Base bibliographique

Qualité de vie après prostatectomie robotique : impact des indices de masse corporelle et âge sur l’incontinence urinaire
Quality of life after robotic prostatectomy: Impact of BMI and age on urinary incontinence
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 4, 27, 244-252

Introduction : Les études des facteurs de risque d’incontinence urinaire (IU) et des scores de qualité de vie (QDV) en fonction des symptômes urinaires après prostatectomie totale robot-assistée étaient peu nombreuses. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’impact de l’âge et de l’indice de masse corporelle (IMC) sur l’IU post-prostatectomie totale robot-assistée (RALP) et l’impact de cette incontinence sur la QDV.

Matériel et méthodes : Deux cent soixante-douze patients avaient bénéficié d’une prostatectomie totale robot-assistée et avaient répondu aux questionnaires ICIQ-UI forme courte (évaluant l’IU) et le questionnaire EORTC QoL PR25 (évaluant la QDV) en période préopératoire et à 1, 3, 12, 24 mois après l’intervention chirurgicale. À partir du questionnaire EORTC PR25, un score de gêne liée à l’IU et un score des symptômes urinaires avaient été calculés. La modification des scores de l’ICIQ, de la gêne liée à l’IU et des symptômes urinaires avait été analysée entre la période préopératoire et les différents contrôle postopératoires précoces (1–3 mois) et tardifs (12–24 mois). Les différences de ces scores entre patients non obèses et obèses, ainsi qu’à travers différents groupes d’âge, ont été analysées. Des tests de χ2 et de régression logistique ont été effectués afin d’évaluer l’association entre l’IMC, l’âge et le score ICIQ, la gêne liée à l’IU et les symptômes urinaires.

Résultats : L’âge moyen de notre cohorte était de 64 ans et l’IMC moyen de 26,4kg/m2. Après prostatectomie totale robot-assistée, tous les scores (ICIQ, gêne liée à l’IU et symptômes urinaires) étaient dégradés par rapport à la situation préopératoire ; en particulier, l’ICIQ moyen est passé de 1 à 10, 20 % des patients étaient très gênés (par rapport à 2 % en préopératoire) et le score des symptômes urinaires est passé de 8 % à 33 %. On avait assisté à une amélioration progressive de tous ces scores au contrôle tardif (12–24 mois), avec une amélioration statistiquement significative de la qualité de vie. Parmi les différents groupes d’IMC (non-obèses vs obèses), nous n’avions observé aucune différence statistiquement significative en termes de modification de l’ICIQ, de la gêne liée à l’IU ou des symptômes urinaires. En plus, à l’analyse des régressions uni- et multivariées, l’IMC n’était pas un facteur de risque significatif d’IU à 1 mois (p=0,35) et à 12 mois (p=0,15). Par contre, l’âge était significativement associé à un risque plus élevé d’IU dans la période postopératoire précoce à l’analyse uni- et multivariée (p<0,001). En effet, le taux de patients présentant un ICIQ≥1 en postopératoire immédiat était plus élevé chez les hommes>60 ans par rapport aux hommes<60 ans (96 % vs 78 %, p<0,001). En analysant les scores de QDV (gêne liée à l’IU et symptômes urinaires), nous n’avions pas observé d’association significative entre l’âge et les scores de QDV, exception faite pour une association inversée entre l’âge et les scores des symptômes urinaires à 1 mois post-RALP (p=0,05).

Conclusion : Dans cette étude, les hommes plus âgés ont présenté un risque accru d’IU dans la période postopératoire précoce. Néanmoins, la gêne qui en découlait était plus importante chez la population jeune. L’IMC n’était pas associé de manière significative, ni à l’incontinence, ni à une dégradation de la QDV liée à l’incontinence.

Niveau de preuve : 4.

Introduction : Data evaluating risk factors for urinary incontinence (UI) and quality of life (QoL) after robotic-assisted radical prostatectomy are scarce. The objective of our study was to explore the impact of age and body mass index (BMI) on postoperative incontinence, and the impact of such incontinence and urinary symptoms on QoL.

Material and methods : Two hundred and seventy two patients undergoing robotic-assisted radical prostatectomy answered the questionnaires ICIQ-UI short-form (evaluating UI) and EORTC QoL PR25 (evaluating QoL) in the preoperative setting, then at 1, 3, 12 et 24 months after surgery. Data regarding bother due to UI and urinary symptoms were extrapolated and calculated from the EORT PR25 questionnaire. The modification of ICIQ, of the bother from UI and of urinary symptoms was compared between the preoperative and the early (1–3 months) and late postoperative period (12–24 months). Differences of these scores were explored across non-obese and obese patients, as well as across different age groups. Chi-squared and logistic regression models were performed to test the association between BMI, age and ICIQ score, the bother from UI and urinary symptom score.

