Base bibliographique

Sommaire :

QCM Progrès en Urologie - Février 2005
2005
- Enseignement, Pédagogie
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 1, 149-152
  • Problèmes urologiques rencontrés au cours de la grossesse (P. 1)
    Au cours de la grossesse :
    (1 réponse fausse)
  • La dilatation physiologique de la voie excrétrice débute dès 6 à 10 semaines.
  • L'incidence de la bactériurie asymptomatique est augmentée.
  • Mots clés:
    QCM / Évaluation / questions
    Comment repérer le collet d'un diverticule calicielen urétérorénoscopie souple
    How to identify the neck of a caliceal diverticulum in flexible ureterorenoscopy
    2005
    - Technique chirurgicale
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 100-102

    Un diverticule caliciel correspond à une cavité communiquant avec la voie excrétrice du rein par un collet. Le traitement chirurgical est nécessaire si le diverticule caliciel est syptomatique avec retentissement sur la qualité de vie du patient. Depuis peu, l'approche rétrograde par urétérorénoscopie-laser holmium :YAG est utilisée pour traiter le calcul et marsupialiser le diverticule caliciel dans les cavités pyélo-calicielles. Le problème posé par cette approche est le repérage du collet diverticulaire. Le but de cette note technique est de décrire un artifice pour faciliter la localisation du collet diverticulaire.

    A caliceal diverticulum corresponds to a cavity communicating with the renal excretory tract via a neck. Surgical treatment is required when the caliceal diverticulum is symptomatic with repercussions on the patient's quality of life. A retrograde approach via holmium:YAG laser ureterorenoscopy has been recently used to treat the stone and externalize the caliceal diverticulum into the pyelocaliceal cavities. The problem raised by this approach is identification of the diverticular neck. The objective of this technical note is to describe a technique to facilitate identification of the diverticular neck.

    Mots clés:
    Calcul / Lithiase urinaire / Rein / endoscopie.
    Mots-clés:
    stone / urinary stones / Kidney / endoscopy.
    Discours inaugural du 98ème Congrès Français d'Urologie
    2005
    - Point de vue, interview
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 113-118

    Paris, Palais des Congrès, 19 novembre 2004

    Mots clés:
    congrès / discours
    Etienne-Frédéric Bouisson (1813-1884) et le traitement chirurgical de l'hypospadias
    Contribution of Etienne-Frederic Bouisson (1813-1884) to the surgical treatment of hypospadias
    2005
    - Histoire
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 108-111

    Le professeur Bouisson fut un grand chirurgien et bienfaiteur de la médecine. Il exerça avec succès les fonctions de doyen, recteur et député. Une partie de son oeuvre chirurgicale traite de l'urologie pédiatrique. Le mémoire de Bouisson sur le traitement chirurgical de l'hypospadias constitue un tournant décisif dans l'histoire du traitement de cette malformation.

    Professor Bouisson was a great surgeon et benefactor of medicine. He exercised successfully the functions of dean, rector and deputy. A great part of his surgical work deal with pediatric urology. Bouisson's dissertation on surgical treatment of hypospadias constitute a crucial turning-point in the history of treatment of this malformation.

    Mots clés:
    Bouisson / Montpellier / chirurgien / bienfaiteur / hypospadias.
    Mots-clés:
    Bouisson / Montpellier / surgeon / benefactor / hypospadias.
    Extraction du rein par voie iliaque après néphrectomie laparoscopique
    Prospective study of iliac extraction of the kidney after laparoscopic nephrectomy.
    2005
    - Technique chirurgicale
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 103-107

    Introduction : Au cours de la néphrectomie laparoscopique, la voie d'extraction de la pièce opératoire varie selon les équipes. Les points importants sont le respect des règles carcinologiques, le cas échéant, et le minimum de délabrement pariétal. Le but de notre étude a été d'évaluer de façon prospective la voie iliaque basse.
    Matériel et Méthodes : Suivi de 23 néphrectomies laparoscopiques (17 tumeurs et 6 prélèvements donneur vivant) ayant bénéficié d'une extraction de la pièce opératoire par une voie iliaque basse de 5 à 7 cm.
    Résultats : Le temps opératoire moyen a été de 188 ± 50 min avec un saignement moyen de 112 ± 126 ml. La durée moyenne de la voie d'abord a été de 10 minutes. En cas de pathologie tumorale, le poids moyen de la pièce opératoire était de 571 ± 127 g et la taille de la masse a été de 5,7 ± 1,9 cm en moyenne. Tous les reins greffés sont normalement fonctionnels.
    Aucune conversion chirurgicale n'a été nécessaire. Le recul moyen a été de 9,6 ± 1,2 mois. Aucune complication post-opératoire tardive n'a été notée.
    Conclusions : La néphrectomie élargie ou le prélèvement donneur vivant sont réalisables en laparoscopie avec extraction de la pièce opératoire par une incision de type iliaque basse.
    Cette voie d'abord assure une extraction de pièces volumineuses avec conservation des bénéfices esthétiques et fonctionnels de la coelioscopie sans risque carcinologique.
    Elle est de réalisation simple et facilement reproductible tant par voie trans que rétro-péritonéale.
    L'absence de section musculaire permet une bonne préservation pariétale. Aucune éventration post-opératoire n'a été notée.

    Introduction: Various routes are used to extract the operative specimen during laparoscopic nephrectomy. The main points are compliance with rules of cancer surgery, when applicable, and minimum wall destruction. The objective of this study was to prospectively evaluate the low iliac approach.

    Material and Method: Prospective follow-up of 23 laparoscopic nephrectomies (17 tumours and 6 living donor kidney harvestings) in which the kidney was extracted via a low iliac incision measuring 5 to 7 cm.

    Results: The mean operating time was 188 ± 50 min with a mean blood loss of 112 ± 126 ml. The mean duration of the incision was 10 minutes. In the case of a tumour, the mean weight of the operative specimen was 571 ± 127 g in and the mean diameter of the mass was 5.7 ± 1.9 cm. All grafted kidneys functioned normally. No surgical conversion was necessary. The mean follow-up was 9.6 ± 1.2 months. No late postoperative complications were observed.

    Conclusion: Radical nephrectomy or living donor kidney harvesting can be performed via laparoscopy with extraction of the operative specimen via a low iliac incision. This incision ensures extraction of very large specimens while preserving the aesthetic and functional advantages of laparoscopy with no increased cancer risk. They are simple to perform and easily reproducible via a transperitoneal or retroperitoneal approach. Absence of muscle section maintains the integrity of the abdominal wall. No postoperative incisional hernia has been observed.

    Mots clés:
    laparoscopie / Néphrectomie / extraction / Incision / iliaque.
    Mots-clés:
    Laparoscopy / nephrectomy / extraction / iliac incision.
    Grandeur et servitudes de la médecine moderne
    2005
    - Point de vue, interview
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 119-122

    Le texte présenté ci-après correspond au discours prononcé par le Professeur Mattéi lors de la journée des 15 ans de l'AFUF qui s'est déroulée le 17 Novembre 2004. Au cours de cette journée, organisée par Philippe Sèbe et Morgan Rouprêt, le CA de l'AFUF, a souhaité inviter une personnalité extérieure au microcosme urologique. Ce fut donc un grand honneur pour les internes et chefs de clinique de recevoir le Professeur Mattéi. Il faut souligner l'aide précieuse du Professeur Thibault, qui fut le conseiller technique de M. Mattéi au ministère de la Santé, et sans qui l'invitation de l'AFUF n'aurait pas pu aboutir .

