Base bibliographique

Cancer de la prostate et hyperplasie bénigne de la prostate
2018
- Compte-rendu de congrès
- Réf : Progrès FMC, 2018, 2, 28, F57, suppl. 2


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Cancer de prostate – rapport des tables rondes et pour ou contre


Place de la chirurgie du cancer de prostate en 2017


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Mots clés:
E.
Mots-clés:
Dosing / immunotherapy / Prescription
Comment l’urologue et son réseau de soin peuvent prendre en charge la toxicité des immunothérapies ? Application aux toxicités digestives
How can the urologist and his care network manage the toxicity of immunotherapies? Application to digestive toxicities
2018
- Dossier thématique : Immunothérapie
- Réf : Progrès FMC, 2018, 2, 28, F43, suppl. 2


La toxicité digestive est fréquente 15 % des patients sous immunothérapie, et souvent observée dans les 3 premiers mois. Pour la prévenir il faudra informer les patients et soignants, rechercher : des facteurs de risques, des antécédents de maladies auto-immunes, et des nouveaux symptômes ou aggravation de symptômes existants. La diarrhée devra être surveillée (déshydratation, hypokaliémie). La réhydratation et le lopéramide pour les grades 1–2 suffiront, mais dès le grade 3 le traitement par immunothérapie devra être suspendu, le lopéramide stoppé, et la corticothérapie débutée. La coproculture (Clostridium difficile ) devrait être effectuée dès le grade 3. La toxicité doit être confirmée par sigmoïdoscopie. Un à 5 % des cas donneront des colites inflammatoires perforées et il existe 1 % de décès liés aux complications digestives. Le bilan hépatique sera à faire avant chaque traitement pour éliminer une cytolyse. L’incidence de l’hépatotoxicité des immunothérapies est de 5 à 10 %, et dès le grade 2 l’immunothérapie devra être arrêtée et une corticothérapie débutée.


Digestive toxicity is common for 15 % of patients on immunotherapy, and often observed in the first 3 months. To prevent it, patients and caregivers should be informed, looking for: risk factors, a history of autoimmune diseases, and new symptoms or worsening of existing symptoms. Diarrhea should be monitored (dehydration, hypokalemia). Rehydration and loperamide for grades 1–2 will suffice, but at grade 3 treatment by immunotherapy should be suspended, loperamide stopped, and corticosteroid therapy started. Stool culture (Clostridium difficile ) should be performed at grade 3. Toxicity should be confirmed by sigmoidoscopy. One to 5 % of cases will result in perforated inflammatory colitis and there is 1 % of deaths related to digestive complications. Liver assessment should be done before each treatment to eliminate cytolysis. The incidence of hepatotoxicity of immunotherapy is 5 to 10 %, and at grade 2 immunotherapy should be stopped and corticosteroid therapy started.

Mots clés:
Immunothérapie / Diarrhées / Toxicités
Mots-clés:
immunotherapy / Diarrhea / Toxicity
Comment l’urologue et son réseau de soin peuvent prendre en charge la toxicité des immunothérapies ? Application aux toxicités endocriniennes
How can the urologist and his care network manage the toxicity of immunotherapies? Application to endocrine toxicities
2018
- Dossier thématique : Immunothérapie
- Réf : Progrès FMC, 2018, 2, 28, F47, suppl. 2


L’immunothérapie apparaît désormais comme l’un des traitements fondamentaux dans la prise en charge de certains cancers. Représentée par les anti-CTLA4 et les anti-PD1/PDL1, elle réactive le système immunitaire pouvant ainsi lutter contre la maladie cancéreuse mais aussi être responsable de nombreux effets secondaires. La toxicité endocrinienne est principalement représentée par l’hypophysite due aux anti-CTLA4 et par les dysthyroïdies retrouvées avec les anti-PD1/PDL1. Certains cas de diabète fulminant ont aussi été rapportés.


Immune checkpoint inhibitors have recently become an important step for the treatment of multiple cancers. The two main drugs have the ability to reactivate the immune system against tumor cells. They can also be responsible for a lot of side effects, among which few endocrine related side effects. With anti-CTLA4, studies showed mostly hypophysitis and with anti-PD-(L)1 blockade thyroid dysfunction was mainly observed. In addition, some type 1 diabetes mellitus have been observed.

Mots clés:
Immunothérapie / Hypophysite / Dysthyroïdie / diabète / Toxicité endocrinienne
Mots-clés:
adverse events / Endocrine toxicity / Immune checkpoint inhibitors / immunotherapy / Thyroid dysfunction
Comment l’urologue et son réseau de soin peuvent prendre en charge la toxicité des immunothérapies ? Application aux toxicités pulmonaires
How can the urologist and his care network manage the toxicity of immunotherapies? Application to pulmonary toxicities
2018
- Dossier thématique : Immunothérapie
- Réf : Progrès FMC, 2018, 2, 28, F40, suppl. 2


Les effets secondaires pulmonaires des nouvelles immunothérapies sont relativement rares mais potentiellement graves. Pour anticiper ce risque, un bilan préthérapeutique complet (interrogatoire, clinique et paraclinique) doit être réalisé. En cas d’apparition de symptômes évocateurs de pneumopathie inflammatoire (PI) tels que la toux ou la dyspnée, il faudra programmer un bilan d’imagerie (radiographie thoracique ou tomodensitométrie thoracique) pour éliminer les diagnostics différentiels (infection, progression tumorale, embolie pulmonaire…) et confirmer le diagnostic de PI. En fonction du plateau technique disponible et sans retarder la prise en charge, une fibroscopie bronchique avec prélèvement de liquide broncho-alvéolaire peut être réalisée. Enfin, les grandes lignes de la prise en charge thérapeutique sont l’arrêt de l’immunothérapie, l’introduction d’une corticothérapie, l’antibioprophylaxie par cotrimoxazole contre la pneumocystose et un traitement ATB en cas de composante infectieuse ajoutée. Dans les formes graves, l’hospitalisation, l’avis d’un pneumologue expert, la mise en place d’une oxygénothérapie et l’introduction d’un immunomodulateur tel que un anti-TNFα (infliximab) peuvent être ajoutés.


The pulmonary side effects of new immunotherapies are relatively rare, but potentially serious. To anticipate this risk, a complete pre-therapeutic assessment (interrogation, clinical and para-clinical) must be carried out. In case of symptoms suggestive of PI such as cough or dyspnea, it will be necessary to schedule an imaging assessment (chest X-ray or thoracic CT) to eliminate differential diagnoses (infection, tumor progression, pulmonary embolism, etc.) and to confirm the diagnosis of PI. Depending on the available technical platform and without delaying the management, bronchial fibroscopy can be performed. Finally, the main lines of the therapeutic management are the end of the immunotherapy, the introduction of corticosteroids, the prophylaxis against pneumocystis and a treatment antibiotic in case of added infectious component. In severe cases, hospitalization, the opinion of an expert pulmonologist, the setting up of oxygen therapy and the introduction of an immunosuppressive drugs as an anti-TNFα (infliximab) can be added.

