Base bibliographique

Énucléation de la prostate au laser Holmium en chirurgie ambulatoire : évaluation prospective des 30 premiers patients
Holmium laser enucleation of the prostate as a day case surgery: Prospective evaluation of the first 30 patients
2015
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 1, 34-39

Objectifs : Étudier la faisabilité de l’énucléation laser Holmium de la prostate (HoLEP) en chirurgie ambulatoire.
Patients et méthode : Étude prospective observationelle incluant 30 patients consécutifs après exclusion des patients instables ou sous traitement anticoagulant oral. Les patients quittaient le service en fin d’après-midi et la sonde vésicale était enlevée le lendemain. Le suivi comprenait un appel téléphonique après 24 h, puis des visites à 1 et 3 mois. Les données cliniques étaient recueillies de manière prospective et les complications classées selon Clavien-Dindo.
Résultats : En moyenne, l’âge des patients était de 63,8 ans, le volume prostatique de 75,3 cc, le débit maximum de 9,5 mL/s et l’IPSS de 22,9. Le taux de conversion en hospitalisation conventionnelle était de 3,3 %. Les taux de ré-hospitalisation et de ré-intervention à 3 mois étaient respectivement de 16,6 % et 3,3 %. Le taux de complication globale à 3 mois était de 66 % (Clavien I = 57,7 %, II = 38,5 %, III = 3,8 %). Le taux de satisfaction de la prise en charge était de 100 % (score de 9,2/10). À 3 mois, le volume résiduel moyen était de 23,3 cc, le débit maximum de 25,6 mL/s, et l’IPSS de 4,7.
Conclusion : Cette étude confirme la faisabilité de l’HoLEP en chirurgie ambulatoire pour des patients sélectionnés au sein d’une équipe entraînée. Le taux d’échec avec prolongation d’hospitalisation et les complications de grade > 2 étaient inférieurs à 5 % alors que les taux de satisfaction des patients étaient élevés, confirmant l’intérêt du développement de ce type de prise en charge.
Niveau de preuve : 3.

Objectives: To evaluate the feasibility of holmium laser enucleation of the prostate (HoLEP) as a day case surgery.
Material and methods: Observational prospective study including 30 consecutive patients after exclusion of unstable diseases and anticoagulant therapy. Patients were discharged before 8PM and the urinary catheter was removed at home the next morning. The monitoring included a phone call after 24 hours and clinical evaluations after 1 and 3 month follow-up. Clinical data were prospectively collected and complications were classified according to the Clavien-Dindo classification.
Results: The mean age of the study population was 63.8, prostate volume was 75.3 cc, maximum urinary flow rate was 9.5 mL/s, and IPSS was 22.9. The conversion rate to conventional hospitalization was 3.3%. After 3 months follow-up, readmission and reoperation rates were respectively 16.6% and 3.3%. The overall complication rate was 66% (Clavien I = 57.7%, II = 38.5%, III = 3.8%). The satisfaction rate was 100% (score = 9.2/10). The mean prostate volume at 3 months follow-up was 23.3 cc, maximum urinary flow was 25.6 mL/s, and IPSS was 4.7.
Conclusion: This study confirmed the feasibility of HoLEP as a day case surgery for selected patients. Conversion rate to conventional hospitalization and complications of grade > 2 were less than 5% while the satisfaction rate was high.
Level of evidence: 3.

Mots clés:
Hyperplasie bénigne de prostate / Laser / Holmium / Ambulatoire / RTUP
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Holmium / Laser / Ambulatory / TURP
Évaluation de l’impact des recommandations du Comité des troubles mictionnels de l’homme sur la prise en charge de l’hypertrophie bénigne de prostate
Evaluation of the impact of CTMH guidelines on the management of benign prostatic hyperplasia
2015
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 1, 47-53

