Base bibliographique

Sommaire :

Résultats comparatifs du traitement des ruptures post-traumatiques de l'urètre membraneux par réalignement endoscopique et chirurgie
Comparative results of the treatment of post-traumatic ruptures of the posterior urethra by endoscopic realignment and surgery
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 56-61

But : Etude rétrospective et comparative des résultats à long terme du réalignement endoscopique et de la chirurgie dans le traitement des ruptures complètes de l'urètre meembraneux.
Matériel et Méthodes : Entre 1989 et 1998, 40 hommes ont été pris en charge pour une rupture traumatique de l'urètre membraneux, 30 d'entre eux ont eu un réalignement endoscopique pour rupture complète alors que 10 ont été traités par chirurgie (voie périnéale ou transsymphysaire) pour une sténose longue (supérieure à 3 cm) secondaire à une rupture étendue de l'urètre.
Résultats :Avec un recul moyen de 30 mois (12 à 72 mois), les 30 patients ayant bénéficié d'un réalignement endoscopique sont continents et urinent avec un débit urinaire satisfaisant (Qmax „ 15 ml/s). Chez 7 patients, ce résultat était obtenu au prix d'une urétrotomie interne (23,33%) et chez un patient grâce à une uréthroplastie par voie périnéale. Six patients ont gardé une impuissance (20%). Pour les dix patients traités par urétroraphie termino-terminale, le jet mictionnel a été jugé bon (débit max >15ml /s ) chez 6 patients alors que 4 ont développé des sténoses courtes accessibles a une urétrotomie endoscopique. 9 patients sont continents, un patient ayant une incontinence totale avec des fistules périnéales, a nécessité une cystostomie continente. 4 patients sur dix rapportent une impuissance sexuelle
Conclusion : Le réalignement endoscopique des ruptures complètes de l'urètre membraneux est une technique simple, peu agressive préservant au mieux la continence et la sexualité de sujets jeunes.

Objective: Retrospective, comparative study of the long-term results of endoscopic realignment and surgery in the treatment of complete rupture of the posterior urethra.

Material and Methods: Between 1989 and 1998, 40 men were managed for traumatic posterior rupture of the membranous urethra: 30 were treated by endoscopic realignment for complete rupture while 10 were treated by surgery (perineal or trans-symphyseal incision) for a long stenosis (>3 cm) secondary to extensive rupture of the urethra.

Results: With a mean follow-up of 30 months (12 to 72 months), all patients treated by endoscopic realignment are continent and urinate with a satisfactory urine output (Qmax „ 15 ml/s). This result was obtained after internal urethrotomy in 7 patients (23.33%) and transperineal urethroplasty in one patient. Six patients developed persistent impotence (20%). For the ten patients treated surgically, the voiding stream was considered to be satisfactory (Qmax > 15 ml/s in 6 patients while 4 developed short strictures accessible to endoscopic urethrotomy. Nine patients are continent, while one completely incontinent patient with perineal fistulas required a continent cystostomy. Four out of 10 patients reported sexual impotence.

Conclusion: Endoscopic realignment of complete rupture of the membranous urethra is a simple, minimally aggressive technique, ensuring optimal preservation of continence and sexuality in young subjects.

Mots clés:
Urètre membraneux / rupture traumatique / Endoscopie / impuissance / fracture du bassin
Mots-clés:
Membranous urethra / traumatic rupture / endoscopic treatment / impotence / Fracture of the pelvis.
Actualités dans les affections tumorales du rein de l'enfant :rôle du chirurgien pédiatre
Current topics in renal tumours in children : role of the paediatric surgeon.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 109-112

Le traitement chirurgical des tumeurs malignes du rein chez l'enfant (néphroblastomes le plus souvent) s'intègre dans une stratégie thérapeutique multimodale, définie par le protocole de la Société Internationale d'Oncologie Pédiatrique. De l'exérèse de la tumeur primitive et de la détermination du stade post-opératoire dépendra la suite du traitement. Les modalités de l'acte chirurgical sont précisées ainsi que les cas particuliers concernant l'enfant de moins de 6 mois, l'extension dans la veine rénale et la veine cave inférieure, la chirurgie en urgence, les tumeurs bilatérales ou sur rein unique, l'atteinte lymphonodale, les néphroblastomes métastatiques et les complications liées à la chirurgie.

The surgical treatment of malignant renal tumours in children (nephroblastomas) is part of a multimodal therapeutic strategy, defined by the International Society of Paediatric Oncology protocol. Resection of the primary tumour and determination of the postoperative stage determine subsequent treatment. The modalities of the surgical procedure are described together with the particular cases concerning infants under the age of 6 months, extension to the renal vein and inferior vena cava, emergency surgery, bilateral tumours or tumour in a solitary kidney, lymph node involvement, metastatic nephroblastomas and complications of surgery.

Mots clés:
tumeur maligne / Rein / Enfant / Traitement / néphroblastome
Mots-clés:
Malignant tumours / Kidney / nephroblastoma / children / treatment
Apport des techniques chirurgicales utilisées en transplantation hépatique pour traiter les tumeurs du rétropéritoine
Role of surgical techniques used in liver transplantation to treat retroperitoneal tumours
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 145-148

Nous décrivons la technique chirurgicale adoptée en transplantation hépatique et son utilisation pour traiter les tumeurs rétropéritonéales. Cette technique comporte la mobilisation primaire du foie avec un contrôle vasculaire aisé.
Cette technique, utilisée chez 29 patients, est simple, facilite l'exposition des gros vaisseaux qui peuvent être contrôlés et permet une excellente exposition pour les cas difficiles.
L'analyse des suites opératoires permet de souligner l'absence de complications hépatiques et rénales comme en témoignent la normalisation de la fonction rénale et des enzymes hépatiques.
L'utilisation de cette technique pour la chirurgie rénale et surrénalienne, permet d'éviter la circulation extra-corporelle et la voie thoraco-phréno-abdominale limitant ainsi les complications propres à ces deux voies.

The authors describe the surgical technique used in liver transplantation and its application to treat retroperitoneal tumours. This technique comprises primary mobilization of the liver with easy vascular control. This technique, used in 29 patients, is simple, facilitates exposure of great vessels which can be controlled and allows excellent exposure in difficult cases. Analysis of the postoperative course emphasized the absence of hepatic and renal complications, as reflected by normal renal function and liver enzymes. The use of this technique for renal and adrenal surgery avoids the need for extracorporeal circulation and a thoracophrenoabdominal approach, thereby limiting the specific complications related to these two procedures.

Mots clés:
Rein / surrénale / Cancer / Chirurgie
Mots-clés:
Liver transplantation / Organ harvesting / Renal cancer / surgical techniques
Chirurgie laparoscopique rétropéritonéale et risque carcinologique
Retroperitoneal laparoscopic surgery and oncological risk
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 8-15

But : Evaluer de manière rétrospective la survenue de métastase sur site de trocart, de récidive locale et de métastase à distance associées à la chirurgie laparoscopique rétropéritonéale réalisée dans le cadre de tumeur maligne.
Méthodes : De 1994 à 1999, 228 interventions chirurgicales par voie laparoscopique rétropéritonéale ont été réalisées dans notre centre.
Cinquante-six interventions chirurgicales (24,6%) ont été réalisées pour tumeur maligne et comprenaient 41 néphrectomies élargies et 8 néphrectomies partielles pour tumeur rénale et 7 néphro-urétérectomies pour tumeur de la voie excrétrice. Le stade pathologique et les marges chirurgicales étaient corrélés au stade TNM 1 997.
Les données post-opératoires étaient obtenues par un examen clinique et radiologique réalisé un mois puis trois mois après l'intervention et ensuite tous les six mois. Les métastases sur site de trocart, la récidive local et les métastases à distance étaient recherchées. La survie spécifique sans progression a été calculée selon la méthode de Kaplan-Meier.
Résultats : Le suivi moyen était de 24,9 ± 13,8 mois. Tous les patients présentaient des marges chirurgicales indemnes de tumeur. Aucune métastase sur site de trocart n'a été notée.
Pour les néphrectomies élargies par voie laparoscopique rétropéritonéale: un patient présentait une récidive locale avec métastase hépatique 9 mois après l'intervention (pT3G2) et décédait 19,7 mois après l'intervention chirurgicale. Un patient qui présentait une tumeur rénale pT3 G3 M+ au moment du diagnostic décédait 23,1 mois après la néphrectomie élargie sans signe de récidive locale.
Pour les néphro-urétérectomies par voie laparoscopique rétropéritonéale: un patient avec une lésion pT3G2 avait une récidive locale à 12,1 mois et décédait 26,6 mois après la chirurgie. Un patient avec une tumeur pT1G2 présentait une métastase osseuse à 9 mois et décédait 29 mois après l'intervention chirurgicale. La survie sans récidive à 54 mois est de 91% pour les néphrectomies élargies, 71% à 30 mois pour les néphro-urétérectomies et 100% à 49 mois pour les néphrectomies partielles.
Conclusion : Les tumeurs malignes du haut appareil urinaire peuvent être prises en charge par voie laparoscopique rétropéritonéale. Les résultats à court terme suggèrent que cette technique chirurgicale n'est pas associée à un risque augmenté de métastases sur site de trocart ou de récidive locale et que les survies sans récidive sont comparable à celles des séries de technique chirurgicale conventionnelle.