Mots clés:
Inhibiteur check point immunitaire / Toxicité / Pneumopathie
Mots-clés:
Immune check point inhibitor / Toxicity / Pneumonitis
L’immunothérapie : un concept ancien qui se modernise
Immunotherapy: An old concept that is modernizing
2018
- Éditorial
- Réf : Progrès FMC, 2018, 2, 28, F25, suppl. 2

Mots clés:
T.
Pourquoi l’urologue doit s’intéresser à l’immunothérapie, quelles sont les indications établies en 2018 et celles en perspectives ?
Why the urologist should be interested in immunotherapy, what are the indications established in 2018 and those in perspective?
2018
- Dossier thématique : Immunothérapie
- Réf : Progrès FMC, 2018, 2, 28, F26, suppl. 2


L’immunothérapie est un concept ancien en oncologie, qui consiste à exploiter l’immunité innée antitumorale comme traitement anti-cancéreux. Tandis que les premières immunothérapies consistaient à stimuler globalement le système immunitaire (interleukine, interféron), l’immunothérapie « moderne » consiste à bloquer les mécanismes par lesquels les cellules cancéreuses parviennent à échapper à l’immunité antitumorale, pour que les cellules du système immunitaire puissent les détecter et les éliminer. Deux voies permettant à la cellule tumorale d’échapper au système immunitaire ont été identifiées : la voie de PD1 et CTLA4 qui sont les cibles des principales molécules faisant l’actualité en immuno-oncologie. En général, ces spécialités sont administrées par voie IV toutes les 2 à 3 semaines. Les toxicités sont globalement inférieures aux chimiothérapies « standards ». En France, une seule AMM a été accordée, pour le nivolumab en deuxième ligne après TKI dans le traitement du cancer du rein métastatique. Les associations de traitement (anti-CTLA4+Anti-PD1 ou immunothérapie et traitement anti-VEGF pour le rein du rein) sont certainement l’avenir avec de nombreux essais en cours en uro-oncologie, en situations métastatiques, adjuvante, voire néo-adjuvante.


Immunotherapy is an ancient concept in oncology, using the innate antitumoral immunity as an anti-cancer treatment. While the first immunotherapies stimulated globally the immune system with Interleukin or Interferon, “modern” immunotherapy consists in “lifting the brake” carried out by cancer cells on the antitumoral immunity. Two pathways allowing the tumor cell to escape antitumoral immunity have been identified: the PD1 and CTLA4 pathways. These are the targets of the main molecules recently tested in oncology. These specialties are administered IV every 2 to 3weeks. Toxicities are generally inferior to “standard” chemotherapy. In France, only one immunotherapy received an agreement: Nivolumab (Anti-PD1) in second line after TKI in the treatment of metastatic renal cancer. Combinations of treatment (anti-CTLA4+Anti-PD1 or immunotherapy and anti-VEGF treatment for kidney kidney) are definitely the future with many ongoing trials in uro-oncology, mainly for metastatic disease but also in adjuvant or neo-adjuvant situations.

Mots clés:
cancer de prostate / cancer du rein / Cancer de vessie / carcinome urothélial / Immunothérapie
Mots-clés:
prostate cancer / Kidney cancer / bladder cancer / Urothelial carcinoma / immunotherapy
Que doit savoir l’urologue qui s’intéresse aux immunothérapies quant à leurs toxicités ? Généralités et prise en charge
What should the urologist interested in immunotherapies know about their toxicities? Review and management
2018
- Dossier thématique : Immunothérapie
- Réf : Progrès FMC, 2018, 2, 28, F30, suppl. 2


Les inhibiteurs de checkpoint (anti-CTLA-4, anti-PD1, anti-PDL1) ont pour rôle de réinstaurer l’activité des lymphocytes T antitumoraux. Cette action n’est pas spécifique. Par ce biais, des lymphocytes T dirigés contre nos tissus, et jusque-là quiescents, peuvent être réactivés. C’est l’auto-immunité à l’origine des toxicités dysimmunitaires liées aux immunothérapies. Si les toxicités graves sont rares (10 % en monothérapie), elles peuvent devenir mortelles en l’absence de prise en charge précoce. Prévenir, anticiper, détecter, prendre en charge et surveiller sont les grands axes proposés pour nous guider face à ce nouveau spectre de toxicités. Nous détaillons ici les bilans à effectuer et les outils nécessaires pour une prescription en toute sécurité des inhibiteurs de checkpoint .


Immune checkpoint inhibitors (anti-CTLA-4, anti-PD1, anti-PDL1) allow anti-tumor T lymphocytes reactivation. However, as a non-specific action, auto-immune T lymphocytes can be as well activated, leading to immune-related adverse events (irAEs). Although severe irAEs remain rare (10 % of cases under monotherapy), they can become life-threatening if not detected and managed appropriately. Prevention, anticipation, detection, treatment and monitoring are the key points proposed to care this new spectrum of toxicities. Here we reviewed guidelines and tools required to assure safety in immune checkpoint inhibitors prescription.

Mots clés:
Toxicités dysimmunitaires / Immunothérapie / Prise en charge
Mots-clés:
Immune-related adverse effects / immunotherapy / Management
Quelle est la place des biopsies de prostate ciblées en cas de lésion IRM suspecte ?
2018
- Veille bibliographique
- Réf : Progrès FMC, 2018, 2, 28, F55, suppl. 2


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Mots clés:
Prescription / Immunothérapie / Ordonnance
Mots-clés:
Dosing / immunotherapy / Prescription
Quelles ordonnances l’urologue doit-il rédiger pour initier et suivre une immunothérapie ?
What prescriptions does the urologist have to write to initiate and follow immunotherapy?
2018
- Dossier thématique : Immunothérapie
- Réf : Progrès FMC, 2018, 2, 28, F51, suppl. 2


De nouveaux médicaments arrivent dans notre pharmacopée quotidienne et il nous faut nous approprier leurs noms, leur posologie et les examens encadrant leur prescription.


New drugs are coming into our daily pharmacopoeia and we need to take ownership of their names, their dosage and the exams surrounding their prescription.

Mots clés:
Prescription / Immunothérapie / Ordonnance
Mots-clés:
Dosing / immunotherapy / Prescription
Étude algérienne des effets bénéfiques de la triptoréline sur les symptômes du bas appareil urinaire chez les patients atteints d’un cancer de la prostate non localisé
Study of the beneficial effects of triptorelin on lower urinary tract symptoms in Algeria in patients with non-localized prostate cancer
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 8, 28, 450-459, suppl. 8-9


Introduction

Le but de cette étude est d’évaluer l’efficacité de la triptoréline sur les symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) en pratique quotidienne chez des patients atteints du cancer de la prostate non localisé.


Matériels

Cette étude réalisée en Algérie est prospective, non-interventionelle, et multicentrique. Les patients inclus présentaient un cancer de la prostate localement avancé ou métastatique traité avec la triptoréline 11,25mg toutes les 12 semaines. Les patients ont été suivis pendant 48 semaines après le début du traitement et les SBAU évalués avec le questionnaire « International Prostate Symptom Score  » (IPSS). Un IPSS>7 indique des symptômes modérés à sévères. L’objectif principal était de déterminer la distribution de l’IPSS à la semaine 48.


Résultats

Cette étude a recruté 193 patients (21 centres). L’IPSS avant traitement et durant le suivi était disponible pour 144 participants (136 avec SBAU modérés à sévères et huit avec symptômes légers, avant traitement). À la semaine 48, parmi les 116 patients avec IPSS disponible et présentant des SBAU modérés à sévères avant traitement, 94 (81,0 %) avaient des SBAU modérés à sévères et 22 (19,0 %) des symptômes légers. Les huit patients avec des symptômes légers avant traitement sont restés dans cette catégorie. La proportion de patients avec des SBAU sévères a diminué de 53,7 % avant traitement à 12,1 % après 48 semaines. 22,9 % des participants ont rapporté des évènements indésirables.


Conclusion

Une réduction des SBAU est observée chez des patients avec un cancer de la prostate localement avancé ou métastatique recevant la triptoréline. Ceci est en accord avec les études observationnelles conduites dans d’autres pays.