    Mots clés:
    discours / médecine moderne / mattéi
    LIVRE - Pathologie tumorale de la prostate
    2005
    - Livres, manuels de l'ECU
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 112-112

    Pathologie tumorale de la prostate

    Coordination : Annick Vieillefond, Mathilde Sibony, Philippe Camparo
    Auteurs : Nicole Berger, Liliane Boccon-Gibod, Angela Borda, Raymonde Bouvier, Philippe Camparo, Béatrix Cochand- Priollet, Myriam Decaussin, Gonzague de Pinieux, Sophie Ferlicot, Gaëlle Fromont, Mansour Al Jaradi, Ariane Le Cae, Xavier Leroy, Catherine Mazerolles, Vincent Molinié, François Paraf, Dominique Piron, Nathalie Rioux-Leclercq, Mathilde Sibony, Marie Triller, Viorel Vasiliu, Annick Vieillefond

    Pourquoi ce livre?
    Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l'homme dans les pays industrialisés. Du fait d'un dépistage plus précoce, son incidence augmente, parallèlement à la difficulté d'interprétation des biopsies, majorée par la plus petite taille des tumeurs. L'objectif de cet ouvrage est de répondre de façon simple et pratique aux questions les plus fréquemment posées dans la pratique quotidienne de la pathologie prostatique.
    Comment techniquer les prélèvements pour obtenir le maximum d'informations?
    Comment déjouer les pièges diagnostiques dans les cas difficiles, notamment en cas de microfoyer suspect?
    Une fois le diagnostic établi, comment évaluer sur biopsies et pièces opératoires les paramètres morphologiques ayant valeur pronostique, et dont l'établissement est nécessaire aux décisions thérapeutiques?
    Pour quel public?
    Tous les pathologistes, les urologues, les cancérologues, les radiologues, et l'ensemble des médecins impliqués dans la prise en charge du cancer de la prostate.
    Les auteurs
    Les responsables des différents chapitres sont spécialisés en uropathologie. A ce titre, ils participent dans leurs structures respectives aux réseaux de prise en charge diagnostique et thérapeutique des pathologies prostatiques.
    Collection Le pathologiste, dirigée par Jacques Diebold, Paris, Elsevier, 174 p, 17 x 24 cm, 43 euro.
    Ce manuel est illustré de photographies en noir et blanc dans le texte et comprend un cahier de photographies en couleur. Une courte liste de références sélectionnées complète chaque chapitre.

    Mots clés:
    livre / prostate / Tumeur
    Physiologie de l'appareil sphinctérien urinaire et anal pour la continence
    Physiology of the anal and urinary sphincter apparatus for continence.
    2005
    - Rapports du congrès
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 123-148

    Cet article de revue a pour but de montrer les mécanismes qui permettent à l'appareil sphinctérien uréthral et anal d'assurer la continence urinaire et fécale.
    Il aborde successivement l'anatomie sphinctérienne, la structure et l'ultrastructure de ses composantes musculaires, son innervation, la neuromédiation et des schémas de fonctionnement au repos, à l'effort et en retenue.
    Ce travail permet de montrer les différences mais aussi les similitudes de fonctionnement de ces deux appareils sphinctériens. Cela peut expliquer la grande fréquence de l'association des incontinences urinaires et anales.

    This report of the 27th congress of the Société Internationale Francophone d'Urodynamique (SIFUD) describes the mechanisms which allow the anal and urethral sphincter apparatus to ensure faecal and urinary continence. It successively described sphincter anatomy, the structure and ultrastructure of its muscle components, its innervation, neurotransmission and functioning regimens at rest, on effort and on straining. This study illustrates the differences but also the similarities of functioning of these two sphincter apparatuses. This can explain the high frequency of associated urinary and anal incontinence.

    Mots clés:
    Physiologie sphinctérienne / sphincter anal / sphincter uréthral / anatomie / incontinence urinaire
    Mots-clés:
    Urethral sphincter physiology / anal sphincter physiology / anatomy / Urinary incontinence / faecal incontinence
    Androgénomodulation de la fonction érectile : quelles applications thérapeutiques?
    Ageing men's sexual functions decline and the erectile dysfunction (ED) increase.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 6-9

    Avec l'âge, les fonctions sexuelles des hommes déclinent et la dysfonction érectile (DE) augmente. L'association entre la baisse progressive des taux circulants d'androgènes chez l'homme vieillissant et la DE n'est pas clairement démontrée.
    L'analyse de la littérature consacrée à ce sujet montre clairement qu'il existe une androgénomodulation de la fonction érectile. En effet, les androgènes semblent exercer une action sur l'innervation tissulaire au niveau du pénis, sur la structure et la fonction du muscle lisse trabéculaire pénien, sur la fonction endothéliale pénienne ainsi que sur les propriétés fibroélastiques du corps caverneux pénien.
    La supplémentation en testostérone améliore un grand nombre de symptômes associés au déficit androgénique lié à l'âge (DALA). Des études récentes ont montré que les patients hypogonadiques ne pouvaient pas tous bénéficier avec succès des nouveaux traitements par les inhibiteurs de la phosphodiestérase 5 (IPDE5). Chez ces patients, la mise en route d'un traitement hormonal substitutif par les androgènes peut améliorer la réponse aux IPDE5.

    Association between ageing men's progressive falling of circulating androgen levels and E.D is not clearly demonstrated.
    The analysis of all what have been written about this subject clearly proves that an androgenomodulation of erectile function exists.
    Indeed, the androgens seem to have an action on penile tissue innervation, on the structure and function of penile trabecular smooth muscle, on the penile endothelial function, as well as on the fibroelastic properties of the penile corpus cavernous.
    The addition of testosterone improves a great number of androgen deficiency in the aging male (ADAM).
    Recent studies demonstrated that all hypogonadal patients cannot successfully benefit of phosphodiesterase type 5 (PDE5) inhibitors.
    With these patients, the prescription of testosterone replacement therapy may improve the response of PDE5 inhibitors.


    Mots clés:
    Androgénomodulation / dysfonction érectile / androgènes / IPDE5
    Mots-clés:
    Androgenomodulation / Erectile dysfunction / androgen / PDE5 inhibitors.
    Cancer de l'urètre chez la femme noire africaine
    Urethral cancer in African women.
    2005
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 89-92

    Le cancer de l'urètre est une tumeur rare. Nous rapportons ici les trois premiers cas décrits chez la femme noire africaine. Le diagnostic, actuellement difficile peut être amélioré si nous y pensons. La cytologie et l'histologie du prélèvement urétral sont indispensables.
    Le traitement chirurgical est le moins onéreux et le plus accessible pour nos patientes, d'où l'intérêt d'un diagnostic précoce.
    Le pronostic de ces tumeurs est mauvais même avec le traitement combiné radio-chirurgical.

    Urethral carcinoma is a rare tumour. The authors report the first three cases diagnosed in black African woman.
    The diagnosis is difficult but can be much more seen if frequently through of. Urethral smear for cytology and histology are essentials elements in the diagnosis. Surgical treatment of this tumour is cheap and quite accessible, hence the need for early diagnosis.
    The prognosis is poor even with combined surgical and radiotherapy.

    Mots clés:
    adénocarcinome / Urètre / traitement.
    Mots-clés:
    adenocarcinoma / Urethra / Treatment.
    Complications des urétérostomies cutanées trans-iléales selon Bricker. Analyse d'une série de 246 patients
    Complications of Bricker ileal conduit urinary diversion: analysis of a series of 246 patients.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 23-29

    Objectif : Le but de cette étude rétrospective a été d'évaluer la mortalité et les morbidités précoce et tardive des urétérostomies cutanées trans-iléales (UCTI) opérées selon la technique de Bricker.
    Patients et Méthodes : Entre janvier 1990 et décembre 2002, 246 UCTI ont été réalisées dans notre centre, chez 164 hommes (67%) et 82 femmes (33%), d'âge moyen 64 ans (de 9 à 90 ans). Une UCTI a été réalisée dans 73,6% des cas pour une pathologie tumorale sous-jacente (cancers de prostate, de vessie, du col utérin, colique), et dans 26,4% des cas pour une pathologie non tumorale (vessie neurologique, vessie radique, exstrophie vésicale ou cystite incrustante). Une cystectomie a été associée à l'UCTI dans 62,2% des cas. Le recul moyen était de 24 mois (de 1 à 151 mois). Les paramètres étudiés étaient : la mortalité et les complications précoces et tardives, médicales ou chirurgicales, urologiques et digestives.
    Résultats : La mortalité post-opératoire a été de 6,9% (17 décès, dont 16 chez les patients pour lesquels l'indication de l'UCTI était une pathologie tumorale). La morbidité précoce a été marquée par des complications digestives (iléus, fistule, éviscération) dans 46 cas (18,7%), dont 25 ayant nécessité une reprise chirurgicale. Une complication d'ordre médical a été notée chez 41 patients (16,7% des opérés), responsable de 60% de la mortalité post-opératoire (10 des 17 décès). Une fistule urinaire a été observée chez 7 patients (2,8%). La morbidité tardive a été de type pariétal (éventration, hernie péri-stomiale, sténose de la stomie) dans 18,3% des cas. Sur le plan urologique, elle a été marquée par des pyélonéphrites aiguës (11%), des sténoses urétéro-iléales (4,9%) et des lithiases urinaires (4,9%).
    Conclusion : L'UCTI selon Bricker est une intervention dont la mortalité n'est pas négligeable, surtout chez les patients pour lesquels elle est indiquée pour une pathologie tumorale. Les complications précoces sont essentiellement de type digestif alors que les complications tardives sont plutôt pariétales ou urologiques.

