Base bibliographique

Sommaire :

Anatomie morphologique de la voie excrétrice supérieure intrarénale : considérations anatomiques appliquées à l'endo-urologie
Anatomy of intrarenal urinary tract: Anatomic considerations in endo-urology
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 837-840

La voie excrétrice supérieure est une entité anatomique paire, divisée en voie excrétrice supérieure intrarénale (VESI) : calices et pelvis rénal (ou pyélon), et extrarénale : l’uretère. L’exploration endoscopique de la VESI peut se faire par un abord percutané ou rétrograde. Dans les années 1980, l’essor de la chirurgie percutanée avait relancé les travaux anatomiques sur la VESI et notamment, sur ses rapports avec la vascularisation intrarénale, source de complications hémorragiques. Depuis plus de 20 ans, l’exploration de la VESI par urétérorénoscopie souple (URS) est devenue une technique de choix, qui permet un accès rétrograde direct. Les deux principales contraintes anatomiques pour l’endoscopie rétrograde de la VESI sont son orientation et sa disposition dans l’espace. L’objectif de cette mise au point a été de décrire la morphologie et l’orientation de la VESI en position anatomique normale appliquée à l’endo-urologie.

Mots clés:
anatomie / Rein / Pyélon / Voie excrétrice
Bilan métabolique d'un patient lithiasique. Le rôle de l'urologue
Metabolic evaluation of urinary stone-former patients. Role of the urologist
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 849-856

En 2007, la lithiase urinaire est de siège rénal, oxalocalcique dans 80 % des cas et touche environ deux hommes pour une femme entre 20 et 60 ans. La lithiase rénale est une maladie des civilisations d’abondance. Son incidence est en augmentation constante dans les pays industrialisés et sa prévalence en France est estimée à 10 %. Si la prise en charge urologique des calculs urinaires s’est considérablement modernisée avec la disparition de la chirurgie à ciel ouvert, elle n’a pas pour autant permis de prévenir la récidive lithiasique. Les concepts du traitement médical et de la prévention de la lithiase rénale ont été précisés depuis près de 20 ans. Le but ultime de cette prise en charge médicale est de stabiliser l’évolution de la maladie lithiasique et de prévenir les récidives. Elle repose sur une enquête étiologique systématique et indispensable pour chaque patient lithiasique dès le premier épisode et nécessite une synthèse des données cliniques, radiologiques et biologiques centrée sur l’analyse du calcul. Le but de cet article a été de définir une approche simplifiée pour l’urologue pour réaliser l’évaluation métabolique des patients lithiasiques.

Mots clés:
lithiase rénale / Métabolisme / Calcium / Urine
Calcul caliciel inférieur
Stone of the renal lower pole
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 972-976

Malgré les évolutions technologiques, la lithotritie extracorporelle (LEC) reste aujourd’hui le traitement de première ligne pour la majorité des calculs. Il persiste cependant des situations où le choix de la technique à employer en première intention peut s’avérer difficile. C’est le cas des calculs en situation anatomique particulière ou associés à une anomalie de la voie excrétrice. Les calculs caliciels inférieurs posent encore aujourd’hui un problème de prise en charge optimale : les résultats de la LEC sont insuffisants et la chirurgie percutanée est associée à une morbidité non négligeable malgré ses bons résultats. L’introduction récente de l’urétéroscopie souple-laser amène à rediscuter la place de chacun de ces traitements en fonction de la taille de la nature du calcul caliciel inférieur et des caractéristiques propres du patient et de la voie excrétrice. Le but de cet article a été de faire le point sur la prise en charge des calculs caliciels inférieurs en 2007.

Mots clés:
Calcul / Calice / Endoscopie / Lithotritie
Calcul uretère distal : prise en charge thérapeutique
Distal ureteral stone: Therapeutic management
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 981-985

L’urétéroscopie (URS) pour le traitement des calculs de l’uretère distal (uretère iliaque et pelvien) est primordiale et représente aux côtés de la lithotritie extracorporelle (LEC) les deux traitements à proposer en première intention. L’urétérolithotomie à ciel ouvert a quasiment disparu et la voie laparoscopique reste exceptionnelle. La majorité (70 %) des calculs responsables de colique néphrétique aiguë se localisent au niveau de l’uretère distal et plus de 70 % de ces calculs s’expulsent spontanément. En cas de calculs plus volumineux ou d’absence d’expulsion spontanée, le traitement urologique devient nécessaire. Il est actuellement difficile de recommander une technique plus que l’autre. Les recommandations actuelles n’opposent donc pas la LEC et l’URS mais les placent au même niveau. Le but de cet article a été de faire le point sur la prise en charge des calculs de l’uretère distal.

