Base bibliographique

Sommaire :

Duplications sagittales de l'urètre chez l'enfant. A propos de 7 observations
Sagittal duplications of the urethra in children. Report of 7 cases.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 77-83

La duplication urétrale est une pathologie rare d'expression clinique et de thérapeutique variées. Nous en rapportons 7 cas.
Matériels et Méthodes : Nous avons analysé rétrospectivement 7 enfants porteurs d'une duplication sagittale de l'urètre vus de 1995 à 2000. Tous les enfants ont eu une échographie de l'appareil urinaire, d'une cystographie rétrograde et d'urétrographie mictionnelle.
Résultats : Excepté une découverte néonatale, l'âge moyen au moment du diagnostic pour six de ces enfants était de 4 ans.
Du point de vue malformatif, nous avons retrouvé une duplication urétrale incomplète borgne (type IB) dont l'urétroscopie a confirmé la présence d'un origice en aval du cap urétral, un traitement symptomatique a été instauré avec succès. Deux enfants porteurs d'une duplication urétrale complète épispade avec deux orifices v ésicaux (type IIA1) ont bénéficié d'une résection de l'urètre surnuméraire avec succès. Un enfant présentait une duplication en Y (type IIA2), l'opacification infructueuse de l'urètre accessoire en vue de son exérèse a entraïné une sclérose et l'arrêt de l'écoulement avec un recul de 24 mois. Une chirurgie pénienne a été réalisée chez deux enfants ayant une duplication urétrale incomplète avec une seule pénétration vésicale (type IIA1) transformant la duplicité urétrale en une bifidité distale après l'exérèse de l'urètre accessoire et de son méat épispade.
Un enfant était porteur d'une duplication ¬´suspendue¬ª de l'urètre avec un seul méat glandulaire (de type IIB2) et une duplication vésicale unique. Il a bénéficié d'une section endoscopique de la membrane urétrale séparant les deux urètres avant leur réunion au niveau de l'urètre bulbaire.
Ces 7 enfants ont été suivis avec un recul moyen de 36 mois (6 mois à 4 ans) sans que nous ayons rencontré de complication infectieuse ou mictionnelle.
Conclusion : La duplication sagittale de l'urètre est une pathologie rare devant bénéficier d'un bilan anatomique et fonctionnel précis. Le traitement idéal des foprmes symptomatiques est l'exérèse de la duplication sans menacer pour autant les fonctions sphinctériennes.

Urethral duplication is a rare disease with various clinical expressions and treatments. The authors report 7 cases.
Material and Methods: The authors retrospectively review 7 children with sagittal duplication of the urethra seen between 1995 and 2000. All children were investigated by ultrasonography of the urinary tract, retrograde cystography and voiding cystourethrography.
Result: Except for one case of neonatal discovery, the mean age at diagnosis in the other six children was 4 years. In one case, the malformation consisted of blind incomplete urethral duplication (type I B) and urethroscopy confirmed the presence of an orifice distal to the urethral cap; symptomatic treatment was successful in this patient. Two children with complete urethral duplication with epispadias and two bladder orifices (type II A1) were successfully treated by resection of the supernumerary urethra. One child presented an U-shaped duplication (type II A2 'Y'). Unsuccessful opacification of the accessory urethra prior to its resection induced sclerosis and no flow with a follow-up of 24 months. Penile surgery was performed in two children with incomplete urethral duplication with only one vesical orifice (type II A2) transforming duplex urethra into distal bifid urethra after resection of the accessory urethra and its epispadic meatus. One child had a suspended duplication of the urethra with only one glandular meatus (type II B2) and a single vesical orifice. He was treated by endoscopic section of the urethral membrane separating the two urethras before their fusion in the bulbar urethra. With a mean follow-up of 36 months (range: 6 months to 4 years) no infectious or voiding complications were observed in these 7 children.
Conclusion: Sagittal duplication of the urethra is a rare disease requiring precise anatomical and functional assessment. The ideal treatment for symptomatic forms is resection of the duplication without impairing sphincter function.

Mots clés:
Urètre / Anomalie / duplication / Hypospadias
Mots-clés:
Urethra / Anomaly / duplication / hypospadias
Technique, indications et résultats de la néphrolithotomie 'mini-percutanée'
Technique, indications and results of 3mini-percutaneous2 nephrolithotomy: review of the literature.
2002
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 1-7

En 1997, Jackman et Helal ont décrit chez l'enfant une technique de NLPC miniaturisée en utilisant une gaine d'accès de 11F : "la néphrolithotomie mini-percutanée". Les premières études ont montré que le taux de succès de cette nouvelle technique pour des calculs de moins de 20 mm de diamètre était comparable à celui de la NLPC standard. Chez l'enfant, Jackman a rapporté un taux de succès de 85%. Chez l'adulte et avec une gaine de 13F, Chan a rapporté un taux de succès de 94% chez 17 patients et Jackman un taux de 92% chez 11 patients. Avec une gaine de 20F, Monga a rapporté un taux de succès de 90% chez 21 patients. L'ensemble des auteurs ont souligné l'intérêt d'une gaine de calibre réduit (11 à 20F) pour diminuer la morbidité et l'atteinte parenchymateuse de la NLPC standard. Il n'existe cependant aucune étude prospective randomisée comparant la morbidité des deux types d'accès. Récemment, le retentissement sur le parenchyme rénal de la néphrolithotomie "mini-percutanée" et de la NLPC standard (11 contre 30 F) a été évalué. Aucune différence significative en terme de cicatrice parenchymateuse n'a été mise en évidence. Le volume de parenchyme rénal lésé représentait moins de 1% du volume total pour les deux types d'accès. Il n'existe donc pas d'avantage à utiliser un trajet de petit calibre dans le seul but de préserver le parenchyme rénal.
Cet article fait le point sur cette nouvelle technique, ses indications et ses résultats.

In 1997, Jackman and Helal described a miniaturized PCNL technique in children using an 11 F introducer sheath: 'mini-percutaneous' nephrolithotomy. Preliminary studies showed that the success rate of this new technique for stones less than 20 mm in diameter was comparable to that of standard PCNL. Jackman reported a success rate of 85% in children. In adults, using a 13 F sheath, Chan reported a success rate of 94% in 17 patients and Jackman reported a success rate of 92% in 11 patients. With a 20 F sheath, Monga reported a success rate of 90% in 21 patients. All authors emphasized the value of a small calibre sheath (11 to 20 F) to decrease the morbidity and parenchymal lesions associated with conventional PCNL. However, no randomized prospective study has compared the morbidity of the two types of access. The repercussions of 'mini-percutaneous' nephrolithotomy and conventional PCNL (11 F versus 30 F) on the renal parenchyma were recently evaluated. No significant difference in terms of parenchymal scarring was demonstrated. The volume of damaged renal parenchyma represented less than 1% of the total volume for the two types of access. There is therefore no advantage to use a small calibre nephrolithotomy exclusively2 to preserve the renal parenchyma. This article reviews this new technique, its indications and its results.