    Objective: The objective of this retrospective study was to evaluate the mortality and early and late morbidities of Bricker ileal conduit urinary diversion.

    Patients and Methods: Between January 1990 and December 2002, 246 Bricker ileal conduit urinary diversion was performed in our centre in 164 males (67%) and 82 females (33%) with a mean age of 64 years (range: 9 to 90 years). Bricker diversion was performed in 73.6% of cases for underlying tumour (prostate, bladder, cervical, colon cancer), and in 26.4% of cases for benign disease (neurogenic bladder, radiation bladder, bladder exstrophy, incrusting cystitis). Cystectomy was associated with Bricker diversion in 62.2% of cases. The mean follow-up was 24 months (range: 1 to 151 months). The following parameters were studied: mortality and early and late medical or surgical, urological and gastrointestinal complications.

    Results: The postoperative mortality was 6.9% (17 deaths, 16 in patients in whom Bricker diversion was performed for cancer). The early morbidity was marked by gastrointestinal complications (ileus, fistula, evisceration) in 46 cases (1.7%), 25 of which required re-operation. A medical complication was observed in 41 patients (16.7% of the series), responsible for 60% of the postoperative mortality (10 of the 17 deaths). A urinary fistula was observed in 7 patients (2.8%). The late morbidity consisted of parietal complications (incisional hernia, peristomal hernia, stricture of the stoma) in 18.3% of cases. Urological complications consisted of acute pyelonephritis (11%), ureteroileal stricture (4.9%) and urinary stones (4.9%).

    Conclusion: Bricker ileal conduit urinary diversion is associated with considerable mortality, especially in cancer patients. Early complications are essentially gastrointestinal, while late complications tend to be parietal or urological.

    Mots clés:
    Complications chirurgicales / Cystectomie / dérivation urinaire cutanée / morbidité / sténose urétéro-iléale
    Mots-clés:
    Surgical complications / Cystectomy / ileal conduit urinary diversion / Morbidity / uretero-ileal stricture
    Diabète gestationnel et malformations de l'appareil urinaire : une étude cas témoins en milieu hospitalier
    Gestational diabetes and urinary tract malformations: a hospital case-control study.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 53-58

    Introduction : Les uropathies malformatives représentent la première cause d'insuffisance rénale chez l'enfant. La responsabilité du diabète gestationnel dans la survenue d'une uropathie malformative est discutée. L'objectif de ce travail est d'apprécier le rôle du diabète gestationnel insuliné sur la survenue d'une malformation urétérale de l'enfant.
    Matériel et Méthodes : Nous présentons les résultats d'une enquête prospective cas-témoins (102 cas, 104 témoins) conduite en milieu hospitalo-universitaire.
    Le rôle du diabète gestationnel insuliné sur la survenue d'uropathie malformative a été testé par une régression logistique après ajustement sur les facteurs de risque d'uropathie malformative (antécédents familiaux d'uropathie, parité, tabagisme, consommation de produits illicites durant la grossesse).
    Résultats : Le diabète gestationnel est une facteur de risque d'uropathie malformative après ajustement
    (a OR=5, 1 IC95%:1.1-24.5), de syndrome de la jonction pyélo-urétérale (a OR=6.5; IC95%:1.1-39.4) et de reflux v ésico-urétéral (a OR=5.9; IC95%:1.1-32.1).
    Conclusions : La notion d'un diabète gestationnel insuliné doit être connue des acteurs de santé de la médecine périnatale comme un facteur de risque de malformation de pathologie urétérale, peu fréquent mais assez puissant.

    Introduction: Urinary tract malformations represent the leading cause of renal failure in children. Gestational diabetes plays a controversial role in the development of urinary tract malformations. The purpose of this study was to assess the role of insulin-requiring gestational diabetes on the development of ureteric malformations in children.

    Material and Methods: The authors report the results of a prospective case-control survey (102 cases, 104 controls) conducted in a teaching hospital. The role of insulin-requiring gestational diabetes on the development of urinary tract malformations was tested by logistic regression after adjustment for risk factors for urinary tract malformations (family history of urinary tract malformations, parity, smoking, substance abuse during pregnancy).

    Results: Gestational diabetes is a risk factor for urinary tract malformations after adjustment (aOR=5.1; 95%CI: 1.1-24.5), and for ureteropelvic junction syndrome (aOR=6.5; 95%CI: 1.1-39.4) and vesicoureteric reflux (aOR=5.9; 95%CI: 1.1-32.1).

    Conclusion: All perinatal healthcare professionals must be familiar with the concept of insulin-requiring gestational diabetes as an uncommon, but fairly powerful risk factor for ureteric malformations.

    Mots clés:
    Etude cas-témoins / diabète gestationnel / uropathie malformative / syndrome de jonction pyélo-urétéral / reflux vésico-urétéral.
    Mots-clés:
    Case-control study / gestational diabetes mellitus / urinary tract malformation / ureteropelvic junction syndrome / vesicoureteric reflux.
    Etude rétrospective des néphrectomies élargies par laparoscopie rétropéritonéale
    Retrospective study of laparoscopic retroperitoneal radical nephrectomy.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 10-17

    But : Analyser les résultats des néphrectomies élargies réalisées par voie laparoscopique rétropéritonéale en terme de faisabilité, morbidité et contrôle carcinologique.
    Patients et Méthodes : Entre octobre 1997 et mai 2004, 42 néphrectomies élargies par voie laparoscopique rétropéritonéale ont été réalisées chez 33 hommes et 9 femmes, pour tumeur rénale. Nous utilisons trois ou quatre trocarts, en fonction des constatations opératoires, permettant de respecter les impératifs carcinologiques : contrôle premier du pédicule rénal avant toute mobilisation du rein (l'artère était clippée et la veine sectionnée à l'Endo-GIA®), passage dans le plan de la néphrectomie élargie et absence de contact direct avec la tumeur. La pièce opératoire était extraite sans morcellement dans un sac endoscopique imperméable en élargissant un orifice de trocart afin d'éviter tout contact pariétal.
    Résultats : 21 néphrectomies élargies droites et 21 gauches ont été réalisées chez des patients dont l'âge moyen était de 61,8 ans (36 à 83 ans). La taille moyenne des reins était de 120 mm (60 à 170 mm), pour un poids moyen de 430 g (55 à 870 g). La taille moyenne des tumeurs était de 46,4 mm (15 à 90 mm).
    La durée opératoire moyenne était de 132 min (70 à 240 min) pour des pertes sanguines évaluées en moyenne à 120 cc (0 à 1000 cc). La durée moyenne d'hospitalisation était de 8,3 jours (4 à 26 jours).
    Une conversion a été nécessaire dans 7 cas (16,7 %) pour des difficultés techniques : 5 plaies veineuses, 1 plaie artérielle, et une dissection de la graisse péri-rénale rendue difficile par un antécédent de lymphome de haut grade diffus en rémission.
    Le stade anatomo-pathologique définitif retrouvait 31 tumeurs classées pT1, 1 pT2 et 10 pT3. Nous déplorons 4 décès dans le cadre d'une évolution métastatique, pour un recul moyen de notre série de 15 mois (1 à 64 mois).
    Conclusion : La néphrectomie élargie par voie laparoscopique rétropéritonéale est une technique réalisable qui respecte parfaitement les principes de toute chirurgie carcinologique. La principale complication notée dans notre série est le risque hémorragique, qui nous semble dépendre de l'expérience du chirurgien.

    Objective: To analyse the results of laparoscopic retroperitoneal radical nephrectomy in terms of feasibility, morbidity and disease control.

    Patients and Methods: Between October 1997 and May 2004, 42 laparoscopic retroperitoneal radical nephrectomies were performed in 33 men and 9 women for renal tumour. Three or four trocars were used depending on the operative findings in order to achieve oncological imperatives: primary control of the renal pedicle before mobilization of the kidney (the artery was clipped and the vein was sectioned by Endo-GIA®), passage in the plane of radical nephrectomy and absence of direct contact with the tumour. The operative specimen was extracted whole in an impermeable endoscopic bag by enlarging a trocar orifice to avoid any parietal contact.

