Base bibliographique

Sommaire :

Utilisation du Mycophénolate Mofétil (MMF) en transplantation rénale : résultats d'une expérience monocentrique
Use of Mycophenolate Mofetil (MMF) in renal transplantation. Results of a single-centre trial.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 19-25

Le Mycophénolate Mofétil (MMF) est un nouvel immunosuppresseur dont l'efficacité a été démontrée à la dose de 2 à 3 gr/j. Le but de l'étude était de déterminer si le MMF pouvait être utilisé à une dose inférieure avec la même efficacité. Deux groupes de patients ont été étudiés : 334 sous azathioprine (AZA) et 60 sous MMF (à la dose de 750 mg/j. pour les patients sous trithérapie ou 1,5 gr/j pour ceux sous bithérapie. Le reste du traitement était identique pour les 2 groupes. Le critère principal de jugement était l'incidence de rejet aigu à 3 mois. Elle a été de 16% dans le groupe MMF et de 35% dans le groupe AZA (p=0,003). L'analyse multivariée a confirmé l'impact du type d'inhibiteur de la synthèse des purines employé (AZA ou MMF, p=0,007) sur l'incidence du rejet aigu à 3 mois. Cette étude confirme l'intérêt du MMF, même à des doses inférieures à celles préconisées dans la littérature internationale. La tolérance en est améliorée. Le MMF a désormais remplacé l'azathioprine dans nos protocoles immunosuppresseurs.

Mycophenolate Mofetil (MMF) is a new immunosuppressant demonstrated to be effective at the dose of 2 to 3 g/day. The objective of this study was to determine whether MMF could be used at a lower dose with the same efficacy. Two patient groups were studied : 334 patients treated with azathioprine (AZA) and 60 patients treated MMF (at the dose of 750 mg/day, for patients receiving triple combination therapy or 1.5 g/day for those receiving two-agent combination therapy). The rest of the treatment was identical for the 2 groups. The main endpoint was the incidence of acute rejection at 3 months, which was 16% in the MMF group and 35% in the AZA group (p=0.003). Multivariate analysis confirmed the impact of the type of purine synthesis inhibitor used (AZA or MMF, p=0.007) on the acute rejection rate at 3 months. This study confirms the value of MMF, even at doses lower than those recommended in the international literature, with improved safety. MMF has now replaced azathioprine in our immunosuppressant protocols.

Mots clés:
Transplantation rénale / Immunothérapie
Mots-clés:
renal transplantation / Immunotherapy
Système nerveux végétatif et physiologie prostatique. Particularités du système alpha adrénergique
Autonomic nervous system and prostatic physiology. Specific features of the alpha-adrenergic system.
2001
- Recherche - Physiologie
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 26-36

La prostate possède une riche innervation végétative, dont la connaissance permet un meilleur traitement des troubles mictionnels secondaires à un adénome. Le contingent glandulaire possède une innervation principalement cholinergique (récepteurs muscariniques M2). Les cellules musculaires lisses sont riches en récepteurs catécholaminergiques a et b, impliqués respectivement dans la contraction et la relaxation musculaire, mais ils pourraient également être impliqués dans la croissance. Ces a récepteurs, dont il existe 2 familles (a1, a2) appartiennent à la famille des récepteurs à 7 domaines transmembranaires, couplés à des protéines G. Parmi les a1 récepteurs, les gènes puis les protéines recombinantes de 3 sous-types ont été décrits : a1-a, -b, d. Dans la prostate, leur prédominance stromale est nette, principalement dans la région centro-prostatique. Les ARNm présents codent principalement pour le sous-type a1a. L'utilisation d'agonistes et d'antagonistes spécifiques montre qu'ils contrôlent la contraction musculaire lisse selon un mécanisme considéré initialement comme de type a1A. Mais leur faible affinité pour la prazosine et le développement de nouveaux a1L est en faveur de l'implication d'un sous-type fonctionnel différent : a1L. Cette différence pourrait s'expliquer par une conformation différente du récepteur ou par des mécanismes de couplage différents. La caractérisation du sous-type impliqué dans la contraction musculaire lisse prostatique reste encore à clarifier.

Mots clés:
prostate / neuro-pharmacologie / alpha-bloquant
Mots-clés:
prostate / neuropharmacology / alpha-adrenergic antagonist
Critères de normalité de Rigiscan(r) chez l'homme âgé
Normal Rigiscan criteria in older potent men.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 37-44

BUT : Définir les paramètres normaux de l'érection chez l'homme âgé devant subir une prostatectomie radicale.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 75 patients devant subir une prostatectomie radicale ont utilisé un Rigiscan(r) pendant 2 ou 3 nuits consécutives. Les résultats du test ont été analysés manuellement selon les critères de Kaneko et Bradley et par analyse automatisée. Les résultats du Rigiscan(r) analysés de manière automatisée ont été comparés aux données de l'interrogatoire, aux résultats de l'echo-doppler des artères caverneuses et enfin à l'analyse manuelle du Rigiscan(r).
RÉSULTATS : 73% des patients ont utilisé l'appareil pendant trois nuits consécutives (55/75). 42 patients avaient un minimum de deux tracés normaux. Le seul facteur prédictif d'enregistrement anormal a été l'âge des patients (p CONCLUSION : Cette étude prospective a permis d'établir des paramètres normaux pour l'évaluation de la fonction sexuelle par Rigiscan(r) dans une population d'hommes âgés. Il n'existe pas de corrélation entre les données du questionnaire, les résultats du Rigiscan(r) et les résultats de l'écho-doppler.

PURPOSE : To define the changes in penile tumescence and rigidity in normally potent older men before a nerve-sparing radical retropubic prostatectomy (NS-RRP) and to establish a baseline for investigating erectile dysfunction in that age group. MATERIAL AND METHODS : 75 patients used the Rigiscan for 2-3 nights before undergoing a NS-RRP procedure. Rigiscan data were analyzed visually using Kaneko & Bradley criteria, and by computerized analysis. The computerized data were compared to the patient self-evaluation of potency (questionnaire), patient's age (above and below 60 years old), peak cavernosal artery velocity measured by Duplex Doppler scanning, and to the visual analysis of the Rigiscan data. RESULTS : 55 of 75 men (73%) completed three sessions. 42 men had at least 2 normal sessions, and when compared to the 33 with abnormal visual tracings, only age was significantly characteristic (p 70%. The best correlation between visual and computerized analyses was noted in the group of 54 men who experienced > 70% rigidity for more than 2 minutes.
CONCLUSION : This large prospective series of potent older men studied by Rigiscan and other subjective and objective parameters helps establishing normative data in the diagnosis of erectile dysfunction. An important observation is clearly the lack of correlation between the patient's questionnaire or the Doppler findings and the Rigiscan data.

