Base bibliographique

Sommaire :

Alimentation, régimes et diététique dans le syndrome clinique d’hyperactivité vésicale : revue de la littérature
Food, diet and dietetic in treatment of urinary tract dysfunctions. A review
2017
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2017, 7, 27, 395-401, suppl. 7


Les troubles fonctionnels de l’hyperactivité vésicale (HAV) sont fréquents et impactent fortement la qualité de vie des patients. De nombreux traitements sont proposés pour améliorer le confort des patients mais l’utilisation de chacun d’entre eux pose un problème de tolérance, d’effets secondaires et de contrainte de soins. Nous avons réalisé une revue de la littérature sur l’action de l’alimentation sur l’HAV.


Matériel et méthodes

Revue de la littérature à partir de Pubmed et Google Scholar, articles en français et en anglais, sans restriction de date, jusqu’à août 2016. Au total sur les 296 articles analysés, 10 ont été retenus, classés en niveaux de preuve selon les recommandations HAS d’avril 2013.


Résultats

Parmi les études retenues, on retrouve 2 essais contrôlés randomisés. Le premier retrouvait une diminution de 61 % des urgenturies (p =0,02) et de 35 % pour la pollakiurie (p =0,035) suite à la diminution de la moitié de la consommation de café après éducation [NP1]. Le second retrouvait une diminution significative du besoin d’uriner en étude urodynamique après ingestion de caféine (170mL vs 210mL) [NP2]. À partir d’analyses longitudinales, d’autres aliments comme le pain, le poulet ou des nutriments (vitamine C ou D) sont retrouvés comme facteurs protecteurs de la survenue d’HAV, au contraire des boissons gazeuses qui favorisent l’apparition de ces symptômes (OR 1,41 [IC 95 % : 1,02–1,95]) [NP2]. Les résultats concernant la consommation d’alcool sont discordants.


Conclusion

L’alimentation semble avoir un impact sur les symptômes d’HAV et notamment la consommation de caféine qui augmente les symptômes urinaires irritatifs.


Overactive bladder symptoms (OAB) are frequent and can impact quality of life for these patients. Numerous and various treatments could be proposed in order to improve well-being and quality of life, but all these treatments have side effects and determine for many patients, important care constraints. We present here a review of food and diet in OAB.


Material and methods

Literature review from PubMed Medline database and Google scholar to August 2016, without time restriction. Two hundred and ninety-six articles were screened, in English and in French, and finally, 10 were retained. HAS recommandation have been used for level of evidence.


Results

On the 10 studies included, only two randomised controled trial were included. The first one showed decreases on urgency (by a half) (P =0.02) and on frequency (by a third) (P =0.035), secondary to reduction of caffeine consumption by a half after education [LE2]. The second randomized trial showed significant decreases on the first need to void in urodynamic study after caffeine consumption (170mL vs. 210mL) [LE2]. Feed like bread, chicken or nutrient like vitamin C or D were assessed in cohort or observational studies and appear as protective factors of OAB onset. Instead carbonated drinks may have a negative impact on symptoms, increasing urinary incontinence (OR 1.41 [95 % CI: 1.02–1.95]) [LE2], and there are contradictory results for alcohol consumption.


Conclusion

Diet seems to have an impact on overactive bladder syndrome and particularly caffeine consumption, which increases storage symptoms.

Mots clés:
Alimentation / Régime alimentaire / hyperactivité vésicale
Mots-clés:
Food / Diet / Overactive bladder
Physiopathologie de l’hypoactivité détrusorienne de la personne âgée
Pathophysiology of detrusor underactivity in the elderly
2017
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2017, 7, 27, 402-412, suppl. 7


Objectif

L’objectif de cet article était d’effectuer une revue des données de la littérature concernant la physiopathologie de l’hypoactivité détrusorienne chez la personne âgée.


Méthodes

Une revue de la littérature a été effectuée en juillet 2016 à l’aide de la base de données Medline/Pubmed en limitant la recherche aux travaux en anglais ou en français.


