Base bibliographique

Référentiel national de bonnes pratiques cliniques du Comité de Cancérologie de l’AFU (CCAFU) 2016-2018 : Méthodologie
CCAFU evidence-based Clinical Practice Guidelines 2016-2018
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 27, S3-S23, suppl. 1
Mots clés:
Référentiel / Recommandation pour la pratique clinique / ADAPTE / Niveaux de preuve
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Cancer du rein
CCAFU french national guidelines 2016-2018 on renal cancer
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 27, S27-S51, suppl. 1

Les précédentes recommandations du Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie (CCAFU) datent de 2013. Nous avons voulu cette nouvelle version résolument simple, claire et pragmatique. Les nouveautés significatives de la littérature sur le cancer du rein y ont été intégrées. Voici les principaux changements par rapport à 2013 :

  • Nous avons ajouté une courte section d’épidémiologie : la prévalence du tabagisme reste très élevée en France et il nous est apparu fondamental que l’urologue sensibilise les patients avec un cancer du rein à l’importance d’arrêter de fumer
  • Certaines classifications ont changé : la classification de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été revue en 2016 et le grade de Fuhrman a été remplacé par le grade nucléolaire de l’Internationel Society of Urological Pathology (ISUP).
  • Les facteurs pronostiques restent essentiellement cliniques et histologiques ; les systèmes pronostiques sont surtout utiles chez les patients métastatiques ; la classification de l’International Metastatic Renal Cancer Database Concertium (IMDC) (ou de Heng) est maintenant celle qui prévaut sur celle du Memorial Sloan Kettering Cancer Center (MSKCC).
  • Concernant le traitement du cancer du rein localisé : les bénéfices de la néphrectomie partielle (NP) sont clairement établis ; la voie d’accès robotique s’est beaucoup développée est a montré une morbidité moins importante que la voie ouverte ; elle peut maintenant être recommandée au même titre que la voie ouverte (qui était auparavant la voie de référence).
  • Le traitement du cancer du rein localement avancé repose toujours sur la chirurgie ; les premiers essais de traitements adjuvants sont négatifs ; en attendant les résultats d’autres études en cours, les thérapies ciblées ne doivent être prescrites que dans le cadre d’essais cliniques.
  • Le traitement du cancer du rein métastatique (CRM) s’est enrichi de deux molécules (lenivolumab et la cabozantinib) qui sont devenues, suite à des essais de phase III ayant montré un bénéfice en terme de survie, les molécules de référence en deuxième ligne .
  • Enfin, les modalités de suivi après chirurgie du cancer du rein sont toujours imprécises ; en attendant les résultats d’études multicentriques de grande envergure, il faut adapter le suivi au risque d’agressivité tumorale ; les tumeurs de faible risque récidivent rarement et il est donc possible d’utiliser moins fréquemment les imageries irradiantes.

 

The previous guidelines from the Cancer Committee of the Association Française d'Urologie were published in 2013. We wanted this new version to be simple, clear and straightforward. All significant recent publications on kidney cancer have been included.The main changes compared to 2013 are the following:

  • We added a short section on epidemiology: the prevalence of smoking remains very high in France and we felt that the urologist should warn kidney cancer patients to stop smoking
  • Some classifications have changed: the WHO classification has been refined in 2016 and Furhman grade has been replaced by the nuclear grade of the International Society of Urological Pathology (ISUP)
  • Prognostic factors remain clinical and histological; prognostic systems are especially useful in metastatic patients; the IMDC classification is now preferentially used compared to the MSKCC classification
  • Regarding the treatment of localized kidney cancer: the benefits of partial nephrectomy are clearly established; the robotic access has spread worldwide and was shown to be less morbid than the open access; robotic partial nephrectomy is now recommended on the same level as open partial nephrectomy (that used to be the standard treatment)
  • The treatment of locally advanced kidney cancer relies on surgery; first adjuvant trials are negative; targeted therapies should only be given through clinical trials
  • Two molecules (nivolumab and cabozantinib) have shown a survival benefit in phase III trials and have become the standard treatment in second line in patients with metastatic kidney cancer
  • Finally, follow-up protocols after kidney cancer surgery remain imprecise; large multicentric studies are awaited; meanwhile, follow-up can be adapted according to tumour aggressiveness; low risk tumours rarely recur and the use of X Ray imaging can be less frequent.

