Base bibliographique

Sommaire :

Innervation sensitive de la vessie : implications cliniques et thérapeutiques
Sensory innervation of the bladder : clinical and therapeutic implications
2007
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 5-11

Les influx sensoriels provenant de la vessie et du système sphinctérien urinaire jouent un rôle important dans le contrôle de la fonction vésico-sphinctérienne. La sensibilité consciente est indispensable pour sécuriser la phase de stockage et autoriser la miction à un moment fonctionnellement et socialement acceptable. Une sensibilité adéquate du bas appareil urinaire implique que l'axe urothélium - système nerveux périphérique - moelle épinière - tronc cérébral - mésencéphale et cortex sensoriel soit intact.
Cette revue fait une synthèse des connaissances anatomiques, physiologiques et physiopathologiques actuelles sur les voies nerveuses afférentes (ou dites "de la sensibilité") de la vessie et de l'urèthre, en se penchant notamment sur leur signification physiologique et thérapeutique.

Sensory impulses derived from the bladder and urinary sphincter system play an important role in the control of detrusor-sphincter function. Conscious sensation is essential to ensure the storage phase and to allow micturition at a functionally and socially acceptable time. Adequate sensation of the lower urinary tract requires an intact urothelium - peripheral nervous system - spinal cord - brain stem - midbrain - sensory cortex axis. This article reviews the current anatomical, physiological and pathophysiological knowledge concerning the afferent (sensory) nerve pathways of the bladder and urethra, with particular emphasis on their physiological and therapeutic implications.

Mots clés:
Vessie / sphincter uréthral / Urothélium / voies nerveuses afférentes / trouble mictionnel
Mots-clés:
bladder / urethral sphincter / urothelium / afferent nerve pathways / voiding disorder
Varicocèle et infertilité masculine : Recommandations Comité Andrologie - AFU 2006
Varicocele and male infertility : AFU 2006 guidelines
2007
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 12-17

L'évaluation de routine d'un homme infertile ayant une varicocèle doit comporter un interrogatoire complet comprenant les antécédents médicaux et reproductifs, un examen clinique et au moins deux spermogrammes. Les examens d'imagerie ne sont pas indiqués pour caractériser la varicocèle, sauf si l'examen clinique ne peut conclure. L'échographie peut en revanche être utile chez l'homme infertile pour dépister les pathologies associées, notamment les tumeurs testiculaires.
Le traitement de la varicocèle ne doit être proposé si toutes les conditions suivantes sont présentes :
1) la varicocèle est palpable,
2) l'infertilité du couple est documentée,
3) il n'existe pas de problème d'infertilité féminine ou celle-ci est potentiellement curable,
4) il existe au moins une anomalie des paramètres spermatiques au spermogramme.
Un traitement peut être également proposé aux hommes ayant une varicocèle palpable et des anomalies spermatiques au spermogramme, même s'ils ne sont pas dans une démarche immédiate de désir d'enfant.
Le traitement de la varicocèle doit également être proposé aux adolescents ayant une varicocèle et une diminution du volume testiculaire ipsilatéral. Les adolescents ayant une varicocèle associée à un testicule de volume normal doivent être surveillés annuellement avec mesure objective du volume testiculaire et/ou un spermogramme s'il est réalisable.
Le traitement chirurgical ou par embolisation percutanée sont deux options possibles dans le traitement de la varicocèle, à conditions de disposer, dans les deux cas, d'un opérateur expérimenté et entraïné.
Le traitement de la varicocèle peut être considéré comme le traitement de première intention chez un patient ayant une oligo-asthéno-tératospermie modérée sans facteur d'infertilité féminine associé. Une FIV, avec ou sans ICSI, peut être considérée comme le traitement de première intention quand il existe un facteur d'infertilité féminine indépendant, nécessitant le recours à ces techniques. Le traitement de la varicocèle pourra être envisagé de façon concomitante pour améliorer la fécondance du sperme. La persistance ou la récidive de la varicocèle peut être traitée par chirurgie ou par embolisation percutanée à condition de réaliser une veinographie spermatique pour identifier le site du reflux veineux persistant. Après traitement de la varicocèle, un spermogramme doit être réalisé approximativement tous les trois mois pendant un an ou jusqu'à survenue de la grossesse.

The routine assessment of an infertile man with varicocele must comprise complete clinical interview including the patient's medical and reproductive history, physical examination and at least two sperm counts. Imaging examinations are not indicated to characterize the varicocele, except when physical examination is inconclusive. However, scrotal ultrasound can be useful in infertile men to detect concomitant diseases, especially testicular tumours. Treatment of varicocele must be proposed when all of the following conditions are present : 1) the varicocele is palpable ; 2) the couple's infertility is documented ; 3) there is no female infertility problem or this problem is potentially curable ; 4) there is at least one abnormality of spermatic parameters on the sperm count. Treatment can also be proposed in men with palpable varicocele and spermatic abnormalities on the sperm count, even when they do not have any immediate plans to have a child. Young men with varicocele and a normal sperm count must be followed by sperm counts every one or two years. Treatment of varicocele must also be proposed to adolescents with varicocele and ipsilateral a reduction of testicular volume. Adolescents with varicocele associated with a normal-sized testis must be reviewed annually to measure testicular volume and/or sperm count when it can be performed. Surgery or percutaneous embolization are two possible treatment options for varicocele provided they are performed by a well trained and experienced operator. The treatment of varicocele can be considered to be first-line treatment in a patient with moderate oligo-astheno-teratospermia with no associated female infertility factor. IVF with or without ICSI can be considered to be first-line treatment in the presence of an independent female infertility factor, requiring the use of these techniques. Concomitant treatment of varicocele can be considered to improve semen fertility. Persistence or relapse of varicocele can be treated by surgery or percutaneous embolization provided spermatic venography is performed to identify the site of persistent venous reflux. After treatment of varicocele, a sperm count must be performed approximately every three months for one year or until pregnancy is achieved.

Mots clés:
varicocèle / Infertilité masculine / recommandations
Mots-clés:
Varicocele / Male infertility / Guidelines
Dispositions réglementaires de la recherche biomédicale applicables depuis le 28 août 2006
Biomedical research legislation applicable since 28 August 2006
2007
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 18-22

Le nouveau dispositif réglementaire concernant la recherche biomédicale est entré en vigueur le 28 Août 2006. Ce dispositif, qui va plus loin que les recommandations de la directive européenne 2001/20/CE introduit plusieurs modifications renforçant le rôle des Comités de Protection des Personnes et des différentes administrations. La protection des personnes est ainsi renforcée par un contrôle accru des participants et des investigateurs. La publication des listes des recherches autorisées vise également à renforcer l'espace de recherche européen. Nous proposons une synthèse de la législation désormais en vigueur afin de faciliter le travail de rédaction des protocoles.

