lié à une cause persistante et visible. La connaissance des phénomènes de convergence entre les voies nerveuses des différents systèmes et des organes pelviens permet d’expliquer la diffusion possible des messages douloureux viscéraux et les interactions entre organes. La connaissance des systèmes anatomiques est indispensable au décryptage de la description de la douleur par le patient, la connaissance des modes de contrôle de la douleur est indispensable à l’adaptation des stratégies thérapeutiques (médicaments, neurostimulation, thérapies psychocomportementales…).

Objective: To determine the mechanisms involved in the regulation of pelvic and perineal pain.
Material and methods: Description of the anatomical pathways mediating nociceptive transmission and the physiological mechanisms of pain control.
Results: The pelvis and perineum do not have the same innervation. The pelvis is innervated by the sympathetic nervous system, while the perineum is innervated by the somatic nervous system via sacral nerve roots (and the pudendal nerve) and the thoracolumbar sympathetic nervous system. Systems of regulation of nociceptive messages are present at all levels of the nervous system. Two of these systems are essential: one situated in the dorsal horns of the spinal cord (gate control) and another supraspinal system (descending inhibitory system). Via a series of filters and amplifiers, the nociceptive message is integrated and analysed in the cerebral cortex, with interconnections with various areas, especially involving memory and emotion.
Conclusion: Excessive nociceptive stimulation must be clearly distinguished from dysfunction of pain control systems (for example neuropathic pain). The definition of pain: “unpleasant sensory and emotional experience related to a real or potential tissue lesion or described in terms of such a lesion” clearly indicates that not all pain is inevitably related to a persistent and visible cause. Convergence phenomena identified between nerve pathways of the various systems and pelvic organs account for the possible diffusion of visceral nociceptive messages and interactions between organs. A good knowledge of anatomy is essential to understand the patient's description of the pain, and a good knowledge of the modalities of pain control is essential to correctly adapt treatment strategies (drugs, neurostimulation, psycho-behavioural therapy, etc.).

Mots clés:
physiologie / anatomie / Douleur / périnée / pelvis
Mots-clés:
physiology / anatomy / Pain / Perineum / pelvis
Définitions, classifications et lexique des douleurs pelvipérinéales chroniques
Definitions, classifications and terminology of chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 853-864

Objectif : Faire le point sur les définitions et les classifications des douleurs pelvipérinéales chroniques. Introduire les notions de syndromes douloureux pelvipérinéaux chroniques et d’approche diagnostique et étio-pathogénique globale.
Matériel et méthodes : Ce travail est une revue de la littérature ayant utilisé la base de données bibliographique Medline (National library of medicine). Les termes de recherche étaient soit les mots clés issus du medical subject heading (MeSH) [classification, complex regional pain syndrome, fibromyalgia, myofascial pain syndromes, neuralgia, pelvic pain, post-operative pain, prostatitis, referred pain, syndrome] soit des termes issus du titre ou du résumé. Les termes ont été utilisés seuls ou combinés avec l’opérateur « ET ». La recherche a porté de 1990 à nos jours.
Résultats : Les douleurs pelvipérinéales chroniques ne sont pas seulement des symptômes localisés à une région anatomique évoluant depuis trois à six mois mais des pathologies à part entière, complexes, multidimensionnelles, associant des phénomènes psychologiques, organiques et psychosomatiques, dénommées « syndromes douloureux pelvipérinéaux chroniques ». Ces syndromes sont sources de handicaps, d’altérations de la qualité de vie, et induisent une consommation importante de soins et d’arrêts de travail. Ils altèrent la personnalité du patient et influent sur son comportement, sa vie sexuelle, familiale, sociale et professionnelle. Face à ces syndromes la démarche clinique habituelle à la recherche d’une pathologie d’organe ou tissulaire, responsable d’un excès de nociception, est négative. L’approche de ce type de douleurs se veut beaucoup plus globale et consiste à rechercher des perturbations de la régulation des messages douloureux pelvipérinéaux et du fonctionnement (« dysfonctions ») de l’organe ou de la structure touchée.
Conclusion : Les définitions et classifications actuelles des douleurs pelvipérinéales chroniques intègrent les concepts de syndromes, de pathologies fonctionnelles et d’approche globale. Elles s’éloignent du cadre strict des organes et des processus médicaux habituels (infectieux, inflammatoires, métaboliques, endocriniens) et recentrent les pathologies douloureuses sur la douleur elle-même et les symptômes associés.

Objective: To review the definitions and classifications of chronic pelvic and perineal pain and to describe the concepts of chronic pelvic and perineal pain syndrome and the global diagnostic and aetiopathogenic approach.
Material and methods: A review of the literature was performed by searching the Medline database (National Library of Medicine). Search terms were either medical subject heading (MeSH) keywords (classification, complex regional pain syndrome, fibromyalgia, myofascial pain syndrome, neuralgia, pelvic pain, postoperative pain, prostatitis, referred pain, syndrome) or terms derived from the title or abstract. Search terms were used alone or in combinations by using the “AND” operator. The literature search was conducted from 1990 to the present time.
Results: Chronic pelvic and perineal pain does not only consist of symptoms localized to an anatomical region present for 3 to 6 months, but also constitutes a distinct, complex, multidimensional disease entity, comprising psychological, organic and psychosomatic phenomena, called chronic pelvic and perineal pain syndromes. These syndromes are responsible for disability, impaired quality of life, and induce considerable health care consumption and sick leave. They alter the patient's personality and affect his or her behaviour, sex life, family life, social life and work life. The usual clinical approach to these syndromes, looking for an organ or tissue disease responsible for pain, is negative. The approach to this type of pain must be much more global and consists of looking for disturbances of the regulation of pelvic and perineal nociceptive messages and dysfunction of the organ or structure concerned.
Conclusion: The current definitions and classifications of chronic pelvic and perineal pain comprise the concepts of syndrome, functional disease and global approach and differ from the strict organ-based context and the classical medical approach (infectious, inflammatory, metabolic, endocrine) in order to focus pain syndromes on the pain itself and the associated symptoms.

Mots clés:
classification / Douleur pelvienne / Douleur postopératoire / Douleur projetée / Fibromyalgie
Mots-clés:
Classification / Complex regional pain syndrome / Fibromyalgia / Myofascial pain syndromes / Neuralgia
Évaluation des douleurs pelvipérinéales chroniques
Evaluation of chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 865-871

Objectif : Décrire les outils permettant l’évaluation des douleurs pelvipérinéales chroniques et préciser leurs indications.
Matériel et méthodes : Ce travail est une revue de la littérature ayant utilisé la base de données bibliographique Medline (National Library of Medicine). Les termes de recherche étaient soit les mots-clés issus du Medical subject heading (MeSH) (pelvic pain, pain measurement, prostatitis, quality of life) soit des termes issus du titre ou du résumé. Les termes ont été utilisés seuls ou combinés avec l’opérateur ET. La recherche a porté de 1990 à nos jours.
Résultats : Les échelles et questionnaires proposés au patient constituent une aide à l’évaluation clinique de leur douleur chronique. Ils ne se substituent pas à l’interrogatoire et ne permettent pas de porter un diagnostic. Les principaux outils d’évaluation clinique comportent des échelles d’intensité, des schémas topographiques, une évaluation descriptive (sensorielle et affective), une évaluation du retentissement (sur le sommeil, les activités de la vie quotidienne, la qualité de vie et le comportement) et une évaluation de l’humeur et de l’anxiété. S’ajoutent à ces outils des questionnaires spécifiques développés dans les domaines de la cystite interstitielle/syndrome douloureux vésical et de la prostatite chronique/syndrome douloureux pelvien chronique. Ces questionnaires spécifiques ont pour objectifs l’évaluation de la sévérité des symptômes, l’appréciation de la gêne liée aux symptômes et du retentissement sur la qualité de vie, le suivi de l’évolution et de la réponse thérapeutique.
Conclusion : La pratique quotidienne nécessite d’utiliser des outils rapides et faciles à utiliser. Il est recommandé de privilégier les échelles d’intensité type échelle visuelle analogique (EVA) ou numériques, les schémas corporels et des questionnaires abrégés type version courte du questionnaire sur la douleur de Saint-Antoine (QDSA) ou questionnaire concis sur les douleurs (QCD).

Objective: To describe the tools allowing evaluation of chronic pelvic and perineal pain and to define their indications.
Material and methods: A review of the literature was performed by searching the Medline database (National Library of Medicine). Search terms were either Medical subject heading (MeSH) keywords (pelvic pain, pain measurement, prostatitis, quality of life) or terms derived from the title or abstract. Search terms were used alone or in combinations by using the “AND” operator. The literature search was conducted from 1990 to the present time.
Results: Various rating scales and questionnaires constitute useful tools for clinical evaluation of the patient's chronic pain. They cannot replace clinical interview and cannot be used to establish a diagnosis. The main clinical assessment tools include severity scales, body diagrams, descriptive assessment (sensory and affective), evaluation of the impact on sleep, activities of daily living, quality of life and behaviour and assessment of mood and anxiety. In addition to these general tools, specific questionnaire have been developed in the fields of interstitial cystitis/painful bladder syndrome and chronic prostatitis/chronic pelvic pain syndrome. These specific questionnaires are designed for evaluation of the severity of symptoms, assessment of the disability related to the symptoms and the impact on quality of life, and follow-up of the course of symptoms and the response to treatment.
Conclusion: Rapid and easy to use tools are essential in routine clinical practice. The recommended assessment tools are VAS (visual analogue scale) or numerical severity scales, body diagrams and brief questionnaires such as the Questionnaire sur la Douleur de Saint-Antoine (QDSA) (Saint-Antoine pain questionnaire) or Questionnaire Concis sur les Douleurs (QCD) (validated French translation of the Brief Pain Inventory).

Mots clés:
Douleur pelvienne / Prostatite / Qualité de vie
Mots-clés:
Pain measurement / Pelvic pain / Prostatitis / Quality of life
Épidémiologie et aspects économiques des douleurs pelvipérinéales chroniques
Chronic pelvic pain: Epidemiology and economic impact
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 872-885

But : Synthétiser les données épidémiologiques et médico-économiques concernant les douleurs pelvi-périnéales chroniques en urologie.
Matériel : Étude des articles publiés sur le thème dans la base de donnée Medline (PubMed) et sélectionnés en fonction de leur pertinence scientifique.
Résultats : Les prévalences sont d’environ 10 000/100 000 pour le syndrome douloureux pelvien chronique/prostatite chronique, 239 à 306/100 000 pour le syndrome douloureux vésical/cystite interstitielle, 15 000 à 20 000/100 000 pour les douleurs épididymo-testiculaires après vasectomie, 14 000/100 000 pour la dyspareunie profonde de la femme, 1000 à 9000/100 000 pour les douleurs en rapport avec l’éjaculation ou l’orgasme chez l’homme, 15 000 à 21 500/100 000 pour les douleurs pelviennes chroniques de la femme dont un tiers en rapport avec une endométriose. La fréquence des autres douleurs pelvi-périnéales chroniques est peu documentée. L’impact économique est comparable aux coûts engendrés par d’autres pathologies chroniques très répandues avec des coûts nettement supérieurs à ce qu’auraient pu laisser présager les taux de prévalence.
Conclusion : La fréquence des associations de pathologies pelviennes entre elles, leurs facteurs de risques, terrains et comorbidités communs suggèrent une possible origine physiopathologique commune. Ces données épidémiologiques soulignent l’intérêt d’une vision multidisciplinaire des douleurs pelvi-périnéales chroniques pour une meilleure compréhension des mécanismes incriminés sous-tendant la prise en charge thérapeutique.

Objective: To combine epidemiological and health economics data concerning urological chronic pelvic pain syndromes.
Material: Review of articles concerning this topic in the Medline (PubMed) database, chosen according to their scientific relevance.
Results: Prevalences are about 10,000/100,000 for chronic pelvic pain syndrome/chronic prostatis, 239 to 306/100,000 for bladder pain syndrome/interstitial cystitis, 15,000 to 20,000/100,000 for post-vasectomy testis and epididymis pain, 14,000/100,000 concerning deep female dyspareunia, 1000 to 9000/100,000 for male ejaculation or orgasma-related pain, 15,000 to 21,000/100,000 for female chronic pelvic pain, of which one third is related to endometriosis. Little has been published about the frequency of other chronic pelvic and perineal pain syndromes. The financial impact is comparable to other more frequent chronic diseases, with costs definitely above what the prevalences would have led to believe.
Conclusion: The frequency of pelvic disease association, their predisposing factors, common environments and comordities suggest a possible common origin. This epidemiological data highlights the benefit of a multidisciplinary approach of chronic pelvic and perineal pain. This could lead to a better understanding of involved mechanisms, and ultimately treatment options.

Mots clés:
Douleurs pelvi-périnéales chroniques / Syndrome douloureux pelvien chronique / Épidémiologie / Impact économique
Mots-clés:
Chronic pelvic pain / Chronic pelvic pain syndrome / epidemiology / Economics
Aspects médicolégaux des douleurs pelvipérinéales chroniques
Medicolegal aspects of chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 886-891

Objectif : Faire le point sur les aspects médicolégaux des douleurs pelvipérinéales chroniques.
Matériel et méthodes : Ce travail est une revue de la littérature et du Code français de la santé publique. La revue de littérature a utilisé la base de données bibliographique Medline (National library of Medicine). Les termes de recherche étaient soit les mots-clés issus du medical subject heading (MeSH) (forensic medicine, legislation, pelvic pain, postoperative pain), soit des termes issus du titre ou du résumé. Les termes ont été utilisés seuls ou combinés avec l’opérateur « ET ». La recherche a porté de 1990 à nos jours.
Résultats : Les douleurs pelvipérinéales chroniques sont concernées par plusieurs aspects médicolégaux : la prise en charge de la douleur est une obligation légale, des douleurs pelvipérinéales chroniques peuvent compliquer certains gestes chirurgicaux et faire l’objet de plaintes des patients, certains traitements médicaux ou chirurgicaux des douleurs pelvipérinéales chroniques ne disposent pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM) ou de validation scientifique à haut niveau de preuve, ce qui expose à des risques médicolégaux. La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé précise certaines obligations. Tout médecin doit respecter les bonnes pratiques professionnelles conformes au Code de déontologie et aux données de la science. Tout chirurgien est tenu de donner au patient une information loyale, claire et appropriée sur les risques d’une intervention proposée, notamment sur les risques éventuels de douleurs. La remise de documents écrits est souhaitable. Tout médecin doit contracter une assurance responsabilité civile professionnelle. La vasectomie contraceptive, susceptible de se compliquer de douleurs, est un cas particulier puisque soumise à la loi du 4 juillet 2001 qui stipule l’obligation, pour le médecin, d’une information préalable avec remise d’un dossier écrit et, pour le patient, de confirmer sa demande par écrit après un délai de réflexion de quatre mois.
Conclusion : Dans le domaine des douleurs pelvipérinéales chroniques, les implications médicolégales sont nombreuses et importantes à intégrer. Elles nécessitent le respect des bonnes pratiques cliniques et des dispositions légales notamment de la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé.

Objective: To review the medicolegal aspects of chronic pelvic and perineal pain.
Material and methods: The literature and the French Public Health Code were reviewed. The review of the literature was performed by searching the Medline database (National Library of Medicine). Search terms were either medical subject heading (MeSH) keywords (forensic medicine, legislation, pelvic pain, postoperative pain) or terms derived from the title or abstract. Search terms were used alone or in combinations by using the “AND” operator. The literature search was conducted from 1990 to the present time.
Results: Chronic pelvic and perineal pain raises a number of medicolegal issues: pain management is required by law, chronic pelvic and perineal pain can be a complication of certain surgical procedures and may be the subject of patient complaints, certain medical or surgical treatments of chronic pelvic and perineal pain do not have a marketing authorisation or scientific validation with a high level of evidence, which can have medicolegal implications. The French law of 4 March 2002 concerning patient rights and quality of the health care system defines a number of legal obligations. All physicians must comply with good professional practices as defined by the code of medical ethics and scientific knowledge. All surgeons are required to provide the patient with honest, clear and appropriate information about the risks of a proposed operation, especially about the possible risk of pain. It is also advised to provide the patient with a written document. All physicians must subscribe a professional civil liability insurance policy. Contraceptive vasectomy, that may be complicated by pain, is a particular case, subject to the French law of 4 July 2001, which requires the surgeon to provide the patient with written information and requires the patient to confirm his request for vasectomy in writing after a 4-month period of reflection.
Conclusion: The field of chronic pelvic and perineal pain comprises numerous and major medicolegal implications, requiring compliance with good clinical practice and legislation, especially the French law of 4 March 2002 concerning patient rights and quality of the health care system.