Mots clés:
lithiase rénale / Uretère / Lithotritie / Endoscopie / Percutané
Calculs coralliformes ou calculs complexes : considérations médicales
Staghorn or complex calculi: Medical considerations
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 963-965

Le calcul coralliforme souffre toujours de l’absence d’un consensus international quant à une classification précise permettant de clarifier les publications. La classification française est rappelée. Sa physiopathologie, basée sur l’infection urinaire, est par contre bien établie. La composition des calculs coralliformes sera cependant différente dans les pays en voie de développement où il est fréquent de rencontrer des calculs coralliformes d’oxalate de calcium. L’infection urinaire récidivante et la stase favorisant la formation de ces calculs, il est normal de retrouver ces éléments sur le plan clinique. La prise en charge médicale, thérapeutique ou préventive, de ces calculs reste pour l’instant décevante et seules l’antibioprophylaxie et l’obtention d’un résultat sans fragments peuvent être recommandés.

International classification of staghorn calculi is always lacking. French classification is described. Physiopatholgy of staghorn calculi is based on urinary infection. Staghorn stones in emerging countries will be composed frequently of calcium oxalate. Recurrent urinary infection and urinary stasis favour staghorn stone formation and are clinically significant. Medical treatment is rather uneffective. Only antibiotics and elimination of all residual fragments could be recommended.

Mots clés:
calcul coralliforme / Lithiase urinaire / physiopathologie / Clinique / traitement médical
Mots-clés:
Staghorn calculi / Urolithiasis / Physiopathology / Clinics / Medical treatment
Diététique et lithiase rénale. Le rôle de l'urologue
Urolithiasis and diet: The role of the urologist
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 857-862

Depuis 20 ans, les concepts du traitement médical et de la prévention de la lithiase rénale se sont considérablement modifiés. Ils reposent sur une enquête étiologique systématique et indispensable pour chaque patient lithiasique. Elle comprend l’analyse du calcul et la recherche des facteurs de risque lithogène à partir des données cliniques, radiologiques et biologiques. La nature des calculs en France s’est complètement modifiée depuis 100 ans avec aujourd’hui une prédominance de la lithiase oxalo-calcique. Ce sont les modifications des habitudes alimentaires qui expliquent ces changements de nature des calculs. L’enquête diététique représente ainsi un moment important de l’enquête étiologique et la mise en place des règles hygiénodiététiques est essentielle pour prévenir le risque de récidive lithiasique. La mise en évidence des facteurs de risques de la lithiase rénale permet d’instaurer les mesures de réajustement diététique et au besoin un traitement médicamenteux. Le but de cet article a été de faire le point sur les facteurs diététiques impliqués dans la lithogenèse urinaire et d’exposer les principes de base des règles diététiques.

Mots clés:
lithiase rénale / Calcium / Eau / Protéine / Sel
Épidémiologie des lithiases urinaires
Epidemiology of urolithiasis
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 802-814

L’épidémiologie des lithiases reflète le niveau socioéconomique et le degré de médicalisation des populations. Les caractéristiques épidémiologiques de la lithiase urinaire sont en perpétuelle évolution et traduisent les modifications des habitudes nutritionnelles, des conditions sanitaires, des facteurs d’environnement ou de la prévalence des pathologies qui prédisposent au risque de lithiase. Elles révèlent des tendances communes à l’échelle des pays du monde, mais permettent aussi d’extérioriser des liens, parfois méconnus ou sous-estimés, entre la fréquence ou la nature des calculs et des facteurs de risque ou des pathologies particulières dont la prévalence est plus élevée au sein de certains groupes de population comparativement à d’autres. La lithiase fait partie des grandes pathologies comme l’hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires ou le diabète dans lesquelles les facteurs d’environnement ont un rôle majeur. L’analyse des données épidémiologiques est donc essentielle pour mieux évaluer les évolutions de la maladie lithiasique et ses relations avec les pathologies ou les facteurs de risque impliqués dans son développement. Le but de cet article a été de faire le point sur l’épidémiologie actuelle de la lithiase urinaire dans le monde et en France.

Mots clés:
Calcul / Épidémiologie / Diagnostic / Oxalate / Calcium
La chirurgie percutanée de la lithiase urinaire : considérations spécifiques sur l'accès percutané
Percutaneous surgery in urolithiasis: Specific considerations about percutaneous access
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 891-896

L’accès percutané représente une des difficultés de la néphrolithotomie percutanée. Différents artifices ont été décrits pour faciliter cet accès. Afin d’améliorer le résultat ou bien pour faciliter l’extraction de certains calculs, des accès supracostaux ou multiples seront réalisés. Les indications, complications et résultats de ces accès seront revus. L’endoscopie rétrograde est parfois utilisée pour permettre des accès difficiles.