Niveau de preuve

4.


Introduction

This study aims to assess the effectiveness of triptorelin on lower urinary tract symptoms (LUTS) in Algerian patients with non-localized prostate cancer in routine practice.


Materials

This prospective, observational, non-interventional, multicentre study was conducted in Algeria. Included patients who had locally advanced or metastatic prostate cancer and were treated with triptorelin 11.25mg given every 12 weeks. LUTS were evaluated with the International Prostate Symptom Score (IPSS) until week 48 after treatment initiation. An IPSS>7 indicated moderate to severe LUTS. The primary objective of the study was to determine the distribution of IPSS at week 48.


Results

This study enrolled 193 patients at 21 centres. A total of 144 participants had IPSS available at baseline and after baseline (136 patients had moderate to severe LUTS and eight had mild LUTS at baseline). At week 48, amongst the 116 patients with IPSS available and moderate to severe LUTS at baseline, 94 (81.0%) had moderate to severe LUTS and 22 (19.0%) had mild LUTS. At week 48, the eight patients with mild symptoms at baseline remained in this category. The proportion of patient with severe LUTS decreased from 53.7% at baseline to 12.1% at week 48. Adverse events were reported in 22.9% of participants.


Conclusion

A reduction of LUTS is observed in patients with locally advanced or metastatic prostate cancer treated with triptorelin in routine practice. This is in agreement with similar observational studies of triptorelin conducted in other countries.


Level of proof

4.

Mots clés:
Triptoréline / Symptômes du bas appareil urinaire / Néoplasie prostatique
Mots-clés:
Triptorelin / Lower urinary tract symptoms / Prostatic neoplasm
Exploring positive surgical margins after minimally invasive radical prostatectomy: Does body habitus really make a difference ?
Marges chirurgicales après prostatectomie radicale laparoscopique et robot assistée pour tumeur localisée à la glande : l’indice de masse corporelle fait il la différence ?
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 8, 28, 434-441, suppl. 8-9


Introduction


Mots clés:
body mass index / Laparoscopy / Robotic / Obesity / prostate cancer
Mots-clés:
S. / J. / F. / T. / A.
L’infectiologie urinaire, un métier d’avenir ?
Urinary tract infection, what else?
2018
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2018, 8, 28, 405-406, suppl. 8-9

Mots clés:
Infections urinaires / Microbiote urinaire / BLSE
Mots-clés:
urinary tract infection / Urinary microbiota / ESBL
Predictors of biochemical recurrence after radical prostatectomy in an Afro-Caribbean population in Guadeloupe (French West Indies)
Facteurs prédictifs de récidive biologique après prostatectomie radicale dans une population afro-caribéenne
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 8, 28, 442-449, suppl. 8-9


Introduction


Mots clés:
Afro-Caribbean / Biochemical recurrence / Predictive factors / prostate cancer / radical prostatectomy
Mots-clés:
L. / E. / L. / P.
Résultats anatomopathologiques après prostatectomie totale pour cancer chez des patients éligibles à une surveillance active : apport de l’IRM multiparamétrique dans la décision de traitement
Pathology findings after radical prostatectomy for prostate cancer in patients eligible for active surveillance: Contribution of multiparametric MRI to treatment decision
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 8, 28, 425-433, suppl. 8-9


Objectifs

Evaluer, chez les patients présentant un cancer de prostate potentiellement éligible à une surveillance active (SA), l’apport de l’IRM multiparamétrique pour prédire la présence de cancer significatif sur pièce de prostatectomie totale (PT).


Méthodes

Étude rétrospective de 77 patients potentiellement éligibles à une SA pour un cancer de prostate localisé (PSA≤15ng/mL, stade≤T2a, Gleason≤6,≤3 biopsies positives et une longueur tumorale maximale≤5mm) et traités par PT entre 01/2008 et 08/2015. Tous les patients ont eu une IRM (avec score de Likert de 1 à 5) et des biopsies systématisées±ciblées. Les facteurs prédictifs de la présence de cancer significatif sur les pièces de PT (Gleason≥7 et/ou diamètre tumoral maximal>10mm) étaient évalués par une régression logistique.


Résultats

L’âge médian était de 61 ans et le PSA médian de 6,7ng/mL. Au total, 49 (64 %) patients présentaient une IRM positive (score≥3). Un cancer significatif sur pièce opératoire était retrouvé chez 45 (58 %) patients (69 % avec une IRM positive vs 39 % avec une IRM négative). En analyse multivariée, une IRM positive était un facteur prédictif de la présence d’un cancer significatif sur pièce (OR=3,0 ; IC95 % [1,01–88] ; p =0,04), tout comme l’âge (OR=1,17 ; IC95 % [1,05–1,31] ; p =0,004) et la PSAD (OR=1,10 ; IC95 % [1,01–1,20] ; p =0,02).


Conclusion

Notre étude a montré que l’IRM est un examen utile pour sélectionner les patients éligibles à une SA même en cas de doute après réalisation de biopsies comprenant des biopsies ciblées. Après validation par d’autres études, cet examen pourrait constituer un critère à part entière en vue d’une inclusion en SA.


Niveau de preuve

4.


Objectives

To analyze, in patients with prostate cancer (PC) potentially eligible for active surveillance (AS), whether multiparametric-MRI (mp-MRI) predicts presence of clinically significant cancer on radical prostatectomy (RP) specimen.


Methods

We identified 77 men with PC eligible for AS (PSA15ng/mL, stageT2a, Gleason score6, up to 3 positive cores, maximal cancer core length≤5mm) who underwent RP between 01/2008 and 08/2015. All patients had prebiopsy mp-MRI followed by systematic±targeted biopsies. For each patient, the likelihood of the presence of cancer on mp-MRI was assigned using Likert scale (1 to 5). The predictive factors for the presence of significant cancer on RP specimen (Gleason score7 and/or tumoral maximal diameter>10mm) were evaluated using logistic regression.


Results

Median age was 61 and median PSA was 6.7ng/mL. Overall, 49 (64%) patients had a positive mp-MRI (score3). Clinically significant cancer on RP specimen was found in 45 (58%) patients (69% in MRI-positive patients vs 39% in MRI-negative patients). In multivariate analysis, a positive MRI was a predictive factor for the presence of significant cancer on the surgical specimen (OR=3.0; CI95% [1.01–8.88]; P =0.04), as was age (OR=1.17; CI95% [1.05–1.31]; P =0.004) and PSAD (OR=1.10; CI95% [1.01–1.20]; P =0.02).


Conclusion

Mp-MRI is a useful exam for selecting patients eligible for AS even if the situation remains unclear after prostate biopsies including targeted biopsies. Upon confirmation by further studies, mp-MRI should be considered as an independent criterion before entering an AS program.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Cancer de la prostate / IRM multiparamétrique / Biopsies ciblées / Tumeur significative
Mots-clés:
prostate cancer / Multiparametric MRI / Targeted biopsies / Significant tumor
Surveillance active dans le cancer de prostate : évaluation de l’IRM dans la sélection et le suivi des patients
Active surveillance in prostate cancer: Assessment of MRI in the selection and follow-up of patients
2018
- Article du mois
- Réf : Prog Urol, 2018, 8, 28, 416-424, suppl. 8-9


But

Évaluer l’apport du couple IRM multiparamétrique (IRMmp) et biopsies dirigées (BD) dans la sélection et le suivi des patients en SA.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique portant sur 131 patients en SA répondant aux critères suivants : stade≤cT2, PSA≤15 ng/mL, score de Gleason≤6,≤3 biopsies positives et une longueur tumorale maximale≤5mm. La sélection et le suivi des patients étaient réalisés par la combinaison biopsies systématisées (BS) et IRMmp±BD. La reclassification était définie par un score de Gleason>6 et/ou une longueur tumorale maximale>5mm.