Mots clés:
Rein / calcul urinaire / néphrostomie / cicatrice / Percutané
Mots-clés:
Kidney / Urinary stone / nephrostomy / scar / percutaneous
Traitement de l'incontinence urinaire d'effort pure par bandelette sous-urétrale sans tension (TVT). Résultats à moyen terme d'une étude prospective sur 124 cas
Commentaire de François Haab, Service d'Urologie, Hôpital Tenon, Paris
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 70-76

Buts : Depuis 1994, le rôle du soutien de l'urètre dans la continence a été mis en exergue, aboutissant à une nouvelle technique de cure de l'incontinence urinaire d'effort (IUE) 'Tension free Vaginal Tape'(TVT). Cette technique est réalisée en France depuis 1996 et nous analysons ses résultats chez 124 patientes consécutives traitées pour IUE dominante.
Matériel et Méthode : Les 124 patientes n'avaient pas de prolapsus nécessitant un geste chirurgical et avaient des fuites cliniques à l'effort après remplissage de la vessie avec 250 ml de sérum physiologique (stress-test). 29 patientes avaient déjà été opérées d'un trouble de la statique pelvienne, 22 fois avec un geste urinaire ; toutes les patientes ont eu un bilan urodynamique. 54 patientes présentaient, en plus de l'IUE, des signes cliniques d'impériosité et 6 avaient une traduction à la cystomanométrie. La moyenne de la pression de clôture urétrale maximale était de 47 cm d'H2O (12-120). Toutes les patientes ont été opérées sous anesthésie locale (xylocaine 0,25 adrénalinée) suivant le même protocole standardisé.
Le suivi moyen était de 35. 2 mois (18-54). La morbidité per et périopératoire, le résultat objectif par stress-test, le résultat subjectif par questionnaire de satisfaction et les complications à long terme ont été analysés.
Résultats : 110 patientes (88,7%) étaient totalement sèches, 10 (8%) améliorées et 4 (3.3%) étaient des échecs. 117 patientes (94.3 %) étaient satisfaites. Les signes d'impériosité ont disparu chez 38 patientes sur 54 (63%). La pression de clôture n'influence pas le résultat. Il y a eu 11 perforations vésicales (8,8%), 3 hématomes dont aucun n'a nécessité une reprise. La reprise de la miction a été simple chez 122 patientes. Il y a eu 2 rétentions respectivement jusqu'à J2 et J3. Chez 76 patientes (61,3%) le premier résidu post-mictionnel a été inférieur à 100 ml.
A long terme il n'y a eu aucun rejet de la prothèse mais 3 érosions vaginales traitées par simple plastie.
Conclusion : Avec trois ans de recul et une expérience de 5 ans, nous montrons l'intérêt de la technique TVT dans la cure de l'IUE de la femme en raison des bons résultats (objectif : 89% - subjectif : 95%), de la reproductibilité, de la simplicité et de la faible morbidité.

Objectives: The role of urethral support in continence has been stressed since 1994, resulting in a new technique for repair of stress urinary incontinence: Tension-free Vaginal Tape (TVT). This technique has been performed in France since 1996 and we analyse the results of this technique in 124 consecutive patients treated for stress urinary incontinence

Material and Method: The 124 patients did not present any prolapse requiring surgical repair and presented clinical urine leaks on effort after filling the bladder with 250 ml of physiological saline (stress test).
29 patients had already been operated for a disorder of pelvic tone, combined with an urological procedure in 22 cases; all patients completed an urodynamic assessment. 54 patients presented clinical signs of urgency in addition to stress urinary incontinence and 6 of them had cystomanometric signs of urgency. The mean maximum urethral closure pressure was 47 cm H2O (range: 12-120). All patients were operated under local anaesthesia (0.25% Xylocaine with adrenaline) according to the same standardized protocol.
The mean follow-up was 35.2 months (range: 19-54). The operative and postoperative morbidity, the results demonstrated by stress test, the subjective result assessed by a patient satisfaction questionnaire and long-term complications were analysed.

Results: 110 patients (98.7%) were totally continent, 10 (8%) were improved and 4 (3.3%) were failures. 117 patients (94.3%) were satisfied. Signs of urgency resolved in 38 out of 54 patients (63%). The result was not influenced by closure pressure. Complications consisted of 11 bladder perforations (8.9%) and 3 haematomas, none of which required reoperation. Micturition was easily resumed in 122 patients, while acute retention was observed in 2 cases, on D2 and D3. In 76 patients (61.3%), the first residual urine was less than 100 ml. Long-term follow-up did not reveal any cases of rejection of the TVT, but 3 vaginal erosions were treated by simple plasty.

Conclusion: With a follow-up of three years and an experience of 5 years, this series demonstrates the value of the TVT technique for treatment of female stress urinary incontinence based on the good results (objective: 89%; subjective: 95%), reproducibility, simplicity and low morbidity.


Mots clés:
Incontinence d'urine / T.V.T.
Mots-clés:
Urinary incontinence / T.V.T.
Stratégie diagnostique et thérapeutique des angiomyolipomes
Diagnostic and therapeutic strategy to angiomyolipomas.
2002
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 108-113

L'angiomyolipome rénal est une tumeur bénigne, qui présente trois composantes différentes : musculaire, vasculaire et graisseuse, dont la distribution est variable. La fréquence des remaniements hémorragiques de ce type de lésion d'une part, la nécessité d'un diagnostic différenciel avec une lésion rénale maligne d'autre part, nécessitent de définir une stratégie adaptée diagnostique et thérapeutique, dont nous rappelons les points importants.

Renal angiomyolipoma is a benign tumour, composed of three different tissue components: muscle, vascular and fat, with a variable distribution. The frequency of haemorrhagic changes of this type of lesion and the importance of the differential diagnosis with a malignant renal lesion, require the definition of an adapted diagnostic and therapeutic strategy, the major elements of which are discussed herein.

Mots clés:
Angiomyolipome / Diagnostic / Traitement
Mots-clés:
Angiomyolipoma / Diagnosis / treatment
Rôle de l'uropontine dans la lithogénèse des calculs oxalocalciques
Role of uropontin in calcium oxalate lithogenesis.
2002
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 114-117

La formation des calculs d'oxalate de calcium passe par quatre phases : une phase de nucléation, une phase de croissance, une phase d'agrégation et une phase de rétention. La formation des calculs est un phénomène complexe et multifactoriel qui fait intervenir entre autres facteurs les protéines. Parmi les protéines, certaines jouent un rôle inhibiteur, d'autres jouent un rôle promoteur. Nous étudions ici le rôle de l'uropontine.
L'uropontine est la forme urinaire de l'ostéopontine. L'ostéopontine est essentiellement impliquée dans la minéralisation du tissu osseux. L'uropontine est sécrétée dans le rein par les cellules épithéliales du tube contourné distal et de l'anse de Henlé. L'uropontine a d'une part une action inhibitrice sur les quatre phases de la formation des cristaux d'oxalate de calcium et d'autre part elle est un des principaux constituants de la matrice des calculs oxalocalciques. Lorsque l'on diminue l'expression de l'uropontine dans les cellules épithéliales cela entraïne une diminution de la formation des calculs d'oxalate de calcium.
L'uropontine est une protéine largement impliquée dans la lithogénèse des calculs urinaires mais son mode d'action n'est pas encore parfaitement élucidé.

The formation of calcium oxalate stones involves four phases: nucleation, growth, aggregation and retention. Stone formation is a complex, multifactorial phenomenon involving, among other factors, proteins, some of which play an inhibitory role, while others play a promoting role. The authors studied the role of uropontin. Uropontin is the urinary form of osteopontin. Osteopontin is essentially involved in the mineralisation of bone tissue. Uropontin is secreted in the kidney by epithelial cells of the distal convoluted tubule and loop of Henle. Uropontin has an inhibitory action on the four phases of calcium oxalate crystal formation and is also one of the main constituents of the calcium oxalate stone matrix. A reduction of uropontin expression in epithelial cells induces a reduction of calcium oxalate stone formation. Uropontin is a protein largely involved in the lithogenesis of urinary stones, but its mechanism of action has not yet been fully elucidated.