Introduction : Les recommandations du Comité des troubles mictionnels de l’homme (CTMH) sur la prise en charge de l’hypertrophie bénigne de prostate (HBP) ont été diffusées en 2012. Aucune étude n’en a évalué l’impact. L’objectif de notre étude observationnelle était d’évaluer leur impact chez les urologues français.
Matériel et méthodes : Un questionnaire a été soumis 1141 urologues membres de l’Association française d’urologie par courrier électronique en novembre 2013.
Résultats : Nous avons collecté 222 réponses (taux de réponse : 19 %). Les recommandations avaient été lues par 73 % des urologues. Les recommandations étaient suivies par 76 % des urologues, dont 11 % systématiquement, et 4,5 % ne les suivaient pas. L’utilisation de la nouvelle terminologie variait de 28 à 52 % selon les items. Pour l’évaluation des symptômes, 33 % utilisaient le score IPSS et 64 % se basaient sur l’interrogatoire seul et 3 % sur aucun des deux. Le volume prostatique n’était pas systématiquement pris en compte dans la décision thérapeutique (57 %). La fonction sexuelle était évaluée systématiquement dans 28 % des cas avec utilisation d’un questionnaire dans 11 % des cas (IIEF : 92 %). Le PSA était dosé respectivement dans 70 et 51 % des cas lors du bilan initial et du suivi. Après initiation d’une monothérapie, le patient était revu à 3 mois dans 56 % des cas.
Conclusion : Les recommandations du CTMH sur la prise en charge de l’HBP étaient un référentiel connu et utilisé des urologues français. Une marge de progression serait possible concernant l’utilisation du score IPSS, l’évaluation de la fonction sexuelle et l’usage de la nouvelle terminologie.
Niveau de preuve : 4.

Introduction: The French guidelines on the management of benign prostatic hyperplasia (BPH) have been published in 2012 by the LUTS committee of the French Urological Association. The aim of this study was to evaluate the impact of these guidelines on the BPH management by French urologists.
Material and methods: A questionnaire has been distributed by email to 1141 urologists members of the French Association of Urologists in November 2013.
Results: We collected 222 responses (response rate: 19%). The guidelines have been read by 73% of the urologists. The guidelines were followed most of the time by 76% of them, 11% followed them systematically and 4.5% did not follow them. The new terminology was used by 28 to 52% according to the items. The symptoms were evaluated by the IPSS score (33%), by interrogatory alone (64%) or by neither of them (3%). Prostate volume was not systematically taken for account in the treatment strategy by 57% of the urologists. Sexual function was assessed systematically by 28% of the urologists, 11% used a questionnaire (IIEF: 92%). PSA was tested respectively by 70 and 51% of the urologists at the initial evaluation and the follow-up. After introduction of a monotherapy, 56% of the urologists evaluated the efficacy at 3 months.
Conclusion: The French guidelines for the management of benign prostatic hyperplasia (BPH) by the LUTS committee of the French Urological Association were well known and used by French urologists. Some improvements can be expected for the use of the IPSS score, the evaluation of the sexual function, and the use of the new terminology.
Level of evidence: 4.

Mots clés:
recommandations / Symptômes du bas appareil urinaire / hypertrophie bénigne de la prostate / Prise en charge
Mots-clés:
Guidelines / Low urinary tract symptoms (LUTS) / Benign prostatic hyperplasia / Benign prostatic enlargement / Benign prostatic obstruction
L’ischémie a un impact limité sur la fonction rénale après néphrectomie partielle sur rein unique chez les patients sans insuffisance rénale préopératoire
Ischemia is not an independent predictive factor of chronic renal failure after partial nephrectomy in a solitary kidney in patients without pre-operative renal insufficiency
2015
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 1, 27-33