Résultats

Au total, 29 patients (22,1 %) ont été reclassifiés. La survie sans reclassification était de 93 % et 70 % à 1 an et 4 ans. Les facteurs de risques d’indépendant de reclassification étaient : densité du PSA>0,15 ng/mL/cm3 (RR=2,75), temps de doublement du PSA<3 ans (RR=9,28), présence d’une lésion suspecte à l’IRM au diagnostic (RR=2,79) et apparition d’une progression à l’IRM au cours du suivi (RR=2). La sensibilité, la spécificité, la VPP et la VPN d’une progression à l’IRM pour la reclassification des patients étaient respectivement de 61 %, 69 %, 45 % et 81 %.


Conclusion

L’utilisation de l’IRMmp lors de la sélection des patients en vue d’une SA diminue le taux de reclassification dans le temps grâce à une meilleure détection initiale des cancers significatifs. Sa VPN élevée en fait un outil de suivi performant permettant de distinguer les patients à faible risque de reclassification.


Niveau de preuve

4.


Aim

To evaluate the contribution of multiparametric MRI (MRI) and targeted biopsies (TB) in the selection and follow-up of patients under active surveillance (AS).


Methods

A single-center, retrospective cohort study on 131 patients in AS, with following criteria:cT2 stage, PSA15ng/mL, Gleason score6,3 positive biopsies and maximum tumor length5mm. Patients’ selection and follow-up was performed by the combination of systemic biopsies (SB) and mpMRI±TB. Reclassification was defined by a Gleason score>6 and/or a maximum tumor length>5mm.


Results

Overall, 29 patients (22.1 %) were reclassified. Reclassification free survival rate was 93 % and 70 % at 1 year and 4 years respectively. Reclassification independent risk factors were: PSA density>0.15ng/mL/cm3 (RR=2.75), PSA doubling time<3 years (RR=9.28), suspicious lesion on MRI diagnosis (RR=2.79) and occurrence of MRI progression during follow-up (RR=2). Sensitivity, specificity, PPV and NPV of MRI to assess progression for reclassification were 61 %, 69 %, 45 % and 81 %, respectively.


Conclusion

For patients under AS, mpMRI decreases reclassification rates over time through better initial detection of significant cancers. Its high NPV makes it an efficient monitoring tool to distinguish patients with low risk of reclassification.


Level of evidence

4.

Mots clés:
cancer de prostate / Surveillance active / IRM de prostate / biopsies
Mots-clés:
prostate cancer / Active surveillance / Prostatic MRI / Biopsy
Tumeurs testiculaires non palpables chez l’adulte : vers une prise en charge guidée par l’imagerie ? Une mise au point du Groupe organe génitaux externes du comité de cancérologie de l’Association française d’urologie
Non-palpable testicular tumors in adults: A management based on imaging? Issue from the French Urologic Association Genital Cancer committee's edit
2018
- Mise au point
- Réf : Prog Urol, 2018, 8, 28, 407-415, suppl. 8-9


Contexte

Aider à la prise en charge des lésions testiculaires non palpables. Mise au point du groupe organes génitaux externes du comité de cancérologie de l’Association française d’urologie.


Objectifs

Faire le point sur la caractérisation par l’imagerie des lésions testiculaires non palpables.


Sources documentaires

Analyse de la littérature (PubMed, Medline, langue anglaise et française) des études urologiques et radiologiques portant sur la nature et la caractérisation des tumeurs testiculaires non palpables utilisant les mots clés : tumeur testiculaire non palpable ; écho-Doppler couleur ; élastographie ; imagerie par résonnance magnétique ; échographie de contraste ; chirurgie conservatrice.


Résultats

L’écho-Doppler reste la base de la caractérisation. La taille de la ou des lésions, la présence de microlithes/microlithiases/calcifications, l’architecture vasculaire en Doppler couleur sont des éléments sémiologiques important pour orienter vers la bénignité ou la malignité. D’autres techniques comme l’IRM multiparamétrique, l’échographie de contraste, l’élastographie ultrasonore sont en évaluation. La fréquence des tumeurs bénignes comme les tumeurs à cellules de Leydig justifie une démarche de préservation testiculaire, passant par l’amélioration de la caractérisation.


Limite du travail

Pas de séries randomisées incluses, peu de séries prospectives.


Conclusion

L’ère de l’orchidectomie totale pour toute lésion testiculaire « incertaine » est révolue. Nous devons relever le défi de la caractérisation, puis définir des algorithmes de prise en charge en fonction de la nature suspectée de la tumeur.


Background

Help in management of non-palpable testicular tumors. French Urologic Association Genital cancer committee's Edit.


Objectives

To review their characterization at imaging findings of non-palpable testicular tumors.


Documentary sources

Literature review (PubMed, Medline) of urological and radiological studies dealing with testicular tumors using keywords: non-palpable/incidental testicular tumors; color Doppler ultrasound; US elastography; magnetic resonance imaging; contrast enhanced sonography; partial surgery.


Results

Color Doppler is the basic exam. The size, the presence of microlithts/microlithiasis/macrocalcifications, the vascular architecture are major semiological findings to suggest the benign or the malignant nature of the lesion. Other techniques like multiparametric MRI, contrast-enhanced sonography, sonographic elastography are still in evaluation. The frequency of benign tumors such as Leydig cell tumors lead to preservation management, through improved characterization, monitoring or tumorectomy.


Limits

Non-randomized study – a very few prospective studies.


Conclusion

The era of total orchiectomy for any uncertain testicular lesion is over. We try the challenge of characterization, and define management's algorithms based on the suspected nature of the tumors.

Mots clés:
Tumeur testiculaire non palpable / Écho-Doppler couleur / Élastographie / Imagerie par résonance magnétique / Échographie de contraste
Mots-clés:
Non-palpable/incidental testicular tumors / Color Doppler ultrasound / US elastography / magnetic resonance imaging / Contrast-enhanced sonography
Effets cardio-vasculaires des traitements anticholinergiques à visée vésicale chez la personne âgée : une revue
Cardiovascular adverse effects of antimuscarinics used in the treatment of overactive bladder in the elderly : A review
2018
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2018, 7, 28, 361-369, suppl. 7


Objectif

L’objectif de cet article était d’effectuer une revue des données de la littérature concernant les effets cardiovasculaires des traitements anticholinergiques à visée urinaire chez la personne âgée.


Méthodes

Une revue de la littérature a été effectuée en octobre 2017 à l’aide de la base de données Medline/Pubmed en limitant la recherche aux travaux en anglais ou en français.


Résultats

Au total, 602 articles de mars 1964 à octobre 2017 ont été relevés, 60 articles ont été analysés et 19 essais prospectifs ont été sélectionnés. Plus de 20 % de la population gériatrique présente une hyperactivité vésicale dont 41,4 % serait traité par anticholinergiques. La prévalence des comorbidités cardiovasculaires est élevée avec 24,4 % de cardiopathies chez les 65–74 ans et 36,9 % chez les ≥75 ans. L’évaluation des effets cardiovasculaires des anticholinergiques dans la population gériatrique est rendue difficile par l’exclusion dans cette population au cours des essais des comorbidités cardiovasculaires. Néanmoins, certains évènements cardiovasculaires sévères sont rapportés comme la survenue d’une fibrillation auriculaire, d’un bloc auriculo-ventriculaire ou de syncopes sur torsades de pointe. Des études complémentaires semblent nécessaires tout particulièrement dans la « vraie vie » avec suivi longitudinal des patients âgés traités par anticholinergiques pour préciser l’impact cardiovasculaire de ces prescriptions.