Résultats

La prévalence de l’hypoactivité détrusorienne oscillerait entre 8 % et 48 % selon la définition utilisée et l’âge de la population étudiée. Les données actuelles suggèrent que le vieillissement pourrait être en soi un facteur causal d’hypoactivité détrusorienne par le biais de perturbations myogènes (modifications ultrastructurales du muscle détrusor) et neurogènes (par dégradation des mécanismes d’innervation efférente, mais surtout afférente). Au-delà de ces mécanismes intrinséquement liés à l’âge, de nombreuses comorbidités dont la prévalence augmente avec l’âge (diabète, obstruction sous-vésicale, carence estrogénique, athérosclérose,…) peuvent être impliquées dans la genèse d’une hypoactivité détrusorienne chez les sujets âgés. Le rôle joué par l‘hyperactivité détrusorienne dans l‘apparition d’une hypoactivité détrusorienne doit lui être considéré à part, car elles semblent l’expression d’un seul et même trouble du bas appareil urinaire répondant à des stades évolutifs différents et secondaires à de nombreux facteurs étiopathogéniques qui en modulent les caractéristiques évolutives et leur expression clinique.


Conclusion

La physiopathologie de l’hypoactivité détrusorienne liée au vieillissement reste à ce jour mal connue, mais semble impliquer des perturbations myogènes et neurogènes qui au-delà du vieillissement per se sont favorisées par de nombreuses comorbidités dont la prévalence augmente avec l’âge (diabète, obstruction sous-vésicale…).


Aim

The aim of this study was to review the evidence regarding the pathophysiology of detrusor underactivity in the elderly.


Methods

A literature review was conducted in July 2016 using the Medline/Pubmed database limiting the search to works in English or French.


Results

The prevalence of detrusor underactivity has been reported to range from 8% to 48% depending on the definition used and the age of the population studied. Current data suggest that aging may itself be a causative factor of detrusor underactivity through myogenic dysfunctions (ultrastructural degeneration of the detrusor muscle) and neurogenic dysfunctions (by degeneration of efferent but mostly afferent innervation mechanisms). Beyond these inherently age-related mechanisms, many comorbidities whose prevalence increase with age (diabetes, bladder outlet obstruction, estrogen deficiency, atherosclerosis, etc.) may be implicated in the development of detrusor underactivity in the elderly. The role played by detrusor overactivity in the appearance of detrusor underactivity must be considered separately as both seem to be the expression of the same condition of the lower urinary tract responding to different stages and secondary to numerous etiopathogenic factors which modulate its progression and clinical expressions.


Conclusion

Pathophysiology of detrusor underactivity remains poorly understood but seems to imply myogenic and neurogenic factors which are favored, besides the aging per se, by various and numerous comorbidities which prevalence increase with age (diabetes, bladder outlet obstruction…).

Mots clés:
Hypoactivité / détrusor / Urodynamique / personne âgée
Mots-clés:
Underactivity / détrusor / Urodynamics / Elderly
Quelles mesures de protection périnéale à l’accouchement sont consensuelles en France ? Résultats d’une enquête Delphi
What measures of perineal protection at birth are consensual in France? Results of a Delphi survey
2017
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2017, 7, 27, 413-423, suppl. 7


Objectif

Évaluer l’opinion d’un panel d’experts et obtenir un consensus sur les différentes mesures de protection périnéale au moment de l’accouchement par voie vaginale.


Méthodes

Une enquête selon la méthode Delphi a été réalisée auprès d’un panel d’experts français obstétriciens, urogynécologues et sages-femmes. Le questionnaire comprenait 22 questions regroupées en quatre groupes : efforts expulsifs, indications de l’épisiotomie, réalisation de l’épisiotomie et autres modalités de protection périnéale. Les experts devaient répondre sur une échelle en 9 points, tant sur la validité que sur la clarté de chaque proposition. Après analyse des réponses du 1er tour, un 2e tour a été envoyé aux même experts pour certaines propositions. Chaque tour à fait l’objet de deux relances. Pour être validée, chaque proposition devait obtenir une médiane supérieure ou égale à 7/9 et un accord entre les experts supérieur à 65 % au 1er tour, et 75 % au 2e tour.