Mots clés:
Uropontine / ostéopontine / calcul oxalocalcique.
Mots-clés:
Uropontin / osteopontin / calcium oxalate stones / lithogenesis
Impact pratique des données pharmacologiques et cliniques de l'instillation post-opératoire précoce de mitomycine C
Practical implications of pharmacological and clinical data concerning early postoperative instillation (EPOI) of Mitomycin C (MMC).
2002
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 118-123

Nous présentons les données pharmacologiques et cliniques actuelles sur les instillations post-opératoires précoces (IPOP) et leurs aspects pratiques. L'importance de réaliser cette instillation dans les 24 heures qui suivent la résection vésicale (RTUV) semble confirmée.
Les IPOP de MMC s'accompagnent d'une réduction de 34 à 50 % des récidives précoces.
Les données de la littérature confirment un faible passage systémique de la MMC et une bonne tolérance, sous certaines conditions. La modélisation informatique des données pharmacologiques, permet d'optimiser les modalités des instillations de MMC. Des données cliniques récentes confirment l'intérêt de ces mesures .
Compte tenu d'une fréquence plus élevée de récidive précoce pour des tumeurs multi-focales superficielles et/ou récidivantes, leur utilisation pourrait être privilégiée dans ces cas.
En revanche, pour des tumeurs volumineuses accompagnées de résection profonde et/ou perforation vésicale, les IPOP doivent être envisagées avec prudence.

The authors present the current pharmacological and clinical data concerning EPOI and their practical implications. The importance of performing this instillation during the first 24 hours following TURB appears to be confirmed. EPOI of MMC is accompanied by a 34 to 50% reduction of early recurrences. Data in the literature confirm the low systemic diffusion of MMC and good safety, under certain conditions. Computerized modelling of pharmacological data ensures optimal modalities of MMC instillations. Recent clinical data confirm the value of these measures. In view of the higher early recurrence rate for superficial multifocal and/or recurrent tumours, these modalities could be preferentially indicated in these cases. However, IPOP must be considered cautiously for very large tumours accompanied by deep resection and/or bladder perforation.

Mots clés:
Mitomycin C / Adjuvant / Chimiotherapie / tumeur de vessie.
Mots-clés:
Mitomycin C / adjuvant chemotherapy / bladder neoplasm / transitional cell.
Le virus ourlien et l'orchite : vers une approche physiopathologique
Mumps virus and orchitis ( towards a pathophysiological approach )
2002
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 124-128

L'orchite ourlienne est une complication redoutée de la parotidite ourlienne (oreillons) chez l'homme pubère. La littérature à ce sujet fait état de connaissances épidémiologiques, cliniques, histologiques et endocriniennes, montrant une grande variabilité de la symptomatologie selon les patients, une altération de la fonction endocrine pouvant persister à long terme et une infertilité séquellaire qui reste exceptionnelle. Par contre, les études portant sur les mécanismes physiopathologiques sont relativement rares, faisant toutefois suspecter une réplication du virus ourlien dans le testicule. S'appuyant sur ces données de la littérature, cet article reprend ou propose diverses hypothèses et éléments de réflexion concernant les différents aspects physiopathologiques de cette maladie et aborde les perspectives de recherche pouvant faire progresser les connaissances actuelles visant ainsi à améliorer la prise en charge thérapeutique des patients mais également à mieux connaitre le virus ourlien et la physiologie testiculaire sur le plan fondamental.

Mumps orchitis is a dreaded complication of mumps is pubescent men. The literature on this subject includes epidemiological, clinical, histological and endocrine findings, indicating a marked variability of the clinical features from one patient to another, an alteration of endocrine function that can persist in the long term and finally post-mumps infertility, which is exceptional. On the other hand, relatively few studies have investigated the pathophysiological mechanisms, and suggest replication of the mumps virus in the testis. Based on these data from the literature, this article reviews or proposes various hypotheses concerning the various pathophysiological aspects of this disease and discusses the lines of research that could advance the current knowledge in order to improve the therapeutic management of patients, while also providing a better knowledge of the mumps virus and basic testicular physiology.

Mots clés:
Virus des oreillons / Orchite / testicule / spermatogénèse
Mots-clés:
Mumps virus / Orchitis / Testis / spermatogenesis
Reconstruction pénienne après amputation par électrocution
Penile reconstruction after amputation by electrocution.
2002
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 129-131

Nous rapportons une observation de reconstruction du pénis chez un patient de 27 ans, victime d'une électrocution qui a entrainé une amputation du pénis et une nécrose de celui-ci. La reconstruction a consisté en une mobilisation des corps érectiles résiduels et leur recouvrement à partir de la peau scrotale. Le résultat fonctionnel et esthétique est bon.

We report a case of penile reconstruction after traumatic loss of the penis in a 27-year old man who was electrocuted. Phalloplasty using the remaining stumps of the corpora cavernosa was performed. The functional and cosmetic aspects of the organ are good

Mots clés:
Pénis / traumatisme / Amputation / reconstruction
Mots-clés:
penis / trauma / amputation / phalloplasty.
Le phimosis de Louis XVI (1754-1793) aurait-il été à l'origine de ses difficultés sexuelles et de sa fécondité retardée?
Could the phimosis of Louis XVI (1754-1793) have been responsible for his sexual difficulties and delayed fertility?
2002
- Histoire
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 132-137

Les historiens s'accordent à dire que le mariage de Louis XVI et de Marie-Antoinette fut parfaitement consommé sept années après la célébration officielle. L'origine de ce retard aurait été une malformation génitale (phimosis) de Louis XVI, une éducation religieuse sévère, une enfance difficile et l'âge précoce des deux époux, tous facteurs inhibiteurs de la sexualité. Nous tentons d'aborder la question de savoir si Louis XVI surmonta ses difficultés sexuelles suite à une opération (circoncision) ou grâce à une guérison spontanée.

The great majority of historians agree that the marriage of Louis XVI and Marie-Antoinette was only consummated seven years after the official ceremony. This delay could have been due to a genital malformation (phimosis) of Louis XVI, a strict religious education, a traumatic childhood and the young age of the two spouses, factors that may have inhibited their sexuality. In this article, the authors try to determine whether Louis XVI was able to overcome his sexual difficulties following an operation (circumcision) or as a result of spontaneous cure.

Mots clés:
Sexualité retardée / fécondité difficile / phimosis / anorgasmie.
Mots-clés:
delayed sexuality / difficult fertility / phimosis / anorgasmia.
Adénome oncocytaire du rein : à propos de 5 cas
Renal oncocytoma: report of 5 cases. Preoperative diagnosis and review of the literature.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 84-88

L'oncocytome rénal est une tumeur bénigne rare dont le diagnostic est rarement retenu en préopératoire.
Nous rapportons 5 cas d'oncocytomes du rein opérés sur une période de 10 ans. A la faveur d'une revue de la littérature, les différents examens complémentaires permettant de poser un diagnostic préopératoire et les indications de la chirurgie conservatrice seront discutés et analysés.

Renal oncocytoma is a rare, benign tumour, which is rarely diagnosed preoperatively. The authors report 5 cases of renal oncocytoma operated over a 10-year period. Based on a review of the literature, the various complementary investigations allowing a preoperative diagnosis and the indications for conservative surgery are discussed and analysed.

Mots clés:
Oncocytome rénal / Diagnostic / chirurgie conservatrice.
Mots-clés:
Renal oncocytoma / Diagnosis / conservative surgery
Tuberculose rénale et adénocarcinome du rein : une association trompeuse
Renal tuberculosis and renal cell carcinoma: a misleading association.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 89-91

L'association d'un cancer du rein à des lésions de tuberculose rénale est rare. Alors que le diagnostic fortuit d'un adénocarcinome sur rein tuberculeux est classique, la découverte de lésions tuberculeuses après néphrectomie pour tumeur est exceptionnelle. Nous décrivons le cas d'un patient opéré d'un cancer du rein dont l'examen histologique a révélé une tuberculose rénale associée.