Objective: To retrospectively evaluate the development of metastasis at trocar sites, local recurrence and distance metastases associated with retroperitoneal laparoscopic surgery performed in the context of a malignant tumour.
Methods: From 1994 to 1999, 228 retroperitoneal laparoscopic surgical operations were performed in our centre. Fifty six operations (24.6%) were performed for malignant tumours and comprised 41 radical nephrectomies and 8 partial nephrectomies for renal tumour and 7 nephro-ureterectomies for upper urinary tract tumours. The pathological stage and surgical margins were correlated with TNM 1997 stage.
Postoperative data were obtained by physical and radiological examination performed one month and three months after the operation and then every six months. Metastases at the trocar site, local recurrences and distant metastases were investigated. The specific progression-free survival was calculated according to the Kaplan-Meier method.
Results: The mean follow-up was 24.9 ± 13.85 months. All patients had tumour-free surgical margins. No trocar site metastasis was observed.
For retroperitoneal laparoscopic radical nephrectomies: one patient developed a local recurrence with liver metastases 9 months after the operation (pT3G2) and died 19.7 months after the operation. One patient with a pT3G3M+ renal tumour at the time of diagnosis died 23.1 months after radical nephrectomy with no signs of local recurrence.
For laparoscopic retroperitoneal nephro-ureterectomies: one patient with a pT3G3 lesion developed a local recurrence at 12.1 months and died 26.6 months after surgery. One patient with a pT1G2 tumour developed bone metastases at 9 months and died 29 months after the operation. The recurrence-free survival at 54 months was 91% for radical nephrectomies, 71% at 30 months for nephro-ureterectomies and 100% at 49 months for partial nephrectomies.
Conclusion: Malignant tumours of the upper urinary tract can be managed by retroperitoneal laparoscopy. The short-term results suggest that this surgical technique is not associated with an increased risk of trocar site metastases or local recurrence and that recurrence-free survival rates comparable to those reported in series of conventional surgery.

Mots clés:
laparoscopie / Cancer / Rein / Rétropéritoine / Récidive
Mots-clés:
Laparoscopy / Cancer / recurrence / Metastasis
Claude-Nicolas Le Cat (1700-1768), un grand nom de la Chirurgie et de l'Urologie au 18ème siècle
Claude-Nicolas Le Cat (1700-1768), a famous 18th Century surgeon and urologist.
2001
- Histoire
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 149-153

Le Cat fut un grand nom de la chirurgie au 18ème siècle, à cette époque marquée par la reconnaissance de la spécificité de la chirurgie et une recherche anatomo-clinique.. Picard d'origine, étudiant en chirurgie et anatomie à Paris, il est chirurgien de l'Archevêque de Rouen en 1726, puis chirurgien-chef de l'Hotel-Dieu de Rouen. Il pratique les opérations majeurs que sont la taille vésicale pour maladie de la pierre et l'opération de la cataracte. Il met au point un instrument pour la taille vésicale, le Gorgeret-cystotome. Sa renommée en France et en Europe est attestée par ses nombreux prix d'académie, ses publications, sa notoriété chirurgicale.

Le Cat was a famous surgeon in France in the 18th Century, at a time when surgery was recognised as a separate specialty and the search for clinicopathological correlations was being developed. Le Cat was born in Picardy and studied anatomy and surgery in Paris. He was appointed surgeon to the Archbishop of Rouen in 1726, then head surgeon at Hôtel-Dieu hospital in Rouen. He performed two major operations: lithotomy for bladder stones and cataract surgery. He developed an instrument for lithotomy, the Gorgeret cystotome. His reputation in France and Europe is reflected by his numerous academy prizes, publications, and surgical notoriety.

Mots clés:
Histoire / urologie / Chirurgie / taille vésicale
Mots-clés:
History of Medicine / Urology / surgery / lithotomy
Coagulopathie de consommation révélatrice d'un cancer de la prostate
Prostate cancer presenting in the form of disseminated intravascular coagulation
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 68-69

Une coagulation intravasculaire disséminée peut compliquer l'évolution naturelle d'une néoplasie prostatique. Sa gravité mérite la mise en place rapide d'un traitement médical. Nous décrivons l'observation d'un septuagénaire présentant une coagulopathie de consommation révélée par des lésions purpuriques disséminées.
De façon concomitante, il est authentifiée une néoplasie prostatique. L'évolution est rapidement défavorable malgré l'utilisation d'une hormonothérapie et de transfusions sanguines. Le mécanisme d'apparition de la coagulation intravasculaire disséminée dans le cancer de la prostate reste mal connu mais il semble résulter de la libération de substances procoagulantes au cours de certains actes diagnostiques ou thérapeutiques. La gravité du pronostic incite à utiliser rapidement une hormonothérapie dont le délai d'action n'est pas immédiat. Elle peut contribuer à l'obtention d'une période de rémission si le syndrome hémorragique est initialement contrôlé. Des études complémentaires permettraient d'optimiser la prise en charge thérapeutique.

Prostate cancer can be complicated by disseminated intravascular coagulation. The severity of this complication justifies rapid medical treatment. The authors describe the case of a man in his seventies presenting with disseminated purpuric lesions due to disseminated intravascular coagulation. Prostate cancer was documented concomitantly. The clinical course was rapidly unfavourable despite endocrine therapy and blood transfusions. The mechanism of disseminated intravascular coagulation in prostate cancer has not been clearly elucidated, but appears to be related to release of procoagulant substances during certain diagnostic or therapeutic procedures. The severity of the prognosis justifies rapid introduction of endocrine therapy, which is not immediately effective. It can help to achieve a period of remission if the haemorrhagic syndrome is controlled. Further studies may help to improve therapeutic management.

Mots clés:
Néoplasie prostatique / coagulopathie / Hormonothérapie
Mots-clés:
Prostate cancer / disseminated intravascular coagulation / endocrine therapy
Corrélation entre le score de Gleason des biopsies prostatiques et celui de la pièce de prostatectomie radicale
Correlation between Gleason scores on prostatic biopsies and prostatectomy specimens
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 45-48

Le score de Gleason obtenu sur les biopsies prostatiques est un élément primordial de la décision thérapeutique dans le cancer de prostate localisé. Le but de cette étude est d'évaluer la corrélation entre le score de Gleason biopsique et le score de Gleason définitif et de proposer un classement en 3 groupes afin d'améliorer cette corrélation
Matériel et Méthodes : De 1995 à 1998 cent prostatectomies radicales ont été effectuées. Quatre vingt quatre de ces patients ont eu 6 biopsies. Ont été comparés le score de Gleason des biopsies et celui de la pièce opératoire. Dans un premier temps, la concordance entre le score de Gleason des biopsies et celui de la pièce a été analysé score par score. Puis, dans un second temps, la concordance a été établie à partir de trois groupes : tumeurs bien différenciées (score 2 ? 4), tumeurs moyennement différenciées ( score 5 ? 7), tumeurs peu différenciées ( score 8 - 10).
Résultats : La concordance entre le score de Gleason de la biopsie et celui de la pièce est parfaite dans seulement 37 % des cas. Il existe une différence de score de 1 point dans 35.7 % et une différence de 2 points ou plus dans 27.3 % des cas. En classant les patients en 3 groupes, la concordance passe de 37 % à 72.6 %.
Conclusion : Le classement des patients en trois groupes distincts (tumeurs bien, moyennement et peu différenciées) augmente la concordance entre le score de Gleason biopsique et le score définitif. Il faut cependant connaître les limites du score de Gleason biopsique, en particulier en cas de tumeurs de bas grade

The Gleason score obtained on prostatic biopsies is an essential element in the treatment decision for localized prostate cancer. The objective of this study was to evaluate the correlation between the biopsy Gleason score and the definitive Gleason score and to propose a classification into 3 groups in order to improve this correlation.
Material and Methods :One hundred radical prostatectomies were performed between 1995 and 1998. Eighty four of these patients underwent 6 biopsies. The Gleason score of the biopsies and operative specimens were compared. The concordance between the biopsy Gleason score and the operative specimen Gleason score was initially analysed score by score. The concordance was then established according to three groups, well differentiated tumours (score 2-4), moderately differentiated tumours (score 5-7), poorly differentiated tumours (score 8-10).
Results : The concordance between the biopsy Gleason score and the operative specimen Gleason score was perfect in only 37% of cases. A 1-point difference of the score was observed in 35.7% of cases and a 2-point or greater difference was observed in 27.3% of cases. By classifying patients into 3 groups, the concordance increased from 37% to 72.6%.
Conclusion : The classification of patients into three distinct groups (well, moderately and poorly differentiated tumours) increases the concordance between the biopsy Gleason score and the definitive Gleason score. However, the limitations of the biopsy Gleason score must be kept in mind, particularly in the case of low-grade tumours.
Key-Words : Prostate cancer, Gleason score, biopsies, prostatectomy