Mots clés:
Douleur pelvienne / Législation / Médecine légale
Mots-clés:
Forensic medicine / Legislation / Pelvic pain / Postoperative pain
Intégration des douleurs pelvipérinéales chroniques dans la démarche d’accréditation et d’évaluation des pratiques professionnelles
Integration of chronic pelvic pain to the accreditation and professional practice assessment procedures
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 892-896

Objectif : Lister les actions envisageables pour optimiser la qualité des soins urologiques des patients souffrant de douleur pelvipérinéales chroniques, en s’appuyant sur les recommandations pour l’accréditation et l’évaluation des pratiques professionnelles (EPP).
Matériel et méthodes : Les textes législatifs concernant l’accréditation et l’EPP ainsi que les recommandations professionnelles sur les douleurs chroniques ont été consultés.
Résultats : La problématique de l’EPP dans le cadre des douleurs pelvipérinéales chroniques est liée à l’absence de recommandations professionnelles spécifiques. L’optimisation de la prise en charge des douleurs pelviennes chroniques par les urologues implique le renforcement de la place des douleurs pelviennes chroniques au sein des actions de formation initiale et continue en urologie. De plus, les cadres d’exercice professionnel déjà mis en place lors des actions d’EPP et d’accréditation (staff EPP, réunion de concertation pluridisciplinaire, revue de morbi-mortalité) devraient pouvoir être appliqués aux douleurs pelvipérinéales chroniques de façon plus systématique par les urologues.
Conclusions : L’amélioration de la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques correspond à un besoin ressenti en urologie et doit enrichir la démarche d’évaluation des pratiques professionnelles dans laquelle l’Association française d’urologie s’est résolument engagée.

Objective: To list available actions in order to optimize urological care of patients suffering from chronic pelvic and perineal pain, based on guidelines for accreditation and professional practice assessment.
Material and methods: Legislative texts concerning accreditation and PPA, as well as professional recommendations concerning chronic pains have been consulted.
Results: Professional practice assessment of chronic pelvic and perineal pain is hampered by the lack of specific professional guidelines. Urological management of chronic pelvic and perineal pain can only be optimized if initial and continued training is strengthened. Furthermore, current professional structures implemented for professional practice assessment and accreditation processes (staff, multi-disciplinary meetings, morbidity–mortality reviews) should be applied in a more systematic way to pelvic chronic pain by urologists.
Conclusion: The need for improvement in the management of chronic pelvic pain is felt in the urological field, and should lead to developing means of evaluating professional practices, a goal to which the French Urology Association has committed itself.

Mots clés:
Douleurs pelviennes chroniques / Pratique professionnelle / Évaluation des pratiques professionnelles / Accréditation / Formation médicale continue
Mots-clés:
Chronic pelvic pain / professional practice / Professional practice/assessment / Accreditation / Continuing medical education
Interrogatoire et examen clinique d’un patient ayant des douleurs pelvipérinéales chroniques
Clinical interview and clinical examination of patients with chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 897-904

Introduction : Les patients ayant des douleurs pelvipérinéales chroniques ont une plainte parfois importante sans valeur objective qui permet de « valider » cette douleur excepté l’interprétation qu’en fait le patient. Le but de cet article est de décrire les points essentiels de l’interrogatoire et de l’examen clinique dans la démarche diagnostique des douleurs pelvipérinéales chroniques.
Patients et méthodes : Une revue de la littérature et une description de notre expérience ont été réalisées pour décrire l’interrogatoire et l’examen clinique des patients ayant des douleurs pelvipérinéales chroniques.
Résultats : L’interrogatoire d’un patient permet de faire préciser les caractéristiques de la douleur : mode d’installation, topographie, irradiation, type, rémission, réveils nocturnes, facteurs aggravants ou limitants. Il doit également rechercher des signes cliniques associés : urinaires, digestifs, gynécologiques, sexuels, cutanés et neurologique. L’intensité de la douleur est évaluée sur une échelle analogique. L’examen clinique pelvipérinéale doit être complet à la recherche d’une cause organique : neurologique, dermatologique, urogénitale, rachidienne, myofasciale et sympathique. Les touchers pelviens ont une place importante à la recherche de points gâchettes.
Conclusion : Un interrogatoire et un examen clinique bien conduits permettent de débrouiller une grande partie des douleurs pelvipérinéales chroniques et sont primordiaux dans la démarche diagnostique.

Introduction: Patients with chronic pelvic and perineal pain sometimes report major complaints with no objective value that help to “validate” this pain other than by the patient's own interpretation of the pain. The purpose of this article is to describe the essential elements of the clinical interview and clinical examination in the diagnostic approach to patients with chronic pelvic and perineal pain.
Patients and methods: A review of the literature and a description of our experience was performed to describe the clinical interview and clinical examination of patients with chronic pelvic and perineal pain.
Results: Clinical interview of the patient is designed to define the characteristics of the pain: mode of installation, topography, irradiation, type, remission, nocturnal waking, and aggravating or limiting factors. It must also look for associated clinical signs: urinary, gastrointestinal, gynaecological, sexual, cutaneous and neurological. The intensity of the pain is evaluated on an analogue scale. A complete clinical examination of the pelvis and perineum must be performed looking for an organic cause: neurological, dermatological, urogenital, spinal, myofascial and sympathetic nervous system. Digital rectal and vaginal (pelvic) examinations play an important role in the detection of trigger points.
Conclusion: A well-conducted clinical interview and clinical examination can help to elucidate a large proportion of cases of chronic pelvic and perineal pain and are an essential in part of the diagnostic approach.

Mots clés:
Douleur / Pelvienne / Périnéale / Chronique / examen clinique
Mots-clés:
Pain / Pelvic / Perineal / Chronic / Clinical examination
Explorations électrophysiologiques des douleurs pelvipérinéales chroniques
Electrophysiological studies of chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 905-910

Objectif : Savoir ce qu’est une exploration électrophysiologiques, ce qu’elle explore, ce que l’on eut en attendre dans le domaine de la douleur pelvipérinéale et en connaître les limites.
Matériel, méthodes : Exposé des techniques habituellement utilisées pour évaluer les nerfs somatiques de la région pelvipérinéale (électromyogramme analytique vitesses de conduction nerveuse, réflexologie), de leurs applications et de leurs difficultés d’interprétation.
Résultats : Les examens permettent de retrouver des signes en faveur d’une souffrance neurogène périphérique, de préciser le type d’atteinte axonale et/ou démyélinisante, d’apporter des arguments topographiques sur le type de tronc ou de racine nerveuse impliquée (nerf pudendal, racines sacrées, nerf ilio-inguinal ou ilio-hypogastrique, nerf génitofémoral, nerf obturateur).
Conclusion : Les techniques utilisées demandent une bonne expertise. Ces examens peuvent aider à mieux comprendre certaines douleurs mais ils manquent de sensibilité et de spécificité. Les conclusions de l’interprétation des examens nécessitent une bonne corrélation avec les données clinques.

Objective: To describe electrophysiological studies, what they investigate, and their contribution and limitations in the assessment of pelvic and perineal pain.
Material and method: Description of the electrophysiological techniques generally used to evaluate somatic nerves of the pelvic and perineal region (analytical electromyography, nerve conduction velocities, reflexology), their applications and the difficulties of interpretation.
Results: Electrophysiological studies can demonstrate signs in favour of peripheral neuropathy, specify the axonal and/or demyelinating type of lesion, and provide topographic arguments on the type of trunk or nerve root involved (pudendal nerve, sacral nerve roots, ilioinguinal or iliohypogastric nerve, genitofemoral nerve, obturator nerve).
Conclusion: Electrophysiological studies require a technically skilled operator and can provide a better understanding of some types of pain, but are not sufficiently sensitive and specific. The conclusions of electrophysiological study reports must be closely correlated with clinical findings.

Mots clés:
Neuropathie périphérique / Syndrome canalaire / Névralgie pudendale / Électromyogramme / Neurophysiologie
Mots-clés:
Peripheral neuropathy / Tunnel syndrome / Pudendal neuralgia / Electromyography / neurophysiology
La relation médecin–malade dans les douleurs pelvipérinéales chroniques
The doctor–patient relationship in chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 911-916

Objectif : Analyser la relation entre médecin et patient selon le point de vue du patient et celui du médecin.
Matériel méthodes : Expérience d’une présidente d’association de patients porteurs de douleurs pelvipérinéales chroniques (AFAP-NP), expérience de médecins spécialisés dans la douleur pelvipérinéale chronique.
Résultats : Prendre en charge un patient présentant une douleur pelvipérinéale chronique nécessite de comprendre et de connaître le parcours du patient avec sa maladie, son histoire, ses espoirs et ses déceptions, d’approcher sa personnalité, son milieu familial, social et professionnel.
Conclusion : La douleur étant une expérience émotionnelle, le type de relation entre le médecin et le patient conditionnera la qualité de la prise en charge ultérieure. Un certain nombres de fondamentaux méritent d’être appliqués : croire le patient, éviter de le rendre responsable de l’échec, ne pas surestimer les bénéfices secondaires, éviter de rendre le patient dépendant et passif, apprendre à réinterpréter les symptômes, se demander « comment » la douleur dure plutôt que « pourquoi », faire préciser la demande et adapter des objectifs réalistes, accessibles.

Objective: To analyse the doctor–patient relationship from the patient's point of view and from the doctor's point of view.
Material and methods: Experience of a chairman of a chronic pelvic and perineal pain patient association (AFAP-NP) and experience of doctors specialized in chronic pelvic and perineal pain.
Results: Management of a patient with chronic pelvic and perineal pain requires knowledge and understanding of the patient's trajectory disease, the history of the disease and the patient's hopes and disappointments, and evaluation of the patient's personality and family, social and work environment.
Conclusion: As pain is an emotional experience, the type of doctor–patient relationship determines the quality of subsequent management. A number of basic principles should be applied: believe the patient, avoid making the patient feel responsible for failure, avoid overestimating the secondary benefits, avoid making the patient passive and dependent, learn to reinterpret the patient's symptoms, ask “how” does the pain persist rather than “why”, clearly define the patient's demand and adapt management to realistic and accessible objectives.

Mots clés:
Douleur périnéale / Douleur pelvienne / Relation médecin–malade / Douleur chronique
Mots-clés:
Perineal pain / Pelvic pain / Doctor–patient relationship / Chronic pain
Retentissement sur la sexualité et la fertilité des douleurs pelvipérinéales chroniques
Impact of chronic pelvic pain on sexual functions and fertility
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 917-921

But : Résumer l’état des connaissances sur la prévalence, les caractéristiques et les hypothèses étiopathogéniques des troubles de la sexualité et de la fertilité observés chez les patients souffrant de douleurs pelvipérinéales chroniques.
Matériel et méthodes : Revue des articles publiés sur le thème dans la base de donnée Medline (PubMed) et sélectionnés en fonction de leur pertinence scientifique.
Résultats : Chez l’homme, les dysfonctions sexuelles les plus fréquentes sont la dysfonction érectile et les perturbations de l’éjaculation (éjaculation prématurée, éjaculation douloureuse). Les douleurs épididymotesticulaires chroniques ont un impact négatif sur la qualité de l’acte sexuel et la satisfaction des deux partenaires. L’association entre troubles urinaires du bas appareil – fréquents en cas de syndrome douloureux pelvien chronique – et dysfonctions sexuelles est démontrée. Des modifications des paramètres spermatiques sont observées en cas de syndrome douloureux pelvien chronique mais leur impact réel sur la fertilité masculine n’est pas établi. Chez la femme, les dysfonctions sexuelles sont beaucoup moins étudiées. Les conséquences des douleurs pelvipérinéales chroniques sur la sexualité des patientes ne peuvent cependant pas être ignorées car elle peuvent affecter tous les composants du cycle sexuel. Il n’existe pas de données publiées sur la relation entre infertilité et les douleur pelvipérinéales chroniques chez la femme.
Conclusion : Compte tenu de la fréquence des dysfonctions sexuelles et de leur retentissement sur la qualité de vie, l’évaluation des fonctions sexuelles doit faire partie du bilan de tout patient consultant pour douleurs pelvipérinéales chroniques.

Objective: To summarize current knowledge on prevalence, characteristics and ethiopathogenical hypothesis concerning sexuality and fertility dysfunctions in patients with chronic pelvic pain.
Material and methods: Review of articles published on this subject in the Medline (PubMed) database, selected according to their scientific relevance.
Results: In the male subject, most frequent sexual dysfunctions are erectile dysfunction and ejaculation disturbance (premature ejaculation, painful ejaculation). Chronic epididymal and testicular pain has a negative impact on the quality of sexual intercourse and satisfaction of both partners. Association between lower urinary tract symptoms – frequent in the event of chronic pelvic pain syndrome – and sexual dysfunction has been proved. Change in spermatic parameters exists in the event of chronic pelvic pain syndrome, but their impact on male fertility has not yet been established. In the female subject, sexual dysfunction is less studied. However, effect of chronic pelvic and perineal pain on female patient sexuality cannot be ignored, as they can affect all components of the sexual cycle. There is no data published on the link between infertility and chronic pelvic and perineal pain in the female subject.
Conclusions: Allowing to the frequency of sexual dysfunction and its impact on quality of life, sexual function assessment must be a part of every consultation for chronic pelvic and perineal pain

Mots clés:
Douleur pelvipérinéale chronique / Dysfonction sexuelle / infertilité
Mots-clés:
Chronic pelvic pain / Sexual dysfunction / Infertility
Approche symptomatique des douleurs pudendales chroniques
Symptomatic approach to chronic pudendal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 922-929

Introduction : La névralgie pudendale est une entité récente maintenant reconnue. Douleur invalidante, d’évolution chronique, elle relève d’un syndrome canalaire pelvipérinéal.
Matériel et méthodes : Étude de la littérature à travers les publications référencées Medline consacrées au sujet.
Résultats : Le diagnostic est purement clinique et repose sur des critères consensuels simples (Critères de Nantes) : douleur siégeant dans le territoire anatomique du nerf, aggravée en position assise, ne réveillant pas habituellement la nuit, ne s’accompagnant pas d’hypoesthésie périnéale objective et dont le bloc anesthésique du nerf réalisé au niveau de l’épine sciatique est positif. Conclusion Le diagnostic de névralgie pudendale est facile quand le tableau reste limité aux critères diagnostiques. Ces critères sont tous indispensables au diagnostique. Il existe, cependant, souvent des signes associés urinaires, anorectaux, sexuels, neuromusculaires, des signes d’hypersensibilisation qui vont complexifier la démarche diagnostique et la prise en charge thérapeutique.

Introduction: Pudendal neuralgia is a recently identified and now clearly recognized clinical entity. This chronic disabling pain is due to a pelviperineal tunnel syndrome.
Material and methods: Review of the literature based on a Medline search of articles devoted to this subject.
Results: The diagnosis is purely clinical, based on simple consensual criteria (Nantes Criteria): pain situated in the anatomical territory of the pudendal nerve, worse on sitting, not usually waking the patient at night, not accompanied by any objective perineal sensory loss with a positive anaesthetic block of the pudendal nerve at the ischial spine.
Conclusion: The diagnosis of pudendal neuralgia is straightforward when the patient's symptoms remain confined to these diagnostic criteria, which are all essential for the diagnosis. However, the patient often presents associated urinary, anorectal, sexual, neuromuscular and hypersensitization signs, which can complicate the diagnostic approach and therapeutic management.

