Base bibliographique

Sommaire :

Bouffées de chaleur et traitement hormonal des cancers de la prostate.
Hot flashes and hormonal treatment for prostatic cancer.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 17-22

La suppression androgénique au cours du traitement du cancer de la prostate est responsable de l'apparition de bouffées de chaleur chez 75% des patients. Celles-ci, variables d'un sujet à l'autre, altèrent la qualité de vie. Elles représentent une gêne importante pour 30 à 40% des patients. La physiopathologie est maintenant connue, elle fait intervenir : les stéroïdes sexuels, les opioïdes centraux et les catécholamines intra-hypothalamiques.Les différents traitements hormonaux ne semblent pas tous égaux vis-à-vis de l'induction des bouffées de chaleur.

Androgen suppression in the context of the treatment of prostatic cancer is responsible for hot flashes in 75% of patients, which alter the quality of life to varying degrees depending on the patient. They constitute a source of major discomfort in 30 to 40% of patients. The pathophysiology of this effect is now known and involves : sex steroids, central opiates and intrahypothalamic catecholamines. The incidence of hot flashes appears to vary according to the type of hormonal treatment administered. The various treatments available are not equally effective. Non-hormonal treatments are of little value. Hormonal treatments : oestrogens and steroidal antiandrogens are the most effective. Progestogens also appear to be just as effective or even more effective than these other agents, with negligible adverse effects at the doses used in this indication.

Mots clés:
prostate / Tumeur / Hormonothérapie / effet indésirable / complication iatrogène
Mots-clés:
prostate / tumor / endocrine therapy / adverse event / iatrogenic complication
Coque réfrigérante en transplantation rénale. Evaluation thermométrique d'un prototype.
Thermometric evaluation of a prototype cooling shell in renal transplantation.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 25-29

Nous avons mis au point un système de réfrigération du greffon rénal dans le but de supprimer la seconde période d'ischémie chaude que représente le temps d'anastomoses vasculaires au cours d'une transplantation rénale. Il s'agit d'un système autonome et indépendant formant une coque autour du greffon. Le froid est obtenu au moment de l'utilisation du système, par réfrigération d'une éponge Multitherm(r) contenue dans l'épaisseur de la coque. Les caractéristiques thermométriques d'un prototype ont été évaluées in vitro et in vivo sur le porc. Ce système a permis de conserver le rein à moins de 10°C pendant 1 heure sans entraîner de risque de lésion de la surface du rein. De futures applications humaines sont prochainement envisageables.

We have developed a cooling system for renal transplants designed to eliminate the second period of warm ischaemia corresponding to the vascular anastomosis phase of renal transplantation. This is an autonomous and independent system which forms a shell around the transplant. Following application of the system, cooling is achieved by refrigeration of a Multitherm(r) sponge contained in the wall of the shell. The thermometric characteristics of a prototype were evaluated in vitro and in vivo in pigs. This system allows the kidney to be preserved at a temperature of less than 10°C for 1 hour without inducing any risk of lesions of the renal surface. Human applications should be developed in the near future.

Mots clés:
Transplantation rénale / conservation d'organe
Mots-clés:
renal transplantation / organ preservation
La double transplantation rein-pancréas total avec implantation vésicale. A propos de 25 observations.
Double kidney-total pancreas transplantation with bladder reimplantation. Report of a series of 23 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 30-36

BUT : Nous rapportons dans ce travail l'expérience d'un centre ayant effectué des doubles transplantations rein pancréas réalisées selon la technique du pancréas total drainé dans la vessie. METHODES : de 1987 à 1994, 25 doubles greffes rein-pancréas simultanées ont été réalisées selon la technique du pancréas total drainé dans la vessie. L'âge moyen des receveurs (16 femmes et 9 hommes) était de 39,5 +/- 8,5 ans, l'âge moyen des donneurs était de 29 +/- 9,9 ans (de 10 à 48 ans).
RESULTATS : avec un recul moyen de 40,5 +/- 28,3 mois (1 à 94 mois), 4 malades sont décédés : 2 malades ont perdu leur pancréas en raison d'une thrombose veineuse, 2 malades ont perdu leur rein et un pancréas pour des raisons immunologiques (GVH et rejet). Nous avons observé 10 rejets aigus rénaux, 2 rejets pancréatiques et 1 double rejet rein pancréas. La probabilité de survie des 2 greffons est de 72% à un an et de 59% à quatre ans. La probabilité de survie de la double greffe dépend de l'âge de prise en charge du diabète, elle est meilleure si sa prise en charge se fait avant l'âge de 10 ans. La créatininémie moyenne était à 1 mois de 142 +/- 61 mmol/l, à un an de 175 +/- 214 mmol/l et à 4 ans de 5,5 ± 1,3 mmol/l. Nous avons observé 3 urétrites chroniques traitées par la Sandostatine. 2 patients ont nécessité une dédérivation du duodéno pancréas dans une anse digestive en Y. L'incidence des infections urinaires après double greffe est supérieure à celle observée après une transplantation rénale isolée.
CONCLUSION : ces résultats comparables à ceux rapportés dans le registre international témoignent de l'intérêt de la technique de transplantation pancréatique drainé dans la vessie. Il serait préférable de pouvoir transplanter les malades plus précocement lorsque l'hémodialyse est rapidement prévisible.