Results : Median age was 64 years and median BMI was 26.4kg/m2. After surgery, all scores (ICIQ, bother from UI and urinary symptoms) were significantly modified and worsened compared to preoperative values; in particular, median ICIQ passed from 1 to 10, 20% of patients were highly bothered by their urinary symptoms (compared to 2% in the preoperative setting) and the urinary score symptom passed from 8% to 33%. We observed a progressive amelioration of all scores of late controls (12–24 months), with a significantly improved QoL. Across BMI groups, we did not observe any significant difference in terms of modification of ICIQ, of the bother from UI or of urinary symptoms. Moreover, on multivariate logistic regression, BMI was not a risk factor for UI at neither 1 month (P>0.35) nor 12 months (P=0.35). On the other hand, age was significantly associated to an increased risk of UI in the immediate postoperative period on multivariate analysis (P<0.001). Indeed, the rate of patients with an ICIQ1 in the immediate postoperative period was higher in men>60 years old compared to younger men<60 years (96% vs 78%, P<0.001). When exploring the QoL scores, we did not observe any significant association between age and QoL, with the exception of an inversion correlation between age and urinary symptoms at 1 month after surgery (P=0.01).

Conclusion : In this study, after robotic-assisted radical prostatectomy, older men appear to be at increased risk of immediate postoperative incontinence when compared to their younger counterparts, although their QoL is less likely to be bothered. BMI instead was not significantly associated to either urinary incontinence nor to QoL scores as bother form UI and urinary symptoms.

Level of evidence : 4.

Mots clés:
IMC / Âge / incontinence urinaire / Prostatectomie
La bandelette urinaire est-elle utile en urologie ?
Are the urinary dipsticks useful in urology?
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 4, 27, 201-202
Mots clés:
Infection / bandelette urinaire / Intervention chirurgicale
Intérêt du lissage algébrique des nomogammes permettant l’évaluation de la contractilité du detrusor de la femme
Usefulness of an algebraic fitting of nomograms allowing evaluation detrusor contractility in women
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 4, 27, 261-266

Aims : Nomograms based on Valentini-Besson-Nelson (VBN) model implying only 3 measurements (filling bladder volume, maximum flow-rate [Qmax] and detrusor pressure at Qmax) were recently developed to evaluate detrusor contractility (k) and urethral obstruction (U) in women. As their algebraic fitting leads to fast evaluations (Excel® software), our aims were applications to populations of non-neurologic women without and with bladder outlet obstruction (BOO).

Methods : The software was applied to measurements obtained during pressure flow studies. Hidden hypothesis of nomograms were no significant contribution of abdominal pressure between onset of flow and Qmax and standard nervous excitations until Qmax. Studied populations were 202 women without symptom suggestive of obstruction and 125 women with proven anatomical urethral obstruction who underwent urodynamic study.

Results : For non-obstructed women, a good agreement was found between the values of k and U obtained using nomograms or a complete VBN analysis of the recorded curves. Whatever the obstructive status, there was a good correlation between the value of k and U. Evolution with ageing was similar with higher values of k and U in the BOO group. Curves k(age) and U(age) gave coefficients allowing an age adjustment. The high k value in the detrusor overactive (DO) group was consistent with a similar effect to that of BOO on the detrusor.

Conclusion : Evaluation of detrusor contractility (k) and urethral obstruction (U) can be obtained from the point of Qmax during pressure-flow study. Evolution with ageing is similar with (higher values) or without BOO. DO also induces an increased detrusor contractility.

Level of evidence : 4.

Introduction : Des nomogrammes déduits du modèle Valentini-Besson-Nelson (VBN) permettent d’évaluer la contractilité du detrusor (k) et l’obstruction urétrale (U) chez la femme. Leur lissage algébrique permet une évaluation très rapide (sous Excel®) à partir des données d’un instantané mictionnel à l’instant du débit maximum (Qmax). Notre but était l’application de cette méthode à des femmes non-neurologiques.

Méthodes : Deux populations ont été étudiées : 202 patientes sans symptôme obstructif et 125 patientes ayant une obstruction urétrale anatomique documentée. Les conditions requises étaient l’absence de pression abdominale significative et des excitations nerveuses standards entre le début du débit et l’atteinte du Qmax.

Résultats : Chez les patientes non-obstruées, on retrouvait une bonne correspondance entre les valeurs de k et U obtenues par utilisation des nomogrammes et celles obtenues par analyse VBN de l’ensemble des courbes. Quel que soit le statut obstructif, on trouvait une bonne corrélation entre les valeurs de k et U. L’effet du vieillissement était semblable dans les 2 groupes avec des valeurs significativement plus élevées de k et U dans le groupe obstrué. Les courbes k(âge) et U(âge) donnent des coefficients permettant une correction d’âge. Hyperactivité du detrusor et obstruction urétrale conduisent à des valeurs élevées de k.