 

 

 

Mots clés:
cancer du rein / recommandations / Chirurgie / classification / Anti-angiogéniques
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Tumeurs de la voie excrétrice supérieure
CCAFU french national guidelines 2016-2018 on upper tract tumors
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 27, S55-S66, suppl. 1

Introduction : L'objectif était de proposer une mise à jour des recommandations du Comité de cancérologie de l'Association française d'urologie (CCAFU) dans la prise en charge des tumeurs de la voie excrétrice supérieure (TVES).

Méthodes : Une revue systématique de la littérature (Medline) de 2013 à 2016 sur les éléments du diagnostic, les options de traitement et la surveillance des TVES en évaluant les références avec leur niveau de preuve.

Résultats : Le diagnostic de cette pathologie rare repose sur l'uro-tomodensimétrie (TDM) avec acquisition au temps excréteur et l'urétéroscopie avec prélèvements biop- siques. Le traitement chirurgical de référence est la néphro-urétérectomie totale (NUT), mais un traitement conservateur peut être discuté pour les lésions dites à bas risque : tumeur unifocale, résection complète potentielle, faible grade et absence d'infiltration sur l'imagerie, nécessitant alors une surveillance endoscopique (urétéroscopie souple) rapprochée chez un patient compliant. Une instillation postopératoire de chimiothérapie est recommandée et permet de diminuer le risque de récidive vésicale après NUT. La place des traitements systémiques (chimiothérapie néo-adjuvante ou adjuvante) reste à définir.

Conclusion : Ces nouvelles recommandations doivent contribuer à améliorer non seulement la prise en charge des patients, mais aussi le diagnostic et la décision thérapeutique des TVES.
 

Introduction : The purpose was to propose an update of the french guidelines from the national committee CCAFU on upper tract urothelial carcinomas (UTUC).

Methods : A systematic Medline search was performed between 2013 and 2016, as regards diagnosis, options of treatment and follow-up of UTUC, to evaluate different references with levels of evidence.

Results : The diagnosis of this rare pathology is based on CT-scan acquisition during excretion and ureteroscopy with histological biopsies. Radical nephroureterectomy (RNU) remains the gold standard for surgical treatment, nevertheless a conservative endoscopic approach can be proposed for low risk lesion: unifocal tumour, possible complete resection and low grade and absence of invasion on CT-scan. Close monitoring with endoscopic follow-up (flexible ureteroscope) in compliant patients is therefore necessary. After RNU, bladder instillation of chemotherapy is recommended to reduced risk of baldder recurrence. The place of systemic therapy (adjuvant and neoadjuvant chemotherapy) remains to define.

Conclusion : These updated guidelines will contribute to increase the level of urological care for diagnosis and treatment for UTUC.
 

Mots clés:
carcinome urothélial / Cytologie urinaire / Uretère / Bassinet / Rein
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Tumeurs de la vessie
CCAFU french national guidelines 2016-2018 on bladder cancer
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 27, S67-S91, suppl. 1

Objectif : Le but du Comité de cancérologie de l'Association française d'urologie (CCAFU) était de proposer une mise à jour des recommandations dans la prise en charge des tumeurs de la vessie n'infiltrant pas le muscle vésical (TVNIM) et infiltrant le muscle vésical (TVIM).

Méthodes : Une revue systématique (Medline) de la littérature de 2013 à 2016 a été conduite par le CCAFU concernant les éléments du diagnostic, les options de traitement et la surveillance des TVNIM et TVIM, en évaluant les références avec leur niveau de preuve.