Conclusion

En l’absence de données d’évidence, et compte tenu du tropisme cardiovasculaire des anticholinergiques, même à visée spécifiquement vésicale en raison de leur manque de sélectivité, il semble raisonnable d’introduire avec précaution un traitement anticholinergique dans la population gériatrique, et ce au-delà des effets indésirables notamment cognitifs déjà connus.


Aim

The aim of this study was to review the evidence regarding the cardiovascular effects of urinary anticholinergic drugs in the elderly.


Methods

A literature review was conducted in October 2017 using the Medline/Pubmed database limiting the search to works in English or French.


Results

In total, 602 articles between March 1964 and October 2017 have been reported, 60 studies were analyzed, 19 were prospective trials.

Geriatric population has a high prevalence of cardiovascular diseases (24.4% of heart diseases on 65–74years and 36.9% on ≥75years). More than 20% of the geriatric population has overactive bladder history and 41.43% of them use of antimuscarinic drugs. Evaluating the cardiovascular adverse effects of antimusarinics in the geriatric population is not easy because of exclusion of high-risk patients in trials. However, serious cardiovascular adverse effects were reported like atrial fibrillation, atrioventricular block or torsade de pointe. Further studies are needed especially in the “real life” in order to precise the exact prevalence of such cardiovascular alterations.


Conclusion

Without conclusive evidence, potential cardiovascular adverse effects of anticholinergic agents used in overactive bladder must lead to a cautious prescription.

Mots clés:
Population gériatrique / Syndrome d’hyperactivité vésicale / anticholinergiques / Système cardiovasculaire / effets secondaires
Mots-clés:
Aged / Elderly / Overactive bladder / Cholinergic antagonists / Antimuscarinic
Efficacité des injections intra-sphinctériennes de toxine botulique dans la facilitation technique à la réalisation des auto-sondages
Efficacy of botulinum toxin A injections in the urethral sphincter in patients with difficulties to perform self-intermittent catherization
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 7, 28, 370-376, suppl. 7


But

Étudier l’efficacité des injections de toxine botulinique A dans le sphincter strié urétral pour faciliter la réalisation des auto-sondages intermittents (AS) chez les patients présentant des difficultés au cours de leur auto-cathétérisme.


Matériel et méthodes

Dans cette étude prospective, 12 patients atteints de pathologie neurologique centrale (8 scléroses en plaques, 2 myélites, 1 traumatisme crânien, 1 atrophie multi-systématisée) et ayant des difficultés à la réalisation des AS, la difficulté étant définie par un score ICDQ>1 (Intermittent Catheterization Difficulty Questionnaire ), ont bénéficié d’une injection intrasphinctérienne de 100U Botox® par voie transpérinéale sous guidage électromyographique, pour un total de 15 injections. Une deuxième évaluation était effectuée à j30 par l’ICDQ et un score PGI (Patient Global Improvement).


Résultats

À j30 après l’injection, le score ICDQ était toujours amélioré, avec une diminution moyenne de 7,8 points (DS=5,9, p <0,001). Tous les patients étaient améliorés sur le score PGI-A qui était inférieur ou égal à 4 dans tous les cas, avec un score moyen de 2,3. Dans 73,3 % des cas le score PGI-A était égal à 2 (amélioration=beaucoup mieux), et dans 20 % il était égal à 3 (amélioration=un peu mieux).


Conclusions

Il apparaît que les injections intra sphinctériennes de toxine botulique A pourraient être efficaces dans la facilitation de la réalisation des AS chez les patients neurologiques masculins présentant des difficultés au cours de leur auto-cathétérisme.


Niveau de preuve

4.


Purpose

To evaluate safety and efficacy of botulinum toxin A injections in the urethral striated sphincter in patients with difficulties to perform self-intermittent catherization.


Methods

In this prospective study, 12 patients suffering from upper motor neuron diseases (8 multiple sclerosis, 2 myelitis, 1 brain injury, 1 multi system atrophy) and with difficulties to perform self-intermittent catherization, defined by a ICDQ score>1 (Intermittent Catheterization Difficulty Questionnaire) have had injections of 100U BOTOX® under EMG guidance in the urethral striated sphincter, for a total of 15 injections. Evaluations consisted of two questionnaires (ICDQ and PGI-A, Patient Global Improvement) 30 days after the injection.


Results

30 days after the injection, ICDQ was improved with a mean decrease of the total score of 7.8 (SD=5.9, P <0,001). In the same manner, all the patients were improved with a mean PGI-A score of 2.3. In 73.3 % of cases, the PGI-A score was equal to 2 (improvement=much better), and in 20 % it was equal to 3 (improvement=a little better).


Conclusions

Botulinum toxin A injections in the urethral striated sphincter in patients with difficulties to perform self-intermittent catherization seem to safe and effective.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Auto-sondage urinaire / Toxine botulique / Sphincter strié uréthral
Mots-clés:
Self-intermittent catherization / Botulinum toxin A / Urethral striated sphincter
Évaluation de l’adhérence et de la satisfaction aux sondages intermittents chez l’enfant : étude de faisabilité et premières étapes de validation d’InCaSaQ et ICAS dans la population pédiatrique
Evaluation of adherence and satisfaction with intermittent catheterization in children: Feasibility and first steps of validation of InCaSaQ and ICAS in the pediatric population
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 7, 28, 396-404, suppl. 7


Introduction

En neuro-urologie pédiatrique, la mise en place des sondages intermittents puis l’apprentissage des auto-sondages sont des étapes importantes pour les enfants présentant une vessie neurologique. Il n’existe pas d’échelle d’évaluation spécifique de l’enfant de l’adhérence et de la satisfaction aux sondages (auto- ou hétéro-). L’objectif de cet article est d’étudier la faisabilité de l’InCaSaQ (Intermittent Catheterization Satisfaction Questionnaire) et de l’ICAS (Intermittent Catheterization Adherence Scale) chez l’enfant, et d’en réaliser les premières étapes de validation.


Matériel et méthodes

Étude monocentrique de validation d’échelle. Les critères d’inclusion étaient la présence chez les patients d’une vessie neurologique, la réalisation régulière de sondages intermittents (auto- ou hétéro-) et un âge inférieur à 18 ans. Les questionnaires InCaSaQ et ICAS étaient envoyés à deux reprises entre mars et avril 2017, puis remplis par l’enfant ou ses parents selon qui effectuait les sondages. La consistance interne (alpha de Cronbach) mesurait la validité de construit. La reproductibilité était mesurée par le cœfficient de corrélation (CCI) et les tests de Wilcoxon et de McNemar. La pertinence et la facilité de remplissage étaient évaluées pour chaque score (évaluation sur une échelle de 0 à 10 par la personne remplissant le questionnaire).


Résultats

Vingt deux patients ont été inclus, et 50 questionnaires ont été récupérés (25 ICAS et 25 InCaSaQ), à deux reprises. La consistance interne est satisfaisante pour InCaSaQ (alpha de Cronbach>0,7) et la reproductibilité est bonne pour les deux questionnaires (CCI>0,7 pour la majorité des items). Les patients sous auto-sondages avaient une moins bonne adhérence que les parents réalisant des hétéro-sondages (ICAS à 3,25 contre 0,70 chez les enfants sous hétéro-sondages). L’item le plus abaissé dans l’InCaSaQ était la manière de se débarrasser de la sonde.