Conclusion : Contractilité du detrusor (k) et obstruction urétrale (U) peuvent être évaluées à partir du point de Qmax pendant un IM. L’obstruction anatomique conduit à des valeurs plus élevées mais l’évolution avec le vieillissement est comparable. L’hyperactivité du detrusor entraîne elle aussi une augmentation de la contractilité du detrusor.

Niveau de preuve : 4.

Mots clés:
Contractilité du detrusor / Nomogrammes / Obstruction sous-vésicale / Femme
Hyperactivité vésicale idiopathique : efficacité et tolérance des traitements pharmacologiques : revue de la littérature
Efficacy and safety of available therapies in the management of idiopathic overactive bladder: A systematic review of the literature
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 4, 27, 203-228

But : Étudier l’efficacité et les effets indésirables des différentes lignes pharmacologiques dans le traitement de l’hyperactivité vésicale idiopathique (HAVi).

Méthode : Recherche sur PubMed des méta-analyses et des essais randomisés contrôlés depuis 2005 portant sur l’efficacité et les effets indésirables des anticholinergiques, de la toxine botulinique et du mirabégron.

Résultats : Ont été retenus 10 méta-analyses s’intéressant aux anticholinergiques ; 16 essais randomisés contrôlés (ERC) comparant la toxine botulinique A soit à un anticholinergique, soit à un placebo et 10 ERC étudiant le mirabégron. Toutes les molécules étudiées ont montré une efficacité par rapport à un placebo dans le traitement de l’HAVi. Les anticholinergiques restent le traitement pharmacologique de 1re ligne permettant une diminution significative du nombre (nb) d’épisodes d’incontinence (−5/semaine) et du nb de mictions (−4/semaine) ainsi qu’une perception d’amélioration subjective des symptômes rapportés par 56 % des patients traités contre 41 % pour le groupe placebo (RR : 1,39 [95 % IC : 1,28–1,51]). L’effet secondaire principalement rapporté reste la sécheresse de bouche (30 % contre 8 % dans le groupe placebo). Les injections de toxine botulinique A semblent relativement comparables aux anticholinergiques en première ligne avec une diminution du nb d’incontinences urinaires par urgence (IUU) de 3,3/j dans le groupe toxine versus 3,4/j dans le groupe anticholinergique (p=0,81). On observe par ailleurs un meilleur taux de résolution complète de l’incontinence urinaire dans le groupe toxine (27 % vs 13 % p=0,03) mais des effets indésirables non négligeables tels que des infections urinaires basses (33 % vs 13 % p>0,01) et risque de recours à l’auto-sondage (5 % vs 0 % p=0,01). Au vu du caractère invasif des injections de toxine et de leurs effets secondaires, ce traitement reste une thérapie de 2e ligne. Il en est de même pour le mirabégron : efficacité similaire (nb d’IUU dans le groupe mirabégron 50mg −1,74 vs −1,53 dans le groupe solifénacine 5mg, p>0,5) mais effets secondaires différents avec en premier lieu une hypertension artérielle (le taux de sécheresse buccale étant comparable à celui dans le groupe placebo). Le choix du recours à un anticholinergique ou au mirabégron doit se faire en fonction de la balance efficacité/tolérance à estimer pour chaque patient.

Conclusions : Les différentes molécules ont montré leur efficacité dans le traitement de l’HAVi avec une tolérance acceptable. Nous manquons de données de comparaisons directes entre les différents traitements disponibles. Des études sont nécessaires pour évaluer l’intérêt possible d’une combinaison de ces molécules ainsi que la recherche de facteurs prédictifs de réponse à ces différentes thérapies.

Objective : Study the efficacy and adverse events of different pharmacological lines in the treatment of idiopathic overactive bladder (iOAB).

Methods : PubMed research on meta-analyses and randomized controlled trials (RCT) focused on the efficacy and adverse effects of anticholinergics, botulinum toxin and mirabegron since 2005.

Results : Ten meta-analyses of anticholinergics were selected; 16 randomized controlled trials (ERC) comparing botulinum toxin A to either anticholinergic or placebo and 10 ERC studying mirabegron. All the molecules studied showed efficacy compared to placebo in the treatment of iOAB. Anticholinergics remain the first-line pharmacological treatment allowing a significant reduction in the number (nb) of incontinence (−5/week) and in the number of urination (−4/week) as well as a perception of subjective improvement of the symptoms reported by 56 % of the patients treated against 41 % for the placebo group (RR: 1.39 [95 % CI: 1.28–1.51]). The most commonly reported side effect is dry mouth (30 % vs. 8 % in the placebo group). Injections of botulinum toxin A appear to be relatively comparable to anticholinergics in the first line with a decrease in urinary emergency incontinence (UTI) of 3.3/d in the toxin group versus 3.4/d in the anticholinergic group (P=0.81). There was also a higher rate of complete resolution of urinary incontinence in the toxin group (27 % vs. 13 % P=0.03) but significant adverse effects such as lower urinary tract infections (33 % vs. 13 % P>0.01). And the risk of using self-catheterization (5 % vs. 0 % P=0.01). In view of the invasive character of the toxin injections and their side effects, this treatment remains a 2nd line therapy. The same is true for mirabegron: similar efficacy (IUU number in the mirabegron group 50mg −1.74 vs. −1.53 In the solifenacin group 5mg, P>0.5) but different side effects with arterial hypertension (the oral dryness rate being comparable to that in the placebo group). The choice of use of anticholinergic or mirabegron should be based on the balance of efficacy/tolerance to be estimated for each patient.