    Results: 21 right radical nephrectomies and 21 left radical nephrectomies were performed in patients with a mean age of 61.8 years (range: 36 to 83 years). The mean size of the kidney was 120 mm (range: 60 to 170 mm), for a mean weight of 430 g (range: 55 to 870 g). The mean tumour size was 46.4 mm (range: 15 to 90 mm). The mean operating time was 132 min (range: 70 to 240 mm) for an estimated mean blood loss of 120 cc (range: 0 to 1000 cc). The mean hospital stay was 8.3 days (range: 4 to 26 days). Conversion was necessary for technical difficulties in 7 cases (16.7%), venous injuries in 5 cases, arterial injury in 1 case, and difficult dissection of the perirenal fat due to a history of high-grade diffuse lymphoma in remission. The final histological stage showed 31 pT1 tumours, one pT2 tumour and 10 pT3 tumours. Four patients died in a context of metastatic diseases with a mean follow-up for our series of 15 months (range: 1 to 64 months).

    Conclusion: Laparoscopic retroperitoneal radical nephrectomy is a feasible technique, which strictly complies with the principles of cancer surgery. The main complication observed in our series was bleeding, which appears to depend on the surgeon's experience.

    Mots clés:
    cancer du rein / laparoscopie / Néphrectomie élargie / Rétropéritoine / lomboscopie.
    Mots-clés:
    Renal cancer / Laparoscopy / Radical nephrectomy / retroperitoneum / lumboscopy.
    Evaluation de la qualité de vie après TVT (tension-free vaginal tape) à l'aide de 3 questionnaires différents
    Quality of life assessment after TVT (tension-free vaginal tape) based on 3 different questionnaires.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 45-48

    Objectif : Evaluer de façon prospective les effets du TVT sur la qualité de vie de patientes souffrant d'incontinence urinaire à l'aide 3 questionnaires différents.
    Patientes et Méthodes : Cinquante et une patientes d'âge moyen 57,1 ans (34-82) ont bénéficié d'une cure d'incontinence urinaire par TVT, associée dans 12 cas à une promontofixation par voie coelioscopique pour cystocèle associée. Il s'agissait pour 50 d'entre elles d'une incontinence urinaire d'effort et d'une incontinence urinaire mixte. Ces patientes ont rempli 2 questionnaires de qualité de vie et un score de symptômes urinaires : les échelles Ditrovie, Contilife et l'échelle MHU de mesure du handicap urinaire avant et 3 mois après TVT. L'analyse statistique utilise le test de Student.
    Résultats : La moyenne des scores obtenus avec l'échelle MHU est de 6,74 (2-16) en pré-opératoire et de 1,4 (0-7) en post-opératoire. La moyenne des scores obtenus avec l'échelle Ditrovie est de 3,1 (2-4) en pré-opératoire et de 1,32 (1-3) en post-opératoire. La moyenne des scores obtenus avec l'échelle Contilife est de 82,1 (51-119) en pré-opératoire et de 38,8 (30-75) en post-opératoire. La différence est statistiquement significative (p<0,05) pour les échelles MHU et Contilife mais pas pour l'échelle Ditrovie.
    Conclusions : Le TVT permet une amélioration nette de la qualité de vie des patientes souffrant d'incontinence urinaire. Les questionnaires MHU et Contilife permettent de quantifier de manière objective l'amélioration de la qualité de vie après TVT et leur variation nette et reproductible permettent aussi de visualiser l'importance des progrès accomplis et de surveiller la stabilité des résultats dans le temps.

    Objective: To prospectively evaluate the effects of TVT on the quality of life of patients with urinary incontinence by using 3 different questionnaires.

    Patients and Methods: Fifty one patients with a mean age of 57.1 years (range: 34 to 82) were treated by TVT for urinary incontinence combined with laparoscopic sacral colpopexy for associated cystocele in 12 cases. Fifty of these patients suffered from stress urinary incontinence and one presented mixed urinary incontinence. These patients completed 2 quality of life questionnaires and a urinary symptom score: Ditrovie and Contilife scale and the MHU scale for measurement of urinary handicap before and 3 months after TVT. Statistical analysis was based on Student's test.

    Results: The mean scores obtained with the MHU scale were 6.74 (range: 2-16) preoperatively and 1.4 (range: 0-7) postoperatively. The mean score obtained with the Ditrovie scale was 3.1 (range: 2-4) preoperatively and 1.32 (range: 1-3) postoperatively. The mean score obtained with the Contilife scale was 82.1 (range: 51-119) preoperatively and 38.8 (range: 30-15) postoperatively. The difference was statistically significant (p<0.05) for the MHU and Contilife scales, but not for the Ditrovie scale.

    Conclusion: TVT allows a marked improvement of the quality of life of patients with urinary incontinence. The MHU and Contilife questionnaires can be used to objectively quantify the improvement of quality of life after TVT and, due to their marked and reproducible variation, they can also be used to assess the degree of improvement and the stability of the results over time.

    Mots clés:
    TVT / Qualité de vie / échelles d'évaluation.
    Mots-clés:
    TVT / Quality of life / evaluation scales.
    Fistule urétérocolique postopératoire
    Postoperative ureterocolonic fistula: a case report.
    2005
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 93-95

    La fistule urétéro-colique postopératoire est exceptionnelle : un seul cas publié au cours des 32 dernières années. Nous rapportons un cas de fistule urétéro-colique postopératoire, observé dans les suites d'une hystéroannexectomie droite chez une patiente de 38 ans porteuse d'un rein unique droit. Cette patiente a présenté initialement une anurie avec fièvre puis une diarrhée liquide d'odeur urineuse. La fistule urétéro-colique a été suspectée, dans un contexte de carence d'équipement d'imagerie urologique, grâce à la spécificité de la diarrhée, à l'échographie qui a révélé une urétérohydronéphrose sur un obstacle pelvien, et à une cystographie normale. L'exploration chirurgicale a mis en évidence une fistule urétéro-sigmoidienne. Notre observation porte à 20 le nombre de FUC répertoriés dans la littérature dont 2 cas post-opératoires.

    Postoperative ureterocolonic fistula is exceptional: only one case has been published over the last 32 years. The authors report a case of postoperative ureterocolonic fistula observed after right hysteroadnexectomy in a 38-year-old woman with a solitary right kidney. This patient initially presented with anuria and fever followed by urine-smelling liquid diarrhoea. In a context of inadequate urological imaging equipment, the diagnosis of ureterocolonic fistula was suspected on the basis of the specific features of the diarrhoea, ultrasound which revealed ureterohydronephrosis above a pelvic obstacle, and normal cystography. Surgical exploration demonstrated a ureterosigmoid fistula. This case represents the 20th case of ureterocolonic fistula reported in the literature, including 2 postoperative cases.

    Mots clés:
    Fistule urétérocolique / fistule urétéro-iléale / fistule entréo-vésicale / Sonde double J / vessie psoique.
    Mots-clés:
    Ureterocolonic fistula / ureteroileal fistula / enterovesical fistula / double J stent / psoas bladder.
    Infarctus rénal partiel aigu idiopathique
    Idiopathic acute partial renal infarction.
    2005
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 75-77

    L'infarctus rénal est une pathologie rare qui doit être évoquée devant tout syndrome douloureux lombaire.
    Les causes les plus fréquentes sont liées à une pathologie cardiaque emboligène, une fibrodysplasie de l'artère rénale ou un traumatisme. Nous rapportons dans cet article le deuxième cas publié d'infarctus rénal idiopathique.
    Le diagnostic est le plus souvent évoqué sur le scanner abdominal injecté, mais sera confirmé et précisé lors de l'artériographie rénale sélective ou l'angioscanner.
    Le traitement peut être médical ou chirurgical selon l'importance des lésions et l'état général du patient.
    Les indications des traitements sont discutées à partir d'une revue de la littérature.

    Renal infarction is a rare disease which must be considered in any case of low back pain. The most frequent causes are related to emboligenic heart disease, renal artery fibrodysplasia or trauma. The authors report the second published case of idiopathic renal infarction. The diagnosis is usually suggested by contrast-enhanced abdominal CT scan, but is confirmed and refined by selective renal arteriography or CT angiography. Treatment may be medical or surgical depending on the severity of the lesions and the patient's general state. The therapeutic indications are discussed in the light of a review of the literature.