The new legislation concerning biomedical research entered into force on 28 August 2006. This legislation, which goes further than the recommendations of European Directive 2001/20/EC, introduces several modifications reinforcing the role of the Comité de Protection des Personnes (Ethics Committee) and the various administrations. The protection of subjects is reinforced by increased control of participants and investigators. Publication of lists of authorized research is designed to strengthen European research. The authors propose a summary of the new legislation to facilitate preparation of protocols.

Mots clés:
recherche biomédicale / code de la Santé Publique / recommandations / promoteur / investigateur
Mots-clés:
biomedical research / french public health act / new legislation / sponsor / investigator
Intérêt des marqueurs urinaires dans le diagnostic et le suivi des tumeurs urothéliales de vessie
Value of urinary markers in the diagnosis and follow-up of urothelial bladder tumours
2007
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 23-34

Les tumeurs urothéliales de vessie nécessitent une surveillance régulière : la cystoscopie associée à la cytologie urinaire en sont les examens de référence. Récemment, plusieurs nouveaux marqueurs validés ou en cours d'évaluation ont été proposés afin de remplacer la cytologie et potentiellement de réduire, voire de remplacer les cystoscopies inutiles. Le liquide biologique étudié pour tous ces marqueurs est le même que la cytologie urinaire, c'est à dire l'urine.
Dans ce travail, nous avons fait le point sur les résultats des travaux récents concernant ces nouveaux marqueurs urinaires.
Les résultats de ces marqueurs montrent une meilleure sensibilité globale que la cytologie urinaire, mais souvent une spécificité moins bonne. Dans la majorité des cas, ces tests sont réalisés lors du suivi des patients (NMP22, BTA, CYFRA 21-1 ...), mais ne remplacent pas la cystoscopie, du fait d'un nombre élevé de faux-positifs.
D'autres techniques, tels que la FISH, le uCyt+ ou les microsatellites semblent être des tests plus prometteurs, notamment dans le diagnostic des tumeurs de bas grade.
Dans la pratique, la solution viendra peut-être de l'association de plusieurs marqueurs pour améliorer encore la sensibilité, et diminuer le taux de faux-positifs responsables des cystoscopies inutiles.

Urothelial bladder tumours require regular surveillance: cystoscopy associated with urine cytology are reference examinations. Several new markers currently under evaluation or already validated have recently been proposed to replace cytology and potentially reduce or even replace unnecessary cystoscopies. The biological fluid studied for all of these markers is the same as that of urine cytology, i.e. urine. The authors review the results of recent studies on these new urinary markers. The results of these markers demonstrate a better global sensitivity than urine cytology, but often a lower specificity. In the majority of cases, these tests are performed during patient follow-up (NMP22, BTA, CYFRA 21-l., etc.), but do not replace cystoscopy, due to a large number of false-positives. Other techniques, such as FISH, uCyt+ or microsatellites appear to be more promising, especially for the diagnosis of low-grade tumours. The best solution in practice may consist of a combination of several markers to further improve sensitivity and to decrease the false-positive rate responsible for unnecessary cystoscopies.

Mots clés:
Tumeur de vessie / Marqueurs tumoraux / Urine / Diagnostic / pronostic.
Mots-clés:
bladder tumour / tumour markers / urine / Diagnosis / prognosis.
Cancer du rein et deuxième cancer : Analyse critique de la littérature
Renal cancer and second cancer : critical review of the literature
2007
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 35-40

Cette mise au point avait pour objectif de déterminer si les patients ayant un carcinome à cellules rénales (CCR) ont un risque accru de développer un second cancer. Les cancers statistiquement associés aux CCR ont été déterminés par une revue des publications épidémiologiques puis les facteurs étiologiques de ces associations ont été étudiés. Les implications en pratique clinique des résultats présentés sont abordées dans la fin de ce travail.
Notre revue de la littérature montre qu'il existe un risque accru de cancer de vessie et cancer de la prostate chez les patients atteints d'un CCR, principalement en cas de sous-type tubulo-papillaire. La physiopathologie de ces associations met probablement en jeu des altérations génétiques communes mais n'est pas formellement expliquée.
Ces associations épidémiologiques méritent d'être prises en compte dans le suivi des patients ayant eu un CCR.

This review was designed to determine whether patients with renal cell carcinoma (RCC) present an increased risk of developing a second cancer. Cancers statistically associated with RCC were determined by a review of epidemiological publications and the aetiological factors of these associations were then studied. The clinical implications of the results of this review are discussed at the end of this study. This review of the literature demonstrates an increased risk of bladder cancer and prostate cancer in patients with RCC, particularly in the case of the tubulopapillary subtype. The pathophysiology of these associations has not been clearly elucidated, but probably involves common genetic alterations. These epidemiological associations should be taken into account in the follow-up of patients with RCC.

Mots clés:
Cancer / Rein / prostate / Vessie / Épidémiologie
Mots-clés:
Renal cancer / Prostate cancer / Bladder cancer / epidemiology.
Néphrectomie partielle par clampage parenchymateux sélectif utilisant un nouveau clamp
Partial nephrectomy by selective renal parenchymal clamping using a new clamp
2007
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 41-44

Buts : Etudier les résultats de la néphrectomie partielle réalisée en chirurgie ouverte par clampage parenchymateux rénal sélectif en utilisant un nouveau clamp parenchymateux rénal, le Réniclamp.
Matériel et Méthodes : 37 patients ont eu une néphrectomie partielle en utilisant le Réniclamp. L'indication était impérative chez 7 patients (reins solitaires) et élective chez 30 patients. La tumeur était polaire dans 22 cas et au niveau du bord externe du rein dans 15 cas. La taille moyenne de la tumeur était de 29 mm (10-60).
Résultats : Le temps opératoire moyen était de 147 minutes, et le temps de clampage de 25 minutes. Les pertes sanguines étaient en moyenne de 191 cc (50-450), et aucun patient n'a été transfusé. Il n'y a pas eu de glissement du clamp ou de lésion parenchymateuse dûe au clamp. Les complications : une fistule urinaire traitée par endoscopie et un caillotage de la voie excrétrice qui a nécessité un traitement endoscopique et une embolisation sélective. Les marges chirurgicales étaient négatives dans tous les cas.
Conclusion : La néphrectomie partielle par clampage parenchymateux est une alternative à la technique avec clampage pédiculaire dans presque tous les cas de tumeurs, à l'exception des lésions centro-rénales. Le Réniclamp permet de distribuer la pression de manière homogène en évitant sur le bord proximal la lésion du parenchyme par excès de pression, et en distalité le saignement par défaut de pression.