Conclusion : The different molecules have shown their efficacy in the treatment of iOAB with acceptable tolerance. There is a lack of direct comparisons between treatments available. Further studies are needed to evaluate the possible interest of a combination of these molecules as well as the search for predictive factors of response to these different therapies.

Mots clés:
Hyperactivité vésicale idiopathique / anticholinergiques / Mirabegron / Toxine botulinique / efficacité
Évaluation prospective de l’impact des anticholinergiques sur la sécheresse buccale et oculaire chez 35 patients atteints de sclérose en plaque avec hyperactivité vésicale neurogène
Prospective evaluation of mouth and eye dryness induced by antimuscarinic drugs used for neurogenic overactive bladder in 35 patients with multiple sclerosis
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 4, 27, 253-260

Introduction : La sécheresse buccale et oculaire sont des effets secondaires fréquents des traitements anticholinergiques à visée urinaire, chez les patients atteints de sclérose en plaques (SEP). Nous avons évalué de façon systématique leur prévalence et leur modification après leur prescription.

Méthode : Les patients atteints de SEP consultant pour hyperactivité vésicale étaient inclus. La xérostomie était évaluée par auto-questionnaires (Xerostomia Quality of Life [X-Qol] et Xerostomia Questionnaire [XQ]), débitmétrie salivaire et test au sucre, la xerophtalmie par autoquestionnaire (Ocular Surface Disease Index [OSDI]) et test de Schirmer. La charge anticholinergique iatrogène était évaluée par l’échelle Anticholinergic Drug Scale. Les évaluations étaient répétées trente jours après le début du traitement (j30).

Résultats : De janvier à décembre 2014, 35 patients ont été inclus, d’âge moyen 50,1±10,2ans, EDSS moyen=4,9. Avant traitement, aucune corrélation n’était retrouvée entre ces paramètres et la charge anticholinergique. Vingt-deux patients ont été analysés après traitement. À j30, les scores des auto-questionnaires étaient passés de 0,8±0,5 à 0,73±0,43 (p=0,67) pour X-Qol, de 9,2±11,7 à 7,03±11,4 (p=0,32) pour XQ et de 13,9±11,6 à 18,8±14 (p=0,06) pour OSDI. La débitmétrie salivaire était passée de 1,5±1,1 à 1,22±1,3 (p=0,53), et le nombre de tests de Schirmer pathologiques était resté à 50 %.

Conclusion : Dans notre petit échantillon de patient avec SEP, les sécheresses buccale et oculaire préexistent avant l’instauration d’un traitement anticholinergique, et ne sont pas modifiées par ce traitement. Il convient donc de ne pas se passer à tort d’un traitement efficace et de prendre en charge au préalable ces symptômes.

Niveau de preuve : 4.

Introduction : Mouth and eye dryness are frequently reported by patients with multiple sclerosis (MS) as side effects of antimuscarinic drugs used for neurogenic overactive bladder. We evaluated the impact of antimuscarinic drugs prescription on these symptoms.

Methods : MS patients consulting for overactive bladder were included. Xerostomia were evaluated at baseline and thirty days after treatment by self-reporting questionnaires (Xerostomia Quality of Life [X-Qol] and Xerostomia Questionnaire [XQ]), by salivary flow rate and sugar test. Xerophtalmia were evaluated by a self-reporting questionnaire (Ocular Surface Disease Index [OSDI]) and Schirmer test. Iatrogenic anticholinergic impregnation was evaluated by the Anticholinergic Drug Scale.

Results : From January to December 2014, 35 patients were included. Mean age was 50.1±10.2 years, mean EDSS=4.9. Mean anticholinergic impregnation was 0.6±1.0. Before treatment, none correlation was found between anticholinergic impregnation and other parameters. Twenty-two patients were evaluated after treatment. At baseline and thirty days after treatment, mean scores were respectively: 0.78±0.51 and 0.73±0.43 (P=0.67) for X-Qol, 9.22±11.8 and 7.03±11.4 (P=0.32) for XQ, 18.8±14.9 and 13.9±11.6 (P=0.06) for OSDI. Mean salivary flow rates were respectively 1.54±1.11 and 1.22±1.3 (P=0.53), positive sugar tests concerned respectively 68% and 55% of patients (P=0.53), and positive Schirmer test concerned 50% before and after treatment.