Résultats

L’étude s’est déroulée entre mars et octobre 2016. Sur 300 professionnels initialement sélectionnés, 93 (31 %) ont répondu au 1er tour, dont 63 obstétriciens (67,7 %), 12 urogynécologues (12,9 %) et 18 sages-femmes (19,4 %). Au 2e tour, 72 experts ont répondu, soit 77,4 % des experts ayant également répondus au 1er tour. À l’issue des deux tours, 11 propositions ont été validées et 11 rejetées. Les recommandations suivantes ont été validées : l’expression utérine doit être proscrite ; les deux modes de poussée (bloquée en Valsalva et en expiration) peuvent être indifféremment proposées, en cas de progression du mobile fœtal et en l’absence d’anomalie du RCF ; l’épisiotomie médiane doit être proscrite ; la réalisation d’une épisiotomie médio-latérale (ou latérale) doit être laissée à l’appréciation de l’accoucheur ; le maintien de la tête fœtale avec une main doit être systématique à l’expulsion pour protéger le périnée ; la réparation de l’épisiotomie doit être faite (sauf exception) avec un fil à résorption rapide ; la prescription d’AINS et/ou d’antalgiques de palier 2 doit être privilégiée pour réduire les douleurs des cicatrices périnéales post-natales.


Conclusion

Certaines mesures de protection périnéale au moment de l’accouchement par voie vaginale sont consensuelles en France. D’autres mesures doivent faire l’objet d’études complémentaires.


Niveau de preuve

4.


Objective

To evaluate expert's opinion in order to obtain a consensus on the different measures of perineal protection at the time of vaginal delivery.


Methods

A survey using the Delphi method was carried out with a panel of French obstetricians, urogynecologists and midwives. The questionnaire included 22 questions grouped into four groups: expulsive efforts, indications of episiotomy, episiotomy repair and other forms of perineal protection. The experts had to answer on a 9-point scale, both on the validity and the clarity of each proposal. After analysis of the replies of the first round, a second round was sent to the same experts for certain proposals. Each turn was the subject of two raises. To be validated, each proposal had to obtain a median equal to or greater than 7/9 and an agreement between the experts greater than 65% in the first round, and more than 75% in the second round.


Results

The study was conducted between March and October 2016. Of the 300 experts initially selected, 93 (31%) responded to the first round, including 63 obstetricians (67.7%), 12 urogynecologists (12.9%) and 18 midwives (19.4%). In the second round, 72 experts replied, representing 77.4% of the experts who also answered the first round. At the end of the two rounds, 11 proposals were validated, and 11 rejected. The following recommendations have been validated. Uterine expression should be proscribed. The two modes of pushing (blocked in Valsalva and by blowing) can be indifferently proposed, in case of fetal progression and in the absence of fetal distress. The midline episiotomy should be proscribed. The medio-lateral (or lateral) episiotomy should be left to the discretion of the accoucheur. The maintenance of the fetal head with one hand must be systematic to the expulsion to protect the perineum. Repair of the episiotomy should be made (except in some cases) with a rapid absorbable suture. The prescription of NSAIDs and/or painkillers of level 2 should be preferred to reduce the pain of post-natal perineal scars.


Conclusion

Several measures of perineal protection at the time of vaginal delivery are consensual in France. Other measures should be studied further.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Protection périnéale / Accouchement / Enquête Delphi / Périnée complet
Mots-clés:
Perineal protection / Vaginal delivery / Delphi survey / Obstetric anal sphincter injury
Validity of urine dipstick test to assess eradication of urinary tract infection in persons with spinal cord injury
Validité de la bandelette urinaire dans l’évaluation de l’éradication des infections urinaires chez les patients blessés médullaires
2017
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2017, 7, 27, 424-430, suppl. 7


Introduction


Mots clés:
urinary tract infection / spinal cord injury / Urine dipstick / antibiotic therapy / Predictive value
Mots-clés:
J.G. / J.M. / L. / L. / M.
Douleurs pelvipérinéales chroniques, demandes urgentes de soins et prise de décision
Pelvi-perineal chronic pain, urgent demands of care and decision-making
2017
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2017, 7, 27, 431-438, suppl. 7


Objectif

Certains patients souffrant de douleurs pelvipérinéales chroniques expriment des demandes urgentes, voire impérieuses, de soin. L’objectif était de comparer, au sein de cette même population, le profil et le fonctionnement psychologique des patients, ayant manifesté une demande impérieuse de soin, du profil et du fonctionnement psychologique des patients n’ayant pas manifesté de demande impérieuse de prise en charge.