But : Déterminer l’influence du clampage pédiculaire et de sa durée sur la fonction rénale à long terme après néphrectomie partielle (NP) pour cancer sur rein unique.
Patients et méthodes : L’étude a inclus rétrospectivement 259 patients opérés par NP entre 1979 et 2010 dans 13 centres. L’utilisation d’un clampage, son type (pédiculaire ou parenchymateux), sa durée ainsi que les données pré-, intra- et postopératoires ont été recueillis. Les valeurs de débit de filtration glomérulaire (DFG) préopératoire et au dernier suivi ont été comparées. Une analyse multivariée selon le modèle de Cox a été réalisée afin de déterminer l’impact de l’ischémie sur le risque d’insuffisance rénale (IR) chronique postopératoire.
Résultats : La taille moyenne des tumeurs était de 4,0 ± 2,3 cm et le DFG préopératoire moyen de 60,8 ± 18,9 mL/min. Cent six patients ont été opérés en ischémie chaude (40,9 %) et 53 en ischémie froide (20,5 %). Trente patients (11,6 %) ont évolué vers l’insuffisance rénale chronique. En analyse multivariée, ni le clampage pédiculaire (p = 0,44), ni la durée d’ischémie chaude (p = 0,1) n’étaient associés à une évolution vers l’insuffisance rénale. Les facteurs indépendants d’insuffisance rénale à long terme étaient le DFG préopératoire (p < 0,0001) et les pertes sanguines (p = 0,02).
Conclusion : La fonction rénale après NP sur rein unique apparaît principalement liée à des facteurs non modifiables et notamment le DFG préopératoire. Ce travail relativise l’importance du clampage pédiculaire et du temps d’ischémie qui n’étaient pas significativement liés au risque d’IR dans notre étude.
Niveau de preuve : 5.

Objective: To assess the influence of vascular clamping and ischemia time on long-term post-operative renal function following partial nephrectomy (PN) for cancer in a solitary kidney.
Patients and methods: This is a retrospective study including 259 patients managed by PN between 1979 and 2010 in 13 centers. Clamping use, technique choice (pedicular or parenchymal clamping), ischemia time, and peri-operative data were collected. Pre-operative and last follow-up glomerular filtration rates were compared. A multivariate analysis using a Cox model was performed to assess the impact of ischemia on post-operative chronic renal failure risk.
Results: Mean tumor size was 4.0 ± 2.3 cm and mean pre-operative glomerular filtration rate was 60.8 ± 18.9 mL/min. One hundred and six patients were managed with warm ischemia (40.9%) and 53 patients with cold ischemia (20.5%). Thirty patients (11.6%) have had a chronic kidney disease. In multivariate analysis, neither vascular clamping (P = 0.44) nor warm ischemia time (P = 0.1) were associated with a pejorative evolution of renal function. Pre-operative glomerular filtration rate (P < 0.0001) and blood loss volume (P = 0.02) were significant independent predictive factors of long-term renal failure.
Conclusion: Renal function following PN in a solitary kidney seems to depend on non-reversible factors such as pre-operative glomerular filtration rate. Our findings minimize the role of vascular clamping and ischemia time, which were not significantly associated with chronic renal failure risk in our study.
Level of evidence: 5.

Mots clés:
Néphrectomie partielle / Rein unique / chirurgie conservatrice / Fonction rénale
Mots-clés:
Partial nephrectomy / Solitary kidney / Nephron-sparing surgery / Renal function
L’obésité est-elle un frein à la transplantation rénale ?
Is obesity a barrier to kidney transplantation?
2015
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 1, 40-46