Conclusion : Eye and mouth dryness exist in our MS population, even before prescription of antimuscarinic treatment, and is not getting worse after prescription. Those symptoms should not be the reason to stop an efficient treatment, but should be the reason to find and treat their aetiology.

Level of evidence : 4.

Mots clés:
sclérose en plaques / vessie neurologique / Traitement anticholinergique / effets secondaires / Xérostomie
Évaluation de la qualité de vie et des symptômes avant et après prise en charge chirurgicale des fistules rectovaginales
Quality of life and symptoms before and after surgical treatment of rectovaginal fistula
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 4, 27, 229-237

Introduction : La fistule rectovaginale est une pathologie complexe dans sa prise en charge car elle entraîne un retentissement psychologique important associé à une altération de la qualité de vie des patientes. Le but de notre étude était d’évaluer l’amélioration de la qualité de vie des patientes après une prise en charge chirurgicale.

Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective. Nous avons inclus les patientes opérées entre 2009 et 2014 pour la cure d’une fistule rectovaginale, dont les données étaient disponibles et ayant accepté de répondre à un questionnaire. Nous avons évalué la satisfaction des patientes à court terme et à long terme sur la base de réponses aux questionnaires PFDI-20 et PFIQ-7. Nous avons ensuite évalué s’il y avait une amélioration de leurs symptômes et de leur qualité de vie après intervention chirurgicale.

Résultats : Neuf patientes ont été incluses mais seulement 4 patientes ont rempli les questionnaires PFDI-20 et PFIQ-7. Les fistules étaient secondaires soit à une intervention chirurgicale (44 %, n=4) soit à une déchirure périnéale compliquée (44 %, n=4), ou de cause inconnue (11 %, n=1). Après chirurgie, nous avons constaté à court terme une diminution significative de l’incontinence aux selles puisqu’en postopératoire, aucune patiente ne présentait une incontinence aux selles (0/5) alors qu’en préopératoire 55 % (5/9) d’entre elles étaient atteintes (p=0,03). En postopératoire, 33 % (3/9) des patientes présentaient un inconfort génital et 44 % (4/9) une incontinence aux gaz contre 0 % en préopératoire (p=0,2 et p=0,6). Il semble y avoir une amélioration des troubles de la statique pelvienne après une prise en charge chirurgicale. Cependant, nous avons retrouvé une faible amélioration des leucorrhées nauséabondes en postopératoire immédiat puisque la prévalence est passée de 33 % (3/9) en préopératoire à 22 % (2/9) en postopératoire (p>0,9). À long terme, nous avons observé une amélioration de la sensation de pesanteur périnéale et de l’incontinence aux gaz puisque seulement 25 % (1/4) des patientes sur les 75 % (3/4) en préopératoire présentaient encore une gêne légère (p=0,5). La qualité de vie et l’état émotionnel des patientes n’étaient plus altérés en postopératoire. En effet, en préopératoire, 50 % (2/4) des patientes déclaraient être anxieuse contre 0 % (0/4) en postopératoire (p=0,4). De même, 75 % (3/4) se plaignaient d’une diminution de leur qualité de vie (activité sociale, sportive) en préopératoire contre 0 % (0/4) en postopératoire (p>0,9).

Conclusion : Une prise en charge chirurgicale simple des fistules rectovaginales permettrait une diminution significative de l’incontinence aux selles ainsi qu’une amélioration de leur qualité de vie et de leur état émotionnel, ce qui confirme l’effet bénéfique de cette stratégie thérapeutique.

Niveau de preuve : 4.

Introduction : Rectovaginal fistula requires a complex management because it has an important psychological impact associated with impaired quality of life of patients. Thus, the aim of our study was to evaluate the improvement of the quality of life of patients after surgical management.

Methods : This is a retrospective study. We included patients operated between 2009 and 2014 for the treatment of a rectovaginal fistula, whose data were available and who agreed to answer a questionnaire. We evaluated the satisfaction of short-term and long-term patients on the answer to the basic PFDI-20 and PFIQ-7 questionnaires. We then evaluated whether there was an improvement in symptoms and quality of life after surgery.

Results : Nine patients were included but only 4 patients completed the PFDI-20 and PFIQ-7 questionnaires. Fistula was secondary to either surgical intervention (44%, n=4) or complicated perineal tear (44%, n=4) or unknown cause (11%, n=1). After surgery, we found the short term a significant decrease in stool incontinence, as there was no stool incontinence (0/5) in the postoperative period, while preoperatively 55% (5/9) (P=0.03). Postoperatively, 33% (3/9) of the patients had genital discomfort and 44% (4/9) had gas incontinence compared to 0% preoperatively (P=0.2 and P=0.6). There appears to be an improvement in pelvic static disorders after surgical management. However, we found a slight improvement in nauseous leucorrhoea in the immediate postoperative period, as the prevalence decreased from 33% (3/9) preoperatively to 22% (2/9) postoperatively (P>0.9). In the long term, we observed an improvement in the sensation of perineal heaviness and gas incontinence because only 25% (1/4) of the 75% (3/4) preoperative patients still showed slight discomfort (P=0.5). The quality of life and the emotional state of the patients were no altered postoperatively. Indeed, preoperatively, 50% (2/4) of the patients reported anxiety compared to 0% (0/4) postoperatively (P=0.4). Similarly, 75% (3/4) complained of a decrease in their quality of life (social, sports, etc.) preoperatively compared with 0% (0/4) postoperatively (P>0.9).