Matériel et méthode

Dans le cadre des consultations médicales pour des douleurs pelvipérinéales chroniques, nous avons réalisé une étude comparative incluant 26 patients (groupe expérimental) exprimant des demandes impérieuses de soin (i.e., des patients qui, lors des 3 derniers mois, ont fait appel à un service d’urgence concernant les douleurs pour lesquelles ils consultent dans le service) et 28 patients (groupe témoin) sans demande impérieuse de soin (i.e., des patients qui, lors des 3 derniers mois, n’ont pas fait appel à un service d’urgence concernant les douleurs pour lesquelles ils consultent dans le service). Tous les patients ont été soumis à une tâche cognitive de prise de décision (Iowa Gambling Task) et à des mesures explicites de la douleur et de ses principaux facteurs psychologiques associés (anxiété, dépression, catastrophisme et impulsivité).


Résultats

Premièrement, les patients du groupe expérimental possèdent des capacités de prise de décision équivalentes aux patients du groupe témoin ; toutefois, les deux groupes de patients manifestent, en début d’épreuve, un déficit dans la prise de décision (F(4,208)=3,4116, p  =,009). Deuxièmement, les mesures aux questionnaires révèlent que les patients du groupe témoin ont des scores moins sévères aux échelles de dépression (t (52)=−2,068 ; p <0,044), de catastrophisme (amplification : t(52)=−3,069 ; p <0,0035) ; impuissance : t(52)=−2,866 ; p <0,006) et d’impulsivité (urgence positive : t(52)=−2,246 ; manque de préméditation : p <0,029 ; t(52)=−2,175 ; p <0,035) que les patients du groupe expérimental.


Conclusion

L’utilisation de mesures explicites (questionnaire) et implicites (tâche expérimentale) a permis d’objectiver plus finement des différences parmi les patients qui présentent des douleurs pelvipérinéales chroniques sur la base de leur demande impérieuse ou pas de prise en charge. Cette spécificité psychologique nous oblige à appréhender différemment la prise en charge de ces patients, notamment en proposant des techniques cognitivocomportementales adaptées.


Niveau de preuve

3.


Objective

Some patients suffering from pelvi-perineal chronic pain express urgent, even vital, demands of care. The objective was to compare the profile and the psychological functioning of the patients, who have shown an imperious demand of care, in that of the patients who do not have an imperious demand of care.


Material and method

From the medical consultations for chronic pelviperineal pain, we realized a comparative study including 26 patients (experimental group) expressing an urgent demand of care (i.e., patients who, during the last 3months, called an emergency service concerning the pains for which they consult in the service) and 28 patients (control group) without an urgent demand of care (i.e., patient who, during the last 3months, did not call an emergency service concerning the pains for which they consult in the service). All the patients were tested through a cognitive task of decision-making (Iowa Gambling Task) and through explicit measures of pain and its main psychological associated factors (anxiety, depression, impulsivity an catastrophism).


Results

In the first place, the patients from the experimental group possess decision-making abilities equivalent to the patients of the control group; however, both groups of patients show, in the beginning of the test, a deficit in the decision-making (F(4.208)=3.4116; P =.009). Secondly, the measures to questionnaires reveal that the patients of the control group have less severe scores in the scales of depression (t(52)=−2.068; P <04), catastrophism (amplification : t(52)=−3.069; P <0035; powerlessness: t(52)=−2.866, P <.006) and impulsivity (positive urgency: t(52)=−2.246, P <029; lack of premeditation: t(52)=−2.175, P <035) than the patients of the experimental group.


Conclusion

The use of explicit measures (questionnaire) and implicit measures (experimental task) allowed to objectify more precisely the differences between the chronic pain patients in urgent demand of care and the other chronic pain patients. This psychological specificity obliges us to approach differently the caring of these patients in particular by proposing adapted cognitivo-behavioral techniques.


Level of evidence

3.

Mots clés:
Douleur chronique pelvipérinéale / Prise de décision / Impulsivité / Pensées catastrophiques
Mots-clés:
Pelviperineal chronic pain / Decision-making / Impulsivity / Catastrophism
Impact des interventions pharmaceutiques sur l’antibiothérapie des infections urinaires en service de soins de suite et de réadaptation
Impact of pharmaceutical interventions on antibiotic therapy of urinary tract infections in rehabilitation center
2017
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2017, 7, 27, 439-445, suppl. 7


Objectif

Le but de cette étude était d’évaluer l’intérêt de la collaboration médico-pharmaceutique sur la qualité de l’antibiothérapie dans la prise en charge des infections urinaires (IU) au sein d’un établissement de soins de suite et de réadaptation.


