Base bibliographique

Sommaire :

Éditorial
Editorial
2018
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2018, 1, 28, 1, suppl. 1




Mots clés:
G.
Troubles vésico-sphinctériens associés à l’endométriose profonde : revue de la littérature
Detrusor sphincter disorders associated with deep endometriosis: Systematic review of the literature
2018
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2018, 1, 28, 2-11, suppl. 1


Contexte

Chez les patientes atteintes d’endométriose profonde, les troubles vésico-sphinctériens sont responsables d’une altération de la qualité de vie indépendamment des douleurs chroniques pelviennes ou des dyspareunies. La chirurgie qui est le principal traitement de l’endométriose profonde peut également engendrer des troubles vésico-sphinctériens. Leur recherche et leur prise en charge sont donc indispensables chez les femmes atteintes d’endométriose.


Objectif

Déterminer le type de troubles vésico-sphinctériens associés à l’endométriose profonde, leur éventuel lien avec la localisation anatomique de l’endométriose et leur pronostic après une chirurgie. D’autre part, nous avons étudié les troubles vésico-sphinctériens postopératoires en précisant leur nature, leur moyen de prévention et leur prise en charge.


Sources documentaires

Une revue systématique de la base de données PubMed® a été effectuée à l’aide des mots clés suivants : « deep endometriosis », « urinary disorders », « voiding dysfunction » et « urinary dysfunction ».


Sélection des études

Les critères d’inclusion étaient les articles originaux publiés en anglais ou en français, concernant les études rétrospectives, prospectives et les revues de la littérature.


Résultats

Dans un contexte d’endométriose profonde vésicale, les troubles vésico-sphinctériens (TVS) sont présents chez plus de 50 % des patientes. La résection du nodule endométriosique permet une franche amélioration, voire une disparition de ces troubles. Dans un contexte d’endométriose profonde de l’étage postérieur du pelvis, des TVS sont mis en évidence même en l’absence de plainte fonctionnelle urinaire. Les TVS sont plus fréquents en cas d’atteinte colorectale et leur taux varie de 2 à 50 % selon les auteurs. La chirurgie de résection d’une endométriose postérieure, améliore les symptômes décrits en préopératoire, mais est également pourvoyeuse de TVS de novo pouvant aller jusqu’à 47,5 %. La prévention des TVS de novo est basée sur la technique de « nerve sparing », c’est-à-dire de préservation des nerfs végétatifs, permettant de diminuer les taux de complications postopératoires en dessous de 1 % pour certains auteurs.


Conclusion

Les TVS associés à une endométriose profonde ont un bon pronostic si leur prise en charge est adaptée. Ils doivent être systématiquement recherchés par un interrogatoire rigoureux intégrant un questionnaire validé. Un examen urodynamique peut être discuté en présence d’endométriose vésicale, y compris chez les patientes asymptomatiques d’un point de vue urinaire. La prise en charge des TVS nécessite une résection complète des nodules d’endométriose profonde. Dans le cadre d’une endométriose postérieure, il faut réaliser une dissection respectant les nerfs végétatifs rétropéritonéaux.


Context

Detrusor sphincter disorders impact quality of life in case of deep endometriosis. Surgery, which is one of the main treatments, is responsible of detrusor sphincter disorders. Since then, it is essential to look for those disorders and find the right medical care.


Objective

To specify the detrusor sphincter disorders, its links with anatomical localisation of deep endometriosis and its prognosis after surgery.


Methods

A literature review was carried out via PubMed® with the followings keywords: “deep endometriosis”, “urinary disorders”, “voiding dysfunction” and “urinary dysfunction”. Prospective and retrospective studies as well as previous reviews were analyzed.


Results

Concerning bladder deep endometriosis, detrusor sphincter disorders are observed in more than 50%. Resection of the lesions allows a clear improvement or even a disappearance of the disorders. Concerning the deep endometriosis of the posterior part of the pelvis, disorders are highlighted even if women do not complain of urinary trouble. Detrusor sphincter disorders are observed in 2 to 50% and women with colorectal localisation have the highest rate. Resection of the lesions improves the symptoms described preoperatively but also provides de novo disorders of up to 47.5%. In terms of prevention, the nerve sparing surgery respects the pelvic nerve plexus, and reduces post-operative morbidity to less than 1%.