Introduction : La transplantation rénale (TR) est la prise en charge la plus adaptée de l’insuffisance rénale terminale. La proportion d’obèses augmente dans la population générale et chez les insuffisants rénaux. Il est important d’évaluer l’impact de l’obésité sur les complications chirurgicales de la TR. Le but de notre étude rétrospective était de signifier la corrélation entre l’obésité et la survenue de complications urologiques postopératoires au cours de la première année.
Patients et méthodes : Nous avons effectué une étude rétrospective de mars 1999 à décembre 2009. Nous avons réalisé une revue de dossiers de patients transplantés rénaux. Les reins étaient prélevés sur donneurs cadavériques. Les données recueillies étaient l’âge, le poids, la taille, l’IMC préopératoires ; la néphropathie causale, le tabagisme, l’HTA, le diabète, le traitement anticoagulant. Les données peropératoires comprenaient la durée opératoire (DO), l’ischémie froide. Les complications urologiques ont été recensées pendant la première année après la TR (sténoses anastomotiques vasculaires, sténose urétéro-vésicale, lymphorrhées, pyélonéphrites, hématome, abcès de paroi). L’analyse statistique a consisté en un test-t pour échantillons indépendants et une régression logistique uni- et multivariée pour la survenue de complications.
Résultats : Quatre cent vingt-deux patients ont été transplantés au total. Nous avons exclu 20 patients. L’IMC et la durée opératoire des patients ayant des complications étaient significativement différents de ceux des patients n’ayant pas de complications (p = 0,016 et p = 0,039, respectivement). Les obèses (n = 48) avaient plus de diabète (12,5 % versus 3,7 % ; p = 0,014), étaient plus souvent tabagiques (35,4 % versus 22 % ; p = 0,012), avaient une DO plus longue (203,64 minutes versus 182,46 minutes ; p = 0,006), et plus de complications (62,5 % versus 50,28 % ; p = 0,03) que les patients avec un IMC < 30 (n = 354). Après ajustement sur l’âge, tabac, DO, diabète et IMC a montré que seul l’IMC était un facteur prédictif indépendant de survenue de complications postopératoires avec p = 0,048 et un RR = 1,058 [IC 95 % : 1–1,119]. Cependant, il n’y avait pas plus de transplantectomie chez les obèses (p = 0,911).
Conclusion : Notre étude a montré qu’il existe un risque important de complications chirurgicales après TR chez les obèses. Mais cela n’affecte pas la survie du greffon à court et à long termes.
Niveau de preuve : 5.

Introduction: Kidney transplantation is the most suitable of ESRD care. The proportion of obese people is increasing in the general population and patients with kidney impairment. It is important to assess the impact of obesity on surgical complications of kidney transplantation. The aim of this retrospective study was to signify the correlation between obesity and the occurrence of postoperative urological complications during the first year.
Methods: We conducted a retrospective study from March 1999 to December 2009. We conducted a chart review of patients undergoing kidney transplantation. The kidneys were taken from cadaveric donors. Data collected included age, weight, height, preoperative BMI; causal nephropathy, smoking, hypertension, diabetes, anticoagulation therapy. Intraoperative data included operative time (DO), cold ischemia. Urological complications were recorded during the first year after the kidney transplantation (vascular anastomotic strictures, ureterovesical stenosis, lymphorrheas, pyelonephritis, hematoma, wound infection). Statistical analysis consisted of a t-test for independent samples and univariate and multivariate logistic regression for the occurrence of complications.
Results: Four hundred and twenty-two patients were transplanted in total. We excluded 20 patients. BMI and duration of surgery patients with complications were significantly different from those of patients with no complications (P = 0.016 and P = 0.039, respectively). Obese (n = 48) had more diabetes (12.5% versus 3.7%, P = 0.014), were more often smoking (35.4% versus 22%, P = 0.012), had a longer DO (203.64 minutes versus 182.46 minutes, P = 0.006), and complications (62.5% versus 50.28%, P = 0.03) than patients with a BMI <30 (n = 354). After adjusting for age, smoking, DO, diabetes and BMI showed that only BMI was an independent predictor of the occurrence of postoperative complications with P = 0.048 and RR = 1.058 [CI: 1 to 1.119]. However, there was no more transplantectomy obese (P = 0.911).
Conclusion: Our study showed that there is a significant risk of surgical complications after kidney transplantation in obese patients. But ultimately, this does not affect graft survival because there are no more transplantectomies or return to dialysis.
Level of evidence: 5.