Patients et méthodes

Une analyse quotidienne des prescriptions d’antibiotiques a été réalisée par le pharmacien via le logiciel informatisé de prescription. Tout patient ayant nécessité une instauration de traitement pour la prise en charge d’une infection urinaire entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2015 a été inclus dans l’étude. En plus des actions régulières de sensibilisation des prescripteurs sur le bon usage des antibiotiques, le pharmacien a émis des interventions pharmaceutiques afin d’optimiser les prescriptions d’antibiotiques. Parallèlement, 3 indicateurs qualité de l’antibiothérapie ont été suivis : la durée de l’antibiothérapie, la posologie et la conformité de l’antibiotique à l’antibiogramme. Le taux de conformité de ces 3 indicateurs a permis d’évaluer la qualité de l’antibiothérapie dans la prise en charge de l’infection urinaire.


Résultat

Cent cinquante-quatre patients ont été inclus et 252 infections urinaires ont été suivies. Le pharmacien a réalisé 68 interventions pharmaceutiques en lien avec les antibiotiques (posologies supra- ou infra-thérapeutiques, durées de traitement non précisées ou inadaptées, voie d’administration non adéquate…). L’évaluation du taux de conformité des 3 indicateurs qualité a montré de bons résultats, puisqu’ils étaient de 96,4 % pour la durée de traitement, 98,8 % pour la posologie de l’antibiotique et 99,2 % pour la conformité de l’antibiotique à l’antibiogramme.


Conclusion

Cette étude nous a permis de mettre en évidence l’impact de la collaboration médico-pharmaceutique sur la qualité de l’antibiothérapie dans la prise en charge de l’IU. La sensibilisation des prescripteurs, associée à un suivi quotidien par le pharmacien des instaurations de traitement antibiotique et de leur réévaluation permettent d’optimiser la prise en charge des infections urinaires des patients en service de rééducation.


Niveau de preuve

4.


Background

The aim of this study was to assess the impact of medico-pharmaceutical partnership on the quality of antibiotic treatment in urinary tract infection (UTI) within rehabilitation center.


Material

All antibiotic prescriptions were validated by the pharmacist at the start of treatment and twice a week. All patients with symptomatic urinary tract infection between January 1, 2014 to December 31, 2015 were included in this study. Addition to awareness among specifiers to promoting the appropriate use of antibiotics, the pharmacist suggested pharmaceutical interventions (PI) in order to improve the quality of antibiotic treatments. At the same time, 3 quality indicators (QI) were followed: duration, dosage, antibiotic susceptibility. The compliance rates of this 3 QI allowed to assess the quality of the antibiotic treatment in urinary tract infection.


Results

The study population included 154 patients corresponding to 252 UTI. Sixty-eight PI were made by pharmacist about urinary tract infection treatment (overdosage or under-dosing, duration unknown, inadequate route of administration). These QI achieved 96.4% compliance with duration, 98.8% compliance with dosage and 99.2% with the antibiotic susceptibility.


Conclusion

This study allowed showing the medico-pharmaceutical impact on the quality of antibiotic treatments in UTI. The awareness among specifiers with a daily validation of prescription by the pharmacist allowed to improve urinary tract infections care in rehabilitation center.


Level of evidence

4.

Mots clés:
infection urinaire / antibiotique / Indicateur qualité / Établissement de soins de suite et de réadaptation
Mots-clés:
urinary tract infection / Antibiotic / Quality indicator / Rehabilitation center
Syndrome de la maladie post-orgasmique
Post-orgasmic illness syndrome
2017
- Lettres à la rédaction
- Réf : Prog Urol, 2017, 7, 27, 446-448, suppl. 7


Le « syndrome de la maladie post-orgasmique » (SMPO) se manifeste par un ensemble de symptômes physiques et cognitifs faisant suite à un orgasme et pouvant durer plusieurs jours. Nous rapportons ici le cas de trois hommes sans antécédent présentant probablement un SMPO.