Mots clés:
Cancer prostate / score de Gleason / biopsies / Prostatectomie
Dangers des analyses en sous-groupes et des tests multiples
Dangers of subgroup analyses and multiple tests
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 119-121

Les analyses en sous-groupes, les statistiques "a posteriori", les tests multiples, motivés par la recherche de covariables explicatives, sont fréquents dans la littérature médicale. Pourtant ces manipulations des données provoquent des modifications des groupes initiaux, une augmentation incontrôlable du risque alpha, une diminution de la puissance de l'étude et un risque de raisonnement circulaire. En prenant pour exemple un article concernant le traitement hormonal du cancer de la prostate, plusieurs situations seront abordées, selon qu'il s'agit d'une étude randomisée ou non, que la ou les covariables sont prévues dès le départ, que le résultat sur le critère principal est significatif ou non.

Subgroup analyses, "retrospective" statistics, and multiple tests, motivated by the search for explanatory covariables, are frequently used in the medical literature. However, these data manipulations induce modifications of the groups defined by initial randomization, an unverifiable increase of the alpha risk, a reduction of the power of the study and a risk of circular reasoning. Taking the example of an article concerning the hormonal treatment of prostate cancer, several situations are discussed, according to whether or not the study is prospective, whether or not the covariables are defined from the outset, and whether or not the results for the primary endpoint are significant.

Mots clés:
Statistiques / Méthodologie / analyses en sous-groupes / tests statistiques multiples / cancer de prostate
Mots-clés:
Statistics / methodology / subgroup analyses / multiple statistical tests
Dédifférenciation des tératomes matures secondaires à un cancer du testicule : à propos de deux cas
Dedifferentiation of mature teratomas secondary to cancer of the testis: report of two cases.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 73-77

Nous rapportons le cas de deux patients ayant présenté une dédifférenciation adénocarcinomateuse d'une récidive d'un tératome mature survenu 3 et 20 ans après son exérèse. Il s'agit d'une évolution rare, survenant après une résection macroscopiquement ou microscopiquement incomplète d'un tératome mature. Avant toute étude anatomopathologique, la nature de cette récidive apparaît difficile à déterminer. Le PET-Scan permet cependant d'orienter le diagnostic vers un tératome cancérisé en cas d'hyperfixation de la lésion. Ces tumeurs sont de mauvais pronostic. Leur traitement impose une exérèse complète de la masse tumorale.
La possibilité de survenue à long terme d'une dédifférenciation cancéreuse d'un tératome impose une surveillance régulière et prolongée, à vie, des patients ayant présenté un tératome mature après chimiothérapie pour une tumeur germinale non séminomateuse du testicule.

The authors report two cases of adenocarcinomatous dedifferentiation of a recurrent mature teratoma arising 3 and 20 years after the initial resection. This is a rare event, occurring after macroscopically or microscopically incomplete resection of a mature teratoma. The nature of this recurrence was difficult to determine prior to histological examination. However, PET scan suggests the diagnosis of malignant teratoma in the presence of increased uptake by the lesion. These tumours have a poor prognosis. Treatment consists of complete resection of the tumour mass.
The possibility of long-term malignant dedifferentiation of a teratoma therefore requires prolonged and regular life-long surveillance of patients presenting a mature teratoma after chemotherapy for non-seminomatous germ cell tumour of the testis.

Mots clés:
Tératome / testicule / Cancer
Mots-clés:
Teratoma / Testis / Cancer
Diverticules de l'urèthre chez la femme. Analyse de 15 cas
Urethral diverticula in women. Review of 15 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 97-102

But: Evaluer les aspects étiopathogéniques, diagnostiques et thérapeutiques des diverticules de l'urèthre chez la femme.
Matériel et Méthodes: De janvier 1990 à décembre 1999, 15 patientes ont été vues avec un diverticule uréthral. L'âge des patientes allait de 25 à 46 ans (moyenne: 36 ans). La parité moyenne était de 2 avec la notion d'un accouchement long et difficile dans 6 cas. Toutes les patientes présentaient des symptômes du bas appareil avec un diverticule clinique à l'examen gynécologique (14 cas) ou radiologique à l'uréthrocystographie rétrograde et mictionnelle (14 cas) et à l'urographie intra-veineuse ( une fois). La diverticulectomie a été réalisée par voie transvaginale en position dorsale.
Résultats: En post opératoire, nous n'avons à déplorer aucune complication. Toutes les patientes ont été revues avec un recul moyen de 3 ans. La symptomatologie urinaire a complètement disparu dans 14 cas. Une réintervention pour récidive diverticulaire a été réalisée chez une patiente.
Conclusion: Devant des troubles mictionnels récidivants de la femme jeune, il est important de rechercher un diverticule uréthral à l'examen clinique et d'en faire la preuve par l'uréthrocystographie. La diverticulectomie transvaginale en position de la taille est l'intervention de choix qui offre les meilleurs résultats.

Objective: To evaluate the aetiopathogenic, diagnostic and therapeutic aspects of urethral diverticula in women.
Material and Methods: Over a 10-year period (January 1990 to December 1999), 15 patients with a mean age of 36 years (range: 25 to 46 years) with urethral diverticulum were included in this study. The mean parity was 2 with a history of long and difficult delivery in 6 cases. All patients presented lower urinary tract symptoms with a clinical diverticulum on gynaecological examination (14 cases) or on retrograde and voiding cystourethrography (14 cases) or intravenous urography (one case). Diverticulectomy was performed via a transvaginal approach in the dorsal position.
Results: There were no postoperative complications. All patients were reviewed with a mean follow-up of 3 years. The urinary symptoms had completely disappeared in 14 cases. One patient was reoperated for recurrent diverticulum.
Conclusion: Young women with recurrent voiding disorders must be examined for the presence of urethral diverticulum that can be confirmed by cystourethrography. Transvaginal diverticulectomy in the lithotomy position is the operation which ensures the best results.

Mots clés:
Femme / Urèthre / Diverticule
Mots-clés:
Woman / Urethra / Diverticulum
Etude prospective comparant la biopsie trans-rectale échoguidée et la biopsie trans-périnéale guidée au doigt dans le diagnostic du cancer de la prostate
Prospective study comparing ultrasound-guided transrectal biopsy and finger-guided transperineal biopsy in the diagnosis of prostate cancer.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 40-44

But : Comparer la biopsie trans-rectale échoguidée réalisée en ambulatoire à la biopsie trans-périnéale guidée au doigt.
Matériel et Méthodes : De juin 1997 à octobre 1999, 51 patients ont été biopsiés simultanément par les deux techniques et par le même opérateur, 30 mn après une antibiothérapie par 200 mg de ciprofloxacine en intra-veineux . Les biopsies trans-périnéales sont réalisées en premier suivies des biopsies trans-rectales échoguidées. Chaque technique permet de prélever 6 carottes, à l'apex au milieu et à la base de chaque lobe.
Résultats : pour un taux de PSA compris entre 4 et 10 ng/ml, 6 cancers sont détectés sur 23 patients (26%), un cancer n'a été détecté que par voie trans-rectale. Pour un taux de PSA supérieur à 10 ng/ml, 17 cancers sont détectés sur 28 patients (60%) dont 15 par voie trans-périnéale (53%) et 11 par voie trans-rectale (39%). Six cancers n'ont été détecté que par voie trans-périnéale et deux uniquement par voie trans-rectale. Il n'y a pas de différence statistique entre les nombres de carottes cancéreuses ramenées par les deux techniques.
Conclusion : l'utilisation de l'échographie n'est pas indispensable pour la pratique de biopsies systématiques, il apparaît que plus que la technique utilisée, c'est la réalisation de 12 carottes prostatiques au lieu de 6 qui améliore la détection du cancer de la prostate.

Objective: To compare ambulatory ultrasound-guided transrectal biopsy and finger-guided transperineal biopsy.
Material and Methods: From June 1997 to October 1999, 51 patients were simultaneously biopsied by the two techniques and by the same operator, 30 min after antibiotic prophylaxis with 200 mg of Ciprofloxacin by intravenous injection. Transperineal biopsies were performed first, followed by ultrasound-guided transrectal biopsies. Six cores were obtained with each technique, from the apex, the middle and the base of each lobe.
Results: For a PSA level between 4 and 10 ng/ml, 6 cancers were detected in 23 patients (26%) and one cancer was only detected via the transrectal route. For a PSA level greater than 10 ng/ml, 17 cancers were detected in 28 patients (60%), 15 (53%) by transperineal biopsy and 11 (39%) by transrectal biopsy. Six cancers were only detected by transperineal biopsy and two were only detected by transrectal biopsy. No statistically significant difference was observed between the numbers of positive biopsies obtained with the two techniques.
Conclusion: The use of ultrasonography is not essential to perform systematic biopsies. Rather than the technique used, the detection of prostate cancer is improved by performing 12 cores instead of 6.

