Base bibliographique

Caractéristiques anatomopathologiques des tumeurs apparentes et non apparentes en IRM multiparamétrique de la prostate avant prostatectomie totale
Pathological findings of visible and non-visible tumors on multiparametric magnetic resonance imaging (MRI) prior to radical prostatectomy
2017
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2017, 10, 27, 536-542, suppl. 10


Introduction

Dans le contexte actuel où le sur traitement du cancer de la prostate indolent ou non significatif, l’IRM multiparamétrique de la prostate semble être un examen capable de diagnostiquer, par le biais des biopsies ciblées, le cancer de la prostate significatif. Cependant, certaines tumeurs ne sont pas visibles en IRM. Quelles sont les caractéristiques anatomopathologiques de ces tumeurs ?


Matériel

Notre étude a inclus 144 patients consécutifs et traités par prostatectomie totale pour un cancer de la prostate cliniquement localisé et diagnostiqué sur les biopsies systématisées et ciblées (Koelis®) selon les données de l’IRM multiparamétrique. Les cibles ont été caractérisées selon le score PI-RADS v1.0. Une tumeur était significative si le score de Gleason était supérieur à 3+3 et/ou si son volume était supérieur à 0,5cm3. Le volume tumoral de grade 4 a été obtenu en multipliant le volume tumoral par le pourcentage de grade 4.


Résultats

Deux cent soixante-dix-sept tumeurs ont été identifiées. Cent trente-neuf n’étaient pas visibles en IRM. Elles avaient un volume tumoral significativement plus faible (0,15cm3 versus 1,45cm3, p <0,0001) et un score de Gleason significativement moins élevé (p <0,0001) que les tumeurs apparentes. 17,3 % des tumeurs non apparentes étaient significatives. Le volume tumoral de grade 4 des tumeurs significatives non apparentes était significativement plus faible que celui des tumeurs significatives apparentes (0,11cm3 versus 0,66cm3, p <0,0001).


Conclusion

Les tumeurs de la prostate non apparentes en IRM multiparamétrique avaient un score de Gleason, un volume tumoral et donc un volume tumoral de grade 4 significativement plus faible que les tumeurs apparentes.


Niveau de preuve

4.


Introduction

As urologists are questioned about the overtreatment of localized prostate cancer, multiparametric MRI can diagnose significant prostate cancer thanks to targeted biopsies. However, some tumors cannot be detected by MRI. What are the pathological characteristics of those tumors?


Materials and methods

We have selected 144 consecutive patients treated with radical prostatectomy for clinically localized prostate cancer diagnosed on systematic and targeted biopsies (Koelis®) according to multiparametric MRI findings. On MRI, each suspicious area was graded according to the PI-RADS score v1.0. On radical prostatectomy specimen, tumor foci with a Gleason score greater than 3+3 and/or a tumor volume greater than 0,5cm3 were considered significant. The grade-four tumoral volume was calculated by multiplying the tumoral volume by grade 4 tumoral percentage.


Results

Two hundred and seventy seven tumors were identified. A hundred and thirty nine were non-visible on MRI. They had a significantly lower volume (0.15cm3 versus 1.45cm3, P <0.0001) and a Gleason score significantly lower (P <0.0001) than apparent tumors. 17.3% of non-apparent tumors were significant. Moreover, the grade-four tumoral volume of significant non-apparent tumors was significantly lower than that of significant apparent tumors (0.11cm3 versus 0.66cm3, P <0.0001).


Conclusion

Non-apparent prostate tumors on multiparametric MRI have a Gleason score, a tumor volume — and consequently — a grade 4 tumor volume significantly lower than apparent tumors.


Level of proof

4.

Mots clés:
Cancer de la prostate / IRM multiparamétrique / Biopsies ciblées / Tumeur significative
Mots-clés:
prostate cancer / Multiparametric MRI / Targeted biopsies / Significant tumor
Description de la typologie de patients masculins répondeurs aux anticholinergiques : une étude observationnelle
Description of a clinical typology specific to men whose urinary symptoms require anticholinergic treatment
2017
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2017, 10, 27, 551-558, suppl. 10


Objectifs

L’objectif de cette étude était d’identifier des profils de réponse à un traitement anticholinergique utilisé chez l’homme pour le traitement de troubles de stockage, et d’identifier des facteurs pouvant être associés à ces profils.