Twenty five double kidney-pancreas transplantations were performed according to the total pancreas transplantation technique with drainage of exocrine secretions into the bladder via a vesicoduodenostomy. 72% of kidney-pancreas grafts were functional at one year and 59% were functional at four years. The authors observed a slightly higher rejection rate (0.56 versus 0.34) and a higher incidence of urinary tract infection (60% versus 35%) following double pancreas and renal transplantation than after isolated renal transplantation. Complications were rare : two venous thromboses and two cases of urethritis requiring of rediversion of the duodenum into the intestine. These good results, comparable to those reported in the international registry, reflect the value of the pancreatic and renal transplantation technique using a total pancreas drained into the bladder. It would probably be preferable to transplant patients earlier, when chronic renal failure secondary to insulin-dependent diabetes induces end-stage renal failure and the need for haemodialysis.

Mots clés:
Transplantation / transplantation multi-organes / transplantation rein-pancréas
Mots-clés:
transplantation / combined organ transplantation / combined kidney-pancreas transplantation
Transplantation combinée rein-pancréas dans le traitement de l'insuffisance rénale chronique d'origine diabétique.
Combined kidney-pancreas transplantation in the treatment of diabetic c hronic renal failure. The experience of La Pitié urology department.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 37-43

De 1989 à 1995, 32 patients ont bénéficié d'une transplantation combinée rénale et pancréatique pour insuffisance rénale chronique d'origine diabétique. Parmi ces patients, un seul a reçu un pancréas isolé pour cessation de fonction d'un pancréas segmentaire préalablement implanté. La technique chirurgicale employée a toujours été la transplantation par voie sous-péritonéale pure en fosse iliaque droite d'un greffon pancréatique total avec anastomose duodéno-vésicale. Les complications post-opératoires observées font déplorer un décès à J10 de thrombose veineuse pulmonaire chez un patient drépanocytaire et la perte précoce d'un greffon pancréatique par thrombose veineuse. Neuf patients ont subi au moins une reprise chirurgicale dont 8 fois pour fuite au niveau de l'anastomose duodéno-vésicale. Avec un recul moyen de 33 ± 20 mois, les résultats font apparaître, outre le décès précoce déjà cité, un décès à 50 mois d'un patient ayant perdu son pancréas de thrombose veineuse précoce et décédé avec un rein fonctionnel. Parmi les 30 patients vivants, 23 ont un rein et un pancréas fonctionnel (79%), soit 74% de l'ensemble des 32 patients pris en charge. Les pertes de fonction pancréatique ont été deux fois chirurgicales (une infection de loge, une thrombose), une fois vasculaire à six mois par rupture d'anévrysme mycotique dans le duodénum et trois fois immunologique : deux de ces pancréas ont conservé une fonction partielle permettant une euglycémie parfaite avec moins de 10 unités d'Insuline ordinaire par jour. Enfin, un pancréas parfaitement fonctionnel a été retiré à 13 mois de la transplantation du fait d'un rejet rénal non contrôlé par le renforcement de l'immunosuppression. Ces résultats comparés au Registre des données internationales font apparaître l'intérêt de la voie d'abord sous-péritonéale utilisée, ainsi que l'amélioration des résultats obtenue avec l'augmentation de l'expérience du Groupe.

Between 1989 and 1995, 32 patients underwent combined kidney-pancreas transplantation for diabetic chronic renal failure. Only one of these patients received an isolated pancreas following cessation of function of a previously implanted segmental pancreas. The surgical technique always consisted of pure retroperitoneal transplantation into the right iliac fossa of a total pancreas transplant with duodenovesical anastomosis.The postoperative complications included one death on D10 from pulmonary vein thrombosis in a patient with sickle cell anaemia and early loss of the transplanted pancreas due to venous thrombosis. Nine patients underwent at least one surgical revision, due to a leaking duodenovesical anastomosis in 8 cases. With a mean follow-up of 33 ± 20 months, the results demonstrate, apart from the early death indicated above, another death at 50 months of a patient who had lost his pancreas due to early venous thrombosis and who died with a functioning kidney. 23 of the 30 surviving patients have a functioning kidney and pancreas (79%), i.e. 74% of the total population of 32 patients. Loss of pancreatic function was surgical in two cases (one case of infection of the transplant site, one case of thrombosis), vascular in one case due to rupture of a mycotic aneurysm into the duodenum and immunological in three cases : two of these pancreases retained partial function allowing perfect blood glucose control with less than 10 units of ordinary insulin per day. Lastly, a perfectly functioning pancreas was removed 13 months after transplantation because of renal rejection not controlled by reinforced immunosuppression. Compared to the data of the international registry, these results demonstrate the value of the retroperitoneal approach used in this series and the improvement of the results obtained with increasing experience of the transplant team.

Mots clés:
Transplantation / transplantation multi-organes / transplantation rein-pancréas
Mots-clés:
transplantation / combined organ transplantation / combined kidney-pancreas transplantation
Exploration métabolique de la lithiase oxalo-calcique urinaire. Les indicateurs du risque lithogène : Modalités, applications et perspectives.
Metabolic investigation of calcium oxalate urinary stones : indicators of lithogenic risk. Modalities, applications and prospects.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 44-51

Malgré des explorations métaboliques exhaustives, la lithiase oxalo-calcique urinaire demeure souvent idiopathique et, en l'absence de paramètre étiopathogénique objectif, la prévention des récidives et le suivi évolutif sont particulièrement problématiques. Afin de quantifier le risque lithogène, divers indicateurs ont été élaborés à partir des intervenants potentiels du processus de cristallisation. Leur disparité illustre la difficulté d'un tel objectif ainsi que l'évolution des concepts fondamentaux et leur fréquente complexité technique pénalise leurs applications pratiques. Au delà de l'équipe promotrice, les performances de ces indices manquent souvent de reproductibilité et les constatations paradoxales voire contradictoires sont fréquentes. Elles peuvent refléter simplement la variabilité du processus lithogène ou témoigner du rôle prépondérant d'inhibiteurs puissants, notamment macro-moléculaires. L'exploration métabolique de la lithiase oxalo-calcique urinaire se limite initialement au dépistage des affections lithogènes accessibles à un traitement spécifique. Après répétition des examens biologiques de base, les récidives, a fortiori inexpliquées, nécessitent des investigations plus complexes. Actuellement, les applications des indices de risque lithogène relèvent principalement de la recherche, clinique ou fondamentale. Parmi les nombreux indicateurs disponibles, le rapport citraturie/calciurie et l'indice de Parks paraissent particulièrement prometteurs.