Mots clés:
Cancer de la prostate / biopsies systématiques / échographie transrectale / toucher rectal / transpérinéal
Mots-clés:
Prostate cancer / systematic biopsies / transrectal ultrasonography / digital rectal examination / transperineal.
Exactitude des mesures de pression obtenues par une nouvelle sonde rectale à ballonnet à air
Accuracy of pressure measurements obtained by a new rectal balloon catheter.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 127-131

But: Étudier l'exactitude, la justesse, de la mesure des pressions obtenues à l'aide d'une nouvelle sonde rectale à ballonnet ( ref 85018 laboratoires Vermed®), destinée à mesurer la pression abdominale au cours des bilans urodynamiques, utilisant l'air pour la transmission des pressions. L'intérêt clinique de cette sonde utilisant l'air pour transmettre les pressions, serait sa simplicité puisqu'il n'y a pas de contamination du circuit de perfusion, ni du capteur, aucune purge du circuit, et qu'il y a élimination des artefacts liés aux mouvements de la tubulure.
Méthode: Le cathéter a été placé dans une enceinte de pression munie d'un système de régulation étalonné et précis permettant une variation programmée des pressions de 10 à 150 cm d'eau. Les pressions enregistrées par la sonde à tester étaient comparées aux pressions de référence régnant dans l'enceinte. La fréquence d'acquisition des mesures était de 100 Hertz et la résolution de 10 Hertz. Ce montage a permis d'étudier la justesse de la mesure et les temps de réponse de la sonde. Les mesures ont été effectuées avec un volume de 2 ml d'air introduit dans la sonde (volume préconisé par le fabriquant), puis le volume optimal a été recherché en gonflant le ballonnet jusqu'à ce que l'on obtienne le meilleur résultat. L'évaluation a porté sur le calcul des moyennes des différences observées entre les deux mesures et sur la dispersion des différences observées.
Résultats: Lorsque la sonde était remplie de 2 ml d'air, les pressions mesurées par le cathéter étaient surestimées en moyenne de 1,1 cm d'eau (Déviation Standard=1), et 95% des écarts entre les deux mesures étaient compris entre ± 2,15 cm d'eau. Le volume d'air optimal a été mesuré à 1,5 ml. Avec ce volume d'air, il n'a pas été observé de décalage significatif entre les deux mesures. La moyenne des différences observées était de 0,2 cm d'eau (DS = 1,2). Ceci signifie que 95% des écarts étaient compris entre ± 2,35 cm d'eau
Conclusion: La méthode de mesure de pressions par ce nouveau cathéter est validée au plan physique.

The accuracy of measurements performed by a balloon catheter used to record abdominal pressure during urodynamic investigations was verified on a test bench.
Objective: To study the accuracy and precision of the pressure measurements obtained with a new rectal balloon catheter (ref. 95018 Laboratoires Vermed®), designed to record abdominal pressure during urodynamic assessments. The clinical value of this catheter, using air for pressure transmission, is its simplicity, as there is no contamination of the perfusion circuit or transducer, no purging of the circuit, and artefacts related to movements of the tubing are eliminated.
Method:: The catheter was placed in a pressure chamber fitted with a precise, calibrated regulation system allowing programmed pressure variations from 10 to 150 cmH2O. Pressures recorded by the test catheter were compared to reference pressures applied to the chamber. The frequency of acquisition of pressure measurements was 100 Hertz and the resolution was 10 Hertz. This model was used to study the accuracy of pressure measurements and the response times of the catheter. Measurements were performed with a volume of 2 ml of air introduced into the catheter (volume recommended by the manufacturer), and the optimal volume was investigated by inflating the catheter until the best result was obtained. The evaluation was based on calculation of the mean difference observed between the two measurements and the scatter of the differences observed
Results: When the catheter was filled with 2 ml of air, pressures measured by the catheter were overestimated an average of 1.1 cmH2O (standard deviation = 1), and 95% of the differences between the two measurements were within ± 2.15 cmH2O. The optimal air volume was found to be 1.5 ml. With this air volume, no significant difference was observed between the two measurements. The mean observed difference was 0.2 cmH2O (SD = 1.2), which means that 95% of the differences were situated within the range of ± 2.35 cmH2O.
Conclusion: The pressure recording method with this new catheter is validated in terms of physical parameters.

Mots clés:
Urodynamique / sonde rectale / pression abdominale / équipement urodynamique
Mots-clés:
Urodynamic / rectal catheter / abdominal pressure / urodynamic equipment
L'essentiel du 94è Congrès de l'Association Française d'Urologie 15-19 novembre 2000
2001
- Synthèse annuelle
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 168-174

INSUFFISANCE RENALE

HYPERPLASIE BENIGNE DE LA PROSTATE

LE CANCER DE LA PROSTATE LOCALISE

INFERTILITE

DYSFONCTION ERECTILE

EXERCICE PROFESSIONNEL

PEDIATRIE

BIOMATERIAUX

INFECTION

LITHIASE

COELIOSCOPIE

Cancer de la prostate avancé

CANCER DU REIN

CARCINOME UROTHELIAL

INCONTINENCE ET TROUBLE DE LA STATIQUE PELVIENNE

L'évaluation par l'écho-doppler de la fonctionnalité de l'endoprothèse urétérale par sondes JJ chez les patients avec obstruction urétérale extrinsèque
Duplex ultrasound evaluation of double J ureteric stent function in patients with extrinsic ureteric obstruction.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 22-28

Buts: L'efficacité du drainage interne par sonde JJ est difficile à évaluer par les méthodes classiques. Cette étude prospective évalue les variations de l'indice de résistance vasculaire rénal (IR) chez les patients avec obstruction urétérale extrinsèque unilatérale, ayant nécessité le drainage interne par sonde en double J.
Matériel et Méthode: Les variations de l'indice de résistance (IR), ainsi que les corrélations de celui-ci avec les résultats des autres investigations ont été étudiées chez 48 patients avec obstruction urétérale extrinsèque unilatérale, pour lesquelles a été mise en place une endoprothèse urétérale. Egalement, a été recherchée la présence du jet urétéral dans la sonde double J au niveau du méat urétéral.
Résultats: L'évaluation en pré-opératoire a démontré une sensibilité de 73% de l'IR (>0,7) et de 84,5% de DIR dans la mise en évidence de l'obstruction. Après la mise en place de l'endoprothèse l'IR s'est réduit de 11%, l'indice moyen étant de 0,66, dans 62,5% de cas se réduisant au?dessous de 0,7.
Un mois après, l'indice moyen a été de 0,68 et, 3 mois après, de 0,71 (une croissance de 0,05 par rapport à l'évaluation en post-endoprothèse).
Conclusions: L'indice de résistance peut représenter un élément utile dans l'appréciation de l'efficacité du drainage interne par sonde JJ, tandis que la présence du jet urinaire au niveau de l'orifice urétéral n'a qu'un rôle d'orientation.

Objectives: The efficacy of internal urinary drainage by double J stent is relatively difficult to evaluate by classical methods. This prospective study evaluated variations of the resistance index (RI) in patients with unilateral extrinsic ureteric obstruction, requiring internal drainage by double J stent.
Material and Methods: Variations of the resistance index (RI) and the correlations between RI and the results of other investigations were determined in a group of 48 patients with unilateral extrinsic ureteric obstruction, treated by ureteric stent. The presence of urine from the stented ureteric meatus was also assessed.
Results: The preoperative assessment demonstrated a sensitivity of 73% for RI (> 0.7) and 84.5% for DRI for the demonstration of obstruction. Following stenting, RI decreased by 11%, with a mean index of 0.66; the RI was less than 0.07 in 62.5% of cases. The mean index was 0.68 one month later and 0.71 three months later (an increase of 0.05 compared to the post-stent evaluation).
Conclusions: The resistance index may represent a useful element in the assessment of the efficacy of internal drainage by double J stent, while the presence of urine in the ureteric orifice may not be helpful.