Mots clés:
Transplantation rénale / Obésité / Facteurs prédictifs / Survie / Complications
Mots-clés:
renal transplantation / Obesity / Predictors / Survival / Complications
Nature et rôle des éléments traces dans les calculs urinaires
Presence and role of trace elements in urinary calculi
2015
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 1, 22-26

Objectifs : Évaluer la nature et le rôle éventuel des éléments traces dans le processus de formation des calculs de l’arbre urinaire.
Matériels et méthodes : Une série de 76 calculs provenant de la région Est algérienne a été étudiée par spectrophotométrie infrarouge à transformée de Fourier pour l’analyse chimique et fluorescence X pour la détection des éléments traces.
Résultats : Parmi les éléments traces détectés, Zn, Sr, Pb, Cu, Rb et Se, seuls les trois premiers présentaient des teneurs significatives. Dans l’ensemble, les constituants calciques, à savoir les oxalates de calcium et les phosphates de calcium, étaient les plus riches en ces éléments contrairement aux constituants non calciques comme l’acide urique et la cystine qui présentaient de faibles teneurs.
Conclusion : La corrélation des teneurs en Zn et Sr avec les constituants lithiasiques dont la carbapatite, la weddellite et la whewellite suggère une adsorption de ces éléments traces dans le cas des calculs calciques plutôt qu’un processus catalytique.
Niveau de preuve : 3.

Aim: To assess the possible nature and role of trace elements in the pathogenesis of urinary stones.
Material and method: A series of 76 calculi from the East-Algerian region has been investigated through Fourier transform infrared spectroscopy for chemical analysis and X-ray fluorescence for detecting trace elements.
Results: Among the detected trace elements, Zn, Sr, Pb, Cu, Rb and Se, only the first three had significant values. Overall, the calcium components, namely calcium oxalate and calcium phosphate, were the most loaded by these elements contrary to organic components such as uric acid and cystine, which had low contents.
Conclusion: The correlation of contents of Zn and Sr with the stone components (carbapatite, weddellite and whewellite) suggests an adsorption of these trace elements in the case of calcium stones rather than a catalytic process.
Level of evidence: 3.

Mots clés:
Calculs urinaires / Éléments traces / Fluorescence X
Mots-clés:
Urinary calculi / Trace elements / X-ray fluorescence
Prise en charge des faux anévrismes rénaux après néphrectomie partielle
Treatment of pseudoaneurysm following partial nephrectomy
2015
- Mise au point
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 1, 18-21

Contexte : La néphrectomie partielle (NP) s’est progressivement imposée comme le traitement de référence des tumeurs rénales de moins de 4 cm, voire de moins de 7 cm. Le nombre de NP réalisées a ainsi augmenté ces dernières années nous confrontant plus fréquemment aux complications de cette chirurgie. Les faux anévrismes (FA) sont rares mais peuvent potentiellement engager le pronostic vital du patient par leur risque hémorragique. Ces FA doivent donc être traités selon une stratégie de prise en charge adaptée.
Méthodes : Nous avons réalisé une recherche bibliographique sur les cas de FA compliquant une NP rapportés dans la littérature ainsi qu’une mise au point sur les différentes stratégies de prise en charge et leurs résultats.
Résultats : L’incidence des faux anévrismes est faible, variant de 0,5 à 4 %. Le traitement de référence est l’artério-embolisation utilisée dans 98 % des cas rapportés, avec un succès élevé pour une faible morbidité. Dans certains cas bien sélectionnés il semblerait qu’une surveillance rapprochée puisse être une alternative.

Background: Partial nephrectomy (PN) has become the gold standard for the treatment of small tumors confined to the kidney. As result, the number of PN procedures increased during the last years. Subsequently, we have more often to deal with the complications of this surgery. Among these, pseudoaneurysms are rare but potentially life-threatening due to a risk of bleeding. Therefore, pseudoaneurysms have to be treated according to a relevant strategy.
Methods: We performed a literature review of the cases of pseudoaneurysm after PN was reported as well as a focus on the different treatment strategies and their outcomes.
Results: The incidence of pseudoaneurysm is low, ranging from 0.5% to 4%. Radio-embolization represents the gold standard treatment, used in 98% of the cases reported in the literature, allowing high success rate and rare morbidity. However, in some selected cases, surveillance could be an alternative.