The association of renal cancer and renal tuberculosis is uncommon. While the incidental discovery of renal cell carcinoma in a tuberculous kidney is a classical finding, the discovery of tuberculous lesions after nephrectomy for cancer is exceptional. The authors describe the case of a patient operated for renal cancer in whom histological examination revealed associated renal tuberculosis.

Mots clés:
Rein / Cancer / tuberculose / néphrectomie partielle.
Mots-clés:
Kidney / Cancer / tuberculosis / Partial nephrectomy
A propos d'un cas de léïomyome du rein
Leiomyoma of the kidney: a case report.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 92-95

Nous rapportons un cas de léïomyome localisé à la capsule rénale.
Si le léïomyome est une tumeur fréquente au niveau de l'utérus, sa localisation au niveau du tractus urinaire est très rarement rapportée dans la littérature.
Le pronostic est excellent. Le scanner permet dans de rares cas d'évoquer le diagnostic, et l'examen anatomo-pathologique confirme le diagnostic de tumeur bénigne.

The authors report a case of leiomyoma of the renal capsule. Although leiomyoma is a frequent tumour in the uterus, leiomyomas of the urinary tract are very rarely reported in the literature. This tumour has an excellent prognosis. In rare cases, the diagnosis may be suggested by CT scan, but histological examination confirms the diagnosis of benign tumour.

Mots clés:
Rein / capsule / Tumeur / léïomyome.
Mots-clés:
Kidney / capsule / tumour / leiomyoma.
L'adénocarcinome de l'ouraque : analyse de 3 cas
Adenocarcinoma of the urachus: report of 3 cases.
2002
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 96-101

L'adénocarcinome de l'ouraque est une pathologie rare. Son évolution reste longtemps occulte et est agressive. La chirurgie, qui est son seul traitement potentiellement curatif, fut tout d'abord très extensive, mais cette attitude est remise en question.
A partir de trois cas cliniques, nous pourrons constater que les options thérapeutiques prises peuvent être nuancées. Les deux premiers cas (1) ont été traités par une chirurgie d'exérèse en un temps. Le troisième cas (2), qui présentait du mucus dans l'abdomen avec des cellules "en bague à chaton" a reçu une ChimioHyperthermie IntraPéritonéale (CHIP) durant une laparotomie de révision.
La tendance actuelle s'oriente vers une chirurgie moins lourde. Les examens diagnostiques, qui mettent à jour plus tôt cette pathologie, vont peut-être en modifier le pronostic qui était réputé sombre.

Adenocarcinoma of the urachus is a very rare disease. It often remains undiagnosed for a long time and has an aggressive course. Surgery, the only potentially curative treatment, was initially very extensive, but this attitude has been revised more recently. The authors present three clinical cases, and discuss the treatment options. The first two cases were treated by one-stage resection and the third case, which presented with a mucus collection in the abdomen with "signet ring" cells, was treated by Intraperitoneal ChemoHyperthermia (IPCH) during second-look laparotomy. A review of the literature shows that the current tendency is towards less mutilating surgery. Diagnostic examinations, allowing earlier detection of this disease, may possibly alter its prognosis, which was considered to be very poor up until recently.

Mots clés:
adénocarcinome / ouraque / ChimioHyperthermie IntraPéritonéale
Mots-clés:
adenocarcinoma / urachus / IntraPeritoneal ChemoHyperthermia (IPCH)
Kyste de la vésicule séminale avec agénésie du rein homolatéral
Cyst of the seminal vesicle with agenesia of the homolateral kidney
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 102-104

Nous rapportons le cas d'un patient présentant un kyste de la vésicule séminale droite symptomatique avec agénésie rénale homolatérale. Au terme du bilan (échographie pelvienne, UIV, cystoscopie et tomodensitométrie abdomino-pelvienne), le patient était opéré et bénéficiait d'une ablation du kyste avec uréterectomie droite et réimplantation urétérale gauche. A la lumière de cette observation, la symptomatologie, le diagnostic et les options thérapeutiques sont discutées.

A case of seminal vesicle with ipsilateral renal agenesis is presented. In the light of this case, symptomatology, diagnosis and treatment option are discussed.

Mots clés:
Rein / agénésie / vésicule séminale.
Mots-clés:
Kidney / agenesia / seminal vesicle
Le kyste dermoide du testicule
Dermoid cyst of the testis
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 105-107

Nous rapportons une observation d'un patient âgé de 30 ans admis pour masse testiculaire droite. Le diagnostic de présomption était en faveur d'une tumeur maligne. Le diagnostic de certitude, confirmé par étude histologique de la pièce d'orchidectomie, était en faveur d'un kyste dermoide. Nous rappelons les caractéristiques étiopathogénique, diagnostique et thérapeutique de cette pathologie exceptionnelle.

The authors report a case of a 30-year-old patient presenting with a right testicular mass. The presumptive diagnosis was that of a malignant tumour. The definitive diagnosis, confirmed by histological examination of the orchidectomy specimen, was that of a dermoid cyst. The aetiopathogenic, diagnostic and therapeutic characteristics of this exceptional disease are reported.

Mots clés:
testicule / tumeur bénigne / kyste dermoide
Mots-clés:
Testis / benign tumour / dermoid cyst
Le grade principal du score 7 de Gleason de la pièce opératoire corrélé à la progression biologique des patients traités par prostatectomie totale
The main grade of Gleason score 7 of the operative specimen is correlated with laboratory progression of patients treated by radical prostatectomy
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 31-36

Buts : Analyser l'influence du grade principal du score 7 de Gleason de la pièce opératoire corrélé au taux sanguin du PSA sur la survie sans progression biologique des patients traités par prostatectomie radicale.
Matériels et Méthodes: 331 patients traités consécutivement par prostatectomie radicale et ayant un score de Gleason 7 sont analysés. Les critères d'exclusion sont l'utilisation de radiothérapie et/ou d'hormonothérapie pré et/ou post-opératoires. Le grade principal (3 ou 4), le stade anatomo-pathologique, le taux sanguin de PSA sont analysés pour la prédiction de la survie sans progression biologique. La durée moyenne de suivi était de 3.5 ans (extrêmes 13.6-72.8 mois). La récidive biologique était définie par un PSA > 0.4 ng/ml.
Résultats: Le grade principal du score 7 de Gleason était de 3 chez 199 (60%) patients et de 4 chez 132 (40%) patients avec un recul moyen de 3.5 ans. Les taux de survie sans progression biologique étaient de 89% et de 72% pour les grades principaux 3 et 4 (p=0.03). Quand le cancer était confiné à la glande les taux étaient de 96 % et de 88 % pour les grades principaux 3 et 4 (p=0.01). Pour un PSA 10 ng/ml il n'existait pas de différence en terme de progression biologique.
Conclusion: Il existait une forte corrélation entre le grade principal du score 7 de Gleason et la durée de survie sans progression biologique. Le grade principal 3 constituait un facteur de meilleur pronostic que le grade principal 4.