Mots clés:
andrologie / érection / personne âgée / exploration fonctionnelle sexuelle / rigidimétrie pénienne
Mots-clés:
andrology / Erection / elderly person / sexual function test / penile rigidimetry
Résultats des anastomoses pyélourétérales sur uretère propre après complication de l'anastomose urétérovésicale en transplantation rénale
Results of pyeloureterostomy onto the native ureter after complication of ureterovesical anastomosis in renal transplantation.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 47-51

BUTS : Les complications de l'anastomose urétéro-vésicale après transplantation rénale sont les complications chirurgicales les plus fréquentes estimées selon les séries entre 3 et 20%. Différentes techniques sont utilisées pour traiter les fuites, les sténoses ou les reflux anastomotiques. Nous présentons les résultats des anastomoses pyélourétérales utilisant l'uretère propre du receveur. MATÉRIELS ET MÉTHODES : De 1988 à 1996, 520 transplantations rénales de reins de cadavres ont été effectuées. L'anatomose urétérovésicale était faite selon la technique de Lich-Gregoir. Seize receveurs (3%) ont présenté une complication anastomotiques: 9 sténoses (1,7%), 6 fuites (1,1%), 1 reflux (0,2%). L'âge moyen du donneur était de 37 ans, la durée moyenne d'ischémie froide de 30 heures. Il y avait 8 reins droits et 8 reins gauches, transplantés en fosse iliaque droite dans 11 cas et gauche dans 5 cas. L'âge moyen des receveurs était de 42 ans, transplantés pour néphropathies dans 15 cas et pour uropathie dans 1 cas. La reprise chirurgicale a eu lieu 1 mois après la transplantation pour les fuites anastomotiques et 14 mois pour les sténoses. Dans tous les cas, l'uretère propre était repéré par une sonde urétérale, la voie d'abord était médiane sauf pour 3 fuites anastomotiques précoces (RÉSULTATS : Un greffon a été perdu à J1 pour thrombose de la veine rénale. Une néphrostomie a été posée à J2 pour obstruction de l'endoprothèse urétérale. Le contrôle pyélographique à J15 était normal dans tous les cas. Le suivi moyen était de 2,5 ans (2,9 ans pour les fuites anastomotiques, 2,2 pour les sténoses, 3,6 pour le reflux). Il y a eu 1 décès avec un greffon rénal fonctionnel 3 ans après l'intervention et une perte de greffon par rejet chronique 4 ans après. Il n'y a eu aucune complication sur le rein natif ipsilatéral à l'anastomose. Il n'y a eu aucune complication urétérale itérative, la créatinine moyenne 3 ans après l'intervention était de 141 mmol/l.
CONCLUSION : L'anastomose pyélourétérale est une technique sûre en cas de complications de l'anastomose urétérovésicale. La technique d'anastomose pyélourétérale par voie médiane a permis de réaliser un traitement en un temps, définitif de l'ensemble des complications anastomotiques de l'anastomose urétéro-vésicale avec une faible morbidité.

OBJECTIVES : Complications of the ureterovesical anastomosis after renal transplantation are the most frequent surgical complications, estimated to occur in 3 to 20% of cases, depending on the series. Various techniques have been used to treat anastomotic leaks, stenoses or reflux. We present the results of pyeloureterostomy using the recipient's own ureter. MATERIAL AND METHODS : 520 cadavre kidney renal transplantations were performed between 1988 and 1996. The ureterovesical anastomosis was performed according to the Lich Gregoir technique. Sixteen recipients (3%) developed an anastomotic complication: 9 stenoses (1.7%), 6 leaks (1.1%), 1 reflux (0.2%). The mean age of the donor was 37 years and the mean cold ischaemia time was 30 hours. There were 8 right kidneys and 8 left kidneys, transplanted in the right iliac fossa in 11 cases and left iliac fossa in 5 cases. The mean age of the recipients was 42 years, and they were transplanted for nephropathy in 15 cases and uropathy in 1 case. Surgical revision was performed 1 month after transplantation for anastomotic leaks and after 14 months for stenoses. In every case, the native ureter was identified by a ureteric catheter via a midline incision except for 3 cases of early anastomotic leak (CONCLUSION : Pyeloureterostomy is a reliable technique in the case of complications of the ureterovesical anastomosis. Pyeloureterostomy via a midline incision allowed one-stage definitive treatment of all anastomotic complications of the ureterovesical anastomosis with a low morbidity.

Mots clés:
Transplantation rénale / complication iatrogène / Fistule urinaire / sténose / chirurgie réparatrice
Mots-clés:
renal transplantation / iatrogenic complication / Urinary fistula / stenosis / reconstructive surgery
Le résultat du traitement de la lithiase rénale par néphrolithotomie percutanée : à propos de 115 cas
Results of treatment of renal stones by percutaneous nephrolithotomy, based on a series of 115 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 52-60

BUTS : Le but de ce travail est d'analyser les résultats de la néphrolithotomie percutanée (NLPC), qui est récemment introduite en Tunisie, afin de déterminer sa place parmi l'arsenal thérapeutique de la lithiase rénale. MÉTHODES : Notre étude rétrospective concerne 115 NLPC consécutives réalisées entre avril 1994 et novembre 1997. Le calcul est pyélique simple dans 13 cas, caliciel inférieur dans 15 cas, pyélocaliciel inférieur dans 28 cas, coralliforme partiel dans 20 cas, coralliforme total dans 16 cas et pyélocaliciel multiple dans 23 cas. La lithotripsie ultrasonique constitue dans notre série la procédure de choix dans la fragmentation des calculs rénaux.
RÉSULTATS : Nous avons obtenu un bon résultat dans 67% des cas. Ce chiffre est inférieur à celui publié dans la littérature à cause de la complexité de nos calculs et le taux élevé des échecs expliqué par l'apprentissage qui a concerné 6 membres de l'équipe. En cas d'échec, nous avons converti en une chirurgie classique dans le même temps anesthésique et ceci chez 20 malades. Les calculs résiduels rencontrés chez 23 patients sont traités avec succès par lithotripsie extracorporelle (LEC) dans 79% des cas. En associant la NLPC et la LEC, le taux de bons résultats passe à 80%. Le taux de mortalité de notre série est de 0,8% et le taux de morbidité est de 7,5%. Les complications sont en général rares et souvent mineures.
CONCLUSION : La NLPC occupe une place importante dans le traitement de la lithiase rénale. Les résultats sont fonction du siège, de la taille et de la multiplicité des calculs ainsi que de l'expérience de l'opérateur.