Despite exhaustive metabolic investigations, calcium oxalate urinary stones often remain idiopathic and, in the absence of any objective aetiopathogenic parameter, the prevention of recurrences and follow-up are particularly problematical. Various indicators have been elaborated to quantify the lithogenic risk, based on various parameters potentially involved in the crystallization process. Their disparity illustrates the difficulty of achieving such an objective as well as the progress in fundamental concepts and their frequent technical complexity penalizes their practical application. The performances of these indices, except in the hands of the team which has proposed them, often lack reprodutibility and paradoxical or even contradictory findings are frequent. They may simply reflect the variability of the lithogenic process or may reflect the predominant role of potent inhibitors, especially macromolecules. The metabolic investigation of calcium oxalate urinary stones is initially limited to detection of lithogenic diseases amenable to specific treatment. After repeating the basic laboratory tests, recurrences, especially when they are unexplained, require more complex investigations. At the present time, applications of lithogenic risk indices are essentially confined to the field of clinical and basic research. Among the various indicators available, the urinary citrate/urinary calcium ratio and Parks' index appear to be particularly promising.

Mots clés:
Lithiase / composition chimique du calcul / Bilan métabolique / facteur de risque
Mots-clés:
stones / chemical composition of calculus / metabolic tests / risk factor
Le médecin généraliste face aux troubles mictionnels de l'homme de plus de 50 ans. 250 médecins interrogés en Bretagne.
The general practitioner's approach to disorders of micturition in men over the age of 50 years. A survey of 250 general practitioners in Brittany.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 52-59

Un questionnaire a été envoyé à 250 médecins généralistes exerçant dans la région Bretagne, pour connaître l'impact des informations diffusées en matière d'hypertrophie bénigne de prostate (HBP) et de cancer de prostate sur leurs pratiques quotidiennes face aux troubles mictionnels de l'Homme de plus de 50 ans. 225 questionnaires sont exploitables. 75% des médecins recherchent de principe l'existence de troubles mictionnels à la consultation. En leur présence, 76% des praticiens les explorent dans la crainte d'un cancer de prostate. 89% des médecins pratiquent un toucher rectal de première intention, 34% d'entre eux le font annuellement à titre systématique. Les explorations les plus pratiquées après le toucher rectal concernent l'état des urines (50%) mais 30% seulement des médecins utilisent une bandelette réactive et 43% un ECBU. Viennent ensuite l'échographie endo-rectale (31%), le dosage du PSA (26%). 3% des demandes de PSA sont faites avant le toucher rectal. L'échographie rénale et vésicale est reléguée à la 5ème place des examens prescrits, bien que la distension du haut-appareil inquiète 51% des généralistes. En cas d'HBP symptomatique, les médecins prescrivent facilement un traitement médical (96%). Ils apprécient le résultat de ce traitement sur l'évolution des troubles mictionnels (95%), le toucher rectal (91%), les PSA (50%). Les médecins sont familiers des troubles mictionnels après 50 ans. Pourtant, 25% ne les recherchent pas encore à l'interrogatoire. La pratique du toucher rectal se développe même si le contrôle systématique de la prostate est rare (34%). Le dosage du PSA n'est pas la première préoccupation du médecin (3ème rang des examens). Deux examens sont peu utilisés et mériteraient d'être développés: la bandelette réactive (30%) et l'échographie rénale et vésicale (5ème rang des examens). Seulement 4% des médecins s'abstiennent de tout traitement devant une HBP non compliquée, ce qui ne va pas dans le sens des recommandations actuelles. Des efforts restent certainement à faire pour mieux informer les médecins généralistes, mais cette information ne se conçoit que si elle fait préalablement l'objet d'un consensus entre urologues.

A questionnaire was sent to 250 general practitioners in the Brittany region, to determine the impact of information campaigns concerning benign prostatic hyperplasia (BPH) and prostatic cancer on their everyday approach to disorders of micturition in men over the age of 50 years. 225 questionnaires were interpretable. 75% of general practitioners systematically investigated the presence of disorders of micturition. In the presence of such symptoms, 76% of general practitioners conducted further investigations to exclude prostatic cancer. 89% of general practitioners performed first-line digital rectal examination, and 34% of them systematically performed this examination once a year. The investigations most frequently performed after digital rectal examination concerned the state of urine (50%) but only 30% of general practitioners used reagent dip-sticks and 43% ordered urine cultures. Other investigations consisted of transrectal ultrasonography (31%) and PSA assay (26%). 3% of PSA assays were ordered before digital rectal examination. Renal and vesical ultrasonography occupied 5th place, although distension of the upper urinary apparatus was a source of concern for 51% of general practitioners. In the presence of symptomatic BPH, general practitioners readily prescribed medical treatment (96%). They assessed the results of this treatment on the course of disorders of micturition (95%), digital rectal examination (91%), and PSA (50%). General practitioners are familiar with disorders of micturition after the age of 50 years. However, 25% of them do not systematically question patients about these symptoms. Digital rectal examination is now performed more frequently, although systematic examination of the prostate is rare (34%). PSA assay is not the doctor's first priority (3rd place in the list of examinations). Two examinations are rarely used and should be developed : reagent dip-sticks (30%) and renal and vesical ultrasonography (5th place). Only 4% of general practitioners did not prescribe any treatment in the case of uncomplicated BPH, which is not in line with current recommendations. There is certainly a need for better information of general practitioners, but this information is only valid when a consensus has been reached among urologists.