Objectives : To study the results of open partial nephrectomy by selective renal parenchymal clamping using a new renal parenchyma clamp, the Réniclamp.
Material and methods : Partial nephrectomy was performed in 37 patients using the Réniclamp for an imperative indication in 7 patients (solitary kidneys) and an elective indication in 30 patients. The tumour was situated in a pole in 22 cases and on the lateral border of the kidney in 15 cases. The mean tumour diameter was 29 mm (range : 10 - 60 mm).
Results : The mean operating time was 147 minutes and the mean clamping time was 25 minutes. Mean blood loss was 191 cc (range : 50-450 cc) and no patient required blood transfusion. No cases of slipping of the clamp or renal parenchymal lesion due to the clamp were observed.
Complications : a urinary fistula treated by endoscopy and obstructive clot of the upper urinary tract, which required endoscopic treatment and selective embolisation. The surgical margins were negative in every case.
Conclusion : Partial nephrectomy by selective renal parenchymal clamping is an alternative to the pedicle clamping technique in almost every case of renal tumour except for central renal lesions. Réniclamp® distributes the pressure homogeneously, avoiding damage to the parenchyma due to excess pressure on the proximal part of the clamp and bleeding due to insufficient pressure on the distal part of the clamp.

Mots clés:
Rein / Cancer / Néphrectomie / Clampage / artère
Mots-clés:
nephrectomy / Nephron-sparing surgery / clamp / renal carcinoma.
Comparaison de la néphrectomie partielle par voie laparoscopique et par voie ouverte : une expérience multicentrique française
Comparison of open and laparoscopic partial nephrectomy : a french multicentre experience
2007
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 45-49

Objectifs : Comparer les techniques de néphrectomie partielle (NP) par voie ouverte (NPO) et laparoscopique (NPL) au travers d'une série multicentrique française.
Matériel et méthodes : Les données correspondant à 741 NP (91 laparoscopies et 650 voies ouvertes) ont été comparées, incluant les indications, les tailles des tumeurs, les données opératoires, les taux de complications et les durées d'hospitalisation.
Résultats : Les tumeurs étaient de plus petite taille dans le groupe NPL (2,7 vs 3,4 cm, p :0,001). Il y avait moins de tumeurs malignes dans le groupe NPL (71,1% vs 80% p : 0,05) et moins de NP de nécessité (20,9% vs 31,4%, p : 0,04). Il y avait moins de tumeurs hilaires dans le groupe NPL que dans le groupe NPO (NPL : 4% vs NPO:14,8%, p : 0,03). Il a été réalisé moins de clampage pédiculaire dans le groupe NPL (33% vs 50,2%, p : 0,002) mais pour des durées significativement plus élevées (35 minutes vs 19 minutes, p : 0,0001). La durée opératoire moyenne était plus élevée dans le groupe NPL (163 vs 150 minutes, p : 0,02). Les taux de complications chirurgicales (17,6% vs 14,3%), de transfusion (6,6% vs 10,5%) et les pertes sanguines moyennes (363 vs 434 ml) n'étaient pas significativement différents dans les 2 groupes. Il y a eu significativement plus de fistules urinaires (12,1% vs 2,5%, pConclusion : Il ressort de cette série comparative reflétant une expérience initiale que la néphrectomie partielle laparoscopique a des résultats opératoires et péri-opératoires proches de ceux de la néphrectomie partielle ouverte. Cependant, les indications de la voie laparoscopique restent sélectionnées, les durées de clampage pédiculaire et les complications médicales sont supérieures en chirurgie laparoscopique. L'expérience et les progrès techniques de la néphrectomie partielle laparoscopique devraient pouvoir rendre la technique opératoire comparable à celle de la chirurgie ouverte.

Objectives : To compare open (OPN) and laparoscopic (LPN) partial nephrectomy (PN) techniques in the light of a French multicentre series.
Material and methods : Data corresponding to 741 PN (91 laparoscopic and 650 open procedures) were compared in terms of the indications, tumour diameter, operative data, complication rates and length of hospital stay.
Results : Tumours were smaller in the LPN group (2.7 vs 3.4 cm, p=0.001). There were fewer malignant tumours (71.1% vs 80% p=0.05) and fewer NP by necessity (20.9% vs 31.4%. p=0.04) in the LPN group than in the OPN group. There were fewer hilar tumours in the LPN group than in the OPN group (LPN: 4% vs OPN: 14.8%, p=0.03). Pedicle clamping was performed less frequently in the LPN group (33% vs 50.2%, p=0.002) but for a significantly longer mean duration (35 minutes vs 19 minutes, p=0.0001). The mean operating time was longer in the LPN group (163 vs 150 minutes, p=0.02). The surgical complication rate (17.6% vs 14.3%), transfusion rate (6.6% vs 10.5%) and mean blood loss (363 vs 434 ml) were not significantly different between the 2 groups. There were significantly more urinary fistulas (12.1% vs 2.5%, pConclusion : This comparative series, reflecting initial experience, shows that laparoscopic partial nephrectomy achieves similar operative and perioperative results to those of open partial nephrectomy. However, the indications for laparoscopic partial nephrectomy remain selective, as the pedicle clamping time and medical complication rates are higher with laparoscopic surgery. Experience and technical progress in laparoscopic partial nephrectomy should make the operative technique comparable to that of open surgery.

Mots clés:
Rein / Cancer / Néphrectomie partielle / laparoscopie
Mots-clés:
Carcinoma / renal cell / nephrectomy / Laparoscopy / morbidity.
Résultats carcinologiques de la néphrourétérectomie laparoscopique pour tumeur urothéliale de la voie excrétrice
Results of laparoscopic nephroureterectomy for transitional cell carcinoma
2007
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 50-53

But : Rapporter notre expérience de néphrourétérectomie (NUT) laparoscopique et confronter nos résultats carcinologiques avec ceux de la littérature.
Patients et méthode : Entre 1997 et 2005, 15 NUT par voie laparoscopique ont été réalisées par 2 chirurgiens, chez 12 hommes et 3 femmes pour tumeur urothéliale de la voie excrétrice supérieure. L'âge moyen des patients a été de 66 ans. Trois à cinq trocarts ont été utilisés en fonction des constatations peropératoires permettant de respecter les impératifs carcinologiques : contrôle premier du pédicule rénal avant tout contact avec la tumeur, dissection dans le plan de la néphrectomie élargie. La pièce opératoire a été extraite dans un sac hermétique par une mini laparotomie sous ombilicale qui a permis l'urétérectomie pelvienne et l'ablation de la collerette vésicale.
Résultats : La durée opératoire moyenne a été de 210 min. L'intervention a été convertie en lombolaparotomie chez 3 patients. La durée moyenne d'hospitalisation a été de 13 jours. Le stade anatomopathologique définitif retrouvait 8 tumeurs infiltrantes (pT2-pT3), 4 tumeurs superficielles (pTa-pT1), 2 CIS et une tumeur bénigne.
Deux patient sont décédés dont un suite à une évolution locorégionale de la maladie. Le recul moyen a été de 41 mois (12-96 mois).
Conclusion : La NUT laparoscopique pour tumeur urothéliale de la voie excrétrice supérieure est une technique encore en évaluation indiquée dans des cas sélectionnés. Les résultats carcinologiques dépendent au delà de la sélection des patients qui reste difficile en préopératoire, du respect des principes de cette chirurgie.