Mots clés:
Syndrome de la maladie post-orgasmique / Troubles sexuels
Mots-clés:
Post-orgasmic illness syndrome / Sexual disorders
Diverticule congénital de l’urètre antérieur chez l’enfant : à propos d’un cas
Congenital anterior urethral diverticulum in children: A case report
2017
- Lettres à la rédaction
- Réf : Prog Urol, 2017, 7, 27, 448-449, suppl. 7


Diverticule congénital de l’urètre antérieur chez l’enfant


Mots clés:
Diverticule urétral congénital / Valve de l’urètre antérieur / Diverticulectomie / uréthroplastie
Mots-clés:
Congenital urethral diverticular / Anterior urethral valve / Diverticulectomy / urethroplasty
Corrélation des altérations génétiques à l’agressivité anatomo-pathologique des carcinomes urothéliaux de la vessie : performance du test BCA-1
Correlation of genetic and cytogenetic alterations in pathological aggressiveness urothelial carcinoma of the bladder: Performance of BCA-1, a mini-array comparative genomic hybridisation-based test
2017
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2017, 8, 27, 451-457, suppl. 8-9


Introduction

Les carcinomes urothéliaux représentent la quatrième cause de cancer chez l’homme. Leur incidence est en augmentation de plus de 50 % depuis 25 ans. Les formes superficielles (70 % cas) nécessitent une surveillance active rapprochée afin d’identifier les récidives fréquentes et l’évolution vers un stade invasif. Notre étude visait à identifier des marqueurs moléculaires pronostiques pour le cancer de la vessie pouvant être utilisés seuls ou en combinaison dans la pratique clinique de routine. Dans ce but, nous avons évalué la capacité de la puce CGH du test BCA-oligo à classer correctement en grade/stade ces tumeurs superficielles.


Méthode

L’ADN de 81 échantillons urinaires de patients atteints d’un cancer de vessie superficiel a été extrait et hybridé sur la puce BCA-oligo. Les résultats de l’analyse moléculaire ont été corrélés au grade et stade tumoraux.


Résultats

Plusieurs altérations chromosomiques étaient significativement plus fréquentes dans les tumeurs de haut grade ou de stade plus avancé. Une association très significative a été observée entre un haut grade tumoral et la présence d’au moins une des altérations suivantes : perte en 6p, gain en 8q ou 13q, perte ou gain en 9q ou 11q, avec un odds ratio de 6,91 (IC=2,20–21,64 ; p =0,0009). De plus, une corrélation très significative a été trouvée entre le stade plus invasif pT1 et la présence d’au moins une des altérations suivantes : perte en 6p, gain en 8q, perte ou gain en 5p, avec un odds ratio de 15,2 (IC=3,71–62,58 ; p =0,0002).


Conclusion

Nos résultats montrent que l’analyse moléculaire des tumeurs superficielles de vessie basée sur l’ADN urinaire et le test BCA-oligo pourrait être utilisée comme facteur de pronostic pour l’évolution des tumeurs, permettant ainsi une prise en charge clinique mieux adaptée.


Introduction

Urothelial carcinomas are the fourth leading cause of cancer in humans. Their incidence is increasing by more than 50% in 25 years. The superficial forms (70% cases) require a close active surveillance to identify frequent recurrences and progression to invasive stage. Our main goal was to identify prognostic molecular markers for bladder cancer that could be used alone or in combination in routine clinical practice. In this aim, we evaluated the capability of the BCA-oligo test based on a CGH array to correctly classify tumoral grade/stage.


Method

Urinary DNA was extracted from 81 patients with superficial bladder cancer and has been hybridized on the BCA-oligo array. The results from the molecular analysis were correlated with the tumoral grade and stage.


Results

Several chromosomal alterations were significantly more frequent in tumors of higher grade and more advanced stage. A significant association was observed between a high grade and the presence of one of these alterations: loss on 6p, gain on 8q or 13q, loss or gain on 9q or 11q, with an odds ratio of 6.91 (95% CI=2.20–21.64; P =0.0009). Moreover, a significant association was found between a more advanced stage (pT1) and the presence of one of these alterations: loss on 6p, gain on 8q, loss or gain on 5p, with an odds ratio of 15.2 (95% CI=3.71–62.58; P =0.0002).