    Mots clés:
    Infarctus rénal / artère rénale / douleur lombaire.
    Mots-clés:
    Renal infarction / Renal artery / back pain.
    Intérêt de la mobilisation de la plaque urétrale dans la libération de la courbure qui accompagne les formes postérieures d'hypospadias
    Interest of mobilization of the urethral plate in the release of chordee related to posterior hypospadias.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 59-62

    But : Comparer les gains obtenus par déshabillage du pénis à ceux obtenus avec une mobilisation de la plaque urétrale et résection du tissu fibreux sous-jacent (à la manière de Mollard)
    Matériel et Méthodes : Entre février 1996 et mars 2003, 97 patients ont été opérés pour hypospadias postérieur. Chez ces patients nous avons utilisé des photos prises de profil lors de tests successifs d'érection : un 1er test est réalisé au début de l'intervention, un 2ème après déshabillage du pénis par libération de la peau et le dartos, un 3ème est effectué après une éventuelle mobilisation de la plaque urétrale et résection du tissu fibreux sous-jacent, et un dernier test enfin d'intervention.
    Résultats : La libération de la courbure avec plaque urétrale conservée a été obtenue chez 88 patients (91% des cas). L'analyse des photos prises de profil a montré que le déshabillage du pénis donne une correction complète de toutes les courbures inférieures à 55°, alors que ce geste était insuffisant pour celles qui dépassaient 90°. Par contre, le décollement de la plaque urétrale avec résection du tissu fibreux sous-jacent n'a pu donner que des corrections comprises entre 10° et 25°, avec un taux de complications postopératoires identique à celui obtenu sans décollement de la plaque urétrale.
    Conclusions : La correction de la courbure qui accompagne les formes postérieures d'hypospadias est obtenue essentiellement par déshabillage du pénis.

    Objective: To compare the advantages of release of the skin and dartos to those obtained after mobilization of the urethral plate and resection of the underlying fibrous tissue (according to Mollard).

    Material and Methods: Between February 1996 and March 2003, 97 patients were operated for posterior hypospadias. Lateral photographs were taken in these patients during successive erection tests: a first test was performed at the beginning of the operation, a second test was performed after release of the skin and dartos, a third test was possibly performed after mobilization of the urethral plate and resection of the underlying fibrous tissue, and a last test was performed at the end of the operation.

    Results: Release of chordee with preservation of the urethral plate was achieved in 88 patients (91% of cases). Analysis of the lateral photographs showed that dissection of the skin and dartos ensured correction of chordee less than 55¬ƒ, while this procedure was insufficient for chordee exceeding 90¬ƒ. Dissection of the urethral plate and resection of the underlying fibrous tissue only allowed correction of chordee between 10¬ƒ and 25¬ƒ, with no increase of the postoperative complication rate.

    Conclusions: Correction of chordee associated with posterior hypospadias is essentially obtained by release of the skin and dartos and mobilization of the urethral plate does not endanger the blood supply.


    Mots clés:
    Hypospadias / urétroplastie en onlay / courbure du pénis / pénis.
    Mots-clés:
    hypospadias / uretroplasty in onlay / chordee of penis / penis.
    Le bloc pudendal : une anesthésie loco-régionale pour la mise en place d'une bandelette sous-urétrale : étude préliminaire
    Pudendal nerve block: local anaesthesia for insertion of suburethral tape: preliminary study of 9 cases.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 49-52

    Introduction : Le but de cette étude est d'évaluer la tolérance de l'anesthésie loco-régionale par bloc pudendal (BP) pour la mise en place d'une bandelette sous-uréthrale (BSU), de type TVT ou TOT, dans le traitement de l'incontinence urinaire féminine.
    Matériel et Méthode : Le BP est réalisé par ponction bilatérale entre l'anus et l'ischion. Le nerf pudendal, recherché par éléctro-stimulation, est anesthésié par une solution de Naropeine et Carbocaine. L'anesthésie est complétée systématiquement par un bloc des nerfs abdomino-génitaux et génito-cruraux, et par une infiltration dans la profondeur du vagin. La surveillance de la douleur péri et post-opératoire a été réalisée par échelle visuelle analogique (EVA).
    Résultats : Neuf patientes ont bénéficié de la mise en place d'une BSU avec BP entre Novembre 2002, et Janvier 2003. L'âge moyen était de 65,5 ans (46 à 87 ans). Un TVT a été mis en place 6 fois, et 3 fois un TOT. La réalisation du BP a été bien tolérée par les patientes (66%). Aucune douleur n'a été ressentie pendant l'intervention pour 8 patientes (88%). Les patientes étaient très satisfaites dans la majorité des cas (88%). Une patiente a ressenti des douleurs résiduelles pendant 3 semaines. La réalisation technique pour l'anesthésiste était simple, et les pratiques chirurgicales inchangées pour l'opérateur. Le coût de cette technique reste très modéré.
    Conclusion : Il s'agit d'une étude préliminaire sur peu de cas. La réalisation d'un BP semble être une bonne alternative aux techniques habituelles d'anesthésie pour la mise en place de BSU.

    Purpose: The objective of this study is to evaluate the safety of local anaesthesia by pudendal nerve block (PNB) for insertion of TVT or TOT suburethral tape for the treatment of female urinary incontinence.

    Material and Method: PNB is performed by bilateral injection between the anus and ischium. The pudendal nerve, detected by electrostimulation, is anaesthetised by a solution of Naropeine® and Carbocaine®. Anaesthesia is systematically completed by abdominogenital and genitofemoral nerve blocks and by deep infiltration in the vagina. Perioperative and postoperative pain was assessed by visual analogue scale (VAS).

    Results: Nine patients were treated by suburethral tape under PNB between November 2002 and January 2003. The mean age was 65.5 years (range: 46 to 87 years). TVT was used in 6 cases and TOT was used in 3 cases. PNB was well tolerated by the patient in 66% of cases. Eight patients (88%) did not experience any pain during the operation. The majority of patients (88%) were very satisfied with the anaesthesia. One patient experienced residual pain for 3 weeks. The technique is easy to perform by the anaesthetist and did not modify the surgical technique. This technique is relatively inexpensive.

    Conclusion: This preliminary study on a limited number of cases shows that PNB appears to be a good alternative to the usual anaesthesia techniques for insertion of suburethral tape.

    Mots clés:
    Bloc pudendal / TVT / TOTTM / anesthésie locale.
    Mots-clés:
    pudendal block / TVTTM / TOT / local anaesthesia
    Le récepteur KIT dans le séminome du testicule
    KIT receptor in testicular seminoma.
    2005
    - Recherche - Physiologie
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 96-99

    L'expression du récepteur KIT est observée dans la majorité des séminomes. L'activation de la tyrosine kinase de KIT due à des mutations somatiques a été mise en évidence. Les mutations du gène c-kit dans les séminomes du testicule sont localisées dans l'exon 17. Les inhibiteurs de l'activité tyrosine kinase de KIT peuvent avoir un rôle dans leur traitement, en particulier dans les séminomes avec une mutation c-kit sensible à imatinib mesylate. Un essai clinique prévoit d'examiner l'efficacité d'imatinib mesylate dans le traitement des séminomes métastatiques réfractaires à la chimiothérapie. Les inhibiteurs de la tyrosine kinase peuvent aussi être testés chez des patients avec une atteinte ganglionnaire rétropéritonéale peu importante avant radiothérapie. S'ils sont actifs, de futurs essais thérapeutiques pourraient inclure l'utilisation de ces inhibiteurs comme traitement adjuvant pour les patients avec un séminome stade I dans le but de diminuer le risque potentiel de seconde tumeur.

    KIT receptor expression is observed in the majority of seminomas. Activation of KIT tyrosine kinase due to somatic mutations has been demonstrated. Mutations of the c-kit gene in testicular seminomas are located in exon 17. Inhibitors of KIT tyrosine kinase activity can have a therapeutic role, particularly in seminomas with a c-kit mutation sensitive to imatinib mesylate. A clinical trial plans to examine the efficacy of imatinib mesylate in the treatment of metastatic seminomas refractory to chemotherapy. Tyrosine kinase inhibitors can also be tested in patients with minimal retroperitoneal lymph node involvement before radiotherapy. If they are active, future therapeutic trials could include the use of these inhibitors as adjuvant therapy for patients with stage I seminoma in order to decrease the potential risk of second tumour.

    Mots clés:
    Récepteur KIT / séminome testiculaire / imatinib mesylate.
    Mots-clés:
    KIT receptor / testicular seminoma / imatinib mesylate
    Lipomatose pelvienne associée à une cystite glandulaire :rapport de deux cas
    Pelvic lipomatosis associated with glandular cystitis. Report of two cases.
    2005
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 81-84

    Nous rapportons deux cas de lipomatose pelvienne associée à une cystite glandulaire. Il s'agit d'une pathologie rare dont la symptomatologie clinique est variée et non spécifique. Les examens complémentaires qui permettent d'aboutir au diagnostic de lipomatose pelvienne sont le CT scanner et a fortiori la RMN, l'urographie intraveineuse et les biopsies. La symptomatologie clinique, les résultats radiologiques et l'attitude thérapeutique sont discutés à la lumière de la littérature.