Percutaneous access is a difficult step in percutaneous nephrolithotomy. Different methods have been described to facilitate percutaneous access. To increase stone-free rate, supracostal or multiple access is required. Indications, results and complications of these specific accesses are reviewed.

Mots clés:
Lithiase urinaire / néphrolithotomie percutanée / Accès percutané
Mots-clés:
Urolithiasis / percutaneous nephrolithotomy / Percutaneous access
La lithogenèse
Lithogenesis
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 815-827

Le terme de lithogenèse regroupe l’ensemble des processus qui conduisent au développement d’un calcul dans les voies urinaires. Le calcul est une agglomération de cristaux liés par une matrice organique. La lithogenèse comporte plusieurs phases qui s’expriment successivement ou simultanément. Certaines étapes, qui concernent les premières étapes de la lithogenèse et que l’on peut désigner sous le terme de cristallogenèse, correspondent à la formation de cristaux à partir de substances initialement dissoutes dans les urines et ne constituent pas en soi un processus pathologique. La pathologie lithiasique proprement dite se définit généralement par la rétention et la croissance des cristaux et agrégats cristallins. Connaître les grandes étapes de la lithogenèse, c’est mieux comprendre les facteurs qui conduisent à la formation des calculs chez un patient donné afin de leur opposer des mesures préventives, diététiques ou thérapeutiques adaptées et donc plus efficaces. Des progrès considérables ont été réalisés au cours des 30 dernières années dans la compréhension des mécanismes de formation des calculs. Certains processus lithogènes restent encore imparfaitement élucidés, comme la formation des plaques de Randall. Le but de cet article a été de faire le point sur les connaissances actuelles sur la lithogenèse urinaire.

Mots clés:
Calcul / Cristallisation / Spectrophotométrie / Cristal / Diagnostique
La néphrolithotomie percutanée : indications particulières
PCNL: Special indications
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 908-911

La néphrolithotomie percutanée est parfois indiquée dans des situations particulières mettant en jeu le patient, son anatomie ou le calcul. Ces situations seront décrites.

Percutaneous nephrolithotomy has sometimes particular indications related to the patient, his anatomy or the stone itself. These situations will be described.

Mots clés:
Lithiase urinaire / néphrolithotomie percutanée / Indications particulières
Mots-clés:
Urolithiasis / percutaneous nephrolithotomy / Specific indications
La néphrolithotomie percutanée : technique, résultats, complications actuels
PCNL: Technique, results and complications
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 886-890

Les auteurs rapportent les techniques de néphrolithotomie percutanée (NLPC) décrites dans la littérature récente. Ils présentent également les résultats et les complications des séries récentes.

Recent technological changes of percutaneous nephrolithotomy are reviewed. Results and complications of the most recent publications are presented.

Mots clés:
Lithiase urinaire / Technique / Résultats / Complications
Mots-clés:
Urolithiasis / percutaneous nephrolithotomy / Technical aspects / results / Complications
Les recommandations ou guidelines de la lithiase urinaire
Urolithiasis and guidelines
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 841-843

La chronologie des recommandations concernant la lithiase urinaire publiée dans la littérature internationale est rappelée. Ces recommandations sont illustrées par celles du comité lithiase de l’Association française d’urologie sur le traitement des calculs du rein et de l’uretère.

International recommendations about urolithiasis are summarized and illustrated by those elaborated by the urolithiasis committee of the French Urological Association.

Mots clés:
Lithiase urinaire / recommandations
Mots-clés:
Urolithiasis / Recommendations
Les variantes techniques de la NLPC
PCNL: Technical variations
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 897-900

La néphrolithotomie percutanée (NLPC) a vu depuis sa description initiale différentes variantes techniques décrites. La miniperc ou mini-NLPC consiste à réaliser une NLPC avec un néphroscope et des gaines d’accès de dimensions réduites allant de 11 à 20 Ch. Les données actuelles de la littérature ne permettent pas de recommander cette technique par rapport à la NLPC classique. La deuxième variante technique décrite dans cet article est la position de décubitus dorsal qui réduit le risque de perforation colique et trouve son intérêt dans certaines indications.

Since percutaneous nephrolithotomy (PCNL) was initially described, different technical modifications have been described. Among them, miniperc which only used small nephroscope and access sheath from 11 to 20 Fr. This technique could not yet been recommended. Supine position is also a technical modification from original PCNL. Supine position is able to reduce colic injury and could be proposed in specific indications.