Mots clés:
Obstruction urétérale / Echographie doppler / indice de résistance / Endoprothèse urétérale
Mots-clés:
ureteric obstruction / Duplex ultrasound / resistance index / double J stent
La chimiothérapie/radiothérapie concomitante dans les cancers de vessie inopérables localement avancés
Concomitant chemotherapy/radiotherapy in inoperable locally advanced bladder cancer.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 132-140

Dans les cancers de vessie avancés, le développement de nouvelles techniques de traitement comprenant une chimiothérapie/radiothérapie concomitante paraît obtenir de plus hauts taux de réponse. Des études préexistantes ont suggéré que la chimiothérapie en perfusion continue concomitante de l'irradiation agit en synergie entraînant une augmentation significative de la destruction cellulaire tumorale. Avec le 5-FU et la radiothérapie, le taux de contrôle local des cancers à cellules transitionnelles de vessie a été de 70% avec un taux de survie à 5 ans de 36-62%. Le cisplatin concomitant avec l'irradiation peut améliorer le contrôle du cancer de vessie localement avancé mais n'a pas montré d'amélioration de la survie globale. L'utilisation de cisplatin concomitant n' a pas d'effet sur les métastases à distance. De tels traitements requièrent une évaluation ultérieure en raison des relations entre l'apoptose induite par la radiothérapie ou la drogue, la mort cellulaire retardée, la survie des cellules clonogènes et la réponse clinique et la survie globale. Le protocole optimum de chimothérapie radiothérapie concomitante n'a pas été défini.

The development of new treatment techniques, including concomitant chemotherapy/radiotherapy, appears to achieve higher response rates in advanced bladder cancer. Previous studies have suggested that continuous infusion chemotherapy and concomitant irradiation act synergistically to induce significantly increased tumour cell destruction. With the combination of 5FU and radiotherapy, the local control rate of transitional cell bladder cancers was 70% with a 5-year survival rate of 36% to 62%. Concomitant cisplatin and irradiation improved the control of locally advanced bladder cancers, but failed to improve overall survival. The use of concomitant cisplatin has no effect on distant metastases. These treatment modalities require further evaluation because of the relationships between radiotherapy - and drug-induced apoptosis, delayed cell death, survival of clonogenic cells, clinical response and overall survival. The optimum concomitant chemotherapy/radiotherapy protocol has not yet been defined.

Mots clés:
Vessie / Tumeur / Chimiotherapie / radiothérapie
Mots-clés:
bladder / tumour / Chemotherapy / radiotherapy
La nouvelle technique d'anastomose urétéro-iléale dans la néovessie iléale de Hautmann
New uretero-ileal anastomosis technique in Hautmann ileal bladder replacement.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 29-33

But : La néovessie de Hautmann est une des techniques les plus répandues pour le remplacement de la vessie dans les deux sexes. Le taux de sténose urétéro-iléale est estimé à 11% avec la technique initiale de Camey-Le Duc. Une nouvelle technique d'anastomose est présentée pour améliorer cette complication post-opératoire.
Matériels et Méthode : Deux segments de 5 à 10 cm d'iléon sont préparés aux deux extrémités du W de la néovessie pour recevoir les uretères largement spatulés. L´anastomose est réalisée directement sur la tranche de section iléale, en position strictement rétropéritonéale. Entre décembre 1996 et décembre 1998, la technique a été réalisée chez 89 patients dont 19 femmes. Cent soixante six unités rénales (UR) ont été analysées par une échographie rénale préopératoire et renouvellée à 1, 3 et 6 mois puis tous les 6 mois. L'ECBU a été contrôlé mensuellement pendant 6 mois.
Résultats : Treize UR étaient dilatées (grade II et III) en pré-opératoire (7,8%). Avec un recul moyen de 5,8 +/- 7,6 mois, il n'y a pas eu de sténose anastomotique secondaire. Sur les 166 UR examinées, 129 étaient normales, les 13 dilatations pré-opératoires ont été améliorées et 24 UR présentaient une dilatation minime postopératoire (grade I). Un reflux iléo-urétéral a été noté sur la cystographie rétrograde post-opératoire dans deux cas. La seule complication a été une pyélonéphrite aiguë (1,1%) à 1 mois. Après 6 mois, 90% des ECBU étaient stériles.
Conclusion : La modification de l´implantation urétéro-iléale par la technique en "double cheminée" est réalisée sans tension avec les deux uretères en position anatomique sans plicature ni torsion. La préservation de la vascularisation urétérale contribue au faible taux de complication et à un risque sténotique diminué. Cependant, une analyse des résultats avec un plus long recul sera nécessaire pour valider la technique.

Objective: Hautmann neobladder is one of the most widely bladder replacement techniques in the two sexes. The uretero-ileal stenosis rate is estimated to be 11% with the initial CAMEY-LE DUC technique. A new anastomosis technique is presented in order to improve this postoperative complication.
Materials and Methods: Two 5 to 10 cm ileal segments are prepared at the two extremities of the W of the neobladder to receive the largely spatulated ureters. The anastomosis is performed directly on the ileal resection margin, in a strictly retroperitoneal position. Between December 1996 and December 1998, the technique was performed in 89 patients including 19 women. One hundred and sixty six renal units (RU) were analysed by preoperative renal ultrasound, repeated after 1, 3 and 6 months and then every 6 months. Urine culture was performed monthly for 6 months.
Results: Thirteen RU were dilated (grade II and III) preoperatively (7.8%). No secondary anastomotic stenosis was observed with a mean follow-up of 5.8 ± 7.6 months. Of the 166 RU examined, 129 were normal, 13 preoperative dilatations were improved and 24 RU presented minimal postoperative dilatation (grade I). Ileo-ureteric reflux was observed on the postoperative retrograde cystography in two cases. The only complication was acute pyelonephritis (1.1%) at 1 month. 90% of urine cultures were sterile after 6 months.
Conclusion: Modification of uretero-ileal anastomosis by the "double chimney" technique is performed without tension by placing the two ureters in an anatomical position without plication or torsion. Preservation of the ureteric blood supply contributes to the low complication rate and a decreased risk of stenosis. However, the technique needs to be validated by analysis of the results with a longer follow-up.

Mots clés:
remplacement de la vessie / Anastomose urétéro-iléale / réservoir iléal
Mots-clés:
Bladder replacement / uretero-ileal anastomosis / Ureteric stenosis / ileal bladder
Le syndrome de Youssef
Youssef's syndrome.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 78-81

Le syndrome de Youssef représente une variété rare de fistule vésico-utérine, se caractérisant par une aménorrhée, une hématurie cyclique et une continence parfaite, expliquée par le gradient de pression entre les cavités utérine et vésicale. Cette entité pose un problème pathogénique et diagnostique. Nous en rapportons une observation.

Youssef's syndrome is an uncommon form of vesico-uterine fistula, caracterized clinically by the association : amenorrhea cyclic, hematuria without urinary leakage. This entity is the result of pressure gradient between uterin cavity and bladder reservoir. We report on one case.

Mots clés:
Syndrome de Youssef / Fistule vésico-uterine
Mots-clés:
Youssef's syndrome / Vesico-uterine fistula
Léiomyosarcome prostatique (à propos de deux cas)
Prostatic leiomyosarcoma. Report of two cases.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 86-90

Les auteurs rapportent 2 cas de leiomyosarcome prostatique. Le premier cas n'a pas été opéré à cause d'une altération de l'état général et est décédé 15 jours après son hospitalisation. Le deuxième patient a subi une cystoprostatectomie avec curage ganglionnaire ilio-obturateur, les marges chirurgicales et le curage étaient négatifs et n'a donc pas eu de traitement complémentaire. Revu 10 mois après, le bilan clinique et radiologique était normal. Les aspects diagnostics et thérapeutiques de cette tumeur prostatique rares sont discutés

The authors report 2 cases of prostatic leiomyosarcoma. The first patient was not operated because of a severely debilitated state and died a fortnight after admission to hospital. The second patient underwent cystoprostatectomy with ilio-obturator lymph node dissection. Resection margins and lymph node dissection were negative and no further treatment was required. With a 10-year follow-up, the clinical and radiological assessment was normal. The diagnostic and therapeutic aspects of this rare prostatic tumour are discusses.

Mots clés:
léiomyosarcome / prostate / Traitement / Pronostic
Mots-clés:
leiomyosarcoma / prostate / treatment / prognosis
Les compétences de consultant en urologie : une modélisation pour l'enseignement et l'évaluation
Consultancy skills in urology: a model for teaching and evaluation
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 1-7

But : L'activité de consultation est un aspect majeur de la pratique urologique. L'enseignement spécifique de cette activité est cependant peu développé. Le but de cette étude a été d'établir une liste d'habiletés de consultation pour soutenir une démarche planifiée et structurée d'enseignement et d'évaluation des compétences de consultant en urologie.
Matériel et Méthode : Protocole qualitatif en 2 étapes : 1) Etablissement d'une liste initiale de compétences à partir des données de la littérature 2) Soumission de cette liste à une série de "groupes ciblés" (urologues, internes, médecins correspondants) pour valider et affiner progressivement le modèle.
Résultats : Les items identifiés ont été classés en 3 listes distinctes : 1) connaissances théoriques et 2) habiletés techniques spécifiques à l'activité urologique, s'exerçant préférentiellement en situation de consultation, 3) habiletés interpersonnels concernant exclusivement la relation médecin consultant-médecin référent
Conclusions : La spécification consensuelle de ces habiletés permet ainsi de définir de façon objective de stratégies d'enseignement et d'évaluation des compétences de consultant en urologie.