Conclusions

Detrusor sphincter disorders associated with deep endometriosis have a prognosis if their management is adapted. Well-conducted interviews and standardized questionnaires is necessary to diagnosis them. Urodynamic test may be discussed in case of bladder endometriosis, including for urinary asymptomatic patients. The management of the detrusor sphincter disorders requires a complete resection of the nodules of deep endometriosis. In the case of posterior endometriosis, a dissection must be performed respecting the retroperitoneal vegetative nerves.

Mots clés:
Endométriose profonde / troubles vésico-sphinctériens / Chirurgie de / / Prévention
Mots-clés:
Deep endometriosis / Detrusor sphincter disorders / Nerve sparing surgery / Prévention
Reliability and reproducibility of the American Association for the Surgery of Trauma scaling for renal injury and impact on radiologic follow-up
Fiabilité et reproductibilité de la classification de l’American Association for the Surgery of Trauma et impact sur le suivi radiologique des traumatismes rénaux
2018
- Article du mois
- Réf : Prog Urol, 2018, 1, 28, 12-17, suppl. 1


Introduction


Mots clés:
CT scanner / kidney / Scale / Subjectivity / trauma
Mots-clés:
Q.-B. / E. / L. / B. / F.
Are concurrent systematic cores needed at the time of targeted biopsy in patients with prior negative prostate biopsies?
Les biopsies systématiques sont-elles nécessaires dans le même temps que les biopsies ciblées chez les patients ayant des biopsies de prostate initialement négatives ?
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 1, 28, 18-24, suppl. 1


Introduction


Mots clés:
prostate cancer / MRI/US fusion / Targeted prostate biopsies / Cancer detection / cancer de prostate
Mots-clés:
S. / F. / A. / E. / M.
Résultats oncologiques à long terme des patients ayant un cancer de la prostate traité par prostatectomie totale et curage ganglionnaire avec atteinte métastatique ganglionnaire infraclinique
Long-term outcomes of prostate cancer patients with lymph nodes metastasis after radical prostatectomy and pelvic lymph node dissection
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 1, 28, 25-31, suppl. 1


Introduction

Le but de notre étude a été d’évaluer la survie sans récidive biologique et d’en déterminer des facteurs prédictifs, des patients ayant un cancer de la prostate sans métastase ganglionnaire clinicoradiologique (cN0) lors du bilan préopératoire, ayant eu une prostatectomie totale avec curage ganglionnaire mettant en évidence une atteinte métastatique ganglionnaire (pN+).


Matériel et méthodes

Étude multicentrique, rétrospective reprenant les dossiers des patients opérés entre janvier 2005 et décembre 2010 afin d’avoir au moins 5 ans de suivi. Nous avons analysé les survies sans récidive biologique et évalué des facteurs prédictifs de récidive biologique.


Résultats

Au total, 30 patients ont été inclus dans l’étude. La durée de suivi moyen a été de 89,9±27,4 mois. En postopératoire les patients ont eu une surveillance, une hormonothérapie adjuvante ou une radio-hormonothérapie adjuvante dans 13 %, 73 % et 14 % des cas respectivement. Durant le suivi, 50 % des patients ont eu une récidive biologique avec un délai d’apparition de la récidive de 38±30 mois. La survie sans récidive biologique a été de 57 % à 5 ans et de 41 % à 10 ans. La présence de marges positives sur la pièce de prostatectomie (p =0,0065) et de dépassement capsulaire au niveau ganglionnaire (p =0,00021) ont été des facteurs prédictifs de récidive biologique.


Conclusion

La survie sans récidive biologique des patients ayant une atteinte ganglionnaire métastatique infraclinique après prostatectomie totale est satisfaisante et multifactorielle. De plus, notre étude a identifié les marges chirurgicales et l’extension extracapsulaire ganglionnaire comme des facteurs péjoratifs indépendants.


Niveau de preuve

4.