OBJECTIVES : The objective of this study was to analyse the results of percutaneous nephrolithotomy (PCNL), which was recently introduced into Tunisia, in order to determine its place among the treatment options for renal stones. MATERIAL AND METHODS : Our retrospective study was based on 115 consecutive PCNL procedures performed between April 1994 and November 1997. The stone was a single pelvic stone in 13 cases, lower caliceal in 15 cases, lower pyelocaliceal in 28 cases, partial staghorn in 20 cases, total staghorn in 16 cases and multiple pyelocaliceal in 23 cases. In our series, ultrasound lithotripsy constitutes the procedure of choice for renal stone fragmentation. RESULTS : A good result was obtained immediately in 67% of cases. This figure is lower than that published in the literature because of the complexity of the stones and the high failure rate due to the learning curve, involving 6 members of the team. In the case of failure, the procedure was converted to conventional surgery under the same anaesthetic in 20 patients. Residual stones, observed in 23 patients, were successfully treated by extracorporeal shock-wave lithotripsy (ESWL) in 79% of cases. By combining PCNL and ESWL, the good result rate was 80%. The mortality rate of this series was 0.8% and the morbidity rate was 7.5%. Complications were generally rare and often minor.
CONCLUSION : PCNL occupies an important place in the treatment of renal stones. The results depend on the site, size and number of stones and on the operator's experience.

Mots clés:
Lithiase / Calcul / Rein / néphrolithotomie percutanée / résultat
Mots-clés:
stones / calculus / Kidney / percutaneous nephrolithotomy / outcome
Comparaison des tumeurs du haut appareil urinaire dans la région de la néphropathie balkanique avec celles d'autres régions de Yougoslavie
Comparison of upper urinary tract tumours in the region of Balkan endemic nephropathy with urothelial tumours observed in other regions.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 61-68

BUTS : Comparer les caractéristiques épidémiologiques et histopathologiques des tumeurs du haut appareil urinaire dans la région de la néphropathie balkanique avec les tumeurs urothéliales des autres régions.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : De 1970 à 1997, 766 malades ont été traités à la Clinique Urologique de Belgrade pour une tumeur du haut appareil urinaire. Ces malades provenaient de 3 régions : la région de la néphropathie balkanique (NB), la région ayant probablement la néphropathie balkanique (PNB) et la région sans néphropathie balkanique (SNB). Ces trois groupes ont été comparés en fonction des caractères épidémiologiques et histopathologiques de ces tumeurs.
RÉSULTATS : Le nombre des tumeurs chez les malades de NB représentait 41% du total. Il est de 27% pour la région PNB et de 32% pour la région SNB. La tumeur était plus fréquente chez les femmes dans le groupe de NB et de PNB (1,2/1, 1,1/1) que dans le groupe de SNB (0,6/1). La tumeur a été diagnostiquée en moyenne 5 ans plus tard dans les 2 premiers groupes que dans le groupe de SNB (pCONCLUSION : Les tumeurs du haut appareil urinaire dépendent des facteurs géographiques : l'incidence de ces tumeurs est significativement plus élevée dans les régions de NB et dans les régions de PNB, les femmes sont plus affectées, les tumeurs y sont associées à un haut pourcentage d'insuffisance rénale, le développement tumoral bilatéral y est plus fréquent, l'apparition d'une tumeur est plus fréquente chez des malades plus âgés. La comparaison entre les caractéristiques histopathologiques et anatomopathologiques des tumeurs n'a pas montré de différence significative entre ces trois régions.

OBJECTIVES : To compare the epidemiological and histological characteristics of upper urinary tract tumours in the region of Balkan endemic nephropathy with those of urothelial tumours observed in other regions. MATERIAL AND METHODS : From 1970 to 1997, 766 patients were treated in the Belgrade Department of Urology for an upper urinary tract tumour. These patients were derived from 3 regions : the region of Balkan endemic nephropathy (BEN), the region of probable Balkan endemic nephropathy (PBEN) and the region without Balkan endemic nephropathy (WBEN). The incidence of tumours in BEN + PBEN patients was 68% versus 32% for WBEN patients. The histological and epidemiological characteristics of the tumours in these three groups were compared. RESULTS : Tumours were more frequent in women in the BEN and PBEN groups (1.2:1 and 1.1:1) than in the WBEN group (0.6:1). The tumour was diagnosed an average of 5 years later in the first 2 groups than in the WBEN group (pCONCLUSION : Our analysis shows that upper urinary tract tumours depend on geographical factors : the incidence of these tumours is significantly higher in regions of BEN and PBEN, women are more frequently affected, tumours are associated with a high incidence of renal failure, bilateral tumours are more frequent, and tumours are more frequent in older patients. Comparison of the histological and pathological characteristics of the tumours did not reveal any significant difference between these three regions.

Mots clés:
voie urinaire supérieure / Tumeur urothéliale / néphropathie
Mots-clés:
upper urinary tract / transitional cell carcinoma / renal disease
Etude de la synergie hyperthermie micro-onde/chimiothérapie intravésicale dans la prévention des récidives des tumeurs superficielles de vessie
Preliminary results of a study of the synergy of microwave hyperthermia/intravesical chemotherapy in the prevention of recurrent superficial bladder tumours.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 69-80

BUTS : Des études cliniques préliminaires associant l'hyperthermie à une chimiothérapie endovésicale ont montré des résultats très encourageants quant à l'approche pluridisciplinaire du traitement des récidives des tumeurs superficielles de la vessie. Nous avons étudié les effets in vitro et in vivo précoces d'un tel traitement.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : In vivo sur des chiens, une sonde endovésicale munie d'une antenne micro-onde est utilisée pour l'hyperthermie. La température est contrôlée par deux thermocouples intra-vésicaux et 4 capteurs sur la paroi vésicale. 40 ou 80 mg de mitomycine C sont instillés dans 60 ml de sérum physiologique. Après chaque séance d'une heure, les chiens sont sacrifiés, les lésions histologiques intra-vésicales sont définies comme étant de grade 0, 1 ou 2 correspondant respectivement à l'absence de lésions, lésions inflammatoires ou existence de lésions urothéliales. In vitro, la première étape a consisté en la création d'une lignée cellulaire tumorale éternelle à partir d'un papillome de vessie de grade II. Cette lignée cellulaire HVT 196 est incubée entre 37°C et 44°C avec des concentrations croissantes de mitomycine de 0 à 10 microgrammes par ml. La cytotoxicité est mesurée par la méthode colorimétrique quantitative au MT.T.
RÉSULTATS : In vivo sur 8 chiens, l'étude histologique des cytotoxicités comparées des différents traitements montre : chez le chien, à 45°, d'importantes lésions urothéliales avec destruction de l'urothélium mais respect constant de la paroi sous la lamina propria. En revanche à 43°, seules les lésions inflammatoires sont décrites quelle que soit la concentration de mitomycine C. L'étude de la toxicité in vitro sur notre lignée cellulaire a montré par une étude comparative un effet cytotoxique beaucoup plus marqué lors d'un traitement combiné que lors du traitement cystostatique seul. Exprimé en pourcentage de cytotoxicité par rapport à un pool cellulaire témoin et pour une concentration de mitomycine C de 1 mgramme/ml, l'élévation de température du milieu entre 37° et 44°C s'accompagne d'un effet cytotoxique respectivement de 8,4 et 98,41%.
CONCLUSION : Les applications cliniques possibles sont la potentialisation de l'action de la mitomycine C par l'hyperthermie dans la prévention des récidives des tumeurs superficielles de la vessie, permettant de gagner en efficacité et/ou de diminuer le nombre d'instillations.