Mots clés:
Névralgie pudendale / Syndrome canalaire / Douleur périnéale / Douleur pelvienne / Prostatite chronique
Mots-clés:
Pudendal neuralgia / Tunnel syndrome / Perineal pain / Pelvic pain / Chronic prostatitis
Approche symptomatique des douleurs vésicales chroniques
Diagnostic approach to chronic bladder pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 930-939

Introduction : Le syndrome douloureux vésical est défini comme étant une douleur pelvienne chronique évoluant depuis plus de six mois, entraînant un inconfort perçu en relation avec la vessie et accompagné par des envies persistante et forte d’uriner ou une pollakiurie. Le but de cet article a été de faire une mise au point sur la prise en charge diagnostique du syndrome douloureux vésical.
Patients et méthodes : Une revue exhaustive de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans Pubmed sur la prise en charge diagnostique du syndrome douloureux vésical.
Résultats : Initialement le syndrome douloureux vésical était défini par une douleur liée au remplissage vésical mais qui a évolué vers une douleur en relation avec la vessie accompagnée de symptômes urinaires (besoin persistant ou pollakiurie). Le diagnostic de syndrome douloureux vésical est basé sur l’interrogatoire et la réalisation de calendrier mictionnel. La réalisation d’une cystoscopie sous anesthésie générale est l’examen indispensable pour confirmer le diagnostic. Classiquement, cet examen met en évidence des glomérulations de la muqueuse vésicale et des lésions de Hunner. Il permet dans le même temps de réaliser des biopsies de vessie et une hydrodistension vésicale qui sont les premiers éléments de la prise en charge de ce syndrome douloureux. Les autres examens complémentaires: imagerie, bilan urodynamique, biologie, cytologie ne sont pas indispensable au diagnostic mais sont utiles pour le diagnostic différentiel car le syndrome douloureux vésical reste un diagnostic d’exclusion.
Conclusion : Le diagnostic du syndrome douloureux vésical est essentiellement clinique associée à la réalisation d’une endoscopie vésicale au bloc opératoire sous anesthésie avec des biopsies vésicales et test d’hydrodistension courte.

Introduction: Painful bladder syndrome is defined as chronic pelvic pain present for more than 6 months, causing discomfort perceived as being related to the bladder and accompanied by a persistent and strong urge to urinate or urinary frequency. The purpose of this article is to review the diagnostic approach to painful bladder syndrome.
Patients and methods: A comprehensive review of the literature was performed by searching Pubmed for articles on the diagnostic approach to painful bladder syndrome.
Results: Painful bladder syndrome was initially defined by pain related to bladder filling, but now refers to pain related to the bladder accompanied by urinary symptoms (persistent urge or frequency). The diagnosis of painful bladder syndrome is based on clinical interview and a bladder diary. Cystoscopy under general anaesthesia is an essential examination to confirm the diagnosis. Cystoscopy classically demonstrates glomerulations of the bladder mucosa and Hunner's ulcers and simultaneously allows bladder biopsies and bladder hydrodistension, which are the first steps in the management of painful bladder syndrome. The other complementary investigations: imaging, urodynamic assessment, laboratory work-up, cytology are not essential at diagnosis but are useful for the differential diagnosis, as painful bladder syndrome remains a diagnosis of exclusion.
Conclusion: The diagnosis of painful bladder syndrome is primarily clinical, but is confirmed by cystoscopy in the operating room under anaesthesia with bladder biopsies and a brief trial of hydrodistension.

Mots clés:
Vessie douloureuse / cystite interstitielle / pollakiurie / cystalgie / Diagnostic
Mots-clés:
Painful bladder / Interstitial cystitis / Frequency / Bladder pain / Diagnosis
Approche symptomatique des douleurs « prostatiques » chroniques et du syndrome douloureux pelvien chronique
Symptomatic approach to chronic prostatitis/chronic pelvic pain syndrome
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 940-953

Objectif : Faire le point sur le diagnostic et l’étiopathogénie de la prostatite chronique (PC) bactérienne et du syndrome douloureux pelvien chronique (SDPC).
Matériel et méthodes : Ce travail est une revue de la littérature ayant utilisé la base de données bibliographiques Medline (National Library of Medicine). Les termes de recherche étaient soit les mots-clés issus du medical subject heading (MeSH) (microbiology, pelvic pain, prostatitis), soit des termes issus du titre ou du résumé. Les termes ont été utilisés seuls ou combinés avec l’opérateur « ET ». La recherche a porté de 1990 à nos jours.
Résultats : La PC bactérienne est une infection chronique ou récidivante de la prostate par des agents bactériens. Elle constitue environ 5 à 10 % de l’ensemble des PC. Le SDPC est une douleur pelvienne génito-urinaire sans bactéries évoluant depuis au moins trois mois, parfois associée à des troubles mictionnels et sexuels. Bien que la prostate ne semble pas impliquée dans toutes les douleurs pelvipérinéales chroniques de l’homme, le terme de PC reste le plus souvent accolé à celui de SDPC (PC/SDPC). La PC/SDPC retentit sur la qualité de vie. Son étiopathogénie précise reste méconnue mais l’infection et l’inflammation prostatiques pourraient être impliquées, non pas comme causes directes, mais comme éléments initiateurs d’un phénomène neurologique d’hypersensibilisation. L’évaluation d’une PC/SDPC comporte un interrogatoire complété par un questionnaire National Institutes of Health - Chronic Prostatitis Symptom Index (NIH-CPSI), un examen clinique, un ECBU et une débitmétrie mictionnelle couplée à une mesure du résidu post-mictionnel. Les autres explorations sont optionnelles et ont pour objectif d’éliminer d’autres diagnostics urologiques. L’épreuve microbiologique fractionnée de Meares et Stamey doit être abandonnée au profit d’un test simplifié comportant une analyse d’urines avant et après massage prostatique. Toutefois les indications de ce test sont limitées aux patients suspects de PC bactérienne ou présentant une bactériurie lors de l’ECBU.
Conclusion : La PC bactérienne ne représente qu’environ 5 à 10 % de l’ensemble des PC. À la terminologie habituelle de PC non bactérienne s’est substituée celle de SDPC ou PC/SDPC de l’homme afin de sortir cette pathologie du cadre strict de la prostate. Malgré sa prévalence et son retentissement sur la qualité de vie et la sexualité, la PC/SDPC reste mal connue et continue de poser des problèmes diagnostiques.

Objective: To review the diagnosis and pathogenesis of chronic prostatitis (CP) and chronic pelvic pain syndrome (CPPS).
Material and methods: A review of the literature was performed by searching the Medline database (National Library of Medicine). Search terms were either medical subject heading (MeSH) keywords (microbiology, pelvic pain, prostatitis) or terms derived from the title or abstract. Search terms were used alone or in combinations by using the “AND” operator. The literature search was conducted from 1990 to the present time.
Results: Chronic bacterial prostatitis is a chronic, recurrent bacterial infection of the prostate, accounting for about 5 to 10% of all cases of chronic prostatitis (CP). CPPS is nonbacterial genitourinary pelvic pain present for at least 3 months, sometimes associated with sexual and voiding disorders. Although the prostate does not appear to be involved in all cases of chronic pelvic pain in men, the term CP usually remains associated with CPPS (CP/CPPS). CP/CPPS has a negative impact on quality of life. The precise pathogenesis of CP/CPPS has not been elucidated, but prostatic infection and inflammation could be involved, not as direct causes, but as initiating factors of a neurological hypersensitization phenomenon. Evaluation of CP/CPPS comprises clinical interview completed by the National Institutes of Health - Chronic Prostatitis Symptom Index questionnaire (NIH-CPSI), physical examination, urine culture and uroflowmetry combined with determination of the post-voiding residual volume. The other investigations are optional and are designed to exclude other urological diagnoses. The Meares-Stamey four-glass test should be abandoned in favour of a simplified test comprising urine analysis before and after prostatic massage. However, the indications for this test are limited to patients in whom chronic bacterial prostatitis is suspected or with bacteriuria on urine culture.
Conclusion: Chronic bacterial prostatitis represents only about 5 to 10% of all cases of CP. The usual terminology of chronic non-bacterial prostatitis has been replaced by the term CPPS or CP/CPPS in men, in order to situate this disease in a broader context not exclusively related to the prostate. Despite its prevalence and its impact on quality of life and sexuality, CP/CPPS remains poorly known and continues to raise diagnostic problems.

Mots clés:
Douleur pelvienne / Microbiologie / Prostatite / Chronique / Syndrome douloureux pelvien
Mots-clés:
Microbiology / Pelvic pain / Prostatitis
Approche symptomatique des douleurs urétrales chroniques
Symptomatic approach to chronic urethral pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 954-957

Objectif : Décrire la symptomatologie, l’étiopathogénie et le diagnostic différentiel du syndrome douloureux urétral.
Matériel et méthodes : Ce travail est une revue de la littérature ayant utilisé la base de données bibliographique Medline (National Library of Medicine). Les termes de recherche étaient soit les mots clés issus du medical subject heading (MeSH), (urethra, pain), soit des termes issus du titre ou du résumé. Les termes ont été utilisés seuls ou combinés avec l’opérateur « ET ». La recherche a porté de 1990 à nos jours.
Résultats : Le syndrome douloureux urétral est une douleur urétrale récurrente survenant habituellement lors de la miction, parfois en dehors, accompagnée d’une pollakiurie diurne et nocturne, en l’absence d’infection prouvée ou d’une autre pathologie évidente. Son origine est imprécise mais il pourrait s’agir d’une forme débutante, précoce, d’une cystite interstitielle/syndrome douloureux vésical. Il s’agit d’un diagnostic d’exclusion et face à des douleurs de l’urètre et des troubles mictionnels, certaines pathologies d’organe ou tissulaires plus courantes et mieux connues doivent être éliminées par un bilan urogynécologique (infection génitale et surtout urinaire, sténose de l’urètre, tumeur de vessie ou de l’urètre, vessie hyperactive, lithiases du bas appareil urinaire ou termino-urétérale).
Conclusion : L’origine du syndrome douloureux urétral est imprécise. Face à des douleurs de l’urètre et des troubles mictionnels, ce syndrome reste un diagnostic d’exclusion.

Objective: To describe the clinical features, pathogenesis and differential diagnosis of urethral pain syndrome.
Material and methods: A review of the literature was performed by searching the Medline database (National Library of Medicine). Search terms were either medical subject heading (MeSH) keywords (urethra, pain) or terms derived from the title or abstract. Search terms were used alone or in combinations by using the “AND” operator. The literature search was conducted from 1990 to the present time.
Results: Urethral pain syndrome is defined as recurrent urethral pain usually occurring during micturition, but sometimes unrelated to micturition, accompanied by daytime frequency and nocturia, in the absence of documented infection or another clinically apparent disease. The cause of this syndrome is unclear, but it could correspond to an early form of interstitial cystitis/painful bladder syndrome. Urethral pain syndrome is a diagnosis of exclusion and, in a patient presenting with urethral pain and voiding disorders, various more common and more clearly defined organ or tissue diseases must be excluded by a urological and gynecological work-up (especially genital tract and urinary tract infection, urethral stricture, bladder tumor, urethral tumor, hyperactive bladder, low urinary tract or distal ureteric stones).
Conclusion: The cause of urethral pain syndrome is unclear. This syndrome remains a diagnosis of exclusion in patients with urethral pain and voiding disorders.

Mots clés:
Douleur / Urètre
Mots-clés:
Urethra / Pain
Approche symptomatique des douleurs péniennes chroniques
Symptomatic approach to chronic penile pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 958-961

Objectif : Décrire les étiologies des douleurs péniennes chroniques non carcinologiques.
Matériel et méthodes : Ce travail est une revue de la littérature ayant utilisé la base de données bibliographique Medline (National Library of Medicine). Les termes de recherche étaient soit les mots-clés issus du medical subject heading (MeSH) (pain, penis, penile diseases), soit des termes issus du titre ou du résumé. Les termes ont été utilisés seuls ou combinés avec l’opérateur « ET ». La recherche a porté de 1990 à nos jours.
Résultats : L’interrogatoire et l’examen clinique sont les éléments essentiels du bilan des douleurs péniennes chroniques. Les étiologies de ces douleurs comprennent des pathologies locales, des douleurs projetées, neuropathique, psychologiques ou psychiatriques, et le syndrome douloureux pénien. Les douleurs neuropathiques sont liées au syndrome de compression du nerf dorsal de la verge, issu du nerf pudendal, au bord inférieur du pubis. Ce syndrome favorisé par le cyclisme peut également être responsable d’une diminution de la sensibilité du gland et de la verge, de paresthésies génitales (engourdissements) et parfois d’une dysfonction érectile. Le syndrome douloureux pénien, défini comme une douleur située au niveau du pénis mais dont l’origine n’est pas urétrale, sans infection prouvée ni autre pathologie évidente, est un diagnostic d’élimination.
Conclusion : Le diagnostic des douleurs péniennes chroniques non carcinologiques est essentiellement clinique. Le syndrome de compression du nerf dorsal de la verge entre dans le cadre de ces douleurs dont le syndrome douloureux pénien reste un diagnostic d’exclusion.

Objective: To describe the aetiologies of non-cancer chronic penile pain.
Material and methods: A review of the literature was performed by searching the Medline database (National Library of Medicine). Search terms were either medical subject heading (MeSH) keywords (pain, penis, penile diseases) or terms derived from the title or abstract. Search terms were used alone or in combinations by using the “AND” operator. The literature search was conducted from 1990 to the present time.
Results: Clinical interview and physical examination are essential elements of the assessment of chronic penile pain. The aetiologies of chronic penile pain include local diseases, referred pain, neuropathic pain, psychological or psychiatric disorders and penile pain syndrome. Neuropathic pain is related to compression of the dorsal nerve of the penis, derived from the pudendal nerve, at the inferior border of the pubis. This nerve compression syndrome, often associated with cycling, can also be responsible for decreased sensitivity of the glans and penis, genital paraesthesia (numbness) and sometimes erectile dysfunction. Penile pain syndrome, defined as pain located in the penis, but not due to an urethral cause, documented infection or another clinically apparent disease, is a diagnosis of exclusion.
Conclusion: The diagnosis of non-cancer chronic penile pain is essentially clinical. Compression of the dorsal nerve of the penis is part of the context of penile pain syndrome, corresponding to a diagnosis of exclusion.

Mots clés:
Douleur / Pénis / Maladies péniennes
Mots-clés:
Pain / penis / Penile diseases
Approche symptomatique des douleurs sexuelles chroniques
Pelvic sexual pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 967-972

But : Colliger les principaux éléments cliniques et étiopathogéniques à prendre en compte dans l’analyse de l’ensemble des douleurs chroniques de siège pelvi-périnéal associées à une activité sexuelle, aussi bien chez l’homme que chez la femme.
Sujets et méthodes : Étude des articles et des conférences de consensus publiés sur le thème dans la base de donnée Medline (PubMed), et sélectionnés en fonction de leur pertinence scientifique.
Résultats : Chez la femme, seule la dyspareunie a fait l’objet d’une définition consensuelle. La dyspareunie profonde doit faire rechercher une pathologie organique des organes pelviens, une endométriose, un syndrome de vessie douloureuse, des adhérences. La dyspareunie superficielle peut entrer dans le cadre d’une vestibulodynie provoquée. Le vaginisme peut être en rapport avec une pathologie locale mais aussi témoigner d’un excès de nociception. Chez l’homme, une douleur à l’éjaculation doit faire éliminer une pathologie locale urologique. Elle peut être aussi d’origine iatrogène ou s’intégrer dans le cadre d’un syndrome douloureux pelvien chronique. Bien que peu documentées, d’autres douleurs pelvi-périnéales provoquées ou non par les rapports sexuels existent chez l’homme.
Conclusion : Le bilan de ces dysfonctions sexuelles repose avant tout sur l’interrogatoire et l’examen clinique. En l’absence d’affections organiques qui doivent être systématiquement dépistées, ces douleurs entrent dans le cadre de pathologies fonctionnelles. Elles imposent alors une démarche clinique globale prenant en compte tous les aspects de la douleur, y compris émotionnels.