Objective: Consultation activity is an important aspect of urological practice, but the specific teaching of this activity is underdeveloped. The objective of this study was to establish a list of consultancy skills as a basis for a planned and structured approach to teaching and evaluation of consultancy skills in urology.
Material and Method: Two-step qualitative protocol: 1) Establishment of an initial list of skills based on data of the literature; 2) Submission of this list to a series of "focus groups" (urologists, interns, referring physicians) in order to validate and progressively refine the model.
Results: The items identified were classified into 3 distinct lists: 1) theoretical knowledge, 2) technical skills specific to urology, predominantly performed in the consulting setting, 3) interpersonal skills exclusively concerning the consultant-referring physician relationship.
Conclusions: The consensual specification of these skills can be used to objectively define teaching and evaluation strategies for urology consultancy skills.

Mots clés:
urologie / consultation / Compétence clinique / Évaluation
Mots-clés:
Urology / consultancy / clinical competence / Evaluation
Les fistules vésico-vaginales obstétricales. A propos de 114 cas
Obstetric vesico-vaginal fistulas. A series of 114 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 103-108

But : Les fistules vésico-vaginales obstétricales sont fréquentes au Maghreb. Le but de cet article est d'analyser les facteurs épidémiologique et thérapeutique à propos de 114 cas de fistules vésico-vaginales.
Matériel et Méthodes : De février 1989 à décembre 1998, 114 patientes d'âge moyen 33 ans (17 à 76 ans) ont été hospitalisées dans le service d'urologie , pour fistules uro-génitales, classées en fonction du siège de la fistule en 3 types, selon la classification de Benchekroun : type I : fistule urétro-vaginale (39,96%); type II : fistule cervico-vaginale (1140%); type III : fistule vésico-vaginale (52,63%).
Chaque patiente a fait l'objet d'une investigation comportant : un examen clinique complet avec un bilan biologique et radiologique. Le traitement n'est entrepris qu'après un délai minimal de 3 mois.
Résultats : Survenant en majorité chez des jeunes femmes multipares en zones rurales, l'étiologie obstétricale est dominante (87%), 183 interventions réparatrices ont été réalisées chez les 114 patientes, soit 1,73 interventions par patiente. La guérison a été obtenue chez 87 patientes (76,3%) dont 37% pour le type I, 92% pour le type II, 100% pour le type III. Pour 12 résultats intermédiaires ( les fistules ayant été fermées, il persistait une incontinence urinaire d'effort ou une pollakiurie) et enfin les 15 cas d'échec (persistance d'une fistules résiduelle ou nécessité d'une dérivation des urines) concernaient tous des fistules de type I.
Conclusion : Il apparaît que les FVV représentent un problème de santé publique au Maghreb, et leur cure chirurgicale soulève des difficultés techniques.

Objective: Obstetric vesico-vaginal fistulas are frequent in North Africa. The objective of this paper is to analyse the epidemiologic and therapeutic factors, basing our study on 114 cases of vesico-vaginal fistulas.
Methods: From February 1989 to December 1998, 114 patients with a mean age of 33 years (range: 17 to 76 years) were admitted to the department of urology for urogenital fistulas, classified as a function of the site of the fistula into 3 types, according to Benchekroun's classification: type I: urethrovaginal fistula (39.96%); type II: cervicovaginal fistula (11.40%); type III: vesicovaginal fistula (52.63%).
Investigation of each patient comprised complete physical examination with laboratory and radiological assessment. Treatment was only performed after a minimal period of 3 months.
Results: The majority of fistulas occurred in young multiparous women living in rural zones, predominantly due to an obstetric aetiology (87%). 183 reconstructive operations were performed in 114 patients, i.e. 1.73 operations per patient. Cure was obtained in 87 patients (76.3%) with 37% for type I, 92% for type II and 100% for type III. Twelve intermediate results (fistulas were closed, with persistent stress incontinence or frequency) and 16 failures (persistence of a residual fistula or need for urinary diversion) all concerned type I fistulas.
Conclusion: It appears that VVFs represent a public health problem in North Africa and that their surgical treatment is still technically difficult.

Mots clés:
fistule vésico-vaginale / Épidémiologie / Traitement
Mots-clés:
Vesico-vaginal fistulas / epidemiology / treatment
Lithiase cystinique : physiopathologie et traitement médical
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 122-126

La lithiase cystinique est la seule expression clinique de la cystinurie, anomalie héréditaire du transport transépithélial rénal et intestinal de la cystine et des acides aminés dibasiques. L'excrétion urinaire excessive de cystine, le moins soluble de tous les acides aminés, entraîne la formation répétée de calculs de cystine.
La lithiase cystinique représente environ 1% des calculs observés chez l'adulte et environ 10% de ceux observés chez l'enfant.
Compte tenu du caractère particulièrement récidivant de la lithiase cystinique, un traitement médical préventif régulièrement suivi est absolument indispensable pour prévenir les récidives et préserver la fonction rénale [13].

Mots clés:
Lithiase / Cystine
Réimplantation urétéro-vésicale après échec du traitement endoscopique d'un reflux : étude anatomique et histologique de 61 pièces de résection chez 40 enfants
Ureterovesical reimplantation after failure of endoscopic treatment of reflux: anatomical and histological study of 61 resection specimens in 40 children.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 113-118

But : Evaluer l'aspect anatomopathologique de la jonction urétero-vésicale réséquée au cours d'une réimplantation chirurgicale secondaire pour reflux persistant après échec d'un traitement endoscopique initial par polytetrafluoroethylène (Teflon®) dans 27 cas et par polydiméthylsiloxane (Macroplastique®) dans 13 cas.
Matériel et Méthode : 61 jonctions urétero-vésicales ont été étudiées histologiquement chez 40 enfants. L'âge des patients au moment de l'intervention était de 4,1 ans ( 1 à 15 ans). Le délai entre l'injection endoscopique et la réimplantation chirurgicale était de 15,3 mois ( 2 à 54 mois ).
Résultats : La persistance du reflux n'est pas corrélée avec la situation anatomique de l'implant, qui est retrouvé en bonne position dans 52,4% des cas .
Les deux substances utilisées induisent l'une comme l'autre une réaction macrophagique à cellules géantes qui colonisent l'implant en créant une néovascularisation.
Le Macroplastique® semble s'accompagner d'une réaction inflammatoire plus importante que le Téflon®.
Malgré la différence de taille des particules, les deux substances induisent un phénomène macrophagique caractérisé par une microfragmentation des particules dont la taille est mesurée à 6 microns. L'étude ne peut conclure sur la migration à distance mais montre une raréfaction des particules au profit de la fibrose dont la densité est corrélée avec l'âge de l'implant .
Conclusion : L'extinction de la réaction locale aux produits utilisés dans cette étude parait longue et son échéance indéterminée ce qui justifie une surveillance prolongée des enfants dont le reflux a été traité par injection sous-méatique en endoscopie.

Objective: To evaluate the anatomy and histology of the ureterovesical junction resected during secondary surgical reimplantation for persistent reflux after failure of initial endoscopic treatment by polytetrafluoroethylene (Teflon®) in 27 cases and polydimethylsiloxane (Macroplastique®) in 13 cases.
Material and Method: 61 ureterovesical junctions from 40 children were studied histologically. The mean age of the patients at the time of the operation was 4.1 years (range: 1 to 15 years). The mean interval between endoscopic injection and surgical reimplantation was 15.3 months (range: 2 to 54 months).
Results: Persistent reflux was not correlated with the anatomical situation of the implant, which was found to be in a satisfactory position in 52.4% of cases. Both of the substances used induced a giant-cell macrophage reaction which colonized the implant and triggered new vessel formation. Macroplastique® appeared to be associated with a more intense inflammatory reaction than Teflon®.
Despite the difference in particle size, the two substances induced a macrophage phenomenon characterized by microfragmentation into 6 micron particles. No conclusions can be drawn concerning distant migration, but this study showed rarefaction of particles which were replaced by fibrosis, the density of which was correlated with the age of the implant.
Conclusion: Extinction of the local reaction induced by the products used in this study appears to be long and the end of this process is unknown, which justifies prolonged surveillance of children treated for reflux by endoscopic submeatal injection.