OBJECTIVES : Preliminary clinical studies of the combination of hyperthermia and intravesical chemotherapy indicated very encouraging results in favour of multidisciplinary treatment of recurrent superficial bladder tumours. The authors studied the in vitro and early in vivo effects of this treatment. MATERIAL AND METHODS : An intravesical catheter equipped with a microwave antenna was used for hyperthermia in vivo in dogs. The temperature was controlled by two intravesical thermocouples and 4 transducers on the bladder wall. 0, 40 or 80 mg of mitomycin were instilled in 60 ml of physiological saline. Dogs were sacrificed after each one-hour session, and histological intravesical lesions were defined as grade 0, 1 or 2 corresponding to absence of lesions, or the presence of inflammatory lesions or urothelial lesions, respectively. In vitro, the first step consisted of creation of an immortalized tumour cell line from a grade II bladder papilloma. This HVT 196 cell line was incubated between 37°C and 44°C with increasing mitomycin concentrations of 0 to 10 micrograms per ml. The cytotoxicity was measured by the MTT quantitative colourimetric method. RESULTS : In vivo, in 8 dogs, histological analysis of the comparative cytotoxicity of the various treatments confirmed the synergistic effect of heat and mitomycin C. In dogs treated at 45°C, marked urothelial lesions were observed, regardless of the mitomycin C concentration. The in vitro comparative toxicity study on our cell line showed a much more intense cytotoxic effect with combined treatment than with cytostatic treatment alone. Expressed as the percentage of cytotoxicity compared to a control cell pool for a concentration of 1 microgram per ml, the temperature rise of the medium between 37°C and 44°C was accompanied by a cytotoxic effect of 8.4% and 98.41% respectively.
CONCLUSION : A possible clinical application is potentiation of the action of mitomycin C by hyperthermia in the prevention of recurrent superficial bladder tumours, achieving increased efficacy and/or a decreased number of instillations.

Mots clés:
Vessie / tumeur urothéliale superficielle / thermothérapie / chimiothérapie intra-vésicale / expérimentation animale.
Mots-clés:
bladder / superficial transitional cell carcinoma / thermotherapy / endovesical chemotherapy / animal experiment
Intervention de Bologna pour incontinence urinaire d'effort avec cystocèle stade III (avec ou sans hystérectomie vaginale)
Bologna procedure for urinary stress incontinence with stage III cystocele (with or without vaginal hysterectomy).
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 81-87

BUTS : La voie vaginale est une solution pour tous les types d'incontinence urinaire d'effort ( IUE). Le type de chirurgie dépend de la position du col vésical et de l'urèthre, de la qualité du sphincter et de la gravité du prolapsus génital. Le but de ce travail est d'évaluer l'efficacité de l'opération de Bologna dans le traitement de l'incontinence urinaire d'effort (IUE) avec un prolapsus génital stade III.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : De 1990 à 1996, 54 patientes ont été traitées par le procédé de Bologna avec ou sans hystérectomie vaginale et contrôlées avec un suivi moyen de 30 mois (16 à 46 mois). Toutes les femmes (âge moyen 63,4 ans) ont eu en pré-opératoire un examen clinique, une échographie rénale, une cystoscopie et un bilan urodynamique (37cas). Ce procédé peut résoudre prolapsus génital et IUE avec une incision sus pubienne de 2 cm, une hystérectomie vaginale, une cystoscopie per opératoire. La patiente en position de la taille a une ouverture vaginale en T de Crossen libérant le mur antérieur et permettant la réalisation de 2 lambeaux vaginaux pédiculés en arrière du méat uréthral. Les lambeaux passés à l'étage sus pubien au travers de l'aponévrose pelvienne soutiennent le col vésical au moyen de 2 sutures non résorbables fixées sur les grands droits.
RÉSULTATS : 12 patientes ont présenté des complications post-opératoires (9 infections locales, 3 phlébites dont une embolie pulmonaire). Toutes les complications ont été traitées par drainage local et/ou ablation des fils de suspension. La continence est excellente chez 45 femmes (83,3%) et améliorée chez 4 (7,4%), inchangée chez 5 (9,3%). Les résultats anatomiques sont excellents avec correction du prolapsus chez 48 patientes (89%). 6 patientes ont vu apparaître tardivement un prolapsus du dôme vaginal et 5 se plaignent d'inconfort mictionnel.
CONCLUSION : l'IUE et prolapsus génital doivent être traitées simultanément. La voie vaginale est peu invasive et peut traiter les 2 pathologies au cours de la même intervention.

OBJECTIVES : The vaginal approach constitutes a solution for all types of urinary stress incontinence (USI). The type of surgery depends on the position of the bladder neck and urethra, the quality of the sphincter and the severity of genital prolapse. The objective of this study was to evaluate the efficacy of the Bologna procedure in the treatment of urinary stress incontinence (USI) with stage III cystocele. MATERIAL AND METHODS : This procedure can repair genital prolapse and USI via a 2 cm suprapubic incision, with vaginal hysterectomy, and intraoperative cystoscopy. The patient is placed in the lithotomy position and a Crossen T-shaped vaginal incision is made releasing the anterior wall and allowing the creation of 2 pedicled vaginal flaps posterior to the urethral meatus. The flaps, passed through the suprapubic pelvic fascia, support the bladder neck by means of 2 nonresorbable sutures to the rectus abdominis muscles. Fifty-four patients were treated by the Bologna procedure with or without vaginal hysterectomy from 1990 to 1996 and were reviewed with a mean follow-up of 30 months (16 to 46 months). All women (mean age : 63.4 years) underwent a preoperative clinical examination, renal ultrasound, cystoscopy and urodynamic assessment (37 cases). RESULTS : Twelve patients developed postoperative complications (9 local infections, 3 cases of deep vein thrombosis with one pulmonary embolism). All complications were treated by local drainage and/or removal of the suspension sutures. Continence was excellent in 45 women (83.3%), improved in 4 (7.4%), and unchanged in 5 (9.3%). The anatomical results were excellent with correction of prolapse in 48 patients (89%). Six patients subsequently developed prolapse of the vaginal dome and 5 complained of voiding discomfort.
CONCLUSION : USI and genital prolapse must be treated simultaneously. The vaginal approach is minimally invasive and can treat both diseases during the same operation.