Objective: To colligate the clinical and ethiopathogenical elements to take into account in the assessment of sexual activity-related chronic pelvic and perineal pain, in the male as well as in the female subject.
Subjects and methods: Review of articles and consensus conferences published on this subject in the Medline (Pubmed) database, selected according to their scientific relevance.
Results: In the female subject, only dyspareunia has benefitted from a consensual definition. Deep dyspareunia must start investigations in search of pelvic organs disorders, endometriosis, painful bladder syndrome adhesions. Superficial dyspareunia can be a part of provoked vestibulodynia. Vaginismus can be linked to a local disorder, but can also be caused by an excess of nociception. In the male subject, painful ejaculation must start investigation in search of a local urological disorder. It can also be of iatrogenous origin, or be included in a chronic pelvic pain syndrome. Although less documented, other pelvic and perineal pain syndrome, coitus-related or not, exist in the male subject.
Conclusion: Assessment of these sexual dysfunctions is primarily based on history taking and clinical examination. In the absence of systematically researched organic disorder, these pains can be part of functional disorders, in which case a global assessment must be undergone, by taking into account all aspects of the pain, including emotional aspects.

Mots clés:
Douleur pelvi-périnéale chronique / Dyspareunie / Vaginisme / Vulvodynie / Douleur post-éjaculation
Mots-clés:
Chronic pelvic pain / Dyspareunia / Vaginismus / Vulvodynia / Ejaculatory pain
Approche symptomatique des douleurs neuropathiques somatiques pelvipérinéales chroniques
Symptomatic approach to chronic neuropathic somatic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 973-981

Objectifs : Connaître les caractéristiques des douleurs neuropathiques. Connaître les pathologies des nerfs somatiques les plus fréquemment rencontrés dans le cadre des douleurs pelvipérinéales chroniques.
Matériel méthodes : Analyse de la littérature consacrée aux névralgies du périnée et du pelvis.
Résultats : Le diagnostic de douleurs pelvipérinéales en rapport avec une atteinte des nerfs somatiques est avant tout clinique. La topographie de la douleur, ses caractéristiques (brûlures, paresthésies…) permettront de la rattacher au territoire neurologique impliqué. Les examens complémentaires sont relativement peu contributifs. Deux grands systèmes prennent en charge cette région : les racines sacrées d’où naissent le nerf pudendal et le nerf cutané postérieur de la cuisse, les racines thoracolombaires d’où naissent les nerfs ilio-inguinal, ilio-hypogastrique, génitofémoral et obturateur. Le premier système est avant tout périnéal, le second avant tout inguinopérinéal antérieur.
Discussion : La névralgie pudendale est la douleur la plus fréquente et la plus invalidante, elle est évoquée devant une douleur unie ou bilatérale du périnée antérieur ou postérieur, à type de brûlure, aggravée en position assise, soulagée debout et sans douleur nocturne. Elle est en rapport avec un mécanisme de compression nerveuse d’origine ligamentaire. La névralgie clunéale inférieure est une douleur plutôt ischiatique et latéropérinéale, elle s’accompagne parfois d’une atteinte dans un territoire sciatique tronqué, ces projections correspondent au nerf cutané postérieur de la cuisse, l’atteinte peut être en rapport avec un syndrome du muscle piriforme ou avec une pathologie ischiatique. Les atteintes des racines sacrées ne prennent pas un caractère aigu, elles s’accompagnent d’hypoesthésie sacrée et de troubles urinaires, anorectaux ou sexuels. Les douleurs des nerfs ilio-inguinaux, ilio-hypogastriques et génitofémoraux sont en général, le fait de traumatismes chirurgicaux avec des cicatrices pariétales si elles sont parfois difficiles à différencier les unes des autres, l’important est de penser à réaliser un bloc anesthésique local sur le point gâchette retrouvé au niveau de la cicatrice. Les douleurs projetées d’origine rachidienne par dérangement intervertébral mineur thoracolombaires se projettent au niveau inguinal, du pubis, de la grande lèvre et parfois du trochanter, elles ne s’expriment que par leurs projections douloureuses et ce n’est que l’examen clinique de principe, centré sur la région thoracolombaire, qui trouvera des signes locaux (douleurs étagées des articulaires postérieures, cellulalgie).

Objectives: To determine the characteristics of neuropathic pain and the somatic nerve lesions most frequently encountered in the context of chronic pelvic and perineal pain.
Material and methods: Review of the literature devoted to pelvic and perineal neuralgia.
Results: The diagnosis of pelvic and perineal pain related to a somatic nerve lesion is essentially clinical. The topography of the pain and its characteristics (burning, paraesthesia, etc.) can help to link the pain to the neurological territory involved. Complementary investigations are poorly contributive. Two main systems are involved in this region: sacral nerve roots that give rise to the pudendal nerve and the posterior cutaneous nerve of the thigh, thoracolumbar nerve roots that give rise to the ilioinguinal, iliohypogastric, genitofemoral and obturator nerves. The first system is essentially perineal and the second is essentially anterior inguinoperineal.
Discussion: Pudendal neuralgia is the most common and most disabling form of pelvic pain. It presents as unilateral or bilateral burning pain of the anterior or posterior perineum that is worse on sitting and relieved by standing, not usually associated with night pain. It is related to a ligamentous nerve compression mechanism. Inferior cluneal neuralgia tends to be experienced as ischial and lateroperineal pain, and is sometimes accompanied by pain in a truncated sciatic territory, corresponding to projections of the posterior cutaneous nerve of the thigh. This neuralgia can be related to a piriformis syndrome or an ischial lesion. Sacral nerve root lesions do not cause acute pain, but are accompanied by sacral sensory loss and urinary, anorectal or sexual disorders. Pain related to ilioinguinal, iliohypogastric and genitofemoral nerves is generally secondary to surgical trauma and scars. Although these various lesions are sometimes difficult to distinguish from each other, an essential part of management consists of performing a local anesthetic block at the trigger point detected in the scar. Referred pain derived from the spinal cord due to thoracolumbar painful minor intervertebral dysfunction is experienced in the inguinal region, pubis, labium majorum and sometimes the trochanter, and only a complete clinical examination of the thoracolumbar region can demonstrate local signs (posterior facet joint pain at several levels, fibromyalgia).

Mots clés:
Névralgie / Névralgie pudendale / Nerf ilio-inguinal / Nerf ilio-hypogastrique / Nerf génitofémoral
Mots-clés:
Neuralgia / Pudendal neuralgia / Ilioinguinal nerve / Iliohypogastric nerve / Genitofemoral nerve
Approche symptomatique des dysfonctions musculosquelettiques et douleurs pelvipérinéales chroniques
Symptomatic approach to musculoskeletal dysfunction and chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 982-989

Matériel et méthodes : Étude des articles de la littérature consacrée aux aspects musculosquelettiques de douleurs pelvipérinéales.
Résultats : Définitions des dysfonctionnements du plancher pelvien, de la notion d’hypertonie périnéale, de la notion de douleurs myofasciales et de points gâchettes musculaires (trigger points), de la notion de fibromyalgie.
Conclusion : Les douleurs musculosquelettiques sont surement très sous-estimées dans l’approche des douleurs pelvipérinéales chroniques. Leur physiopathologie font intervenir des troubles de l’équilibre lombopelvifémoral, des douleurs myofasciales caractérisées par la présence de trigger points dont la physiopathologie reste très discutée : pathologie strictement musculaire, réaction à des réactions inflammatoires de voisinage source d’hypersensibilisation, ou simples témoins d’une hypersensibilisation centrale dans le cadre d’une douleur chronique maladie.

Introduction: Clinical examination of a patient with chronic pelvic and perineal pain often demonstrates muscle hypertonia or muscle contracture sometimes associated with local tenderness or real muscle trigger points. It is sometimes very difficult to determine whether this muscle pain detected on clinical examination is the cause or a consequence of the pain. The purpose of this article is to review musculoskeletal dysfunction in the context of chronic pelvic and perineal pain.
Material and methods: Review of the literature devoted to musculoskeletal aspects of pelvic and perineal pain.
Results: Definitions of pelvic floor dysfunction, hyperactive pelvic floor, myofascial pain and muscle trigger points, and the concept of fibromyalgia.
Conclusion: Musculoskeletal pain is certainly underestimated in the management of chronic pelvic and perineal pain. The pathophysiology of musculoskeletal pain involves disorders of the lumbar, pelvic and femoral equilibrium, myofascial pain characterized by the presence of trigger points for which the pathophysiology remains controversial: a purely muscle disease, reaction to adjacent inflammatory reactions causing hypersensitization, or simply a sign of central hypersensitization in a context of chronic pain syndrome.

Mots clés:
Douleur pelvienne / Douleur périnéale / Syndrome myofascial / Dysfonction du plancher pelvien / Fibromyalgie
Mots-clés:
Pelvic pain / Perineal pain / Myofascial syndrome / Pelvic floor dysfunction / Fibromyalgia
Approche symptomatique des douleurs pelvipérinéales chroniques projetées et syndrome de Maigne
Symptomatic approach to referred chronic pelvic and perineal pain and posterior ramus syndrome
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 990-994

Objectif : Faire le point sur les douleurs projetées pseudoviscérales et le syndrome de Maigne.
Matériel et méthodes : Ce travail est une revue de la littérature ayant utilisé la base de données bibliographique Medline (National Library of Medicine). Les termes de recherche étaient soit les mots-clés issus du medical subject heading (MeSH) (referred pain, low back pain, pelvic pain, abdominal pain), soit des termes issus du titre ou du résumé. Les termes ont été utilisés seuls ou combinés avec l’opérateur « ET ». La recherche a porté de 1990 à nos jours.
Résultats : Les douleurs projetées sont ressenties à distance de la lésion causale. En urologie, une douleur projetée sur la zone testiculaire peut être d’origine rénale, digestive ou vertébrale. Un exemple de douleur projetée pseudoviscérale est le syndrome de la charnière dorsolombaire décrit par Robert Maigne. Dans ce syndrome, la douleur ne se situe pas au niveau de la charnière dorsolombaire mais plus bas, dans la région lombosacrée ou sacro-iliaque. Ce syndrome peut également être responsable de douleurs abdominales basses pseudoviscérales, d’infiltrats cellulalgiques, de pseudotendinites et de cordons myalgiques dans un territoire métamérique concerné. La cause habituelle du syndrome de Maigne est un dérangement intervertébral mineur au niveau articulaire postérieur, le plus souvent sur le segment T12-L1. Seul un examen clinique attentif permet la mise en évidence d’un segment vertébral douloureux.
Conclusion : La topographie d’une douleur n’est pas toujours un indicateur fiable de l’organe ou de la région qui souffre. L’interrogatoire et un examen clinique attentif permettent le diagnostic de douleurs projetées et notamment, dans le syndrome de Maigne, orientent vers le segment vertébral dorsolombaire en souffrance.

Objective: To review pseudovisceral referred pain and posterior ramus syndrome.
Material and methods: A review of the literature was performed by searching the Medline database (National Library of Medicine). Search terms were either medical subject heading (MeSH) keywords (referred pain, low back pain, pelvic pain, abdominal pain) or terms derived from the title or abstract. Search terms were used alone or in combinations by using the “AND” operator. The literature search was conducted from 1990 to the present time.
Results: Referred pain is perceived in zones situated away from the causal lesion. In urology, pain referred to the testicular zone can be due to renal, gastrointestinal or vertebral disease. An example of pseudovisceral referred pain is the posterior ramus or thoracolumbar junction syndrome described by Robert Maigne. In this syndrome, pain is not perceived at the thoracolumbar junction, but more distally in the lumbosacral or sacroiliac region. This syndrome can also be responsible for pseudovisceral lower abdominal pain, fibromyalgia, pseudotendinitis and painful bands in a given dermatome. The usual cause of posterior ramus syndrome is minor intervertebral dysfunction involving a posterior facet joint, usually at T12-L1. Only a thorough physical examination can demonstrate the painful vertebral segment.
Conclusion: The site of the pain is not always a reliable indicator of the organ or region responsible for the pain. Clinical interview and thorough physical examination can allow the diagnosis of referred pain and, especially in posterior ramus syndrome, guide the physician to the origin of the pain in the thoracolumbar junction.

Mots clés:
Douleur abdominale / Douleur pelvienne / Douleur projetée / Lombalgie
Mots-clés:
Referred pain / Low back pain / Pelvic pain / Abdominal pain
Syndrome de l’intestin irritable, syndrome du releveur, proctalgie fugace et douleurs pelvipérinéales chroniques
Irritable bowel syndrome, levator ani syndrome, proctalgia fugax and chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 995-1002

Objectifs : Définir les douleurs fonctionnelles digestives: syndrome de l’intestin irritable (SII), syndrome du releveur, proctalgies fugaces, leurs physiopathologies, les traitements envisageables.
Matériels méthodes : Revue des articles publiés sur le thème dans la base de donnée Medline (PubMed) et des conférences de consensus, sélectionnés en fonction de leur pertinence scientifique.
Résultats : Le syndrome de l’intestin irritable (SII) est d’une grande fréquence. Les patients présentent une douleur et/ou un inconfort abdominal, un ballonnement, un dérèglement des habitudes intestinales (diarrhées, constipation ou les deux). Il n’y a pas d’anomalies structurelles ou biochimiques. Sa physiopathologie est complexe, multifactorielle et fait intervenir des interactions biologiques et psychosociales qui amènent une dysrégulation de l’axe système digestif-cerveau (brain-gut axis) associée à une perturbation de la motilité intestinale, à une hyperalgésie, à une perturbation de la fonction immunitaire et de la microflore bactérienne intestinale de même qu’à une dysfonction autonomique et hormonale. Les traitements sont multiples allant du régime alimentaire, à la pharmacologie et à la psychothérapie.
Discussion : Le SII accompagne très souvent la sémiologie de patients souffrant de diverses pathologies douloureuses pelvi-périnéales, vues en urologie notamment. Ce syndrome s’intègre aussi dans une vision uniciste et intégrée des dysfonctions pelvi-périnéales, et évite de dichotomiser le segment postérieur du périnée des segments médian et antérieur.

Objectives: To define functional gastrointestinal pain, irritable bowel syndrome (IBS), levator ani syndrome, proctalgia fugax, the pathophysiology of these syndromes and the treatments that can be proposed.
Material and methods: Review of articles published on the theme based on a Medline (PubMed) search and consensus conferences selected according to their scientific relevance.
Results: IBS is very common. Patients report abdominal pain and/or discomfort, bloating, and abnormal bowel habit (diarrhoea, constipation or both), in the absence of any structural or biochemical abnormalities. IBS has a complex, multifactorial pathophysiology, involving biological and psychosocial interactions resulting in dysregulation of the brain–gut axis associated with disorders of intestinal motility, hyperalgesia, immune disorders and disorders of the intestinal bacterial microflora and autonomic and hormonal dysfunction. Many treatments have been proposed, ranging from diet to pharmacology and psychotherapy.
Discussion: Patients with various types of chronic pelvic and perineal pain, especially those seen in urology departments, very often report associated IBS. This syndrome is also part of a global and integrated concept of pelviperineal dysfunction, avoiding a rigorous distinction between the posterior segment and the midline and anterior segments of the perineum.