Introduction

The aim of this study was to evaluate biochemical recurrence-free survival (RFS) and to identify useful predictors of such survival in localized prostate cancer patients (cN0) and pelvic lymph node metastasis (pN+) treated with radical prostatectomy and pelvic lymph node dissection.


Patients and methods

This multicenter and retrospective study, assessed overall survival (OS), cancer specific survival (CSS) and biochemical recurrence-free survival (RFS), between January 2005 until December 2010 with 5 years of distance. We evaluated factors predicting long-term RFS in node positive prostate cancer patients.


Results

Thus, 30 patients were included. Median follow-up was 89.9±27.4 months. After surgery, patients were treated with surveillance (n =4, 13.5%), adjuvant hormone therapy (n =22, 73%) or combination of radio and hormone therapy, (n =4, 13.5%). During the follow-up, 50% of patients had biochemical recurrence, with a mean time period of 38±30 months. Five and 10-year RFS were 57% and 41% respectively. Extra lymph nodes extension (P =0.00021) and pathological margin status (P =0.0065) were independent predictors of 5-year RFS.


Conclusion

Biochemical RFS of patients treated with radical prostatectomy and subclinical lymph node metastatic disease is adequate and multifactorial. However, this study identifies pathological margin status and extra lymph node extension as independent factors of b RFS.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Résultats oncologiques / cancer de prostate / Métastases ganglionnaires / Prostatectomie totale / Hormonothérapie
Mots-clés:
Oncological outcomes / prostate cancer / lymph node metastasis / radical prostatectomy / Hormone therapy
Conséquences psychologiques du cancer de prostate chez les patients traités par une forme semestrielle d’hormonothérapie
Psychological impact of prostate cancer on patients receiving a 6-month androgen deprivation therapy
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 1, 28, 32-38, suppl. 1


Introduction

Le cancer de prostate (CaP) est souvent associé à des symptômes psychologiques tels que l’anxiété. Le but de cette étude était d’évaluer les effets au cours du temps d’un agoniste de la LH-RH sur l’anxiété et la qualité de vie (QdV) des hommes atteints d’un CaP.


Matériel

Il s’agit d’une étude française, observationnelle, non interventionnelle, multicentrique. Les patients atteints d’un CaP, éligibles à un traitement par leuproréline 45mg (forme 6 mois) étaient inclus et devaient compléter des questionnaires évaluant l’anxiété (memorial anxiety scale for prostate cancer [MAX-PC] ; state trait anxiety inventory [STAI]) et la QdV (questionnaire SF12) avant le début du traitement, puis à 6 mois.


Résultats

Les questionnaires ont été complétés par 575 patients à l’inclusion et par 315 patients à 6 mois. L’âge moyen était de 75,5 ans. À l’inclusion, le score moyen (±déviation standard [DS]) MAX-PC était de 17,7±12,0 avec une anxiété principalement en rapport avec le diagnostic de CaP. Après 6 mois de traitement, le score MAX-PC était significativement diminué (−2,0±10,4 ; p <0,001). Le diagnostic de CaP affectait négativement la QdV des patients. À 6 mois, le score SF-12 augmentait pour la composante vitalité (1,2±9,8 ; p =0,0142) alors que le score pour la dimension physique diminuait (−2±8,0).


Conclusion

Après 6 mois de traitement par leuproréline 45mg, les patients atteints d’un CaP étaient moins anxieux, avec une tendance à l’amélioration de leur état mental.


Niveau de preuve

3.


Background

Prostate cancer (PCa) is often associated with psychopathological symptoms such as anxiety. This study evaluated the effects of the luteinizing hormone-releasing hormone agonist therapy leuprorelin acetate (LA) on anxiety and quality of life (QoL) over time in men with PCa.


Methods

This observational, non interventional, multicenter study was conducted in France. Patients with PCa eligible for therapy with a 6-month LA depot were enrolled. Patients completed questionnaires assessing anxiety (memorial anxiety scale for prostate cancer [MAX-PC] ; state trait anxiety inventory [STAI]) and QoL (medical outcomes study 12-item short-form health survey [SF-12] physical summary component [PCS] and mental component summary [MSCS] subscales) at baseline and 6 months after 6-month LA depot administration.