Mots clés:
incontinence urinaire / prolapsus vaginal / cure de prolapsus / colposuspension / voie d'abord vaginale
Mots-clés:
Urinary incontinence / Vaginal prolapse / prolapse surgery / bladder neck suspension / vaginal approach
Intérêt de l'utilisation d'un questionnaire dans l'évaluation de la chirurgie de l'incontinence
Value of a questionnaire for the evaluation of incontinence surgery.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 88-94

BUTS : Apprécier l'apport d'un questionnaire pour l'évaluation des patientes opérées d'incontinence urinaire d'effort. PATIENTES ET MÉTHODES : De 1988 à 1996, 42 patientes ont été soumises à un soutènement du col pour incontinence urinaire à l'effort. Seules 7 patientes n'avaient pas eu de chirurgie pelvienne. 24 patientes présentaient une incontinence urinaire d'effort pure et 18 une incontinence mixte. Avec un suivi moyen de 2 ans, 37 patientes sont évaluables. L'évaluation a comporté deux volets : le premier est clinique, par la revue de dossiers, et a permis de retrouver que 77% des patientes sont continentes, le second a été réalisé à l'aide d'un questionnaire (traduction non validée de "l'IIQ7" et "UDI6"). Ce questionnaire explore tant la qualité de vie (7 items) que les symptômes. Chaque item est coté de 0 à 3.
RÉSULTATS : Pour interpréter les résultats, nous avons scindé les trois principaux scores en trois intervalles, le premier tiers correspondant aux bons résultats. Ainsi, pour le score global, le score de qualité de vie et le score symptôme, les taux de bons résultats sont respectivement de 62, 73 et 46%. En extrayant les questions les plus discriminantes du questionnaire, on peut s'attacher à analyser les fuites liées à des efforts, à des impériosités et des épisodes d'incontinence. Une réponse 0 ou 1 est considérée comme un bon résultat. Ainsi pour ces trois questions, le taux de bons résultats est respectivement de 72, 60 et 64%.
CONCLUSION : Le pourcentage de guérison varie donc en fonction des critères choisis : le questionnaire permet mieux que l'urologue d'apprécier l'état de la patiente en post-opératoire.

OBJECTIVE : To assess the contribution of a questionnaire in the evaluation of patients operated for urinary stress incontinence. PATIENTS AND METHODS : From 1988 to 1996, 42 patients underwent bladder neck suspension for urinary stress incontinence. Only 7 patients had no history of pelvic surgery. 24 patients presented pure urinary stress incontinence and 19 presented mixed incontinence. 37 patients were evaluable with a mean folloow-up of 2 years. The evaluation consisted of two aspects : clinical assessment, based on review of the case files, showing that 77% of patients were continent, and a questionnaire (non-validated translation of "Q7" and "UD16"). This questionnaire evaluated quality of life (7 items) and symptoms. Each item was scored from 0 to 3. RESULTS : To interpret the results, we divided the three main scores into three intervals, the first third corresponding to good results. The percentage of good results for the overall score, quality of life score and symptome score was 62%, 73% and 46% respectively. The most discriminative questions of the questionnaire can be used to analyse urine leaks related to effort, urgency episodes of incontinence. A score of 0 or 1 was considered to be a good result. The percentage of good results for these three questions was therefore 72%, 60% and 64%, respectively.
CONCLUSION : The cure rate therefore varies as a function of the criteria selected : the questionnaire allows the urologist to more accurately assess the patient's postoperative state.

Mots clés:
incontinence urinaire / chirurgie de l'incontinence urinaire / résultat / Qualité de vie
Mots-clés:
Urinary incontinence / urinary incontinence surgery / outcome / Quality of life
Echographie prostatique en pratique radiologique quotidienne : enquête auprès de 122 radiologues
Prostatic ultrasonography in routine radiological practice : a survey among 122 radiologists.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 95-100

BUTS : Evaluer les indications et les modes de réalisation des échographies de prostate en pratique radiologique quotidienne. MÉTHODES : Un questionnaire anonyme adressé à 122 radiologues sous forme de 18 QCM.
RÉSULTATS : Parmi les 76 réponses, 90% étaient des hommes, 90% des libéraux et 94% pratiquaient régulièrement des échographies prostatiques sans renseignements cliniques (81%). L'exploration prostatique était endorectale (60%) associée à une échographie rénale et vésicale. Les indications étaient : des troubles fonctionnels urinaires (56%) et des anomalies du PSA (40%). L'échographie prostatique était jugée utile pour calculer les volumes prostatiques pour 59% et dans le bilan d'extension néoplasique (81%). Les radiologues ne réalisaient pas de toucher rectal préalable à 80%. Les patients étaient informés à 59%.
CONCLUSION : Les indications observées ne correspondaient pas aux consensus urologiques mais l'échographie était réalisée selon les recommandations classiques. Cette étude pourrait justifier de mieux préciser le rôle de l'échographie dans la pathologie rostatique.

OBJECTIVE : To evaluate the indications and practical modalities of prostatic ultrasonography in routine radiological practice. METHODS : An anonymous questionnaire composed of 18 multiple choice questions was sent to 122 radiologists. RESULTS : Among the 76 responses, 90% were men, 90% were in private practice and 94% regularly performed prostatic ultrasonography without clinical information (81%). The prostatic examination was performed by transrectal ultrasonography (60%) combined with vesical and renal ultrasonography. The indications were : urinary functional disorders (56%) and abnormal PSA (40%). Prostatic ultrasonography was considered to be useful to calculate prostatic volumes by 59% of radiologists and in the staging of prostatic cancer (81%). 80% of radiologists did not start by performing digital rectal examination. 59% of patients were informed.
CONCLUSION : The observed indications did not correspond to urological consensus recommendations, but ultrasonography was performed according to classical recommendations. This study could justify a more precise definition of the role of ultrasonography in prostatic disease.

Mots clés:
prostate / Tumeur / échographie endo-rectale / dépistage / enquête d'opinion
Mots-clés:
prostate / tumor / transrectal ultrasonography / Screening / opinion survey
Stratégie thérapeutique des séminomes de stade I : quelles aires ganglionnaires faut-il irradier?
Therapeutic strategy in stage I testis seminoma: which lymph node areas are to be irradiated?
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 101-106

BUTS : Nos objectifs étaient de décrire, chez des patients traités pour séminome de stade I, les résultats d'une irradiation adjuvante limitée aux aires lomboaortiques.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : De 1990 à 1997, treize patients ont eu une irradiation externe adjuvante des aires ganglionnaires lomboaortiques après orchidectomie pour séminome pur de stade I. Le stade pathologique était : pT1 chez 10 patients, pT2 chez 2, pT3 chez 1. La dose a été pour tous les patients de 30 Gy en 15 fractions et 3 semaines (volume traité : disque intervertébral T10-T11 au disque intervertébral L5-S1). Le suivi médian a été de 35 mois (intervalle : 13-90).
RÉSULTATS : Douze patients sur 13 sont en vie sans rechute. Un patient aux antécédents d'orchidopexie et traité pour séminome du testicule droit a présenté une récidive ganglionnaire iliaque externe droite. Aucune complication de grade 3-4 dans le score SOMA-LENT n'a été observée.
CONCLUSION : En dépit d'un effectif réduit, cette étude nous a fait modifier les pratiques standards de notre institution. L'irradiation adjuvante des aires lomboaortiques et iliaques homolatérales est pour nous la stratégie de référence des séminomes de stade I.