Mots clés:
Syndrome de l’intestin irritable / Colopathie fonctionnelle / Syndrome de l’élévateur ani / Proctalgia fugax / Hypersensibilisation
Mots-clés:
Irritable bowel syndrome / Functional colon / Levator ani syndrome / Proctalgia fugax / Hypersensitization
Endométriose et douleurs pelvipérinéales chroniques
Endometriosis and chronic pelvic pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1010-1018

But : Analyser la physiopathologie et les expressions cliniques des douleurs pelvipérinéales chroniques en rapport avec une endométriose ainsi que leurs prises en charge.
Matériel et méthode : Revue des articles et des conférences de consensus publiés sur le sujet dans la base de données Medline® (PubMed®).
Résultats : Il existe une certaine corrélation entre l’importance des lésions d’endométriose et la sévérité des douleurs pelviennes. Cependant, en cas de douleurs chroniques, les lésions d’endométriose retrouvées ne sont pas toujours la seule étiologie. Le bilan d’imagerie fait appel principalement à l’échographie transvaginale et à l’IRM. Les patientes présentant une endométriose douloureuse doivent être traitées. Le traitement médical hormonal visant à obtenir une aménorrhée est recommandé pour améliorer les dysménorrhées, les dyspareunies et les douleurs chroniques. L’endométriose doit autant que possible être confirmée histologiquement ou chirurgicalement avant un traitement prolongé. L’aménorrhée thérapeutique postopératoire prolongée réduit de manière significative les récidives des lésions et celles des douleurs. Le traitement chirurgical est efficace sur les symptômes douloureux et est recommandé en cas d’endométriose douloureuse. Sa réalisation est recommandée sous réserve d’un rapport bénéfice/risque individuel favorable.
Conclusion : Le traitement chirurgical doit viser l’amélioration des symptômes plutôt que l’exérèse systématique de toutes les lésions d’endométriose à n’importe quel prix. Le diagnostic précoce de l’endométriose représente un enjeu de santé publique.

Objectives: To analyse pathophysiology and clinical symptoms of chronic pelvic pain and their therapeutic care.
Material and methods: Review of articles and consensus conferences published on this subject in the Medline® (PubMed®) database.
Results: Pain importance and endometriosis lesion size are somewhat linked. In the case of chronic pains, endometriosis lesions are not always the only cause of the pain. Imaging consists mostly of MRI and transvaginal ultrasonography. Treatment must be offered to patients with painful endometriosis. Hormonal treatment meant to cause amenorrhea is recommended to improve dysmenorrhea, dyspareunia and chronic pains. Endometriosis should be confirmed by pathological or surgical findings, before prolonged treatment is undergone. Prolonged postoperative amenorrhea significantly decreases pain and lesion relapse. Surgical treatment is effective on painful symptoms and is recommended in the event of painful endometriosis. Undergoing surgery is recommended only if individual benefit exceeds risk.
Conclusions: Surgical treatment should aim at improving symptoms rather than systematically removing every endometriosis lesion. Diagnosis of endometriosis lesion at an early stage is currently a major part of public health policy.

Mots clés:
endométriose / Douleur pelvienne chronique / physiopathologie / Traitement
Mots-clés:
endometriosis / Chronic pelvic pain / Physiopathology / therapy
Vulvodynies et douleur pelvipérinéales chroniques
Vulvodynia and chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1019-1026

Objectif : Définir la vulvodynie et décrire les principaux axes de traitement.
Matériel et méthodes : Revue de la littérature concernant les vulvodynies.
Résultats : Elles sont définies par un inconfort vulvaire chronique, le plus souvent à type de brûlure, sans lésion visible pertinente et sans maladie neurologique cliniquement identifiable. Les vulvodynies provoquées sont l’apanage de la femme jeune et ont un retentissement psychologique et sexuel important. Les traitements font appels aux anesthésiants locaux, aux médicaments de la douleur neuropathique, à la kinésithérapie et aux psychothérapies. Les vestibulectomies doivent rester exceptionnelles.
Conclusion : De nombreuses inconnues persistent notamment concernant l’étiologie des vulvodynies. L’évaluation des symptomes et des traitements est imparfaite. Cependant les prises en charge symptomatiques peuvent conduire à des evolutions favorables dans le temps.

Objective: To define vulvodynia and to describe the main approaches to treatment.
Material and methods: Review of the literature concerning vulvodynia.
Results: Vulvodynia is defined as chronic vulvar discomfort, usually with a burning nature, with no relevant clinical lesions and no clinically identifiable neurological lesion. Localized provoked vulvodynia essentially affects young women and is responsible for major sexual and psychological repercussions. Treatment consists of local anaesthetics, drugs used to treat neuropathic pain, physiotherapy and psychotherapy. Vestibulectomy is only very rarely indicated.
Conclusion: Many unknowns persist especially concerning the aetiology of vulvodynia. Evaluation of symptoms and treatment have not been clearly defined. However, symptomatic management provide satisfactory long-term results.

Mots clés:
Vulvodynie / Douleur périnéale / Douleur pelvienne / Vulve / Vestibulectomie
Mots-clés:
Vulvodynia / Perineal pain / Pelvic pain / Vulva / Vestibulectomy
Approche globale des douleurs pelvipérinéales chroniques : du concept de douleur d’organe à celui de dysfonctionnement des systèmes de régulation de la douleur viscérale
Global approach to chronic pelvic and perineal pain: From the concept of organ pain to that of dysfunction of visceral pain regulation systems
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1027-1034

Objectif : Démembrer les douleurs pelvipérinéales complexes et proposer un schéma de prise en charge adapté aux symptômes.
Matériel et méthodes : Analyse de la littérature consacrée aux différentes douleurs pelviennes fonctionnelles.
Résultats : On retrouve une fréquence élevée d’associations des pathologies douloureuses pelviennes entre elles ; syndrome douloureux de la vessie (cystite interstitielle), syndrome de l’intestin irritable, douleurs de l’endométriose, vulvodynie, syndrome douloureux pelvien chronique (prostatite chronique). Les douleurs pelviennes sont souvent associées aux pathologies douloureuses type fibromyalgie ou syndrome douloureux régional complexe (algodystrophie). Les mécanismes physiopathologiques impliquées dans ces pathologies sont toutes très proches évoquant un élément déclenchant, une inflammation neurogène, des réponses réflexes musculaires et végétatives, une hypersensibilisation centrale, des réactions émotionnelles et des conséquences bio-psychosociales.
Discussion : Le concept de douleur viscérale évolue et devant des douleurs pelviennes complexes, de façon pragmatique, on peut isoler des composantes d’ordre neuropathique, des composantes de syndrome douloureux régional complexe, des composantes d’hypersensibilisation, des composantes émotionnelles proches d’un syndrome de stress post-traumatique.
Conclusions : Quand on ne peut expliquer la douleur par une pathologie de l’organe, il faut considérer que la douleur s’exprime à travers l’organe. La douleur pelvipérinéale chronique peut s’autonomiser, un démembrement de ses mécanismes permettra d’envisager des propositions thérapeutiques personnalisées.

Objective: Analysis of complex pelvic and perineal pain.
Material and methods: Review of the literature concerning the various types of functional pelvic pain.
Results: Various forms of pelvic pain are frequently associated: painful bladder syndrome (interstitial cystitis), irritable bowel syndrome, endometriosis pain, vulvodynia, chronic pelvic pain syndrome (chronic prostatitis). Pelvic pain is often associated with fibromyalgia or complex regional pain syndrome (reflex sympathetic dystrophy). The pathophysiological mechanisms involved in these syndromes are all very similar, suggesting a triggering element, neurogenic inflammation, reflex muscular and autonomic responses, central hypersensitization, emotional reactions and biopsychosocial consequences.
Discussion: The concept of visceral pain is evolving and, in practice, complex pelvic pain can comprise neuropathic components, complex regional pain syndrome components, hypersensitization components, and emotional components closely resembling posttraumatic stress syndrome.
Conclusions: When pain cannot be explained by an organ disease, the pain must be considered to be expressed via this organ. Chronic pelvic and perineal pain can become self-perpetuating and identification of its various mechanisms can allow the proposal of individually tailored treatments.

Mots clés:
Douleurs pelvipérinéales / Douleur neuropathique / Syndrome douloureux régional complexe / Syndrome de stress post-traumatique / Fibromyalgie
Mots-clés:
Pelvic and perineal pain / Neuropathic pain / Complex regional pain syndrome / Posttraumatic stress syndrome / Fibromyalgia
Algorithmes diagnostiques des douleurs pelvipérinéales chroniques : des symptômes aux syndromes
Diagnostic algorithms for chronic pelvic and perineal pain: From symptoms to syndromes
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1035-1043

Introduction : Les patients présentant des douleurs pelvipérinéales chroniques ont souvent des symptômes diffus mal systématisés et la démarche étiologique n’est pas toujours évidente. Le but de cet article a été de proposer un ensemble d’algorithmes diagnostiques pour aider la démarche étiologique des douleurs pelvipérinéales chroniques.
Matériel et méthodes : Une revue de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans PubMed sur les douleurs pelvipérinéales chroniques. Les algorithmes diagnostiques ont été établis en partant d’un symptôme pour arriver aux syndromes.
Résultats : Les algorithmes des différentes douleurs chroniques ont été réalisés : douleur périnéale, douleur vésicale, douleur épididymotesticulaire, douleur inguinale, douleur uréthrale, douleur vulvaire, douleur pénienne, douleur sexuelle de l’homme, douleur sexuelle de la femme et douleur pelvipérinéale diffuse. Pour chaque algorithme une démarche clinique et paraclinique (examens complémentaires) a été proposée afin d’aboutir au diagnostic étiologique.
Conclusion : Les algorithmes proposés se veulent être une aide clinique et ne sont pas exhaustifs dans la démarche diagnostique des douleurs pelvipérinéales chroniques.

Introduction: Patients with chronic pelvic and perineal pain often report diffuse, poorly systematized symptoms and the aetiological work-up can often be difficult. The purpose of this article is to propose a series of diagnostic algorithms to facilitate the aetiological work-up of chronic pelvic and perineal pain.
Material and methods: A review of the literature was performed by searching PubMed for articles on chronic pelvic and perineal pain. Diagnostic algorithms were established by starting with symptoms to define syndromes.
Results: Algorithms were established for the various types of chronic pain: perineal pain, bladder pain, epididymotesticular pain, urethral pain, vulvar pain, inguinal pain, male dyspareunia, female dyspareunia and diffuse pelvic and perineal pain. A clinical assessment and complementary investigations were proposed for each algorithm to establish an aetiological diagnosis.
Conclusion: The proposed algorithms are designed to be a clinical aid and do not constitute a comprehensive diagnostic approach to chronic pelvic and perineal pain.

Mots clés:
Algorithme / Douleur / Périnéale / Vésicale / Épididymotesticulaire
Mots-clés:
Algorithm / Pain / Perineal / Vesical / Epididymotesticular
Traitements spécifiques du syndrome douloureux vésical
Specific treatments for painful bladder syndrome
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1044-1053

Introduction : Le syndrome douloureux vésical est défini comme étant une douleur pelvienne chronique évoluant depuis plus de six mois, entraînant un inconfort perçu en relation avec la vessie et accompagné par des envies persistante et forte d’uriner ou une pollakiurie. Le but de cet article a été de faire une mise au point sur les traitements du syndrome douloureux vésical.
Matériel et méthodes : Une revue exhaustive de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans Pubmed sur les traitements spécifiques du syndrome douloureux vésical.
Résultats : De nombreux traitements ont été proposés pour la prise en charge du syndrome douloureux vésical à la fois des traitements locaux endovésicaux (glycosaminoglycane [pentosane-polysulfate], diméthyle-sulfoxyde [DMSO], héparine, bacille de Calmette et Guérin [BCG], anticholinergique [oxybutinine]…) ou des traitements oraux (glycosaminoglycane (pentosane-polysulfate), anti-histaminique, antidépresseur, immunosuppresseur…) ayant une action sur la physiopathologie de ce syndrome douloureux. L’efficacité de ces différents traitements a été modeste avec des essais sur des petits nombres de patients et pas toujours encadrées par des essais prospectifs randomisés. D’autres traitements de recours (neuromodulation, toxine botulique, chirurgie…) ont également été rapportés avec une efficacité limitée mais permettant de rattraper des échecs thérapeutiques.
Conclusion : La prise en charge thérapeutique du syndrome douloureux vésical est complexe. L’arsenal thérapeutique est large mais avec une efficacité modérée des différents traitements dont l’évaluation est disparate d’une étude à l’autre rendant les comparaisons et les analyses difficile.

Introduction: Painful bladder syndrome is defined as chronic pelvic pain present for more than 6 months, causing discomfort perceived as being related to the bladder and accompanied by a persistent and strong urge to urinate or urinary frequency. The purpose of this article is to review the treatment of painful bladder syndrome.
Material and methods: A comprehensive review of the literature was performed by searching PUBMED for articles on specific treatments for painful bladder syndrome.
Results: Many treatments have been proposed for the management of painful bladder syndrome: local intravesical treatments (glucosaminoglycan [pentosan polysulfate], dimethylsulfoxide [DMSO], heparin, bacillus Calmette-Guérin [BCG], anticholinergic agents [oxybutynin, etc.] or oral treatments [glucosaminoglycan (pentosan polysulfate), antihistamines, antidepressants, immunosuppressives, etc.]) with an action on the pathophysiology of this syndrome. The efficacy of these various treatments has been limited, with trials based on small numbers of patients and not always conducted according to a randomized, prospective design. Other salvage treatments (neuromodulation, botulinum toxin, surgery, etc.) have also been reported with limited efficacy, but allowing salvage of treatment failures.
Conclusion: The therapeutic management of painful bladder syndrome is complex. The large number of proposed treatment modalities present a limited efficacy with discordant results from one study to another making comparisons and analyses difficult.

Mots clés:
Vessie douloureuse / cystite interstitielle / Douleur / Traitement
Mots-clés:
Painful bladder / Interstitial cystitis / Pain / treatment
L’hydrodistension vésicale dans la prise en charge thérapeutique du syndrome douloureux vésical
Hydrodistension in the therapeutic management of painful bladder syndrome
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1054-1059

Introduction : L’hydrodistension vésicale fait partie intégrante du bilan diagnostique du syndrome douloureux vésical mais a également un effet thérapeutique. Le but de cet article a été de faire une revue de la littérature sur la place de l’hydrodistension vésicale courte et longue dans la prise en charge thérapeutique du syndrome douloureux vésical.
Matériel et méthodes : Une revue exhaustive de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans PubMed sur l’hydrodistension vésicale dans la prise en charge du syndrome douloureux vésical.
Résultats : L’hydrodistension vésicale courte est réalisée au bloc opératoire sous anesthésie dès lors que le diagnostic de syndrome douloureux vésical est évoqué. Le volume de distension est variable en fonction de la capacité vésicale, il est obtenu avec une pression intravésical atteignant 80 à 100 cm H2O. Cette distension courte doit être faite sur une durée de deux à dix minutes. L’hydrodistension vésicale prolongée est réalisé au bloc opératoire sous anesthésie avec soit une distension prolongée (20 à 30 minutes) lors d’une cystoscopie soit avec la mise en place d’une sonde vésicale avec ballonnet de distension permettant une distension sur plusieurs heures avec contrôle de la pression intravésicale. Les complications de l’hydrodistension ont été soit une rupture du ballonnet de distension sans importance imposant une cystoscopie pour extraction des fragments, soit très rarement une rupture vésicale. L’efficacité de l’hydrodistension a été difficile à évaluer, du fait de l’hétérogénéité des études, mais semble améliorer les patients dans 50 à 70 %. Cependant l’effet n’a pas été durable dans le temps.
Conclusion : L’hydrodistension vésicale est le premier geste réalisé pour le diagnostic et le traitement du syndrome douloureux vésical. Différentes possibilités de distension ont été décrites sans standardisation mais avec des résultats intéressants sur les douleurs même si transitoire.