Conclusions

L’InCaSaQ et l’ICAS sont des outils qui peuvent être utilisés chez l’enfant sous auto-sondages ou hétéro-sondages. Des études de plus grande ampleur seront nécessaires pour en finaliser la validation.


Niveau de preuve

4.


Introduction

In pediatric neurourology, clean intermittent catheterization (CIC) setting, and then self catheterization learning are important steps for children with neurogenic bladder. There is no adherence and satisfaction evaluation scale for children who are using self or hetero CIC. The aim of this article is to study the feasibility of using InCaSaQ (Intermittent Catheterization Satisfaction Questionnaire) and ICAS (Intermittent Catheterization Adherence Scale) in children, and to validate the first steps.


Patients and methods

Scale validation monocentric study. Inclusion criterias were patients with neurogenic bladder, under the age of 18, using CIC (auto or hetero). The questionnaires ICAS and InCaSaQ were sent twice between 2017 March and April, and then filled by the child or his parents depending on who was doing the CIC. The internal concistency (Cronbach's alpha) measured the construct validity. The reproductibility was measured by the intraclass correlation cœfficient (ICC) and the Wilcoxon and McNemar tests. Filling facility was evaluated for each score (evaluation with a 0 to 10 scale from the person who filled the questionnaire).


Results

Twenty two patients were included, and 50 questionnaires filled (25 ICAS and 25 InCaSaQ), twice each. Internal consistency was good for InCaSaQ (Cronbach's alpha>0,7) and so was ICAS and InCaSaQ reproductibility (ICC>0,7 for most of the questions). Patients under hetero-CIC had a worse adherence than parents of children under hetero-CIC (ICAS 3,25 versus 0,7 for children under hetero-CIC). The lowest InCaSaQ item was the way of throwing away their catheter.


Conclusions

ICAS and InCaSaQ are interesting tools which can be used for children under auto and hetero-CIC. Studies with more patients will be necessary for finalizing the validation of these scales in the pediatric population.


Level of proof

4.

Mots clés:
Sondages intermittents / Satisfaction / adhérence / Vessie neurogénique / Dysraphisme
Mots-clés:
Clean intermittent catheterization / Satisfaction / adhérence / Neurogenic bladder / children
Le diméthyl sulfoxide (DMSO) sous anesthésie générale : une alternative après échec du DMSO sans anesthésie dans le syndrome de la douleur vésicale ?
The dimethyl sulfoxide under general anesthesia: An alternative after failure without anesthesia in the painful bladder syndrome/interstitial cystitis?
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 7, 28, 382-386, suppl. 7


Introduction

L’instillation vésicale de diméthyl sulfoxide (iDMSO), réalisée sans anesthésie, fait partie des options thérapeutiques du syndrome de la douleur vésicale (SDV). Certains patients sont réfractaires à ces iDMSO par mauvaise tolérance. Notre étude évalue la tolérance et les résultats des iDMSO sous anesthésie générale (AG) après échec des iDMSO mal tolérées sans anesthésie.


Patients et méthodes

De mai 2013 à avril 2016, 11 patients avec un SDV, dont 9 femmes (81,8 %), ont été traités par iDMSO sans anesthésie et étaient en échec par mauvaise tolérance empêchant un temps de contact souhaité entre DMSO et vessie de 1 heure. Les 11 patients étaient évalués par catalogue mictionnel et score Sant O’Leary. Tous avaient eu un test d’hydrodistension vésicale sous AG et un traitement per os sans impact significatif sur leurs symptômes.


Résultats

Une série de 6 nouvelles iDMSO était réalisée pour les 11 patients sous AG en ambulatoire et était bien tolérée. Les moyennes d’intervalle mictionnel diurne et pollakiurie nocturne pré-iDMSO sans anesthésie et post-iDMSO sous AG étaient de 32,2minutes [15 ; 60] et 6,3 levers [3 ; 10] et de 126,9minutes [25 ; 240] et de 3 levers [2 ; 6] ; soit une variation de respectivement 96,4minutes [0 ; 180] et de 3,75 levers [2 ; 6]. Les scores symptômes et gène de Sant O’Leary étaient de 17,5 [13 ; 20] et 15,5 [13 ; 16] et de 13,5 [4 ; 20] et 12 [1 ; 16] ; soit une variation de 3,2 [0 ; 9] et 4 [0 ; 12].


Conclusion

Les iDMSO sous AG semblent améliorer subjectivement et objectivement les patients réfractaires aux instillations sans anesthésie par mauvaise tolérance.


Niveau de preuve

4.


Introduction

The intravesical instillation of dimethyl sulfoxide (iDMSO), performed without anesthestic, is a therapeutic option for the painful bladder syndrome/interstial cystitis (PBS/IC). Some patients are against those iDMSO because of bad tolerance. Our study evaluates the tolerance and the outcome of the iDMSO under general anesthetic (GA) after the failure of the iDMSO without anesthetic.


Patients and methods

From May 2013 to April 2016, 11 patients with a PBS, 9 women (81.8 %), have been treated by iDMSO without anesthetic, without improvement because of bad tolerance and no possibility to have a one hour contact between the bladder and the DMSO. The 11 patients were evaluated by mictional calendar and Sant O’Leary score. All the patients had a hydrodistension and a per os treatment without improvement.


Outcomes

Six new iDMSO were performed under general anesthetic in ambulatory surgery with good tolerance for the 11 patients. The frequency and the nocturia before iDMSO without anesthetic and after iDMSO under general anesthetic were 32.2minutes [15; 60] and 6.3 per night [3; 10] and 126.9minutes [25; 240] and 3 per night [2; 6], so a variation respectively of 96.4minutes [0; 180] and of 3.75 per night [2; 6]. The symptom score and the problem index were 17.5 [13; 20] and 15.5 [13; 16] before and 13.5 [4; 20] and 12 [1; 16] after iDMSO under general anesthetic; a variation of 3.2 [0; 9] and 4 [0; 12].


Conclusion

The iDMSO under general anesthetic seems to improve objectively and subjectively the patients who are not improved by the instillations without anesthetic because of bad tolerance.


Level of evidence

4.

Mots clés:
cystite interstitielle / Syndrome de la douleur vésicale / Diméthyl sulfoxide / Instillation vésicale
Mots-clés:
interstitial cystitis / Painful bladder syndrome / Diméthyl sulfoxide / Intravesical instillation
Reproductibilité du calendrier mictionnel chez les patients atteints de sclérose en plaques. Étude prospective monocentrique
Reproducibility of bladder diary in patients with multiple sclerosis
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 7, 28, 387-395, suppl. 7


Introduction

L’importante variabilité des symptômes dans la sclérose en plaques (SEP) interroge sur la reproductibilité du calendrier mictionnel (CM) dans cette population. L’objectif de cette étude est d’évaluer la stabilité intra individuelle des résultats du CM dans la SEP et ses facteurs d’influence.


Matériel et méthodes

Un CM de 21jours précisant la fréquence mictionnelle (FM) par jour a été rempli par des patients atteints de SEP. Le critère de jugement principal était la stabilité de la FM quotidienne sur les 21jours, exprimée par le coefficient de variation (CV=écart-type/moyenne) distinguant 2 groupes : le groupe stable (CV≤15 %) et le groupe instable (CV>15 %). Les critères de jugement secondaires étaient le remplissage complet ou partiel du CM et la variation de la FM entre le week-end et la semaine.