OBJECTIVES : Our aims were to describe the results of adjuvant irradiation given to the paraaortic lymph nodes without pelvic irradiation in patients treated for stage I seminoma.
MATERIALS AND METHODS : From 1990 to 1997, thirteen patients with stage I testis seminoma have been treated with external beam irradiation to the paraoarotic lymph nodes (volume treated: from D10-D11 to L5-S1). The stage was: pT1 in 10 patients, pT2 in 2, pT3 in 1. Median follow-up was 35 months (range: 13-90). RESULTS : Twelve of 13 patients are alive without recurrence. One patient with previous orchidopexy treated for seminoma of the right testis relapsed to the external iliac lymph area. No grade 3-4 adverse event of radiation in the SOMA LENT scale were observed.
CONCLUSION : Despite the short number of patients in this series, these results had an impact on our routine practice. External beam irradiation given to the paraaortic lymph nodes is considered the standard adjuvant procedure in our institution.

Mots clés:
testicule / tumeur germinale séminomateuse / radiothérapie adjuvante
Mots-clés:
Testis / seminomatous germ cell tumor / adjuvant radiotherapy
La cure d'hypospadias antérieur avec une sonde vésicale trans-urétrale : comparaison des hospitalisations ambulatoire avec la sonde
Repair of anterior hypospadias with a transurethral vesical catheter : comparison of ambulatory surgery with the catheter
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 107-111

BUTS : Evaluer chez l'enfant la morbidité en chirurgie ambulatoire de la cure d'hypospadias antérieur avec une sonde vésicale transurétrale (SVTU) drainant les urines entre 2 couches.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 34 enfants répartis en deux groupes comparables ont été opérés d'un hypospadias antérieur. Le groupe A comprend 17 enfants opérés en chirurgie ambulatoire, la sonde drainant les urines entre 2 couches. Le groupe B comprend 17 enfants opérés en hospitalisation traditionnelle, la sonde étant reliée à un collecteur d'urines. Les complications postopératoires sont rapportées ainsi que les résultats d'un questionnaire de satisfaction adressé aux parents des enfants du groupe A.
RÉSULTATS : Dans le groupe A, un dysfonctionnement de la SVTU est rapporté et 13 parents se sont déclarés satisfaits. Une fistule urétrale est survenue dans le groupe B.
CONCLUSION : La cure d'un hypospadias antérieur en chirurgie ambulatoire avec une SVTU drainant les urines entre 2 couches n'entraîne pas plus de complications que lorsqu'elle est réalisée en hospitalisation traditionnelle avec la SVTU reliée à un collecteur d'urine. Chez l'enfant, le drainage urinaire par une SVTU n'est pas une contre-indication à la cure chirurgicale ambulatoire d'un hypospadias antérieur.

OBJECTIVE : To evaluate the morbidity of ambulatory repair of anterior hypospadias with a transurethral vesical catheter (TUVC) draining the urine between 2 diapers. MATERIAL AND METHODS : 34 children divided into two comparable groups were operated for anterior hypospadias. Group A comprised 17 children operated by ambulatory surgery, with catheter drainage of urine between 2 diapers. Group B consisted of 17 children operated by a conventional inpatient procedure, with the catheter connected to a urine collector. Postoperative complications and the results of a satisfaction questionnaire sent to the parents of children in group A are reported. RESULTS : In group A, one case of TUVC dysfunction was reported and 13 parents declared to be satisfied. One urethral fistula occurred in group B.
CONCLUSION : Ambulatory repair of anterior hypospadias with TUVC draining urine between 2 diapers does not induce a higher complication rate than when repair is performed by conventional hospitalisation with the TUVC connected to a urine collector. Urine drainage by TUVC is not a contraindication to ambulatory surgical repair of anterior hypospadias in children.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire inférieure / hypospade / Chirurgie ambulatoire / chirurgie réparatrice / uréthroplastie
Mots-clés:
lower urinary tract malformation / hypospadias / Outpatient surgery / reconstructive surgery / urethroplasty
Urétroplastie par greffe cutanée
Skin graft urethroplasty.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 112-117

BUTS : Evaluer les résultats de l'urétroplastie par greffe cutanée (UGC) dans la prise en charge des sténoses de l'urètre.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Vingt huit patients, d'âge moyen de 54 ans, traités par UGC ont été revus avec un recul moyen de 24,5 mois (extrêmes : 1-66). Le matériel utilisé pour la greffe a été le prépuce de première intention; en son absence, la peau pénienne ou du bras a été utilisée.
RÉSULTATS : Cette étude a montré un résultat satisfaisant (absence de signes cliniques, débit maximum ? 15 ml/s, absence de chirurgie de rattrapage) dans 67,9% des cas. Si les complications précoces ont été faibles, 8 sténoses ont été observées au cours de la surveillance, dont 3 ont nécessité une réintervention chirurgicale ouverte. Les autres récidives ont été traitées par une urétrotomie interne ou par hétéro ou auto-dilatations. Cette étude a montré que la stérilité des urines au moment de la chirurgie était déterminante.
CONCLUSION : L'indication préférentielle de ce type d'urétroplastie reste la sténose de l'urètre bulbaire à urines stériles. Par contre l'étiologie et la longueur de la sténose ne sont pas des facteurs discriminants.

OBJECTIVES : To evaluate the results of skin graft urethroplasty (SGU) in the management of urethral stricture. MATERIAL AND METHODS : Twenty eight patients, with a mean age of 54 years, treated by SGU were reviewed with a mean follow-up of 24.5 months (range : 1-66). The first-line material skin graft material was the foreskin or, in its absence, the penile skin or skin of the arm was used. RESULTS : This study demonstrated a satisfactory result (no clinical signs, maximum flow rate ? 15 ml/s, no need for salvage surgery) in 67.9% of cases. Although the early complication rate was low, 8 stenoses were observed during subsequent follow-up; 3 of which required open surgical revision. The other relapses were treated by internal urethrotomy or hetero- or autodilatations. This study showed that urine sterility at the time of surgery was a decisive factor.
CONCLUSION : The preferential indication for this type of urethroplasty remains a bulbar urethral stricture with sterile urine. However, the aetiology and length of the stricture are not discriminant factors.