Results

Questionnaires were completed by 575 men at baseline and 315 men at 6 months. Mean age was 75.5 years; median time since first diagnosis was 0.4 years. At baseline, the mean (±standard deviation [SD]) MAX-PC score was 17.7±12.0, with anxiety primarily related to the PCa diagnosis. STAI-state and MAX-PC scores were consistent. Following 6 months of LA administration, the mean MAX-PC score decreased (−2.0±10.4 ; P <0.001). The PCa diagnosis negatively affected patients’ QoL, as assessed by the SF-12 PCS and MCS subscores. At 6 months, the SF-12 vitality score significantly increased (1.2±9.8; P =0.0142) vs baseline and the SF-12 PCS score decreased by −2.0±8.0 from baseline.


Conclusion

After 6 months of leuprorelin 45mg therapy, prostate cancer patients appeared to be less anxious with a mental health improvement.


Level of evidence

3.

Mots clés:
cancer de prostate / Qualité de vie / Anxiété / Hormonothérapie / Agoniste de la LH-RH
Mots-clés:
prostate cancer / Quality of life / Anxiety / Hormonal therapy / LHRH agonist
Traitement de l’incontinence urinaire masculine neurologique par le sphincter urinaire artificiel AMS 800™ (Boston Scientific, Boston, États-Unis) : résultats à très long terme (> 25 ans)
Male neurogenic stress urinary incontinence treated by artificial urinary sphincter AMS 800™ (Boston Scientific, Boston, USA): Very long-term results (> 25 years)
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 1, 28, 39-47, suppl. 1


Objectif

Le but de cette étude était d’évaluer les résultats fonctionnels à très long terme du sphincter urinaire artificiel (SUA) implanté chez les hommes neurologiques.


Matériels et méthodes

Tous les hommes neurologiques implantés avec un SUA (AMS 800®) dans notre institution entre 1985 et 1992 ont été inclus. La continence, définie par l’absence de port de protections, les taux d’explantation et de révision ont été évalués.


Résultats

Au total, quatorze patients d’âge médian 27,3 ans (IQ : 27,3,5–40,8) ont été inclus : quatre étaient des blessés médullaires et dix avaient un spina bifida. Un antécédent de chirurgie de la continence était rapporté chez six patients (42,9 %). Le SUA a été implanté en position péribulbaire (n =4) ou périprostatique (n =10). La durée médiane de suivi était de 18,3 ans (IQR : 10,1–20,3). Tous les patients étaient vivants au terme du suivi. Trois SUA étaient natifs, huit furent révisés (dont quatre furent explantés dans un second temps) et trois explantés pour infection ou érosion. Le taux de survie sans explantation à 5, 10, 15 et 20 ans était de 85,7 %, 62,3 %, 52,0 % et 39,0 % respectivement. Le taux de survie sans révision à 5, 10, 15 et 20 ans était de 78,6, 42,9, 28,6 et 7,1 %, respectivement. Au terme du suivi, 50 % des patients étaient continents.


Conclusion

À très long terme, le SUA a permis d’obtenir un taux de continence de 50 % chez les hommes neurologiques au prix d’un taux de révision important.


Niveau de preuve

4.


Objective

The aim of the study was to report the very long-term functional outcomes of artificial urinary sphincter (AUS) in male neurological patients.


Material and methods

Male neurological patients diagnosed with stress urinary incontinence due to sphincter deficiency and undergoing AUS (AMS 800®) implantation between 1985 and 1992 were enrolled. Continence, defined by no pad/condom usage, explantation and revision rates were reported.


Results

Fourteen patients with a median age of 27.3 years (IQR: 27.3–40.8) were included: four had a spinal cord injury and ten a spina bifida. Prior continence surgery was reported by 6 patients (42.9 %). Artificial urinary sphincter was implanted in a peribulbar (n =4) or periprostatic position (n =10). Median follow-up was 18.3 years (IQR: 10.1–20.3). At last follow-up, all patients were alive. Three native devices were still in place, eight were revised (four of them were secondarily explanted) and three were explanted due to erosion or infection. The 5-, 10-, 15-, 20-year explantation-free survival rates were respectively 85.7, 62.3, 52.0, 39.0 %. The 5-, 10-, 15-, 20-year revision-free survival rates were respectively 78.6, 42.9, 28.6, 7.1 %. At last follow-up, 50 % patients were continent.