Mots clés:
Urologie pédiatrique / Reflux vésico-urétéral / Traitement endoscopique
Mots-clés:
Paediatric urology / vesicoureteric reflux / endoscopic treatment
Résultats à long terme de la stimulation par courants interférentiels dans le traitement de l'instabilité vésicale
Long-term results of interferential current stimulation in the treatment of detrusor instability.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 34-39

Buts : Etudier les résultats à distance de la stimulation par courants interférentiels dans le traitement de l'instabilité vésicale.
Matériel et Méthodes : 62 patients porteurs d'une instabilité vésicale rebelle au traitement médical par anti-cholinergiques, ont bénéficié de stimulation par courant interférentiel. Cette technique permet d'associer les avantages de la stimulation rééducative à une application par voie externe. L'étude est rétrospective et porte sur 62 patients (63 enfants, 11 hommes et 8 femmes) qui ont présenté une instabilité vésicale entre janvier 1990 et décembre 1997. Tous les patients ont bénéficié d'un bilan clinique et paraclinique radiologique, bactériologique et urodynamique avant la prise en charge thérapeutique. Le recul moyen d'observation est de 5 ans (extrêmes 18 mois à 10 ans).
Résultats : Les résultats de cette technique sont excellents avec 80,9% de guérison à un an, mais ils s'émoussent dans le temps à 40% de guérison à 5 ans. Mais les résultats qui se détériorent après un an peuvent être en général maintenus par la réalisation de 5 séances d'entretien tous les 12 ou 18 mois.
Conclusion : Le traitement de l'instabilité vésicale par courant interférentiel est une technique fiable qui est une alternative aux autres méthodes de stimulation rééducative et peut être réalisé en cas de résistance de l'instabilité aux anti-cholinergiques et avant d'envisager une neuromodulation ou une chirurgie. Dans la majorité des cas, la réalisation de 5 à 10 séances d'entretien tous les 12 à 18 mois permet de stabiliser les résultats à distance.

Objective: To study the late results of interferential current stimulation in the treatment of detrusor instability
Material and Methods: 62 patients with detrusor instability refractory to medical treatment by anticholinergic drugs were treated by interferential current stimulation. This technique combines the advantages of retraining stimulation with external application. This retrospective study was based on 62 patients (43 children, 11 men and 8 women) presenting with detrusor instability between January 1990 and December 1997. All patients were assessed clinically and by a radiological, bacteriological and urodynamic work-up prior to treatment. The mean follow-up was 5 years (range: 18 months to 10 years).
Results: The results of this technique were excellent, with 80.9% of cures at one year, but they tended to fade over time to 40% of cures at 5 years. However, results which deteriorate after one year can generally be maintained by performing 5 maintenance sessions every 12 or 18 months.
Conclusion: Treatment of detrusor instability by interferential current is a reliable technique which constitutes an alternative to the other methods of retraining stimulation and can be performed in cases of instability refractory to anticholinergic drugs, before considering neuromodulation or surgery. Five to 10 maintenance sessions every 12 or 18 months ensure stable long-term results in the majority of cases.

Mots clés:
Incontinence / rééducation vésicale / instabilité vésicale / Énurésie
Mots-clés:
Incontinence / bladder retraining / detrusor instability / enuresis
Rétention urinaire aiguë secondaire à un adénocarcinome à cellules claires de l'urèthre
Acute urinary retention secondary to clear cell adenocarcinoma of the urethra.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 70-72

Nous rapportons un cas de cancer primitif à cellules claires de l'urèthre chez une femme ayant fait une rétention urinaire aiguë. Le diagnostic a été fait par cystoscopie et confirmé par l'examen anatomo-pathologique des biopsies uréthrales. Le traitement a consisté en une uréthro-cystectomie avec confection d'une poche colique type «Indiana». Le stade anatomo-pathologique était T3 N2 M0 [1]. A 3 mois post-opératoire la patiente a présenté des adénopathies inguinales métastatiques. Elle a été traitée par 3 cures de chimiothérapie (mitomycine et 5 fluorouracile) associées à de la radiothérapie. Avec un recul de 10 mois la patiente est toujours vivante et les adénopathies inguinales ont régressé.
Cette observation souligne la rareté de ce type histologique et précise la conduite à tenir devant une rétention urinaire chez une femme lorsque la responsabilité d'une pathologie spécifique sous-jacente est suspectée.

The authors report a case of primary clear cell cancer of the urethra in a woman presenting with acute urinary retention. The diagnosis was based on cystoscopy and confirmed by histological examination of urethral biopsies. Treatment consisted of urethrocystectomy with creation of an "Indiana pouch". The pathological stage was T3N2M0 [1]. Three months postoperatively, the patient presented with inguinal lymph node metastases. She was treated with 3 courses of chemotherapy (mitomycin and 5-fluorouracil) combined with radiotherapy. With a follow-up of 10 months, the patient is still alive and inguinal lymph nodes have regressed. This case report emphasizes the rarity of this histological type and describes the management of urinary retention in a woman when an underlying specific disease is suspected.

Mots clés:
Urèthre / adénocarcinome / rétention urinaire / Femme
Mots-clés:
Urethra / adenocarcinoma / Urinary retention
Thrombose spontanée d'une varicocèle gauche
Spontaneous thrombosis of a left varicocele.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 95-96

La thrombose spontanée d'une varicocèle est un événement rare et difficile à diagnostiquer. En effet la symptomatologie dans sa phase aiguë peut simuler une torsion du cordon spermatique ou une hernie inguinale étranglée entraînant une exploration chirurgicale inutile.
Nous rapportons un cas de thrombose spontanée de varicocèle dont le diagnostic a pu être posé cliniquement permettant un traitement médical conservateur.

Spontaneous thrombosis of a varicocele is a rare event and difficult to diagnose, as the clinical symptoms during the acute phase can simulate torsion of the spermatic cord or strangulated inguinal hernia leading to a useless surgical exploration. The authors report a case of spontaneous thrombosis of a varicocele which was diagnosed clinically, allowing conservative medical treatment.

Mots clés:
thrombose / plexus pampiniforme / veine spermatique
Mots-clés:
thrombosis / pampiniform plexus / spermatic vein
Traitement des phéochromocytomes par laparoscopie rétropéritonéale
Retroperitoneal laparoscopic treatment of phaeochromocytomas.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 16-21

But : Bien que la surrénalectomie par voie laparoscopique soit devenue l'une des techniques de choix pour le traitement des tumeurs de la surrénale, cette technique en cas de phéochromocytome est encore peu répandue en raison des risques d'hypertension avant contrôle de la veine surrénalienne.
Nous rapportons notre expérience des surrénalectomies pour phéochromocytome réalisées par voie laparoscopique rétropéritonéale.
Matériel et Méthodes : De janvier 1995 à décembre 1999, 10 (5 droites, 5 gauches) surrénalectomies par voie laparoscopique rétropéritonéale, ont été effectuées pour des phéochromocytomes symptomatiques, chez 4 hommes et 6 femmes? âgés de 40 à 67 ans (moyenne 51 ans). Dans tous les cas, le phéochromocytome avait été diagnostiqué par une augmentation du taux des catécholamines urinaires, une tomodensitométrie abdomino-pelvienne et une scintigraphie au MIBG positive.
Résultats : Il n'y a pas eu de conversion. Le temps opératoire variait de 100 à 140 minutes (en moyenne 116 minutes). Les pertes sanguines étaient de 180 ml (de 0 à 550 ml); aucun des patients n'a été transfusé. Dans un cas, une plaie de la veine surrénalienne a eu lieu et a été contrôlée en per-opératoire.
La durée d'hospitalisation était en moyenne de 3,4 jours (de 1 à 12 jours). La taille moyenne des lésions était de 38 mm (de 15 à 110 mm). Des complications post-opératoires sont survenus dans deux cas (un hématome et une éventration opérée un an plus tard). Avec un suivi moyen de 21,6 mois (de 6 à 46 mois), tous les patients avaient des taux urinaires de catécholamines normaux et 9 avaient une tension artérielle normale sans aucun traitement hypertenseur.
Conclusion : La surrénalectomie par voie laparoscopique rétropéritonéale peut être effectuée pour des phéochromocytomes de petite taille (inférieurs à 5 cm). La laparoscopie rétropéritonéale est une approche directe qui permet au chirurgien de contrôler en premier la veine surrénalienne de manière à éviter les crises hypertensives.