Résultats : Le diagnostic de TVNIM (Ta, T1, carcinome in situ [CIS]) se fait après une résection tumorale complète et profonde. L'utilisation de la fluorescence vésicale et l'indication d'un second look (4 à 6 semaines) contribuent à améliorer le diagnostic initial. Le risque de récidive et/ou progression tumorale est évalué en utilisant le score European Organisation for Research and Treatment of Cancer (EORTC). La stratification des patients en faible, intermédiaire et haut risque permet de proposer le traitement adjuvant : instillations endovésicales de chimiothérapie (postopératoire immédiate, schéma d'attaque) ou de bacille de Calmette et Guérin (BCG) (schéma d'attaque et d'entretien), voire l'indication d'une cystectomie pour les patients résistant au BCG. Le bilan d'extension d'une TVIM repose sur l'examen TDM abdomino-pelvien et thoracique ; l'imagerie par résonance magnétique (IRM) et le Positron Emission Tomography (PET)-fluorodéoxyglucose (FDG) sont encore non-recommandés. La cystectomie associée à un curage ganglionnaire pelvien étendu est le traitement de référence des TVIM non métastatiques. Une entérocystoplastie est proposée chez l'homme et la femme en l'absence de contre-indication et lorsque la recoupe urétrale est négative à l'examen extemporané. L'intérêt de la chimiothérapie néo-adjuvante est reconnu pour toute TVIM quel que soit le stade ; celle-ci est recommandée dès lors que l'état général (PS < 2) et la fonction rénale (clairance de la créatinine > 60ml/mn) l'autorisent (patients « fit »). Pour les TVIM métastatiques, une première ligne de chimiothérapie à base de sels de platine (Gemcitabine and Cisplatin [GC] ou Methotrexate, Vinblastin, Doxorubicin and Cisplatin [MVAC]) est recommandée. En deuxième ligne de traitement, seule l'indication de la vinflunine est aujourd'hui validée, même si les résultats des essais cliniques concernant l'immunothérapie sont encourageants.

Conclusion : Cette actualisation des recommandations françaises doit contribuer à améliorer non seulement la prise en charge des patients, mais aussi le diagnostic et la décision thérapeutique des TVNIM et TVIM.
 

Objective : The purpose of the guidelines national committee CCAFU on bladder cancer was to propose updated french guidelines for non-muscle invasive (NMIBC) and invasive (MIBC) bladder cancers.

Methods : A Medline search was achieved between 2013 and 2016, as regards diagnosis, options of treatment and follow-up of bladder cancer, to evaluate different references with levels of evidence.

Results : Diagnosis of NMIBC (Ta, T1, CIS) is based on a complete deep resection of the tumour. The use of fluorescence and a second-look indication are essential to improve initial diagnosis. Risks of both recurrence and progression can be estimated using the EORTC score. A stratification of patients into low, intermediate and high risk groups is pivotal for recommending adjuvant treatment : instillation of chemotherapy (immediate post-operative, standard schedule) or intravesical BCG (standard schedule and maintenance). Cystectomy is recommended in BCG-refractory patients. Extension evaluation of MIBC is based on pelvic-abdominal and thoracic CT-scan; MRI and FDG-PET remain optional. Cystectomy associated with extensive pelvic lymph nodes resection is considered the gold standard for non metastatic MIBC. An orthotopic bladder substitution should be proposed to both male and female patients lacking any contraindications and in cases of negative frozen urethral samples. The interest of neoadjuvant chemotherapy is well known for all MIBC, wathever the stage. Thus, neoadjuvant chemotherapy is recommended for all eligible patients according PS (PS <2) and renal function (clearance > 60ml/mn). As regards metastatic MIBC, first-line chemotherapy using platin is recommended (GC or MVAC). In second line treatment, only chemotherapy using vinflunine has been validated to date, even if results of immunotherapy clinical trials are encouraging.

Conclusion : These updated french guidelines will contribute to increase the level of urological care for the diagnosis and treatment for NMIBC and MIBC.
 

Mots clés:
(MeSH) Carcinome urothélial / Cytologie urinaire / Tumeurs de la vessie / Cancer / BCG
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Cancer de la prostate
CCAFU french national guidelines 2016-2018 on prostate cancer
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 27, S95-S143, suppl. 1

Objectif : Le but du Comité de cancérologie de lʼAssociation française dʼurologie était de proposer une mise à jour des recommandations dans la prise en charge du cancer de la prostate (CaP).

