Recommandations pour le traitement chirurgical de l'incontinence urinaire d'effort de la femme par bandelettes sous-urétrales

20 avril 2010

Mots clés : incontinence urinaire, Traitement, Chirurgie, Bandelette sous-urétrale, TVT, TOT
Auteurs : J.-F. Hermieu, P. Debodinance
Référence : Prog Urol, 2010, 20, S112-S131, suppl. 2

La mise en place d’une bandelette sous-urétrale est aujourd’hui la technique de référence de cure de l’incontinence urinaire d’effort féminine. L’utilisation de bandelettes constituées exclusivement de polypropylène monofi lament tricoté est recommandée à l’exclusion de tout autre matériau. Le marquage NF est le garant de la réalisation d’études précliniques et cliniques avant commercialisation. La biocompatibilité du matériau ne doit pas faire oublier son caractère synthétique et la nécessité de respecter les règles d’asepsie propres à l’implantation d’une prothèse. La bandelette peut être mise en place par voie rétropubienne ou transobturatrice. Ces deux voies d’abord conduisent au même taux de succès mais la morbidité paraît plus importante pour la voie rétro-pubienne (plaie vésicale, dysurie, impériosités de novo). Le type d’anesthésie n’a pas d’infl uence sur les résultats postopératoires. L’incontinence urinaire mixte, la faible mobilité urétrale, l’obésité, l’âge élevé, le désir de futures grossesses sont des situations ne contre-indiquant pas la pose de bandelettes sous-urétrales mais pouvant altérer la qualité des résultats. Une évaluation rigoureuse du bénéfice/risque et une information loyale des patientes doivent être entreprises dans ces situations. Faute d’études cliniques suffi santes prouvant leur effi cacité et leur innocuité, les mini-bandelettes ne peuvent, à ce jour, être recommandées pour traiter une incontinence urinaire d’effort féminine.