Conclusion

In the very long run, AUS provided a 50 % continence rate in male neurological patients but the revision rates were important.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Sphincter urinaire artificiel / Neuro-Urologie / insuffisance sphinctérienne / incontinence urinaire / Autosondage
Mots-clés:
Artificial urinary sphincter / Neuro-urology / Intrinsic sphincter deficiency / Urinary incontinence / Self-catheterisation
Robot-assisted renal transplantation using the retroperitoneal approach (RART) with more than one year follow up: Description of the technique and results
Transplantation rénale par voie cœlioscopique robot-assistée utilisant la voie sous-péritonéale avec plus d’un an de suivi : description de la technique et résultats
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 1, 28, 48-54, suppl. 1


Introduction


Mots clés:
Robotic / Transplantation / Laparoscopy / Transplantation rénale / Robotique
Mots-clés:
F. / B. / B. / J.-M. / M.
Comparaison des résultats opératoires et oncologiques de la néphrectomie partielle et de l’ablation par radiofréquence pour traitement des tumeurs rénales chez les patients de plus de 75 ans
Comparison of operative and oncologic results between partial nephrectomy and radiofrequency ablation for treatment of renal tumors in patients older than 75
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 1, 28, 55-61, suppl. 1


Introduction

Les patients âgés représentent une part de la population grandissante pour laquelle la stratégie du traitement des tumeurs rénales localisées doit intégrer la morbidité liée au choix thérapeutique et à la fonction rénale. L’objectif était d’analyser les résultats oncologiques et fonctionnels de la chirurgie conservatrice (NP) versus ablation par radiofréquence (RFA).


Matériel et méthodes

Tous les patients de plus de 75 ans traités par NP et RFA entre 2007 et 2014 pour une tumeur rénale localisée dans notre centre ont été inclus. Les caractéristiques des patients et des tumeurs ont été comparées et les critères suivants ont été analysés : survie (globale et sans récidive) et perte de fonction rénale (delta MDRD en pré- et postopératoire).


Résultats

Cent patients ont été inclus (26 néphrectomies partielles groupe 1, et 74 radiofréquences, groupe 2) avec un suivi moyen de 32 mois. L’âge moyen et la taille tumorale différaient significativement entre les deux groupes (respectivement 78 ans versus 81 ans, p =0,001, 38mm versus 29mm, p =0,003). Les résultats périopératoires étaient comparables dans les deux groupes en termes de complications. En revanche, le taux de transfusion et la durée d’hospitalisation étaient significativement supérieurs dans le groupe NP. Les médianes de survie étaient respectivement de 45 mois vs 27 mois en survie globale (p =0,23) et de 28 mois vs 10 mois en survie sans récidive (p =0,34) pour les deux groupes (NP vs RFA) respectivement. En analyse multivariée, le mode opératoire (NP vs RF) n’était pas significativement associé à la survie (HR 2,37 [IC95 % : 0,66 à 8,5]) pour la survie du groupe RFA vs NP (p =0,19). La perte de débit de filtration glomérulaire calculée était de 1,5±14mL/min/1,73m2 pour les NP et de 3±14mL/min/1,73m2 pour les RFA (p =0,69).


Conclusion

Notre étude a retrouvé des résultats périopératoires meilleurs pour la RFA par rapport à la NP sans différence significative de survie. La perte de fonction rénale était minime et comparable dans les deux groupes.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Elderly patients represent a growing part of our society for who treatment strategy for localized renal tumors has to be chosen knowing iatrogen effects and renal function morbidity. The aim was to analyze oncological and functional results of nephron sparing surgery (PN) versus radiofrequency ablation (RFA).


Materials and methods

All patients aged more than 75 treated by partial nephrectomy or radiofrequency ablation between 2007 and 2014 in our centre were included. Patient and tumors data were compared and these criteria were analyzed: survival (overall and without recurrence) and loss of renal function (pre- and postoperative MDRD).