Objective : To report our experience of laparoscopic nephroureterectomy and to compare our results to those published in the literature.
Patients and method : Between 1997 and 2005, 15 laparoscopic nephroureterectomies were performed by 2 surgeons, in 12 men and 3 women for upper urinary tract transitional cell carcinoma. The mean age of the patients was 66 years. Three to five trocars were used depending on intraoperative findings in order to meet oncological imperatives: primary control of the renal pedicle before any contact with the tumour, dissection in the plane of the radical nephrectomy. The operative specimen was extracted in a sealed bag via an infraumbilical mini-laparotomy that allowed pelvic ureterectomy and resection of the bladder cuff.
Results : The mean operating time was 210 min. The procedure was converted to open lumbar laparotomy in 3 patients. The mean hospital stay was 13 days. The final histological stage showed 8 invasive tumours (pT2-pT3), 4 superficial tumours (pTa-pT1), 2 CIS and a benign tumour. Two patients died from local progression of the disease. The mean follow-up was 41 months (range: 12-96 months).
Conclusion : Laparoscopic nephroureterectomy for upper urinary tract transitional cell carcinoma, still under evaluation, is indicated in selected cases. Apart from patient selection, which remains difficult preoperatively, the cancer control results depend on compliance with the principles of this surgery.

Mots clés:
Rein / Cancer / urothéliale / Néphrourétérectomie / laparoscopique.
Mots-clés:
Laparoscopy / Radical nephroureterectomy / transitional cell carcinoma.
Enquête nationale prospective sur la qualité chirurgicale des greffons rénaux en France. Etude du Comité de Transplantation de l'Association Française d'Urologie
National prospective survey on the surgical quality of renal transplants in France. Study conducted by the Association Française d'Urologie transplantation committee.
2007
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 54-59

But de l'étude : L'objectif de cette étude prospective a été de donner une description de la nature des lésions observées au cours des prélèvements de rein en France, sur donneurs cadavériques, en état de mort encéphalique ; en second lieu d'identifier les facteurs prédictifs favorisant ces lésions.
Matériel et méthodes : Un questionnaire élaboré par le Comité de Transplantation de l'AFU, relatif à la qualité des reins prélevés sur donneurs décédés a été adressé à tous les centres faisant de la transplantation rénale en France durant l'année 2000. Il s'agissait d'une étude prospective, se déroulant sur une durée de 1 an, et portant sur le déroulement global des prélèvements multi-organes (PMO), toutes les données relatives au parenchyme rénal, aux caractéristiques artério-veineuses et urétérales, et à l'évolution des transplants.
Résultats : 12 centres auront répondu à l'enquête, permettant ainsi d'analyser les données de 201 reins prélevés. 91% des préleveurs étaient des Urologues. Onze pour cent d'incidents furent signalés au cours des PMO, mais 1/3 des anomalies n'avaient pas été relevées par le préleveur. Le prélèvement de reins seuls est apparu comme étant un facteur de risque (20% vs 8,6%). Le taux d'anomalies parenchymateuses étaient de 50%, dont 2/3 liées à un mauvais dégraissage des reins. L'athérome était un facteur favorisant les lésions artérielles lors des PMO (21% vs 6,5%). Sur le plan veineux, 9% d'anomalies étaient relevées, dont 89% dues au PMO, et 59% non identifiées par le préleveur. Le fait de ne pas être transplanteur était un facteur favorisant des lésions veineuses (21,9% vs 6,5%). Il y avait 4% de lésions urétérales, sans conséquence pour le devenir du greffon.
Conclusion : Le dégraissage des reins avant conditionnement n'est pas acquis. Les prélèvements de rein seul et l'athérome favorisent les lésions parenchymateuses et artérielles respectivement. Les anomalies de prélèvement veineux sont plus fréquentes chez les non transplanteurs.

Study objective : The objective of this prospective study was to describe the nature of the lesions observed during brain-dead cadavre donor kidney harvesting in France and to identify the risk factors for these lesions.
Material and methods : A questionnaire elaborated by the AFU Transplantation Committee concerning the quality of kidneys harvested from cadavre donors was sent to all centres performing renal transplantation in France in 2000. This prospective study was conducted over a period of 1 year and concerned the overall multi-organ harvesting procedure based on all data concerning the renal parenchyma, arteriovenous and ureteric characteristics, and the outcome of the transplants.
Results : Twelve centres completed the survey, allowing analysis of the data of 201 donor kidneys. 91% of harvesting surgeons were urologists. Various incidents were reported during 11% of harvesting procedures, but 1/3 of the abnormalities were not recorded by the harvesting surgeon. Isolated kidney harvesting was found to be a risk factor (20% vs 8.6%). The rate of parenchymal abnormalities was 50%, 2/3 of which were related to inadequate removal of perirenal fat. Atheroma was a risk factor for arterial lesions during harvesting (21% vs 6.5%). Venous abnormalities were detected in 9% of cases: 89% of them were due to the harvesting procedure and 59% of them were not identified by the harvesting surgeon. The fact of not being a transplant surgeon was a risk factor for venous lesions (21.9% vs 6.5%). 4% of ureteric lesions were observed with no consequence on graft outcome.
Conclusion : Adequate removal of perirenal fat before conditioning is not acquired. Isolated kidney harvesting and atheroma were risk factors for parenchymal and arterial lesions, respectively. Venous harvesting anomalies were more frequent among non-transplant surgeons.

Mots clés:
Transplantation / traumatisme / Rein / artère / veine
Mots-clés:
transplantation / trauma / Kidney / artery / vein
Etude prospective de la qualité de vie après dérivation urinaire palliative par pontage réno-vésical sous cutané (prothèse urétérale DetourTM)
Prospective study of the quality of life after palliative urinary diversion by subcutaneous pyelovesical bypass (DetourTM ureteric prosthesis)
2007
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 60-64

Objectif : Evaluer de manière prospective la qualité de vie des patients atteints de cancer au stade palliatif, bénéficiant de la mise en place d'une prothèse urétérale extra anatomique en alternative à une néphrostomie percutanée (NPC) définitive.
Matériel et Méthodes : 27 prothèses mises en place chez 19 patients porteurs de NPC ont été évaluées prospectivement.
La prothèse urétérale (Detour) est constituée deux tubes concentriques collés l'un à l'autre. Le tube interne est en silicone, le tube externe en polyester. Cette prothèse est introduite dans le bassinet par voie percutanée en remplacement de la néphrostomie. Par un trajet sous cutané tunnélisé, elle rejoint la vessie où elle est introduite par une courte incision.
Les patients ont été suivis tous les trois mois pendant 18 mois ou jusqu'au décès. L'auto questionnaire EORTC QLQ-C30 a permis d'évaluer la qualité de vie des patients. Le fonctionnement et la position des prothèses ont été contrôlés par échographie et/ou urographie intra-veineuse (UIV).
Résultats : Il n'y a eu aucun échec de mise en place ni complication per ou post opératoire précoce. L'infection du site opératoire sus pubien a été notée dans 3 cas, chez des patients avec une pathologie vésicale pré-existante (cystite radique ou tumeur vésicale).
Le suivi moyen était de 7.8 mois, 6.6 mois pour le groupe de patients décédés (15) et 12 mois pour les 4 patients encore vivants à la fin de l'étude.
Il y avait une augmentation des scores fonctionnels grâce à la suppression de la sonde externe de néphrostomie. Parallèlement, Il y avait une aggravation des scores physiques en rapport avec la progression de la maladie. La qualité de vie globale et l'indice de satisfaction étaient augmentés avec la suppression de la dérivation externe.
Conclusion : La dérivation pyélovésicale sous cutanée procure une meilleure qualité de vie que la néphrostomie percutanée classique chez les patients au stade palliatif.