Introduction: Hydrodistension is an integral part of the diagnostic assessment of painful bladder syndrome but also has a therapeutic effect. The purpose of this article is to review the literature on the place of brief and prolonged bladder hydrodistension in the therapeutic management of painful bladder syndrome.
Material and methods: A comprehensive review of the literature was performed by searching PubMed for articles on bladder hydrodistension in the management of painful bladder syndrome.
Results: Brief hydrodistension is performed in the operating room under anaesthesia whenever the diagnosis of painful bladder syndrome is considered. The volume of distension varies according to bladder capacity and is obtained with a bladder pressure of 80 to 100 cmH2O. This brief distension must be maintained for 2 to 10 minutes. Prolonged hydrodistension is performed in the operating room under anaesthesia and consists of prolonged distension (20 to 30 minutes) during cystoscopy by insertion of a bladder catheter with distension balloon allowing distension over several hours with control of the bladder pressure. Complications of hydrodistension are rupture of the distension balloon requiring cystoscopy to remove the fragments and, very rarely, bladder rupture. The efficacy of hydrodistension is difficult to evaluate due to the heterogeneous studies, but appears to improve 50 to 70 % of patients. However, the effect tends to wane with time.
Conclusion: Hydrodistension is the first procedure performed for the diagnosis and treatment of painful bladder syndrome. Various modalities of distension have been described with no standardization of the procedure, but with significant although transient results on pain.

Mots clés:
Vessie douloureuse / cystite interstitielle / Hydrodistension / Traitement
Mots-clés:
Painful bladder / Interstitial cystitis / Hydrodistension / treatment
Traitements spécifiques des douleurs épididymotesticulaires chroniques
Therapeutic management of chronic intrascrotal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1060-1065

But : Lister les options thérapeutiques envisageables concernant les douleurs épididymotesticulaires chroniques, notamment les procédures chirurgicales et analyser leur efficacité au vu des données publiées.
Matériel et méthode : Revue des articles publiés sur le thème dans la base de donnée Medline (PubMed) et sélectionnés en fonction de leur pertinence scientifique.
Résultats : Le traitement initial d’une douleur épididymotesticulaire chronique doit toujours être conservateur. Le taux moyen de succès des différentes approches thérapeutiques conservatrices varie de 27 à 90 %. Une intervention chirurgicale sur le contenu scrotal peut être envisagée uniquement si : (1) les douleurs peuvent être rattachées à des causes locales intra scrotales, (2) il y a échec des traitements médicaux et conservateurs, (3) réalisation d’un bloc anesthésique du cordon qui doit s’avérer positif, (4) les patients doivent être informés du risque d’échec. Les interventions chirurgicales conservatrices (épididymectomie, vasovasostomie) ont un taux de succès de 50 à 70 %. La dénervation microchirurgicale du cordon donne de meilleurs résultats tout en assurant la préservation de l’intégrité épididymotesticulaire mais les échecs restent toujours possibles (15 %). L’orchidectomie est à éviter dans la mesure du possible.
Conclusion : Le niveau de preuve concernant les indications et l’efficacité des interventions chirurgicales est faible. Les patients souffrant de douleurs chroniques épididymotesticulaires irréductibles ou récidivantes justifient d’une prise en charge multidisciplinaire.

Objective: To resume available therapeutic options for intra scrotal chronic pain, including surgical procedures, and to analyze their efficiency through a review of published data.
Material and methods: Review of articles published on this topic in the Medline (PubMed) databse, selected according to their scientific relevance.
Results: Initial treatment of epididydimal and testicular pain should always be conservative. Mean success rates of the different therapeutic options varies from 27 % to 90 %. Surgery on the scrotal content should be considered only if: (1) Pain can be explained by a local intra scrotal cause; (2) Medical and conservative treatments have failed; (3) Nerve block has been tried and is efficient in relieving pain; (4) Patients are informed of the risk of failure. Conservative surgical procedure (epididymectomy, vasovasostomy) have a success rate of 50-70 %. Microsurgical spermatic cord denervation yields better results, while preserving testis and epididymis integrity. Failure is still possible (15 %). Orchidectomy should be avoided if possible.
Conclusions: Levels of evidence concerning indications and efficiency of these surgical procedures are low. Patients suffering from recurring or implacable chronic testicular and epididymal pain require a multidisciplinary care.

Mots clés:
Douleur testiculaire chronique / Douleur épididymaire chronique / traitement chirurgical / Épididymectomie / Vasovasostomie
Mots-clés:
Chronic testicular pain / Chronic Epididymal pain / Surgical treatment / Epididymectomy / Vaso-vasostomy
Traitements spécifiques de la prostatite chronique bactérienne et du syndrome douloureux pelvien chronique
Specific treatments for chronic bacterial prostatitis and chronic pelvic pain syndrome
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1066-1071

Objectif : Faire le point sur les traitements de la prostatite chronique (PC) bactérienne et du syndrome douloureux pelvien chronique (SDPC).
Matériel et méthodes : Ce travail est une revue de la littérature ayant utilisé la base de données bibliographique Medline (National library of medicine). Les termes de recherche étaient soit les mots clés issus du Medical subject heading (MeSH) (antibacterial agents, pelvic pain, placebos, prostatitis, treatment) soit des termes issus du titre ou du résumé. Les termes ont été utilisés seuls ou combinés avec l’opérateur ET. La recherche a porté de 1990 à nos jours.
Résultats : Le traitement de la PC bactérienne repose sur l’antibiothérapie, en premier choix les fluoroquinolones, pendant quatre à six semaines mais celui de la PC/SDPC n’est ni codifié ni consensuel. À la lecture de la littérature, il n’est pas possible de dégager un ou des traitements reconnus et validés de la PC/SDPC, mais certaines conclusions peuvent être tirées : le placebo donne des résultats satisfaisants chez un nombre de patients non négligeable ; les antibiotiques ne sont pas recommandés ; les alphabloquants pourraient être efficaces chez les patients récemment diagnostiqués, n’ayant jamais reçu de traitement à la condition d’être prescrits pendant 12 semaines à six mois ; la chirurgie invasive de la prostate et du col cervical n’est pas recommandée.
Conclusion : Les avancées en matière de traitement de la PC/SDPC ne pourront venir que de nouveaux travaux de recherche fondamentale et clinique. Seuls des essais cliniques incluant un nombre important de patients, randomisés, contrôlés contre placebo, ayant utilisé le questionnaire NIH-Chronic Prostatitis Symptom Index (NIH-CPSI) comme outil d’évaluation, permettront des conclusions fiables. Le recours à des sous-groupes de patients sélectionnés selon les symptômes prédominants pourrait être contributif.

Objective: To review the treatment of chronic bacterial prostatitis and chronic pelvic pain syndrome (CPPS).
Material and methods: A review of the literature was performed by searching the Medline database (National Library of Medicine). Search terms were either Medical subject heading (MeSH) keywords (antibacterial agents, pelvic pain, placebos, prostatitis, treatment) or terms derived from the title or abstract. Search terms were used alone or in combinations by using the “AND” operator. The literature search was conducted from 1990 to the present time.
Results: The treatment of chronic bacterial prostatitis is based on the use of antibiotics, primarily fluoroquinolones, for 4 to 6 weeks, but no consensus has been reached concerning the standard treatment of CP/CPPS. A review of the literature failed to identify any recognized and validated treatments for CP/CPPS, but several conclusions can be drawn: placebo gives satisfactory results in a considerable number of patients; antibiotics are not recommended; alpha-blocking agents may be effective in recently diagnosed, previously untreated patients, provided they are prescribed for 12 weeks to 6 months; invasive surgery of the prostate and bladder neck is not recommended.
Conclusion: Progress in the treatment of CP/CPPS will require more extensive basic and clinical research. Only randomized, placebo-controlled clinical trials including a large number of patients, and using the NIH-Chronic Prostatitis Symptom Index questionnaire (NIH-CPSI) as evaluation tool will be able to provide reliable conclusions. The use of patient subgroups selected according to the predominant symptoms could be contributive.

Mots clés:
Antibiotiques / Douleur pelvienne / Placebo / Prostatite / Traitement
Mots-clés:
Anti-bacterial agents / Pelvic pain / Placebos / Prostatitis / treatment
Les infiltrations des nerfs somatiques dans la prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques
Somatic nerve block in the management of chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1072-1083

Introduction : Les douleurs pelvipérinéales chroniques peuvent être en lien avec une atteinte nerveuse par traumatisme direct, indirect ou par syndrome canalaire qu’il faut alors mettre en évidence par un test d’infiltration. Le but de cet article a été de faire une mise au point sur les techniques et les modalités des infiltrations des nerfs somatiques dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques.
Matériel et méthodes : Une revue de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans PubMed sur les infiltrations des nerfs somatiques dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques.
Résultats : Dans le cadre des douleurs pelvipérinéales, les nerfs concernés ont été : les nerfs d’origine thoracolombaire (obturateur, ilio-inguinal, iliohypogastrique et génitocrural) et les nerfs d’origine sacrée (pudendal et branches clunéales inférieures du nerf cutané postérieur de la cuisse). Le but de l’infiltration a été double : à la fois de confirmer l’hypothèse diagnostique par le bloc anesthésique et de tenter de calmer la douleur. Une évaluation (par l’intensité et la topographie de la douleur) avant et juste après l’infiltration a été primordiale pour l’interprétation de l’infiltration. Les différentes techniques d’infiltration de chaque nerf ont été décrites en reprenant les avantages, inconvénients et risque de complications.
Conclusion : Les infiltrations nerveuses font partie intégrantes de la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques d’origine nerveuse somatique. Elles sont majoritairement réalisées sous contrôle tomodensitométrique afin d’être le plus sélectif possible. Une fois le diagnostic et le niveau d’atteinte nerveuse connu, des gestes thérapeutiques plus spécifiques peuvent alors être proposés.

Introduction: Chronic pelvic and perineal pain can be related to a nerve lesion caused by direct or indirect trauma or by an entrapment syndrome, which must then be demonstrated by a test block. The purpose of this article is to review the techniques and modalities of somatic nerve block in the management of chronic pelvic and perineal pain.
Material and methods: A review of the literature was performed by searching PubMed for articles on somatic nerve infiltrations in the management of chronic pelvic and perineal pain.
Results: Nerves involved in pelvic and perineal pain are: thoracolumbar nerves (obturator, ilioinguinal, iliohypogastric and genitofemoral) and sacral nerves (pudendal and inferior cluneal branches of the posterior cutaneous nerve of the thigh). Infiltration has a dual objective: to confirm the diagnostic hypothesis by anaesthetic block and to try to relieve pain. Evaluation of the severity and site of the pain before and immediately after the test block is essential for interpretation of the block. The various infiltration techniques for each nerve are described together with their respective advantages, disadvantages and risk of complications.
Conclusion: Somatic nerve blocks are an integral part of the management of chronic pelvic and perineal pain and are predominantly performed under CT guidance in order to be as selective as possible. Once the diagnosis and the level of the nerve lesion have been defined, more specific therapeutic procedures can then be proposed.

Mots clés:
Douleur / Pelvienne / Infiltration / Bloc / Nerf somatique
Mots-clés:
Pain / Pelvic / Infiltration / Block / Somatic nerve
La chirurgie du nerf pudendal dans la prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques
Pudendal nerve surgery in the management of chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1084-1088

Objectif : Préciser la place de la chirurgie du nerf pudendal dans les syndromes canalaires du nerf pudendal.
Matériels et méthodes : Exposé des différentes techniques chirurgicales et des résultats publiés.
Résultats : La chirurgie princeps, et qui reste la chirurgie de référence, consiste à réaliser une libération chirurgicale du nerf pudendal du canal sous piriforme au canal d’Alcock par un abord transfessier. Cette chirurgie est sûre. Les résultats sont encourageants, validés par un protocole prospectif, randomisé. De 66 à 80 % des patients sont améliorés. D’autres abords (transvaginal ou transpérinéal) sont proposés.
Conclusion : La chirurgie du nerf pudendal reste une possibilité thérapeutique non dédaignable lorsque le reste a échoué. Il apparaît cependant fondamental de faire état des différentes techniques proposées et des critiques que l’on peut en faire.

Objective: To define the place of pudendal nerve surgery in pudendal nerve entrapment syndromes.
Materials and methods: Description of the various surgical techniques and published results.
Results: The original surgical technique, which remains the reference technique, consists of performing surgical release of the pudendal nerve from the infrapiriformis foramen to Alcock's canal via a transgluteal approach. This surgical procedure is safe and gives encouraging results validated by a prospective, randomized protocol: 66 to 80% of patients are improved. Other transvaginal or transperineal approaches have also been proposed.
Conclusion: Pudendal nerve surgery is a reasonable treatment option when all other treatments have failed. However, the various techniques proposed and their respective criticisms must be carefully evaluated.

Mots clés:
Pudendal / Nerf / Compression névralgie / Syndrome canalaire / Chirurgie
Mots-clés:
Pudendal nerve entrapment / Pudendal neuralgia / surgery / Perineal pain
Éducation et thérapies parallèles dans la prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques
Therapeutic education and alternative medicine
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1089-1094

But : Lister les principales thérapies parallèles mises en œuvre pour traiter les douleurs pelvi-périnéales chroniques décrites dans la littérature et analyser leur efficacité au vu des données publiées.
Matériel et méthode : Revue des articles publiés sur le thème dans la base de donnée Medline (PubMed) et des conférences de consensus, sélectionnés en fonction de leur pertinence scientifique.
Résultats : Les stratégies adaptatives développées par les patients ont un rôle favorable sur une meilleure autogestion des douleurs. Il existe des données en faveur d’un effet bénéfique d’un apport calorique équilibré, des modifications des habitudes alimentaires et de l’apport de certains compléments alimentaires, notamment pour le syndrome douloureux vésical/cystite interstitielle et le syndrome douloureux pelvien chronique/prostatite chronique. Des résultats bénéfiques mais non durables ont été rapportés avec l’acunpuncture pour le syndrome douloureux pelvien chronique, l’endométriose, le syndrome de vessie douloureuse/cystite interstitielle, le syndrome urétral. Il n’y a pas de données probantes pour l’homéopathie et la mésothérapie.
Conclusions : La plupart des traitements médicaux alternatifs représentent une option thérapeutique potentiellement valable comme traitement de recours ou d’appoint des douleurs pelvi-périnéales chroniques. Ils nécessitent les mêmes critères scientifiques d’évaluation et de validation que ceux mis en œuvre pour les traitements conventionnels.

Objective: To review the most common Complementary and Alternative Medical (CAM) therapies described for chronic pelvic pain care and to analyze their results as reported in the literature.
Material and methods: Review of articles and consensus conferences published on this subject in the Medline (PubMed) database, selected according to their scientific relevance.
Results: Lifestyle interventions have a positive impact on patients’ self-management of their chronic pain. Positive outcomes are associated with well-balanced diet, dietary changes and certain dietary supplementations for bladder pain syndrome and chronic pelvic pain syndrome. Limited data exist supporting the use of acupuncture for chronic pelvic pain, endometriosis, bladder pain syndrome and urethral pain syndrome. There is no evidence for homeopathy and mesotherapy.
Conclusions: Published data on many CAM therapies suggest their potential as complementary treatment options of chronic pelvic pain. As conventional treatments, CAM therapies warrant further studies to assist in their validation as permanent treatment options for this patient population.

Mots clés:
Douleur pelvi-périnéale chronique / Éducation thérapeutique / Médecine parallèle / Complément alimentaire / Acupuncture
Mots-clés:
Chronic pelvic pain / Therapeutic education / Alternative medicine / Dietary supplementation / Acupuncture
Traitements médicamenteux dans la prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques
Drug treatments in the therapeutic management of chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1095-1102

Introduction : Les douleurs pelvipérinéales chroniques sont fréquentes avec des étiologies très variées. La stratégie thérapeutique est bien entendue en relation avec les étiologies reconnues qui constituent la première cible du traitement. Toutefois, avec le temps, se crée, souvent une autonomisation de la symptomatologie douloureuse qui va générer et se nourrir de conséquences fonctionnelles et sociales responsables d’une pathologie particulière la douleur chronique ou douleur maladie.
Objectifs : Situer la place des thérapeutiques médicamenteuses dans l’arsenal thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques.
Méthodes : Analyse de littérature consacrée aux thérapeutiques médicales.
Résultats : La place des médicaments dans cette stratégie est incontournable, mais mal connue et rarement complètement efficace. Les médicaments ne sont, ici, qu’une part du traitement et ne peuvent se concevoir que dans le cadre d’une stratégie prédéfinie. D’autres moyens sont disponibles et souvent indispensables : kinésithérapie, prise en charge globale, TENS (neurostimulation transcutanée), chirurgie, neuromodulation (stimulation périphérique, médullaire, corticale, perfusion intrathécale). À l’image des douleurs chroniques neuropathiques, les traitements médicamenteux à visée antalgique que l’on peut proposer font principalement appel au tramadol, aux antidépresseurs et aux antiépileptiques.
Conclusion : La pauvreté en études cliniques randomisées spécifiques, les résultats thérapeutiques médicamenteux parfois insuffisants, pourvoyeurs d’effets secondaires non nuls, le caractère très invalidant de cette pathologie, « l’obligation » fréquente de prescrire hors autorisation de mise sur le marché (AMM) rendent nécessaire une prise en charge transdisciplinaire effective.