Mots clés:
Néphrectomie partielle / Faux anévrisme / artériographie / Embolisation / Complication chirurgicale
Mots-clés:
Partial nephrectomy / pseudoaneurysm / arteriography / Embolization / Surgical complication
Prise en charge des tumeurs de la prostate à faible risque évolutif
Management of low-risk prostate cancer
2015
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 1, 1-10

But : Effectuer une mise au point sur les cancers localisés de la prostate « à faible risque évolutif ». Ces cancers ont été définis à partir des données histologiques, cliniques et biologiques. L’utilisation du taux de PSA a entraîné une migration de stades vers les cancers de la prostate à faible risque, qui représentent actuellement 40 à 50 % des formes diagnostiquées.
Matériel : Une revue systématique de la littérature sur les 20 dernières années a été effectuée sur le moteur de recherche Medline.
Résultats : Les tumeurs à faible risque évolutif sont classiquement définies par la classification de d’Amico. L’IRM multiparamétrique permet de mieux caractériser ces tumeurs. L’apport de la biologie moléculaire reste à définir en pratique clinique. Les nouveaux concepts thérapeutiques moins invasifs comme la surveillance active se développent. Le traitement focal expérimental est actuellement en cours d’évaluation.
Conclusion : Les stratégies thérapeutiques de la prise en charge du cancer à faible risque ont évolué et cherchent à limiter le risque de « surtraitement » de ces tumeurs, sans compromettre le résultat carcinologique.

Introduction: The widespread use of prostate cancer screening has led to a stage migration resulting in an increase in the diagnosis of low-risk disease, which currently accounts for 40–50% of diagnosed forms. New therapeutic strategies have been developed in order to minimize the risk of overtreatment.
Methods: A systematic review of the literature over the past 20 years was performed using the Medline database. The literature selection was based on evidence and practical considerations.
Results: Low-risk tumors are conventionally defined by the d’Amico classification. The use of multiparametric MRI helps to better characterize these tumors. The contribution of molecular biology remains to be determined in clinical practice. Novel therapeutic options for low-risk disease are currently being evaluated.
Conclusion: The new therapeutic strategies are evolving. They seek to reduce overtreatment without compromising oncological success.

Mots clés:
Cancer de la prostate à faible risque / Prostatectomie totale / radiothérapie / Surveillance active / Traitement focal
Mots-clés:
Low-risk prostate cancer / Radiation therapy / radical prostatectomy / Active surveillance / Focal therapy
Résultats carcinologiques et fonctionnels de l’abord interfascial de la prostatectomie robotique comparé avec l’abord intrafascial
RALP: Comparison of the oncological and functional outcomes of the intrafascial and the interfascial approaches
2015
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 1, 54-61

But : L’assistance robotique offre à la prostatectomie totale (PT) cœlioscopique plus d’aisance technique et une plus grande précision pour la préservation des bandelettes vasculo-nerveuses (BVN). La dissection intrafasciale a ainsi été proposée afin d’assurer une meilleure conservation de ces bandelettes. Cependant, cette technique comporte un grand taux de marges positives, justifiant une autre tendance qui consiste en une approche interfasciale. Il y a encore peu d’études à ce jour comparant directement ces 2 techniques, et notre étude est la première à offrir un suivi de 2 ans.
Matériel : Notre étude a porté sur une population de 200 patients divisés en 2 groupes. Ils étaient tous continents et avaient tous un bon score IIEF5 : (1) Le groupe 1 était constitué de 100 patients ayant subi une PT robotique par l’abord intrafascial. Ils avaient un âge moyen de 60,3 ans (45–70). Leurs cancers étaient majoritairement de risque faible ou intermédiaire de d’Amico. Le PSA moyen était de 7,43 ng/ml. Soixante-quinze patients avaient un pT2, 24 un pT3 et un patient avait un pT4. (2) Le groupe 2 comprenait 100 patients qui ont subi une PT robotique par la voie interfasciale. Les patients avaient un âge moyen de 61,6 ans (45–72), avec majoritairement un risque faible ou intermédiaire de D’Amico. Le PSA moyen était de 6,3 ng/ml. Soixante-quatorze patients avaient un pT2, 22 un pT3a, et 4 un pT3b. Tous les patients ont été évalués après un et 2 ans de suivi.
Résultat : Dans le groupe 1, le taux des marges chirurgicales positives (MCP) était de 45 % contre 19 % pour le groupe 2 (p < 0,0001). Le taux des récidives biochimiques (PSA > 0,2 ng/ml) à 2 ans était de 10 % pour le groupe 1 et de 3 % pour le groupe 2 (p = 0,0447). À 2 ans, 2 patients du groupe 1 utilisaient 2 protections urinaires ou plus par jour, contre un seul du groupe 2. Soixante-cinq patients du groupe 1 ont maintenu une érection spontanée à un an avec ou sans médication orale, contre 31 patients pour le groupe 2. À 2 ans, 86 patients du groupe 1 avaient une érection spontanée contre 65 du groupe 2 (p = 0,0006). En outre, 65 patients du groupe 1 étaient en même temps capables de pénétration, contre 55 du groupe 2 (p = 0,0045).
Conclusion : L’approche intrafasciale exposait à un taux très élevé de marges positives en n’offrant que peu d’avantages dans la préservation de la fonction érectile à 2 ans comparée à la variante interfasciale. Dans notre série, nous n’avons pas remarqué de différence significative entre les 2 voies sur la continence urinaire.
Niveau de preuve : 5.