Objective : To prospectively evaluate the quality of life of cancer patients at the palliative stage after implantation of an extra-anatomical ureteric prosthesis as an alternative to permanent percutaneous nephrostomy (PCN).
Material and Methods : A series of 27 prostheses in 19 patients with PCN was prospectively evaluated. The ureteric prosthesis (Detour) consists of two concentric tubes glued to each other. The inner tube is made of silicone and the outer tube is made of polyester. This prosthesis is introduced percutaneously into the renal pelvis as an alternative to nephrostomy. It is tunnelled subcutaneously and is introduced into the bladder via a short incision. Patients were reviewed every three months for 18 months or until death. The EORTC QLQ-C30 self-administered questionnaire was used to evaluate the patients' quality of life. The functioning and position of the prostheses were verified by ultrasound and/or intravenous urography (IVU).
Results : There were no failures of prosthesis placement and no intraoperative or early postoperative complications. Infection of the suprapubic incision was observed in 3 cases, in patients with pre-existing bladder disease (radiation cystitis or bladder tumour). The mean follow-up was 7.8 months : 6.6 months for the group of patients who died (15) and 12 months for the 4 patients still alive at the end of the study. Functional scores improved due to elimination of the external nephrostomy tube. In parallel, physical score deteriorated due to disease progression. Overall quality of life and index of satisfaction were improved by elimination of the external diversion.
Conclusion : Subcutaneous pyelovesical diversion ensures a better quality of life than classical percutaneous nephrostomy in cancer patients at the palliative stage.

Mots clés:
prothèse urétérale / néphrostomie / pontage réno-vésical / Dérivation urinaire
Mots-clés:
ureteric replacement / ureteric prosthesis / percutaneous nephrostomy / urinary diversion
Suivi évolutif de la réalisation des scores IPSS en Centre Hospitalier Universitaire
Follow-up of IPSS scoring in teaching hospitals
2007
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 65-68

But : Mesurer l'évolution de la conformité des pratiques à la recommandation française sur la réalisation de scores IPSS lors de la prise en charge des patients ayant une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) symptomatique dans un service
d'urologie hospitalo-universitaire.
Matériel : Les données de notre étude provenaient du système d'information clinique informatisé du Centre Hospitalier Lyon Sud. Utilisant la méthode du suivi d'indicateurs, nous avons procédé à une comparaison de la réalisation des scores IPSS au cours du temps, avant et après la diffusion de la recommandation.
Résultats : La population d'analyse regroupait 1 228 patients suivis pour HBP sur 4 années consécutives. La proportion de patients ayant eu un score IPSS durant leur prise en charge était de 16,5% avant la diffusion de la recommandation, contre 53,2% après sa diffusion (p Conclusion : Nous observons une amélioration significative de la proportion de patients bénéficiant d'un questionnaire IPSS conformément à la recommandation. Mais le suivi annuel de l'évolution des scores IPSS est perfectible et doit être amélioré.

Objective : To measure the course of compliance with French practice guidelines concerning the use of the IPSS score in the management of patients with symptomatic benign prostatic hyperplasia (BPH) in a teaching hospital urology department.
Material : Data of this study were derived from the computerized clinical information system of the Centre Hospitalier Lyon Sud. Using the indicator monitoring method, the use of the IPSS score was compared over time, before and after publication of the guideline.
Results : The study population comprised 1,228 patients followed for BPH over 4 consecutive years. The proportion of patients with an IPSS score during their management was 16.5% before publication of the guideline, versus 53.2% after publication (pConclusion : A significant improvement of the proportion of patients assessed by the IPSS score in accordance with the guideline was observed, but annual follow-up of the course of the IPSS score must be improved.

Mots clés:
HBP / score / Évolution
Mots-clés:
prostatic hyperplasia / urological manifestations / Quality of life / guideline adherence / process control
Prostatite chronique et syndrome douloureux pelvien chronique de l'homme. Enquête auprès des urologues français
Chronic prostatitis and chronic pelvic pain syndrome : a survey of French urologists
2007
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 69-76

Objectif de l'enquête : Connaïtre les habitudes des urologues français dans la prise en charge diagnostique et thérapeutique des prostatites chroniques.
Matériel et Méthodes : Huit cent dix urologues membres de l'Association Française d'Urologie exerçant en France ont reçu par voie postale en juin 2003 un questionnaire sur la prise en charge diagnostique et thérapeutique des prostatites chroniques.
Résultats : Cent ving quatre (15%) ont répondu et 61% diagnostiquaient moins de 11 nouveaux cas de prostatite chronique par an. Soixante cinq pourcent ne connaissaient pas la nouvelle classification proposée aux USA en 1995 par le NIH (National institutes of health) avec pour objectifs de sortir cette pathologie du cadre strict de la prostate, de la recentrer sur la notion de douleur et d'introduire la notion de syndrome douloureux pelvien chronique de l'homme. Quatre vingt troix pourcent effectuaient souvent ou toujours des explorations microbiologiques mais seulement 10% faisaient souvent ou toujours une épreuve de Meares et Stamey comportant l'analyse des sécrétions prostatiques après massage. Soixante huit pourcent ne la faisaient jamais. Par contre 76% faisaient un ECB du 1er jet urinaire, 61% du 2ème jet et 76% une spermoculture. Soixante treize pourcent prescrivaient souvent ou toujours des antibiotiques (82% utilisaient des fluoroquinolones et 43% l'association triméthoprime-sulfaméthoxazole). Même en l'absence de preuve microbiologique d'infection 41% prescrivaient souvent ou toujours des antibiotiques, 89% prescrivaient parfois ou souvent des alpha-bloquants, 89% parfois, souvent ou toujours des anti-inflammatoires non stéroidiens, 81% parfois, souvent ou toujours des antalgiques, 52% parfois ou souvent des anxiolytiques. Soixante six pourcent sollicitaient parfois ou souvent l'avis d'autres spécialistes.
Conclusion : Cette enquête a montré que les prostatites chroniques, désormais regroupées pour la plupart sous l'appellation de syndrome douloureux pelvien chronique de l'homme, continuaient de poser des problèmes diagnostiques et thérapeutiques aux urologues français.