Méthodes : Une revue systématique (Medline) de la littérature de 2013 à 2016 a été conduite par le CCAFU concernant les éléments du diagnostic, les options de traitement et la surveillance du CaP, en évaluant les références avec leur niveau de preuve.

Résultats : Les recommandations précisent la génétique, lʼépidémiologie et les moyens diagnostiques du CaP. Lʼimagerie par résonance magnétique (IRM) est lʼexamen dʼimagerie de référence du cancer localisé. Le score de Gleason a été redéfini par lʼInternational Society of Urological Pathology (ISUP) en cinq groupes pronostiques. Les moyens thérapeutiques ont été détaillés, puis recommandés en fonction des situations cliniques. La surveillance active (SA) est une option thérapeutique de référence pour les tumeurs de faible risque évolutif. La chirurgie reste une solution thérapeutique majeure du CaP localisé. Elle doit être envisagée dans un cadre multimodal pour les formes à haut risque. La radiothérapie doit utiliser une technique conformationnelle tridimensionnelle si possible en modulation dʼintensité à une dose > 76Gy. Lʼhypofractionnement modéré apporte un contrôle biochimique équivalent sans augmentation majeure de la toxicité. LʼHT courte peut être associée à lʼirradiation pour les tumeurs de risque intermédiaire « fort ». Pour les formes à haut risque, lʼassociation à une HT longue reste la référence. LʼHT est le traitement de fond au stade métastatique. La prévention des effets secondaires de lʼHT est fondamentale. Lʼhormonochimiothérapie de première ligne pour le traitement des CaP métastatiques hormono- et chimio-naïfs est le traitement standard en cas de cancer dʼemblée métastatique chez les patients dont lʼétat de santé est compatible avec lʼusage de docétaxel. Chez les patients présentant un cancer de prostate résistant à la castration (CPRC), lʼapport des nouvelles thérapies qui ont émergé ces dernières années aide à mieux contrôler la progression tumorale et à améliorer la survie.

Conclusions : Cette actualisation des recommandations françaises doit contribuer à améliorer la prise en charge des patients porteurs dʼun CaP.
 

Objectives : The purpose of the guidelines national committee CCAFU was to propose updated french guidelines for localized and metastatic prostate cancer (PCa).

Methods : A Medline search was achieved between 2013 and 2016, as regards diagnosis, options of treatment and follow-up of PCa, to evaluate different references with levels of evidence.

Results : Epidemiology, classification, staging systems, diagnostic evaluation are reported. Disease management options are detailed. Recommandations are reported according to the different clinical situations. Active surveillance is a major option in low risk PCa. Radical prostatectomy remains a standard of care of localized PCa. The three-dimensional conformal radiotherapy is the technical standard. A dose of > 74Gy is recommended. Moderate hypofractionation provides short-term biochemical control comparable to conventional fractionation. In case of intermediate risk PCa, radiotherapy can be combined with short-term androgen deprivation therapy (ADT). In case of high risk disease, long-term ADT remains the standard of care. ADT is the backbone therapy of metastatic disease. In men with metastases at first presentation, upfront chemotherapy combined with ADT should be considered as a new standard. In case of metastatic castration-resistant PCa (mCRPC), new hormonal treatments and chemotherapy provide a better control of tumor progression and increase survival.

Conclusions : These updated french guidelines will contribute to increase the level of urological care for the diagnosis and treatment for prostate cancer.
 

Mots clés:
(MeSH) Cancer de la prostate / Diagnostic / Traitement / recommandations
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Tumeurs germinales testiculaires
CCAFU french national guidelines 2016-2018 on testicular germ cell tumors
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 27, S147-S165, suppl. 1

Introduction : L’objectif du groupe Organes génitaux externes du Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie (OGE-CCAFU) est de proposer des recommandations pour le diagnostic, le traitement et le suivi des tumeurs germinales du testicule (TGT).