Introduction: Due to its technical ease and greater precision Robotic Assisted Laparoscopic radical Prostatectomy (RALP) allows a better preservation of the neurovascular bundles, thereby improving functional outcomes. The intrafascial dissection has been proposed to allow a more complete preservation of these bundles. However, this technique harbors a high rate of positive surgical margins, justifying another trend: the interfascial approach. To date, there are still few publications directly comparing these 2 techniques and our study is the first to offer a 2-year follow-up.
Materials and methods: Our study focused on a two-hundred patients population divided into two consecutive groups. All the patients were continent preoperatively and had a satisfactory IIEF5 score: (1) Group 1 consisted of 100 patients who underwent RALP with the intrafascial approach. They had a mean age of 60.3 years (45–70). The majority of cancers were of the low or moderate risk group of d’Amico. The mean PSA was 7.43 ng/ml. Seventy-five patients had a pT2, 24 a pT3 and one patient had a pT4. (2) Group 2 included 100 patients who underwent RALP with the interfascial technique. Patients had a mean age of 61.6 ± 5.96 years (45–72), and their cancers were mostly of the low or moderate risk groups of d’Amico. The mean PSA was 6.3 ng/ml. Seventy-four patients had a pT2, 22 a pT3a, and 4 had a pT3b. All patients were evaluated after one and two years of follow-up.
Result: Rates of positive surgical margins were 45% and 19% respectively for groups 1 and 2 (P < 0.0001). The rates of biochemical failure (PSA > 0.2 ng/ml) at 2 years were 10% and 3%, respectively for groups 1 and 2 (P = 0.0447). At 2 years, 2 patients in group 1 and one patient in group 2 were using 2 or more urinary pads. Erection with or without oral medication was maintained in 65 (65%) and 31 (31%) patients respectively for groups 1 and 2 at one year. At 2 years 86 and 65 patients were having spontaneous erection, respectively in groups 1 and 2 (P = 0.0006). In addition, 65 and 55 patients were also capable of sexual penetration, respectively in groups 1 and 2 (P = 0.0045).
Conclusion: The intrafascial approach exposed to a very high rate of positive surgical margins while offering only a little benefit in the erectile function preservation at 2 years compared to the interfascial variant. In our series, we did not notice any significant difference between the two techniques concerning the urinary continence.
Level of evidence: 5.