Mots clés:
symptôme mictionnel / personne âgée / exercice professionnel / Médecine générale
Mots-clés:
lower urinary tract symptom / elderly person / professional practice / general medicine
Soutènement du col vésical par retziuscopie. Techniques et résultats préliminaires (à propos de 24 cas.
Bladder neck support by retropubic endoscopy. Techniques and preliminary results in 24 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 60-69

Pour traiter l'incontinence urinaire d'effort, sans cystocèle, de la femme jeune, nous proposons une technique originale à partir du concept de soutènement du col vésical par bandelette (Goebell-Stoeckel). Les modifications concernent la voie d'abord (la retiziuscopie facilitée par un ballon de dissection et combinée avec une courte incision vaginale), et l'utilisation pour la bandelette d'un matériau synthétique (le polytetrafluoroéthylène expansé (Gore-Tex(r))) fixé aux ligaments de Cooper par un point noué en extra-corporel. Notre but est d'obtenir à long terme des résultats comparables à ceux de la chirurgie ouverte avec une plus faible morbidité.De 1992 à 1994, 24 patientes ont été traitées selon cette technique par le même opérateur. L'âge moyen est de 48 ans. Dans tous les cas, il s'agit d'une première intervention pour incontinence, une seule patiente a des antécédents de chirurgie pelvienne (césarienne). L'incontinence est jugée stade 3 selon la classification d'lngelmann Sundberg dans 46% des cas. 35% des patientes présentent des contractions non inhibées, de même 35% ont une hypotonie uréthrale. Les 2 complications per-opératoires et celles survenues dans les suites immédiates sont sans gravité. La durée moyenne de l'intervention est de 2 h 45. Avec l'expérience, elle diminue progressivement de même que la durée d'hospitalisation dont la moyenne est de 4,3 jours. Avec un faible recul moyen (1 an plus 7 jours) les résultats sont bons dans 71% des cas, satisfaisants dans 8% (1 impériosité, 1 rétention durable), un échec 5 fois (21%) : 1 cas d'incontinence vraie authentifiée par l'examen clinique et 4 cas d'incontinence mineure pour des efforts violents occasionnels. Ces bons résultats tempérés par la publication de cas de rejet de la prothèse nous incitent à réserver cette intervention aux patientes qui ont une incontinence sévère mais aussi une bonne trophicité vaginale.

The authors propose an original technical based on the concept of bladder neck support by a sling (Goebell-Stoeckel) to treat urinary stress incontinence, without cystocele, in young women. The technical modifications concern the incision (retropubic endoscopy facilitated by a dissection balloon and combined with a short vaginal incision), and the use of synthetic material for the sling (expanded polytetrafluoroethylene (Gore-Tex)) attached to Cooper's ligaments by a suture tied extracorporeally. The long-term objective is to achieve results comparable to those of open surgery with a lower morbidity. From 1992 to 1994, 24 patients were treated according to this technique by the same operator. The mean age was 48 years. In every case, this operation constituted the first procedure for incontinence, and only one patient had a history of previous pelvic surgery (Caesarean section). Incontinence was classified as stage 3 according to the Ingelmann Sundberg classification in 46% of cases. 35% of patients present uninhibited contractions, and 35% presented urethral hypotonia. Two intraoperative complications and immediate postoperative complications were only minor. The mean operating time was 2 hours 45 minutes. With experience, it gradually decreased, as did the hospital stay, which was an average of 4.3 days. With a short mean follow-up (1 year 7 days), the results were good in 71% of cases, satisfactory in 8% of cases (1 case of urgency, 1 case of persistent retention), with a failure in 5 cases (21%) ; 1 case of true incontinence confirmed by clinical examination and 4 cases of minor incontinence during occasional violent effort.

Mots clés:
incontinence urinaire / chirurgie de l'incontinence urinaire / fronde / chirurgie laparoscopique / retziuscopie
Mots-clés:
Urinary incontinence / urinary incontinence surgery / sling / laparoscopic surgery / retropubic laparoscopy
Une seule biopsie prostatique positive sur six biopsies systématisées n'est pas corrélée sur un plan individuel au caractère intracapsulaire de la tumeur
A single positive prostatic biopsy out of six systematic biopsies is not correlated with the intracapsular nature of the tumour, on an individual level.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 70-75