Matériel et méthodes : Le groupe OGE multidisciplinaire a remis à jour les recommandations de 2013 en s’appuyant sur une revue exhaustive de la littérature effectuée sur PubMed, évalué les références, leur niveau de preuve afin d’attribuer des grades de recommandation (voir Chapitre méthodologie).

Résultats : Le bilan initial d’un cancer du testicule repose sur un bilan clinique, biologique par le dosage de marqueurs sériques (alpha-fœto-protéine [AFP], gonadotrophine chorionique humaine totale [HCGt], lactate déshydrogénase [LDH]) et d’imagerie radiologique (échographie scrotale et tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne [TDM TAP]). L’orchidectomie par voie inguinale est la première étape thérapeutique, permet le diagnostic histologique, définit le stade local et les facteurs de risque évolutifs pour les stades I.
La prise en charge des tumeurs de stade I repose sur la surveillance ou sur une attitude thérapeutique adaptée au risque en explicitant au patient le bénéfice/inconvénient d’un traitement adjuvant en fonction du risque de rechute.
Pour les tumeurs germinales séminomateuses (TGS) de stade I, le choix se fait entre : une surveillance, une chimiothérapie (1cycle de carboplatine), la radiothérapie lomboaortique trouve ici une indication limitée.
Pour les tumeurs germinales non séminomateuses (TGNS) de stade I, le choix se fait entre : une surveillance, une chimiothérapie (1cycle de BEP). Le curage ganglionnaire rétropéritonéale de stadification a une place limitée.
Une surveillance rapprochée (TGNS), une radiothérapie (TGS), peut se discuter pour les faibles volumes métastatiques mais la prise en charge des tumeurs métastatiques repose essentiellement sur une chimiothérapie par 3 ou 4 cycles de BEP, ou d’un traitement intensifié en fonction du groupe pronostique IGCCCG.
La réévaluation est réalisée 3 à 4 semaines après la chimiothérapie par le dosage des marqueurs tumoraux et la TDM TAP.
En cas de TGNS, un curage ganglionnaire rétropéritonal est recommandé pour toutes les masses résiduelles > 1cm ainsi qu’une résection chirurgicale de tout autre site anatomique concerné.
En cas de TGS, une réévaluation à 6 semaines comportant une tomographie par émission de positons au 18-fluoro-desoxy-glucose (TEP-TDM au 18FDG) pour les masses résiduelles > 3cm permet de préciser la situation carcinologique avant éventuel curage.

Conclusions : L’excellent taux de survie spécifique (99% pour les stades I, 85% pour les stades métastatiques) des tumeurs germinales (TG) repose sur une classification initiale précise, un traitement adapté et codifié et une surveillance stricte.
 

Introduction : The purpose of the oncologic comitee of the french association of urology was to establish guidelines proposed by the external genital organ group, for the diagnosis, treatment and follow-up of the germ cell tumours of the testis.

Material and Methods : The multidisciplinary working group studied 2013 guidelines, exhaustively reviewed the literature, and evaluated references and their level of proof in order to attribute grades of recommandation.

Results : The initial workup of testicular cancer is based on clinical, laboratory (AFP, total hCG, LDH) and imaging assessment (scrotal ultrasound and chest, abdomen and pelvis computed tomography).
Inguinal orchiectomy is the first line treatment allowing characterization of the histological type, local staging and identification of risk factors for micrometastases. The management of stage I tumors is based on surveillance or on a risk-adapted approach with explaining to the patient the benefits/disadvantages of active treatment or watchful waiting as a function of the risk of relapse.
Treatment options for stage I seminomas comprise: surveillance, chemotherapy (1cycle of carboplatin) or para-aortic radiotherapy.
Treatment options for stage I nonseminomatous germ cell tumours comprise: surveillance, chemotherapy (1cycle of BEP) or staging retroperitoneal lymphadenectomy. The management of metastatic tumors essentially comprises chemotherapy with 3, 4 cycles of BEP or dose-dense chemotherapy according to the IGCCCG. Radiotherapy may be indicated in seminomas with lymph node metastasis < 3cm. Review 3 to 4 weeks postchemotherapy is essentially based on tumor marker assays and chest, abdomen and pelvis computed tomography. Surgical retroperitoneal lymph node dissection is indicated for all residual NSGCT masses > 1cm and for persistent residual seminoma masses > 3cm with 18F- FDG PET- CT uptake.