Matériels et méthodes

Une étude observationnelle a été menée chez des patients consécutifs traités pour la première fois par anticholinergiques. Les caractéristiques cliniques, sociodémographiques, le score Urinary Symptom Profile (USP), le questionnaire Ditrovie et un score de sévérité des symptômes ont été mesurés à l’inclusion et après 3 mois de traitement. Une partition des profils de réponse au traitement selon le score USP a été générée par une analyse multifactorielle en cluster. Les caractéristiques des patients des deux clusters (bon et mauvais répondeurs) ont été comparées. La satisfaction des patients et l’évolution des scores symptômes ont été étudiés, avec recherche de facteurs associés par régression logistique.


Résultats

Sur 1018 patients évalués, 823 ont été inclus sans données manquantes et 410 patients avaient des données de suivi disponibles. Un anticholinergique a été prescrit chez tous les patients (solifénacine dans 92,4 % des cas), et 25 % des patients avaient reçu un alpha-bloquant. L’analyse en cluster a identifié deux catégories de répondeurs. Des troubles récents, un âge jeune, l’absence d’obésité ou de traitement concomitant, et la présence d’urgenturies sans incontinence étaient associés à un meilleur résultat clinique. L’analyse du sous-score USP-Dysurie a montré que 12,4 % des patients ont dégradé légèrement leur vidange vésicale, l’ancienneté des troubles étant le seul facteur associé significatif.


Conclusions

Les anticholinergiques sont efficaces dans le traitement des troubles de remplissage chez l’homme. Certains facteurs (âge, obésité, traitements associés, présence d’une incontinence par urgenturie) pourraient influencer les résultats cliniques et leur identification pourrait conduire à une meilleure sélection des patients.


Niveau de preuve

4.


Objectives

To describe, using cluster analysis methods, the existence of a clinical typology specific to men, who are responding or not to anticholinergic treatment, and identify predictive factors associated with treatment success.


Methods

An observational study was conducted in consecutive male patients who were prescribed anticholinergics for the first time. Sociodemographic data, patient characteristics, urinary symptom profile (USP) questionnaire, Ditrovie scale and symptom severity were assessed at inclusion and after 3 months of treatment. A cluster analysis according the hierarchical classification of Ward was used to discriminate two clusters (low and strong persistence of urinary disorders, respectively). Logistic regression was used to identify factors associated with evolution of treatment satisfaction and symptoms.


Results

Out of 1018 patients evaluated, 410 had available follow-up data. A treatment with anticholinergic was prescribed to all of patient among which solifenacin represented 92.4% and 27.6% of patients received also an alpha-blocker. Cluster analysis identified two populations of responders. Recent symptoms, young age, absence of obesity or associated treatment, and urgency without incontinence were associated with a better clinical outcome under treatment. The USP questionnaire showed voiding difficulties in 12.4% of patients, and the only associated factor was symptom duration before consultation.


Conclusions

Anticholinergics are efficacious for management of storage lower urinary tract symptom management in men. Clinical factors (age, obesity, treatments, urge urinary incontinence) could influence treatment outcome and allow a better patient selection for clinical decision-making.


Level of evidence

4.

Mots clés:
hyperactivité vésicale / Traitement / anticholinergiques
Mots-clés:
Overactive bladder / Management / Anticholinergics
Évaluation des pratiques et des coûts de la vasectomie. Expérience monocentrique française
Evaluation of practices and costs of vasectomy. French monocentric experience
2017
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2017, 10, 27, 543-550, suppl. 10


Introduction

Depuis la loi du 4 juillet 2001, la vasectomie est reconnue comme méthode de contraception masculine. Nous rapportons l’expérience de la pratique de vasectomie au sein d’un centre hospitalo-universitaire.