    The authors report two cases of pelvic lipomatosis associated with glandular cystitis. This is a rare disease with variable and nonspecific clinical features. Complementary investigations useful for the diagnosis of pelvic lipomatosis are CT and especially MRI, intravenous urography and biopsies. The clinical features, radiological findings and therapeutic approach are discussed in the light of a review of the literature.

    Mots clés:
    Lipomatose pelvienne / cystite glandulaire.
    Mots-clés:
    pelvic lipomatosis / glandular cystitis.
    Mélanome vésical chez une fillette de 7 ans
    Bladder melanoma in a 7-year-old girl.
    2005
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2004, 15, 67-70

    Les mélanomes à l'âge pédiatrique sont très rares. Nous rapportons ici une observation de mélanome de localisation originale puisqu'il s'agissait d'une tumeur de vessie chez une fillette de 7 ans. Le bilan d'extension initial et la rémission complète à 7 ans de la cystectomie partielle in sano, en démontrent le caractère primitif. Les mélanomes de vessie sont très exceptionnels chez l'adulte, une vingtaine de cas sont publiés. L'observation ici rapportée est à notre connaissance la première chez l'enfant.

    Melanomas are very rare in children. The authors report an original case of bladder melanoma in a 7-year-old girl. The initial staging assessment and complete remission 7 years after partial cystectomy with healthy resection margins confirmed the primary nature of this tumour. Bladder melanomas are exceptional in adults, as only about 20 cases have been published. To the best of our knowledge, this is the first published case in a child.

    Mots clés:
    Enfant / Mélanome / vessie.
    Mots-clés:
    child / Melanoma / bladder.
    Métastase orbitaire d'un adénocarcinome prostatique
    Orbital metastasis of prostatic carcinoma.
    2005
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 85-88

    Le cancer de la prostate se complique volontiers de métastases osseuses, cependant certains sites métastatiques restent rares et inhabituels. Nous rapportons un cas exceptionnel de métastase orbitaire ayant révélé un adénocarcinome prostatique. Un homme de 71 ans ayant été admis pour une protrusion oculaire avec une baisse de l'acuité visuelle à gauche. L'examen clinique a retrouvé en plus des troubles ophtalmologiques une tuméfaction temporo-pariétale gauche avec au toucher rectal une prostate suspecte. L'IRM cranio-cérébrale a retrouvé un processus ostéolytique intéressant la grande aile du sphénoide gauche avec envahissement intra-orbitaire. Un autre foyer ostéolytique intéressait la région temporo-pariétale gauche avec une composante endo et exocrânienne. Le PSA était à 13327 ng/ml. La biopsie prostatique a confirmé l'adénocarcinome prostatique. Le traitement a comporté une radiothérapie Cranio-cérébrale associée à une hormonothérapie à base d'anti-androgènes et une corticothérapie. L'évolution s'est caractérisée après un mois et demi du traitement par une amélioration de l'acuité visuelle et la régression de l'exophtalmie et de la tuméfaction temporo-pariétale.
    La métastase orbitaire d'un adénocarcinome prostatique pose le problème de l'urgence ophtalmique. La radiothérapie cranio-cérébrale et l'hormonothérapie anti-androgénique permettent la régression de la symptomatologie sans pour autant modifier l'évolution défavorable de la maladie.

    Prostate cancer is frequently complicated by bone metastases. However, some metastatic sites remain rare and unusual. The authors report an exceptional case of prostatic carcinoma presenting with orbital metastasis. A 71-year-old man was admitted with ocular protrusion and decreased visual acuity of the left eye. In addition to the ophthalmological disorders, clinical examination revealed a left temporoparietal swelling with a suspicious prostate on digital rectal examination. Brain MRI revealed an osteolytic process involving the left sphenoid bone with intra-orbital invasion. Another osteolytic site was observed in the left temporoparietal region with intracranial and extracranial components. PSA was 13,327 ng/ml. Prostatic biopsy confirmed the diagnosis of prostatic carcinoma. Treatment comprised cranial radiotherapy combined with anti-androgen endocrine therapy and corticosteroids. Six weeks after treatment, the patient obtained an improvement of visual acuity and regression of exophthalmos and the temporoparietal swelling. Orbital metastasis of prostatic carcinoma raises the problem of ophthalmic emergency. Cranial radiotherapy and anti-androgen endocrine therapy allowed regression of the symptoms without modifying the unfavourable course of the disease.

    Mots clés:
    Métastase orbitaire / Adénocarcinome prostatique / radiothérapie cranio-cérébrale.
    Mots-clés:
    Orbital metastasis / Prostatic carcinoma / Cranial radiotherapy.
    Néphrolyse laparoscopique pour chylurie réfractaire
    Laparoscopic kidney release for refractory chyluria.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 72-74

    La chylurie est une affection rare en dehors des zones d'endémie parasitaires. Le traitement des formes graves est chirurgical. La déconnection réno-lymphatique est l'intervention de référence, avec des taux de succès de 98% à long terme.
    Cette intervention réalisée par lombotomie peut être effectuée par voie laparoscopique, rétro ou transpéritonéale. Les avantages de cette voie d'abord peu invasive sont ceux classiquement rapportés dans la littérature.

    Chyluria is a rare disease outside of parasite endemic zones. The treatment of severe forms is surgical. Reno-lymphatic disconnection is the reference procedure, with long-term success rates of 99%. This operation performed via a lumbar incision can also be performed by retroperitoneal or transperitoneal laparoscopy. The advantages of this minimally invasive incision are those classically reported in the literature.

    Mots clés:
    chylurie / néphrolyse / laparoscopie.
    Mots-clés:
    chyluria / kidney release / laparoscopy.
    Prise en charge d'une prostatite aiguë : à propos de 100 cas
    Management of acute prostatitis, based on a series of 100 cases.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 40-44

    Objectifs : Evaluer la prise en charge actuelle des prostatites aiguës, tant sur le plan diagnostique que thérapeutique.
    Matériel et Méthodes : Nous rapportons une série de 100 patients consécutifs pris en charge de janvier 1999 à décembre 2003, pour lesquels le diagnostic de prostatite aiguë a été retenu. Nous avons analysé les données cliniques et les données de laboratoire et d'imagerie réalisées permettant de conduire au diagnostic puis les modalités thérapeutiques et le suivi de ces malades.
    Résultats : L'âge médian était de 56,5 ans (19-86). Dans 77% des cas le syndrome septique inaugural était considéré comme sévère. La douleur prostatique au toucher rectal était retrouvée dans 68% des cas. Dans 76 % des cas le germe en cause était un Escherichia Coli. 8% des patients avaient des hémocultures positives. Tous présentaient un syndrome inflammatoire biologique, avec une augmentation de la C Réactive Protéine (CRP) dans la plupart des cas. 49% d'échographie rénale et vésicale et 16% de scanner ont été réalisés. 92% des patients ont été traités par fluoroquinolones, dont 34% en monothérapie. Les durées de prescription étaient variables de 2 à 6 semaines. Dans 48% des cas aucune étiologie n'a été retrouvée, 8% étaient d'origine iatrogène et 44% associés à une mauvaise vidange vésicale.
    Conclusions : La prostatite aiguë traitée précocement par une antibiothérapie adaptée et agressive a une évolution rapidement favorable. L'élévation de la CRP et la présence d'une leucocyturie à la bandelette urinaire sont quasi constantes et leurs normalités peuvent remettre en question le diagnostic de prostatite aiguë. En l'absence de doute diagnostique et de suspicion d'évolution vers la formation d'un abcès, il n'est pas nécessaire de réaliser une imagerie. La durée de l'antibiothérapie est variable en fonction des prescripteurs, à l'image des différentes recommandations; en effet, les recommandations sur ce point sont contradictoires et une homogéisation est souhaitable. Des efforts ultérieurs seront nécessaires pour une application de ces recommndations.

    Objectives: To evaluate the current diagnostic and therapeutic management of acute prostatitis.

    Material and Methods: The authors report a series of 100 consecutive patients with a diagnosis of acute prostatitis managed between January 1999 and December 2003. They analysed the clinical and laboratory data and imaging findings leading to the diagnosis of acute prostatitis and then the modalities of treatment and follow-up of these patients.