Résultats

Trente et un patients ont été inclus (âge moyen 51 ans, DS 11,3) dont 65 % de femmes. Le CM est rempli en moyenne 19,35jours (DS 3,99). Le CV moyen est de 23 % (DS 0,1). Huit patients présentent un CV≤15 %. Hormis un âge plus élevé dans le groupe stable (p =0,03), il n’existe pas de différence significative entre les groupes. La FM du week-end est fortement corrélée à celle de la semaine (ρ=0,94, p <0,05). Plus la durée du CM est longue moins il apparaît stable.


Conclusion

Le CM dans la SEP n’est guère reproductible. Il reste à savoir s’il s’agit d’une véritable fluctuation des TVS de la SEP et/ou d’un manque de stabilité en lien avec la durée et le remplissage du CM.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Multiple sclerosis (MS) is a neurological condition characterized by variable levels of symptoms. This variability could also affect bladder dysfunction and impact on the reproducibility or stability of bladder diary (BD). The aim of the study is to investigate the reproducibility and reliability of BD in MS, and then determine its linked factors.


Methods

The MS patient provided a 21 days BD and they documented the time of every void. The main criterion was assessed by voiding frequency, represented by the coefficient of variation (CV=average/standard deviation), expressed as a percentage. Two groups were described: stable BD group (CV15 %) and instable BD group (CV>15 %). Secondary criteria were completion of BD (complete or not) and the difference of voiding frequency variation between weekend and week.


Results

Thirty-one patients were included (mean age 51.06 years, SD 11.33) with 65 % of women. Mean CV is 23 % (SD 0.11). The mean completion of BD was 19.35 days (SD 3.99). 8 patients had a CV15 %. Stable group was older than instable group (P =0.03). There was no other difference between the 2 groups. There is a strong correlation between mean voiding frequency weekend and week (ρ=0.94, P <0.05). The longer duration of BD, the less reliability is notified.


Conclusion

BD is not a stable reproducible in MS population. Both lack of compliance or variability of LUTS in MS may explain the unreliability of BD. However, BD utility should be discussed in this population.


Level of evidence

4.

Mots clés:
sclérose en plaques / Catalogue mictionnel / calendrier mictionnel / Reproductibilité / vessie neurologique
Mots-clés:
Multiple sclerosis / Bladder diary / Micturition flow chart / Reproducibility / Neurogenic urinary bladder
Résultats de l’urétroplastie anastomotique pour rétrécissement de l’urètre masculin
Results of anastomotic urethroplasty for male urethral stricture disease
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 7, 28, 377-381, suppl. 7


Buts

Évaluer les résultats et identifier les facteurs déterminants la réussite de l’urétroplastie anastomotique (UA) pour rétrécissement urétral (RU) dans notre institution.


Patients et méthodes

Nous avons effectué une étude rétrospective sur une période de 4 ans et 6 mois (juillet 2012 à décembre 2016). Tout recours ultérieur à une urétrotomie endoscopique ou à une nouvelle urétroplastie a été considéré comme un échec.


Résultats

Quarante-huit cas ont été retenus. L’âge moyen des patients était de 53,5±17,3 ans (23–87 ans). La rétention complète d’urine était le motif de consultation dans 42 cas (87,5 %). L’urètre bulbaire était le siège préférentiel du RU (n =45). La longueur moyenne du rétrécissement était de 1,23±0,62cm (0,5 à 3cm) avec une médiane de 1cm. L’étiologie était post-infectieuse dans 56,3 % des cas. Plus de la moitié (58,3 %) des patients avaient déjà subi au moins une manipulation urétrale. Après un suivi moyen de 21,1±12,6 mois (1 à 52 mois), le taux global de réussite était de 77,1 %. En analyse univariée, la longueur du rétrécissement, l’âge du patient, les circonstances de découverte du rétrécissement, la cause et le siège du rétrécissement, les antécédents de manipulation urétrale préalable et l’expérience du chirurgien n’avaient pas significativement d’impact sur la réussite de l’urétroplastie anastomotique à un an et à deux ans.


Conclusion

L’UA avait donné de bons résultats dans notre pratique. L’origine infectieuse du rétrécissement et la manipulation urétrale préalable n’avaient pas significativement influé sur le résultat de cette technique opératoire.


Niveau de preuve

4.


Objective

To report our experience with anastomotic uretroplasty (AU) due to male urethral stricture disease (USD) and to identify factors affecting the results.


Patients and methods

We conducted a retrospective study over a period of 4 years and 6 months (July 2012 to December 2016). Any subsequent use of endoscopic urethrotomy or new urethroplasty was considered a failure.


Results

Forty-eight cases were included. The mean age of patients was 53.5±17.3 years (23–87 years). Urinary retention was the reason for consultation in 42 cases (87.5%). The most common localization of USD was the bulbar urethra (n =45). The mean length of USD was 1.23±0.62cm (0.5–3cm) with a median length of 1cm. The etiology was post-infectious in 56.3% of cases. More than half (58.3%) of patients had already undergone at least one urethral manipulation. After an average follow-up of 21.1±12.6 months (1 to 52 months), the overall success rate was 77.1%. In univariate analysis, length, cause and location of the stricture, age of patient, the presenting symptoms of the stricture, previous urethral manipulation and surgeon experience did not significantly impact on the success rate of anastomotic urethroplasty at one and two years follow-up.


Conclusion

The AU had provided good results in our practice. The infectious origin of the stricture and previous urethral manipulation did not significantly impact the result of this surgical technique.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Rétrécissement urétral / Post-infectieux / Urétroplastie anastomotique / Résultats
Mots-clés:
Urethral stricture / Post-infectious / Anastomotic uretroplasty / results
Risky business: Adjusting the pressure of the artificial urinary sphincter reservoir
Ajuster la pression du réservoir d’un sphincter artificiel urinaire n’est pas sans risque
2018
- Commentaire à...
- Réf : Prog Urol, 2018, 7, 28, 359-360, suppl. 7


Dear Editor ,


Mots clés:
B. / X. / D.S.
Une première à l’ASCO : un urologue en séance plénière !
2018

Dimanche 3 juin, le Pr Arnaud Méjean présentera en séance plénière à l’ASCO les résultats de l’étude CARMENA (Essai randomisé de phase III évaluant l'intérêt de la néphrectomie chez les patients atteints de cancer du rein métastatique d’emblée et traités par un anti-angiogénique (SUNITINIB)).

C’est un évènement considérable car c’est la première fois à l’ASCO qu’un chirurgien (et encore plus un urologue) est invité en séance plénière devant plus de 40 000 spécialistes du monde entier.

Androgènes et risque cardiovasculaire : série de cas dans les bases de pharmacovigilance française et canadienne
Androgens and cardiovascular risk: A series of case report in the French and Canadian pharmacovigilance databases
2018
- Article du mois
- Réf : Prog Urol, 2018, 6, 28, 315-321, suppl. 6


Introduction

Le déficit androgénique lié à l’âge (DALA) est une pathologie de plus en plus citée dans les publications récentes. Le surrisque cardiovasculaire de la testostérone fait débat : présent pour la FDA, absent pour l’Agence européenne du médicament en 2015. Notre objectif était d’analyser l’association entre androgènes et pathologies vasculaires dans les effets indésirables rapportés dans des bases de pharmacovigilance.


Matériel et méthode

Étude rétrospective de type série de cas dans les bases de pharmacovigilance française et canadienne sur la période 2005–2015. Les cas étaient définis comme l’association de la survenue d’un événement cardiovasculaire (infarctus du myocarde ou AVC) et la présence d’une testostérone dans le traitement des patients.


Résultats

Sur les 10 années analysées, 12 cas français et 6 cas canadiens (représentant 13 IDM et 5 AVC) ont été recensés, chez des hommes âgés de 55 ans en moyenne. Tous étaient douteux : des diagnostics différentiels étaient possibles (2,4 affections de confusion en moyenne par patient) et le risque cardiovasculaire global était élevé pour la majorité des cas.