Introduction: Chronic pelvic and perineal pain is a common compliant due to a wide range of causes. The treatment strategy obviously depends on the identified aetiologies, which constitute the main target of treatment. However, pain often becomes self-perpetuating with time, generating and feeding on the social and functional consequences, resulting in a specific disease: chronic pain or pathological pain.
Objectives: To define the place of drug treatment in the management of chronic pelvic and perineal pain.
Methods: Review of the literature devoted to drug treatments.
Results: Drugs have an inevitable place in the treatment strategy, but their role is poorly known and they are rarely completely effective. Drugs can only be part of the treatment of these syndromes and can only be prescribed in the context of a predefined strategy. Other treatment modalities are also available and often essential: physiotherapy, global management, TENS (transcutaneous electrical nerve stimulation), surgery, neuromodulation (peripheral, spinal cord, cortex stimulation, intrathecal infusion).As in chronic neuropathic pain, the analgesic drugs proposed in chronic pelvic and perineal pain mainly consist of tramadol, antidepressants and antiepileptics.
Conclusion: The limited number of specific randomized clinical trials, the sometimes insufficient efficacy of drug treatments, associated with significant adverse effects, the very disabling nature of this disease, and the frequent need for off-label prescription indicate the need for effective multidisciplinary management.

Mots clés:
Névralgie pudendale / Syndrome douloureux pelvien complexe / Antiépileptiques / Antidépresseurs / Tramadol
Mots-clés:
Pudendal neuralgia / Complex pelvic pain syndrome / Antiepileptics / Antidepressants / Tramadol
Traitement de la composante musculosquelettique des douleurs pelvipérinéales chroniques
Treatment of the musculoskeletal component of chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1103-1110

Objectif : Donner des éléments d’informations quant à l’examen musculaire de patients porteurs de douleurs pelvipérinéales chroniques, savoir ce que l’on peut attendre des traitements spécifiques (physiothérapie et toxine botulique).
Matériel méthodes : Revue de la littérature notamment indexée Medline. Exposé des techniques de rééducation utilisable.
Résultats : La prise en charge des patients présentant des algies pelvipérinéales chroniques nécessite au préalable une analyse clinique visant à identifier des points gâchettes témoins de douleurs myofasciales, des tensions musculaires du plancher pelvien, des déséquilibres lombopelvifémoraux. La physiothérapie nécessite d’être utilisée précocement par des thérapeutes formés à ces techniques récentes. Les injections de toxine botulique ont fait la preuve de leur efficacité dans les syndromes du piriforme mais l’analyse de la littérature montre des résultats plus discutables dans les autres syndromes douloureux pelvipérinéaux chroniques.

Objective: To describe muscle examination in patients with chronic pelvic and perineal pain and to determine the results that can be expected from specific treatments (physiotherapy and botulinum toxin).
Material and methods: Review of the literature, especially the Medline indexed literature. Description of the physical rehabilitation techniques that can be used in this context.
Results: The management of patients with chronic pelvic and perineal pain requires preliminary clinical analysis designed to identify trigger points responsible for myofascial pain, pelvic floor muscle tension, and lumbar-pelvic-hip instability. Physiotherapy must be initiated early in the course of the disease by therapists trained in these recent techniques. Botulinum toxin injections have been shown to be effective in piriformis syndrome, but a review of the literature indicates more controversial results in the other chronic pelvic and perineal pain syndromes.

Mots clés:
Douleur pelvienne / Douleur périnéale / Hypertonie musculaire / Douleurs myofasciales / Physiothérapie
Mots-clés:
Pelvic pain / Perineal pain / Muscle hypertonia / Myofascial pain / Physiotherapy
Psychothérapie dans la prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques : quel abord ?
What type of psychotherapy in the management of chronic pelvic and perineal pain?
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1111-1115

Objectif : Comment proposer une psychothérapie à un patient souffrant de douleurs pelvipérinéales ?
Patients et méthodes : Exposé concernant les traits psychocomportementaux du patient porteur d’une douleur pelvipérinéale chronique, les raisons poussant à proposer une psychothérapie et les raisons du choix du type de psychothérapie.
Résultats : Il n’y a que très peu d’études ayant vraiment analysé l’impact des psychothérapies dans le cadre du traitement des douleurs pelvipérinéales chroniques, ces études méritent d’être développées.
Conclusions : Conseils concernant la façon d’adresser un patient au psychothérapeute et plaidoyer pour une transdisciplinarité.

Objective: How to propose psychotherapy in a patient with chronic pelvic and perineal pain?
Patients and methods: Description of the psychological and behavioural profile of patients with chronic pelvic and perineal pain, the indications for proposing psychotherapy and the reasons for choosing a particular type of psychotherapy.
Results: Very few studies have analysed the impact of psychotherapy in the treatment of chronic pelvic and perineal pain and more extensive studies should be conducted.
Conclusions: Advice concerning the modalities of referring a patient to a psychotherapist, based on a multidisciplinary approach.

Mots clés:
Douleur pelvienne / Douleur périnéale / Psychologie / Psychothérapie / Hypnose
Mots-clés:
Pelvic pain / Perineal pain / Psychology / Psychotherapy / Hypnosis
Les techniques de neurostimulations dans la prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques
Neurostimulation techniques in the therapeutic management of chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1116-1123

Introduction : La neuromodulation est un traitement algologique non spécifique dont le mode d’action reste encore inconnu. Le but de cet article a été de faire une mise au point sur les techniques et les résultats des neuromodulations dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques.
Matériel et méthodes : Une revue exhaustive de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans PUBMED sur les différentes techniques de neuromodulation dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques.
Résultats : Plusieurs niveaux de neuromodulation du système nerveux somatique ont été évalués dans la prise en charge des douleurs pelviennes : la stimulation nerveuse électrique transcutanée (TENS), la stimulation nerveuse percutanée (PNS), la stimulation tronculaire ou radiculaire, la stimulation médullaire. Globalement le taux d’amélioration a été en moyenne de deux tiers mais avec une diminution de l’efficacité dans le temps. Les problèmes pour comparer les études ont été le manque d’homogénéité des populations et une grande variation des critères de jugement. Des travaux intéressants sur l’intérêt d’agir sur le système végétatif ont été décrits mais sans essai de neuromodulation spécifique.
Conclusion : La neuromodulation a une place dans la prise en charge algologique des douleurs pelvipérinéales chroniques qui reste encore à définir car trop souvent utilisée en dernier recours. Il semble important de développer et d’analyser cette thérapeutique dans des études prospectives et randomisées à plus grande échelle.

Introduction: Neuromodulation is a nonspecific analgesic treatment whose mechanism of action has not yet been elucidated. The purpose of this article is to review the techniques and results of neuromodulation in the management of chronic pelvic and perineal pain.
Material and methods: A comprehensive review of the literature was performed by searching PUBMED for articles on the various neuromodulation techniques used in the management of chronic pelvic and perineal pain.
Results: Several levels of neuromodulation of the somatic nervous system have been evaluated in the management of pelvic pain: transcutaneous electrical nerve stimulation (TENS), percutaneous nerve stimulation (PNS), nerve root or nerve trunk stimulation, spinal cord stimulation. An improvement was obtained in an average of two thirds of cases, but with declining efficacy over time. The various studies were difficult to compare due to the heterogeneous study populations and very diverse endpoints. Interesting studies on the value of autonomic nervous system intervention have been described, but with no specific trials of neuromodulation.
Conclusion: The place of neuromodulation in the management of patients with chronic pelvic and perineal pain has yet to be defined, as it is too frequently used as a last resort. It appears important to develop and analyse this treatment modality in large-scale, randomized, prospective studies.

Mots clés:
Douleur / Pelvienne / neuromodulation / TENS / PNS
Mots-clés:
Pain / Pelvic / Neuromodulation / TENS / PNS
Les infiltrations du système nerveux sympathique dans la prise en charge thérapeutiques des douleurs pelvipérinéales chroniques
Sympathetic nerve block in the management of chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1124-1131

Introduction : Le système nerveux sympathique végétatif est la voie de passage de l’influx douloureux entre les viscères et le cerveau. Le but de cet article a été de faire une mise au point sur les infiltrations du système nerveux végétatifs dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques.
Matériel et Méthodes : Une revue exhaustive de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans PubMed sur les infiltrations et les gestes sur le système nerveux végétatifs dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques.
Résultats : Dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques, une action sur le système nerveux sympathique a été proposé à trois principaux niveaux : le ganglion Impar, le plexus hypogastrique et la chaîne sympathique lombaire en L2. L’infiltration d’anesthésiques locaux le long de ce système nerveux a eu un rôle test dans l’évaluation des patients avec une amélioration de la symptomatologie douloureuse dans deux tiers des cas le temps d’action des anesthésiques locaux. Des gestes spécifiques ont été réalisés comme l’alcoolisation, la radiofréquence, la section chirurgicale ou l’infiltration de toxine botulique à ces différents niveaux avec des résultats plus durable dans le temps.
Conclusion : L’infiltration test du système nerveux sympathique végétatif à un intérêt diagnostique dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques permettant de guider des gestes plus spécifiques pour une prise en charge algologique globale.

Introduction: The autonomic sympathetic nervous system conveys nociceptive messages from the viscera to the brain. The purpose of this article is to review the place of autonomic nerve blocks in the management of chronic pelvic and perineal pain.
Material and Methods: A comprehensive review of the literature was performed by searching PubMed for articles on autonomic nerve blocks and related procedures in the management of chronic pelvic and perineal pain.
Results: Intervention on the sympathetic nervous system for the management of chronic pelvic and perineal pain has been proposed at main three levels : ganglion Impar, hypogastric plexus and L2 lumbar sympathetic blocks. Infiltration of the sympathetic nervous system with local anaesthetic constitutes a diagnostic test by providing pain relief for the duration of action of the local anaesthetic in two third of patients. Specific procedures have been performed such as alcohol nerve block, radiofrequency ablation, surgical section or botulinum toxin infiltration at these various sites to achieve more lasting results.
Conclusion: A sympathetic nervous system test block plays a diagnostic role in the management of chronic pelvic and perineal pain by guiding more specific global pain management procedures.

Mots clés:
Douleur / Pelvienne / Sympathique / Ganglion Impar / Plexus hypogastrique
Mots-clés:
Pain / Pelvic / Sympathetic / Ganglion Impar / Hypogastric plexus
Algorithmes thérapeutiques de la prise en charge des douleurs pelvipérinéales : du syndrome aux traitements
Treatment algorithms for the management of chronic pelvic and perineal pain: From syndrome to treatment
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1132-1138

Introduction : Le traitement des patients présentant des douleurs pelvipérinéales chroniques est souvent complexe et fait intervenir de nombreux paramètres. Le but de cet article a été de proposer un ensemble d’algorithmes thérapeutiques pour aider dans la prise en charge thérapeutique des patients ayant des douleurs pelvipérinéales chroniques.
Matériel et méthodes : Une revue de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans Pubmed sur les traitements des douleurs pelvipérinéales chroniques. Les algorithmes thérapeutiques ont été établis pour chaque syndrome douloureux.
Résultats : Les algorithmes thérapeutiques des différents syndromes douloureux chroniques ont été réalisés : syndrome douloureux canalaire du nerf pudendal, syndrome douloureux pelvien chronique, syndrome douloureux vésical, syndrome douloureux vulvaire, syndrome douloureux épididymo-testiculaire, syndrome douloureux pelvien complexe. Pour chaque algorithme, une prise en charge thérapeutique a été proposée.
Conclusion : Les algorithmes proposés se veulent être une aide clinique et ne sont pas exhaustifs dans la prise en charge thérapeutique des patients ayant des douleurs pelvipérinéales chroniques.

Introduction: The treatment of patients with chronic pelvic and perineal pain is often complex and involves a number of different parameters. The purpose of this article is to propose a series of treatment algorithms to facilitate the therapeutic management of patients with chronic pelvic and perineal pain.
Material and methods: A review of the literature was performed by searching Pubmed for articles on treatment of chronic pelvic and perineal pain. Treatment algorithms were established for each type of pain syndrome.
Results: Treatment algorithms were defined for the various types of chronic pain syndrome: pudendal nerve entrapment syndrome, chronic pelvic pain syndrome, painful bladder syndrome, vulvar pain syndrome, epididymotesticular pain syndrome, complex pelvic pain syndrome. Therapeutic management is proposed for each algorithm.
Conclusion: The proposed algorithms are designed to be a clinical aid and do not constitute a comprehensive approach to the management of patients with chronic pelvic and perineal pain.

Mots clés:
Algorithme / Thérapeutique / Douleur / Nerf pudendal / Syndrome douloureux pelvien chronique
Mots-clés:
Algorithm / treatment / Pain / Pudendal nerve / Chronic pelvic pain syndrome
Principes généraux de la prise en charge diagnostique des douleurs pelvipérinéales chroniques postopératoires
General principles of the diagnostic approach to chronic postoperative pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1139-1144

Introduction : La douleur chronique postopératoire a été définie comme étant une douleur développée dans les suites d’une intervention chirurgicale, évoluant depuis au moins deux mois, excluant une cause organique (évolution carcinologique ou une infection chronique) ou préexistante. Le but de cet article a été de faire une mise au point sur le bilan diagnostique et étiologique des douleurs pelvipérinéale chronique postopératoire.
Matériel et méthodes : Une revue de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans Pubmed sur la prise en charge étiologique des douleurs pelvipérinéale chronique postopératoire.
Résultats : La chronologie des faits à savoir des douleurs qui apparaissent rapidement après un geste chirurgical et qui ne cèdent pas par la suite, a été un argument majeur pour incriminer le geste chirurgical dans la genèse des douleurs. L’examen clinique des cicatrices et l’analyse précise de la topographie et du type de douleur ont été les éléments prépondérants pour le démembrement de la douleur. Les examens complémentaires (imagerie, EMG…) ont eu pour principal objectif d’éliminer un diagnostic différentiel. En cas de douleur chronique postopératoire, ils ont été normaux. Un test d’infiltration nerveuse ou sur le point gâchette a été l’examen clé pour préciser le niveau et l’atteinte douloureuse.
Conclusion : La prise en charge diagnostique et étiologique d’une douleur pelvipérinéale chronique postopératoire nécessite un démembrement clinique précis par l’examen des cicatrices et l’analyse sémiologique de l’atteinte nerveuse et musculaire. Un test d’infiltration local permet de confirmer le niveau de la lésion.

Introduction: Chronic postoperative pain has been defined as pain arising after a surgical operation, present for at least 2 months, with no organic (active cancer or chronic infection) or pre-existing cause. The purpose of this article is to review the aetiological and diagnostic assessment of chronic postoperative pelvic and perineal pain.
Material and methods: A review of the literature was performed by searching PUBMED for articles on the diagnostic approach to chronic postoperative pelvic and perineal pain.
Results: The chronology of the symptoms, i.e., rapid onset of pain following a surgical procedure that does not subsequently resolve, is a leading argument to incriminate the surgical procedure in the pathogenesis of the pain. Clinical examination of the scars and detailed analysis of the topography and type of pain are essential elements in the analysis of this pain. The primary objective of complementary investigations (imaging, EMG, etc.) is to eliminate a differential diagnosis, as they are normal in the case of chronic postoperative pain. A test block of a nerve or trigger point is the main test performed to determine the level of the lesion responsible for pain.
Conclusion: The aetiological and diagnostic assessment of chronic postoperative pelvic and perineal pain requires a detailed clinical analysis based on examination of the scars and analysis of the clinical signs of muscle and nerve lesions. A local test block confirms the level of the lesion.