OBJECTIF : Evaluer si une seule biopsie prostatique positive, sur six biopsies systématiques échoguidées, est corrélée de manière fiable aux caractères histopathologiques favorables de la tumeur sur la pièce de prostatectomie radicale (PR). MATERIELS ET METHODES : Sur 158 patients soumis à une PR pour un cancer prostatique cliniquement localisé à l'organe, 15,2% ont une seule des 6 biopsies systématisées positive. Nous comparons dans ce groupe (n° 1) et dans le groupe (n° 2) diagnostiqué par plus d'une biopsie positive, les taux de franchissement capsulaire (C+), de marges d'éxérèse positives (ME+), appréciés sur la pièce opératoire. Le pourcentage de progression post-opératoire biologique (P+), défini comme une élévation d'emblée ou secondaire du PSA post-opératoire au-delà de 0,1 ng/ml en dosage polyclonal, est évalué dans les deux groupes. Le score de Gleason est évalué et comparé à la fois sur les biopsies et sur les pièces de PR.
RESULTATS : 29,2%des cas sont C+, 16,7%, sont ME + et 26% sont P+ dans le groupe 1, contre respectivement 70%, 46,5%, et 49,5% dans le groupe 2. Toutes les différences sont statistiquement significatives. Tous les patients du groupe 1 qui ont moins de 10% du tissu envahi sur la biopsie positive ont un stade P2, par contre, tous les patients qui ont 100% de la longueur de carotte biopsique envahie par la tumeur, ont un stade P3. Concernant le score de Gleason, il est prédit avec exactitude par la biopsie positive dans 39% des cas et sous-estimé dans 39%, des cas.
CONCLUSION : Une seule biopsie prostatique positive sur les six biopsies systématisées est un élément prédictif d'extension locale intéressant mais qui ne garantit pas à titre individuel que les caractéristiques histo-pathologiques de la tumeur, ni que l'évolution de la maladie seront favorables.

OBJECTIVE : To evaluate whether or not a single positive prostatic biopsy out of six systematic ultrasound-guided biopsies, is reliably correlated manner with favourable histopathological features of the tumour on the radical prostatectomy (RP) specimen.
MATERIALS AND METHODS : In a series of 158 patients undergoing RP for clinically localized prostatic cancer, 15.2% had only one positive biopsy out of 6 systematic biopsies. We compared the rates of capsular effraction (C+) and positive resection margins (RM+), assessed on the operative specimen, in this group of patients with a single positive biopsy (group 1) and in the group (group 2) diagnosed by more than one positive biopsy. The postoperative biological progression rate (P+), defined as an immediate or secondary postoperative elevation of PSA beyond 0.1 ng/ml by polyclonal assay, was also evaluated in the two groups. The Gleason score was evaluated and compared on biopsies and on RP specimens. RESULTS : 29.2 of cases were C+, 16.7% were RM+ and 26% were P+ in group 1, versus 70%, 46.5% and 49.5%, respectively, in group 2. All differences were statistically significant. All patients in group 1 with less than 10% of prostatic tissue invaded on the positive biopsy had stage P2, while all patients with 100% of the length of the biopsy invaded by tumour had stage P3. The Gleason score was accurately predicted by the positive biopsy in 39% of cases and was underestimated in 39% of cases.
CONCLUSION : A single positive prostatic biopsy out of six systematic biopsies is a useful predictive factor of local extension, but, in the individual patient, does not guarantee favourable histopathological characteristics of the tumour, nor a favourable course of the disease.

Mots clés:
prostate / Tumeur / Biopsie / histo-pronostic
Mots-clés:
prostate / tumor / biopsy / histoprognosis
Critères décisionnels dans la prise en charge des reflux vésico-urétéraux chez l'enfant porteur d'une neurovessie congénitale.
Decisional criteria in the management of vesicoureteric reflux in children with congenital neurogenic bladder.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 76-81

BUTS : Essayer de déterminer dans le cas particulier des neurovessies, les meilleurs critères de choix et de gradation dans l'arsenal thérapeutique à notre disposition pour le traitement du reflux vésico-urétéral souvent associé. METHODES : 194 neurovessies congénitales dont 76 ayant présenté un reflux vésico-urétéral ont été revues rétrospectivement. Les différents traitements appliqués avec leurs résultats et leurs complications ont été revus. Des conclusions en sont tirées et des propositions faites pour une prise en charge optimale des reflux dans le cas particulier de ces neurovessies congénitales.
RESULTATS : Notre série comprenait 8 grade I, 28 grade II, 49 grade III et 23 grade IV et V. Dans plus de 50% des cas le reflux s'est révélé lors de la mise au point systématique d'une neurovessie congénitale ce qui prouve l'intérêt de ces mises au point. (25% des reflux ont été révélés avant l'âge de un an). La prise en charge consistait initialement en une vidange vésicale, souvent par cathétérismes intermittents, dès l'âge de 2 et 3 ans et antibioprophylaxie. Ceci a suffi pour faire disparaître 9 reflux et en contrôler 16 (pas d'infection urinaire, pas d'aggravation du haut appareil). Une intervention anti-reflux élective était décidée (1 grade I, 15 grade II, 38 grade III, 15 grade IV ou V). La technique a consisté dans 50 cas en un Cohen, dans 3 cas en un Politano Ledbetter et dans 3 cas en une injection endoscopique de PTFE. La plupart de ces vessies avec reflux étaient hypertoniques et/ou présentaient une pression de clôture anormalement importante. Les critères d'intervention étaient: reflux symptomatique; reflux traînant; aggravation rénale; traitement non suivi. Plusieurs complications sont apparues. Elles sont détaillées.
CONCLUSION : Le reflux vésico-urétéral dans le cadre des neurovessies congénitales joue un rôle majeur dans l'aggravation de l'état rénal. Ces reflux apparaissent la plupart du temps sur des vessies hypertoniques. L'examen urodynamique pré-décisionnel semble indispensable. Le cathétérisme intermittent permet de contrôler voire de faire disparaître un certain nombre de ces reflux. Il faut l'instaurer dès 2 ou 3 ans.En cas d'intervention, l'opération de Cohen est la plus aisée bien que son taux de complications soit majoré. L'injection de PTFE ou de macroplastique pourrait être une bonne indication.