Objectives: To analyse the influence of the main grade of Gleason score 7 of the operative specimen correlated with the blood PSA level on the laboratory progression-free survival of patients treated by radical prostatectomy.
Materials and Methods: 331 patients consecutively treated by radical prostatectomy and presenting a Gleason score 7 were analysed. Exclusion criteria were the use of radiotherapy and/or preoperative and/or postoperative endocrine therapy. The main grade (3 or 4), histological stage, and blood PSA level were analysed for their predictive value of laboratory progression-free survival. The mean follow-up was 3.5 years (range: 13.6 to 72.8 months). Laboratory recurrence was defined by a PSA > 0.4 ng/ml.
Results: The main grade of Gleason score 7 was 3 in 199 (60%) patients and 4 in 132 (40%) patients with a mean follow-up of 3.6 years. Laboratory progression-free survival rates were 89% and 72% for main grades 3 and 4, respectively (p=0.03). When the cancer was confined to the prostate, the progression-free survival rates were 96% and 88% for main grades 3 and 4, respectively (p=0.01). For a PSA 10 ng/ml.
Conclusion: A high correlation was observed between the main grade of Gleason score 7 and laboratory progression-free survival. Main grade 3 constituted a factor of better prognosis than main grade 4.

Mots clés:
prostate / Cancer / PSA / Gleason.
Mots-clés:
prostate / Cancer / Gleason.
Intérêt de la mitoxantrone dans le cancer de prostate métastasé hormono-résistant
Value of mitoxantrone in hormone-resistant metastatic prostate cancer
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 37-42

Introduction : Le traitement de deuxième ligne du cancer de prostate métastasé, en échappement hormonal, est discuté. Le but de cette étude a été l'évaluation de l'efficacité et de la toxicité de la mitoxantrone dans cette situation clinique.
Matériels et Méthodes : Nous rapportons une étude rétrospective de 16 patients d'âge moyen 69 ans (51-80). Dans tous les cas, le schéma thérapeutique consistait en une castration première, suivie de fosfestrol tétrasodique lors de l'échappement hormonal et de mitoxantrone à la dose de 12 mg/m2 par cure (1 à 10 cures) en seconde ligne associée à prednisone 10 mg/j. Nous avons évalué la réponse au traitement (état et survie des patients) en fonction des paramètres suivants : PSA initial, score de Gleason, nombre de sites métastatiques osseux, délai d'échappement hormonal, PSA et index de Karnofsky à l'inclusion et nombre total de cures de mitoxantrone.
Résultats : Deux groupes de huit patients ont été individualisés en fonction du état en fin de cure : groupe 1 (régression partielle et stabilité) et groupe 2 (progression tumorale). Il existait une corrélation entre le délai d'échappement hormonal et le nombre de cures d'une part, et la réponse thérapeutique d'autre part (p = 0.058). La moyenne de survie après introduction de la mitoxantrone était de 13 mois avec une différence significative (p = 0.0004) pour un seuil fixé à 4 cures : 7 mois (n 4).
Conclusion : La mitoxantrone est une chimiothérapie peu toxique, qui justifie son indication actuelle dans le cancer de prostate avancé hormonorésistant.

Introduction: The second-line treatment of hormone-resistant metastatic prostate cancer is controversial. This study was designed to evaluate the efficacy and toxicity of mitoxantrone in this clinical situation.
Materials and Methods: The authors report a retrospective study of 16 patients with a mean age of 69 years (range: 51-80 years). In each case, the treatment regimen consisted of castration followed by fosfestrol tetrasodium after hormonal escape and second-line treatment with mitoxantrone at a dose of 12 mg/m2 per course (1 to 10 courses) associated with prednisone at a dose of 10 mg/day. The authors evaluated the response to treatment (clinical status and survival) as a function of the following parameters: initial PSA, Gleason score, number of bone metastases, time to hormonal escape, PSA and Karnofsky index on inclusion and total number of courses of mitoxantrone.
Result: Two groups of eight patients were defined as a function of clinical status at the end of each course: group 1 (partial regression and no change) and group 2 (tumour progression). A correlation was demonstrated between the time to hormonal escape and the number of courses and the response to treatment (p=0.058). The mean survival after introduction of mitoxantrone was 13 months with a significant difference (p=0.0004) for a cut-off value of 4 courses: 7 months (n ¾ 4) and 18 months (n > 4).
Conclusion: Mitoxantrone is a minimally toxic chemotherapeutic agent, which justifies its current indication in hormone-resistant advanced prostate cancer.

Mots clés:
cancer de prostate / hormono-résistance / mitoxantrone.
Mots-clés:
Prostate cancer / hormone resistance / Mitoxantrone.
Planification systématique de l'apprentissage des gestes techniques en chirurgie urologique : essai méthodologique
Methodological trial of systematic planning of training of technical procedures in urological surgery.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 43-51

Objectifs : Pour acquérir la compétence professionnelle, le jeune urologue en formation doit être aidé et guidé dans l'acquisition des habiletés techniques chirurgicales. Cet essai méthodologique a pour but de définir des objectifs d'apprentissage à partir de besoins formulés sous forme de gestes techniques de base.
Matériels et Méthodes : Une planification systématique basée sur le cycle des apprentissages a été utilisée dans ce travail. Les besoins ont été identifiés par un questionnaire adressé à 4 groupes d'urologues en nombre limité (une douzaine) mais représentatifs des différents modes d'exercice de l'urologie dans plusieurs régions de France. Le recueil des données a été fait selon la méthode Delphi.
Résultats : Une liste des "10 interventions à maitriser en fin d'internat" a été définie de manière consensuelle à partir des réponses (79,2%) au questionnaire. Cette liste a servi de base à la conception d'objectifs d'apprentissage généraux et spécifiques par intervention. Ces objectifs ont été validés par les urologues consultés. Trois exemples de ces objectifs sont présentés.
Conclusion : La détermination claire des besoins et des objectifs d'apprentissage des gestes chirurgicaux pourrait amener une standardisation de la formation pratique des internes en urologie. Il sera nécessaire, dans un second temps, de la compléter par la détermination des moyens d'évaluation de l'atteinte des objectifs pour les tuteurs et les urologues en formation.

Objectives: Trainee urologists must be helped and guided in order to acquire surgical techniques and professional skills. This methodological trial was designed to define the training objectives based on the needs formulated in terms of basic technical procedures.
Materials and Methods: Systematic planning based on the training cycle was used in this study. Training needs were identified by a questionnaire sent to 4 groups composed of a limited number (about twelve) of urologists, but representative of the various modes of urological practice in several regions of France. Data were acquired according to the Delphi method.
Results: A list of 10 operations to be mastered at the end of urology training was defined consensually based on the replies (79.2%) to the questionnaire. This list was used as the basis for the design of general and specific training objectives for each operation. These objectives were validated by the urologists consulted. Three examples of these objectives are presented.
Conclusion: A clear determination of the surgical technique training needs and objectives could lead to standardization of the practical training of urology residents. This would subsequently need to be completed by determination of the methods of evaluation of achievement of these objectives for tutors and trainee urologists.