Conclusions : Good Germ cell tumors specific survival rates (99% CSI, 85% CSII, III) are based on precise initial staging, adapted and strictly defined treatment and close surveillance.
 

Mots clés:
Cancer du testicule / Marqueurs tumoraux / Orchidectomie / radiothérapie / Chimiothérapie BEP
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Tumeurs malignes du pénis
CCAFU french national guidelines 2016-2018 on penile cancer
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 27, S167-S179, suppl. 1

Introduction : L'objectif de cette publication est de proposer les recommandations du Comité de cancérologie de l'Association française de l'urologie (CCAFU) établies par le sous-groupe des organes génitaux externes pour le diagnostic, le traitement et le suivi des tumeurs malignes du pénis.

Matériel et méthodes : Le groupe de travail multidisciplinaire a mis à jour les recommandations de 2013 en s'appuyant sur une revue exhaustive de la littérature effectuée sur PubMed, évalué les références, leur niveau de preuve afin d'attribuer des grades de recommandation.

Résultats : Le carcinome épidermoïde est la tumeur maligne du pénis la plus fréquente. L'examen clinique du pénis est le plus souvent suffisant pour apprécier l'extension locale. Il peut être complété par une imagerie par résonance magnétique (IRM) pour une extension plus en profondeur. La palpation des aires ganglionnaires inguinales doit être systématique et bilatérale pour évaluer l'extension régionale. En cas d'adénopathie palpée, une tomodensitométrie abdomino-pelvienne et une TEP- TDM au 18F-FDG sont recommandées. En cas de tumeur pénienne à risque d'extension ganglionnaire sans adénopathie palpée, une recherche du ganglion sentinelle est recommandée.
Le traitement de la tumeur primitive est le plus souvent chirurgical. Il doit au maximum être conservateur avec un impératif d'être en marges saines. Dans certains cas, une curiethérapie ou un traitement local peut être proposé.
La prise en charge thérapeutique des aires ganglionnaires doit être systématique et bilatérale. Elle doit être faite lors du diagnostic de la maladie. La lymphadénectomie inguinale seule a un rôle curatif chez les patients ayant une atteinte métastatique d'un ganglion unique (stade pN1). En cas d'extension ganglionnaire plus étendue, une prise en charge multimodale associant chimiothérapie, chirurgie et éventuellement radiothérapie doit être discutée.

Conclusions : Le traitement des cancers du pénis est essentiellement chirurgical plus ou moins associé à une chimiothérapie en cas d'extension ganglionnaire. Le facteur pronostique principal est l'atteinte ganglionnaire justifiant une prise en charge adaptée dès le diagnostic.
 

Introduction : The aim of this work is to establish guidelines proposed by the external genital organ group of the CCAFU for the diagnosis, treatment and follow-up of penile cancer.

Material and Methods : The multidisciplinary working party studied 2013 guidelines exhaustively reviewed the literature, and evaluated references and their level of proof in order to attribute grades of recommandation.

Results : The most common histological type is squamous cell carcinoma. Clinical examination of the penis is usually sufficient to access local extension. It can be completed by MRI to assess deeper extension. Physical examination of both groins must evaluate inguinal regional lymph nodes involvement. In the presence of palpable lymph nodes, abdomen and pelvis computed tomography and 18F-FDG PET-CT are recommended. Sentinel lymph node biopsy is recommended in the case of penile cancer with high risk of lymph node extension with no palpable lymph nodes.
Treatment of the primary tumour is usually surgical. It must be as conservative as possible while ensuring negative surgical margins. Brachytherapy or local treatment can be proposed in some cases.
Bilateral inguinal lymph node areas must be systematically treated. Inguinal lymphadenectomy alone has a curative role in patients with metastatic invasion of a single node (stage pN1). In the case of more extensive lymph node involvement, multimodal management combining chemotherapy, surgery, and possibly radiotherapy has to be considered.