OBJECTIVES : To determine, in the particular case of neurogenic bladder, the best criteria for selection and grading of the modalities available for the treatment of vesicoureteric reflux, which is often associated. METHODS : 194 patients with congenital neurogenic bladder, including 76 cases with vesicoureteric reflux were retrospectively reviewed. The various treatments applied, their results and their complications were reviewed. Conclusions are drawn and proposals are made for the optimal management of vesicoureteric reflux in the particular context of congenital neurogenic bladder. RESULTS : This series included 8 grade I, 28 grade II, 49 grade III and 23 grade IV and V. In more than 50% of cases, reflux was detected on during routine assessment of congenital neurogenic bladder, demonstrating the value of this assessment (25% of cases of reflux were detected before the age of one year). Management initially consisted of vesical drainage, often by intermittent catheterization, from the age of 2 to 3 years and antibiotic prophylaxis. This treatment was sufficient to correct reflux in 9 cases and to control it in 16 cases (no urinary tract infection, no deterioration of the upper tract). An elective anti-reflux operation was decided in 69 cases of VUR (1 grade I, 15 grade II, 38 grade III, 16 grade IV or V). Cohen's technique was performed in 3 cases and endoscopic injection of PTFE was performed in 3 cases. Most of these refluxing bladders were hypertonic and/or presented an abnormally high closing pressure. The operative criteria were : symptomatic reflux; persistent reflux; renal deterioration; non-compliance with treatment. Several complications were observed and are described.
CONCLUSION : Vesicoureteric reflux in the context of congenital neurogenic bladder plays a major role in the deterioration of renal function. These forms of reflux usually occur in hypertonic bladders. Urodynamic studies appear essential before deciding treatment. Intermittent catheterization is able to control or even correct a certain number of these cases of reflux and should be introduced by the age of 2 or 3 years. When surgery is required, Cohen's operation is the easiest to perform, but is associated with an increased complication rate. Injection of PTFE or macroplastic could constitute a good indication.

Mots clés:
Neuro-urologie / vessie neurologique / Reflux vésico-urétéral / Enfant
Mots-clés:
neurourology / Neurogenic bladder / vesicoureteral reflux / child
Approche expérimentale de l'érection réflexe chez le rat : modélisation et neuroanatomie fonctionnelle des voies nerveuses impliquées.
Experimental approach to reflex erection in the rat : modelling and functional neuroanatomy of the nerve pathways involved.
2001
- Recherche - Physiologie
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 81-86

La neurophysiologie de l'érection demeure mal connue, en particulier à l'étage médullaire. Nous avons étudié les variations de la pression intracaverneuse (PIC) chez le rat. Chez le rat éveillé, la stimulation tactile du prépuce provoque l'apparition de séquences de réponses érectiles réflexes intéressant les corps caverneux et/ou le corps spongieux et le gland. Au cours de ce test, l'implantation d'un capteur de pression télémétrique nous a permis d'enregistrer des augmentations de PIC superposables aux réponses érectiles. Ces augmentations étaient caractérisées par de brefs pics suprasystoliques précédés par un plateau infrasystolique. Chaque type de réponse érectile réflexe était accompagné d'un profil caractéristique d'augmentation de PIC. En particulier durant les érections du gland une participation des corps caverneux a été démontrée. Chez le rat anesthésié, la stimulation électrique du nerf dorsal de la verge provoque une augmentation de pression intracaverneuse qui tend à rejoindre la pression artérielle. Cette réponse érectile des corps caverneux est abolie après section proximale du nerf dorsal de la verge, fortement diminuée par la section du nerf pelvien homolatéral, et abolie après section bilatérale des deux nerfs pelviens. La paralysie musculaire striée ne supprime pas la réponse érectile. Ces données précisent la neurophysiologie de l'érection réflexe. En particulier elles permettent de mieux envisager son intégration au niveau spinal.

The neurophysiology of erection remains poorly elucidated, particularly at the spinal cord level. We studied variations of intracavernous pressure (ICP) in rats. Tactile stimulation of the prepuce in conscious rats induces the appearance of sequences of reflex erectile responses affecting the corpora cavernosa and/or corpus spongiosum and glans. During this test, implantation of a telemetric pressure transducer allowed us to record ICP increases occurring simultaneously to erectile responses. These increases were characterized by brief suprasystolic peaks preceded by an infrasystolic plateau. Each type of reflex erectile response was accompanied by a characteristic profile of ICP increase. Participation of the corpora cavernosa was demonstrated, particularly during erections of the glans. In anaesthetised rats, electrical stimulation of the dorsal nerve of the penis induces an increase of intracavernous pressure which tends to reach blood pressure values. This erectile response of the corpora cavernosa is abolished by proximal section of the dorsal nerve of the penis, markedly decreased by section of the homolateral pelvic nerve, and abolished after bilateral section of the two pelvic nerves. Striated muscle paralysis does not abolish the erectile response. These data help to define the neurophysiology of the reflex erection. In particular, they provide a clearer explanation of the spinal integration of reflex erection.