Matériels et méthodes

Étude de cohorte rétrospective monocentrique de 45 patients ayant bénéficié d’une vasectomie contraceptive entre juillet 2001 et mai 2016. Pour chaque patient ont été étudié : les modalités de réalisation, le respect des recommandations issues de la loi de 2001, les coûts et bénéfices engendrés par l’intervention, l’efficacité du geste sur les spermogrammes de contrôle, la satisfaction des patients par un questionnaire téléphonique.


Résultats

L’âge moyen était de 41,3 ans. La seconde consultation était réalisée dans 91 % des cas mais le délai de réflexion non respecté dans 24 % des cas. Le consentement écrit était signé dans 89 % des cas. La vasectomie était réalisée en ambulatoire dans 73 % des cas, sous anesthésie locale dans 6,7 % des cas. Le coût moyen par patient était de 660,63 euros pour un gain moyen de 524,50 euros soit une perte de 136,13 euros. Sur le spermogramme de contrôle, 54,3 % étaient azoospermes mais le délai de 3 mois n’était pas respecté chez 23 % d’entre eux. Aucun patient n’a exprimé de regret après l’intervention.


Conclusion

Les recommandations issues de la loi de 2001 n’étaient pas systématiquement suivies. Ce manque de standardisation des pratiques, potentiel reflet d’un manque d’intérêt, est à mettre en relief avec le surcoût engendré. La revalorisation de l’acte devrait être intégrée dans la réflexion d’amélioration des pratiques de stérilisation masculine.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Since the law of 4 July 2001, vasectomy has been recognized as a method of male contraception. We report the experience of vasectomy practice in a hospital-university center.


Methods

A monocentric retrospective cohort study of 45 patients who benefited from a contraceptive vasectomy between July 2001 and May 2016. For each patient were studied: modalities of implementation, compliance with the recommendations of the 2001 law, costs and benefits generated by the intervention, the effectiveness of the gesture on the control spermograms, the satisfaction of the patients by a telephone questionnaire.


Results

The mean age was 41.3 years. The second consultation was carried out in 91 % of the cases but the reflection period was not respected in 24 % of the cases. Written consent was signed in 89 % of cases. Vasectomy was performed on an outpatient basis in 73 % of cases, under local anaesthesia in 6.7 % of cases. The average cost per patient was 660.63 euros for an average gain of 524.50 euros, a loss of 136.13 euros. On the control spermogram, 54.3 % were azoosperms but the 3-month delay was not observed in 23 % of them. No patients expressed regret after surgery.


Conclusion

The recommendations of the 2001 law were not systematically followed. This lack of standardization of practices, potential reflection of a lack of interest, is to be highlighted with the extra cost generated. The revaluation of the act should be integrated into the reflection of improvement of male sterilization practices.


Level of proof

4.

Mots clés:
vasectomie / Stérilisation / contraception masculine / Couts / spermogramme
Mots-clés:
vasectomy / Sterilization / male contraception / Costs / Spermogram
Evaluation of bleeding risk in patients on anticoagulation for mechanical cardiac valve operated for benign prostatic obstruction
Évaluation du risque hémorragique chez les patients opérés pour hypertrophie bénigne de prostate, sous anticoagulants pour valve cardiaque mécanique
2017
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2017, 10, 27, 559-563, suppl. 10


Introduction


Mots clés:
prostate / Vaporization / TURP / Anticoagulation / Bleeding
Mots-clés:
S. / V. / A.R. / A. / J.-N.
Exophytic papillary penile cancer
Cancer du pénis papillaire exophytique
2017
- Une image à retenir
- Réf : Prog Urol, 2017, 10, 27, 564-566, suppl. 10


Introduction


Mots clés:
Pénis / Cancer / Papillary / Pénis / Cancer
Mots-clés:
J. / G. / J. / C. / M.V.
High pressure balloon dilatation of the ureterovesical junction in primary obstructive megaureter: Infectious morbidity
La morbidité infectieuse post-dilatation endoscopique rétrograde de la jonction urétérovésicale par sonde à ballonet dans le méga-uretère obstructif primitif
2017
- Urologie pédiatrique
- Réf : Prog Urol, 2017, 10, 27, 507-512, suppl. 10