Mots clés:
Lithiase urinaire / néphrolithotomie percutanée / Miniperc / Décubitus dorsal
Mots-clés:
Urolithiasis / percutaneous nephrolithotomy / Miniperc / Supine position
Lithiase cystinique : diagnostic et prise en charge thérapeutique
Cystinuria: Diagnosis and management
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 832-836

Les calculs de cystine sont rares et résultent d’une anomalie du transport des acides aminés dibasiques dans le tube proximal. Cette affection héréditaire à transmission autosomique récessive ou incomplètement récessive, selon la forme génétique, se traduit par une fuite urinaire de ces aminoacides, dont la cystine est le moins soluble. Cela conduit à une cristallisation de cystine intratubulaire et dans les voies excrétrices. Sa prise en charge médicochirurgicale est essentielle pour limiter le risque de récidive lithiasique et préserver la fonction rénale du patient. Le but de cet article a été de faire le point sur la prise en charge actuelle d’un patient cystinurique.

Mots clés:
génétique / Cystinurie / Lithiase urinaire / Enfant
Lithiase et grossesse
Urolithiasis and pregnancy
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 1000-1004

Le diagnostic d’une lithiase urinaire pendant la grossesse n’est pas plus fréquent que chez la femme non gravide. Cependant, la conduite diagnostique sera différente puisque basée essentiellement sur l’échographie. Le recours à l’imagerie irradiante sera exceptionnel et réalisé en cas de doute échographique et de non-accessibilité à une IRM. La prise en charge thérapeutique prendra soin de la mère et du fœtus, le risque d’accouchement prématuré étant augmenté. Le traitement conservateur sera privilégié en respectant les contre-indications des différents traitements médicaux en rapport avec la grossesse. En cas de situations compliquées, le drainage de la voie urinaire sera proposé en priorité même si le traitement endoscopique du calcul a été montré comme réalisable. Celui-ci sera, en général, proposé avec le bilan étiologique dans le post-partum.

Diagnosis of urolithiasis during pregnancy is a common condition not more frequent than in non pregnant women. Ultrasonography will be the main tool of diagnosis. If sonography fails, ionizing radiation will be used only if MRI is not available. One must take care of the mother and the foetus because preterm delivery is increased in case of lithiasis during pregnancy. Conservative treatment is favoured taking care of specific contraindications of medical therapy related to pregnancy. In case of complications, drainage of the urinary system by retrograde or antegrade approach will be considered. Endoscopic treatment is realized only in case of failure of drainage or in the post-partum with etiologic investigations.

Mots clés:
grossesse / Lithiase urinaire / Prise en charge
Mots-clés:
Urolithiasis / pregnancy
Lithiase rénale et anatomies particulières
Urolithiasis with complex or anomalous renal anatomy
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 992-996

La prise en charge des calculs urinaires en cas de circonstances particulières associées, comme un rein en fer à cheval, un rein pelvien, un diverticule caliciel ou un rein unique, ou une obésité morbide nécessite d’évaluer les avantages et inconvénients de chaque technique. La littérature sur ce sujet n’est pas abondante et concerne des séries limitées, fruit d’expériences personnelles. Il n’est donc pas possible de donner ici des recommandations consensuelles strictes. La lithotritie extracorporelle (LEC) reste donc l’outil thérapeutique à privilégier pour le traitement de première intention des calculs de moins de 20 mm de diamètre. Pour les autres calculs et pour les échecs de la LEC, il faudra discuter au cas par cas du traitement le plus adéquat où dominent la néphrolithotomie percutanée et, plus récemment, l’urétérorénoscopie souple-laser holmium. Le recours à la chirurgie à ciel ouvert et/ou à la cœlioscopie doit rester exceptionnel. Le but de cet article a été de faire le point sur le traitement des calculs associés à des circonstances particulières.

Mots clés:
lithiase rénale / Obésité / diverticule caliciel / Rein en fer à cheval / Rein pelvien
Lithiase urinaire de l'enfant
Urolithiasis in childhood
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 1005-1014

La lithiase chez l’enfant est rare. Elle pose des problèmes de prise en charge spécifique et la lithotritie extracorporelle (LEC) représente le traitement de référence des calculs du rein et de l’uretère. Depuis 1986, de nombreuses séries pédiatriques ont été publiées confirmant l’efficacité et son caractère peu invasif. Il persiste cependant des incertitudes quant au nombre d’impacts à ne pas dépasser, à l’intervalle à respecter entre deux séances et sur les effets à long terme des ondes de choc sur un parenchyme rénal en pleine croissance. L’endourologie est actuellement peu développée, en particulier chez le jeune enfant. Enfin, la prise en charge métabolique doit être une priorité afin d’affirmer ou d’infirmer une maladie génétique ou un trouble métabolique grave. Le but de cet article a été de faire le point sur la prise en charge médicochirurgicale de la lithiase urinaire chez l’enfant.