Mots clés:
urologie / Technique / enseignement / méthode Delphi / objectifs d'apprentissage.
Mots-clés:
Urological surgery / technical skills / training needs / Delphi method / training objectives.
Prévalence et facteurs de risque de l'incontinence urinaire chez la femme jeune
Prevalence and risk factors of urinary incontinence in young and middle-aged women.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 52-59

Objectifs : Bien que la prévalence de l'incontinence urinaire de la femme soit élevée, peu d'études épidémiologiques approfondies ont été consacrées à ce sujet chez la femme jeune. Le but de notre étude a été d'évaluer spécifiquement la prévalence et les facteurs de risque de l'incontinence d'urine chez la femme jeune.
Patients et Méthodes : L'étude réalisée en 1998 a porté sur 1700 femmes employées de l'hôpital sur un total de 2800. Toutes les patientes ont reçu un questionnaire d'évaluation portant sur les symptômes évocateurs de troubles vésico sphinctériens ainsi que sur les principaux facteurs de risque connus.
Résultats : 1700 patientes (âge moyen 40,0 ans) ont répondu au questionnaire. Au total 467 (27,5%, 95%IC = 25,4- 29,7) ont signalé avoir des fuites d'urine, 210 (12,4%, 95% IC = 10,8-14,0) signalaient une incontinence d'effort, 28 (1,6%, 95%IC = 1,1-2,4) une incontinence par urgence, et 229 (13,5%, 95%IC = 11,9-15,2) une incontinence mixte. Au total 38 femmes ont répondu que les épisodes de fuites étaient fréquents, correspondant à 0,5% (1), 14,3% (4), et 14,4% (33) des incontinences d'effort, incontinence par urgence et incontinence mixte respectivement. Les principaux facteurs de risque d'incontinence ont été l'âge supérieur à 40 ans (RR = 2,16 ; 95%IC=1,86-2,57), les grossesses (RR 2,22, 95%IC = 1,71-2,87), les accouchements par voie vaginale (RR 2,15, 95%IC = 1,72-2,69), l'incontinence du post partum (RR = 2,57, 95%IC = 2,22-2,97), un antécédent d'hystérectomie (RR = 1,52, 95%IC = 1,11-1,08). L'obésité (RR = 1,14, 95%IC = 0,99-1,32) et un accouchement par césarienne (RR 2,15, 95%IC = 1,72-2,69) n'ont pas été des facteurs de risque significatifs. Les facteurs de risque d'incontinence d'effort ont été l'âge supérieur à 40 ans ((RR = 2,18 ; 95%IC=1,66-2,87), les grossesses (RR 2,36, 95%IC = 1,55-3,58), les accouchements par voie vaginale (RR 2,47, 95%IC = 1,70-3,59), l'incontinence du post partum (RR : 2,78, 95%IC = 2,14-3,61), un antécédent d'hystérectomie (RR = 2,83, 95%IC = 1,93-4,15). En revanche, l'obésité ((RR 1,25, 95%IC : 0,96-1,64) et les césariennes (RR 1,02, 95%IC = 0,45-2,32) n'ont pas été des facteurs de risque d'incontinence d'effort.
Conclusion : L'incontinence urinaire a une prévalence élevée y compris chez la femme jeune. Les principaux facteurs de risque d'incontinence sont les évènements de la vie obstétricale (grossesse et accouchement par voie vaginale) et l'hystérectomie.

Objective : Urinary incontinence is a very common disease among women but only few studies have been published in young adult and middle-aged population. We studied urinary incontinence prevalence and risk factors in this young and middle-aged population.
Material and Methods : We studied during the year 1998 the prevalence of global incontinence and stress, urge and mixed urinary incontinence in 1700 women working in a French academic hospital (n=2800). Women received the questionnaire at the same time than their convocation for their yearly visit in occupational medicine. Usual risk factors of constitutional events (increasing âge, obesity defined by a Body Mass Index >= 25); obstetric events (pregnancy, previous caesarean delivery, previous vaginal delivery, post-partum incontinence) and gynaecological event (hysterectomy) were evaluated.
Results : 177 women (mean âge 40.0 years) returned the questionnaire. 467 women (27.5% 95%CI=25.4-29.7) reported urinary incontinence, 210 (12.4% 95%CI=10.8-14.0) stress urinary incontinence, 28 (1.6% 95%CI=1.1-2.4) urge urinary incontinence and 229 (13.5% 95%CI=11.9-15.2) mixed urinary incontinence. 38 women (8.1%) suffered from frequent urinary leakage corresponding to 1 (0.5%), 4 (14.3%) and 33 (14.4%) stress, urge and mixed urinary incontinence. The prevalence of urinary incontinence increased significantly with âge >= 40 years (RR = 2.16 95%CI=1.86-2.57) pregnancy (RR = 2.22 95%CI=1.71-2.87), previous vaginal delivery (RR = 2.15 95%CI=1.72-2.69), post-partum incontinence (RR = 2.57 95%CI=2.22-2.97, hysterectomy (RR = 1.52 95%CI=1.11-2.08). Obesity (RR = 1.14 95%CI=0.99-1.32) and previous caesarean delivery (RR =2.15 95%CI=1.72-2.69) did not increase the risk of urinary incontinence. The risk factors for stress urinary incontinence were âge >= 40 years (RR=2.18 95%CI=1.66-2.87), pregnancy (RR = 2.36 95%CI=1.55-3.58), previous vaginal delivery (RR=2.47 95%CI=1.70-3.59), post-partum incontinence (RR = 2.78 95%CI=2.14-3.61) and hysterecttomy (RR=2.83 95%CI=1.93-4.15). No relationship was found between stress urinary incontinence and obesity (RR = 1.25 95%CI=0.96-1.64) and previous caesarean delivery (RR = 1.02 95%CI=0.45-2.32).
Conclusion : A high prevalence of urinary incontinencd was observed among young adult and middle-aged female hospital workers with an easy access to medical resources. Gynaecological and obstetric event (pregnancy particularly previous vaginal delivery and hysterectomy) were the most prominent risk factors, especially for stress urinary incontinence.

Mots clés:
Épidémiologie / incontinence urinaire / Femme / facteurs de risque.
Mots-clés:
epidemiology / Urinary incontinence / Women / Risk factors
Cure chirurgicale de l'incontinence urinaire d'effort par fronde de tissu vaginal : technique, résultats, indications
A new surgical treatment of urinary stress incontinence using vaginal tissue sling: surgical technique,results and indications.
2002
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 60-69

Objectifs : Décrire un procédé de fronde utilisant une bandelette de tissu vaginal. Rapporter les complications et les résultats fonctionnels à court et moyen terme. A partir de ces résultats, dégager les meilleures indications.
Matériel et Méthodes : Etude rétrospective concernant 75 patientes opérées d'une incontinence urinaire d'effort (IUE) selon ce procédé.
Résultats : Les complications peropératoires ont été rares, nous avons eu à déplorer une seule plaie vésicale (1,3%). Les complications postopératoires ont été plus fréquentes et dominées par 76% de rétention urinaire d'une durée moyenne de 14 jours et 44% d'infections urinaires basses. 20% des patientes ont présenté des troubles mictionnels à distance (dysurie et/ou impériosité). 5,3% ont présenté une mucocèle vaginale entre 9 et 32 mois après l'intervention. Le taux de succès de l'intervention était de 70,6%, avec 61,3% des patientes guéries et 9,3 % des patientes améliorées pour un recul moyen de 25,1 mois. Le taux de succès était de 80% en cas d'insuffisance sphinctérienne sévère. Le taux de succès était de 30% lorsque la fronde était réalisée de façon isolée, et de 66,1% lorsqu'elle était associée à un autre geste opératoire (p=0,006).
Conclusion : Cette technique est peu invasive, peu coûteuse et d'apprentissage rapide. Elle peut être associée à d'autres gestes opératoire par voie vaginale. Sa réalisation sous anesthésie loco-régionale devrait permettre de prévenir les rétentions urinaires, principale complication postopératoire. Le taux de succès de cette série est encourageant puisqu'il prend en compte des patientes non sélectionnées et opérées durant la phase d'apprentissage de la technique. Cette intervention donne des résultats intéressants en première intention chez des patientes sans antécédent de chirurgie d'IUE, lorsqu'elle s'intègre dans une cure de prolapsus ou lorsque l'IUE est en rapport avec une insuffisance sphinctérienne sévère. Son appréciation ne pourra être définitive qu'avec un recul plus important et après étude comparative avec d'autres techniques sur un nombre de patientes élevé.