Introduction


Mots clés:
Primary obstructive megaureter / double J stent / Iatrogenic vesicoureteral reflux / Febrile urinary tract infection / Mégauretère obstructif primitive
Mots-clés:
I. / K. / B. / T. / C.
Le chewing-gum améliore-t-il les résultats postopératoires chez les patients opérés d’une cystectomie radicale ? Revue systématique de la littérature et méta-analyse
Does chewing gum improve postoperative results in patients undergoing radical cystectomy? A systematic review of literature and meta-analysis
2017
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2017, 10, 27, 513-520, suppl. 10


Introduction

L’iléus postopératoire survient à des degrés différents, chez la majorité des patients opérés d’une cystectomie radicale, ce qui entraîne une prolongation du séjour hospitalier. L’utilisation du chewing-gum a démontré son efficacité en matière de raccourcissement des délais de reprise de transit et de la durée de séjour hospitalier dans plusieurs interventions chirurgicales.


But

Évaluer l’intérêt de l’utilisation du chewing-gum en postopératoire chez les patients opérés d’une cystectomie radicale, par le biais d’une revue systématique de littérature avec méta-analyse.


Matériel et méthodes

Nous avons réalisé une revue de littérature dans les bases de données MedLine, Scopus, CochraneLibrary et ClinicalTrials.Gov en mars 2017 selon les recommandations du « Cochrane Handbook for Systematic Reviews of Interventions  » et « Preferred Reporting Items for Systematic Reviews and Meta-Analyses  » (PRISMA). Les études ont été évaluées selon les critères « Oxford Centre for Evidence-Based Medicine  ». Les critères de jugement évalués étaient les délais de reprise de gaz, de la première défécation, la durée de séjour hospitalier, les taux des complications postopératoires générales et gastro-intestinales. Les variables continues et dichotomiques ont été comparées respectivement par le biais des différences moyennes pondérées et des odds ratios, avec intervalles de confiance à 95 %. La présence des biais de publication a été examinée par les graphiques de type « funnel plots  ».


Résultats

Trois études (274 patients au total) répondaient aux critères d’inclusion. Les résultats combinés ont mis en évidence une diminution de 11,82heures du délai de reprise de gaz (95 % IC : −15,43, −8,22h, p <0,00001), et de 19,57heures du délai de la première défécation (95 % IC : −29,33, −9,81h, p <0, 0001), et une tendance à la diminution de 2,85jours de la durée du séjour hospitalier (95 % IC : −6,13, −0,43, p =0,09), par l’utilisation de chewing-gum. Il n’existait pas de différence significative entre les groupes « chewing-gum » et « contrôles » en termes de complications générales et gastro-intestinales (respectivement Peto Odds ratio 1,04 [0,60,1,79]; 95 % IC ; p =0,89 et Peto Odds ratio 0,65 [0,26,1,61] ; 95 % IC ; p =0,35).


Conclusion

Le chewing-gum peut être recommandé en postopératoire chez les patients opérés d’une cystectomie radicale afin d’améliorer les délais de reprise de transit.


Introduction

Postoperative ileus occurs in different degrees, in the majority of patients undergoing radical cystectomy, which may increase the length of hospital stay. The use of chewing gum has demonstrated its effectiveness in reducing time-to-bowel function and the length of hospital stay in several surgical procedures.


Objective

To evaluate the benefit of post-operative chewing gum use in patients undergoing radical cystectomy through a systematic review of the literature and meta-analysis.


Material and methods

We performed a literature search of MedLine, Scopus, CochraneLibrary and ClinicalTrials.Gov in March 2017 according to the Cochrane Handbook and the Preferred Reporting Items for Systematic Reviews and Meta-Analyzes. The studies were evaluated according to the “Oxford Center for Evidence-Based Medicine” criteria. The outcome measures evaluated were time-to-flatus, time-to-defecation, length of the hospital stay, and the rates of general and gastrointestinal postoperative complications. Continuous and dichotomous variables were compared respectively using weighted means differences and odds ratios with 95 % confidence intervals. The presence of publication bias was examined by funnel plots.


