Recommandations concernant la prise en charge des complications des bandelettes sous-urétrales

20 avril 2010

Mots clés : incontinence urinaire, Traitement, Chirurgie, Bandelette sous-urétrale, TVT, TOT: Complications
Auteurs : E. Delorme, J.-F. Hermieu
Référence : Prog Urol, 2010, 20, S132-S142, suppl. 2

Les complications des bandelettes sous-urétrales sont rares mais variées. Les complications opératoires sont le plus souvent la conséquence d’une faute technique chirurgicale. La cystoscopie peropératoire est obligatoire lors de la pose d’une bandelette rétro-pubienne pour diagnostiquer en peropératoire une transfixion vésicale. Les complications fonctionnelles sont les plus fréquentes. Elles nécessitent une véritable stratégie diagnostique avant de proposer un traitement adapté. Le premier examen doit être une exploration urétrovésicale endoscopique pour éliminer une transfixion vésicourétrale par la bandelette sous-urétrale. La rétention aiguë postopératoire relève le plus souvent d’une détente chirurgicale de la bandelette sous-urétrale pendant la période postopératoire immédiate. La dysurie est d’autant plus réversible qu’elle est traitée précocement par section ou ablation de bandelettes sousurétrales. L’urgenturie de novo a de multiples étiologies : infection, obstruction urétrale, plus rarement cystocèle, idiopathique. Devant une incontinence d’effort récidivante après bandelettes sous-urétrales, la prise en charge dépendra de l’anamnèse, du bilan clinique et urodynamique. Le traitement pourra concerner la bandelette (deuxième bandelette sousurétrale, plicature de la bandelette sous-urétrale), il faudra cependant évoquer assez tôt une autre alternative thérapeutique (sphincter artificiel, ballons ACT…). L’utilisation recommandée de bandelettes sous-urétrales en polypropylène monofilament tricoté larges mailles a réduit considérablement le risque de complications infectieuses liées au matériel prothétique. En cas d’érosion vaginale, il faut éliminer une infection de prothèse qui impose l’ablation totale de celle-ci. L’érosion simple peut être traitée par résection partielle de la bandelette exposée et suture vaginale.