Mots clés:
Douleur / Pelvienne / Postopératoire / Chirurgie
Mots-clés:
Pain / Pelvic / Postoperative / surgery
Facteurs prédictifs et prévention des douleurs pelvipérinéales chroniques postopératoires
Predictive factors and prevention of chronic postoperative pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1145-1157

Introduction : La douleur chronique postopératoire a été définie comme étant une douleur développée dans les suites d’une intervention chirurgicale, évoluant depuis au moins deux mois, excluant une cause organique (évolution carcinologique ou une infection chronique) ou préexistante. Le but de cet article a été de faire une mise au point sur les facteurs de risque et la prévention des douleurs pelvipérinéale chronique postopératoire.
Matériel et méthodes : Une revue de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans PubMed sur les facteurs de risque et la prévention des douleurs pelvipérinéales chroniques postopératoires.
Résultats : Les douleurs chroniques postopératoires sont fréquentes, invalidantes et couteuses. Elles sont générées par une alchimie complexe qui fait interréagir de façon variable : l’acte chirurgical proprement dit (la zone opérée, la prise en charge périopératoire, la pathologie ayant motivé l’acte opératoire) et le patient lui-même (âge, sexe, génétique, pathologies associées, histoire personnelle). La plurifactorialité du phénomène plaide pour une prise en charge transdisciplinaire avec la prévention et la diminution des principaux facteurs de risques. De même, une prise en charge adaptée de la douleur aiguë postopératoire a un impact majeur sur l’éventuelle chronicité de la douleur.
Conclusion : Une bonne connaissance des facteurs de risque et une prévention adaptée peut permettre de diminuer l’incidence et les conséquences des douleurs chroniques postopératoires.

Introduction: Chronic postoperative pain has been defined as pain arising after a surgical operation, present for at least 2 months, with no organic (active cancer or chronic infection) or preexisting cause. The purpose of this article is to review the risk factors and prevention of chronic postoperative pelvic and perineal pain.
Material and methods: A review of the literature was performed by searching PubMed for articles on risk factors and prevention of chronic postoperative pelvic and perineal pain.
Results: Chronic postoperative pain is frequent, disabling and represent a high cost to the community. This pain is generated by variable and complex interactions between the surgical procedure (the operated zone, perioperative management, the disease requiring the operative procedure) and the patient (age, gender, genetics, concomitant diseases, personal history). The multifactorial nature of chronic postoperative pain suggests the need for multidisciplinary management with prevention and reduction of the main risk factors. Similarly, appropriate management of acute postoperative pain has a major impact on the risk of chronic pain.
Conclusion: A good knowledge of the risk factors and appropriate prevention can decrease the incidence and consequences of chronic postoperative pain.

Mots clés:
Douleur / Chronique / Pelvienne / Postopératoire / Chirurgie
Mots-clés:
Pain / Chronic / Pelvic / Postoperative / surgery
Prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques postopératoires d’origines nerveuses somatiques pariétales
Management of chronic postoperative pelvic and perineal pain due to parietal somatic nerve damage
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1158-1165

Introduction : Toute chirurgie nécessite une incision avec un risque de léser les nerfs pariétaux sur le trajet de la cicatrice ou dans une fibrose cicatricielle. Le but de cet article a été de décrire la prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques postopératoires d’origines nerveuses somatiques pariétales.
Patients et méthodes : Une revue exhaustive de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans PUBMED sur la prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques postopératoires d’origines nerveuses somatiques pariétales.
Résultats : Les atteintes postopératoires des nerfs somatiques pariétaux (ilio-inguinal, ilio-hypogastrique, génitofémoral, pudendal, obturateur, fémoral) ont été fréquentes après chirurgie pelvienne. L’examen clinique des cicatrices (zone gâchette) et l’analyse précise de la topographie et du type de douleur ont été les éléments prépondérants pour le démembrement de la douleur. Les infiltrations locales d’anesthésiques, sur le point gâchette ou le long du trajet nerveux ont eu une valeur diagnostique. Les infiltrations de corticoïdes ont permis d’améliorer plus ou moins durablement la symptomatologie de même que les traitements mini-invasif comme la radiofréquence pulsée. Une libération nerveuse chirurgicale associée à une exérèse de la fibrose et du matériel prothétique a donné des bons résultats sur le long terme. L’abord chirurgical a été fonction de chaque nerf et du niveau de la lésion.
Conclusion : La prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques postopératoire d’origines nerveuses somatiques pariétales repose sur une infiltration locale d’anesthésique et de corticoïdes. La chirurgie de libération nerveuse avec exérèse de la fibrose a donné les meilleurs résultats à distance.

Introduction: All surgical procedures require an incision with a risk of nerve damage at the site of the scar or as a result of fibrotic scar tissue. The purpose of this article is to describe the management of chronic postoperative pelvic and perineal pain due to parietal somatic nerve damage.
Patients and methods: A comprehensive review of the literature was performed by searching PUBMED for articles on the management of chronic postoperative pelvic and perineal pain due to parietal somatic nerve damage.
Results: Postoperative lesions of parietal somatic nerves (ilioinguinal, iliohypogastric, genitofemoral, pudendal, obturator, femoral) are frequent after pelvic surgery. Clinical examination of the scars (trigger zone) and detailed analysis of the topography and type of pain are essential elements in the analysis of this pain. Infiltration of local anaesthetic at the trigger point or along the nerve has a diagnostic value. Corticosteroid infiltrations and minimally invasive treatments such as pulsed radiofrequency have provided more or less lasting improvement of the symptoms. Surgical nerve release together with resection of fibrosis and removal of prosthetic material provides good long-term results. The surgical approach depends on the nerve concerned and the level of the lesion.
Conclusion: The management of chronic postoperative pelvic and perineal pain due to parietal somatic nerve damage is based on local infiltration of anaesthetics and corticosteroids. Nerve release surgery with resection of fibrosis provides the best long-term results.

Mots clés:
Douleur / Pelvienne / Postopératoire / Chirurgie / Paroi
Mots-clés:
Pain / Pelvic / Postoperative / surgery / Wall
Prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques après pose de bandelette sous-urétrale pour incontinence urinaire
Management of chronic pelvic and perineal pain after suburethral tape placement for urinary incontinence
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1166-1174

Introduction : Le traitement chirurgical de l’incontinence urinaire d’effort repose principalement sur la mise en place de bandelette sous-urétrale type tension free vaginal tape (TVT) ou transobturator tape (TOT). Le but de cet article a été de faire une revue de la littérature sur la prise en charge diagnostique et thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques survenant après la pose de bandelette sous-urétrale pour la cure d’une incontinence urinaire.
Matériel et méthodes : Une revue exhaustive de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans Pubmed sur les douleurs pelvipérinéales survenant après la pose de bandelette sous-urétrale.
Résultats : La responsabilité de la bandelette dans la genèse des douleurs a été rattachée essentiellement au fait que les douleurs ont été d’installation immédiate ou dans les jours qui ont suivi la pose. Le tableau clinique a été le plus souvent mal systématisé avec des douleurs myofasciales pelviennes plus ou moins associées à des atteintes neurologiques (nerf obturateur ou nerf pudendal) directes ou indirectes. Les infiltrations locales de produits anesthésiques le long de la bandelette ont eu un objectif diagnostique pour confirmer l’étiologie des douleurs. Elles ont également eu un but thérapeutique mais dont l’efficacité temporaire. Une ablation chirurgicale de la bandelette a été réalisée avec des résultats satisfaisants à moyen terme dans environ deux cas sur trois.
Conclusion : La fréquence des douleurs pelvipérinéales chroniques après pose de bandelette sous-urétrale semble sous-estimée. La prise en charge diagnostique a reposé sur un examen clinique complet et une infiltration le long de la bandelette et éventuellement des nerfs atteints. L’ablation chirurgicale de la bandelette a permis d’obtenir les meilleurs résultats antalgiques à moyen terme.

Introduction: The surgical treatment of stress urinary incontinence is essentially based on TVT or TOT suburethral tape placement. The purpose of this article is to review the literature on the diagnostic and therapeutic approach to chronic pelvic and perineal pain following suburethral tape placement for urinary incontinence.
Material and methods: A comprehensive review of the literature was performed by searching Pubmed for articles on pelvic and perineal pain following suburethral tape placement.
Results: The role of suburethral tape in the pathogenesis of pain is essentially based on the fact that pain occurs immediately or over the days following tape placement. The clinical features are usually fairly nonspecific, with pelvic myofascial pain, possibly associated with direct or indirect nerve lesions (obturator nerve or pudendal nerve). Local infiltration of anaesthetic along the tape is performed for diagnostic purposes to confirm the aetiology of the pain and can also have a temporary therapeutic efficacy. Surgical removal of the tape was performed with satisfactory intermediate-term results in about two out of three cases.
Conclusion: The frequency of chronic pelvic and perineal pain following suburethral tape placement appears to be underestimated. The diagnostic approach is based on complete clinical examination and infiltration along the tape and any nerves involved. Surgical removal of the tape provides the best intermediate-term analgesic results.

Mots clés:
Douleur / Pelvienne / Postopératoire / Chirurgie / Incontinence
Mots-clés:
Pain / Pelvic / Postoperative / surgery / Incontinence
Approche symptomatique des douleurs épididymo-testiculaires chroniques
Epididymal and testicular chronic pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 962-966

But : Lister les éléments cliniques et étiopathogéniques à prendre en compte dans l’analyse d’une douleur épididymo-testiculaire.
Matériel et méthode : Étude des articles publiés sur le thème dans la base de donnée Medline® (PubMed®) et sélectionnés en fonction de leur pertinence scientifique.
Résultats : Le bilan d’une douleur épididymo-testiculaire chronique est essentiellement clinique et doit permettre : (1) d’éliminer une pathologie urologique locale ; (2) d’évoquer un processus neurologique sur les caractéristiques sémiologiques de la symptomatologie ; (3) d’évoquer les atteintes nerveuses tronculaires grâce à l’analyse des antécédents et des cicatrices ; (4) de dépister les douleurs projetées, notamment d’origine rachidienne et thoracolombaires. Le lien de causalité entre les kystes épididymaires, les séquelles d’intervention et d’infection locale et les douleurs épididymo-testiculaires chroniques n’est pas établi avec certitude. Le bloc anesthésique du cordon spermatique à titre de test diagnostique doit être effectué avant tout geste invasif.
Conclusion : Le point fondamental est de savoir faire la distinction entre des douleurs épididymo-testiculaires et des douleurs du scrotum car le testicule est un organe d’origine abdomino-pelvienne et non périnéale, d’innervation sympathique et non sacrée. L’absence d’étiologie organique ou iatrogène évidente doit faire rechercher des manifestations cliniques témoignant d’une hypersensibilisation à la douleur. L’analyse d’une douleur épididymo-testiculaire chronique nécessite donc une démarche clinique globale qui doit prendre en compte tous les aspects de la douleur y compris ses composantes fonctionnelles et émotionnelles.

Objective: To list clinical and ethiopathogenical elements relevant to the analysis of an epididymal and testicular pain.
Material and methods: Review of published articles on the subject in the Medline® (PubMed®) database, selected according to their scientific relevance.
Results: Assessment of a chronic epididymal and testicular pain is mostly clinical and should: (1) eliminate local urological disorder; (2) suggest a neurological problem, based on signs and semiology; (3) suggest injury of nervous truncus according to medical history and scars; (4) detect referred pains, primarily back and thoracolumbar pains. The causal link between epididymal cysts, surgical aftereffect, local infection and chronic epididymal and testicular pain is not established with certainty. Spermatic cord nerve block, as a diagnostic test, should be done before undergoing any invasive procedure.
Conclusion: The fundamental notion is being able to distinguish epididymal and testicular pain and scrotal pain, because the testis has an abdominal origin, and therefore a sympathetic instead of sacral innervation. An absence evident somatic or iatrogenous cause should suggest hyersensibility to pain. Assessment of an epididymal and testicular pain requires a global clinical examination, which should take into account every aspect of the pain, including its functional and emotional components.

Mots clés:
Douleur testiculaire chronique / Douleur scrotale chronique / Douleur pelvi-périnéale chronique / Diagnostic
Mots-clés:
Chronic testicular pain / Chronic scrotal pain / Chronic pelvic pain / Diagnosis
Adhérences et douleurs pelvipérinéales chroniques
Adhesions and chronic pelvic pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1003-1009

But : Analyser la physiopathologie des adhérences et leur lien avec les douleurs pelviennes chroniques, ainsi que les moyens thérapeutiques et de prévention rapportés dans la littérature.
Matériel et méthod : Revue des articles publiés dans la base de données Medline (PubMed) et sélectionnés en fonction de leur pertinence scientifique.
Résultats : Les adhérences sont responsables d’une morbidité spécifique qui réunit les douleurs chroniques, les occlusions sur bride, l’infertilité, et un excès de morbidité en cas d’une nouvelle chirurgie. Les douleurs pelviennes chez les patients opérés peuvent être en rapport avec les adhérences postopératoires. L’échographie et l’IRM dynamique identifient les adhérences pariéto-intestinales, mais ne précisent pas si elles sont impliquées dans le tableau douloureux. La prévention des adhérences comprend le respect des règles chirurgicales spécifiques à l’abord laparoscopique et à la laparotomie, et l’utilisation des produits anti-adhérences. Ces produits diminuent les taux, l’étendue et le score global des adhérences ; leur efficacité a été prouvée par des études de bon niveau de preuve. Les patients présentant des douleurs abdomino-pelviennes susceptibles d’être dues aux adhérences peuvent bénéficier d’une adhésiolyse laparoscopique qui apporte une amélioration des symptômes douloureux dans plus de la moitié des cas, mais également expose à un taux variable de complications, comme les plaies digestives.
Conclusion : La décision d’une adhésiolyse doit être prise au cas par cas en fonction du rapport bénéfices/risques. La reformation des adhérences est un phénomène fréquent après l’adhésiolyse, et peut être réduit par l’utilisation des produits anti-adhérences.

Objectives: To analyse pathophysiology of adhesions and their link with chronic pelvic pain, as well as therapeutic and prevention options as reported in the literature.
Material and methods: Review of articles and consensus conferences published on this topic in the Medline (Pubmed) database, selected according to their scientific relevance.
Results: Postoperative adhesions are responsible for a specific morbidity combining chronic pain, small bowel obstruction, infertility, and morbidity increase in the event of subsequent surgery. Chronic pains in previously operated on patients can be linked to postoperative adhesions. Ultrasonography and dynamic MRI can recognize intra abdominal adhesions, but cannot definitely link them to the painful symptoms. The prevention of adhesions is done firstly by respecting surgical rules concerning laparoscopic and open surgical approaches, and secondly by the use of anti-adhesion products. Pharmalogical adhesion prevention systems decrease the frequency and extent of adhesions. Their efficiency has been proved by studies with substantial evidence levels Patients suffering from potentially adhesion-induced chronic abdominal and pelvic pains can benefit from a laparoscopic adhesiolysis, which improved pain symptoms in more than 50% of patients, but exposes to the risk of complications, such as bowel injury.
Conclusion: The decision to perform adhesiolysis should be taken for each patient individually, while taking in consideration the benefit-to-risk ratio. Adhesion relapse after adhesiolysis is a frequent phenomenon, but can be reduced by the use of anti-adhesion products.

Mots clés:
Adhérences / Adhésiolyse / Produits anti-adhérences / Douleur pelvienne chronique
Mots-clés:
Adhesions / Adhesiolysis / Chronic pelvic pain