Mots clés:
andrologie / érection / physiologie de la fertilité / neuro-anatomie / expérimentation animale
Mots-clés:
andrology / Erection / fertility physiology / neuroanatomy / animal experiment
Urétérosigmoïdostomie chez l'adulte : résultats à long terme.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 87-92

Les auteurs présentent les résultats à long terme chez 65 patients (130 unités rénales fonctionnelles) ayant bénéficiés d'une urétérosigmoidostomie entre 1971 et 1992. Des complications précoces ont été relevées chez 25 patients, dont 9 cas de pyélonéphrites, 3 lâchages anastomotiques, 2 cas de troubles respiratoires, 4 cas d'iléus et 3 problèmes de plaie opératoire. En ce qui concerne les complications tardives, survenues chez 36 patients, on relève 12 cas de pyélonéphrites, 9 cas de troubles électrolytiques, 4 de sténose urétérale, 5 d'incontinence et/ou diarrhée et 3 tumeurs du côlon. Parmi les 26 survivants à 5 ans (40%), 23 (88%) présentaient une continence diurne complète et 14 (54%) une continence nocturne totale. La qualité de vie est considérée comme bonne par 24/26 patients (92%), 20 d'entre-eux (77%) ayant un degré d'activité normal. Cette étude démontre que l'urétérosigmoidostomie peut présenter de bons résultats fonctionnels à long terme, ceci malgré un taux de complications postopératoires non négligeable. On peut ainsi estimer qu'il faudra comparer les résultats à long terme obtenus au moyen de techniques plus modernes de dérivations urinaires continentes à basse pression à ceux démontrés par l'urétérosigmoidostomie.

Ureterosigmoidostomy in adults : long term results.

Mots clés:
Chirurgie / dérivation urinaire interne / Urétérosigmoïdostomie / résultat à long terme
Mots-clés:
surgery / internal urinary diversion / Ureterosigmoidostomy / long term outcome
Syndrome d'arrêt des antiandrogènes dans le traitement hormonal du cancer de la prostate métastatique en échappement hormonal.
Antiandrogen withdrawal syndrome in the endocrine treatment of metastatic prostatic cancer at the stage of hormonal escape.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 93-97

Pendant la phase d'échappement hormonal d'un cancer de la prostate traité par blocage androgènique complet une chute du taux de PSA après arrêt des antiandrogènes a été décrite. Nous rapportons un nouveau cas : Patient traité initialement par pulpectomie et Nitulamide pour un adénocarcinome N+. (PSA à 165 ng/ml). A la phase d'échappement hormonal, l'arrêt du nitulamide a entraîné une diminution du PSA. Le remplacement du nitulamide par l'acétate de cyprotérone a entraîné une réaugmentation du PSA qui a de nouveau diminué après arrêt de celui-ci. Trois ans après arrêt le taux de PSA est à 3,5 ng/ml. Ce syndrome est problablement du à la mutation du récepteur aux androgènes. En échappement hormonal, l'arrêt de tout antiandrogène hormis les analogues de la LH-RH est recommandé et peut être suivi d'une baisse temporaire du PSA. Aucun autre antiandrogène ne doit être administré en remplacement du précédent.

A fall in the PSA level after stopping antiandrogens has been described at the stage of hormonal escape of prostatic cancer treated by complete androgen inhibition. The authors report a new case. The patient was initially treated by pulpectomy and nitulamide for N+ prostatic carcinoma (PSA : 165 ng/ml). At the stage of hormonal escape, discontinuation of nitulamide induced a reduction of the PSA. Replacement of nitulamide by cytoproterone acetate was followed by a renewed increase of PSA, which again decreased after stomming cyproterone acetate. Three years later, the PSDA level was 3.5 ng/ml. This syndrome is probably due to mutation of the androgen receptor. In hormonal escape, suspension of all antiandrogens apart from LHRH analogues is recommended and can be followed by a temporary fall of PSA. No other antiandrogen must be administered in the place of the previous drug.

Mots clés:
prostate / Tumeur / Hormonothérapie / syndrome d'arrêt des anti-androgènes / hormono-résistance
Mots-clés:
prostate / tumor / endocrine therapy / antiandrogen withdrawal syndrome / hormone resistance
Le néphrome néphronogène : tumeur bénigne du rein de l'adulte. A propos de 2 cas.
The nephronogenic nephroma: a benign tumour of the kidney: about 2 case reports.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 98-102

Les auteurs rapportent 2 cas de néphrome néphronogène, tumeur bénigne et rare du rein de l'adulte. Ils la situent par rapport à l'ensemble des tumeurs parenchymateuses du rein. A partir des constatations paracliniques et histologiques sont exposés les principes thérapeutiques de cette lésion dont les aspects iconographiques la font souvent confondre avec une tumeur maligne du rein.

The authors report 2 cases of a benign and uncommon type of renal tumour in adult, the nephronogenic nephroma. The pathology is discussed and compared to other groups of solid renal tumour. The confusion with malign tumour is usual. According to radiological investigations and pathological analysis, aspects of surgical treatment are presented and discussed.

Mots clés:
Rein / tumeur rare
Mots-clés:
Kidney / rare tumor
Syndrome de Werner associé à une tumeur rénale bilatérale.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 103-106

Le syndrome de Wermer est une polyendocrinopathie caractérisée par l'atteinte tumorale de plusieurs glandes endocrines. Classiquement elle touche les parathyroïdes, le pancréas et l'hypophyse avec dans des cas isolés l'atteinte associée d'autres organes. Nous rapportons le cas, unique à notre connaissance, d'une association d'un syndrome de Wermer et d'une tumeur rénale bilatérale dont l'une est un adénocarcinome. L'intérêt de cette observation est double: la bilatéralité de l'atteinte rénale associée au syndrome de Wermer ce qui en fait l'originalité, et les difficultés thérapeutiques qui en résultent.

Wermer's syndrome associated with a bilateral renal tumour.