Mots clés:
Lithotritie / Lithiase urinaire / Rein / Enfant / scintigraphie rénale
Lithiase urinaire et radioprotection
Urolithiasis and radioprotection
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 868-874

La radioactivité correspond à la production de rayonnements α, β et γ capables d’interagir avec la matière en provoquant une ionisation. L’homme est soumis à une radioactivité naturelle et à une radioactivité liée aux activités humaines dont les activités médicales. Le risque lié à la radioactivité dépend de la dose reçue ou dose biologique ou équivalent de dose (ED) exprimé en sievert (Sv) ou plutôt en millisievert (mSv) compte tenu du faible niveau des doses. La dose biologique moyenne liée à l’irradiation naturelle est pour l’homme de 2 à 3 mSv/an. Dans le cadre de la lithiase urinaire, l’irradiation concerne le patient au moment du diagnostic et répond à un guide du bon usage des examens d’imagerie médicale établi en 2005 par la Société française de radiologie. L’irradiation concerne aussi le patient et le chirurgien au moment du traitement. L’objet de la radioprotection est de protéger les personnes de la radioactivité et son application est soumise à différents décrets visant à définir des normes. Parmi celles-ci, la plus générale concerne la somme des doses efficaces reçues par exposition externe et interne qui ne doit pas dépasser 20 mSv sur 12 mois consécutifs. Pour obéir à ces normes, seront rappelées des notions essentielles et les règles de bonnes pratiques à respecter.

Radioactivity is represented by α, β and γ-rays emission which can by interaction with substance produce ionisation. Humankind is exposed to natural radioactivity as well as human activities related radioactivity. Radioactiviy risk is dose related and biological dose is expressed in millisievert (mSv). Annual biological dose related to natural radioactivity is around 2 to 3 mSv. Regarding urinary lithiasis, radiation can occur during diagnosis and treatment phases for the patient and the latter for the surgeon. Objective of radioprotection is to protect people from radioactivity and is organised by different decrees. Annual biological dose received by internal or external exposition should not exceed 20 mSv a year. Some essential concepts must be known and good practice rules have to be followed.

Mots clés:
Lithiase urinaire / Radioprotection
Mots-clés:
Urinary lithiasis / Radioprotection
NLPC tubeless
Tubeless PCNL
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 901-907

La NLPC tubeless promue par Bellman en 1997, consiste à réaliser une NLPC sans mettre de sonde de néphrostomie par le trajet de ponction en fin d’intervention. Une sonde urétérale double J ou simple J sont les deux modes de drainage interne les plus utilisés lors d’une NLPC tubeless, mais une NLPC totallytubeless sans aucune sonde urétérale a été décrite. L’étude de la littérature confirme que cette alternative à la NLPC classique est sûre et efficace. Les critères d’exclusion empêchant de la réaliser semblent limités au saignement peropératoire majeur et à la mise en évidence dans les cavités rénales de pus, même si les nombreuses études publiées ont parfois appliqué d’autres critères liés, par exemple, à la taille du calcul ou au caractère unique du rein. Sont également exclus les patients avec des fragments résiduels importants qui devront subir un deuxième temps opératoire par le même orifice de néphrostomie. Les différents moyens décrits pour faire l’hémostase du trajet de ponction seront rappelés mais aucun d’entre eux n’a réellement fait la preuve de son utilité. Les résultats des séries récentes seront présentés.

Tubeless PCNL has been promoted by Bellman in 1997 and consists in a PCNL without placing a nephrostomy tube at the end of the procedure. Double J stent or ureteral stent are the most common internal drainage used but totally tubeless PCNL has been described by using no ureteral stent. Tubeless PCNL is safe and efficient. Exclusion criteria to propose a tubeless procedure are significant bleeding or purulent renal discharge. Stone size or location, shape, position or function of the kidneys are also irrelevant with regard to tubeless PCNL. A nephrostomy tube should be placed if a second look is necessary. Some hemostatic agents have been described but none has really proved its efficacy. The results of the more recent series of the literature will be presented.