Conclusion : A simple surgical management of rectovaginal fistulas would allow a significant decrease in stool incontinence and improved quality of life and their emotional state, which confirms the beneficial effect of this therapeutic strategy.

Level of evidence : 4.

Mots clés:
Fistule rectovaginale / Qualité de vie / Chirurgie / Psychologie
Bandelette sous-urétrale rétropubienne ajustable Remeex<sup>®</sup> dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort masculine : résultats à un an
Adjustable retropubic suburethral sling Remeex<sup>®</sup> in the treatment of male stress urinary incontinence: One-year results
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 4, 27, 238-243

Objectif : Évaluer l’efficacité et la tolérance de la bandelette sous-urétrale ajustable Remeex® (BSUA-R) dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) masculine.

Patients et méthodes : Étude monocentrique prospective d’une série consécutive de patients traités pour IUE survenue après prostatectomie totale ou résection endoscopique de prostate. La sévérité de l’incontinence était évaluée par le nombre de protections quotidiennes. Le taux de succès, les complications et le nombre d’ajustements ont été étudiés.

Résultats : De février 2011 à mai 2015, une BSUA-R a été implantée chez 25 patients. Le nombre moyen de protections quotidiennes préopératoires était de 3,8 (±1,8). Tous les patients ont été ajustés le lendemain de l’intervention. Le suivi moyen a été de 31 mois (±15). Durant le suivi, 6 patients n’ont pas nécessité de nouvel ajustement (24 %) et 15 patients (60 %) ont dû être réajustés. Une bandelette a été retirée dans les suites immédiates en raison d’un syndrome sub-occlusif, les suites ont été simples. Trois patients ont présenté une infection précoce ayant nécessité l’ablation partielle du matériel (Varitensor). À la fin du suivi, 9 patients étaient guéris (36 %), 9 patients (36 %) étaient améliorés et 7 patients (28 %) n’ont pas été améliorés. Cinq patients sont en attente d’un nouvel ajustement.

Conclusion : Dans cette courte série de patients ayant eu une chirurgie prostatique, à moyen terme, la mise en place d’une BSUA-R était associée à une amélioration ou à une guérison des symptômes d’incontinence urinaire dans deux tiers des cas.

Niveau de preuve : 4.

Objective : To evaluate the efficacy and safety of the adjustable suburethral sling Remeex® in the treatment of male stress urinary incontinence (SUI).

Patients and methods : Single-center prospective study of patients treated for SUI after radical prostatectomy or transurethral resection of prostate. The severity of incontinence was evaluated by the number of pads used per day. Success rate, complications and number of adjustments were studied.

Results : From February 2011 to May 2015, Remeex® was implanted in 25 patients. The average preoperative number of pads used per day was 3,8 (±1,8). Sling tension has been adjusted the day after surgery in all patients. Mean follow-up was 31 months (±15). During follow-up, 6 patients did not need any readjustment (24%) and 15 patients (60%) had to be readjusted. One Remeex system had to be completely removed because of a sub-occlusive syndrome. Three patients had early infection requiring partial system removal (Varitensor). At the end of follow-up, 9 patients were cured (36%), 9 patients (36%) were significantly improved and 7 patients (28%) were not improved. Five patients are waiting for a new readjustment.

Conclusion : In this short series of patients who had prostatic surgery, at mid-term follow-up, the placement of a BSUA-R was associated with an improvement or cure of urinary incontinence symptoms in two-thirds of cases.

Level of evidence : 4.

Mots clés:
Incontinence urinaire masculine / Prostatectomie / Bandelette sous-urétrale
Validation du score visuel prostatique en images SVPI dans l’évaluation des symptômes du bas appareil urinaire associés à une hyperplasie bénigne de la prostate (550 patients)
Validation of visual prostate symptom score, VPSS, in the evaluation of lower urinary tract symptoms associated with benign prostatic hyperplasia (550 patients)
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 3, 27, 176-183

Objectifs : Notre objectif était de valider le score SVPI (score visuel prostatique en images) en langue française dans la détermination et le suivi des symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) associés à une hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) en pratique urologique.

Méthodes : Une enquête prospective observationnelle a été réalisée entre le 15 septembre 2014 et le 30 juillet 2015 auprès d’urologues. Les 4 premiers patients consécutifs de plus de 60 ans ayant des SBAU causés par une HBP et nécessitant une prescription d’un alpha-bloquant ont été inclus. Nous avons traduit et adapté en français un ‘score visuel prostatique en images’ (SVPI). À la première visite et à la visite de suivi, le patient remplissait 2 questionnaires : l’IPSS en français et le SVPI.