Objective of the survey : To determine the usual practice of French urologists in relation to the diagnostic and therapeutic management of chronic prostatitis.
Material and Methods : A questionnaire on the diagnostic and therapeutic management of chronic prostatitis was sent by mail in June 2003 to 810 urologists, members of the Association Française d'Urologie and working in France.
Results : 124 (15%) urologists returned the questionnaire. 61% of these urologists diagnosed less than 11 new cases of chronic prostatitis per year and 65% were not familiar with the new classification proposed in 1995 in the USA by the NIH (National Institutes of Heath) designed to remove this disease from the strict context of the prostate, placing greater emphasis on the concept of pain and introducing the concept of male chronic pelvic pain syndrome. 83% of urologists performed microbiological investigations often or always, but only 10% often or always performed a Meares and Stamey test comprising analysis of prostatic secretions after massage and 68% never performed this test. On the other hand, 76% of urologists ordered a first-stream urine culture, 61% ordered a second-stream urine culture and 76% ordered semen culture. 73% often or always prescribed antibiotics (82% used fluoroquinolones and 43% used the trimethoprim-sulfamethoxazole combination). Even in the absence of microbiological proof of infection, 41% of urologists often or always prescribed antibiotics, 89% sometimes or often prescribed an alpha-blocking agent, 89% sometimes, often or always prescribed a non-steroidal anti-inflammatory drug, 81% sometimes, often or always prescribed analgesics, 52% sometimes or often prescribed anxiolytics, and 66% sometimes or often referred the patient to another specialist.
Conclusion : This survey shows that chronic prostatitis, now generally referred to as "chronic pelvic pain syndrome", continues to raise diagnostic and therapeutic problems for French urologists.

Mots clés:
prostate / Prostatite / Douleur pelvienne
Mots-clés:
prostate / Prostatitis / Pelvic pain
Traitement chirurgical des courbures de verge : à propos d'une série de 45 patients
Surgical treatment of penile curvature : primum non nocere
2007
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 77-82

Objectif : Cette étude a pour but d' évaluer à moyen terme les résultats du traitement chirurgical des courbures de verge par plicature d'albuginée ou résection d'albuginée-greffe de plaque prothétique.
Matériels et méthodes : Une étude rétrospective de 45 patients opérés pour courbure de verge a été réalisée :
38 ont eu une plicature d'albuginée et 7 une résection d'albuginée-greffe. Chaque patient a été vu en postopératoire précoce (1 mois), à moyen terme (3 mois-1 an) et à long terme (recul moyen total de 34 mois).
Résultats : Les patients opérés par plicature ont été satisfaits dans 88.6% des cas. Un raccourcissement de verge significatif a été observé dans 52% des cas et un patient sur cinq s'est plaint de raccourcissement gênant ; les autres complications ont été rares. Chez les patients opérés par résection-greffe, on a constaté 29% de satisfaction globale, 57% de courbure résiduelle, 15% de dysérections postopératoires.
Conclusion : La plicature d'albuginée est une technique simple, efficace et peu morbide du traitement des courbures de verge. La résection d'albuginée suivie de greffe avec une plaque en gore-tex donne des résultats peu satisfaisants et présente une morbidité non négligeable dans le traitement des courbures de verge complexes.

Objective : This study was designed to evaluate the medium-term results of surgical treatment of penile curvature by tunica albuginea plication of tunica albuginea resection-prosthetic graft.
Materials and methods : A retrospective study of 45 patients operated for penile curvature was performed : 38 were treated by tunica albuginea plication and 7 were treated by tunica albuginea resection-graft. Each patient returned for early (1 month), medium-term (3 months-1 year) and long-term (total mean follow-up of 34 months) postoperative review.
Results : Patients operated by plication were satisfied in 88.6% of cases. Significant shortening of the penis was observed in 52% of cases and one in five patients complained of disabling shortening ; other complications were rare. The global satisfaction rate among patients operated by resection-graft was 29%, with 57% of residual curvature and 15% of postoperative erectile dysfunction.
Conclusion : Tunica albuginea plication is a simple and effective technique with low morbidity for the treatment of penile curvature. Tunica albuginea resection followed by Goretex graft gives unsatisfactory results and is associated with considerable morbidity in the treatment of complex penile curvature.

Mots clés:
Pénis / courbure / Lapeyronie / plicature
Mots-clés:
penis / Penile curvature / Lapeyronie's disease / Essed plication
Les sténoses post-traumatiques de l'urètre : à propos de 105 cas
Post-traumatic rupture of the urethra : a series of 105 cases
2007
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 83-91

Objectif : Evaluer la prise en charge des patients atteints de sténose post-traumatique de l'urètre dans notre institution.
Matériel et Méthodes : De janvier 1988 à août 2005, 180 interventions chirurgicales ont été réalisées chez 105 patients pour traitement de lésions post-traumatiques de l'urètre bulbo-membraneux après fracture du bassin (79%) et après traumatisme périnéal dans (21%). Parmi les 180 interventions pratiquées, on dénombrait 99 urétroplasties (54 urétroplasties anastomotiques, 39 urétroplasties en deux temps et 6 urétroplasties d'élargissement en un temps) et 80 gestes endoscopiques (74 urétrotomies endoscopiques, 2 réalignements endoscopiques, 5 mises en place d'endoprothèses). La médiane du suivi était de 4,5 ans. Les taux de succès ont été calculés par la méthode actuarielle de Kaplan-Meier.
Résultats : Les taux de résultats satisfaisants des urétroplasties à 1 an et 5 ans, étaient respectivement de 84% et 81% après urétroplastie anastomotique et de 78% et 53% après urétroplastie en deux temps. Les meilleurs résultats étaient obtenus lorsque l'urétroplastie anastomotique a été pratiquée avant toute manipulation endo-urétrale (95% de résultats satisfaisants à 5 ans). Les urétrotomies réalisées pour récidive après urétroplastie présentaient 70% de résultats satisfaisants à 5 ans.
Conclusion : L'urétroplastie anastomotique pour sténose traumatique de l'urètre membraneux ou bulbaire donne des résultats d'autant plus satisfaisants et stables qu'elles sont réalisées sur un urètre vierge de toute manipulation urétrale antérieure. Les récidives après urétroplastie de sténose d'origine post-traumatique peuvent être traitées par urétrotomie endoscopique avec des résultats satisfaisants à long terme.