Conclusions : The treatment of penile cancer is usually surgical possibly in combination with chemotherapy in the presence of lymph node extension. The main prognostic factor is lymph node involvement, requiring appropriate management at the time of diagnosis.x
 

Mots clés:
cancer épidermoide / Pénis / Adénopathie inguinale / pénectomie / Lymphadénectomie
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Sarcomes rétropéritonéaux
CCAFU french national guidelines 2016-2018 on retroperitoneal sarcoma
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 27, S183-S190, suppl. 1

Introduction : Lʼobjectif de cet article a été dʼétablir par le groupe Organes génitaux externes du Comité de cancérologie de lʼAssociation française dʼurologie (OGE-CC-AFU) des recommandations pour le diagnostic, le traitement et le suivi des sarcomes rétropéritonéaux (SRP), à destination des chirurgiens urologues.

Matériel et méthodes : Le groupe de travail multidisciplinaire a remis à jour les recommandations de 2013 en sʼappuyant sur une revue exhaustive de la littérature effectuée sur PubMed, évalué les références, leur niveau de preuve, afin dʼattribuer des grades de recommandation (voir Chapitre méthodologie).

Résultats : À partir dʼune suspicion clinique évoquant un SRP, la tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne (TDM TAP) est lʼexamen de référence. Lʼimagerie par résonance magnétique (IRM) est utile à la planification chirurgicale.
Avant la confirmation biopsique, lʼinclusion du dossier au sein du réseau français de référence en pathologie du sarcome doit être la règle. La biopsie sous scanner réalisée par voie rétropéritonéale est recommandée et doit être systématique avant toute prise en charge thérapeutique dʼune masse tissulaire suspecte du rétropéritoine.
Le traitement est avant tout chirurgical avec pour objectif principal une résection en marges saines (R0) obtenue par une chirurgie dʼexérèse compartimentale, techniquement complexe et exigeante. La place de la radiothérapie (RT) et de la chimiothérapie (CT) au sein dʼun traitement multimodal (néo-adjuvant ou adjuvant) est discutée en en fonction des risques évolutifs et des possibilités dʼexérèse. Le taux de rechute est lié au grade tumoral et aux marges chirurgicales. Le pronostic final est étroitement lié à la qualité de prise en charge initiale et au volume de cas traités par centre.

Conclusion : Les SRP ont un pronostic péjoratif. La qualité de la prise en charge initiale impacte directement la survie sans récidive et la survie globale. La prise en charge multidisciplinaire, coordonnée au sein dʼun réseau de soins référent en pathologie du sarcome, est une impérative nécessité.
 

Introduction : The purpose of this article was established by the external genitalia group CCAFU recommandations for diagnosis, treatment and monitoring of retroperitoneal sarcomas, intended for urologists.

Material and Methods : The multidisciplinary working group has updated the 2013 guidelines, based on an exhaustive review of the literature on PubMed, valued references, level of evidence, to assign grades of recommendation.

Results : From a clinical suspicion evoking a RPS, computed tomography thoraco abdominal and pelvic is the gold standard. MRI is useful for surgical planning. Before the biopsy confirmation, the inclusion of the file in the French sarcoma pathology reference network should be the rule. The biopsy under scanner performed by retroperitoneal approach is recommended and should be achieve before any therapeutic management of a suspicious retroperitoneal solid mass.
Treatment is primarily surgical with the main objective resection in healthy margins (R0) obtained by a technically challenging compartmental resection surgery. Instead of radiation therapy and chemotherapy within a multimodal treatment (neo adjuvant or adjuvant) is discussed based on the evolving risks and opportunities excision. The relapse rate is related to tumor grade and surgical margin. The final prognosis is closely related to the quality of initial management and the volume of cases handled by the center.

Conclusion : The RPS has a poor prognosis. The quality of the initial management directly impacts the disease-free survival and overall survival. The multidisciplinary management coordinated within a referent care network of sarcoma pathology is an imperative necessity.
 

Mots clés:
sarcome / Rétropéritoine / Diagnostic / Chirurgie / radiothérapie