Conclusion

Our results showed that molecular analyses of superficial bladder cancers based on urinary DNA and the BCA-oligo test could be used as prognostic factor for the tumor evolution, allowing then a more adapted clinical management.

Mots clés:
Altérations cytogénétiques / Biomarqueurs / Cancer de vessie / Puce génétique / Hybridation génomique comparative
Mots-clés:
Cytogenetic alterations / Biomarkers / bladder cancer / Genetic chip / Comparative genomic hybridization
Prostatectomie totale de rattrapage après échec de traitement local pour cancer de prostate : morbidité, résultats oncologiques et fonctionnels
Salvage radical prostatectomy for recurrent prostate cancer. Morbidity, oncological and functional results
2017
- Article du mois
- Réf : Prog Urol, 2017, 8, 27, 458-466, suppl. 8-9


Introduction

La prostatectomie totale de rattrapage (PTR) est une intervention peu réalisée en pratique courante compte tenu d’une morbidité importante. L’objectif était de rapporter notre expérience concernant la PTR après échec de traitement local du cancer de la prostate.


Matériel et méthodes

Étude rétrospective incluant les patients ayant bénéficié d’une PTR entre 2005 et 2015 dans notre centre pour récidive locale d’un cancer de prostate. La récidive locale était suspectée devant une élévation du PSA>nadir+2ng/mL et confirmée par biopsie. Les complications périopératoires (classification de Dindo-Clavien) et les résultats carcinologiques et fonctionnels ont été analysés.


Résultats

Au total, 24 patients d’un âge médian de 59 ans (EIQ : 55–60) ont été inclus avec un suivi médian de 25 mois (EIQ : 9–26). Le traitement local initial était une radiothérapie externe (n =10), une curiethérapie (n =7) ou un HIFU (n =7). Les interventions étaient réalisées par voie ouverte (50 %) et cœlioscopique robot-assistée (50 %). Cinq (21 %) patients ont présenté une complication de grade≤IIIa. Les marges chirurgicales étaient positives dans 46 %. Sept (29 %) patients ont présenté une récidive biologique dont 5 (21 %) ont présenté une progression clinique. Une incontinence urinaire sévère (≥3 protections) est survenue dans 25 %. Soixante-trois pour cent des patients présentaient une dysfonction érectile.


Conclusion

La PTR est une procédure faisable permettant un contrôle local satisfaisant avec une morbidité acceptable. Cette technique doit faire partie des options de traitement à proposer après récidive locale chez des patients bien sélectionnés.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Salvage radical prostatectomy (sRP) for radiorecurrent prostate cancer (PCa) is a challenging procedure. To report our experience with sRP for selected patients with local recurrence after primary treatment for localised PCa.


Methods

From 2005 to 2015, 24 patients underwent sRP for recurrent PCa in our center and were included in this retrospective study. Local recurrence was suspected by PSA increase>nadir+2ng/mL and was confirmed by biopsy. Perioperative complications according to Clavien-Dindo classification, oncological and functional results were analysed.


Results

Overall, 24 patients with a median age of 59 years (IQR: 55–60) were included. Median follow-up was 25 months (IQR: 9–26). Procedures were performed with open-retropubic approach in 50 % and robot-assisted laparoscopic approach in 50 %. Overall, 5 (21 %) and 2 (8 %) patients experienced gradeIIIa and gradeIIIb postoperative complication, respectively. Surgical margins were positive in 46 % of cases. Three out of 4 patients with postoperatively detectable PSA (>0.2ng/mL) had positive surgical margins. Seven patients experienced biochemical recurrence in a median delay of 19 months (9–62). Seventy-one percent (5) of these patients experienced clinical recurrence in a median delay of 24 months (10–113). Severe urinary incontinence (≥3 pads/day) and erectile dysfunction were reported in 25 % and 63 %, respectively.


Conclusion

sRP for patients is a feasible procedure with encouraging local control rate and acceptable morbidity. This technique should be discussed as a treatment option for locally recurrent PCa in well-selected patients.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Prostatectomie de rattrapage / radiothérapie / Curiethérapie / cancer de prostate
Mots-clés:
Salvage prostatectomy / radiotherapy / brachytherapy / Prostatic neoplasms