    Results: The median age was 56.5 years (range: 19-86 years). In 77% of cases, the initial septic syndrome was considered to be severe. Prostatic tenderness was detected on digital rectal examination in 68% of cases. In 76% of cases, the micro-organism responsible was Escherichia coli. 8% of patients had positive blood cultures. All patients presented laboratory signs of inflammatory syndrome, with elevated C Reactive Protein (CRP) in most cases. Renal and bladder ultrasound was performed in 49% of cases and CT was performed in 16% of cases. 92% of patients were treated with fluoroquinolones, as monotherapy in 34% of cases. The duration of prescription ranged from 2 weeks to 6 weeks. No aetiology was detected in 48% of cases, 8% were considered to be iatrogenic and 44% were associated with incomplete bladder emptying.

    Conclusion: Acute prostatitis, rapidly treated by aggressive and adapted antibiotics has a rapidly favourable outcome. Elevation of CRP and the presence of leukocyturia on urine dipsticks are almost constant and, when they are normal, the diagnosis of acute prostatitis should be questioned. Imaging is not required in the absence of diagnostic doubt and any suspicion of progression to abscess. The duration of antibiotic therapy varies from prescriber to prescriber, reflecting the various guidelines. Guidelines on this subject are contradictory and further effort is required to achieve homogenization and application of these guidelines.

    Mots clés:
    prostatite aiguë / Diagnostic / Traitement / recommandations / imagerie.
    Mots-clés:
    acute prostatitis / Diagnosis / treatment / Recommendations / imaging
    Problèmes urologiques rencontrés au cours de la grossesse
    Urological problems encountered during pregnancy.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 1-5

    Au cours de la grossesse de nombreux changements anatomiques et physiologiques touchent l'ensemble de l'appareil urinaire. Ces modifications sont susceptibles d'entraïner différentes pathologies urologiques, d'altérer la fonction rénale et de menacer la vie du foetus et de la mère. Certaines d'entre elles peuvent persister en post partum. La bactériurie asymptomatique doit être recherchée et traitée, afin d'éviter prés de 40% de pyélonéphrite et 2 fois plus d'accouchement prématuré. L'échographie doppler est l'examen de référence pour diagnostiquer une colique néphrétique d'origine lithiasique, une UIV a minima peut être proposée en cas de doute diagnostique; le traitement est conservateur. La symptomatologie du bas appareil est très fréquente et certains troubles comme l'incontinence d'effort peuvent persister après l'accouchement. Cet article de revue décrit les modifications anatomiques et physiologiques rencontrées au cours de la grossesse et leurs conséquences pathologiques sur l'appareil urinaire, afin de pouvoir les dépister, les prévenir et les traiter.

    The many anatomical and physiological changes occurring during pregnancy affect the entire urinary tract. These changes can induce various urological diseases, alter renal function and can be life-threatening to the foetus and the mother. Some changes can persist post partum. Asymptomatic bacteriuria must be investigated and treated to prevent about 40% of pyelonephritis and a twofold higher premature delivery rate. Duplex ultrasound is the reference examination to diagnose renal colic due to stones and a low-dose IVU can be proposed whenever there is a doubt about the diagnosis. Treatment is conservative. Lower urinary tract symptoms are very frequent and some disorders, such as stress incontinence, can persist after delivery. This review article describes the anatomical and physiological changes observed during pregnancy and their pathological consequences on the urinary tract in order to detect, prevent and treat these disorders.

    Mots clés:
    grossesse / Complications urologiques / anatomie et physiologie / traitement.
    Mots-clés:
    pregnancy / Urological complications / anatomy and physiology / Treatment.
    Radiothérapie conformationnelle dans le traitement du cancer de la prostate.Evaluation de la toxicité aiguë chez 131 patients
    A five-year experience in conformational radiotherapy in the treatment of prostate cancer. Evaluation of acute toxicity in 131 patients.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 36-39

    But : Evaluer le taux de toxicité urinaire et rectale secondaires à la radiothérapie conformationnelle dans le traitement du cancer de la prostate.
    Matériels et Méthodes : Dans cette étude, et avec une médiane de suivi de 33 mois (5-67), 131 patients porteurs de cancer de la prostate ont été revus. L'âge médian est de 66 ans (48-87). La répartition des stades est comme suit: 2 T1b ; 40 T1c ; 19 T2a ; 16 T2b ; 18 T2c ; 33 T3a ; 1 T3b et 2 T3c, avec Gleason : 4-6 dans 47% des cas, 7 = 36% et 8-9 dans 17% des cas. Avant tout traitement, les chiffres du PSA sont < 10 mg/ml chez 41% des patients, 10-20 chez 30% et > 20 dans 29% des cas. 98 patients ont reçu une hormonothérapie avant la radiothérapie. La dose a varié entre 66 et 74 Gy, par photons 18 MV de l'accélérateur linéaire selon une technique conformationnelle de sorte à diminuer les doses au niveau du rectum et de la vessie.
    Résultats : Selon les critères du RTOG (Radiation Therapeutic Oncology Group) pour la toxicité aigue, il y avait seulement 3 cas de toxicité urinaire grade 3 et aucune toxicité rectale (R) grade 3 ; mais il y avait 36 grade 1 et 12 grade 2 toxicité rectale, de même 41 grade 1 et 22 grade 2 toxicité urinaire. Le volume prostatique moyen était de 41 cc pour les patients ayant reçu une hormonothérapie, et de 56 cc pour les autres patients (p < 0.002). Le pourcentage du volume ayant reçu plus de 50 Gy (V50) a été calculé, la médiane V50 est de 35% pour la vessie et de 32% pour le rectum. Nous n'avons pas retrouvé de corrélation entre le V50 et la toxicité digestive ou urinaire.
    Conclusion : Nos résultats rejoignent ceux déjà décrits dans la littérature et également dans notre étude préalable sur 50 cas de cancer de la prostate : la radiothérapie conformationnelle diminue la toxicité aigue urinaire et rectale du traitement du cancer de la prostate.

    Purpose : To evaluate the urinary and rectal toxicity secondary to 3D conformal radiotherapy for prostate cancer.

    Material and Methods : Between 1998 and 2003, 131 men with prostate cancer underwent 3D conformal radiotherapy with or without androgen deprivation. The different stages were: 2 T1b ; 40 T1c ; 19 T2a ; 16 T2b ; 18 T2c ; 33 T3a ; 1 T3b and 2 T3c with Gleason score : 4-6 = 47% , 7 = 36% and 8-9 in 17% of the cases. The median patient age was 66 (48-87). Pretreatment PSA level was respectively < 10 ng/ml (41%). 10-20 ng/ml (30%) and > 20 ng/ml (29%).
    Of the 131 patients, 98 received androgen ablation therapy before radiation.
    The total radiation dose varied between 66 and 74 Gy, delivered with 18MV photons of the linear accelerator, the median follow up was 33 months (5-67).

    Results : According to the RTOG grading (gr) for acute toxicity, we noticed 3gr 3 genitourinary (GU) toxicity and no gr3 gastro intestinal (GI) toxicity. There were 36 gr 1 and 12 gr 2 GI toxicity, 41 gr 1 and 22 gr 2 GU toxicity.
    The mean prostate volume was 41 cc for patients who received androgen ablation and
    56 cc for the others (p< 0.002). The percentage of volume receiving more than 50 Gy (V50) was calculated, the median V50 was 32% (5-67) for the rectum and 35% (5-79) for the bladder.

    Conclusion : The toxicity profile in this study is in the same range than those of the literature and of our previous study concerning our first 50 patients with prostate cancer treated with 3D conformal radiotherapy.