Résultats : Au total, 169 urologues ont inclus au moins un patient et renvoyé les informations ; 550 questionnaires ont été inclus dans l’analyse statistique. Les médianes des scores et sous-scores IPSS et SVPI,et de la qualité de vie ont toutes diminué significativement (p<0,0001) entre l’inclusion et la visite de suivi après 1 à 3 mois. Les corrélations entre IPSS et SVPI à l’inclusion, à la visite de suivi, et leur variation étaient toutes statistiquement significatives. Le SVPI total était significativement corrélé à l’IPSS total, de même que les sous-scores irritatifs, obstructifs et la qualité de vie évalués sur les pictogrammes correspondants.

Conclusions : Cette étude a montré que le SVPI était un outil simple et utile pour identifier et surveiller les SBAU associés à l’HBP.

Niveau de preuve : 4.

Objectives : Our objective was to validate the VPSS (visual prostatic symptom score) score in the French language for the identification and monitoring of BPH-related LUTS in urological practice.

Methods : A prospective observational survey was carried out between September the 15th 2014 and July the 30th 2015 in urology practices. The first 4 consecutive patients aged over 60 years, with BPH-related LUTS requiring prescription of an alpha-blocker, were enrolled. We translated a “visual prostatic symptom score” (VPSS) into French and adapted it slightly. At the first visit and follow-up visit (1–3 months after the first visit), the patient completed 2 questionnaires: the French language version of the IPSS and the VPSS.

Results : Of the urologists contacted, 169 enrolled at least one patient and returned information; 550 questionnaires were included in the statistical analysis. The median IPSS and VPSS total scores, subscores and quality of life scores all decreased significantly (P<0.0001) between enrolment and the follow-up visit 1–3 months later. Correlations between the IPSS and VPSS at enrolment and the follow-up visit and their variation were all significant. Total VPSS was significantly correlated with total IPSS, as were the irritative, obstructive and quality of life subscores evaluated on the corresponding pictograms.

Conclusions : This study showed the VPSS to be a simple and useful tool for identifying and monitoring BPH-related LUTS.

Level of evidence : 4.

Mots clés:
hyperplasie bénigne de la prostate / Symptômes du bas appareil urinaire / Échelles visuelles analogiques / Scores prostatiques / Qualité de vie
Prostatectomie radicale laparoscopique robot-assistée : quelles sont les preuves à l’heure d’une demande de nomenclature spécifique ?
Robot assisted radical prostatectomy: What are the evidences at the time of a specific funding?
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 3, 27, 146-157

Introduction : Malgré une diminution du nombre de prostatectomies totales en France, la proportion de prostatectomies assistées par robot augmente. L’objectif de ce travail est de faire une mise au point comparant les résultats de la prostatectomie robot-assistée avec ceux des voies d’abord ouverte et cœlioscopique.

Matériel et méthodes : Une revue systématique de la littérature sur PubMed a été effectuée. Les études prospectives ainsi que les méta-analyses comparant prostatectomie totale robot-assistée (PTAR), laparoscopique (PTL) et par chirurgie ouverte (PTCO) ont été retenues.

Résultats : La fonction érectile était significativement meilleure après PTAR qu’après PTL. Comparativement à la PTCO, la sexualité était d’après des méta-analyses, significativement meilleure à 12 mois et le risque absolu de dysfonction érectile significativement diminué. La continence après PTAR était significativement meilleure, et dès 3 mois, qu’après PTL. Comparativement à la PTCO, le taux de patients continents était discordant, tantôt significativement meilleurs pour la PTAR, tantôt sans différence. Le taux de marges positives était similaire entre les techniques de PTAR, PTL et PTCO. Le suivi à long terme montrait des résultats équivalents sous réserve d’un recul insuffisant. En termes de complications péri-opératoires, aucune différence significative n’a été observée entre la PTAR comparativement à la de PTL ou PTCO.

Conclusion : La PTAR offre les mêmes garanties oncologiques que les voies ouvertes et laparoscopique. La continence et la sexualité sont meilleures qu’en laparoscopie et par voie ouverte. Il n’existe toutefois pas d’étude randomisée à long terme comparant PTAR et PTCO. Ces données sont importantes à connaître pour justifier d’un codage spécifique CCAM.

Introduction : Despite a decreasing number of radical prostatectomies in France, the number of robot-assisted surgeries increases. The objective of this work is to assess the interest of robotic prostatectomy before asking a specific funding from health authorities.

Material and methods : A systematic review of the literature on PubMed was performed. Prospective studies and meta-analyses comparing robot-assisted radical prostatectomy (RARP), laparoscopic (LRP) and open surgery (OP) were selected.