Objective : To evaluate the management of patients with post-traumatic urethral stricture in our institution.
Material and Methods : From January 1988 to August 2005, 180 surgical procedures were performed in 105 patients for post-traumatic lesions of the bulbomembranous urethra after fracture of the pelvis (79%) or perineal trauma (21%). This series of 180 operations comprised 99 urethroplasties (54 anastomotic urethroplasties, 39 two-stage urethroplasties and 6 one-stage augmentation urethroplasties) and 80 endoscopic procedures (74 endoscopic urethrotomies, 2 endoscopic realignments, 5 stent placements). The median follow-up was 4.5 years. Success rates were calculated by the Kaplan-Meier actuarial method.
Results : The 1-year and 5-year satisfactory result rates for urethroplasty were 84% and 81% after anastomotic urethroplasty and 78% and 53% after two-stage urethroplasty, respectively. The best results were obtained when anastomotic urethroplasty was performed prior to any endourethral manipulation (95% of 5-year satisfactory results). Urethrotomies performed for recurrence after urethroplasty achieved 70% of 5-year satisfactory results.
Conclusion : The results of anastomotic urethroplasty for traumatic stricture of the bulbomembranous urethra are more satisfactory and more stable when this procedure is performed prior to any endourethral manipulation. Recurrences after urethroplasty for post-traumatic stricture can be treated by endoscopic urethrotomy with satisfactory long-term results.

Mots clés:
urètre/traumatismes / urètre/chirurgie / sténose urètre / plaies et traumatismes / bassin osseux/traumatismes
Mots-clés:
urethra/injuries / urethra/surgery / Urethral stricture / Wounds and injuries / pelvic bone/injuries
La formation chirurgicale des urologues français est-elle plus efficace que celle des autres pays européens ?
Is the surgical training of French urologists more effective than that of urologists in other European countries ?
2007
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 92-97

Objectif : Comparer le niveau de formation chirurgicale des internes français avec celui des autres pays
d'Europe.
Matériel et méthodes : Entre 2005 et 2006, un questionnaire exhaustif (www.esru.net) a été remis à 188 jeunes urologues répartis dans 30 pays Européens. Les internes ont été répartis en 3 groupes : France (groupe 1, n=28), Europe de l'ouest (groupe 2, n=75) et Europe de l'est (groupe 3, n=85). Les items concernant la pratique chirurgicale ont été analysés.
Résultats : Dans les groupes 1 à 3 : l'âge moyen des internes était de 30,8 ans (25,7-35,8), 34,6 ans (27,4-48,0) et 31,3 ans (25,3-51,3). Le nombre moyen de mois passé en urologie était respectivement de 28 mois (6-60), 44 mois (6-72) et 37 mois (2-120). Le durée moyenne du travail hebdomadaire était de 70 heures (40-90), de 60 heures (35-90) et de 65 heures (40-100). Les français étaient techniquement plus à l'aise que les groupes 2 ou 3 pour tous les actes de chirurgie (ouverte, laparoscopique, endo-urologique). Certains critères étaient significativement (pConclusion : Les internes français semblent appréhender les actes de chirurgie urologique avec moins de difficultés que les autres internes européens. Les facteurs associés à une meilleure formation étaient la densité de la formation, la diversité des stages, le nombre limité d'interne par stage, l'utilisation du cahier de l'interne et la présence d'un tuteur actif.

Objective : To compare the level of surgical training of French interns with that of interns in other European countries.
Material and methods : Between 2005 and 2006, an exhaustive questionnaire (www.esnz.net) was sent to 288 young urologists in 30 different European countries. Interns were classified into 3 groups: France (group 1, n=28), Western Europe (group 2, n=75) and Eastern Europe (group 3, n=85). Items concerning surgical practice were analysed.
Results : The mean age of the interns was 30.8 years (25.7-35.8), 34.6 years (27.4-48.0) and 31.3 years (25.3-51.3) in groups 1 to 3, respectively. The mean number of months of urology training was 28 months (6-60), 44 months (6-72) and 37 months (2-120), respectively. The mean of weekly working time was 70 hours (40-90), 60 hours (35-90) and 65 hours (40-100). French interns were technically more at ease than interns in groups 2 or 3 for all surgical procedures (open, laparoscopic, endourological). Certain criteria were significantly (pConclusion : French interns appear to learn urological surgical procedures more easily than other European interns. However, the scientific training of interns must also be evaluated in order to propose a global assessment system of urology training in Europe.

Mots clés:
urologie / Chirurgie / Formation / enseignement
Mots-clés:
internship and residency / Training / career choice / surgery / Urology
Traitement actif ou surveillance dans le cancer de la prostate
2007
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 98-98
Wong Y.N., Mitra N., Hudes G., Localio R., Schwartz J.S., Wan F, Montagnet C., Armstrong K. : Survival associated with treatment vs observation of localized prostate cancer in elderly men. JAMA. 2006 ; 296 : 2683-2693. Une image à retenir
Mots clés:
Cancer / prostate / Surveillance / traitement actif
Néphrectomie élargie par voie laparoscopique pour une tumeur d'un rein en fer à cheval
2007
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 99-100

La chirurgie laparoscopique dans le traitement des affections malignes du rein continue d'évoluer et devient de plus en plus utilisée comme une solution thérapeutique. Cette approche minimale apporte de nombreux avantages. Nous voulons rapporter le cas d'une néphrectomie élargie par voie laparoscopique pour une tumeur dans un rein en fer à cheval.

A minimally invasive approach to the treatment of these lesions offers several advantages.
We want to describe a laparoscopic nephrectomy involving a tumor in a horseshoe kidney.

Mots clés:
Rein en fer à cheval / Tumeur rénale / néphrectomie laparoscopique.
Mots-clés:
Horseshoe kidney / Renal carcinoma / laparoscopic nephrectomy.
Néphrectomie élargie gauche chez deux patients atteints d'hypertension portale porteurs d'un shunt veineux spléno-rénal
Left radical nephrectomy in two patients with portal hypertension and splenorenal venous shunt
2007
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 101-104

Nous rapportons les cas de deux patients atteints d'une cirrhose hépatique compliquée d'hypertension portale avec shunt veineux porto-sytèmique spléno-rénal et porteurs d'une tumeur rénale gauche pour laquelle nous avons réalisé une néphrectomie élargie gauche avec conservation du shunt.

The authors report two cases of hepatic cirrhosis complicated by portal hypertension with splenorenal venous shunt presenting with left renal tumour that was treated by left radical nephrectomy with preservation of the shunt.