Mots clés:
Urèthre / sténose / chirurgie réparatrice / uréthroplastie / greffon cutané.
Mots-clés:
Urethra / stenosis / reconstructive surgery / urethroplasty / skin graft.
Métastase urétérale isolée d'un adénocarcinome de prostate. A propos d'un cas
Isolated ureteric metastasis from a prostatic adenocarcinoma. A case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 118-121

A la suite d'un épisode de colique néphrétique, chez un patient prostatectomisé pour adénocarcinome de prostate, il a été découvert une tumeur urétérale. Une urétérectomie segmentaire a été réalisée. A l'histologie, il s'agissait d'une métastase d'adénocarcinome prostatique. Cette localisation secondaire est rare : moins de 40 cas rapportés dans la littérature, provenant essentiellement de séries d'autopsies. La diffusion métastatique est décrite par voie lymphatique ou sanguine, la tumeur secondaire se développant a partir de l'adventice avant d'infiltrer la paroi urétérale. Si la clinique et l'imagerie permettent d'évoquer ce diagnostic, seule l'histologie peut le confirmer. Après urétérectomie, le traitement peut associer l'ensemble des moyens thérapeutiques reconnus contre l'adénocarcinome prostatique : hormonothérapie et radiothérapie adjuvantes.

A ureteric tumour was discovered in a patient presenting with an episode of renal colic and a history of prostatectomy for prostatic adenocarcinoma. Segmental ureterectomy was performed. Histological examination showed a metastasis from prostatic adenocarcinoma. This is a rare site of secondaries : less than 40 cases have been reported in the literature, essentially based on autopsy series. Metastatic spread occurs via lymphatics or the blood stream, and the secondary tumour develops from the adventitia before invading the ureteric wall. Although this diagnosis may be suggested by the clinical features and imaging, it can only be confirmed by histology. After ureterectomy, treatment can combine all of the recognized treatment modalities against prostatic adenocarcinoma : endocrine therapy and adjuvant radiotherapy.

Mots clés:
prostate / Tumeur / métastase viscérale / Uretère
Mots-clés:
prostate / tumor / visceral metastasis / ureter
Fistule réno-sigmoïdienne sur un rein ectopique pelvien tuberculeux
Reno-sigmoid fistula in a tuberculous pelvic ectopic kidney.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 122-124

Les fistules réno-coliques sont rares. Elles intéressent en général le colon ascendant et descendant. Les auteurs rapportent le cas d'une fistule réno-sigmoïdienne survenant sur un rein ectopique pelvien tuberculeux. Une néphrectomie avec résection sigmoïdienne segmentaire, complétées par un traitement antibacillaire de 9 mois ont été réalisées. A 19 mois de recul, la patiente est en bon état général avec une fonction rénale et un transit intestinal normaux.

Renocolic fistulas are rare lesions, generally involving the ascending and descending colon. The authors report a case of reno-sigmoid fistula occurring in a tuberculous pelvic ectopic kidney. Nephrectomy with segmental sigmoid resection was completed by antituberculous treatment for 9 months. The patient presents a good general condition with normal renal function and normal intestinal transit with a follow-up of 19 months.

Mots clés:
malformation rénale / ectopie rénale / tuberculose uro-génitale / fistule uro-digestive.
Mots-clés:
renal malformation / ectopic kidney / urogenital tuberculosis / urodigestive fistula
Le léiomyosarcome de la vessie : à propos de deux cas
Leiomyosarcoma of the bladder : report of two cases.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 125-128

Les auteurs rapportent deux observations d'un léiomyosarcome vésical. Il s'agit d'une tumeur vésicale infiltrante extrêmement rare, de très mauvais pronostic du fait d'un envahissement loco-régional très précoce. Seul l'examen anatomo-pathologique permet de porter le diagnostic positif. Les modalités thérapeutiques concernant ce type histologique de tumeur vésicale ne sont pas codifiées et laissent les avis partagés. Cependant le traitement de choix semble être une prostato-cystectomie totale précédée d'une chimiothérapie néoadjuvante lorsque l'état général du patient le permet.

The authors report two cases of bladder leiomyosarcoma, an extremely rare invasive bladder tumour, with a very poor prognosis due to very early local invasion. The definitive diagnosis can only be established by histological examination. The treatment modalities for this histological type of bladder tumour have not been standardized and remain controversial. However, the treatment of choice appears to be radical prostatocystectomy preceded by neoadjuvant chemotherapy when compatible with the patient's general state.

Mots clés:
Vessie / tumeur rare
Mots-clés:
bladder / rare tumor
Tumeur neuro-endocrine maligne de vessie : une entité à ne pas méconnaître
Malignant neuroendocrine bladder tumour.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 129-132

Les auteurs rapportent le cas d'une tumeur neuro-endocrine primitive maligne de vessie. Cette tumeur rare au niveau de la vessie comporte des caractéristiques morphologiques et immuno-histochimiques communes aux tumeurs neuro-endocrines retrouvées dans d'autres organes. L'urologue ne doit pas méconnaître cette entité anatomo-pathologique qui doit bénéficier d'une prise en charge multidisciplinaire.

The authors report a case of primary malignant neuroendocrine bladder tumour. This rare bladder tumour presents the morphological and immunohistochemical characteristic common to all neuroendocrine tumours observed in other organs. The urologist must recognise this histological entity, which requires multidisciplinary management.

Mots clés:
Vessie / tumeur rare
Mots-clés:
bladder / rare tumor
Complications après colposuspension par voie vaginale pour traitement d'une incontinence urinaire d'effort avec cystocèle modérée : à propos d'une observation
Combined complications after four-corner bladder neck suspension for genuine stress incontinence.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 131-136

Nous rapportons une observation décrivant la survenue de 3 complications dans les suites d'une colposuspension des 4 coins réalisée par voie vaginale : obstruction sous-urétrale, sutures intravésicales, élytrocèle.

This report documents a case combining three complications after four-corner bladder neck suspension : infravesical obstruction, intravesical suture placement and de novo enterocele with vault prolapse, and discusses the prevention and management of each complication.

Mots clés:
chirurgie de l'incontinence urinaire / colposuspension / voie d'abord vaginale / complication iatrogène
Mots-clés:
urinary incontinence surgery / bladder neck suspension / vaginal approach / iatrogenic complication
Traitement des fistules uréthro-rectales. A propos de 5 cas
Treatment of urethro-rectal fistula. Report of 5 cases.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 137-141

Les fistules uréthro-rectales regroupant les fistules prostato-rectales et les fistules faisant communiquer l'urèthre bulbo-membraneux avec le rectum sont des pathologies rares de diagnostic facile mais qui posent essentiellement un problème de choix de la technique chirurgicale. Si l'origine iatrogène domine actuellement par sa fréquence, d'autres étiologies nombreuses mais rares peuvent être en cause. Le traitement est le plus souvent chirurgical avec de nombreuses voies d'abord possibles. A partir de 5 observations présentées, les différentes techniques chirurgicales permettant la cure de ces fistules sont revues en exposant les avantages et les inconvénients de chacune.

Urethro-rectal fistulas, consisting of prostato-rectal fistulas and fistulas communicating between the bulbo-membranous urethra and the rectum, are rare, easily diagnosed diseases, which essentially raise a problem of choice of surgical technique. Although the predominant aetiology is currently iatrogenic, many other less frequent aetiologies can also be responsible. Treatment is usually surgical with a large numbe of possible incisions. In the light of 5 cases, the authors review the various surgical techniques allowing cure of these fistulas, and indicate the advantages and disadvantages or each one.