Conclusion

Notre étude montre un très faible signalement d’effets cardiovasculaires sous testostérone, tous douteux. En attendant d’autres études, il semble raisonnable de tenir compte du risque cardiovasculaire global des patients candidats à l’hormonothérapie du déficit androgénique lié à l’âge.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Age-related androgenic deficiency (DALA) is a pathology that is increasingly cited in recent publications. The cardiovascular risk of testosterone is debated: present for the FDA, absent for the European Medicines Agency in 2015. Our objective was to analyze the association between androgens and vascular pathologies in adverse reactions reported in pharmacovigilance databases.


Material and method

We conducted a retrospective case series study of the French and Canadian pharmacovigilance databases for the period 2005–2015. Cases were defined as the association of the occurrence of a cardiovascular event (myocardial infarction or stroke) and the presence of testosterone in the treatment of patients.


Results

Of the 10 years analyzed, 12 French cases and 6 Canadian cases (representing 13 MIs and 5 strokes) were recorded in men aged 55 years on average. All were doubtful: differential diagnoses were possible (2.4 confounding conditions on average per patient) and overall cardiovascular risk was high for the majority of cases.


Conclusion

Our study shows a very low report of cardiovascular effects under testosterone, all doubtful. Pending further studies, it seems reasonable to consider the cardiovascular risk of patients who are candidates for hormone therapy for age-related androgen deficiency.


Level of evidence

3.

Mots clés:
andropause / Testostérone / Pharmacovigilance / Évènement cardiovasculaire
Mots-clés:
Testosterone replacement therapy / Androgen deficiency in male aging / Cardiovascular events / Pharmacovigilance
Colonization of preservation solution in kidney transplantation: Clinical impact and risk of secondary acute graft pyelonephritis
Colonisation des solutions de conservation en transplantation rénale : influence sur les pyélonéphrites aiguës secondaires du greffon
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 6, 28, 322-328, suppl. 6


Introduction


Mots clés:
Preservative solution / Renal transplantation / Acute graft pyelonephritis / Liquide de conservation / Colonisation
Mots-clés:
F. / A.-S. / J. / M. / F.
Interest of next-generation sequencing in BCG-treated high-risk bladder cancer
Intérêt du séquençage de nouvelle génération dans le cancer de la vessie à haut risque traité par BCG
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 6, 28, 344-350, suppl. 6


Introduction


Mots clés:
Next generation sequencing / prognostic / NMIBC / High risk / BCG
Mots-clés:
C. / N. / S. / M. / N.
L’application d’un programme de réhabilitation précoce (ERAS) améliore-t-elle les résultats périopératoires après cystectomie ?
Do initial experience with an enhanced recovery program after surgery (ERAS) improve postoperative outcomes after cystectomy?
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 6, 28, 351-358, suppl. 6


Objectif

Évaluer la faisabilité et l’impact de l’implémentation d’un programme ERAS après cystectomie radicale pour cancer de vessie.


Matériels et méthodes

Étude rétrospective observationnelle comparant un groupe témoin pré-ERAS regroupant les cystectomies opérées pour cancer de vessie de janvier 2013 à décembre 2015 avec une procédure classique, et un groupe interventionnel ERAS bénéficiant d’un programme de réhabilitation précoce pré-, per- et postopératoire à partir de février 2016. Le critère de jugement principal était la durée de séjour. Les critères secondaires étaient le taux de complications majeures (Clavien≥3B), le taux de réadmissions, la durée de séjour aux soins continus, le taux d’iléus et la compliance au protocole.


Résultats

Les 2 groupes étaient comparables en termes de données démographiques. Au total, 97 patients ont été inclus, 56 patients pré-ERAS et 41 patients ERAS. La compliance totale a été de 65,8 %. La médiane de séjour était de 19j. vs 14j (p  : 0,021) en faveur du groupe ERAS. Le taux des complications majeures (Clavien≥3B) était de 23,2 % pour le groupe témoin et de 12,1 % pour le groupe ERAS (p  : NS). Le taux de reposes de sonde naso-gastrique était plus élevé dans le groupe témoin (39,3 % vs 21,9 % ; p  : NS). Le taux de réadmission a été de 7,1 % dans le groupe témoin et de 14,6 % dans le groupe ERAS (p  : NS).


Conclusion

L’optimisation de la prise en charge périopératoire des cystectomies radicales pour cancer de vessie par l’application d’un programme de réhabilitation précoce a permis de réduire de façon significative la durée de séjour et a tendance à améliorer le taux de complications graves ainsi que le taux d’iléus postopératoires.


Niveau de preuve

4.


Objective

To estimate the feasibility and the impact of an ERAS program after radical cystectomy for bladder cancer.


Materials and methods

This was a retrospective study comparing a historical pre ERAS group, including all the patients undergoing cystectomy for bladder cancer from January 2013 to December 2015 with a classic procedure, and an interventional ERAS group after introducing an enhanced recovery protocol before, during and after surgery, from February 2016. The principal outcome was the postoperative length of stay. Secondary outcomes mesures were impact on perioperative complication rate (Clavien classification3B), readmission rate, reanimation length of stay, ileus rate and adherence to the ERAS protocol.


Results

There were no differences between the 2 groups as far as demographics characteristics are concerned. In total, 97 patients were included, 56 in the control group, and 41 in the ERAS group. The adherence to the protocol was about 65.8%. The ERAS group had statistically significantly shorter median length of stay (D19 versus D14; P : 0.021). The major complications rate (Clavien3B) were about 23.2% for the control group and 12.1% for the ERAS group (P : NS). The reinsertion of nasogastric tube were higher in the control group (39.3% vs 21.9%; P : NS) and the readmission rate was about 7.1% in the control group versus 14.6% in the ERAS group (P : NS).


Conclusion

In conclusion, introduction and application of an enhanced recovery protocol (ERAS) after cystectomy for bladder cancer allowed for better management of postoperative outcomes. It is clearly feasible in cystectomy, and improve significantly the median postoperative length of stay. Moreover, it may be effective in terms of faster return of bowel function and reduction of majors complications.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Rehabilitation / Cystectomie / Iléus / Durée de séjour / Morbi-mortalité
Mots-clés:
Enhanced recovery after surgery / Cystectomy / Iléus / Length of stay / Morbi-mortality
Nephron sparing surgery in tumours greater than 7 cm
Chirurgie conservatrice du rein dans les tumeurs de plus de 7 cm
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 6, 28, 336-343, suppl. 6


Introduction


Mots clés:
Renal cancer / Nephron sparing surgery / partial nephrectomy / pT2 / Renal function
Mots-clés:
N. / F. / F. / C. / V.
Recommandations françaises du comité de cancérologie de l’AFU pour le cancer de la prostate : cancer de prostate métastatique hormono-naïf – actualisation 2017
French CCAFU guidelines on prostate cancer: hormono-naive metastatic prostate cancer – update 2017
2018
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2018, 6, 28, 303-306, suppl. 6

Plusieurs essais randomisés concernant le cancer de prostate métastatiques hormono-naîfs ont été publiés depuis la dernière mise à jour des recommandations de l’AFU sur le cancer de prostate en 2016. Ces essais amènent à modifier nos pratiques et justifient cette actualisation, en attendant la publication des futures recommandations fin 2018.

Mots clés:
Cancer de la prostate (MeSH) / Traitement / recommandations
Mots-clés:
Prostate cancer (MeSH) / treatment / Guidelines