Mots clés:
Lithiase urinaire / NLPC / Drainage / Tubeless
Mots-clés:
Urinary lithiasis / PCNL / tubeless
Physiopathologie de la colique néphrétique
Physiopathology of acute renal colic
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 844-848

Les coliques néphrétiques, de par leur fréquence et leur traitement dans les services d’urgences, représentent un enjeu de santé publique. Les mécanismes physiopathologiques du syndrome douloureux que représente la colique néphrétique aiguë sont maintenant connus. La survenue de la colique néphrétique s’explique par l’augmentation de la pression intrapyélique au moment de la phase initiale liée à l’obstacle urétéral avec synthèse rénale de prostaglandine E2. Les modifications hémodynamiques intrarénales vont entraîner initialement une augmentation du flux sanguin. Puis, le débit sanguin va chuter au-delà d’une heure, alors que la sécrétion urinaire ne diminue qu’au-delà de cinq heures. Les bases du traitement pharmacologique découlent de ces constatations physiopathologiques. L’utilisation des anti-inflammatoires non stéroïdiens, des morphiniques et, plus récemment, des inhibiteurs calciques et des alpha-bloquants permet d’intervenir en amont de l’obstacle en modulant la production d’urines et au niveau du site de l’obstacle. Une bonne compréhension du mécanisme et des facteurs impliqués dans la colique néphrétique permet de proposer des traitements mieux adaptés et donc plus efficaces pour diminuer la pression intrapyélique, réduire l’inflammation et soulager le patient.

Mots clés:
Lithiase urinaire / Colique néphrétique / Endoscopie
Prise en charge des calculs du rein (hors coralliforme et calice inférieur)
Management of renal stones
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 959-962

La prise en charge urologique des calculs du rein nécessite une imagerie récente de qualité pas nécessairement avec injection. La lithotritie extracorporelle (LEC) est le traitement le plus fréquent. La LEC est indiquée en première intention pour les calculs inférieurs à 1,5 cm. Le taux de sans fragment (SF) à trois mois de la LEC est de 70–80 %. La LEC des calculs de densité supérieure à 1000 UH ou caliciels inférieurs sont moins bons. L’urétéroscopie souple est indiquée en cas d’échec de la LEC ou pour les calculs 1–2 cm ou denses. Le taux de SF est de 80 %. La chirurgie percutanée est indiquée pour les calculs complexes ou supérieurs à 2 cm. Les calculs asymptomatiques non infectés, notamment caliciels inférieurs, ne nécessitent pas de traitement urologique mais doivent être surveillés. Dans tous les cas, un bilan métabolique et une surveillance annuelle par radiographie simple et échographie sont nécessaires.

The management of renal stones needs a recent and good quality imaging. Contrast medium injection is optional. Extracorporeal shockwave lithotripsy (ESWL) is the most common treatment of renal stones. ESWL is indicated as first line treatment for less than 1.5 cm stones. The stone-free (SF) rate at 3 months of ESWL is 70–80%. Results of ESWL for stones with more than 1000 UH density or located in the lower calyx are poor. Flexible ureteroscopy (URS) is indicated in case of ESWL failure or for hyperdense, 1–2 cm stones. The SF rate of flexible is 80%. Percutaneous nephrolithotomy is indicated for complex or more than 2 cm stones. Asymptomatic and non infected stones, especially if located in the lower calyx, do not need urological treatment but must be followed up. In all cases, renal stones needs a metabolic evaluation and treatment, and annual follow-up.

Mots clés:
Rein / Calcul / Lithotritie / Chirurgie percutanée / Urétéroscopie
Mots-clés:
Kidney / stone / Lithotripsy / Percutaneous surgery / ureteroscopy
Syndrome métabolique et lithiase urinaire. Une notion nouvelle pour l'urologue
Metabolic syndrome and urolithiasis. A new concept for the urologist
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 828-831

Le concept actuel du syndrome métabolique associe une obésité abdominale à des facteurs de risque cardiovasculaires (HTA et anomalies métaboliques). Comparés à un groupe témoin, les individus atteints ont un risque quatre fois supérieur d’accidents cardiovasculaires et sont exposés au risque de survenue d’un diabète. En dehors de la morbidité cardiovasculaire, la survenue d’une maladie lithiasique semble également être rencontrée fréquemment chez ces patients. Il est donc important pour les urologues de reconnaître ce syndrome en consultation afin d’identifier ces patients qui doivent bénéficier d’un suivi médical régulier.

Mots clés:
diabète / Obésité / Lithiase urinaire / Calcul / hypertension artérielle
Transplantation rénale et calcul urinaire
Renal transplantation and urinary lithiasis
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 1024-1026

Chez le donneur rénal, la lithiase rénale semble rare. L’existence d’un calcul chez un donneur ou dans un transplant rénal ne doit pas être une contre-indication au prélèvement ni à la transplantation. Il doit être, si possible, enlevé ex vivo avant la transplantation. Le risque de lithiase est augmenté chez le transplanté rénal avec une fréquence de 2 à 6 %. Les anomalies métaboliques de lithogénèse sont fréquentes chez le transplanté rénal et peuvent être induites par les anticalcineurines. La lithiase peut être grave chez le transplanté rénal par infection ou anurie. Les calculs inférieurs à 4–5 mm peuvent être surveillés. Les calculs 0,5 à 1,5 cm doivent être traités par lithotritie extracorporelle (LEC) avec sonde JJ préalable éventuelle. Les calculs supérieurs à 15 mm peuvent être traités par urétéroscopie ou chirurgie percutanée.