Mots clés:
Rein / tumeurs bilatérales / tumeur rare
Mots-clés:
Kidney / bilateral tumors / rare tumor
Valeur diagnostique du test de Stamey dans les prostatites chroniques.
Diagnostic value of Stamey's test in chronic prostatitis.
2001
- Didactique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 107-112

BUTS: Analyse et précisions techniques de l'examen cytobactériologique avec recueil fractionné des urines décrit par Stamey, méthode de référence pour l'évaluation et le diagnostic bactériologique des prostatites chroniques bactériennes, mais dont la réalisation pratique est rarement détaillée dans la littérature. METHODES: L'épreuve de Stamey est basée sur l'analyse comparative des échantillons d'urine représentatifs de l'urètre, de la vessie et des sécrétions prostatiques obtenues par massage prostatique. Cette méthode permet de mettre en évidence des germes dans les urines ou les sécrétions prostatiques en cas de prostatites bactériennes, au contraire des prostatites non bactériennes et des prostatodynies. Les conditions de prélèvement nécessitent une vessie suffisamment remplie et doivent être réalisées de façon rigoureusement stérile. Le premier temps de l'examen ne doit pas être précédé d'un écouvillonnage urétral, les échantillons d'urines doivent avoir un volume d'urine bien précis. Les sécrétions prostatiques sont obtenues par massage prolongé de chaque lobe prostatique. RESULTATS: Les prostatites bactériennes se traduisent par la présence de germes dans les sécrétions prostatiques et U3, en quantité largement supérieure à ce qui pourrait être trouvée dans les autres échantillons. En cas d'infection urinaire basse, le test doit être renouvelé après désinfection des urines vésicales. Le rôle pathogène des germes Gram positif est conditionné par un isolement à titre élevé et à plusieurs reprises. Le rôle pathogène de Ureaplasma urealytycum et Chlamydiae trachomatis est plus discuté. Le rôle de Trichomonas vaginalis est peu probable, la prostatite mycosique est très rare. La spermoculture est inférieure au test de Stamey dans le diagnostic des prostatites. CONCLUSION: Le diagnostic de prostatite chronique est peu aisé en raison de l'absence de symptomatologie clinique typique, de signes échographiques spécifiques, et de l'interprétation parfois difficile des résultats des cultures. Le test de Stamey est l'examen diagnostique de référence sous réserve d'une méthodologie rigoureuse.

OBJECTIVES: Analysis and technical details of Stamey's fractionated urine cultures, the reference method for the evaluation and bacteriological diagnosis of chronic bacterial prostatitis, but the application of which has been rarely described in the literature. METHOD: Stamey's test is based on comparative analysis of urine samples representative of the urethra, bladder and prostatic secretions obtained by prostatic massage. This method allows the demonstration of bacteria in the urine or prostatic secretions in the presence of bacterial prostatitis, in contra with non-bacterial prostatitis and prostatodynia. The sampling conditions require a sufficiently full bladder and the samples must be collected according to rigorously sterile procedure. The first step of the examination must not be preceded by urethral swabbing and the urine samples must have a well defined volume. Prostatic secretions are obtained by a prolonged massage of each lobe of the prostate gland. RESULTS: Bacterial prostatitis is confirmed by the presence of bacteria in the prostatic secretions and U3 in numbers largely exceeding the bacterial counts of the other samples. In the case of lower urinary tract infection, the test must be repeated after disinfection of the bladder urine. The pathogenic role of Gram positive bacteria is confirmed by isolation of a high bacterial count on several occasions. The pathogenic role of Ureaplasma urealyticum and Chlamydiae trachomatis is more controversial, while the role of Trichomonas vaginalis is unlikely and fungal prostatitis is very rare. Semen culture is less reliable than Stamey's test in the diagnosis of prostatitis. CONCLUSION: The diagnosis of chronic prostatitis is difficult due to the absence of typical clinical symptoms, specific ultrasonographic signs and the sometimes difficult interpretation of the culture results. Stamey's test is a reference diagnostic examination provided it is performed according to a rigorous methodology.

Mots clés:
infection génitale / Prostatite / examen d'urine
Mots-clés:
genital infection / Prostatitis / urinalysis
Prélèvement de reins sur donneur décédé. Technique chirurgicale dans le cadre d'un multiprélèvement.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 114-122

95% des greffes de reins se font en France à partir de reins prélevés sur le corps de donneurs décédés. Deux techniques de prélèvement sont proposées : l'une à coeur battant, l'autre à coeur arrêté. Le prélèvement rénal peut se faire dans la très grande majorité des cas (80%) à l'occasion d'un multiprélèvement d'organes, dans le respect de la loi bioéthique : non patrimonialité, anonymat entre donneur et receveur, sécurité, traçabilité et évaluation. Le rôle de l'urologue est permanent à toutes les étapes du prélèvement dont il est l'acteur principal. Les premiers temps se font en étroite collaboration avec les services de réanimation qui ont accueilli le donneur potentiel, fait le diagnostic de mort encéphalique. Les temps suivants guidés par l'établissement français des greffes sont sous sa responsabilité. Il est chargé de l'exploration abdominale à la recherche de tumeur, de toute anomalie, il doit prendre soin à ce que les règles d'asepsie soient appliquées pour éviter toute contamination de l'organe. Il est chargé de faire les prélèvements de façon à ce que les reins aient la plus courte durée d'ischémie chaude, la meilleure solution de conservation, et que la technique préserve au mieux leurs structures anatomiques. Il se doit de connaître l'évolution des greffons pour adapter sa technique aux résultats des greffes.

Cadaver donor nephrectomy technique in the context of multi-organ donation.

Mots clés:
Transplantation / prélèvement multi-organes
Mots-clés:
transplantation / multiorgan harvesting