Results

In total, 100 patients were included (26 partial nephrectomies, group 1 and 74 radiofrequency ablation, group 2) with a 32-months medium follow-up. Medium age and tumor size were significantly different (respectively, 78 versus 81 years old, P =0.001, 38mm versus 29mm, P =0.003). Perioperative results showed no differences in complications. Transfusion rate and duration of hospital stay were significantly higher in the PN group. Median overall survival were 45 vs. 27 months (P =0.23) for PN and RFA and median recurrence-free survival were 28 vs. 10 months (P =0.34). On a multivariate analysis, operative technique (PN or RFA) were not significantly linked to survival (HR 2.37 [95% CI: 0.66–8.5]), P =0.19. Loss of renal function were 1.5±14mL/min/1.73m2 for PN and 3±14mL/min/1.73m2 for RFA (P =0.69).


Conclusion

Our study showed better perioperative results for RFA than for PN, without significant different survival. Loss of renal function were little and similar.


Level of evidence

4.

Mots clés:
carcinome à cellules rénales / Radiofréquence / Néphrectomie partielle / Oncogériatrie
Mots-clés:
Renal cell carcinoma / radiofrequency ablation / partial nephrectomy / Elderly / Onco-geriatric
Évaluation de la taille des calculs urinaires avant urétéroscopie souple : quelle mesure choisir ?
Evaluation of stone size before flexible ureteroscopy: Which measurement is best?
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 1, 28, 62-70, suppl. 1


But

Évaluer rétrospectivement la capacité des différentes méthodes d’évaluation de la taille des calculs urinaires, par tomodensitométrie, à prédire le succès de l’urétéroscopie souple (URSS).


Matériel

Soixante-sept patients admis pour premier traitement endoscopique d’au moins un calcul rénal mis en évidence par tomodensitométrie abdominale ont été revus. A été étudiée la relation entre l’absence de fragment résiduel après URSS et la charge lithiasique évaluée selon : le diamètre maximal (DM), la surface calculée (SC), le volume calculé (VC1 et VC2), le diamètre cumulé (DC), les volumes tridimensionnels total (V3Dt) et maximal (V3Dm) ; au moyen de courbes ROC et par régression logistique uni- et multivariée.


Résultats

Toutes les mesures radiologiques étudiées prédisent efficacement l’absence de fragment résiduel significatif après URSS. Aucune différence significative n’a été observée entre les aires sous la courbe (AUC) correspondant aux différentes mesures radiologiques.


Conclusion

L’évaluation de la taille des calculs urinaires est essentielle dans l’estimation de la probabilité de succès d’une URSS. Notre étude rapporte une capacité comparable des différentes mesures tomodensitométriques disponibles, qu’elles soient planaires ou volumétriques. Si les mesures volumétriques semblent plus précises et plus reproductibles, la mesure du diamètre maximal reste la plus simple d’utilisation et la plus facilement accessible dans la pratique clinique quotidienne.


Niveau de preuve

4.


Purpose

To retrospectively assess the clinical utility in ureteroscopy (URS) planning of radiological parameters as predictor of stone-free status after a single flexible ureteroscopy.


Material

Sixty-seven patients with renal stones treated by flexible URS were retrospectively evaluated. To assess the clinical utility of radiological parameters, relationships between stone-free (SF) status and stone burden (maximal diameter, calculated area, calculated volume, cumulative diameter, and tridimentionnal volume [V3D]) were analyzed using the area under the receiver operating characteristics curve and logistic regression.


Results

Maximal diameter (AUC=0.75), calculated area (AUC 0.79), calculated volume (AUC=0.79), cumulative diameter (AUC=0.80) and tridimensional volume (AUC=0.82) revealed ability to predict SF status after URS.


Conclusion

Stone burden evaluation is critical in predicting SF status after a single URS. Planar and volumetric measurements showed equal ability to predict SF status. V3D is more accurate but diameter measurement remains easier in clinical practice.


Level of evidence

4.

Mots clés:
urolithiase / Urétéroscopie / tomodensitométrie / Lithotritie / Laser
Mots-clés:
Urolithiasis / ureteroscopy / Tomography / Lithotripsy / Laser