Renal lithiasis in renal donors is rare. A renal stone in a donor, or in a renal transplant, is not a contraindication for harvesting nor transplantation. If possible, the stone must be removed at the time of the transplantation. The risk of lithiasis is increased in the renal transplant recipient, with a frequency of 2–6%. Metabolic abnormalities for lithiasis are frequent and can be induced by the immunosuppressive treatment, anticalcineurins. Lithiasis can have a poor prognosis in the renal recipient with a risk for infection or renal dysfunction. Small (< 4–5 mm) stones in a renal transplant can be followed-up. Stones of 0.5–1.5 cm need an extracorporeal lithotripsy with a previous safety JJ stent. Stones greater than 1.5 cm can be treated by ureteroscopy or percutaneous surgery.

Mots clés:
Rein / Calcul / Transplantation
Mots-clés:
Kidney / stone / transplantation
Urétéroscopie souple-laser Holmium-YAG : la technique
Flexible ureteroscopy with Holmium laser: Technical aspects
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 929-937

La miniaturisation du matériel d’endoscopie permet de prendre en charge par urétérorénoscopie souple (URSS) rétrograde les pathologies du haut appareil urinaire. Elle est un apport diagnostique majeur pour le diagnostic des hématuries inexpliquées et des cytologies urinaires positives avec bilan étiologique négatif. Ses indications préférentielles concernent la pathologie lithiasique, mais elle joue également un rôle non négligeable pour le traitement conservateur de certaines tumeurs de la voie excrétrice et pour le traitement des sténoses acquises ou congénitales des voies excrétrices urinaires supérieures avec une agressivité et une morbidité réduites. Le rôle de l’URSS-laser Holmium : YAG est important, mais son coût doit être évalué. Le but de cet article a été de décrire la technique d’urétérorénoscopie souple associée au laser Holmium et de définir ses indications.

Mots clés:
Endoscopie / Calcul / Laser / Anesthésie / Traitement
Urétéroscopie souple-laser Holmium-YAG : le matériel
Flexible ureteroscopy with Holmium laser: The tools
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 917-928

L’urétéroscopie souple associée au laser Holmium-YAG est une technique diagnostique et thérapeutique efficace, reproductible et peu traumatique parfaitement adaptée à la pathologie du haut appareil urinaire. Cette technologie récente fait désormais partie de l’arsenal thérapeutique de l’urologue. L’équipement doit cependant être complet et connu dans ses moindres détails par le praticien. La maîtrise de cette connaissance technique permettra de développer au mieux l’activité d’urétérorénoscopie souple-laser et de préserver cet équipement fragile. Le but de cet article a été de décrire le matériel nécessaire pour la réalisation d’une urétéroscopie souple associée au laser Holmium-YAG.

Mots clés:
Calcul / Endoscopie / Laser / Nitinol
Aspects médicoéconomiques de la lithiase urinaire
Urolithiasis: Cost-effectiveness
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 875-877

Cette revue de la littérature sur les coûts de la lithiase urinaire montre l’absence de données françaises sur le sujet. Des données allemandes et surtout américaines sont disponibles mais non transposables. Une donnée semble se dégager : la prise en charge préventive de la lithiase urinaire a un certain prix mais elle permet de faire globalement des économies.

This review of the literature about cost in urinary lithiasis indicates that there is nothing regarding France. Some German and especially American publications on this subject are available. The main idea arising from these studies is that medical prevention could reduce the global cost in urinary lithiasis.

Mots clés:
Lithiase urinaire / Coût
Mots-clés:
Urinary lithiasis / Cost
Calculs coralliformes ou calculs complexes : traitement chirurgical
Staghorn or complex calculi: Surgical considerations
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 966-971

Le traitement recommandé du calcul coralliforme est la néphrolithotomie percutanée (NLPC). Réalisée en monothérapie son efficacité peut être accrue grâce à l’emploi d’un fibroscope souple antérograde ou rétrograde, le recours à des accès multiples ou l’adjonction d’une lithoritrie extracorporelle (LEC). La LEC en monothérapie sera réservée à des coralliformes partiels de l’adulte ou aux coralliformes de l’enfant. La chirurgie ouverte est pratiquement abandonnée.