    Mots clés:
    Cancer de la prostate / radiothérapie / toxicité aiguë.
    Mots-clés:
    Prostate cancer / radiotherapy / acute toxicity.
    Résultats carcinologiques de 117 prostatectomies radicales consécutives
    Oncological results of 117 consecutive radical prostatectomies.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 30-35

    Introduction : Le but de cette étude est d'évaluer les facteurs de risque de récidive biologique chez les patients pris en charge par prostatectomie rétropubienne pour cancer de la prostate.
    Matériel et Méthodes : Analyse rétrospective de 121 prostatectomies radicales rétropubiennes consécutives réalisées de janvier 1994 à décembre 1997. La récidive biologique était définie par un taux de PSA ≥ 0.2 ng/ml. Les taux de survie sans récidive biologique ont été calculés par méthode actuarielle. Une analyse univariée et multivariée des facteurs pronostiques de récidive biologique a été effectuée.
    Résultats : La survie actuarielle sans récidive biologique est de 71 % à 5 ans et de 63 % à 7,5 ans. L'analyse par méthode de Kaplan Meier n'a pas retrouvé de différence de risque de récidive biologique entre les patients avec marges douteuses et ceux avec marges positives. Ces deux groupes ont donc été assimilés. En analyse univariée, les facteurs significatifs sont : le stade pathologique, le grade du 1er contingent cellulaire sur la pièce, les marges, le grade cellulaire le plus élevé sur les biopsies, le stade clinique, le taux de PSA, l'engainement péri nerveux et le score de Gleason. En analyse multivariée, sont significatifs de risque de récidive biologique : le stade pathologique, un taux de PSA > 10 ng/ml, le grade le plus élevé sur les biopsies, les marges positives et l'engainement péri nerveux.
    Conclusions : Marges douteuses et marges positives semblent avoir le même risque de récidive biologique. La valeur pronostique du grade de Gleason sur la pièce est plus forte que celle du score. Un grade de Gleason élevé sur les biopsies a un caractère particulièrement péjoratif.

    Introduction: The objective of this study was to evaluate the risk factors of biochemical recurrence in patients with prostate cancer treated by retropubic prostatectomy.

    Material and Methods: Retrospective analysis of 121 consecutive retropubic radical prostatectomies performed between January 1994 and December 1997. Biochemical recurrence was defined by PSA ≥ 0.2 ng/ml. Biochemical recurrence-free survival rates were calculated by the actuarial method. Univariate and multivariate analysis of prognostic factors of biochemical recurrence was performed.

    Results: The actuarial biochemical recurrence-free survival was 71% at 5 year and 63% at 7.5 years. Kaplan-Meier analysis did not reveal any difference for the risk of biochemical recurrence between patients with doubtful margins and those with positive margins. These two groups were therefore combined. Significant risk factors on univariate analysis were: pathological stage, grade of the predominant cell contingent on the specimen, margins, highest cell grade on biopsies, clinical stage, PSA level, perineural invasion and Gleason score. Significant risk factors for biochemical recurrence on multivariate analysis were: pathological stage, PSA > 10 ng/ml, the highest grade on biopsies, positive margins and perineural invasion.

    Conclusion: Doubtful margins and positive margins appear to be associated with the same risk of biochemical recurrence. The prognostic value of Gleason grade on the specimen is higher than that of the Gleason score. A high Gleason grade on biopsies is associated with a particularly poor prognosis.

    Mots clés:
    Cancer de la prostate / Prostatectomie / facteurs pronostiques.
    Mots-clés:
    Prostate cancer / Prostatectomy / prognostic factors.
    Résultats de la néphrectomie élargie à ciel ouvert : à propos d'une série de 230 patients
    Results of open radical nephrectomy in a series of 230 patients.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 18-22

    Objectif : Analyser les résultats carcinologiques de la néphrectomie élargie à ciel ouvert pour cancer du rein.
    Patients et Méthodes : Entre décembre 1989 et juin 2003, 230 patients ont eu une néphrectomie élargie à ciel ouvert par le même opérateur pour un cancer du rein. Les cancers traités par néphrectomie partielle ont été exclus de cette étude. La voie d'abord était une lombotomie dans 95,7% des cas. La surveillance a consisté en un examen clinique et une tomodensitométrie abdomino-pelvienne et thoracique 2 fois par an les 2 premières années, puis 1 fois par an pendant 3 ans, puis à 7 ans et à 10 ans en l'absence de récidive.
    Résultats : Avec un suivi médian de 63,1 mois, les taux de survie sans récidive à 5 ans et à 10 ans étaient respectivement de 88,4% et 67,2%. La taille de la tumeur, le stade tumoral (TNM 1997), le grade nucléaire de Fuhrman, le type histologique du cancer, et l'existence de signes révélateurs étaient corrélés au taux de survie sans récidive. Le taux de survie sans récidive à 10 ans était nul chez les patients ayant au moment du diagnostic des métastases viscérales ou ganglionnaires.
    L'âge du patient au moment du diagnostic et la présence d'un syndrome paranéoplasique n'influençaient pas, dans cette série, la survie sans récidive.
    Conclusions : Cette étude confirme les données de la littérature : la taille tumorale, le stade tumoral, le grade nucléaire, le type histologique, et les signes révélateurs sont des facteurs pronostiques du cancer du rein. La néphrectomie élargie permet un taux global de survie sans récidive à 5 ans supérieur à 85%.

    Objective: To analyse the oncological results of open radical nephrectomy for renal cancer.

    Patients and Methods: Between December 1989 and June 2003, open radical nephrectomy for renal cancer was performed by the same operator in 230 patients. Cancers treated by partial nephrectomy were excluded from this study. The operation was performed via a lumbar incision in 95.7% of cases. Surveillance consisted of clinical examination and thoracic and abdominopelvic computed tomography twice a year for the first two years, then annually for 3 years, and then at 7 years and at 10 years in the absence of recurrence.

    Results: With a median follow-up of 63.1 months, the 5-year and 10-year recurrence-free survival rates were 88.4% and 67.2%, respectively. Tumour size, tumour stage (TNM 1997), Fuhrman's nuclear grade, histological type of cancer, and the presence of suggestive signs were correlated with the recurrence-free survival rate. The 10-year recurrence-free survival rate was zero in patients with visceral or lymph node metastases at the time of diagnosis. The patient's age at the time of diagnosis and the presence of a paraneoplastic syndrome did not influence recurrence-free survival in this series.

    Conclusions: This study confirms the data of the literature: tumour size, tumour stage, nuclear grade, histological type, and suggestive signs are prognostic factors of renal cancer. Radical nephrectomy ensures a global 5-year recurrence-free survival rate higher than 85%.

    Mots clés:
    cancer du rein / Néphrectomie / Stade / Grade / pronostic.
    Mots-clés:
    Renal cancer / nephrectomy / Stage / Grade / prognosis.
    Tumeur rétropéritonéale rare : schwannome bénin
    Benign schwannoma, a rare retroperitoneal tumour.
    2005
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 78-80

    Les tumeurs rétropéritonéales primitives de l'adulte sont rares. Parmi celles d'origine nerveuse, le schwannome se définit comme une tumeur dont les cellules sont dérivées du neulemne ou gaine nerveuse de Schwann.
    C'est une tumeur très rare tant par sa fréquence que par sa localisation rétropéritonéale (0,2%).
    Son diagnostic est histo-immunologique et son traitement chirurgical consiste en une exérèse complète de la masse en raison d'un risque dégénératif tumoral.
    Nous rapportons un cas d'une patiente de 38 ans, admise pour des douleurs lombaires droites isolées.
    L'imagerie (échographie et uroscanner) a révélé la présence d'une tumeur rétropéritonéale de 6 x 9 cm de grand axe.
    L'exérèse fut réalisée par une thoraco-pleuro-laparatomie droite.
    L'étude anatomopathologique et immunologique ont conclu à un schwannome bénin.
    Avec un recul postopératoire de deux ans, la patiente n'a présenté aucune récidive de ce schwannome rétropéritonéal.

    Primary retroperitoneal tumours are rare in adults. Among retroperitoneal tumours derived from nervous tissue, schwannoma is defined as a tumour arising from neurilemma or Schwann nerve sheath cells. It is a very rare tumour, especially in the retroperitoneal site (0.2%). Its diagnosis is immunohistological, and treatment is surgical, consisting of complete resection of the mass due to the risk of malignant degeneration. The authors report the case of a 38-year-old patient admitted with isolated right lumbar pain. Imaging (ultrasound and CT urography) revealed a retroperitoneal tumour measuring 6 x 9 cm. Resection was performed by right thoraco-pleuro-laparatomy. The immunological and histological study concluded on benign schwannoma. With a postoperative follow-up of two years, the patient has not presented any recurrence of this retroperitoneal schwannoma.

    Mots clés:
    tumeur bénigne / Schwannome / rétropéritoine.
    Mots-clés:
    benign tumour / Schwannoma / retroperitoneum
    Une image à retenir
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 71-71

    In Grossman HB, Natale RB, Tangen CM, Speights VO, Vogelzang NJ, Trump DL, deVere White RW, Sarosdy MF, Wood DP Jr, Raghavan D, Crawford ED. : Neoadjuvant chemotherapy plus cystectomy compared with cystectomy alone for locally advanced bladder cancer. N Engl J Med. 2003 Aug 28;349(9):859-66.

    Mots clés:
    Cystectomie / Cancer de vessie