Results

Three studies (including 274 patients in total) met the inclusion criteria. The pooled results demonstrated a 11.82hour reduction in time-to-flatus (95 % CI : −15.43, −8.22h, P <0.00001), and 19.57hours in time-to-defecation (95 % CI : −29.33, −9.81h, P <0.0001), and a decreasing trend of 2.85 days in the length of the hospital stay (95 % CI : −6.13, −0.43, P =0.09), by the use of chewing gum. There was no significant difference between the “chewing gum” and “control” groups in terms of general and gastrointestinal complications (Peto Odds ratio 1.04 [0.60, 1.79], 95 % CI, P =0.89 and Peto Odds ratio 0.65 [0.26, 1.61], 95 % CI, P =0.35 respectively).


Conclusion

Chewing gum may be recommended postoperatively in patients undergoing radical cystectomy to improve time-to-bowel function.

Mots clés:
Chewing-gum / Cystectomie radicale / Méta-analyse / Revue systématique / Reprise de transit
Mots-clés:
Chewing gum / radical cystectomy / Meta-analysis / Systematic review / Time-to-bowel function
Maîtrise du risque infectieux entourant la réalisation des biopsies de prostate en France : une enquête du Comité d’infectiologie de l’AFU
Infection control practices while performing prostate biopsies in France: A CIAFU survey
2017
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2017, 10, 27, 529-535, suppl. 10


En 2008, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a admis que la protection des sondes endo-cavitaires et précautions afférentes, associée à une désinfection par essuyage avec des lingettes désinfectantes entre chaque patient, était équivalente à la désinfection de niveau intermédiaire. En 2010, l’AFU a diffusé des recommandations précisant les bonnes pratiques de maîtrise de la transmission croisée de micro-organismes dans le cadre spécifique des biopsies prostatiques.


Méthode

Un questionnaire a été envoyé à tous les urologues membres de l’AFU. Une analyse descriptive des résultats a été faite.


Résultats

Près d’un tiers des urologues font les PBP sous anesthésie générale et presque deux tiers font un ECBU pré-biopsie. Une amélioration est nécessaire portant sur les modalités de stérilisation des guides lorsqu’ils ne sont pas à usage unique, la qualité microbiologique du gel d’échographie, le marquage CE des protège-sondes, l’entretien de la sonde entre deux patients, pour laquelle la conformité est au mieux de 50 %. La plupart des urologues répondants reconnaissent avoir déjà constaté des souillures visibles de la sonde une fois le geste terminé. Moins de la moitié des sondes d’échographie endo-rectales sont totalement immergeables et, lorsqu’elles sont désinfectées par immersion, le glutaraldéhyde est encore utilisé dans un tiers des cas.


Conclusion

La pratique de PBP a pu être associée à des cas de transmission croisée de micro-organismes. En s’appuyant sur l’information et la formation des urologues, l’amélioration des pratiques entourant les PBP doit être intensifiée.


Niveau de preuve

4.


In 2008, the French Public Health Committee admitted that associating ultrasound probe protection, and related precautions, and low-level disinfection would be equivalent to the intermediate level disinfection. In 2010, the French Urology Association (AFU) updated guidelines regarding trans-rectal prostate biopsies, namely preventive measures related to cross-transmission of infections. We report an evaluation of compliance to them, driven in 2016 by AFU's infection committee. Although not recommended, almost one third of the urologists still perform biopsies under general anesthesia, and two thirds of them ask for a urine culture before biopsies. Several improvements are still needed: sterilization of needle guide should always be done when not of single use, the ultrasonography gel should be sterile, probes protection should be EC labeled, and compliance to probe processing between two patients should increase. Most of urologists happened to experience blood or feces contamination of probes. Less than half of probes are entirely floodable, and when intermediate level disinfection is done, glutaraldehyde is still referred as disinfectant by one third of the urologists.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Risque infectieux / biopsies de prostate / Désinfection / Sondes endo-rectales
Mots-clés:
Infectious risk / prostatic biopsies / Disinfection / Endorectal probes
Quel est l’intérêt de l’échographie 3D et fusion d’image IRM pour la détection du cancer de la prostate ?
Interest using 3D ultrasound and MRI fusion biopsy for prostate cancer detection
2017
- Article du mois
- Réf : Prog Urol, 2017, 10, 27, 521-528, suppl. 10