It is recommended to treat staghorn calculi by percutaneous nephrolithotomy (PCNL) either alone or in combination with Extra Corporeal Shockwave Lithotrips (ESWL). Antegrade or retrograde fibroscopy, multiple accesses could also improve PCNL stone-free rates. ESWL alone is limited to partial staghorn calculi in adults or to staghorn calculi in children. Open surgery has more or less completely passed.

Mots clés:
Lithiase urinaire / calcul coralliforme / LEC / NLPC / fibroscopie
Mots-clés:
Urolithiasis / Staghorn calculi / ESWL / PCNL / Fibroscopy
Chirurgie ouverte des calculs du haut appareil urinaire
Open surgery for upper urinary tract stones
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 952-954

La chirurgie ouverte pour calcul a de rares indications (échecs ou complications des autres techniques, calculs supérieurs à 2 cm, calculs durs, anomalies anatomiques associées, association calcul complexe et anomalies anatomiques). Cette chirurgie est parfois difficile et nécessite du matériel spécifique. Pour le rein, la néphrotomie anatrophique est une intervention efficace qui préserve la fonction rénale. Pour l’uretère, la mini-urétérotomie est aussi peu invasive que la laparoscopie. Le taux de sans fragment est de plus de 90 %. Les complications fréquentes sont les sténoses, les fistules et les infections.

Open surgery for stones of the upper urinary tract has very few indications, failures or complications of other techniques, greater than 2 cm stones, hard stones, anatomical abnormalities and complex stones. Open surgery for stone may be difficult and need specific tools. For the kidney, the anatrophic nephrotomy is an effective procedure which spares the renal function. For the ureter, the mini-ureterotomy is no more invasive than laparoscopy. The stone-free rate of open surgery is over 90%. The main complications are stenosis, fistula and infections.

Mots clés:
Rein / Uretère / Calcul / Chirurgie / Néphrotomie
Mots-clés:
Kidney / ureter / stone / surgery / Nephrotomy
Imagerie et calcul de la voie excrétrice urinaire supérieure
Imaging of upper urinary tract stones
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 863-867

La prise en charge des calculs du haut appareil nécessite une imagerie diagnostique, de bilan et de suivi. L’analyse de l’imagerie dépend de la qualité de l’examen d’imagerie. Pour la colique néphrétique simple, le couple radiographie simple–échographie peut être suffisant. Dans les coliques néphrétiques compliquées ou les doutes diagnostiques, il faut réaliser une TDM avec éventuellement injection de produit de contraste. Pour planifier le traitement urologique, une opacification de la voie excrétrice est nécessaire si l’imagerie est anormale ou de mauvaise qualité. Une imagerie doit être systématique après traitement urologique d’un calcul. Un suivi annuel est recommandé. Le couple radiographie simple et échographie est suffisant pour le suivi.

The management of upper urinary tract stones needs an imaging for the diagnosis, the evaluation and the follow-up of the stones. The imaging has to be of good quality. For the simple acute flank pain, regular plain film with ultrasonography can be sufficient. For complex acute flank pain, a CT-scan with or without contract medium injection is mandatory. To plan the optimal treatment of the stone, injection of contrast medium is necessary if the diagnosis imaging is of poor quality. Imaging is systematically needed after the urological treatment of a stone. Regular plain film with ultrasonography is sufficient for the follow-up.

Mots clés:
imagerie / Calcul / Rein / tomodensitométrie
Mots-clés:
imaging / stone / Kidney / CT scan
Infection et lithiase urinaire
Infection and urinary lithiasis
2008
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2008, 18, 12, 1015-1020

L’infection urinaire est un facteur de risque de lithogénèse. L’infection urinaire est un facteur de gravité de la lithiase urinaire. Le calcul peut être préexistant et l’infection colonise le calcul, calcul infecté. L’infection peut être la cause du calcul, calcul infectieux, struvite par exemple. Mais le calcul infectieux peut aussi être secondaire à un agent infectieux non urinaire, oxalobacter formigenes (OF) ou nanobactéries. Le traitement de première intention des calculs de struvite est la chirurgie percutanée. L’antiobiothérapie péri-opératoire, la culture des urines rénales et du calcul sont obligatoires.

Urinary infection is a risk factor for lithiasis. Urinary tract infection is a factor of gravity of urinary stone. The stone can exist before the infection which colonizes the stone, infected stone. The infection can be the cause of the stone, infectious stone (struvite stone). Infectious stones can be secondary to a non urinary infectious agent, oxalobacter formigenes (OF) and nanobacteria. The first-line treatment of struvite stone is percutaneous surgery. Perioperative antibiotics, renal urines and stone cultures are obligatory.

Mots clés:
Rein / Calcul / Infection / Struvite / Oxalobacter
Mots-clés:
Kidney / stone / infection / Struvite / Oxalobacter