Mots clés:
Prostatectomie totale / Chirurgie robotique / incontinence urinaire / dysfonction érectile / Marges chirurgicales
Mots-clés:
Robotic Assisted Laparoscopic radical Prostatectomy (RALP) / Urinary incontinence / Erectile dysfunction / Surgical margins / Biochemical failure
Résultats carcinologiques et fonctionnels de l’abord interfascial de la prostatectomie robotique comparé avec l’abord intrafascial
RALP: Comparison of the oncological and functional outcomes of the intrafascial and the interfascial approaches
2015
- Commentaire à…
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 1, 62-63
L’étude publiée par l’équipe de Nice évalue leurs 200 premiers patients traités par prostatectomie cœlioscopique assistée par robotique.
Utilisation exponentielle des réseaux sociaux en médecine : exemple de l’intérêt de Twitter© en urologie
Exponential use of social media in medicine: Example of the interest of Twitter<sup>©</sup> in urology
2015
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 1, 11-17

Objectif : Les réseaux sociaux (#SoMe) ont révolutionné la médecine moderne. Notre but était de décrire l’intérêt potentiel de Twitter dans le champ de l’urologie.
Matériel et méthodes : Une revue systématique de la littérature a été réalisée en utilisant le moteur de recherche PubMed sans restriction de période avec les mots clés suivants (MeSH) : social media ; Web 2.0 ; Twitter ; Internet ; network ; urology ; journal club ; education.
Résultats : Il existait 3 catégories d’utilisation pour Twitter en urologie : dissémination de l’information scientifique, interaction scientifique en congrès et enseignement et échanges médicaux internationaux. La diffusion de la médecine fondée sur les preuves par le biais des traditionnels journaux scientifiques a vécu. Les grands journaux scientifiques d’urologie et les sociétés savantes sont désormais toutes sur Twitter et sont devenues virtuelles et utilisent de nouveaux indices de bibliométrie. Les #SoMe et Twitter permettent une meilleure interactivité des sessions scientifiques. L’utilisation exponentielle de Twitter est dans l’intérêt des orateurs, des participants et des sociétés savantes. Enfin l’enseignement universitaire et la formation médicale continue passent aussi par les #SoMe. Twitter est devenu une plateforme virtuelle vivante de discussion internationale pour les cas de cancer complexe (RCP dématérialisée). Twitter est aussi le lieu de discussions scientifiques intenses au cours de séances de bibliographie virtuelles mensuelles, sans limite d’espace ni de temps.
Conclusion : Les médecins doivent s’approprier les règles de bonne utilisation des #SoMe pour ne pas rompre le serment d’Hippocrate. Les #SoMe et Twitter sont en train d’entraîner une révolution dans la diffusion de l’information scientifique et de l’enseignement universitaire. Les urologues internationaux sont à la pointe de cette évolution et la France doit également s’y engager.

Aim: Social media (#SoMe) has changed the face of modern medicine. Our purpose was to asses the potential interest of Twitter in the field of urology.
Material and methods: A systematic review of the literature has been performed using PubMed without timeline restriction with the following keywords (MeSH): social media; Web 2.0; Twitter; Internet; network; urology; journal club; education.
Results: There were 3 categories of interest of Twitter in the field of urology: spread of scientific knowledge, scientific interaction during medical conferences and medical education and international medical debates. The unique spread of evidence-based-medecine through traditional scientific journals in paper version is over. Main scientific journals in urology and scientific societies are now using a Twitter account and became virtual. They use new bibliometrics available on #SoMe to estimate the social impact. Twitter allows for a better interactivity of doctors attending scientific conferences. Exponential use of Twitter is in the interest of speakers and leaders, audience and scientific societies. Lastly, medical academic education and continuing medical education can be achieved through #SoMe. Twitter became a lively virtual platform for scientific debates for complex oncological cases (dematerialized tumor board). Twitter is also a place for intense scientific discussion during virtual journal club without geographic or timeline restriction.
Conclusion: Physicians need to respect the rules for a wise use of #SoMe in order not to break the Hippocratic Oath. There is a revolution around #SoMe and Twitter in the spread of scientific knowledge and academic teaching. International urologists are already committed in this evolution and France should also get involved.

Mots clés:
Réseau social / Internet / Web 2.0 / urologie / Twitter
Mots-clés:
Social media / Web 2.0 / Twitter / Internet / Network