Objectives : Although laparoscopic adrenalectomy has become one of the techniques of choice for the treatment of adrenal tumours, this technique has not been widely used to treat phaeochromocytoma due to the risks of hypertension before control of the adrenal vein. The authors report their experience of retroperitoneal laparoscopic adrenalectomy for phaeochromocytoma.
Material and Methods: From January 1995 to December 1999, 10 (5 right, 5 left) retroperitoneal laparoscopic adrenalectomies were performed for symptomatic phaeochromocytoma, in 4 men and 6 women, aged 40 to 67 years (mean: 51 years). In every case, the phaeochromocytoma had been diagnosed by elevated urinary catecholamines, abdominopelvic CT scan and positive MIBG scintigraphy.
Results: There were no conversions to open surgery. The mean operating time was 116 minutes (range: 100 to 140 minutes). Mean blood loss was 180 ml (range: 0 to 550 ml) and none of the patients were transfused. In one case, an injury to the adrenal vein was repaired intraoperatively.
The mean length of hospital stay was 3.4 days (range: 1 to 12 days). The mean diameter of the lesion was 38 mm (range: 15 to 110 mm). Postoperative complications occurred in two cases (one haematoma and one incisional hernia repaired one year later).With a mean follow-up of 21.6 months (range: 6 to 46 months), all patients had normal urinary catecholamine levels and 9 had a normal blood pressure with no antihypertensive therapy.
Conclusion: Retroperitoneal laparoscopic adrenalectomy can be performed for small phaeochromocytomas (less than 5 cm). Retroperitoneal laparoscopy is a direct approach which allows the surgeon to control the adrenal vein first in order to avoid hypertensive crises.

Mots clés:
Surrénales / phéochromocytomes / laparoscopie rétropéritonéale
Mots-clés:
Adrenal glands / pheochromocytoma / lretroperitoneal aparoscopy
Trans-urétéro-pyélostomie : 5 observations
Transureteropyelostomy: 5 cases.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 141-144

La technique de la trans-urétéro-pyélostomie (TUP) est illustrée par 5 observations de perte de substance étendue de l'uretère distal par sclérose radique, traumatisme opératoire ou envahissement tumoral; ces lésions sont survenues au cours de l'évolution d'une tumeur génitale 4 fois et d'un prolapsus rectal dans le dernier cas. La lésion était bilatérale et radique 2 fois, unilatérale 3 fois. La symptomatologie était une colique néphrétique 2 fois, une insuffisance rénale 1 fois et un tableau infectieux 2 fois (une pyélonéphrite, un choc septique). L'hydronéphrose d'amont était constante. L'étendue des lésions rendait impossible une anastomose vésicale, d'autant que la vessie était 3 fois irradiée et/ou absente. Le branchement du moignon urétéral supérieur sur l'uretère opposé était impossible en cas de lésion bilatérale nécessitant la dérivation de l'uretère opposé ou pour cause de brièveté de l'uretère donneur, ou encore en raison de l'incongruence de diamètre des deux uretères. On a donc choisi dans 5 observations de réaliser une TUP. Les suites opératoires ont été simples 4 fois, marquées une fois par une fistule anastomotique transitoire. 4 des 5 patients ont survécu à long terme avec un excellent résultat clinique et radiologique.

The authors report 5 cases of extensive loss of substance of the distal ureter due to radiation fibrosis, operative trauma or tumour invasion; these lesions occurred during the course of a genital tumour in 4 cases and rectal prolapse in one case. The lesion was bilateral and radiation-induced in 2 cases and unilateral in 3 cases. The patients presented with renal colic in 2 cases, renal failure in 1 case and infection in 2 cases (pyelonephritis, septic shock). All patients presented with secondary hydronephrosis. The extent of the lesions made vesical anastomosis impossible, especially as the bladder was irradiated and/or absent in 3 cases. Anastomosis of the proximal ureteric stump onto the contralateral ureter was impossible in the presence of bilateral lesions requiring diversion of the contralateral ureter or due to the short donor ureter, or because of the discordant diameter of the two ureters. Transureteropyelostomy was therefore performed in these 5 cases. The postoperative course was uneventful 4 cases, with a transient anastomotic fistula in only one case. Four of the 5 patients achieved long-term survival with an excellent clinical and radiological result.

Mots clés:
Traumatisme de l'uretère / uretère radique / dérivation urinaire haute / trans-urétéro-pyélostomie
Mots-clés:
ureteric trauma / radiation fibrosis of the ureter / upper urinary diversion / transureteropyelostomy
Tuberculose uro-génitale. Expérience de 10 ans
Urogenital tuberculosis. A 10-year experience.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 62-67

Objectif : Préciser les aspects actuels cliniques, iconographiques et thérapeutiques de la tuberculose uro-génitale.
Matériel et Méthodes: D'avril 1989 à avril 1999, 57 patients atteints de tuberculose uro-génitale ont été vus. Il s'agissait de 32 hommes et de 25 femmes âgés de 18 à 72 ans (âge moyen: 40 ans).
Résultats : Les manifestations cliniques les plus fréquentes étaient représentées par les signes irritatifs vésicaux (47,3%). La fièvre, l'anorexie et l'amaigrissement étaient rares (11%). 16% des patients avaient une atteinte génitale isolée. 14% se sont présentés avec une insuffisance rénale (créatininémie moyenne: 18 mg/l). La bacillurie n'a été présente que dans 3 cas (5.2%). L'urographie avait montré des anomalies dans 80% des cas. L'anomalie la plus fréquente était le rein muet non fonctionnel : 23 cas, soit (40,3%). Le diagnostic positif a été porté sur les données bactériologiques (5fois) et histologiques (52 fois).
Le traitement a consisté en une chimiothérapie anti-bacillaire chez tous les patients en association avec la chirurgie (75%), et/ou des manoeuvres endo-urologiques (26,3%).
La néphrectomie est nécessaire pour les reins tuberculeux non fonctionnels afin de prévenir la survenue d'une HTA, des abcès et des fistules.
Conclusion : Le diagnostic de tuberculose urogénitale est difficile et souvent tardif. Un geste chirurgical ou endo-urologique est souvent nécessaire pour sauvegarder la fonction du rein et améliorer la qualité de vie.

Objective: To review the clinical, imaging and therapeutic aspects of urogenital tuberculosis.
Material and Methods: From April 1989 to April 1999, 57 patients with urogenital tuberculosis were reviewed in our department. This series consisted of 32 males and 25 females with a mean age of 40 years (range: 18 to 72 years).
Results: The most frequent clinical symptoms were irritative symptoms (47.3%). Fever, anorexia and weight loss were rare (11%). 16% of patients had an isolated genital lesion. 14% presented with renal failure (mean serum creatinine: 18 mg/l). Only 3 cases (5.2%) presented with bacilluria. Urography showed abnormalities in 80% of cases. The most frequent abnormality was a non-functioning silent kidney in 23 cases (40.3%). The positive diagnosis was based on bacteriological (5 cases) and histological data (52 cases).
Treatment consisted of antituberculous chemotherapy in all patients, in combination with surgery (75%), and/or endourological procedures (26.3%).
Nephrectomy is still indicated for non-functioning tuberculous kidneys in order to prevent the development of hypertension, abscess and fistulas.
Conclusion: The diagnosis of urogenital tuberculosis is difficult and often late. A surgical or endourological procedure is often necessary to preserve renal function and to improve quality of life.

Mots clés:
tuberculose uro-génitale / Diagnostic / Traitement
Mots-clés:
urogenital tuberculosis / Diagnosis / treatment
Tumeur à cellules oncocytaires sur transplant rénal : quelle prise en charge?
Management of oncocytoma in a renal transplant
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 91-94

Nous rapportons une observation de tumeur à cellules oncocytaires développée sur un greffon rénal. La prise en charge diagnostique et thérapeutique est discutée et comparée aux données de la littérature qui sont pauvres sur ce sujet. L'immunosuppression des patients greffés rénaux ne semble pas augmenter l'incidence des tumeurs du greffon, mais elle modifie, à notre avis, l'attitude conservatrice proposée en général dans ce type tumoral.

The authors report a case of oncocytoma arising in a transplanted kidney. The diagnostic and therapeutic management is discussed and compared to the limited data reported in the literature on this subject. Immunosuppression of renal transplant recipients does not appear to increase the incidence of graft tumours, but, in the authors' opinion, modifies the conservative attitude generally proposed for this type of tumour.

Mots clés:
Tumeur à cellules oncocytaires / Transplantation rénale
Mots-clés:
oncocytoma / renal transplantation
Une tumeur testiculaire rare : tumeur mixte à cellules de Leydig, de Sertoli et de la granulosa
An uncommon testicular neoplasm: mixed granulosa-Sertoli-Leydig cell tumor
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 82-85

Nous rapportons une observation exceptionnelle d'une tumeur testiculaire mixte à cellules de Leydig, de Sertoli et de la granulosa, chez un patient de 16 ans, et se révélant par une gynécomastie bilatérale. La revue de la littérature n'en dénombre que quelques cas. Au vu de cette observation, les auteurs rappellent les caractéristiques cliniques, anatomopathologiques et thérapeutiques de cette affection rare.

We report an unusual case of a mixed granulosa-Sertoli- Leydig cell testicular tumor in a 16 year old man, who presented with bilateral gynaecomastia. A few cases have been published in the literature. Based on a case report, the authors describe the clinical, histopathological and therapeutical features of this rare affection.

Mots clés:
testicule / Tumeur / cellules de Leydig / cellules de Sertoli / cellules de la granulosa
Mots-clés:
testis tumor / Leydig cell / Sertoli cell / granulosa cell