Results : There are only two randomized clinical trials comparing RARP and LRP. Erectile function was significantly better after RARP than after LRP. Compared to OP, sexuality evaluation, based on meta-analyses, was significantly better at 12 months and the absolute risk of erectile dysfunction significantly decreased. Continence after RARP was significantly better than LRP 3 months after surgery. Compared to OP, continence results were discordant, sometimes significantly in favor of RARP, sometimes similar. The rate of positive margins was similar whatever the technique. The long-term oncological outcomes were similar. In terms of perioperative complications, no significant difference was observed between RARP and LRP or OP.

Conclusion : RARP provides same oncological outcomes as the open and laparoscopic approach. Continence and sexuality are better after RARP than after laparoscopic or open surgery. However, no randomized study comparing RARP and OP is available.

Mots clés:
prostatectomie radicale / Robotique / Résultats oncologiques / Résultats fonctionnels / cancer de prostate
Prise en charge des pseudo-anévrismes rénaux intraparenchymateux post-traumatiques : à propos d’une série de 325 patients traumatisés rénaux
Management of intraparenchymal pseudoaneurysm after blunt renal trauma: Results from a series of 325 patients
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 3, 27, 190-199

Introduction : L’objectif a été de décrire la prise en charge des pseudo-anévrismes (PA) post-traumatiques, intraparenchymateux, dans notre centre ; de la comparer aux données de la littérature afin de proposer un algorithme de prise en charge.

Matériel et méthodes : Les dossiers de 325 traumatisés rénaux inclus dans une base de données prospective entre janvier 2004 et mai 2016 ont été revus. Une revue des cas publiés de PA a été réalisée sur Pubmed à l’aide des termes « blunt renal trauma » et « pseudoaneurysm » (excluant les cas de fistules artérioveineuses, de traumatismes ouverts et de PA extraparenchymateux) a permis l’analyse de 29 cas supplémentaires. La prise en charge des traumatisés rénaux dans notre centre est décrite.

Résultats : Parmi les 325 patients traumatisés rénaux, 160 (49,3 %) étaient des traumatismes de grade IV et V. Un traitement conservateur a été réalisé dans 93,2 % des cas. Huit cas de PA ont été recensés, soit une incidence de 2,5 %. Quatre ont été embolisés d’emblée. Parmi les 4 cas surveillés, on a noté 2 cas de thrombose spontanée, 1 cas d’absence de régression motivant une embolisation et 1 cas de récidive hémorragique occulte. Les PA surveillés ayant évolué favorablement avaient tous une taille inférieure à 1cm. La fonction relative scintigraphique moyenne à 6 mois des reins ayant présenté un PA embolisé était de 71,6 %. La revue de la littérature a permis de rapporter 29 cas publiés, embolisés pour 26 d’entre eux, avec un taux de succès de 84,6 %. Deux patients ont été surveillés, mais l’un a finalement été embolisé devant la persistance de la lésion.

Conclusion : La formation d’un PA post-traumatique est une complication rare (2,5 %) des traumatismes fermés du rein. L’embolisation en présence de symptômes ou a fortiori d’une instabilité hémodynamique permet une bonne préservation rénale. Les PA détectés de manière fortuite (imagerie de suivi) et de taille inférieure à 1cm semblent pouvoir être surveillés.

Niveau de preuve : 5.

Introduction : The purpose was to describe the management of intraparenchymal pseudoaneurysm (PA) after blunt renal trauma in our center, and to review the cases published in the literature, in order to propose a management algorithm.

Materials and methods : We reviewed the files of 325 patients included in a prospective database, from July, 2004, to May, 2016. A systematic review of the published cases was done with the keywords “blunt renal trauma” and “pseudoaneurysm” in Pubmed (excluding arteriovenous fistulas, open renal traumas and extraparenchymal PA) allowing us to analyze 29 extra cases. Management of these patients in our center is decribed.

Results : Among 325 kidney trauma patients, 160 (49.3%) had grade IV and V renal trauma. Conservative management was done in 93.2%. We noted 8 cases of PA, with an incidence of 2.5%. Four patients required angioembolization. Four patients were treated by watchful waiting, with 2 cases of spontaneous occlusion, one case of absence of regression and embolization, and one case of occult hemorrhage. All PA with a favorable outcome were less than 1cm. The mean relative renal scintigraphic function at 6 months of the kidneys requiring embolization was 71.6%. The literature review reported 29 published cases, among whom 26 required embolization, with a success rate of 84.6%. Two cases were just watched, but one was finally embolized in the absence of regression.

Conclusion : Pseudoneurysm formation after blunt renal trauma is a rare complication (2.5%). In case of clinical symptoms or hemodynamic instability, embolization allows a good renal preservation. Watchful waiting seems to be an option in asymptomatic cases with a PA less than 1cm.

Level of evidence : 5.

Mots clés:
Pseudoanévrisme / Traumatisme rénal fermé