Objectives : Describe a new surgical technique of sling procedure using a vaginal sling and report complications and mid-term functional results. According to these results, it's necessary to discuss the best indications.
Material and Methods : Retrospective study of the first 75 patients operated for urinary stress incontinence.
Results : The average age of patients was 56 (30-90). Peroperative complications have been rare with only one bladder injury (1.3 %). Postoperative complications have been more frequent and the most of them was caused by 76 % of urine retention lasting a mean of 14 days and 44 % of urinary infections. 20% of the patients have presented secondary dysuria and/or urinary urgency. 4 patients (5.3%) have presented a vaginal mucocele between 9 and 32 months after the operation. At mean follow-up of 25.1 months, the success rate was 70.6 %, with 61.3% of patients who have been cured and 9.3% which was improved. In case of severe sphincter insufficiency, the success rate was 80%. Success rate was 30 % when the vaginal sling was the only procedure and 66.1 % when it was associated to another vaginal procedure (p=0.006) as vaginal hysterectomy or sacro-spinous suspension.
Conclusion : This original surgical technique for cure of urinary stress incontinence is inexpensive and easy to learn. It can be associated to other operations by vaginal way. The realization of this procedure under regional anaesthesia should enable to warn urine retention which is the mean postoperative complication. The success rate of this series is cheerful because it takes into account any patients no selected and operated on the learning phase of the technique. The best results of this technique are urinary stress incontinence associated with vaginal surgery for genital prolapse. The final assessment of this surgical technique will be require longer follow-up and comparatives studies with other procedures on an elevated number of patients.

Mots clés:
incontinence urinaire d'effort / Chirurgie vaginale / fronde.
Mots-clés:
Urinary stress incontinence / Vaginal surgery / sling procedure.
Biopsies de la zone de transition : impact sur la détection du cancer prostatique et valeur pronostique
Biopsies of the transitional zone: impact on the detection of prostatic cancer and prognostic value
2002
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 8-14

Objectif : Analyser l'intérêt des biopsies de la zone de transition (ZT) dans la détection du cancer de prostate et leur valeur pronostique.
Méthodes : Une revue de la littérature sur les biopsies dirigées dans la ZT est réalisée. Les plus récentes publications concernant l'impact de ces biopsies sur la détection du cancer prostatique et le pronostic des cancers de la ZT sont rapportées.
Résultats : Il y a actuellement peu d'arguments pour la réalisation de biopsies de la ZT lors d'une première série de biopsies prostatiques. En effet, le taux de cancers situés exclusivement dans la ZT est faible et les biopsies de la ZT en première intention n'augmentent pas significativement le taux de détection du cancer. Cependant, lorsqu'il persiste une suspicion de cancer après une première série de biopsies négatives, ou chez les patients ayant une grosse prostate, les biopsies de la ZT peuvent être indiquées car elles permettent, pour certains, une augmentation nette du taux de détection du cancer.
Certains auteurs ont suggéré que les cancers de la ZT ont un meilleur pronostic que les cancers périphériques en raison de caractéristiques anatomo-pathologiques favorables. Ces résultats restent à confirmer sur de plus grandes études.
Conclusions : Il existe deux situations dans lesquelles les biopsies de la ZT ont un intérêt potentiel : (1) en deuxième intention lorsqu'il persiste une suspicion de cancer de prostate après une première série de biopsies périphériques négative ; (2) chez les patients ayant une prostate volumineuse. Le pronostic des cancers situés exclusivement dans la ZT est encore mal connu, et la prise en charge de ce type de cancer doit rester la même que celle du cancer périphérique.

Objective: To analyse the value of biopsies of the transitional zone (TZ) in the detection of prostate cancer and their prognostic value.
Methods: The authors reviewed the literature on directed biopsies of the TZ and discuss the most recent publications concerning the impact of these biopsies on prostatic cancer detection and the prognosis of cancers of the TZ.
Results: There are currently few arguments in favour of biopsies of the TZ during a first series of prostatic biopsies, as the incidence of cancers situated exclusively in the TZ is low and first-line biopsies of the TZ do not significantly increase the cancer detection rate. However, when a suspicion of cancer persists after a first series of negative biopsies, or in patients with a large prostate, biopsies of the TZ can be indicated, as some authors consider that they considerably increase the cancer detection rate. Some authors have suggested that cancers of the TZ have a better prognosis than peripheral cancers because of their more favourable histological characteristics. These results need to be confirmed on larger scale studies.
Conclusions: There are two situations in which biopsies of the TZ have a potential value: (1) as a second-line investigation in the case of persistent suspicion of prostate cancer after a first series of negative peripheral biopsies; (2) in patients with a very large prostate. The prognosis of cancers situated exclusively in the TZ is still poorly known, and the management of this type of cancer must remain the same as that of peripheral cancer.

Mots clés:
cancer de prostate / biopsies / zone de transition / dépistage / pronostic.
Mots-clés:
Prostate cancer / biopsies / transitional zone / detection / prognosis
L'urétéroscopie rigide en cas de suspicion de tumeur de la voie excrétrice supérieure : à propos de 63 cas
Rigid ureteroscopy in suspected upper urinary tract tumours: a series of 63 cases.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 15-20

But : Cette étude rétrospective a pour objectif de définir la place de l'urétéroscopie rigide dans le diagnostic des tumeurs de la voie excrétrice supérieure (TVES).
Matériel et Méthodes : De 1993 à 1999, 63 patients âgés de 60 ans en moyenne, dont 45 hommes et 18 femmes ont eu une urétéroscopie rigide pour une suspicion de TVES. L'urétéroscope Wolf Ch 8-9,8 a été utilisé pour une suspicion de TVES devant un tableau d'obstruction urétérale sur l'UIV dans 29 cas, une hématurie dans 23 cas, un défect sur une urétéro-pyélographie rétrograde dans 5 cas, une TDM suspecte dans 5 cas et une cytologie positive avec cystoscopie normale dans 2 cas.
Résultats : La montée de l'urétéroscope jusqu'à la zone suspecte a été possible dans 89% des cas. La durée d'intervention moyenne est de 48 minutes et la durée moyenne de séjour est de 3,2 jours. L'urétéroscopie rigide comme test diagnostique a une Sensibilité de 58% (Intervalle de Confiance à 95% IC95= +/- 28), une Spécificité de 100%, une Valeur Prédictive Positive de 100% et une Valeur Prédictive Négative de 91% (+/-7). La morbidité est faible (3%).
Conclusion : L'urétéroscopie rigide ne semble pas être l'examen de choix pour réaliser le diagnostic de TVES. En effet, elle ne peut explorer ni le bassinet ni les calices et la montée de l'urétéroscope n'est pas toujours possible. L'urétéroscope souple semble aujourd'hui le meilleur outil diagnostique.

Objective: This retrospective study was designed to determine the place of rigid ureteroscopy in the diagnosis of upper urinary tract tumours.
Material and Methods
: 63 patients (45 males and 18 females) with a mean age of 60 years, were investigated by rigid ureteroscopy for suspected upper urinary tract tumour. The Wolf 8-9.8 F ureteroscope was used in the case of suspected upper urinary tract tumour in a context of ureteric obstruction on the IVU in 29 cases, haematuria in 23 cases, a defect on retrograde ureteropyelography in 5 cases, suspicious CT scan in 5 cases and positive cytology with normal cystoscopy in 2 cases.
Results: The ureteroscope was able to be advanced as far as the suspicious zone in 89% of cases. The mean operating time was 48 minutes and the mean hospital stay was 3.2 days. Diagnostic rigid ureteroscopy has a Sensitivity of 58% (95% confidence interval CI95: ± 28), a Specificity of 100%, a Positive Predictive Value of 100%, a Negative Predictive Value of 91% (±7) and a low morbidity (3%).
Conclusion: Rigid ureteroscopy does not appear to be the examination of choice for the diagnosis of upper urinary tract tumours, as it cannot investigate the renal pelvis or calices and the ureteroscope cannot always be advanced to the suspicious zone. The flexible ureteroscope now appears to be a more reliable diagnostic tool.