Mots clés:
néoplasmes rénaux / Néphrectomie / cirrhose du foie / hypertension portale.
Mots-clés:
Kidney neoplasms / nephrectomy / Cirrhosis / portal hypertension.
Le carcinome des tubes collecteurs de Bellini associé à des calculs rénaux
Collecting duct carcinoma associated with renal stones
2007
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 105-107

Le carcinome des tubes collecteurs de Bellini est extrêmement rare représentant moins de 1% de l'ensemble des tumeurs rénales. Notre patient âgé de 72 ans avait consulté pour des lombalgies droites associées à des épisodes d'hématurie macroscopique totale. L'imagerie montrait une masse hétérogène polaire supérieure du rein droit associée à des calculs pyélo-caliciels. Le foie était le siège de multiples lésions d'allure secondaire. Macroscopiquement la tumeur était de 7,5 cm médiorénale et englobait les cavités pyélo-calicielles, celles-ci comportant des calculs. Cette tumeur s'étendait à la corticale et atteignait la graisse périrénale. Histologiquement, la tumeur était constituée de tubes bordés de cellules prenant un aspect "en clou de tapissier" au sein d'un abondant stroma desmoplastique et inflammatoire à polynucléaires neutrophiles. L'étude immunohistochimique montrait un marquage des cellules tumorales très net avec les cytokératines : KL1, 7, 19, et la 34bE12 et un peu moins intense avec UEA, Vimentine, EMA, et BNH9, la cytokératine 20 était négative. Le diagnostic de carcinome de Bellini de grade 3 de Fuhrman associé à des calculs rénaux avec des métastases hépatiques était retenu. Le patient était décédé dans les suites opératoires. Le principal diagnostic différentiel est le carcinome urothélial avec inflexion glandulaire. Dans notre observation, le diagnostic était d'autant plus difficile qu'il était associé à des calculs rénaux. L'étude histologique couplée d'une étude immunohistochimique ont permis d'établir le diagnostic.

Collecting duct carcinoma is an extremely rare disease, representing less than 1% of all renal tumours. The authors report the case of a 72-year-old patient presenting with right low back pain associated with episodes of total macroscopic haematuria. Imaging showed a heterogeneous mass in the upper pole of the right kidney associated with pyelocaliceal stones. Multiple secondary lesions were observed in the liver. Macroscopically, the mid-renal tumour was 7.5 cm in diameter, surrounding the stone-containing pyelocaliceal cavities. This tumour had spread to the cortex and invaded the perirenal fat. Histologically, the tumour was composed of ducts lined by cells with a hobnail appearance in an abundant desmoplastic and neutrophil-rich inflammatory stroma. Immunohistochemistry showed very intense labelling of tumour cells with cytokeratins: KL1, 7, 19, and 34_E12 and slightly less intense labelling with UER, Vimentin, EMA, and BNH9, while cytokeratin 20 was negative. The diagnosis of Fuhrman grade 3 collecting duct carcinoma associated with renal stones and liver metastases was adopted. The patient died postoperatively. The main differential diagnosis was urothelial carcinoma with a glandular component. In the present case, the diagnosis was made more difficult by the concomitant presence of renal stones. The diagnosis was established by histology and immunohistochemistry.

Mots clés:
carcinome des tubes collecteurs / tumeurs rénales / lithiase.
Mots-clés:
collecting duct carcinoma / renal tumours / stones.
Traitement conservateur d'un hémangiome rénal : Intérêt de la synergie urétéroscopie souple et artériotomodensitométrie
Conservative management of renal haemangioma : value of a synergistic combination of flexible ureteroscopy and CT angiography
2007
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 108-110

L'hémangiome rénal (HR) est une lésion vasculaire, congénitale rare. Elle est fréquemment à l'origine d'une hématurie macroscopique. Son diagnostic préopératoire est difficile malgré les progrès actuels des techniques d'imagerie. Ces difficultés diagnostiques expliquent le traitement radical souvent réalisé (néphrectomie ou néphro-urétérectomie) devant la suspicion d'un carcinome rénal ou des voies excrétrices supérieures. Toutefois, une prise en charge diagnostique et thérapeutique conservatrive peut être réalisée en associant l'artériotomodensitométrie, l'urétéroscopie souple et l'embolisation sélective.

Renal haemangioma (RH) is a rare congenital vascular lesion that is frequently responsible for macroscopic haematuria. This lesion is difficult to diagnose preoperatively despite progress in imaging techniques. These diagnostic difficulties account for the high rate of radical treatment (nephrectomy or nephro-ureterectomy) due to a suspicion of renal carcinoma or upper urinary tract tumour. However, conservative diagnostic and therapeutic management can be performed by a combination of CT angiography, flexible ureteroscopy and selective embolization.

Mots clés:
hématurie / Urétéroscopie souple / Hémangiome / Laser Holmium / embolisation.
Mots-clés:
haematuria / Flexible ureteroscopy / haemangioma / Holmium laser / embolization.
Urétérohydronéphrose géante du système inférieur par méga-uretèreobstructif sur duplicité pyélo-urétérale
Giant ureterohydronephrosis of the lower segment due to obstructive megaureter in a context of ureteropelvic duplication
2007
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 111-113

L'urétéro-hydronéphrose du système inférieur dans une duplicité urétérale est une entité rare. Elle est le plus souvent associée à un reflux vésico-uretéral. Nous rapportons l'observation d'une patiente de 35 ans ayant une urétéro-hydronéphrose géante du système inférieur sur duplicité urétérale partielle due à un méga-uretère primitif, découverte dans un contexte infectieux. Après drainage premier de la collection par drainage percutané, le traitement a consisté en une néphrectomie partielle en conservant le système supérieur de bonne qualité.

Ureterohydronephrosis of the lower segment in a context of ureteric duplication is a rare entity and is usually associated with vesicoureteric reflux. The authors report the case of a 35-year-old woman with giant ureterohydronephrosis of the lower segment secondary to partial ureteric duplication due to primary megaureter, discovered in a context of infection. After primary percutaneous drainage of the collection, treatment consisted of partial nephrectomy with preservation of the good quality upper segment.

Mots clés:
Hydronéphrose / méga-uretère / bifidité urétérale.
Mots-clés:
Hydronephrosis / megaureter / ureteric duplication.
Lettre à la Rédaction
2007
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 114-114

Réponse à l'article : "Place de l'endoscopie dans la prise en charge des tumeurs de la voie excrétrice supérieure" par M. Roupret, Prog. Urol. 2006 ; 16 : 537-541.

Mots clés:
Endoscopie / Tumeur / Voie excrétrice supérieure
ASTRO 2006 : quelles avancées en uro-oncologie ?
ASTRO 2006 : significant advances in urological oncology
2007
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 115-117

Le congrès de l'ASTRO 2006 a permis de faire le point sur l'état de l'art en oncologie-radiothérapie. Des résultats originaux ont été rapportés dans le domaine de l'uro-oncologie. Ce résumé vise à présenter et commenter les études susceptibles d'avoir un impact sur les pratiques cliniques. Les innovations technologiques sont également décrites.

The state of the art in radiation oncology has been recently updated at the ASTRO 2006 meeting. Innovating results have been reported in the field of urological oncology. This paper aims to summarize and to comment the studies presenting an important impact on the urologists' daily practice. Technological advances are also described.

Mots clés:
ASTRO 2006 / radiothérapie / traitements curatifs / Cancer de la prostate / escalade de dose
Mots-clés:
ASTRO 2006 / radiotherapy / curative treatments / Prostate cancer / dose escalation