Mots clés:
fistule uréthro-rectale / fistule prostato-rectale / chirurgie réparatrice
Mots-clés:
urethrorectal fistula / prostatorectal fistula / reconstructive surgery
Quelques diagnostics difficiles de dysurie chez les patients porteurs d'adénome de prostate : intérêt du bilan urodynamique
Several difficult diagnoses of dysuria in patients with benign prostatic hyperplasia : value of urodynamic studies.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 142-145

L'objectif de cette présentation de cas cliniques est d'illustrer l'intérêt du bilan urodynamique dans la décision thérapeutique pour un patient porteur d'un adénome prostatique, mais dont les pathologies associées risquent également de modifier l'équilibre vésico-sphinctérien. Trois observations montrent des situations cliniques comparables avec cependant des comportements vésico-sphinctériens très différents. Le bilan urodynamique permet de caractériser globalement le comportement vésico-sphinctérien du patient. Le choix du traitement est dépendant de ce résultat car il vise à modifier cet équilibre dans le sens souhaité, ce que l'analyse clinique seule ne permet pas. CONCLUSION: Avant de proposer une intervention de désobstruction chez un patient dysurique porteur d'un adénome de la prostate mais dont les pathologies associées risquent de modifier son comportement vésico-sphinctérien, le bilan urodynamique est fort utile, car il peut modifier la décision thérapeutique.

The objective of these clinical case reports is to illustrate the value of urodynamic studies in the therapeutic decision for patients with benign prostatic hyperplasia, but whose vesico-sphincteric equilibrium may also be modified by other concomitant diseases. Three cases illustrate comparable clinical situations, but with very different vesico-sphincteric behaviour. Urodynamic studies are able to globally characterize the patient's vesico-sphincteric behaviour. Unlike clinical assessment alone, the results of urodynamic studies guide the choice of treatment, designed to modify this equilibrium in the desired direction.
CONCLUSION : Before proposing disobstruction surgery in dysuric patients with benign prostatic hyperplasia, as well as concomitant disease likely to modify his vesico-sphincteric behaviour, urodynamic studies are very useful, as they can modify the therapeutic decision.

Mots clés:
HBP / symptôme mictionnel / Urodynamique / étude pression-débit
Mots-clés:
BPH / lower urinary tract symptom / urodynamics / pressure-flow study
Dysurie et adénome prostatique : renseignements fournis par la débitmétrie
Dysuria and benign prostatic hyperplasia. Information provided by uroflowmetry.
2001
- Didactique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 146-150

La débitmétrie est un critère objectif non invasif d'évaluation de la miction. Les valeurs dépendent des résistances à la miction, mais aussi de la pression du détrusor. L'interprétation correcte doit tenir compte des limites de l'examen, liées au volume mictionnel, au nombre de mictions, à l'âge, et aux facteurs personnels du sujet, aux variations circadiennes. Certains artefacts comme le pic initial ou une poussée abdominale induisent une différence entre la lecture automatique et la lecture manuelle, justifiant de confronter le résultat affiché à l'aspect de la courbe. La débitmétrie permet de dépister les dysuries mal appréciées ou méconnues par les sujets eux-mêmes, de plus elle complète les données des scores symptomatiques. C'est un bon critère d'appréciation du résultat thérapeutique, mais c'est un critère insuffisant à lui seul pour poser une indication opératoire. Il n'y a pas de parallélisme strict entre débit et résidu.

Uroflowmetry is a non invasive objective criterion for the evaluation of micturition. The values depend on resistance to voiding, but also detrusor pressure. Correct interpretation must take into account the limits of the examination, related to voiding volume, number of micturitions, age, individual factors, and circadian variations. Some artefacts, such as the initial peak or abdominal straining, induce a difference between automatic reading and manual reading, justifying comparison of the result displayed with the appearance of the curbe. Uroflowmetry can detect dysuria, which may be poorly perceived or even unknown to the subjects themselves. It also completes the data of symptom scores. It is a good criterion for assessment of the results of treatment, but is insufficient, on its own, to define surgical indications. There is no strict correlation between flow rate and residual volume.

Mots clés:
HBP / symptôme mictionnel / Urodynamique / débitmétrie
Mots-clés:
BPH / lower urinary tract symptom / urodynamics / Uroflowmetry
Apport de l'étude de la relation pression-débit dans l'évaluation de l'hypertrophie bénigne de la prostate
Contribution of pressure-flow studies in the assessment of benign prostatic hyperplasia.
2001
- Didactique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 151-155

L'étude de la relation pression/débit consiste à mesurer de manière simultanée le débit urinaire et la pression détrusorienne pour obtenir ce débit. Il s'agit du test de référence pour faire le diagnostic d'obstruction sous-vésicale qui est caractérisée par l'association d'une pression détrusorienne élevée et d'un débit urinaire faible. L'étude de la relation pression/débit est essentiellement indiquée en présence de troubles mictionnels d'étiologie indéterminée avec une discordance entre les données de l'interrogatoire, de l'examen clinique et de la débitmétrie, soit lorsqu'il existe une pathologie neurologique associée à une hypertrophie de prostate (HBP), ou encore dans les cas où le traitement chirurgical d'une HBP présenterait une morbidité particulière afin de documenter l'obstruction sous-vésicale.

Pressure-flow studies consist of simultaneously measuring urine flow rate and the detrusor pressure required to achieve this flow rate. It is the reference test for the diagnosis of bladder neck obstruction, characterized by the combination of high detrusor pressure and low urine flow rate. Pressure-flow studies are essentially indicated in the presence of voiding disorders of undetermined aetiology, with a discordance between clinical history, clinical examination and uroflowmetry, or in the presence of neurological disease associated with benign prostatic hyperplasia (BPH), or when surgical treatment of BPH is associated with particular morbidity in order to document bladder neck obstruction.

Mots clés:
HBP / symptôme mictionnel / Urodynamique / étude pression-débit
Mots-clés:
BPH / lower urinary tract symptom / urodynamics / pressure-flow study
Comment je fais une résection endoscopique de la prostate : technique - critères de qualité
Technique and quality criteria for transurethral resection of the prostate.
2001
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 156-161

La résection endoscopique reste le traitement chirurgical de référence de l'hypertrophie bénigne de la prostate. Dans cet article, sont détaillées la préparation à l'intervention, la technique opératoire ainsi que les suites opératoires, puis les variantes techniques.

Transurethral resection remains the reference surgical treatment for benign prostatic hyperplasia. The author describes preparation for the operation, the operative technique and the postoperative course, as well as technical variants.

Mots clés:
prostate / HBP / chirurgie endoscopique / résection transuréthrale
Mots-clés:
prostate / BPH / endoscopic surgery / transurethral resection