Mots clés:
Urétéroscopie / tumeurs de la voie excrétrice supérieure / diagnostic.
Mots-clés:
ureteroscopy / upper urinary tract tumours / diagnosis.
Fistules artério-veineuses secondaires post-traumatiques du rein et leur embolisation. A propos de 3 cas
Post-traumatic secondary arteriovenous fistulas of the kidney and their treatment by embolization.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 21-26

Introduction : Les fistules artério-veineuses post-traumatiques non iatrogènes du rein posent un problème diagnostic et surtout thérapeutique. Nous rapportons notre expérience à propos de 3 cas de fistules artério-veineuses traitées par embolisation sélective lors d'une artériographie à visée diagnostique.
Matériels et Méthodes : Parmi les 18 patients hospitalisés en urgence pour un traumatisme du rein durant l'année 2000, 3 patients ont présenté une fistule artério-veineuse secondaire diagnostiquée sur une artériographie. Tous les patients avaient bénéficié d'une surveillance en milieu chirurgical lors de la prise en charge initiale. Secondairement, le diagnostic de fistule artério-veineuse a été suspecté à l'occasion de la réapparition d'une hématurie avec chute modérée du taux d'hémoglobine dans deux cas, et devant l'apparition secondaire de douleurs lombaires sans déglobulisation dans le troisième cas. Pour les deux patients présentant l'hématurie secondaire, il a été réalisé une artériographie mettant en évidence une fistule artério-veineuse associée à une fistule artério-calicielle. Pour le dernier patient, l'écho-doppler a fait suspecter le diagnostic de fistule artério-veineuse, confirmé par l'artériographie.
Résultats : Lors de l'artériographie, une embolisation sélective par 'coils' et particules a été réalisée et a permis de fermer les fistules dans tous les cas. Les suites ont été simples pour les trois patients. Avec un recul moyen de 7 mois, les patients n'ont pas récidivé leur fistule. Le parenchyme rénal restant est fonctionnel avec préservation de la fonction rénale.
Conclusion : Dans les suites d'un traumatisme lombaire, il faut garder à l'esprit le risque de survenue d'une fistule artério-veineuse. L'artériographie avec embolisation sélective permet un bon contrôle de ces fistules secondaires en préservant le maximum de parenchyme rénal fonctionnel, et paraït donc être le traitement de choix de cette complication.

Introduction: Non-iatrogenic post-traumatic arteriovenous fistulas of the kidney raise a diagnostic and especially therapeutic problems. The authors report their experience based on 3 cases of arteriovenous fistulas treated by selective embolization during diagnostic arteriography.
Materials and Method: In a series of 18 patients urgently admitted to hospital for kidney trauma during 2000, 3 patients presented a secondary arteriovenous fistula diagnosed on arteriography. All patients were initially treated by surveillance in the surgical ward. The diagnosis of arteriovenous fistula was subsequently suspected following recurrence of haematuria with a moderate fall in haemoglobin in two cases, and secondary appearance of lumbar pain without anaemia in the third case. For the two patients with secondary haematuria, arteriography demonstrated an arteriovenous fistula associated with an arterio-caliceal fistula. For the last patient, Doppler ultrasound suggested the diagnosis of arteriovenous fistula, which was confirmed by the arteriography.
Results: Selective embolization by "coils" and particles was performed during arteriography and ensured closure of the fistulas in every case. The postoperative course was uneventful for all three patients. With a mean follow-up of 7 months, no recurrence of the fistula has been observed. The remaining renal parenchyma is functional with preservation of renal function.
Conclusion: The risk of arteriovenous fistula must be kept in mind in any case of lumbar trauma. Arteriography with selective embolization allows good control of these secondary fistulas while preserving a maximum of functional renal parenchyma, and therefore appears to be the treatment of choice of this complication.

Mots clés:
Rein / Fistule artério-veineuse / embolisation.
Mots-clés:
Kidney / Arteriovenous fistula / embolisation
Tumeurs de vessie T1 : intérêt d'une deuxième résection endoscopique
Value of second endoscopic resection in stage T1 bladder tumours.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 27-30

Objectif : quantifier le pourcentage de tumeur persistante par une 2ème résection endoscopique systématique en cas de tumeur pT1 de vessie avant mise en route d'un traitement par instillations endovésicales et pour exclure définitivement une infiltration musculaire.
Matériel et Méthodes : De janvier 1995 à décembre 1999, 52 patients, ayant eu une première découverte de tumeur de vessie pT1, ont eu 3 à 5 semaines plus tard une 2ème résection endoscopique. Neuf chirurgiens, 5 seniors et 4 juniors, ont pris en charge ces patients et, dans tous les cas, la résection initiale a été considérée comme complète. La 2ème résection a consisté en la résection du lit de la tumeur initiale, et des biopsies à distance soit dirigées sur des zones suspectes de CIS soit en quadrant en cas de muqueuse optiquement saine.
Résultats : Parmi les 52 patients inclus, 19 (36,5%) avaient une maladie résiduelle lors de la 2ème résection endoscopique. L'examen pathologique était : pT0 = 63,5% (33 patients), pTa = 11,5% (6 patients), pTis = 3,85% (2 patients), pT1 = 17,3% (9 patients), >= pT2 = 3,85% (2 patients). Le tissu tumoral résiduel a été retrouvé dans le lit de résection dans 84,2% des cas, et dans un autre site dans 15,8%. La persistance a été significativement plus fréquente en cas de tumeur multifocale qu'en cas de tumeur unique (57,9% contre 24,23%), et lors de la prise en charge par un junior comparativement à un senior (53,8% contre 30,8%).
Conclusion : Ce 2ème geste endoscopique apparaît essentiel pour s'assurer de l'absence de tumeur résiduelle avant traitement conservateur de la vessie dans les tumeurs pT1.

Objective: to quantify the percentage of residual tumour following systematic second endoscopic resection of pT1 bladder tumours before starting treatment with intravesical instillations and to definitively exclude muscle invasion.
Material and Methods: From January 1995 to December 1999, 52 patients with a first diagnosis of pT1 bladder tumour underwent a second endoscopic resection 3 to 5 weeks later. Nine surgeons, 5 seniors and 4 juniors, managed these patients and the initial resection was considered to be complete in every case. The second resection consisted of resection of the initial tumour bed and distant biopsies either directed to zones of suspicious CIS zones or quadrant biopsies in the case of optically healthy mucosa.
Results: Of the 52 included patients, 19 (36.5%) had residual disease on the second endoscopic resection. Pathological staging was: pT0 = 63.5% (33 patients), pTa = 11.5% (6 patients), pTis = 3.85% (2 patients), pT1 = 17.3% (9 patients), >= pT2 = 3.85% (2 patients). Residual tumour tissue was revealed at the resection site in 84.2% of cases and in another site in 15.8% of cases. Residual tumour was significantly more frequent in the case of multifocal tumour than in the case of solitary tumour (57.9% vs 24.23%), and when managed by a junior surgeon compared to a senior surgeon (53.8% vs 30.8%).
Conclusion: This second endoscopic procedure appears to be essential to ensure the absence of residual tumour before starting conservative treatment for pT1 bladder tumours.

Mots clés:
Vessie / Cancer / tumeur superficielle / endoscopie.
Mots-clés:
bladder / Cancer / superficial tumour / endoscopy.