Introduction

La stratégie thérapeutique du cancer de la prostate dépend des données histo-pronostiques obtenues à partir des biopsies prostatiques, qui peuvent être améliorées par les biopsies dirigées (BD) en échographie transrectale 3D (ETR 3D) avec fusion élastique d’image IRM.


Objectif

Démontrer la supériorité diagnostique des BD par rapport aux biopsies systématisées (BS) réalisées avec utilisation de la fusion IRM/ETR 3D.


Matériels et méthodes

Étude rétrospective, monocentrique, entre janvier 2010 et mars 2013, réalisée sur 179 patients adressés pour réalisation de biopsie prostatique. Tous ont bénéficié d’une IRM avant les biopsies et d’une fusion d’image IRM/ETR 3D (Urostation™).


Résultats

Cent soixante-treize patients ont eu des BD avec fusion d’image. Le nombre moyen de biopsies par patient était de 11,1 (6–14) pour les BS, et de 2,4 (1–6) pour les BD. Les BS étaient positives dans 11 % des cas versus 56 % pour les BD (p <0,001). Les BD permettaient une détection de cancer cliniquement significatif plus importante (58 % v 36 %, p <0,001) ainsi qu’une longueur maximale de cancer plus importante (6,8mm v 2,8mm, p <0,001). Les BD permettaient de détecter un cancer cliniquement significatif plus fréquemment, quel que soit le score de suspicion en imagerie (OR : 3,72 [2–6,95]). Si l’IRM et l’ETR 3D étaient suspectes, il existait une probabilité plus importante d’avoir un cancer cliniquement significatif (OR : 2,73 [1,3–5,42]).


Conclusion

Les BD avec fusion IRM/ETR 3D permettent une meilleure détection et caractérisation du cancer de la prostate. Leur intérêt dans l’indication des traitements par surveillance active ou des traitements partiels doit être évalué.


Niveau de preuve

4.


Introduction

The strategic therapy for prostate cancer depends on histo-pronostics data, which could be upgraded by obtaining targeted biopsies (TB) with MRI (magnetic resonance imagery) fusion 3D ultrasound.


Objectives

To compare diagnostic yield of image fusion guided prostate biopsy using image fusion of multi-parametric MRI (mpMRI) with 3D-TRUS.


Materials and methods

Between January 2010 and April 2013, 179 consecutive patients underwent outpatient TRUS biopsy using the real-time 3D TRUS tracking system (Urostation™). These patients underwent MRI-TRUS fusion targeted biopsies (TB) with 3D volume data of the MRI elastically fused with 3D TRUS at the time of biopsy.


Results

A hundred and seventy-three patients had TBs with fusion. Mean biopsy core per patient were 11.1 (6–14) for SB and 2.4 (1–6) for TB. SBs were positive in 11% compared to 56% for TB (P <0.001). TB outperformed systematic biopsy(SB) in overall any cancer detection rate, detection of clinically significant cancer (58% vs. 36%), cancer core length (6.8mm vs. 2.8mm), and cancer rate per core (P <0.001). In multivariable logistic regression, with TB we have more chance to find a clinically significant cancer (OR:3.72 [2–6.95]). When both TRUS and MRI are positive, there is 2.73 more chance to find a clinically significant cancer.


Conclusion

MR/TRUS elastic fusion-guided biopsies outperform systematic random biopsies in diagnosing clinically significant cancer. Ability of interpretation of real-time TRUS is essential to perform the higher level of MR/US fusion and should be use for active surveillance.


Level of proof

4.

Mots clés:
Cancer de la prostate / Biopsies dirigées / Fusion d’image / échographie 3D
Mots-clés:
prostate cancer / Targeted biopsy / 3D ultrasound / Image-fusion